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Le coaching scolaire Aidez votre enfant à découvrir et à développer son po .pdf



Nom original: Le coaching scolaire_ Aidez votre enfant à découvrir et à développer son po.pdf
Titre: Le coaching scolaire: Aidez votre enfant à découvrir et à développer son potentiel (Apprendre autrement) (French Edition)
Auteur: Matthieu Grimpret

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Résumé
« Le meilleur service qu’on peut rendre à un jeune est de l’aider à “mettre au
monde” son envie, ses envies. »
Jean Todt
Conçu pour améliorer le rapport aux études, apprendre à étudier, s’orienter et
décider, le coaching scolaire n’est pas un coaching comme les autres. C’est tout le
propos de ce guide qui s’adresse en particulier aux parents désireux d’accompagner
efficacement la scolarité de leur enfant et de le voir réaliser son potentiel. Il propose
une synthèse d’introduction au coaching scolaire (histoire, fondements,
applications) en même temps qu’une sensibilisation pratique à cette discipline :
Comment discerner le besoin de son enfant ?
Comment l’accompagner au quotidien ?
Qu’est-on en droit d’attendre du coaching ?
Quelles sont les qualités d’un bon coach ?
Accessible et vivant, il s’appuie sur des encadrés pour aller à l’essentiel, des
exercices pour appliquer, des schémas et des illustrations pour mémoriser. À la fin
de chaque chapitre, des ateliers pratiques permettront aux parents d’utiliser les
outils du coaching dans leur vie de tous les jours.

Biographie auteur
Matthieu Grimpret est professeur d’histoire-géographie.
Auteur de plusieurs ouvrages, il enseigne en lycée et a
créé Objectif Post Bac, premier cabinet exclusivement
consacré au coaching scolaire en France.
http://www.objectifpostbac.fr/
www.editions-eyrolles.com

2

Matthieu Grimpret
Préface de Jean Todt

LE COACHING
SCOLAIRE
Aidez votre enfant à découvrir
et à développer son potentiel

3

Éditions Eyrolles
61, boulevard Saint-Germain
75240 Paris cedex 05
www.editions-eyrolles.com
La collection Apprendre Autrement propose des livres pour apprendre de façon ludique,
créative et avec plaisir.
Illustrations originales : Yrgane Ramon
Mise en page : Caroline Verret

En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou
partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de
l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des GrandsAugustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2014
ISBN : 978-2-212-55975-0

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SOMMAIRE
PRÉFACE
AVANT-PROPOS
Un chemin pour avancer
Apprendre à organiser sa vie à l’école
Une histoire de méthode
Mes débuts en tant que coach
Objectif Post Bac !
INTRODUCTION
À quoi sert le coaching scolaire ?
Le coach, l’élève, les parents
À qui s’adresse ce livre ?
CHAPITRE 1. LE COACHING SCOLAIRE, UN COACHING PAS
COMME LES AUTRES
Le coaching : accompagner la flèche vers sa cible
Les trois composantes du coaching
Accompagner
Mobiliser les ressources intérieures
Se fixer des objectifs à atteindre
Coaching et développement personnel
Les spécificités du coaching scolaire
Milieu scolaire
L’adolescence
De bonnes notes et appréciations
Le bel avenir du coaching scolaire
Ce que le coaching scolaire n’est pas…
Une psychothérapie
Du soutien scolaire ou de l’aide aux devoirs
Comprendre
Apprendre
Utiliser/Restituer
5

Les cinq qualités du coach scolaire
L’exigence
La détermination
La bienveillance
Le pragmatisme
La rationalité
Une éthique féconde : la déontologie au service de l’efficacité
Une prestation inestimable… qui a un coût !
Si le coach scolaire était un objet…
CHAPITRE 2. LE COACHING SCOLAIRE POUR AMÉLIORER LE
RAPPORT AUX ÉTUDES
Se mettre en mode « Objectif »
(Re)prendre le leadership sur sa scolarité
Solution 1 : le travail régulier et suivi
Solution 2 : sortir du cycle infernal
Booster sa scolarité
Faire feu de tout bois pour améliorer sa scolarité
Bien gérer les cahots de sa scolarité
Le décrochage scolaire
Le changement de niveau ou d’établissement
Rationaliser les processus relationnels avec les autres acteurs de sa
scolarité
L’élève et ses parents
L’élève et ses professeurs
L’élève et l’administration scolaire
Les parents et les professeurs / Les professeurs entre eux
Quelle est la place du coach dans ces relations ?
Si le coach scolaire était un objet…
CHAPITRE 3. LE COACHING POUR APPRENDRE À ÉTUDIER
Oui, le plaisir scolaire existe !
Découvrir
Créer
Partager
Répéter
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Mettre en place le back-office scolaire
Se donner un cadre pour le travail personnel
Le bon moment
Le bon endroit
Le bon état d’esprit
Se mettre et rester au travail
Trouver du plaisir dans le travail
Persévérer dans le travail
Les trois objectifs du travail personnel
Apprendre à apprendre
Apprendre à comprendre
Apprendre à utiliser/restituer ses connaissances
Si le coach scolaire était un objet…
CHAPITRE 4. LE COACHING POUR S’ORIENTER… ET DÉCIDER !
Faire des choix
Se fixer un cap : un enjeu crucial à l’ère du « tout est possible »
Les tentations auxquelles résister
Trouver son chemin
Moment de choix, moment de joie
Un stress à gérer
Articuler le milieu scolaire et le milieu professionnel, un défi pour le coach
Entre ambition et réalisme, bien se situer pour mieux s’orienter
Apprendre à se connaître
Des questions à se poser
Décider et s’en tenir à sa décision
Mais qu’est-ce que décider, au fond ?
Vouloir
Se donner les moyens
Se plier à une discipline
Se lancer
Quel est le rôle du coach à chacune de ces étapes ?
Se ménager des passerelles et des recours
Si le coach scolaire était un objet…
CHAPITRE 5. QUAND ? OÙ ? COMBIEN ? LES ASPECTS PRATIQUES
7

DU COACHING SCOLAIRE
Le contenu et le déroulement des séances
Les trois temps d’une séance de coaching
Le débriefing, ou diagnostic
La remédiation méthodologique
L’ajustement de l’emploi du temps de l’élève
Les séances-bilan
La durée du coaching et la fréquence des séances
Le deep coaching
Spécificités
Ratio tâches de fond / tâches ponctuelles.
Durée du coaching.
Durée des séances
Fréquence des séances
Le coaching méthodologique
Spécificités
Ratio tâches de fond / tâches ponctuelles.
Durée du coaching.
Durée des séances
Fréquence des séances
Le coaching compétition / coaching commando
Spécificités
Ratio tâches de fond / tâches ponctuelles.
Durée du coaching.
Durée et fréquence des séances.
L’évaluation et le contrôle de l’efficacité
Si le coach scolaire était un objet…
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE

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PRÉFACE
Il y a quelques mois, l’un de mes amis m’apprend au détour d’une
conversation que ses filles, lycéennes à Paris, sont accompagnées par un
coach scolaire. Je m’en étonne car je les sais brillantes élèves. Mon ami me
répond alors, avec une certaine malice : « Mais les meilleurs, eux aussi,
peuvent avoir besoin d’un coach, Jean ! Toi-même, n’as-tu pas été une sorte
de coach pour des pilotes de très haut niveau ? » Des champions, en effet,
j’en ai côtoyés, accompagnés, guidés tout au long de ma carrière dans le
sport automobile, comme coéquipier puis comme patron d’équipe : je pense
en particulier au grand Jean Guichet, vainqueur des 24 Heures du Mans en
1964, à Timo Mäkinen, Guy Fréquelin, Jean-Pierre Beltoise, Jean-François
Piot et d’autres dont j’ai été le copilote ; plus tard, en tant que patron
d’équipe, j’ai dirigé Kankkunen, Vatanen, Ickx, Warwick, Berger, Massa, et
bien sûr Michael Schumacher. Je pourrais également évoquer les
personnalités de toutes origines et de tous secteurs d’activité qui m’ont fait
l’honneur de solliciter mes conseils dans les domaines les plus variés.
C’est une forme de coaching, en effet. Aucun d’entre eux, aucun d’entre
nous, n’est infaillible.
On pourrait croire que coacher des adolescents ou des jeunes adultes,
élèves ou étudiants, est plus simple que coacher des champions de course
automobile. Il est vrai que les enjeux sont différents. Moins décisifs ? Pas
sûr. Pour un lycéen, décrocher le bac est aussi important que d’être au
départ d’un grand prix et de viser la qualification en première ligne pour un
pilote. La comparaison entre les deux challenges peut sembler ne pas avoir
de sens. Et pourtant... Le « secret » du succès est le même, il tient d’abord à
l’état d’esprit avec lequel on aborde l’épreuve. Et cet état d’esprit doit être
le même dans l’une et l’autre, pour le bac comme pour le titre de champion
du monde de Formule 1.
C’est ce qui m’a plu dans l’approche de Matthieu Grimpret : au-delà des
différences entre nos secteurs d’activité, en apparence très éloignés l’un de
l’autre, je me retrouve dans ce qu’il écrit. Et ce, pour plusieurs raisons.
D’abord, avec ses élèves, il utilise souvent les métaphores sportives –
spécialement les métaphores automobiles ! Le sport est en effet une école de
vie formidable, où l’on apprend à se fixer des objectifs, à la fois réalistes et
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ambitieux, et à se donner les moyens d’atteindre ces objectifs. Cela passe
par l’acquisition de certaines qualités, comme la persévérance, la
combativité, l’audace, la discipline, la constance, mais aussi la prudence et
l’humilité. Le sport apprend que l’on n’a pas le droit de renoncer, quelle
que soit la difficulté, et qu’il y a un temps pour semer et un autre pour
récolter, et qu’entre les deux il faut savoir être patient. Le sport est une
école d’objectivité et de rationalité.
Mais le plus important, c’est certainement l’envie. Le meilleur service que
l’on peut rendre à un jeune est de l’aider à « mettre au monde » son envie,
ses envies. L’envie de faire, l’envie de bien faire, l’envie de faire de son
mieux, l’envie de faire sans relâche. Se maintenir à un niveau d’envie
constant, pour produire des résultats optimaux, c’est un véritable défi pour
un(e) adolescent(e) ou un(e) jeune adulte. À cet âge-là, tout se mélange : les
objectifs, les projets, les rêves… Ordonner ce bouillonnement n’est pas
évident. Le coach, précisément, est là pour canaliser, entretenir, réveiller
l’envie, et la transformer en victoire, petite ou grande selon les personnes,
mais toujours juste. Pour ce faire, rien ne remplace la méthode. Voilà le
mot-clé : pour aller quelque part, il faut une route. Si elle existe déjà, il faut
l’apprendre, y rouler en respectant les règles et en étant vigilant car le plus
important est de rejoindre l’arrivée. Et si elle n’existe pas, il faut la tracer
soi-même. Sans jamais rien tenir pour acquis.
Au final, ce livre porte l’empreinte d’un principe fondamental pour celui
qui veut avancer vers son but : le pragmatisme, la faculté à s’adapter à
toutes les situations, à s’ajuster à toutes les conditions. C’est le « secret »
des plus grands, tel Michael Schumacher, dont j’ai suivi et accompagné la
carrière chez Ferrari et qui reste à ce jour le pilote de Formule 1 le plus
titré de l’histoire. Au fil des années, Michael est devenu bien plus qu’un
collaborateur ou un coéquipier : un véritable ami. Ce que j’admire le plus
chez lui, c’est qu’à ses yeux un combat n’est jamais perdu tant qu’il n’est
pas livré jusqu’au bout. Et pour bien mener un combat, il faut savoir
s’adapter, pousser très loin sa curiosité, rester en permanence à l’écoute des
autres et des circonstances, affronter l’adversité en vérité, sans triche. C’est
pour cela que Michael est aujourd’hui une icône, un héros voué à laisser
une marque spéciale dans l’histoire de la compétition automobile.
Je souhaite à tous les lecteurs de ce livre, et à tous ceux qui comprendront
l’intérêt d’être accompagnés dans leur scolarité par un coach, de rencontrer
sur leur chemin les personnes qui les aideront à devenir de vrais
champions.

10

Jean Todt
Président de la Fédération internationale de l’automobile

11

AVANT-PROPOS
Un chemin pour avancer
Au siècle dernier, Jean Ferrat chantait que « nul ne guérit jamais de son
enfance ». Cet ouvrage est la preuve, s’il en fallait, que c’est au contraire
possible. Ma propre expérience m’en a inspiré le contenu. J’étais un enfant
plongé dans les livres, distrait, imaginatif, casanier, souvent décalé. J’étais
surtout sujet à de profondes angoisses dont j’ignorais – et dont j’ignore
encore – la cause. Les parades que j’avais trouvées étaient à la fois simples
et étranges. D’abord, j’avais remarqué que ces angoisses restaient en retrait
lorsque ma tête et ma vie étaient, pour ainsi dire, « bien rangées ». Ce qui
était très efficace, en particulier, c’était les symétries d’activités, qui
ressemblaient parfois à de véritables équilibres comptables, et les
associations de formes ou de couleurs. Les premières, dont mes journées
étaient émaillées, me paraissent aujourd’hui un peu surréalistes : 1 livre lu
= 1 tour du jardin en vélo ; 1 escalier descendu = 1 escalier monté ; 1 ongle
rongé = 1 lavage d’oreilles ; 1 cartouche d’encre vidée = 1 crayon à papier
taillé… Les deuxièmes étaient parfois contraignantes : lampe de chevet
rouge, table de chevet rouge, réveil rouge, housse de couette rouge, taie
d’oreiller rouge, stylo-plume rouge…
Tous ces rites, ces ordonnancements parfaitement calculés, ces classements
systématiques m’apaisaient et me donnaient le sentiment d’être moins
vulnérable. La peur de vaciller s’estompait. Et lorsque, malgré ces
défenses, une angoisse passait à travers les mailles du filet et venait me
harceler, j’avais deux armes imparables : je faisais des arbres
généalogiques (les rois scandinaves, les empereurs moghols, les grandes
familles bretonnes, les grands-ducs de Toscane, les rois du Portugal, etc.) et
je rangeais ma chambre. Ces deux activités me donnaient l’impression de
disposer du temps et de l’espace, et me procuraient, aussi farfelu que cela
puisse paraître, un réel bien-être. C’est ainsi, je crois pouvoir le dire, que
j’ai traversé mon enfance et une bonne partie de mon adolescence sans crise
majeure.

12

Apprendre à organiser sa vie à l’école
Quel rapport, me direz-vous, avec le coaching scolaire ? Vous allez
comprendre. D’abord, comme vous le verrez dans les pages qui suivent,
l’une des principales finalités du coaching scolaire consiste à organiser sa
vie à l’école en se donnant des méthodes, lesquelles recourent toutes aux
exercices évoqués ci-dessus : se fixer des objectifs, ranger, classer, établir
des liens, ordonner, hiérarchiser, associer, distinguer, etc. Ensuite, avoir
expérimenté les bienfaits de l’organisation dans tous les domaines de ma
vie, et ce dès l’enfance, m’a donné le goût de la logique et des opérations
mentales et intellectuelles. Ce goût, je l’ai développé quelques années plus
tard à Sciences Po, le temple de la problématisation et des plans en « deux
parties/deux sous-parties », où les classes d’étudiants s’appellent, de
manière très éloquente, des « conférences de méthode ». Les circonstances
de la vie m’ont ensuite conduit dans un institut où j’ai reçu une formation
fondamentale en philosophie de la nature, métaphysique, philosophie
morale et psychologie. Je me souviens en particulier de ma découverte de
deux livres qui m’aidèrent à organiser mon travail et ma vie de manière
décisive. Le premier est L’Art de la définition, d’Aline Lizotte : comment
agir quand on ne sait pas nommer le réel sur lequel on prétend agir ? Le
deuxième est Les Catégories d’Aristote : comment nommer le réel quand on
ne sait distinguer les éléments qui le composent ?

Une histoire de méthode
Peut-être ces explications ne répondent-elles toujours pas à votre question :
quel rapport avec le coaching scolaire ? Patience, on y arrive ! Sachez
d’ores et déjà que le coaching est un accompagnement qui permet de
progresser sur un chemin (meta odos, en grec – qui a donné le mot
« méthode ») défini par deux points différents, le point de départ et le point
d’arrivée, et implique de distinguer l’objectif (à choisir) et les moyens qui
permettent d’atteindre ledit objectif.
Devenu professeur d’histoire, je constatai qu’à la différence de la plupart
de mes collègues, je préférais enseigner le « comment » et le « pourquoi »
plutôt que le « quoi ». Loin d’être un spécialiste des villes du Moyen Âge
ou du « New Deal » des années 1930, je me voulais (et me veux toujours)
expert de la dissertation. Tout ce qu’un professeur normalement constitué
déteste faire, en général à l’unisson de ses élèves ! Le premier chef
d’établissement qui m’a recruté a d’emblée perçu que cette compétence
13

correspondait à un réel besoin des jeunes d’aujourd’hui – être guidés vers
leurs propres ressources et formés à la bonne utilisation de ces dernières –
et m’a incité à la décliner sur le plan « mental », au lieu de la réserver au
plan intellectuel et scolaire : organiser sa vie autant que sa scolarité –
mieux : organiser sa vie pour réussir sa scolarité, organiser sa scolarité
pour réussir sa vie. Cependant, je ne crois pas être parvenu, à ce momentlà, à l’objectif qu’il m’avait laissé entrevoir. Mais quelques années plus
tard, devenu directeur d’un grand lycée parisien, il m’a proposé de le
rejoindre pour mener une aventure pour le moins singulière dans le paysage
très rigide de l’Éducation nationale française : prendre en main en tant que
professeur principal une promotion de lycéens, la former et la motiver
quotidiennement à partir d’une méthodologie ad hoc fondée sur le triptyque
compréhension/mémorisation/utilisation, que vous découvrirez dans les
pages qui suivent.

Mes débuts en tant que coach
La première année fut agitée : dépourvu de véritable outil formalisé, car je
n’avais pas encore eu le temps d’y réfléchir et d’en concevoir, prisonnier
d’une vision très académique de l’enseignement, j’ai souvent dû improviser,
dans un climat général d’exigence parfois irréaliste – au point qu’à
l’approche des vacances d’été, j’ai demandé en conseil de classe
l’exclusion du tiers de la promotion ! Je jugeais en effet ces élèves
insuffisamment investis, au plan du travail comme au plan du comportement,
dans leur apprentissage. On me refusa, bien entendu, cette requête, ce qui
me conduisit à une féconde – quoique ardue – remise en question. Je
consacrai une partie des mois de juillet et d’août à réfléchir au nouveau
départ que je devais prendre, que nous devions prendre tous ensemble. Il
me fallait en particulier reconsidérer ma place par rapport au groupe ;
j’avais l’intuition de la nécessité d’un repositionnement, notamment parce
que la perspective de l’année scolaire à venir serait unique, cruciale et
décisive pour mes élèves : décrocher le bac et, surtout, la bonne formation
post-bac. Il me fallait un terme pour « ramasser » la nouvelle place que je
devais occuper. Je ne le trouvai pas et fis ma rentrée en espérant parvenir
quand même à faire comprendre à mes élèves à quelle sauce ils seraient
mangés cette année-là. Première rencontre, je leur explique le nouveau
mode de fonctionnement : rigueur, discipline, entraînement, dépassement de
soi, collaboration, empathie, progression, évaluations, sueur, résultats,
compétition, victoire ! L’un de mes élèves lance alors : « OK, coach ! » Le
mot était trouvé. Dix mois plus tard, les résultats furent à la hauteur de
14

l’engagement : 100 % de réussite au bac, dont 92 % de mentions, 89 % des
premiers choix d’orientation validés sur APB1. Et tout ça avec une classe
dont je voulais virer le tiers un an plus tôt !

Objectif Post Bac !
Dans la foulée de cette expérience, je décidai de fonder le premier cabinet
français uniquement dédié au coaching scolaire en individuel, plus
spécifiquement tourné vers les lycéens, dont le nom, pour le coup, émergea
très vite – Objectif Post Bac – avec une idée très simple : le bac se
décroche en deux mois, le post-bac se décroche en deux ans ! Traduction :
si les épreuves du bac, compte tenu de leur niveau souvent peu exigeant,
peuvent être préparées pendant les dernières semaines de terminale, le postbac, lui, se prépare dès le premier trimestre de première, voire le troisième
trimestre de seconde. En effet, réussir sa scolarité en lycée est une chose ;
réussir ses études supérieures en est une autre. Pour le premier objectif, il
suffit d’avoir son bac. Pour le deuxième, il faut entrer dans une bonne école,
une bonne prépa, un bon cycle court, voire une bonne fac, car les filières
universitaires sont de plus en plus sélectives. Les deux objectifs
représentent des défis très différents car, aujourd’hui, la principale porte
d’entrée dans l’enseignement supérieur qualifié, c’est le dossier. Les
recruteurs examinent systématiquement les bulletins des trois trimestres de
première et des deux premiers trimestres de terminale – et parfois même
ceux de seconde ! Cette situation emporte deux nécessités :
en premier lieu, choisir sa formation qui doit correspondre aux souhaits de
l’élève, conduire à des secteurs porteurs sur le plan professionnel, surtout en cette
période de chômage endémique, et être accessible ;
en second lieu, se constituer un dossier « béton » dès le premier trimestre de
première, en portant un soin tout particulier aux notes et aux appréciations du
contrôle continu. Autrement dit, du travail régulier, au quotidien, sur le long terme :
bref, une course de fond.

Et pour tenir la distance (deux ans !), il faut se donner un mental de gagnant
et travailler de manière méthodique. Autrement dit être aidé, soutenu,
orienté, conseillé, formé. C’est précisément le rôle du coach, que retracent
les pages qui suivent, lesquelles sont à la fois la graine et le fruit des
milliers de séances de coaching scolaire vécues par mes collaborateurs et
moi-même avec les dizaines de garçons et de filles que nous avons suivis
sur plusieurs mois, parfois plusieurs années.
15

1. Admission post-bac.

16

INTRODUCTION
Ce livre se veut la première présentation grand public d’une branche du
secteur de l’éducation appelée à un bel avenir : le coaching scolaire.
Véritable coaching, mais adapté aux adolescents et aux jeunes adultes, il
consiste à les aider à réussir leurs études en exploitant au maximum leurs
ressources psychologiques et intellectuelles.

À quoi sert le coaching scolaire ?
Dans un premier temps (chapitre 1), vous découvrirez les bases du coaching
scolaire, son histoire, ses principes fondateurs et ses déclinaisons
concrètes, les aptitudes et compétences qu’on attend d’un coach digne de ce
nom, la déontologie à laquelle ce dernier doit se plier... En un mot, tout ce
qu’est le coaching scolaire dans ses aspects à la fois concrets et théoriques,
mais aussi ce qu’il n’est pas, afin de lever dès le départ tous les
malentendus possibles.
On entrera ensuite dans le vif du sujet : à quoi sert le coaching scolaire ?
Quel(s) but(s) poursuit-il ? Pourquoi peut-on dire que le coaching scolaire
est la solution idoine pour booster les études de votre enfant ? Vous
découvrirez ainsi les trois raisons majeures d’y recourir :
améliorer le regard que votre enfant porte sur ses études (chapitre 2), afin de
l’aider à (re)prendre confiance en lui et à s’approprier pleinement sa scolarité,
condition sine qua non de la réussite, en particulier à notre époque où, sans la
mobilisation consciente et délibérée de la volonté individuelle, rien ne peut être
entrepris ;
apprendre à étudier (chapitre 3), car si nos enfants sont la plupart du temps
correctement encadrés à l’école, au collège, au lycée et en formation supérieure, il
n’en va pas de même à la maison : livrés à eux-mêmes, dépourvus de méthodes de
travail pour mieux apprendre, comprendre et répondre aux attentes des correcteurs
et examinateurs, ils n’ont souvent le choix qu’entre le bûchage harassant car peu
productif et le découragement annonciateur de la médiocrité, et parfois même du
décrochage ;

17

l’aider à s’orienter (chapitre 4) : l’orientation en fin de seconde puis en terminale,
voire dans les deux premières années du supérieur, est devenue un casse-tête pour
de nombreux jeunes et leurs parents, entre la complexité des procédures
d’inscription en formation supérieure (ah, les trois lettres maudites : APB !) et la
distorsion entre rêves professionnels et capacités intellectuelles, en passant par le
regret d’avoir été imprévoyant en ne « blindant » pas suffisamment son dossier
scolaire au cours du cycle terminal du lycée.

Enfin, dans le cinquième et dernier chapitre, vous prendrez connaissance
des aspects concrets du coaching : le contenu et le déroulement des
séances ; la durée du coaching et la fréquence des séances ; les différents
types de coaching ; les moyens de contrôler son efficacité ; et bien sûr,
question cruciale, son coût...

Le coach, l’élève, les parents
J’ai également voulu que ce livre soit un outil de travail pour les parents qui
réfléchissent à l’opportunité d’un coaching scolaire pour leur(s) enfant(s).
Certes, comme vous le découvrirez au chapitre 2, l’un des intérêts du
recours à un coach est de briser le tête-à-tête parents/enfant – tête-à-tête
souvent stérile dès qu’il s’agit de questions scolaires, notamment quand
l’enfant est un adolescent « normal », c’est-à-dire plutôt enclin à répondre
« Bof… », « Ça sert à rien… » ou carrément « Foutez-moi la paix ! » aux
propositions de ses parents (aka « vieux », « darons », « reup/reum », etc.)
en la matière. Mais s’ils ne peuvent être des coachs au plein sens du terme,
les parents peuvent préparer le terrain, soit en inculquant à leurs enfants
certaines pratiques scolaires de base, qui peuvent suffire à débloquer une
situation problématique ; soit en évaluant les besoins méthodologiques de
ces derniers, de manière à répondre à la question : « Mon enfant a-t-il
besoin d’un coaching scolaire ? »
Ainsi, puisque le coaching scolaire se fonde sur une approche renouvelée
de l’apprentissage des savoirs et des savoir-faire, ce livre vous propose
aussi à vous, parents, les premiers concernés, d’être les acteurs qui donnent
l’impulsion du changement et amorcent la trajectoire de vos enfants vers la
réussite.

À qui s’adresse ce livre ?
Que vos enfants, petits-enfants, neveux et nièces, amis aient de réels
18

problèmes scolaires et que vous recherchiez tous les moyens de les faire
progresser ;
Qu’ils n’aient pas de difficultés particulières mais n’exploitent pas leurs
capacités au maximum ;
Qu’ils poursuivent des objectifs ambitieux nécessitant une préparation
spéciale (exemple : concours de Sciences Po) ;
Que vous soyez « simplement » intéressé par les problématiques liées à
l’éducation ;
Ce livre est fait pour vous, alors n’hésitez pas à tourner la page !

19

20

1
LE COACHING SCOLAIRE,
UN COACHING PAS
COMME LES AUTRES
Le coaching est aussi ancien que l’homme. Peut-être même les adolescents
du paléolithique ont-ils appris à traquer le mammouth sous la houlette de
chasseurs plus expérimentés qu’eux et qui leur prodiguaient des conseils et
des astuces pour brandir leurs lances avec plus de hargne ou mieux aiguiser
les silex de leurs haches.
Sans remonter aussi loin qu’à Cro-Magnon, on trouve dans l’Antiquité des
pratiques qui ressemblent à ce mode d’accompagnement éducatif si
particulier qu’est le coaching : c’est le cas de l’éphébie athénienne2, de la
maïeutique chère à Socrate, des approches pédagogiques en vigueur à
l’Académie de Platon3 ou au Lycée d’Aristote4. En bon prof d’histoire (un
peu maniaque), j’évoquerai quelques-unes de ces pratiques ancestrales au
fil de ce livre.

21

La maïeutique, ancêtre du coaching ?
L’un des plus grands philosophes de l’histoire humaine, le Grec
Socrate (-470 à -399), pratiquait ce qu’on appelle la maïeutique,
un mot qui, à l’origine, désigne l’art d’accoucher les femmes. Pris
dans son sens figuré, il recouvre une méthode de travail consistant à aider
une personne à « sortir » le savoir dont elle est porteuse, à « accoucher »
sa pensée, en lui posant des questions, en l’incitant à utiliser ses facultés
logiques, en la mettant au besoin face à ses contradictions, en la conduisant
parfois à démonter ses préjugés. Cette manière de faire est
particulièrement visible dans un des dialogues conduits par Socrate et
rapportés par Platon, le Théétète.

22

Aujourd’hui, à plusieurs siècles de distance, l’enjeu reste le même :

Le coaching : accompagner la flèche vers sa
cible
En ce début de XXIe siècle, contrairement à ce que laissent croire les
fréquents usages abusifs de ce terme (j’ai récemment entendu parler des
services du « coach Kiabi » proposés par la marque de vêtements du même
23

nom…), le coaching est précisément défini. Il comprend trois composantes.

Les trois composantes du coaching
Accompagner
Le coaching se fait à deux : l’élément « coach » et
l’élément « coaché ». Si l’élément « coaché » peut,
dans des conditions particulières, être un groupe de
personnes, l’élément « coach », lui, ne peut être
qu’une seule personne. À chaque coach, son
coaching ; à chaque coaching, son coach.
Pourquoi ? Parce que le coach est le réceptacle, le « synthétiseur » du
coaché : c’est lui qui recueille, confronte, croise, rapproche, fusionne,
sépare, unit les différentes données propres au coaché, c’est-à-dire ses
attitudes, habitudes, comportements, questions, moyens, failles, objectifs,
etc. Et ce travail, qui exige d’avoir « les idées claires et distinctes »,
comme dirait Descartes (un autre précurseur du coaching !), ne peut se faire
que dans un seul et même creuset – en d’autres termes, c’est une mayonnaise
qui ne peut prendre que dans un seul bol. Ce qui n’empêche pas le coaché
de recourir ensuite à l’aide d’un autre coach – mais ce sera alors un autre
coaching, comme si tous les compteurs avaient été remis à zéro.

« Le hasard ne favorise que les esprits préparés. »
Louis Pasteur

24

Un peu d’étymologie
L’étymologie du mot « coaching » est très éclairante sur l’intérêt
de cette pratique. On croit souvent qu’il est d’origine angloaméricaine. Certes, dans son acception contemporaine, nous
sommes allés chercher le mot « coaching » outre-Atlantique ; mais c’est à
nous, Français, que les Anglo-Saxons l’avaient emprunté au départ ! Le
terme anglais « coach » est en effet dérivé du français « coche » (véhicule
attelé) et désignait autrefois une sorte de diligence, comparable à celles
qu’on voit dans les westerns. Au sens figuré, le « coach » était, dans les
universités britanniques des siècles passés, l’aîné qui « véhiculait » un
étudiant vers son examen, en aidant ce dernier à trouver et mettre en
branle les moyens de son objectif.

Mobiliser les ressources intérieures
Deuxième composante du coaching, le va-et-vient permanent entre
l’intérieur et l’extérieur. Que signifie cette notion quelque peu
ésotérique ? Si le coaching est l’accompagnement d’une personne
vers un ou des objectif(s) à atteindre (autrement dit extérieurs), il
est aussi l’accompagnement de cette personne vers les ressources
mentales, cognitives et physiques (autrement dit intérieures) qui lui
permettront d’atteindre le ou lesdits objectif(s) – c’est-à-dire,
comme disait un de mes profs, les « biscuits » qu’elle a entre les
mains pour livrer bataille jusqu’à la victoire. Ces ressources sont
intérieures, donc. Certaines d’entre elles sont peut-être déjà arrivées à
maturité, et il suffira alors de les mobiliser ou de les réveiller ; parfois
cependant il faut les rendre opérationnelles, en les aidant à grandir, en les
façonnant un peu, en les élaguant ici, en les fortifiant là ; de temps à autre,
enfin, elles n’existent qu’à l’état embryonnaire, et il faut les nourrir pour les
mettre dès le départ sur le droit chemin.
Quoi qu’il en soit, le coaching s’apparente toujours, à un moment ou à un
autre, à une aventure intérieure, qui conduit à une meilleure connaissance de
soi. Nous retrouvons ici l’un des pères du coaching évoqués plus haut, ce
bon vieux Socrate, dont l’une des maximes favorites, jadis inscrite sur le
fronton du temple de Delphes, est passée à la postérité : « Connais-toi toimême. »

Se fixer des objectifs à atteindre
25

Troisième composante du coaching : son caractère
opérationnel ou utilitaire.
Le coaching « en général », dans le vague, sur le mode « on
ne sait jamais, ça peut aider » n’est pas du coaching
authentique. Le coaching est une manière d’avancer sur un
chemin qui mène quelque part. D’où sa valeur et, souvent,
son coût. Le coaching n’est pas un parterre de fleurs destiné à reposer et
contenter l’œil ; il est une parcelle agricole vouée à porter du fruit, et
préparée pour cela à « subir » certaines opérations bien précises :
labourage, semailles, arrosage, moisson, glanage, etc.

Coaching et développement personnel
On ajoute parfois à ces trois composantes une quatrième, la nécessité de
conformer le coaching à une méthode ou une technique de développement
personnel, de communication, de connaissance de la personnalité – telle que
la Gestalt-thérapie, l’ennéagramme, la PNL, l’analyse transactionnelle,
l’approche ericksonienne, etc. C’est un point controversé. Comme nous
l’avons dit précédemment, le coach doit recourir à des outils permettant au
coaché de déceler en lui-même les indices de son potentiel – et ces outils
doivent être absolument neutres, pour écarter tout risque d’erreur ou de
manipulation du coaché par le coach. C’est l’intérêt de ces méthodes et
techniques : elles reposent toutes sur un modèle prédéfini, avec des points
d’étape à valider, des procédures à suivre, des outils standards à utiliser, et
laissent donc très peu de place à la subjectivité du coach.
Mais cet intérêt est également susceptible de devenir un inconvénient, car le
coaching implique un accompagnement et un traitement sur mesure de la
personne coachée. Quand commence le coaching, on ne sait pas quelle
tournure il va prendre, quel(s) chemin(s) il va emprunter, quel(s) trésor(s) il
va révéler. Un couturier pourrait-il dire à l’avance à quoi ressemblera la
veste d’un client qu’il ne connaît pas ? Non, il doit attendre de l’avoir
rencontré, de l’avoir jaugé, d’avoir mesuré son tour de taille, l’envergure
de ses épaules, l’ampleur de son thorax, d’avoir discuté avec lui de son
mode de vie (qui commandera par exemple le degré de solidité du tissu),
d’avoir essayé sur lui différentes étoffes, différentes couleurs, différentes
coupes, etc. Les techniques et méthodes d’analyse de la personnalité offrent
au coach des outils fort intéressants ; en les panachant, il n’est pas inutile
d’y recourir. Mais s’y plier de manière systématique, comme un robot,
risque d’empêcher l’empathie nécessaire à un accompagnement fécond.
26

En résumé, le coaching peut se représenter et se résumer sous la forme du
schéma suivant avec ses trois éléments fondamentaux :

Les spécificités du coaching scolaire
Nous savons donc désormais ce qu’est le coaching. Qu’en est-il du
coaching scolaire ? Si l’on y retrouve les trois composantes que l’on vient
de présenter, elles sont déclinées de manière spécifique.
C’est d’abord par la personnalité, les aptitudes et les compétences du
coach que le coaching scolaire se distingue du coaching en général.

Milieu scolaire
Qui dit scolaire dit, bien sûr, école : le coaching scolaire se réfère à
l’école. Difficile, autrement dit, d’imaginer un coaching scolaire qui ne soit
pas assuré par une personne suffisamment familière du système scolaire, de
son organisation, de son fonctionnement, de ses usages, de son personnel, de
ses richesses, de ses problèmes conjoncturels et structurels. Dangereux, par
ailleurs, de recourir à un coach qui ne maîtrise pas les grandes
problématiques propres à la pédagogie scolaire, c’est-à-dire la ou les
manière(s) dont les élèves perçoivent, assimilent et mobilisent les savoirs
et les savoir-faire qui leur sont transmis, compte tenu des circonstances
variées dans lesquelles ils se trouvent (âge, lieu, situation familiale,
caractéristiques de leur établissement scolaire…). Sans aller jusqu’à
recommander que le coach scolaire soit ou ait été professeur, il est vital
qu’il s’intéresse à la vie de cette catégorie d’individus qu’on appelle les
élèves, qu’ils soient collégiens ou lycéens. Sans forcément y vivre, il doit
en effet connaître leur biotope, leur milieu vital, faute de quoi il ne sera pas
sur la même longueur d’onde que son coaché. Nous y reviendrons un peu
plus loin.
27

Ces qualités du coach scolaire sont d’autant plus décisives que le coaché
n’est pas n’importe quel coaché – et c’est la deuxième spécificité du
coaching scolaire.

L’adolescence
Dans le coaching scolaire, le coaché est un enfant ou un adolescent – et la
plupart du temps un enfant sur la voie de l’adolescence ou un adolescent sur
la voie de l’âge adulte. Autrement dit, le coaching scolaire s’applique à une
personne en situation d’évolution accélérée, avec tout ce que cela implique
de positif et de négatif, tant en termes de capacité à se transformer
rapidement et dans l’enthousiasme, qu’en termes de vulnérabilité et
d’instabilité. Chez l’enfant et l’adolescent, la « conduite du changement »,
pour reprendre le vocabulaire bien connu des psychologues, des consultants
et des gestionnaires de projet, est un défi passionnant mais souvent
déroutant.

De bonnes notes et appréciations
Troisième élément de la relation de coaching, le résultat, lequel est simple,
clair et net : obtenir de bonnes notes et de bonnes appréciations, les deux
marqueurs de l’efficacité d’un élève.
Il peut donc exister une tension entre l’instabilité de l’acteur et la clarté de
l’objectif : c’est là que réside l’aspect paradoxal – et stimulant – du
coaching scolaire. Quoi qu’il en soit, la perspective est claire, la route
identifiée : le coaching scolaire n’a d’intérêt que s’il constitue un levier de
« productivité » scolaire. Les ressorts et le carburant de ce levier, c’est
précisément l’objet de ce livre.

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Témoignage d’Hervé, père d’un lycéen à Lyon
Je suis cadre dans une multinationale. Il y a quelques années,
alors qu’on envisageait de me confier des responsabilités
importantes, j’ai bénéficié d’un coaching individualisé
répondant à une problématique bien précise : comment exécuter de
manière plus méthodique, et donc plus rapide, toutes les tâches récurrentes
de mon poste, et ce pour pouvoir dégager du temps pour la réflexion
stratégique ? Bref, comment être plus efficace à court terme, pour être plus
créatif à long terme ? Ça a très bien marché. Et lorsque mon fils est entré
en seconde, ses profs m’ont dit qu’il avait beaucoup de mal à aller à
l’essentiel dans son travail personnel, ce qui lui faisait perdre beaucoup de
temps et l’empêchait de progresser comme il aurait dû. C’est alors que j’ai
repensé à ma propre expérience : mutatis mutandis, la problématique de
mon fils lycéen ressemblait à la mienne quelques années auparavant. Je
suis allé sur Google, j’ai tapé le mot « coaching » auquel j’ai ajouté le mot
« scolaire »… La suite ? Il faut la demander à mon fils qui vient d’entrer
en prépa HEC !

Le bel avenir du coaching scolaire
Avant d’entrer dans le vif du sujet, jetons un œil alentour : coacher un élève,
enfant ou adolescent, c’est d’abord coacher un « animal social » –
l’expression est d’un autre philosophe grec, Aristote, pour définir l’être
humain. Autrement dit, coacher, c’est accompagner une (jeune) personne qui
évolue dans une société particulière, à un endroit et une époque donnés, et
qui se trouve partiellement déterminée par cet endroit et cette époque.
Coacher un garçon ou une fille, en ce début de XXIe siècle, dans un pays
occidental aux prises avec la mondialisation et sujet à des bouleversements
mentaux inédits, ne peut se faire in vitro, dans une bulle, à l’abri. Et ce
d’autant moins que les données actuelles – et la part de plus en plus
importante prise par l’économie de la connaissance, mais aussi la fragilité
croissante des systèmes éducatifs et des familles – concourent à modifier
durablement le statut du coaching scolaire : d’activité marginale, il est en
train de devenir un recours inéluctable pour les parents, voire les
professeurs. Son domaine d’influence s’étend, ses outils sortent de l’ombre,
son crédit se renforce – et dans le même temps, les exigences de ceux qui
acceptent de s’y livrer, parents comme élèves, grandissent. Au final, le
coaching permet de résoudre l’équation de l’efficacité scolaire imposée en
29

masse, à une époque où chacun se veut maître des critères et de l’évaluation
de sa propre efficacité.

Ce que le coaching scolaire n’est pas…
Une psychothérapie
Dans la liste officielle des métiers de l’Éducation nationale, à la rubrique
« Éducation, enseignement, orientation », on trouve les activités suivantes :
professeur des écoles, professeur certifié, professeur agrégé, professeur de
lycée professionnel, professeur d’éducation physique et sportive, maîtres
contractuels des établissements privés sous contrat, conseiller principal
d’éducation et, le plus intéressant pour nous ici, conseiller d’orientationpsychologue. Bref, un psy (et encore, relégué derrière un tiret…), mais pas
de coach scolaire.
Une situation regrettable à deux titres : d’une part, l’absence du coach
scolaire prive les élèves et étudiants d’un auxiliaire précieux pour leur
scolarité ; d’autre part, le mélange conseiller d’orientation/psychologue
risque d’entretenir la confusion entre coaching scolaire et psychothérapie
pour enfants et adolescents. Or, s’il existe des passerelles entre les deux
activités, si l’on peut considérer qu’elles sont étroitement complémentaires,
elles n’en sont pas moins différentes, dans leurs fins et dans leurs moyens.
Avoir les idées claires sur ce point permet d’éviter l’ambiguïté et, le cas
échéant, la manipulation par des prestataires peu scrupuleux.
Certes, coaching scolaire et psychothérapie présentent une similitude
majeure : ils visent tous les deux à comprendre les causes, les
manifestations et les conséquences des difficultés (plus ou moins
handicapantes) vécues par l’élève coaché, pour le coaching scolaire, ou la
personne en thérapie, pour la psychothérapie – et ce, bien sûr, pour tenter de
réduire voire de supprimer ces difficultés. En d’autres termes, les deux
30

« pratiques » sont bel et bien finalisées : un résultat est attendu dans les
deux cas. Et cet objectif n’est pas atteignable sans la mise en œuvre de
moyens, eux-mêmes articulés entre eux selon une stratégie, une procédure,
une progression.
Cependant, les différences sont plus nombreuses et plus décisives que les
similitudes. D’abord, les problèmes que prétendent résoudre l’un et l’autre
ne sont pas du même ordre. Les difficultés auxquelles répond le coaching
scolaire sont d’ordre pédagogique, éducatif et méthodologique ; celles
auxquelles répond la psychothérapie sont d’ordre psychologique. Les
premières relèvent du faire et de l’agir ; les secondes relèvent de l’exister.
Sigmund Freud, à qui l’on doit une psychothérapie très répandue, la
psychanalyse, diagnostiquait la mauvaise santé mentale lorsqu’on se
révélait incapable d’aimer et de travailler. Un coach scolaire digne de ce
nom ne pourra jamais prétendre aider un élève à mieux aimer ses parents,
ses camarades, ses professeurs, sa/son petit(e) ami(e) ; il se contentera de
lui indiquer des moyens pour atteindre ses objectifs, autrement dit pour
améliorer la productivité et la qualité de son travail scolaire. Qu’il puisse y
avoir, pour l’élève en question, des bénéfices collatéraux sur le terrain de la
santé psychologique, ou que le coach s’accorde la liberté d’utiliser ou de
suggérer l’utilisation d’outils qui relèvent de la psychologie pour atteindre
des objectifs qui, eux, demeurent méthodologiques – tout cela ne change
rien à la différence de perspective, que le coach (et les parents !) doit
toujours garder en tête.
Autre type de différence : le rapport au temps (passé, présent, avenir) de
l’un et l’autre. Le coaching scolaire, qui repose sur une analyse des faits et
de leurs conséquences, est censé conduire l’élève à s’approprier son avenir,
ici et maintenant. La psychothérapie, qui nécessite d’identifier les facteurs
d’un phénomène, consiste essentiellement à se réconcilier avec son passé
(les causes).
Bref, le coaching, c’est organiser son bonheur (ici le « bonheur scolaire »),
tandis que la psychothérapie, c’est comprendre sa souffrance. Le coaching,
c’est combler les failles et conforter les forces ; la psychothérapie, c’est
soigner ses blessures et comprendre/calmer sa douleur. Le coaching, c’est
faire avec ; la psychothérapie, c’est vivre avec. Chacun doit respecter le
« territoire » de l’autre : la psychothérapie, c’est bonifier et viabiliser le
terrain ; le coaching, c’est bâtir. Le coaching, c’est programmer ; la
psychothérapie, c’est laisser surgir.

31

« L’homme “sain” n’est pas tant celui qui a éliminé de lui-même les
contradictions ; c’est celui qui les utilise et les entraîne dans son
travail. »
Maurice Merleau-Ponty

32

Où les séances de coaching scolaire ontelles/ doivent-elles avoir lieu ?
Deux possibilités principales sont envisageables : à domicile
ou en cabinet. Les avantages de l’un sont grosso modo les inconvénients
de l’autre ; nous partirons donc de l’option « à domicile ».

Avantages

Inconvénients

Organisation plus souple pour les
parents, qui ne sont pas obligés
d’emmener leurs enfants au
cabinet du coach.
Organisation plus souple pour les
élèves, qui ne perdent pas de
temps
dans
les
transports
(individuels ou collectifs).
Permet au coach de connaître
l’environnement
dans
lequel
évolue son élève, et notamment le
cadre dans lequel il travaille quand
il rentre de l’école – il peut ainsi
suggérer
des
modifications
bénéfiques.

Ne facilite pas toujours la
« dédramatisation de l’école » (cf.
chapitre 2), dans la mesure où,
contrairement au cabinet, le
domicile n’est pas un lieu neutre,
mais au contraire un lieu de
mémoire des traumas, des
mauvaises
habitudes,
des
difficultés familiales, des relations
parfois compliquées avec les
parents… Pour prendre un
nouveau départ, il est souvent
indispensable de changer de cadre,
pour
que
les
nouveaux
automatismes
cognitifs
et
méthodologiques ne soient pas
associés à l’ancien cadre, et donc
émotionnellement « chargés ».
Occasionne parfois des frais
supplémentaires
(surfacturation
liée au déplacement).

On peut aussi faire « sauter » l’alternative, et ce de plusieurs manières :
– en alternant domicile et cabinet, selon les besoins et le calendrier de
progression de l’élève ;
– en organisant des séances de coaching « hors les murs », dans différents
cadres utiles à la progression de l’élève ou articulables avec un objectif
méthodologique ou cognitif particulier (conférences, salons, rencontres
avec les professionnels d’un secteur économique précis, visites de musées
ou de sites remarquables, séminaires de révision…) ;
– en choisissant des lieux qui soient à la fois neutres et pratiques, comme
une salle de café calme ou un salon d’hôtel.

33

Du soutien scolaire ou de l’aide aux devoirs
S’il y a bien une chose que les coachs scolaires n’aiment vraiment pas,
c’est qu’on les confonde avec des professeurs particuliers ou des
prestataires spécialisés dans l’aide aux devoirs. Surtout quand la confusion
vient des parents d’élèves coachés, car cela signifie qu’ils n’ont pas
compris la spécificité du coaching scolaire et ne se demandent pas pourquoi
ce dernier coûte nettement plus cher qu’une simple « aide aux devoirs » !
Prenons les trois temps du travail scolaire, analysés plus loin : comprendre,
apprendre, utiliser/restituer. Pour chacune de ces étapes, les fonctions du
coach et celles du professeur particulier sont très différentes.

Comprendre
Le coach, à la différence du professeur particulier, n’intervient pas en tant
qu’expert d’une discipline. Certes, pour entraîner son élève à la pratique de
telle ou telle méthode, pour remédier à tel point faible de ce dernier dans sa
manière d’appréhender un savoir, il s’appuie sur des exemples concrets –
un sujet de dissertation de sciences économiques ou de philosophie, par
exemple, mais aussi un exercice de sciences de la vie et de la Terre, voire
un enchaînement de gymnastique au sol. Mais si l’élève ne comprend pas ce
qu’est une fonction polynôme du second degré, ce qui la distingue d’un autre
type de fonction, comment on l’étudie, pourquoi on passe par l’outil du
discriminant pour en observer les variations, le rôle du coach n’est pas de
lui expliquer. À quoi sert-il, alors ? Un proverbe chinois permet de
répondre à cette question : « Si tu veux nourrir un homme pendant une
journée, donne-lui un poisson ; si tu veux le nourrir pendant toute sa vie,
apprends-lui à pêcher. » De même, le coach n’est pas là pour expliquer à
son élève, à chaque nouveau chapitre de toutes les matières qu’il étudie, les
points qu’il ne comprend pas ; il est là pour lui apprendre à mobiliser son
intelligence de manière logique et efficace, ce qui lui permettra peut-être de
comprendre par lui-même, ou à trouver le courage, le temps, l’énergie pour
aller voir son professeur (ou un de ses camarades) et lui demander des
explications sur le point qu’il n’a pas compris.

Des questions pour cibler le propos
Chaque individu a ses petits maux récurrents et
empoisonnants qu’il surveille ou que d’autres surveillent pour lui : sinusite,

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allergie, eczéma, douleur au genou, acné rémanente, etc. Ainsi vous arrivet-il sans doute de vous soucier du mal de gorge que votre ado traîne depuis
des semaines :
– Comment va ta gorge ?
– Bof, ça peut aller…
Et si le mal empire, vous l’incitez, ou le forcez, à aller chez le médecin.
De même, vous devez être attentif aux disciplines où votre enfant est à la
peine – et mieux encore, identifier les points du programme ou les
chapitres qui lui posent problème : la photosynthèse, les figures de style,
l’optique, la crise de Cuba, les dérivés, les verbes irréguliers en allemand,
etc. Comment faire ? Régulièrement (par exemple toutes les semaines au
collège, tous les quinze jours au lycée), vous faites pour chaque matière
une revue de chapitre, en partant du sommaire de son manuel :
– Alors… Vous venez de terminer le chapitre sur les probabilités, c’est bien
ça ?
– Oui.
– Bon, tu es OK sur les définitions ?
– Ça va…
– Sur la détermination d’un univers ?
– Oui, oui…
– Sur les propriétés ?
– Oui !
– Sur l’équiprobabilité ?
– Euh… bof…
– Bon, eh bien tu dois aller voir ton prof de maths pour qu’il te réexplique.
Et là, vous ne lâchez pas. Vous avez identifié une faille : votre enfant doit
la combler en allant voir son professeur, de même que vous l’enverriez
voir le médecin s’il avait trop mal à la gorge. Peut-être n’ira-t-il pas à la
première injonction : vous y revenez sans relâche, comme pour le mal de
gorge.
Souvent les parents tiennent un discours trop général sur leurs exigences
dans le domaine scolaire. Avec cette petite astuce, le propos est au
contraire bien ciblé. Les revues de chapitre régulières sont souvent
beaucoup plus utiles que la vérification aléatoire des devoirs quotidiens, sur
lesquels votre enfant peut vous « balader »…

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Apprendre
Dans ce domaine, le coach est encore plus inutile… et indispensable !
Paradoxe ? Certes. Le coach est inutile du point de vue de l’utilité
immédiate, de la résolution à court terme de telle difficulté à mémoriser par
exemple une poésie, un cours d’histoire ou des formules de mécanique. En
bref, il n’est pas un répétiteur qui fait réciter les leçons. Mais il est
indispensable car c’est précisément là que sa spécificité est la plus
décisive : apprendre, en particulier quand c’est du par cœur, requiert avant
tout, et principalement, un effort de volonté, et donc une motivation, pour la
mise et le maintien au travail. La motivation, nous le verrons, est le terrain
d’expertise du coach.

Utiliser/Restituer
Contrairement à un professeur particulier qui aide l’élève à « faire ses
devoirs », c’est-à-dire lui sert d’auxiliaire pour remplir une obligation de
court terme, le coach aide son élève à se placer dans une stratégie
d’amélioration de ses résultats scolaires, c’est-à-dire une perspective de
long terme. En somme, l’apport du coach n’est pas conjoncturel mais
structurel.

Cyril, 32 ans, est coach à Marcq-en-Barœul
L’un des points les plus difficiles à faire comprendre aux
parents qui envisagent de faire coacher leur enfant est la différence entre
coach et prof particulier. Dans le fond, ils ne sont pas si différents que ça
de leurs enfants, en particulier dans leurs rapports aux études et à la
scolarité : ils veulent souvent tout, tout de suite ! Or, le coach entraîne son
élève non à parer au plus pressé, mais à être de plus en plus performant.
Le prof particulier agit bien souvent dans l’urgence tandis que le coach se
donne du temps – car fixer des objectifs clairs et se donner les moyens de
les atteindre, ça prend du temps.

Les cinq qualités du coach scolaire
C’est parce que nous avons tous été élèves qu’il nous est facile de
comprendre pourquoi nous ne pouvons pas tous être coachs… En effet, un
coach doit présenter certaines qualités bien spécifiques pour pouvoir
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s’adapter à l’infinie diversité des profils scolaires. Bref, on ne s’improvise
pas coach scolaire. Le coach est une personne vouée à entrer en relation
avec une autre personne, son élève, et ce sur un temps relativement long et
pour des enjeux importants. Avant les compétences, c’est donc à partir de
certaines qualités humaines qu’il se définit.

L’exigence
Être exigeant avec son élève est pour le coach un principe fondamental –
nous y reviendrons. Mais le coach doit d’abord être exigeant vis-à-vis de
lui-même. Comment peut-on mesurer le degré d’exigence d’un coach vis-àvis de lui-même, pour ne pas s’en tenir à des promesses qui n’engagent que
ceux qui les entendent ? Deux critères sont fondamentaux :
La formation : un coach se forme en permanence, pour découvrir de nouveaux
outils méthodologiques, de nouvelles méthodes de motivation et d’organisation,
pour pouvoir faire face aux nouveaux comportements qui correspondent, chez ses
élèves, aux nouvelles réalités socioculturelles, pour partager les expériences et les
best practices avec d’autres coachs, pour se confronter aux cas-limites et être ainsi
préparé au mieux, etc.
La rigueur dans la « relation-client ». L’utilisation de cette expression issue du
monde des affaires dans le cadre d’une activité éducative peut choquer. Et
pourtant, c’est en considérant son élève comme la base d’une relation-client (avec
les parents, en l’occurrence) que le coach parviendra à mobiliser au maximum ses
compétences pour être le plus performant possible. Redisons-le : les parents du
coaché sont des clients, qui achètent une prestation dont le prix, comme nous le
verrons, n’est pas négligeable. Par ailleurs, le souci du détail qu’un prestataire de
haut niveau – ce qui est le cas du coach – doit toujours garder en tête dans sa
relation avec son client s’applique partout, de l’efficacité pédagogique à la tenue
vestimentaire : un coach scolaire ne peut recevoir ou se rendre chez un client en Tshirt/baskets.

Le coach est également porteur d’exigences vis-à-vis de son élève. Parmi
ces exigences figure en premier lieu l’impératif que l’élève soit à l’écoute
des recommandations et consignes de son coach. Sans cet engagement
fondamental, aucune progression n’est possible. C’est aussi pourquoi il est
inenvisageable qu’un jeune homme ou une jeune fille soit contraint(e) au
37

coaching : il/elle doit au contraire être « en demande », même s’il est
souvent utile de l’aider à formuler ses besoins, et même de passer outre les
manifestations maladroites de mauvaise volonté, en examinant concrètement
sa motivation réelle : un adolescent « boude » facilement devant ses
parents, mais, si le coach est bon, se montre souvent plus constructif avec ce
dernier.
Une autre façon de se montrer exigeant vis-à-vis d’un élève, notamment
lorsqu’il est question de son orientation et/ou de la stratégie de progression
destinée à améliorer son dossier scolaire et lui permettre ainsi d’accéder à
la formation supérieure de son choix, est de lui refuser toute perspective de
« plan B » : en effet, les alternatives de seconde main sont souvent des
options par dépit et annoncent des études supérieures médiocres. Des plans
A’, oui ; des plans B, non.

La détermination
Un bon coach doit faire sienne la fameuse phrase de Jean Monnet : « Je ne
suis ni optimiste ni pessimiste ; je suis déterminé. » Le coaching n’est en
rien une méthode Coué appliquée à l’école ; le coaching ne consiste pas à
disserter sans fin, de manière intuitive, sur les chances et les risques d’un
élève. Le coaching consiste à aider l’élève à se fixer des objectifs et à
prendre les moyens adéquats pour atteindre lesdits objectifs. Par
conséquent, le coach ne tire aucun plan sur la comète : il met en place, avec
l’élève, des procédures adaptées que ce dernier devra suivre pour
progresser dans ses compétences et ses apprentissages. Il a un but et n’en
déroge pas.
Car qui dit procédure dit chemin à suivre ; qui dit chemin à suivre dit
persévérance et détermination. Le bon coach est un coach qui réfléchit sur
son action, qui s’efforce même de théoriser son action pour pouvoir en
modéliser les aspects productifs et en corriger les failles. Il prend le temps
de semer pour pouvoir mieux récolter ; il prend le temps d’« accoucher »
son élève, de lui « donner » la méthode de travail dont il est porteur, qui
correspond à sa forme d’intelligence et à son caractère. Déterminé, le
coach privilégie toujours, face au travail et au comportement du coaché,
l’analyse rationnelle plutôt que la réaction émotionnelle.

La bienveillance
Le coaching est une prestation pédagogique fondée sur la personnalisation.
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Comme nous le verrons, les séances de coaching scolaire représentent un
investissement financier non négligeable. Si les parents consentent à payer
le prix élevé des séances, c’est notamment en raison de leur dimension
individuelle et personnalisée. Mais cette personnalisation ne se limite pas
au fait de travailler avec le coaché en tête à tête et de lui consacrer toute
son énergie, ses compétences et la durée de la séance ; la personnalisation
pédagogique qui caractérise le coaching implique une constante empathie à
l’égard de l’élève, qui doit être envisagé comme un tout et non seulement
comme un cerveau. Cette empathie est l’expression d’une bienveillance qui
s’applique à la personne même de l’élève, bien sûr, mais aussi à son
ambition personnelle, sans jugement sur les motifs de cette ambition. Pour
le coach scolaire, l’ambition est une vertu, une noble disposition d’esprit,
une potentialité à encourager. En fin de compte, puisque le travail du coach
n’est pas celui d’un thérapeute, d’un maître spirituel ou d’un mentor, il ne
vise pas tant à faire de l’élève coaché un « honnête homme » ou un « citoyen
exemplaire » qu’un élève volontaire soucieux d’efficacité.
Comme nous l’avons déjà dit, la perspective du coaching scolaire n’est pas
celle de la gratuité intellectuelle ou culturelle. La bienveillance du coach
est une bienveillance finalisée : il a pour mission d’encourager, de motiver
et d’évaluer son élève, pour que ce dernier prenne les décisions et pose les
actes adéquats qui lui permettront d’obtenir les résultats désirés. Il le
soutient, sur une base régulière, pour soulager ses doutes, souligner ses
succès, rectifier le tir. Cela implique donc qu’il puisse, le cas échéant,
mesurer l’impact du « hors-scolaire » sur le « scolaire » et endiguer
l’invasion du premier sur le second. C’est un point crucial pour le coaching
des adolescents, qui se trouvent en pleine puberté, à l’âge où l’être humain
découvre, parfois de manière brutale et dans le désarroi, de nouvelles
émotions, liées aux grandes questions de la vie (la mort, la sexualité,
l’amour, la complexité des liens familiaux, la peur de l’avenir, la griserie
de l’autonomie, la manipulation, etc.).

39

« Comment mon coach m’a aidé à “gérer” ma
petite copine… » Karl, élève en terminale ES
à Reims
Quand ma mère m’a proposé, en seconde, d’être accompagné par un
coach, j’ai été assez dubitatif… De manière générale, je ne voulais pas
entendre parler de l’école une fois que j’en avais franchi le portail ! Je
faisais toujours le minimum pour passer d’une année à l’autre, mais dans
mon esprit ça comptait beaucoup moins que la musique et mes potes. Et
quand j’ai commencé à sortir avec ma copine, que je venais de rencontrer
au lycée et dont j’étais fou amoureux, ça ne s’est pas arrangé. Je
commençais à dévisser… Quand j’ai vu mon coach la première fois, le
courant est tout de suite très bien passé. Il m’a prévenu sans détour : « Je
ne suis pas chargé de ta vie privée. Mais tout ce qui, dans ta vie privée, a
un impact sur ta scolarité, je m’en mêlerai. Et crois-moi, je mettrai les
pieds dans le plat chaque fois que ce sera nécessaire ! » C’était cash, mais
j’aime bien cette manière de fonctionner. Et de fait, il a tout de suite été
confronté au « problème » (qui n’en est pas un pour moi !) de ma petite
copine. Elle m’occupait le cerveau jour et nuit, au point que certains jours
j’étais incapable de travailler. Il m’a donc aidé non pas à la « supprimer »
de ma tête, mais à canaliser sa présence réelle… et virtuelle – et
notamment nos échanges par SMS et sur les réseaux sociaux. Ça n’a pas
été facile mais il a joué le rôle de « force de rappel » : à chaque fois que ça
dérivait et que ma copine empiétait sur mes obligations scolaires, il me
rappelait mes objectifs et m’aidait à rationaliser la situation, pour
m’empêcher d’agir de manière passionnelle. Et en réussissant à me faire
mûrir sur ce point, il est également parvenu à me faire progresser sur des
questions plus banales, comme les méthodes de travail, la gestion de mon
emploi du temps ou l’impératif d’efficacité dans mes révisions. Bref, grâce
à mon coach, j’ai réussi à réconcilier ma petite amie avec mes parents !

Le pragmatisme
Le coach doit être pragmatique pour rester libre : en restant ancré dans le
réel, il sera lucide ; en restant lucide, il se tiendra à l’écart de tout fauxsemblant, de toute démagogie, de toute méthode Coué ; en restant dans la
vérité, il sera libre. Libre de son engagement, d’abord. Après l’entretien
préalable, le coach doit pouvoir dire non : « Non, pour telles et telles
raisons, je ne suis pas en mesure de coacher tel élève. » Sans cette liberté,
le coach risque d’être dans une relation contrainte peu propice à
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l’efficacité. En effet, n’importe quel coach ne peut pas coacher n’importe
quel élève. De même, d’ailleurs, le coach doit offrir à son élève, lequel (ou
sa famille) est un client, la possibilité de mettre fin au coaching après deux
ou trois séances.
Être pragmatique, cela signifie aussi « mettre les mains dans le cambouis ».
Non seulement en appliquant, avec l’élève, sous forme d’exercices, de
mises en situation ou de jeux de rôles, les conseils qu’il lui prodigue, mais
aussi en examinant les aspects les plus matériels de sa scolarité : comment
les cahiers/classeurs sont-ils tenus ? Quelle est l’évolution des notes ? Les
travaux à la maison sont-ils rendus à temps ? La chambre est-elle
suffisamment en ordre pour travailler de manière efficace ? Le sommeil estil de qualité ? Faut-il changer de voisin de classe pour être plus attentif en
cours ? L’élève et ses parents ont-ils un dialogue constructif sur sa
scolarité ?... Être pragmatique s’impose enfin dans la réflexion sur
l’orientation : un élève de première dont le niveau global en histoire,
sciences économiques et sociales, français, langues, etc., se situe autour de
12/20 n’aura pas intérêt à déporter toute son énergie sur la préparation du
concours de Sciences Po Paris, où n’entrent quasiment que des élèves à
plus de 15/20 de moyenne générale ; il sera préférable qu’il se concentre
plutôt sur l’amélioration au long cours de son dossier scolaire, et sur la
préparation des épreuves anticipées du bac, notamment celles de français
qui sont toujours examinées avec précision par les recruteurs des
formations post-bac. Ici le pragmatisme joue en faveur d’une gestion lucide
des priorités.

« Les vraies études sont celles qui apprennent les choses utiles à la
vie humaine. »
Jacques-Bénigne Bossuet

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« Mes séances de coaching, de vraies
répétitions de théâtre ! » Guillaume, en
première année de droit à Paris
Ayant suivi une scolarité erratique, notamment à cause d’une maladie qui
nécessitait de fréquentes hospitalisations, je n’étais jamais vraiment rassuré
au moment des contrôles. J’avais confiance dans mes capacités
intellectuelles, mais je perdais mes moyens devant ma copie. Au lycée, les
choses ont empiré au point que je perdais même mes moyens à la maison,
au moment de me mettre au travail. J’avais l’impression que je ne
parviendrais jamais à suivre les étapes d’un raisonnement pour apprendre
une leçon, ou faire un exercice dans le bon ordre. Je me sentais perdu. Mes
parents m’ont alors proposé d’être accompagné par un coach. Je n’avais
rien à perdre, j’ai donc accepté. Je ne dirais pas que tout a changé du jour
au lendemain, mais mon coach m’a peu à peu redonné confiance en moi.
Toujours en s’appuyant sur mes leçons, mes manuels, mes révisions, il me
faisait faire des exercices de mise en situation. Et quand je répondais à une
question, il me demandait toujours : « Tu es sûr ? », pour me déstabiliser
et m’apprendre à avoir confiance dans mes réponses, dans ma manière de
faire. En parallèle, il me montrait comment être sûr de comprendre ce
qu’on apprend et d’apprendre avec précision. On est ainsi passés de la
devinette à la connaissance imprécise, de la connaissance imprécise à la
connaissance précise, de la connaissance précise à la connaissance certaine,
et de la connaissance certaine à la connaissance argumentée. Il me
demandait de défendre mes réponses comme au tribunal – c’est d’ailleurs
comme ça que j’ai découvert ma vocation pour le droit et le métier
d’avocat ! Pour les examens, il me faisait tout répéter, du début à la fin, du
moment où j’entre dans la salle d’examen au moment où j’en sors, en
passant par la manière de disposer ses feuilles de brouillon sur la table et de
tracer les marges sur sa copie ! Au début, j’ai trouvé ça étrange et
amusant. Mais peu à peu, j’ai compris que ces exercices visaient à me
familiariser avec les différentes étapes d’une évaluation, pour aller le plus
vite possible et être tout de suite opérationnel. Et quand je n’y parvenais
pas, il prenait ma place : il se déguisait pour me ressembler et faisait tout ce
que j’aurais dû faire. Nos séances ressemblaient à des répétitions de
théâtre, mais grâce à mon coach ma scolarité a pris une tout autre
tournure.

La rationalité
L’exigence de rationalité est au cœur de l’expertise du coach, car ce dernier
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doit fonctionner systématiquement sur le mode de l’objectif, comme nous
l’avons dit au point de départ. La rationalité doit notamment l’empêcher de
placer la relation de coaching sur le terrain de l’affectif, un risque
permanent lorsqu’on travaille avec des adolescents. De même, le coach doit
apprendre à son élève, au besoin par son propre comportement, à aborder
les difficultés rencontrées par le truchement de la raison, et non par le canal
des émotions. C’est ainsi, en effet, qu’on trouve des solutions aux
problèmes les plus épineux. Bref, le coach n’est pas un magicien.

Le coach doit-il être prof ?
En théorie, il n’y a aucune nécessité en la matière.
Cependant, l’intérêt d’avoir un coach qui enseigne par ailleurs, a
fortiori au même degré que son élève, est évident : il connaît ainsi
les modes d’enseignement et d’évaluation qui ont cours dans le
système scolaire, ainsi que les différentes voies d’orientation
accessibles à son élève, de sorte que son coaching sera ajusté au
plus près. Son expérience le met de plain-pied avec l’univers dans
lequel l’élève évolue, qui est aussi son terrain de compétition, ce
qui renforce l’empathie. Il existe cependant un inconvénient : la
plupart des professeurs, formés dans une atmosphère de dévotion au
« savoir-pour-le-savoir », à la gratuité de l’enseignement, n’ont pas
forcément la culture du résultat et de l’efficacité indispensable à un
bon coach. Par ailleurs, toujours dans l’optique d’une « mise en
finalité » du travail scolaire de son élève, il est préférable que le
coach soit également familier du secteur de l’entreprise privée, ce
qui lui permettra de sensibiliser son élève à la nécessité d’un
parcours scolaire d’excellence, prélude décisif d’une vie
professionnelle réussie.

Une éthique féconde : la déontologie au service
de l’efficacité
Comme nous l’avons déjà expliqué, un bon coach ne peut rester neutre face
à son élève : il doit en effet inciter ce dernier à adopter, face au travail
scolaire mais aussi face à la vie en général, un comportement correspondant
à certaines valeurs et certaines vertus – c’est-à-dire à une certaine idée de
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l’homme.
Cela dit, le coach n’est pas pour autant la seule source des règles qui
encadrent son travail ; au contraire, au-dessus de sa propre vision du
monde, il y a une déontologie qui vaut pour lui comme pour tous les autres.
Cette déontologie inclut notamment le refus de la relation asymétrique : le
coach n’est pas celui qui commande et l’élève celui qui obéit. L’art –
difficile – du coach est au contraire d’apprendre à l’élève à se commander
lui-même, à se rendre maître de lui-même. En ce sens, le coach, qui n’est
pas un mentor ni un modèle, ne se pose pas en référence et ne doit pas
attendre de son élève qu’il l’imite.
Cela le dispense-t-il de toute exemplarité ? Question délicate… Le mieux
est encore de parler de cohérence : la meilleure manière de prouver que ses
conseils de travail et de vie sont efficaces est d’en rendre les fruits visibles
chez soi. Le coach ne peut se permettre d’être un cordonnier mal chaussé…
À cet égard, le grand avantage du coaching scolaire, par rapport à d’autres
types de coaching ou d’accompagnement, est que le respect de la
déontologie se mesure aussi à l’aune des résultats tangibles. Même si le
coach n’est assujetti qu’à une obligation de moyens, et non une obligation de
résultats, il doit rendre des comptes aux parents (ou responsables légaux)
des élèves qui lui sont confiés : à l’issue de chaque séance est envoyé un
débriefing écrit, aussi complet que possible, notifiant l’état d’esprit du
coaché (voire les signes de bonne ou mauvaise santé apparente), les points
abordés en séance, le travail éventuellement donné pour la séance suivante
et les points d’attention ou de progression à suivre dans la semaine ou le
mois qui vient.
La déontologie du « métier » impose par ailleurs au coach de ne pas
accepter une mission de coaching scolaire à la demande des parents d’un
élève qui ne partagerait pas, par exemple, la vision de ces derniers sur son
orientation. En effet, pour rester libre, et par conséquent exercer son métier
dans les meilleures conditions d’efficacité, le coach ne peut se trouver en
porte-à-faux entre les parents et l’élève.

Une prestation inestimable… qui a un coût !
Dans un pays comme la France où le nom « école » semble
indissolublement lié à l’adjectif « gratuit », la seule idée que l’éducation ait
un coût semble incongrue… Un sentiment qui appelle deux remarques :
premièrement, la gratuité de l’école de masse a été possible à une époque,
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les Trente Glorieuses, où la prospérité collective était telle que l’État
pouvait assumer seul, avec un système de redistribution adapté, le coût
exorbitant de l’éducation – une situation et un système, l’État-Providence,
qui pourraient bien avoir été une parenthèse dans l’histoire de la France et
des sociétés occidentales ; deuxièmement, le coût de l’éducation est, par
excellence, une dépense d’investissement. On peut même aller jusqu’à
prétendre que chaque euro dépensé pour l’éducation d’un enfant, que ce
dernier devienne prix Nobel de physique ou ne décroche jamais son brevet
des collèges, est un euro gagnant. A fortiori lorsque cet euro est investi dans
une activité dont la fonction est d’aider l’élève à exploiter au maximum les
savoirs et savoir-faire qu’on lui inculque.
Cela étant précisé, il faut dire que le coaching scolaire représente un budget
significatif : s’il est pratiqué conformément aux conditions précisées dans
ce livre, le temps et les compétences qu’il requiert, ce qu’on appellerait
dans le langage de l’entreprise ses « facteurs de production », sont le
propre de professionnels à haut niveau de qualification et d’expérience – et
donc de rémunération. Comme le disait Benjamin Franklin, « rien ne coûte
plus que l’éducation – sinon l’ignorance ».

« Avec du travail et de la patience, une souris coupe un câble. »
Benjamin Franklin

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Combien faut-il rémunérer un coach scolaire ?
Les chiffres varient et, pour tout dire, circulent peu, mais
on estime qu’en France une heure de coaching scolaire
coûte de 70 à 200 €. Précisons que, nonobstant la prégnance de la
mentalité très française du tout-gratuit, notamment pour ce qui concerne
l’école, les ménages ne peuvent plus se dispenser d’inclure leurs dépenses
d’éducation dans leurs arbitrages financiers, au même titre que les autres
postes de dépense. Comparons une heure de coaching scolaire avec
d’autres activités :
Coaching scolaire : de 70 à 200 €/heure.
Coaching de la voix (studio Lorenzo Pancino) : 200 €/heure.
Séance de relooking (institut de beauté en province) : 245 € pour une
après-midi.
Consultation de psychothérapie comportementale (Paris 13) : 150 €
pour 30 minutes, avec vingt séances en moyenne.
Cours de vol pour le brevet de pilote privé (Aéro-club de l’ouest
parisien) : 164 €/ heure, avec un minimum de 40 heures.
Cours particulier de kitesurf (Hérault) : 180 €/heure.

En réalité, dans la mesure où le coaching scolaire ne peut être qu’un
coaching sur mesure, il a nécessairement un coût plus élevé que
d’autres prestations comme le soutien scolaire ou l’aide aux
devoirs. Mais, dans le fond, pour de nombreux parents, il n’est pas
illogique de consentir à des sacrifices (notamment financiers)
permettant de favoriser la réussite personnelle et professionnelle de
leurs enfants.

« Le véritable enseignement n’est point de te parler mais de te
conduire. »
Antoine de Saint-Exupéry

Si le coach scolaire était un objet…
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Un tremplin : l’élève reçoit de son coach l’élan nécessaire au dépassement
de soi ; ensuite, l’élève vole de ses propres ailes.

Un télescope : pour voir loin, et parvenir à visualiser ses ambitions, rien de
tel qu’un coach.

Un aiguillon : de temps en temps, l’effet tremplin simple et/ou le seul effet
levier ne suffisent pas – il faut piquer l’élève au vif pour le faire réagir.

« La formation de la faculté d’attention est le but véritable et

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presque l’unique intérêt des études. »
Simone Weil

En route vers le coaching !

Vous, votre enfant et sa scolarité
Ce premier exercice est un questionnaire. Il vise à vous faire
réfléchir sur votre implication dans la scolarité de votre enfant et permet
d’analyser le regard que vous portez sur cette dernière. Répondez-y
seul(e), pour ne pas être influencé(e), et sans vous sentir jugé(e), en
gardant à l’esprit que les questions/ problèmes scolaires ne relèvent pas du
domaine moral, mais du domaine méthodologique et pédagogique : ils ne
s’envisagent pas sous l’angle BIEN/ MAL, mais sous l’angle
EFFICACE/INEFFICACE. Bref, ne culpabilisez pas5 ! À l’issue de cet
exercice, vous aurez une ébauche de diagnostic structurel sur la situation
scolaire de votre enfant et votre capacité à l’aider directement.
Pouvez-vous énoncer toutes les matières étudiées par votre enfant ?
Pouvez-vous énoncer le nom de tous ses professeurs ? Celui de son
professeur principal ? Celui de son conseiller principal d’éducation (préfet
des études ou surveillant général dans certains établissements) ?
Connaissez-vous les matières où votre enfant a des résultats convenables
et celles où il a des résultats insuffisants ?
Connaissez-vous les matières préférées de votre enfant et celles qu’il
n’aime vraiment pas ?
À la maison, après les cours, votre enfant a-t-il un endroit et une heure
précis pour se mettre au travail ? Lesquels ?
Connaissez-vous la moyenne générale de votre enfant ? Celles des quatre
matières les plus importantes de sa filière ?
Connaissez-vous,
s’il
existe,
le
calendrier
évaluations/devoirs/contrôles/interrogations de votre enfant ?

des

Seriez-vous capable de qualifier l’expression écrite de votre enfant ? Son
expression orale ?
Seriez-vous capable de dire pourquoi votre enfant est plutôt littéraire,
plutôt scientifique, ou pourquoi cette catégorisation n’a pas de sens pour
lui ?
De manière générale, quel regard portez-vous sur votre enfant en tant

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qu’élève et sur sa scolarité ?
Excellent élève
Bon élève
Élève moyen
Mauvais élève
De bonne volonté
Sans volonté
Comprend vite
Difficultés à comprendre
Bonne mémoire
Mauvaise mémoire
Respecte les consignes
Peu docile
Original
Tourne à plein régime
Résultats insuffisants
Problème de concentration
Donne la priorité à ses études

Quel regard portez-vous sur vous-même en tant que parent d’élève ?
Présent
Peu présent
Moyennement présent
Patient

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