DL 20161007 .pdf


Nom original: DL 20161007.pdf

Ce document au format PDF 1.7 a été généré par Aspose Ltd. / Aspose.Pdf for .NET 10.0.5, et a été envoyé sur fichier-pdf.fr le 08/10/2016 à 13:57, depuis l'adresse IP 62.85.x.x. La présente page de téléchargement du fichier a été vue 268 fois.
Taille du document: 300 Ko (1 page).
Confidentialité: fichier public


Aperçu du document


14 | VENDREDI 7 OCTOBRE 2016 | LE DAUPHINÉ LIBÉRÉ
 

IAMBITION PERSONNELLEI

IPRIMAIRE DE LA DROITE ET DU CENTREI

« Mon ambition, ce n’est pas d’être député,
ministre puis Président de la République ! »

« J’ai parrainé Jean­François Copé »

» « Je ne suis absolument pas dans une logique de projection de carrière politique. Je suis pleinement 

bureaux de vote. Il y en aura cinq à Voiron. J’ai parrainé Jean­François Copé, que j’avais déjà soutenu 
face à François Fillon lors de l’élection interne [du président de l’UMP en 2012, NDLR]. Ma première 
adhésion, je l’ai prise au RPR. J’adhère à la tradition d’une droite plutôt souverainiste et je pense que 
l’on a besoin d’un futur chef de l’État qui soit tout sauf un robinet d’eau tiède. Il faut qu’on ait un cap 
clairement affiché. Parmi ceux qui ont une volonté clairement exprimée de mener une politique qui 
correspond à mes valeurs, il y a Copé et Sarko. Sarko n’avait a priori pas besoin d’avoir des 
parrainages et je pense que la parole de Copé dans le débat des primaires est une parole importante 
pour faire vivre un courant d’idées qu’il me semble utile de faire exister. »

» « Je suis délégué de circonscription pour Les Républicains, j’ai participé au choix d’implantation des 

investi et passionné dans ce que je fais. J’ai envie d’être utile dans mes fonctions ; j’ai pris des 
engagements et j’ai envie qu’on puisse dire que je les ai tenus. C’est une question d’honneur personnel. 
C’est vrai, je regrette profondément cette règle du non­cumul : j’aurais souhaité être député et maire si 
ça avait été possible, je pense que ça aurait été bon pour la ville. Mais je trouve tellement mille manières 
de m’épanouir en dehors de mes mandats publics que ça ne me pose aucun problème. Si demain ça doit 
s’arrêter, j’ai mille projets d’aventure entrepreneuriale à lancer, j’ai envie de faire tellement de 
choses… Mon ambition, ce n’est pas d’être député, ministre puis Président de la République ! »

VOIRON
POLITIQUE | Entretien de rentrée avec le maire (LR) de Voiron, Julien Polat

« Nous n’avons pas terminé le travail »
De nouveaux outils
pour les commerçants

Élu depuis deux ans et demi, Julien Polat est maintenant
bien installé dans son rôle de maire. Il assume ses choix et
ses propos. Dans une interview accordée au Dauphiné
Libéré, l’élu de droite évoque les dossiers de cette rentrée
et les projets à venir. Dans notre édition de lundi, la parole
sera aux groupes d’opposition.
Interview réalisée par Karine BONNET
et Sébastien DUDONNÉ

Ü Soixante migrants
de la jungle de Calais devraient
être accueillis à Saint-Hilaire-duRosier. Est-ce que la commune
de Voiron pourrait également
être mise à contribution ?
« Je ne serais pas d’accord. Je 
considère que la situation so­
ciale est déjà complexe. Il y a 
énormément de besoins sur le
territoire qu’on a du mal à sa­
tisfaire. Nous avons 1 000 dos­
siers  en  instruction  pour  des 
logements sociaux à Voiron. Il
serait  irresponsable  d’aggra­
ver le problème. J’ai été poin­
té du doigt par les agitateurs 
de  la  bonne  conscience… 
Que ceux­là fassent des pro­
positions  pour  accueillir  des 
gens. Qu’Éric Piolle accueille 
les migrants à Grenoble puis­
qu’il considère qu’il a un de­
voir de fraternité en l’humani­
té. Moi je n’ai pas les moyens 
de  le  faire.  Et  si  l’État  nous 
apportait  des  solutions  pour 
accueillir  60  migrants  à  Voi­
ron, je m’interrogerais : pour­
quoi  ces  solutions  n’auraient 
pas  été  engagées  il  y  a  des 
années pour répondre aux be­
soins de la population ? »

Ü Vous continuez à développer
la vidéosurveillance.
Quand seront installées
les prochaines caméras ?
« On  est  encore  en  train  de 
chiffrer le coût du génie civil, 
c’est ce qui coûte le plus cher. 
On  a  d’ores  et  déjà  identifié 
un besoin de 17 caméras, sur 
un  secteur  qui  concerne  es­
sentiellement  l’avenue  des 
Frères­Tardy,  depuis  la  gare 
SNCF  jusqu’au  lycée  Ferdi­
nand­Buisson,  boulevard  du 
4­Septembre, place Porte­de­
La­Buisse, place Saint­Bruno, 
quelques rues du centre­ville, 
l’entrée de la maison de retrai­
te Pierre­Blanche et de la poli­

Ü Pendant la campagne

ce  municipale.  La  Région 
Rhône­Alpes nous propose de
participer au déploiement du 
réseau :  elle  est  directement 
intéressée  pour  la  gare  et  le 
lycée. On attend maintenant 
de voir quel montant on peut 
adosser à ça. Le dossier passe 
en  commission  départemen­
tale de vidéoprotection en oc­
tobre. Je souhaite que les nou­
velles  caméras  soient  instal­
lées d’ici la fin de l’année. »

Ü En termes de sécurité,
quel dispositif sera mis en place
pour la foire de la Saint-Martin ?
« Il aurait été terrible d’annu­
ler la foire à cause de la mena­
ce  terroriste.  Pour  autant,  on 
ne peut pas organiser cet évé­
nement  comme  si  de  rien 
n’était. Un dispositif de sécuri­
té  exceptionnel  sera  mis  en 
place. L’État a accepté de met­
tre des renforts humains, des 
militaires de l’opération Senti­
nelle  seront  présents.  Des 
blocs de béton seront installés 
aux entrées de la foire, tous les
policiers  municipaux  seront 
mobilisés,  des  bénévoles  se­
ront postés aux entrées pour 
être  vigilants.  Il  y  aura  des 
contrôles d’identité renforcés 
des forains à leur installation 
et davantage de vigiles, de sé­
curité privée. Le périmètre de 
la  foire  ne  sera  pas  réduit. 
Mais la situation est plus com­
plexe qu‘à Beaucroissant, où 
il y a quatre entrées, car nous 
comptons  une  trentaine  de 
voies d’accès. Pour la Ville, ce­
la  représente  une  dépense 
s u p p l é m e n t a i r e   e n t r e 
40 000  et  50 000€.  Nous  fi­
nançons  toutes  les  installa­
tions physiques et l’État prend
sa  part  pour  nous  accompa­
gner dans l’effort. C’était dé­
terminant  dans  le  choix  de 
maintenir l’événement. »

« Il aurait été terrible d’annuler la foire à cause de la menace terroriste », dit le maire. Photos Le DL/Sébastien DUDONNÉ

« Il faut que le modèle de la MJC évolue »
Ü La Ville reprend en gestion
directe le centre de loisirs
et le Point information jeunesse.
C’est un peu la mort
programmée de la MJC ?
« Il faut que le modèle de la 
MJC évolue. Il y a des élé­
ments nouveaux qui dépas­
sent  Voiron :  le  modèle  des 
MJC est en souffrance, la fé­
dération régionale est en re­
dressement  judiciaire,  cela 
montre que ça ne fonctionne 
plus  aussi  bien  qu’avant. 
Dans ce modèle traditionnel 
de  l’éducation  populaire, 
quelque chose doit nécessai­
rement évoluer. 
En  parallèle,  nous  sommes 
capables d‘exercer des pré­
rogatives qu’on ne connais­
sait pas dans le passé. La mi­
se en œuvre du périscolaire 
nous a permis d’avoir un ser­

vice  qu’on  a  professionnali­
sé.  Nous  sommes  capables 
de  faire  des  choses  aujour­
d’hui qu’on ne savait pas fai­
re il y a cinq ans. Ce service a
été créé dans le mandat pré­
cédent.  Le  choix  qu’on  a 
opéré, c’est de faire en sorte 
que  ce  service  soit  rendu 
avec une haute exigence de 
qualité.  Maintenant  qu’on 
sait faire ça, ça nous offre des
alternatives intéressantes. 
Se superposent à tout ça des 
contraintes  budgétaires  qui 
nous obligent à faire mieux 
en dépensant moins. Quand 
on a des opportunités à saisir,
on  le  fait.  On  essaie  de  le 
faire dans le dialogue en di­
sant à la MJC qu’il faut rené­
gocier  la  convention  et  re­
penser  un  projet  associatif 
qui tienne compte de ces élé­

ments. 
Notre volonté est de mainte­
nir un service avec une haute
ambition.  Ce  qu’on  veut, 
c’est que ce soit transparent 
pour les familles. On va sim­
plement  trouver  un  autre 
modèle  d’organisation  pour 
maintenir ce qui existait. »

Ü On a l’impression
que la partie sacrifiée
de la MJC, c’est l’éducation
populaire…
« C’est un modèle qui coûte 
très cher et qu’on n’a plus les
moyens  de  financer.  L’édu­
cation populaire ce n’est pas 
franchement  ma  philoso­
phie, d’accord… Mais je ne 
suis pas dans une logique de 
vouloir  abattre  ce  qui  n’est 
pas  ma  philosophie  dans 
tous les domaines ! »

des municipales, vous
reprochiez à Roland Revil
de laisser fermer
des commerces.
Mais ils continuent
de fermer… Finalement,
que peut faire la Ville ?
«C’est  une  compétence 
croisée avec le Pays voiron­
nais. Nous avons plusieurs 
leviers. Il y a d’abord ce qui
relève  de  l’aménagement 
du  cadre  urbain,  de  l’at­
tractivité de la Ville : le sta­
tionnement,  la  sécurité,  la 
propreté…  Nous  sommes
très  engagés  sur  ces  ac­
tions. Il n’y a pas de miracle
en  la  matière.  Nous  nous 
efforçons  d’apporter  des 
solutions.  Nous  allons  dé­
velopper  d’autres  choses, 
nous n’avons sûrement pas 
terminé le travail. Nous al­
lons lancer dans les semai­
nes  qui  viennent  un  vaste 
plan global de réorganisa­
tion  du  stationnement. 
Nous  allons  revoir  les  rè­
gles,  développer  de  nou­
velles  formules  avec  de 
nouveaux moyens de paie­
ment comme le règlement 
par  smartphone,  donner 
une  meilleure  lisibilité  du 
stationnement,  revoir  les 
zonages. Nous sommes en­
core en train d’y travailler. »

Ü Est-ce que
la vie commerciale
est assez dynamique ?
« Il y a énormément de bon­
nes  volontés  du  côté  des 

commerçants.  On  n’aura 
jamais de bonnes solutions 
émanant uniquement de la 
collectivité.  Les  commer­
çants ont également un rô­
le à jouer dans l’améliora­
tion de leur quotidien, il ne 
faut  pas  qu’ils  attendent
tout  de  la  Ville.  On  peut 
faire  toutes  les  animations 
de  Noël  qu’on  veut,  si  les 
vitrines  ne  sont  pas  déco­
rées  spécifiquement  à 
Noël, ça ne marche pas.
On s’est aperçu aussi qu’il y
avait un vrai problème con­
cernant  le  prix  des  loyers. 
Avec le Pays voironnais, on
va  essayer  de  mettre  en 
place des outils spécifiques
pour  accompagner  les 
commerçants : sur la négo­
ciation de leur bail avec les 
propriétaires,  sur  la  possi­
bilité de vendre leurs pro­
duits sur Internet. On s’est 
basé sur les conclusions de 
l’enquête [commandée par 
le  Pays  voironnais  sur  les 
commerces  à  Voiron,  pré­
sentée  en  juillet,  NDLR]. 
Une  réunion  aura  lieu  le 
17  octobre  pour  évoquer 
nos propositions. 
On a aussi des rues qui sont
structurellement  en  souf­
france.  Comme  la  rue 
Grande. Elle doit faire l’ob­
jet d’un plan spécifique. Un
conseil  municipal  privé  a 
eu  lieu  sur  cette  question. 
Nous  sommes  tous  d’ac­
cord sur le diagnostic, nous
souhaitons trouver des so­
lutions tous ensemble. »

LA PHRASE

}

C’est hallucinant d’ouvrir une classe et 
de la refermer une semaine plus tard. Je suis
très en colère. L‘Inspection d’académie n’a 
pas répondu à ma lettre, j’ai donc envoyé un
recommandé de rappel pour avoir une 
réponse avant les vacances scolaires.

~

Julien Polat,  à propos de l’ouverture puis de la fermeture
d’une classe de Jules-Ferry à la rentrée

Hôpital : la « nécessité de faire un effort,
qui passe par la suppression de postes »
Ü Où en est-on du dossier




du futur hôpital ?
« On  a  réussi,  à  ce  stade,  à 
avancer dans tous les domai­
nes : relancer les procédures 
de déclaration d’utilité publi­
que,  lancer  l’achat  des  ter­
rains, trouver un accord entre
hôpital et clinique. »







713459000

Ü Le dialogue social
est tendu : en tant que président
du conseil de surveillance,
allez-vous intervenir ?
« Je discute avec les interlo­
cuteurs  des  deux  côtés.  Ce 
qui  est  compliqué,  c’est  de 
trouver la meilleure synthèse 
entre le bon fonctionnement 
de l’établissement et les exi­
gences  de  performances  fi­
nancières de l’Agence régio­
nale de santé. Il va y avoir un 
investissement  très  impor­
tant  [dans  le  futur  hôpital, 
NDLR].  L’État dit : “On finan­
cera si la situation financière 

Les travaux du nouvel hôpital doivent commencer au printemps 2017,
pour une mise en service à l’automne 2019.

de l’établissement démontre 
qu’il est en capacité de payer 
sa part”. »

Ü Il n’y a pas d’autres solutions
que de supprimer 50 postes ?
« Précisons qu’une partie des 
postes est transférée à la cui­
sine  centrale  et  non  suppri­

mée.  Je  pense  qu’on  a  une 
nécessité  de  faire  un  effort, 
qui passe par la suppression 
de postes. C’est une logique à
laquelle  s’astreignent  toutes 
les  collectivités.  Mais  il  faut 
que  les  employés  soient  en 
mesure de faire des proposi­
tions alternatives. »


Aperçu du document DL 20161007.pdf - page 1/1


Télécharger le fichier (PDF)

DL 20161007.pdf (PDF, 300 Ko)

Télécharger
Formats alternatifs: ZIP







Documents similaires


dl 20161007
abeilles capv 2011
page 15 dauphine 20160103
page 0008
le liberalisme durable
note dintention dawn 34

Sur le même sujet..