La nouvelle encyclopédie du savoir relatif et absolu 3.1.pdf



Nom original: La nouvelle encyclopédie du savoir relatif et absolu 3.1.pdf
Auteur: Othman Benbrahim

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Pour Jenny Godécaux...

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Sources documentaires :
Le livre secret des fourmis
L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu
La nouvelle encyclopédie du savoir relatif et absolu
Les Fourmis
Le Jour des Fourmis
La Révolution des Fourmis
Les Thanatonautes1
L'Empire des Anges
Nous les dieux
Le Souffle des dieux
Le Mystère des dieux
Troisième Humanité
Les Micro-Humains2
La Voix de la Terre
Le Sixième Sommeil
Autre ouvrages consultés à titre indicatif (l'encyclopédie peu être cité mais sans ajout notable) :
Le père de nos pères
L'ultime secret
Le rire du cyclope

1 Pour l'énigme du cercle.
2 Rajout de l'énigme du carré avec trois allumettes.

2

PRÉFACE PAR BERNARD WERBER3
Un beau jour, je devais avoir six ans, je me suis penché et je me suis aperçu qu'il existait à même
la terre du jardin une petite ville. Une vraie ville remplie d'habitants qui grouillaient sur les routes,
travaillaient, faisaient la guerre. Je fus subjugué par cette vision. Pourtant, cela semblait n'intéresser
personne. Nous allons chercher des extra-terrestres dans les étoiles alors qu'il y a une civilisation
bien réelle qui grouille sous nos pas et à laquelle personne ne fait attention : les intra-terrestres, les
fourmis. En fait, nous ne connaissons pas du tout le monde dans lequel nous vivons. C'est normal,
l'humanité est si jeune. Si les fourmis existent depuis 100 millions d'années, l'homme n'est sur Terre
que depuis 3 millions d'années et n'a commencé à construire des villes que depuis 5 000 ans. Nous
commençons à peine à comprendre notre monde et nous nous méfions de ce qui ne nous ressemble
pas. Tout ce qui est différent nous fait peur. Au point de nous rendre destructeurs. Nous ne sommes
pas capables de gérer la rencontre entre deux modes de pensée différents. Dès la rencontre avec une
autre civilisation, nous essayons de voir qui est le plus fort. Il ne reste plus grand-chose des Incas,
des Mayas, des Aztèques...
Nos armes, nos maladies les ont décimés. Pourtant, ces peuples avaient découvert des milliers de
choses qui nous seraient peut-être utiles maintenant. De même, la rencontre avec l'Asie, la rencontre
avec l'Afrique et l'Océanie se sont mal passées. Nous ne savons pas nous enrichir des différences. Et
cela est valable aussi pour le monde animal ou végétal que l'on détruit sans penser aux richesses qui
disparaissent. Or notre intérêt est de tout respecter, de tout préserver, et de tout comprendre. Ce n'est
pas de l'écologie, c'est du simple bon sens. Les fourmis sont peut-être un bon terrain pour nous
exercer à comprendre le monde. On peut facilement les observer. Elles ont une expérience de la vie
citadine de plus de 100 millions d'années. Il ne faut pas les copier. Juste les regarder et comprendre
leur système. Les enfants, tout naturellement, observent les fourmis. Tous en ont fait courir une sur
leur doigt. Mais quand on devient adulte, on se crée une sorte de tunnel. On cherche à être rentable,
on ne va pas vers l'inconnu. Notre éducation nous pousse à aller tout droit dans le tunnel d'un futur
idéal blindé de certitudes qui empêchent de voir le monde. Il fait bien sombre dans les tunnels. J'ai
commencé à rédiger l'Encyclopédie à l'âge de 14 ans. C'était un gigantesque fourre-tout dans lequel
je jetais tout ce qui me plaisait. Plus tard, je devins journaliste scientifique dans un hebdomadaire
parisien et je rencontrai les plus grands chercheurs mondiaux. Dès lors, l'Encyclopédie s'enrichit
encore d'informations parfois exclusives.
Par la suite, quand j'ai commencé à écrire Les Fourmis, à l'âge de 16 ans (j'ai mis 12 ans à l'écrire,
je l'ai remanié 140 fois, la plus longue version faisait 1100 pages), je me suis servi de
3 Extrait du livre secret des Fourmis, 1994.

3

l'Encyclopédie pour ouvrir le roman sur toutes les sciences. Ainsi l'intrigue était construite sur trois
supports : le roman fourmi, le roman humain et toutes sortes de petites informations qui éclairent les
deux récits […] . Dans le roman, j'attribuai cette Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (ESRA
pour les initiés) à un certain professeur Edmond Wells qui n'a jamais existé. Mais l'Encyclopédie,
elle, est bien réelle. Dans Les Fourmis et Le Jour des fourmis, j'en livrais quelques pages. La voici
dans sa version longue. Attention, cet ouvrage n'a aucune prétention scientifique, philosophique,
politique ou gastronomique. C'est une accumulation de « petits machins qui traînent ». Juste pour
donner à réfléchir. Ça ne va pas plus loin. Certains pourront être surpris de voir la chimie côtoyer
l'alchimie et la physique côtoyer la métaphysique. Ce ne sont que des points de vue différents.
Chacun mérite d'être exposé. C'est vous qui choisissez en fonction de votre culture et de votre
expérience le point de vue que vous préférez.
Soyez actif, laissez parler votre intuition, regardez les images, lisez et posez-vous des questions.
L'ESRA éclaire des zones inconnues, pose des questions sans apporter de réponse. C'est une de ses
dynamiques. Pour chaque lecteur, l'ESRA doit avoir une signification différente. En fait, c'est vous
qui modifiez ce livre en le mettant en interférence avec votre propre mémoire. C'est pourquoi cette
Encyclopédie est baptisée « du Savoir Relatif et Absolu ». Ses informations ne sont pas stables :
elles se modifient dans le temps, dans l'espace et dans l'œil de celui qui les lit. Prenez-la comme un
roman qu'on picore dans n'importe quel sens. Une encyclopédie apéritive, en quelque sorte.
Ce serait bien si un jour l'ESRA devenait un grand vase où tout le monde pourrait verser et puiser.
B.W.

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0- Bonjour
Bonjour, lecteur inconnu.
Bonjour pour la troisième fois ou bonjour pour la première fois. À vrai dire, que vous découvriez ce
livre en premier ou en dernier n’a guère d’importance.
Ce livre est une arme destinée à changer le monde.
Non, ne souriez pas. C’est possible. Vous le pouvez. Il suffit que quelqu’un veuille vraiment
quelque chose pour que cela se produise. Très peu de cause peut avoir beaucoup d’effet. On raconte
que le battement d’une aile de papillon à Honolulu suffit à causer un typhon en Californie. Or, vous
possédez un souffle plus important que celui provoqué par le battement d’une aile de papillon,
n’est-ce pas ?
Moi, je suis mort. Désolé, je ne pourrai vous aider qu’indirectement, par l’intermédiaire de ce livre.
Ce que je vous propose, c’est de faire une révolution. Ou, plutôt, devrais-je dire, une « évolution ».
Car notre révolution n’a nul besoin d’être violente ou spectaculaire, comme les révolutions d’antan.
Je la vois plutôt comme une révolution spirituelle. Une révolution de fourmis. Discrète. Sans
violence. Des séries de petites touches qu’on pourrait croire insignifiantes mais qui, ajoutées les
unes aux autres, finissent par renverser des montagnes.
Je crois que les révolutions anciennes ont péché par impatience et par intolérance. Les utopistes
n’ont raisonné qu’à court terme. Parce qu’ils voulaient à tout prix voir de leur vivant le fruit de leur
travail.
Il faut accepter de planter pour que d’autres récoltent ailleurs et plus tard.
Discutons-en ensemble. Tant que durera notre dialogue, libre à vous de m’écouter ou de ne pas
m’écouter. (Vous avez déjà su écouter la serrure, c’est donc une preuve que vous savez écouter,
n’est-ce pas ?)

5

Il est possible que je me trompe. Je ne suis pas un maître à penser, ni un gourou, ni qui que ce soit
de sacré. Je suis un homme conscient que l’aventure humaine ne fait que commencer. Nous ne
sommes que des hommes préhistoriques. Notre ignorance est sans limites et tout reste à inventer.
Il y a tant à faire… Et vous êtes capable de tant de merveilles.
Je ne suis qu’une onde qui entre en interférence avec votre onde de lecteur. Ce qui est intéressant,
c’est cette rencontre-interférence. Ainsi, pour chaque lecteur, ce livre sera différent. Un peu comme
s’il était vivant et adaptait son sens conformément à votre culture, vos souvenirs, votre sensibilité de
lecteur particulier.
Comment vais-je agir en tant que « livre » ? Simplement en vous racontant de petites histoires
simples sur les révolutions, les utopies, les comportements humains ou animaux. À vous de déduire
des idées qui en découlent. À vous d’imaginer des réponses qui vous aideront dans votre
cheminement personnel. Je n’ai, pour ma part, aucune vérité à vous proposer.
Si vous le voulez, ce livre deviendra vivant. Et j’espère qu’il sera pour vous un ami, un ami capable
de vous aider à vous changer et à changer le monde.
Maintenant, si vous êtes prêt et si vous le souhaitez, je vous propose d’accomplir tout de suite
quelque chose d’important ensemble : tournons la page.
Signé : Edmond Wells4

4 Extrait de La révolution des fourmis, 1996. Voir aussi article 292 et 301, pour le clin d’œil du paradoxe.

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1- Entre nous
Entre
Ce que je pense
Ce que je veux dire
Ce que je crois dire
Ce que je dis
Ce que vous avez envie d’entendre
Ce que vous croyez entendre
Ce que vous entendez
Ce que vous avez envie de comprendre
Ce que vous croyez comprendre
Ce que vous comprenez
Il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même...

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2- Devant l'inconnu
Ce qui effraie le plus l’Homme, c’est l’Inconnu. Sitôt cet Inconnu, même adverse, identifié,
l’Homme se sent rassuré. Mais « ne pas savoir » déclenche son processus d’imagination. Apparaît
alors en chacun son démon intérieur, son « pire personnel ». Et croyant affronter les ténèbres, il
affronte les monstres fantasmagoriques de son propre inconscient. Pourtant, c’est à l’instant où
l’être humain rencontre un phénomène nouveau non identifié que son esprit fonctionne à son
meilleur niveau. Il est attentif. Il est éveillé. De toutes ses facultés sensorielles, il cherche à
comprendre afin d’endiguer la peur. Il se découvre des talents insoupçonnés. L’inconnu l’excite et le
fascine tout à la fois. Il le redoute et en même temps l’espère pour voir si son cerveau saura trouver
les solutions pour s’y adapter.
Tant qu’une chose n’est pas nommée, elle dispose d’un pouvoir de défi pour l’humanité.

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3- La recette d'un gâteau au chocolat
Ingrédients pour 6 personnes : 250 g de chocolat noir, 120 g de beurre, 75 g de sucre, 6 œufs, 6
cuillères à soupe rases de farine, 3 cuillères à soupe d’eau.
Préparation : 15 minutes. Cuisson : 25 minutes.
Faire fondre le chocolat avec l’eau dans une casserole à feu très doux, jusqu’à obtenir une pâte
onctueuse et parfumée.
Ajouter le beurre et le sucre, puis la farine, en mélangeant sans cesse jusqu’à ce que la pâte soit
bien homogène.
Ajouter un à un les jaunes d’œufs à cette préparation.
Battre les blancs en neige très ferme, les incorporer délicatement à la préparation au chocolat.
Verser la pâte ainsi obtenue dans un moule dont on aura au préalable beurré la paroi. Faire cuire au
four pendant environ 25 minutes, à 200°C (thermostat 7). Tout l’art consiste à obtenir le dessus cuit,
mais l’intérieur moelleux. Pour cela il faut surveiller le gâteau et le sortir de temps en temps entre la
20e et la 25e minute. Le gâteau est cuit lorsque son centre n’est plus liquide, mais qu’un couteau
planté en ressort à peine enduit de chocolat.
Servir tiède.

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