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Sclérose latérale amyotrophique 17-078-A-10

Tableau 2.
Principaux signes neurologiques classiques de la sclérose latérale amyotrophique.
Signes périphériques

Signes centraux

Signes mixtes

Atteinte des membres

Déficit moteur
Amyotrophie
Fasciculations
Crampes
Diminution ou abolition des ROT

Déficit moteur
Spasticité
Exagération des ROT
Signe de Babinski

Atteinte de la sphère bulbaire

Atrophie linguale
Fasciculation linguale

Exagération du réflexe massétérin
Rire et pleurer spasmodiquement

Signes classiquement absents

Troubles sensitifs
Paralysie oculomotrice
Troubles sphinctériens

Dysarthrie
Troubles de déglutition

ROT : réflexe ostéotendineux.

Gène de l’optineurine (OPTN)
Ce gène code une protéine qui intervient dans l’autophagie.
La transmission est dominante autosomique le plus souvent. Ces
mutations sont rares, voire exceptionnelles, et leur rôle pathogène
reste conjecturel.

Tableau 3.
Caractéristiques principales des huit phénotypes de sclérose latérale
amyotrophique (SLA) d’après un registre italien de 1332 patients SLA [45] .
Phénotype

%

Âge moyen
de début
(années)

Délai
diagnostique
moyen (mois)

DFT
(%)

Classique

30

63

11

4

Bulbaire

34

69

10

9

Flail arm

6

63

13

1

Flail leg

13

65

13

4

Prédominance centrale

9

58

16

2,5

Respiratoire

1

62

6



Forme périphérique pure

3

56

15



Gène du sequestesome 1 (SQSMT1)

Forme centrale pure

4

59

16

3,8

Ce gène code une protéine du transport axonal rétrograde et
de l’ubiquitinylation, la protéine p62 impliquée dans la voie de
l’autophagie, mais les mutations restent exceptionnelles dans la
SLA avec un phénotype de SLA classique [42] .

Total

100

64

11

5,4

Gène « valosin-containing protein » (VCP)
Ce gène a été initialement lié à un syndrome associant myopathie à inclusions, augmentation des phosphatases alcalines et
démence frontotemporale. Il code une protéine qui intervient
dans la voie de l’autophagie. Les mutations sont très rares et sont
orientées par l’augmentation des phosphatases alcalines.

DFT : démence frontotemporale.

Gènes rares de la sclérose latérale
amyotrophique
Gène de l’angiogenine (ANG)
Ce gène code pour une protéine de l’angiogenèse. Les mutations
de l’ANG sont rares et parfois présentent des formes sporadiques
de SLA [43] .

Gène « VAMP-associated protein type B » (VAPB)
Ce gène code une protéine du transport membranaire
intracellulaire. La mutation principale est retrouvée presque
exclusivement dans des familles brésiliennes.

Gène de l’ataxine-2 (ATXN2)
Ce gène, initialement lié aux atrophies spinocérébelleuses
dominantes autosomiques de type SCA2, est un facteur de risque
dans la SLA dans des situations intermédiaires, c’est-à-dire lorsque
le nombre de répétitions est compris entre 24 et 33.

Conséquences des avancées technologiques
actuelles
La génétique de la SLA bénéficie des avancées technologiques
comme le séquenc¸age à haut débit ou de nouvelle génération (next
generation sequencing [NGS]), ce qui va modifier l’approche des
cliniciens de la biologie moléculaire dans les maladies du motoneurone en leur offrant des explorations génétiques sur un large
panel de gènes. Ces études devraient permettre une évaluation
plus précise de la fréquence réelle des différentes mutations des
gènes liés à la SLA et de mieux appréhender la fréquence de digénismes et oligogénismes dans cette affection.

Figure 2. Exemples d’atrophies typiques observées au cours de la sclérose latérale amyotrophique.

Manifestations cliniques
La SLA est caractérisée par l’association de signes cliniques
d’atteinte du motoneuronone central et périphérique (Tableau 2)
et par la progression des signes dans la même région ou
dans une région différente, selon les critères diagnostiques dits
« d’El Escorial » [44] . La maladie est caractérisée par son hétérogénéité phénotypique avec huit phénotypes de SLA reconnus
(Tableau 3) [45] .

Principaux phénotypes
Forme classique
C’est la forme décrite initialement par Charcot. Elle débute
en moyenne à 63 ans, touche plus souvent les hommes (ratio :
1,65 : 1). Elle se caractérise par un déficit moteur amyotrophiant,
progressif (Fig. 2), souvent asymétrique, touchant les membres
supérieurs, associé à un syndrome pyramidal sans atrophie aux
membres inférieurs. Il existe un syndrome pyramidal mais qui ne
va pas au-devant des signes cliniques. Plus ou moins tardivement

EMC - Neurologie

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