Le onzième homme.pdf


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décennies ). Les deux pays entier ne rêvait « que » de
ça.
Dès l’instant ou les footballeurs atteignirent
l’immobilisme, les spectateurs n’espérèrent plus que les
hymnes nationaux…
Les fédérations figurées par ces deux équipes
avaient justement pris le soin d’apporter en pays
organisateur des enregistrements valorisant leurs
hymnes ; l’écoute devait donner du
plaisir aux
téléspectateurs scotchés devant leur télé. L’écoute
devait remémorer une certaine fierté ( sans pour autant
provoquer une levée générale des bras droits en
direction douteuse ) aux habitués présents dans
l’enceinte du stade de football.
Silence…
Atmosphère surprenante…
Et les deux assemblées virtuelles, spontanément se
séparèrent et chantèrent intérieurement ( au moment
opportun ) par dessus les airs nationaux.
…Les applaudissements durèrent…
La musique diffusée tint toutes ses promesses ; elle
n’excita aucun sentiment déplacé. Elle n’excita aucun
sentiment déplacé tout simplement parce que
l’exécution gravée pour l’occasion avait été souhaitée
exempte de tout excès d’émotivité. Finit les grands
phrasés romantiques à l’extrême, finit l’attachement
excessif à des valeurs nationales soit disant supérieures.
Dire que les guerres mondiales avaient été déclarées
pour ça !!!
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