Média Image et Société .pdf


Aperçu du fichier PDF media-image-et-societe.pdf - page 30/30

Page 1 ... 28 29 30



Aperçu du document


MÉDIA, IMAGE ET SOCIÉTÉ

30/30

Le stéréotype vient de stereos et de tupos. Stereos signifie solide et tupos signifie marqué.
Le stéréotype est une image figée, solidement ancrée, c'est une réduction. Les stéréotypes
sont des idées, des croyances, des valeurs partagées par un groupe, inculquées par une
culture dominante. Ils construisent des relations pré-fabriquées, des images pré-conçues.
Pour AMOSSY : « Il est des constructions imaginaires dont l'adéquation au réel est douteuses
sinon inexistantes. Ces constructions imaginaires sont communiquées par les médias de
masse. L'individu se fait, grâce à al publicité, une idée d'un groupe qu'il n'a jamais
fréquenté. » Il est intéressant de voir comment l'homme et la femme sont donnés à voir
dans les médias. On procède par stéréotype portant sur des traits de caractères, des
inclinaisons, des tendances voire des rôles. L'homme représente la domination masculine,
l'activité, la compétitivité, la dureté, le chef de famille, etc. L'homme est lié à l'espace
public, la femme à l'espace privée. L'homme est rationnel et logique, la femme répond à ses
émotions, etc.
La publicité pour les cigarette Marlboro lie la masculinité à la cigarette. C'est un amalgame
cognitif : on lit deux choses qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre. C'est un lien totalement
artificiel.
Les campagnes de la firme Benneton montre qu'il n'y a aucunes relations entre le produit
et le message. Il n'y a aucun rapport entre un pull et une campagne contre les violences
faites aux femmes par exemple. La stratégie publicitaire est intéressante car elle vise à
toucher tout le monde par le biais de messages militants, voire extrêmes. Cette stratégie est
exportable dans le monde entier. Ce sont toujours des thèmes universels que Benneton a
mis en scène : le sexe, la religion, la vie, la mort et la race. Ce n'est pas à des fins altruistes
que ces campagnes sont réalisées, mais bien à des fins commerciales.
c. La question des effets
Ces techniques sont-elles avérées ? On manque de certitude à cet égard. On bute sur le
problème du comportement effectif de celui qui reçoit qui n'est jamais passif. La
communication publicitaire est unilatérale, mais le destinataire n'est pas passif. On sait
faire preuve de recul critique. Il y a une différence entre l'intention d'agir, de faire agir et la
réalité. Ceci dépend de tout un cas de contingence, c'est peu prévisible et encore moins
programmable. Depuis les années 1950, avec Lazarsfled, on sait que les effets des médias
sont indirects. Les discours médiatiques sont sous l'influence de nos relations
personnelles, c'est ça qui prime. La question qu'il faut se poser n'est pas « quels effets les
médias font aux gens ? », la question qu'il faut se poser c'est « qu'est-ce que les médias font
du message médiatique ? » afin de saisir ce qui se joue du côté de la réception.

www.sharennes2.org


Ce fichier a été mis en ligne par un utilisateur du site. Identifiant unique du document: 00448868.
⚠️  Signaler un contenu illicite
Pour plus d'informations sur notre politique de lutte contre la diffusion illicite de contenus protégés par droit d'auteur, consultez notre page dédiée.