CARTS PV 16 05 09 approuvé.pdf


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9 mai 2016

CARTS

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de ce type en plein centre ville fait tout à ferait sens compte tenu de la demande sociale
et technologique qui évolue.
Enfin, pour toutes ces raisons, la FAS Genève estime qu’il serait opportun de faire valoir
un projet culturel qui puisse justifier une nouvelle demande de classement de la salle
dans la mesure où les autorités montrent de la peine à démarrer sur une nouvelle
procédure de classement sans avoir un projet qui puisse occuper cet espace dans un
futur à déterminer.

M. GABERELL demande des précisions quant aux raisons de l’invalidation du recours
déposé par la FAS Genève.

M. BROENNIMANN répond que si les statuts de la fondation énoncent des buts altruistes
et assez idéaux sur la qualité, sur le rapport société/architecture, sur la manifestation de
son opinion par rapport à l’agglomération et son développement, ils énoncent également
des buts pour la défense des intérêts de ses membres, ce qui a constitué le critère pour
invalider le recours. En effet, il affirme que l’ordre des buts n’a pas été considéré par la
juge et le fait qu’idéologiquement, ladite fondation ne soit pas exclusivement axée sur la
protection du patrimoine a été déterminant.

M. GABERELL souhaite s’assurer qu’à ce jour, il n’y a plus de recours possible contre
l’autorisation de démolition.

M. BROENNIMANN le confirme.

Mme CHAKER MANGEAT précise que si un recours contre l’autorisation de démolition
n’est plus envisageable à ce jour, il sera toutefois possible de faire un recours contre une
éventuelle décision de construction dès lors qu’une demande sera déposée.

M. GABERELL revient sur le projet des étudiantes en Master de l’EPFL évoqué. Il
demande à l’auditionné s’il a étudié le dossier et s’il pense réellement qu’il est possible
de réaliser une salle de cinéma viable économiquement dès lors qu’elle est couplée à
d’autres activités culturelles.

M. BROENNIMANN répond que puisque la Cinématique Suisse fonctionne à Lausanne, il
est fort probable qu’un tel projet rencontre du succès à Genève. Il ajoute que compte
tenu de la spécificité de Genève en termes d’offre culturelle autour du cinéma, il serait
tout à fait envisageable de créer une maison du cinéma ou des festivals par exemple.
En somme, cette salle a un tel prestige spatial que ceux qui l’ont visitée sont tous frappés
par la grande classe et le prestige inhérent à sa constitution spatiale. Dès lors, il estime
qu’un tel espace mériterait un projet plus intensif ou une mise aux normes des
installations, et se dit en peine de penser que Genève ne pourrait pas faire au moins
aussi bien que Lausanne.

M. HOLENWEG se réfère au précédent du cinéma Manhattan et y relève un certain
nombre de points de comparaison. Il mentionne l’identité de l’architecte, la conception
de la salle, ainsi que la mobilisation d’acteurs communs pour la sauvegarde des cinémas.
Il remarque néanmoins que la Commission fédérale des monuments historiques a été



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