projet psychomot Claire .pdf



Nom original: projet psychomot Claire.pdf
Auteur: Claire

Ce document au format PDF 1.5 a été généré par Microsoft® Word 2010, et a été envoyé sur fichier-pdf.fr le 01/09/2016 à 11:42, depuis l'adresse IP 90.45.x.x. La présente page de téléchargement du fichier a été vue 584 fois.
Taille du document: 510 Ko (7 pages).
Confidentialité: fichier public




Télécharger le fichier (PDF)










Aperçu du document


Psychomotricité au Sénégal
Projet de sept mois au sein d’une pouponnière
ONG « Vivre Ensemble », Pouponnière de M’Bour

novembre 2016 - juin 2017
Claire Ray

I. La psychomotricité



C’est quoi ?

C’est un métier paramédical au même titre que la kinésithérapie ou l’orthophonie. Le
psychomotricien exerce sur prescription médicale.
La psychomotricité est une approche globale de la personne: le corps, les cognitions et les
émotions sont indissociables.
La psychomotricité se situe donc au carrefour de nombreux autres domaines (neurologie,
psychologie, psychiatrie, pédagogie, physiologie, sociologie…).
Le psychomotricien agit sur et par le corps pour rétablir les fonctions entravées et permettre
un développement harmonieux et une meilleure adaptation à l’environnement.



Pour quoi ?

Retards de développement, motricité fine et globale, coordinations, maîtrise gestuelle, tonus
musculaire, latéralité, organisation spatio-temporelle, graphomotricité/graphisme, troubles des
apprentissages, fonctions exécutives, attention, troubles neurologiques, troubles sensoriels,
sphères émotionnelle et relationnelle, schéma corporel, image du corps…



Pour qui ?

Les champs d’action de la psychomotricité sont larges et elle est donc utile à tout âge : bébés
(prématurité, retard de développement, maladie génétique…), enfants et ados (troubles des
apprentissages, graphisme, attention, schéma corporel, sphère émotionnelle, motricité…),
adultes (fonctions exécutives, troubles neurologique, polyhandicap), personnes âgées
(troubles moteurs, troubles cognitifs, démences…).



Où ?

- Milieu hospitalier : centre de rééducation/réadaptation fonctionnelle, services de neurologie,
de néonatalogie, de pédiatrie, de psychiatrie, de gériatrie…
- Structures spécialisées : centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP), centre médicopsychologique (CMP), service d’éducation et de soins spécialisés à domicile (Sessad) institut
médico-éducatif (IME), foyer d’accueil médicalisé (FAM), maison d’accueil spécialisée
(MAS), établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD)…
- Activité libérale : cabinet de groupe ou seul, pluridisciplinaire ou non, mais toujours en
réseau avec les autres partenaires de soins.

 Comment ?
En premier lieu, le bilan psychomoteur sert à évaluer les capacités du patient. En fonction des
résultats un suivi en psychomotricité est proposé: le psychomotricien fixe des objectifs de
travail en lien avec les résultats du bilan et en prenant en compte les demandes du patient et
de son entourage. Pour travailler autour de ses objectifs, le psychomotricien utilise des
médiations qui mettent en jeu le corps, à travers des activités variées, dépendantes de la
population rencontrée, de son lieu de travail: stimulations sensorielle et motrice, jeux
spontanés ou dirigés, parcours psychomoteurs, expression corporelle, méthodes
(ré)éducatives, relaxation, balnéothérapie, zoothérapie…

II. L’ONG « Vivre Ensemble » et la pouponnière de M’Bour


Historique

En 2001, l’association Vivre Ensemble propose à de jeunes français en difficulté des séjours
dits de « rupture ». Ces jeunes sont alors intégrés durant plusieurs mois à la vie sénégalaise,
participant à des chantiers encadrés par des éducateurs.
En 2002 la présidente de l’association, Mme Michelle BURON, décide de créer un endroit
pour accueillir de très jeunes enfants en danger. Elle crée alors la pouponnière, au sein de
laquelle les jeunes en séjour de rupture restent impliqués dans le cadre de stages. Les Conseils
Généraux français financent alors une partie de besoins de la pouponnière en échange de
l’accueil des jeunes en difficulté.
L’association devient ONG en 2005, petit à petit la pouponnière s’agrandit, aujourd’hui elle
vit de financements privés (dons, parrains, partenariat, entreprises, associations…).
La Pouponnière est d’abord un lieu d’accueil temporaire du tout jeune enfant (famille en
difficulté matérielle ou psychologique). Elle se développe rapidement et il apparaît que tous
les enfants ne peuvent malheureusement rentrer chez eux. Sont alors développées les Unités
Familiales (2003) qui prennent le relais pour les enfants qui sortent de la pouponnière sans
retour possible dans leur famille. La structure accueille aussi des enfants sur décision de
justice.
En 2007 les besoins toujours plus importants entraînent un changement de structure, et la
même année la création de la section Grande Enfance.



La structure

- la pouponnière :
Elle accueille des enfants soit orphelins soit dont la mère ou la famille sont dans l’incapacité
temporaire de subvenir à leurs besoins. Durant leur séjour à la pouponnière les enfants sont
entièrement pris en charge. Dans les cas où cela est possible les familles s’engagent à venir les

voir régulièrement et à les réintégrer au sein du foyer à l’âge de deux ans. Une fois retournés
dans leurs familles les enfants peuvent continuer à bénéficier d’un suivi.
La pouponnière se compose de plusieurs sections: néonatologie (de quelques jours à 6 mois),
petite section (de 6 à 12 mois), grande section (de 12 mois à 2 ans ½) et d’une salle d’éveil.

- les unités familiales :
La majorité des enfants viennent des sections de la pouponnière. Certains enfants sont
également orientés ici par décision de justice. Dans ces unités le suivi est un peu plus
personnalisé avec des adultes référents pour plus de stabilité. En fonction de leur âge les
enfants restent dans les unités ou vont au jardin d’enfant ou à l’école.
C’est la justice qui décidera de leur éventuel retour en famille ou adoption. « En attendant ils
sont ici chez eux ».

- la grande enfance :
C’est une structure destinée à des enfants en situation de danger et/ou de maltraitance, souvent
suite à une période de vie dans la rue. Le but est qu’ils retrouvent une vie et un statut d’enfant
à part entière et de trouver un cadre structurant avant de pouvoir sortir des difficultés
rencontrées. Cet accompagnement vise une reprise de contact avec la famille.

Et aussi
Le service d’accueil, l’infirmerie, la biberonnerie, les cuisines, le poulailler…

IV. Mon séjour à M’Bour



Pourquoi ?

Psychomotricienne depuis 4 ans sur Toulouse, j’ai exercé exclusivement en cabinet libéral.
L’expérience fut extrêmement formatrice et enrichissante. Ces derniers mois m’est venue
progressivement l’envie de découvrir autre chose tant au niveau professionnel que personnel,
avec une envie d’ailleurs et de voyage.
Mes recherches sur la psychomotricité à l’étranger m’ont conduit à découvrir le travail mené
au Sénégal au sein de la pouponnière de M’Bour, notamment par le biais d’associations
comme Psychomotricité Autour du Monde et Psychomotricité Sans Frontières, et d’avoir
l’occasion d’échanger avec Sabine et Lucile, deux psychomotriciennes passionnées, sur leur

projet et leurs séjours précédents. Leur accueil a été déterminant, me voilà décidée à me
lancer à mon tour dans l’aventure !



Comment ?

La pouponnière reçoit tous les volontaires motivés mais ne peut évidemment les prendre en
charge, l’aventure est donc bénévole de A à Z. Mon voyage est rendu possible par des
économies personnelles et par un appel aux dons par le biais d’une cagnotte leetchi
https://www.leetchi.com/c/psychomot-senegal-nio-far
Sur place je serai logée avec d’autres bénévoles de tous horizons dans « la maison des
bénévoles » gérée par l’ONG, moyennant un petit loyer.

Pour avoir une petite idée du budget :
- billets d’avion : 500 €
- assurance santé : 300 €
- vie quotidienne sur place (loyer, repas, transports) : 300 € / mois
- aides à la pouponnière (matériel, vêtements, couches, lait…) : 1500 €



Le projet « Nio Far » de Sabine et Lucile

Sabine et Lucile sont deux jeunes psychomotriciennes qui ont déjà effectué des séjours à
M’Bour d’abord dans le cadre de leurs études puis une fois diplômées pour des projets de
quelques semaines. Passionnées, elles ont décidé de partir cette fois pour 1 an afin de pouvoir
proposer sur place un travail de qualité, inscrit dans la durée.
Sur place elles vont intervenir au sein de la pouponnière de M’Bour mais aussi faire découvrir
et promouvoir la psychomotricité au sein d’une toute nouvelle structure à M’Bodienne,
quelques kms plus au sud.
Leur projet, baptisé Nio Far, « Ensemble », vise donc à faire connaître la psychomotricité,
proposer des suivis thérapeutiques aux enfants qui en ont besoin, mener un travail de
prévention et d’éveil, sensibiliser les professionnels sur place, apporter du matériel
spécifique…
Nos différences de formation, de pratique, et d’expériences professionnelles vont nous offrir
autant de regards et d’échanges passionnants, positifs et constructifs pour tout ce que nous
essaierons d’entreprendre sur place.



Les grands axes de travail visés :

Objectifs

Moyens

Sensibilisation
au
développement
- prévention (des difficultés ou des troubles psychomoteur de l’enfant, repérage des signes
liés aux carences, aux situations de vie)
précoces de difficultés, aménagement de
l’environnement,
du
cadre
de
vie,
individualisation au maximum lorsque cela est
possible.

Séances en psychomotricité, individuelle et/ ou
en groupe : découvertes et expériences
- stimulation (des potentialités de chaque sensorielles, motrices, relationnelles…
enfant en fonction de son âge, de ses capacités Suivis individualisé des enfants présentant des
et de son histoire)
troubles ou handicaps.
Profiter des moments de vie pour renforcer le
travail sensoriel et corporel.

- accompagnement
scolaires



aux

apprentissages Pédagogie adaptée aux éventuelles difficultés
d’apprentissage, aide aux devoirs, soutien
individuel ou en groupe.

Mise en œuvre envisagée du projet

1. Prise de contact
- Rencontres et échanges avec le personnel de la pouponnière et les enfants (« tatas »,
bénévoles présents).
- Découverte des locaux, du matériel disponible, du travail déjà mené en psychomotricité par
les professionnels ou étudiants précédents.
- Acclimatation à l’organisation et au déroulement des journées à la pouponnière.
- Organisation d’un emploi du temps (temps de présence) en fonction des possibilités, des
contraintes…

2. Observation des enfants dans les différentes sections
- Observations des compétences des enfants, de leurs possibilités et de leurs acquisitions au
niveau moteur, cognitif, affectif et relationnel.
- Cibler les besoins et répartir le temps de travail sur chaque section.

3. Mise en place des bilans et des prises en charge
- En fonction des observations, mise en place des bilans psychomoteurs pour les enfants en
difficulté et/ou en situation de handicap.
- Suite aux bilans, définition des axes de travail pour chacun et proposition de prise en charge
en psychomotricité, individuelle ou en groupe, supports et médiations variées.

4. Echanges autour du développement de l’enfant
- Enrichissement pluridisciplinaire et multiculturel autour du développement de l’enfant
« ordinaire » ou porteur de handicap, avec le personnel de la pouponnière.
- Valorisation de la psychomotricité, ses objectifs, ses intérêts, ses pratiques …

L’opportunité, grâce à mon métier, de pouvoir apporter une aide concrète à ces
enfants. Des rencontres, des échanges, des découvertes, des remises en questions,
des doutes et des réponses à chercher…
Une expérience au service d’enfants fragilisés, mais aussi un enrichissement
personnel et professionnel au sein d’une nouvelle société et d’une nouvelle
culture !



Documents similaires


fiche metier educateur de jeunes enfants
recrutement beaumont
rapport mission liban 2013
zoom notre avenir au village
plaquette eje 2018
fiche poste psychologue clinicien h f


Sur le même sujet..