THE DAY I MET THAT GIRL.pdf


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refilé. Je m’empressai de fermer la fenêtre avant qu’elle ne tombe malade et posai ma tasse à
coté de moi.
– J’ai trouvé ça dans la poche de ma… robe, dit-elle en me tendant quelques chose.
C’était un morceau de papier. Je ne mis pas longtemps avant de comprendre que c’était son
bracelet d’hôpital. Sur celui-ci était inscrit un nom. Son nom.
– Donc, vous vous appelez Elizabeth
– C’est ce que dit le bracelet.
– Ça fait très bourge comme prénom.
– Qui vous dit que je ne le suis pas ? Dit-elle d'un ton prétentieux.
– Peut-être l’état dans lequel je vous ai trouvée.
Elle se contenta de hausser les épaules. Elizabeth, c’était donc ça son nom. Elizabeth
McAllister. Bourge et Irlandais. Je regardai à nouveau la fameuse Elizabeth.
– Vous n’avez pas plutôt un surnom ?
– Vous n’avez qu’à m’en donner un.
– Elly, El, Liz ?
– J’aime bien Liz.
Un grand sourire enfantin se dessina sur son visage.
– Va pour Liz.
Elle hocha la tête avant de tendre la main dans ma direction, paume ouverte. Je lui rendis son
bracelet et elle le serra un moment dans son poing avant de le poser sur la table basse du
salon. En se penchant, ses mèches brunes encore humides effleurèrent le verre du meuble et y
déposèrent quelques gouttes d’eau. Ses cheveux étaient trempés étant donné que je n’avais
pas de sèche-cheveux dans ma salle de bain. Quel intérêt pour un mec condamné à vivre seul
jusqu’à la fin de sa vie ? Pas seul, avec un chat, encore mieux. Ses joues étaient devenues
roses avec la chaleur ambiante de mon appartement et les cernes sous ses yeux s’étaient
atténuées. Elizabeth s’assit sur le canapé et glissa la couverture qu'elle portait plus tôt sur ses
épaules vers ses ses genoux. Je repris ma tasse et allai la vider dans l’évier de la cuisine. Mon
appartement n’étant pas très grand mais assez moderne, la cuisine se trouvait dans la même
pièce que le salon et n’était séparée que par un bar qui me servait de table à manger. Ou
plutôt, qui était censé servir de table à manger puisque je prenais la plus grande partie de mes
repas devant la télévision.
– Et que comptez-vous faire de moi, Max ?
– Vous jeter à la rue, cela me semble évident, répondis-je calmement en nettoyant ma
tasse avant de la ranger dans l’armoire.
Visiblement, ma réponse ne l’amusa pas. Son visage se décomposa et je crus un instant
qu’elle allait se mettre à pleurer. Je m’appuyai sur le bar sans pouvoir m’empêcher d’esquisser
un sourire amusé, bien que culpabilisant un peu de l’avoir mise dans cet état.
– Je plaisante, j’ai quand même une conscience morale vous savez. Dites-moi où vous
habitez et je vous ramènerai chez vous.
– Combien de fois devrai-je vous dire que je ne me souviens d’absolument rien ?
– Désolé de vouloir aider.
– Et bien ça ne m’aide pas beaucoup.
Je retournai dans le salon et m’assis dans le canapé, face à elle. Je coinçai un coussin dans
mon dos puis appuyai ma tête dessus. Elle était dans la même position que moi avec, en plus,
sa couverture qui m’empêchait de voir ses jambes dénudées et pleines de bleus.
– Alors je ne sais pas quoi faire pour vous. Vous ramener à l’hôpital ?
– Hors de question.
– Vous ne vous souvenez vraiment de rien ?
– Malheureusement non.
Liz se mit à jouer avec le bord de la couverture. Elle avait l’air nerveux, chose que je pouvais

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