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Sémiologie 01 .pdf



Nom original: Sémiologie 01.pdf
Auteur: sami

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2016

Dr. S. BENMAHFOUD

Résumé de Sémiologie clinique

Partie 01 : Généralités

I- DEFINITIONS :

- Santé : état de bon fonctionnement de l'organisme.
- Maladie : altération de la santé.
- Syndrome : ensemble de signes cliniques observable dans une ou plusieurs maladies différents et
sans cause spécifique. Il est souvent difficile et arbitraire de faire une distinction sémantique entre
syndrome et maladie.
- Pathologie : est la science des maladies (conformément aux recommandations de l’Académie de
Médecine, le terme pathologie (ou pathologique) n’est pas synonyme de maladie. Exemple : on dit
maladie cardio-vasculaire et non pathologie cardio-vasculaire).
- Sémiologie : L’étude des signes cliniques traduisent la lésion d’un organe ou le trouble d’une
fonction.
II- SIGNES CLINIQUES : 03 catégories :

* Les signes fonctionnels (couramment appelés symptômes) : les manifestations ressenties par le
patient.
* Les signes généraux : retentissement de la maladie sur l’ensemble de l’organisme, sans aucune
caractéristique d’organe.
* Les signes physiques : ce sont les signes analysés lors des différents temps de l'examen clinique.

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Dr. S. BENMAHFOUD

Partie 02 : Sémiologie des signes généraux

I - DEFINITION : Manifestations témoignant du retentissement de la maladie sur l’ensemble de

l’organisme, sans aucune caractéristique d’organe.
- Principalement :
 asthénie
 anorexie
 amaigrissement
 fièvre
- Altération de l’état général : Asthénie, Anorexie et Amaigrissement. (Les 3 A)
II - SEMIOLOGIE PONDERALE :

1. Chez le nourrisson et l'enfant :
Un nouveau-né à terme pèse environ 3500 g et mesure 50 cm; approximativement il double son poids
de naissance à 5 mois, il le triple à 1 an.
2. Chez l'adulte :
Le poids normal est déterminé essentiellement par IMC (Indice de Masse Corporelle) ou BMI (Body
Mass Index) :
IMC (BMI) =

Normale : entre 18 et 24,9.

25 - 29,9 = surpoids
30 - 34.9 = Obésité type I
35 - 39,9 = Obésité type II
> 40 = Obésité type III (Obésité morbide)

3. Les poids pathologiques:

poids
pathologique

perte

exès

graisse

liquide

graisse

liquide

Obésité

Oedème

Amaigrissement

déshydratation

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3.1. L'obésité : est un excès de poids en rapport avec l'augmentation de la masse grasse.
L’interrogatoire : va rechercher :
a) Les modalités de la prise de poids : progressive ou rapide.
b) Le comportement alimentaire:
— Les troubles quantitatifs :
 la polyphagie : le malade mange beaucoup par élévation du seuil de la satiété.
— Les troubles qualitatifs sont fréquents, ce sont :
 La compulsion alimentaire : impulsion soudaine à consommer un aliment donné le plus
souvent glucidique.
 Le grignotage : le sujet mange sans arrêt de petites quantités.
 La boulimie : c'est en dehors de toute faim l'ingestion de grandes quantités d'aliments de
toute sorte.
c) Les dépenses énergétiques.
d) Les antécédents familiaux.
L’examen clinique: il se fixe 4 objectifs :
Apprécier le degré de la surcharge pondérale : en fonction de la IMC (BMI).
Déterminer le type d'obésité :
- obésité androïde : prédominante à la partie supérieure du corps et à la paroi abdominale;
- obésité gynoïde : intéressant surtout la ceinture pelvienne et les membres inférieurs;
- obésité mixte : qui est une obésité globale ;
- obésité cushingoïde : qui est une obésité facio-tronculaire. (syndrome de Cushing)
Rechercher des signes accompagnateurs :
— les vergetures: stries blanchâtres ou rouge violacé dues à une altération des fibres élastiques
du derme siégeant au niveau de l'abdomen, des cuisses, parfois des seins.
*NB : Vergetures blanchâtres et horizontale : Grossesse +++
Vergeture violacé et verticales : Syndrome de Cushing +++
— la cellulite : est un épaississement de la peau qui prend l'aspect de peau d'orange.
Dépister des complications :
 mécaniques : arthrose des hanches et des genoux, troubles de la statique vertébrale ;
 respiratoires : insuffisance respiratoire chronique ;
 métaboliques : diabète, goutte, hyperlipidémie.
Les causes de l’obésité (CNEP): Constitutionnelle,
Neurologiques (lésion diencéphalique).
Endocriniennes (syndrome de Cushing),
Psychogène,

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3.2. Les oedèmes : infiltration sous-cutanée en rapport avec une rétention hydrique.
L’examen clinique: doit chercher 2 éléments :
Le siège : ils peuvent être :
 localisés :
. aux régions déclives :
- chez le sujet debout : région malléolaire (chevilles) et jambes (face interne du
tibia);
- chez le malade couché : région lombaire et face interne des cuisses.
. aux régions où le tissu cellulaire est le plus lâche : paupières, dos des mains;
 généralisés : à tout le tissu cellulaire sous-cutané (bilatéraux et symétriques).
NB : Anasarque = Oedèmes généralisés + Epanchements des séreuses.
L’aspect :
 l'inspection : une augmentation de volume de la région la peau est lisse, luisante, avec
effacement des saillies;
 la palpation : le signe du godet : la pression du doigt laisse une empreinte sur la peau.
L'aspect des oedèmes va varier en fonction de leur cause et de leur ancienneté :
 Selon la cause :
— Causes rénal ou hépatique : blancs, indolores, mous, gardant bien le godet ;
— Causes cardiaques : rosés ou rouges violacés, douloureux, fermes, gardant mal le godet.
 Selon l’ancienneté :
 récents : ils sont mous, gardant bien le godet;
 anciens : ils sont fermes et douloureux.
1.2.3. Causes des œdèmes :
— Rénale (syndrome néphrotique et glomérulonéphrite aiguë) ;
— Hépatique (cirrhose) ;
— Cardiaque (insuffisance cardiaque globale ou droite) ;
— Nutritionnel (malnutrition)
NB : Le myxoedème : réalise une infiltration particulière des téguments de type mucoïde; il est un des
signes caractéristiques de l'insuffisance thyroïdienne.

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3.3. L'amaigrissement : est une perte de poids en rapport avec la diminution de la masse grasse
et/ou active (muscles).
NB : la maigreur qui est une insuffisance pondérale non pathologique, il s'agit d'un état :
• Constitutionnel (poids insuffisant depuis l'enfance ou l'adolescence).
• Stable.
• Qui ne s'accompagne d'aucun trouble.
Causes des amaigrissements : (NB : toute maladie générale peut provoquer un amaigrissement)
Amaigrissement avec anorexie :
• Origine psychologique : dépression..
• Origine digestive : ulcère..
• Maladies générales : cancer, tuberculose..
Amaigrissement avec conservation de l'appétit :
• Par augmentation des dépenses énergétiques : hyperthyroïdie, médicaments.
• Par pertes digestives : diarrhée chronique.
• Diabète sucré non insulinodépendante (type I).

3.4. Déshydratation : des états aigus dus à une diminution brutale du secteur liquidien
extracellulaire et/ou intracellulaire.
A. La déshydratation extracellulaire : elle est en rapport avec une perte d'eau et de sodium, elle
s'accompagne d'une hypovolémie.
Clinique :
 Perte de poids ;
 La peau perd son élasticité normale: lorsqu'on pince la peau entre le pouce et l'index elle garde
le pli (face interne des cuisses et la région sousclaviculaire).
 Hypotonie des globes oculaire ;
 Signes d’hypovolémie : hypotension artérielle, tachycardie et oligurie.
Les causes :
• Fuite rénale : polyurie (natriurèse élevée).
• Fuite digestives : vomissements et/ou diarrhée (natriurèse basse).
B. La déshydratation intracellulaire :
 Clinique :
 Perte de poids.
 Soif intense et sécheresse des muqueuses ;
 Fièvre.
 Troubles de la conscience.
C. La déshydratation globale : on retrouve des signes de déshydratation extracellulaire et
intracellulaire. Elle se voit en cas de pertes digestives importantes.

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III. LA FIEVRE :

1. Définition : c’est l’élévation de la température centrale supérieure ou égale de 38 0C.
NB : La température centrale correspond à la température rectale. La température cutanée est plus
basse que la température centrale d'où la règle d’ajouter 0,5 0C à la température pris au niveau du creux
axillaire.

2. Variations physiologiques :
2.1. L'effort : entraîne une élévation de température d'où la règle de ne prendre la température
qu'après 30 minutes de repos.
2.2. Le cycle menstruel : le 14e jour (l’ovulation) : la température s'élève de 2 à 3 dixièmes de degré.

3. La régulation thermique : il existe des récepteurs thermiques localisés au niveau de la surface
corporelle qui envoient leurs impressions sensitives au centre régulateur situé dans le plancher du
troisième ventricule qui joue le rôle de thermostat.

4. Etude sémiologique de la fièvre :
L'interrogatoire : va essayer de préciser :
Le mode de début :
- Aigu : ascension de la fièvre à 40°en quelques heures, débutant par un frisson.
- Progressif : avec ascension de 0,5°par jour.
- Insidieux : ne permettant pas de préciser le début exact.
L'existence de symptômes évocateurs de l'affection causale.
L'évolution de cette fièvre dans le temps :
— Permanente.
— Par accès.
— Variations dans le nycthémère : fièvre matinale ou vespérale.
Etude de la courbe thermique :
Cette courbe thermique va être établie en reportant la température du matin et du soir et mieux, si cela
est possible, toutes les 3 heures. Elle peut prendre l'un des aspects évocateurs suivants :
a) Fièvre continue ou en plateau : elle est à 40°avec une faible rémission de 0,5°le matin.
 fièvre typhoïde, le paludisme de primo-invasion, les septicémies.
b) Fièvre rémittente quotidienne : la température du matin est sub-normale, elle s'élève à 39°ou
40°le soir.
 les suppurations profondes.

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c) Fièvre intermittente : accès de fièvre séparés par des intervalles d'apyrexie totale.
- il réalise soit une fièvre de type tierce (1 accès fébrile le 1er, 3e, 5e jour...) ;
soit une fièvre de type quarte (1 accès fébrile le 1er, 4e, 7e jour...).
 Accès palustre (intervalles régulièrement espacés) et pseudo-palustre (irrégulièrement
espacés).
d) Fièvre ondulante : il s'agit de poussées thermiques à début et fin progressives alternant avec des
rémissions thermiques complètes; évoluant sur des semaines ou des mois
 Maladie de Hodgkin, Brucellose.
e) Fébricule : il s'agit d'un décalage thermique aux environs de 38°.
 Tuberculose, hyperthyroïdie.
f) Fièvre désarticulée : est une fièvre prolongée à grandes oscillations.

6. Causes des fièvres :
6.1. Les causes infectieuses : bactériennes, virales, parasitaires ou mycosiques.
A. les maladies infectieuses bactériennes exp : la fièvre typhoïde.

La fièvre typhoïde : Elle évolue en 3 phases :
Le 1er septénaire (phase de début):
Signes fonctionnels : céphalée et constipation.
Signes généraux : fièvre d'installation progressive, élévation de 1 degré du matin au
soir avec rémission de un demi-degré du soir au matin pour
atteindre 39-40°.
Signes physiques : fosse iliaque droite sensible et gargouillante.
NB : Le diagnostic de certitude repose sur l'hémoculture.
Le 2e septénaire (phase d'état):
Signes fonctionnels :
- un tuphos : malade répondant mal aux questions;
- troubles digestifs : surtout diarrhée : couleur ocre « jus de melon ».
Signes généraux :
- fièvre en plateau à 40° ;
- pouls dissocié : 90 à 100/minute.
Signes physiques :
- splénomégalie modérée;
- taches rosées lenticulaires: ce sont des macules rosées siégeant à la partie haute de
l'abdomen et la partie basse du thorax.
NB : Le diagnostic de certitude repose sur l'hémoculture et sur le séro-diagnostic qui
e
devient positif à la fin de ce 2 septénaire.
3e ou 4e septénaire (ou plus précocement après antibiotique) : défervescence thermique
en lysis : la fièvre diminue progressivement de 1 °du soir au matin.

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B. Les infections parasitaires : exp : Le paludisme.

Paludisme : II évolue en 2 phases :
1ère phase : paludisme de primo-invasion : fièvre en plateau de 4 à 5 jours.
2e phase : c'est la phase des accès palustres : accès palustre de type tierce ou quarte
qui évolue en 3 stades :
• Frisson : sensation de froid intense, la température est basse souvent < 36°
 30 minutes à 1 heure.
• Chaleur : le malade se réchauffe, la température atteint 40°à 41°.
 2 à 4 heures.
• Sueurs : des sueurs profuses apparaissent, la température revient à la normale, cette
phase se termine par l'émission d'urines foncées abondantes.
Le seul signe objectif retrouvé à l'examen clinique du malade est la splénomégalie.
Le diagnostic repose dans tous les cas sur : l'examen du frottis sanguin et de la goutte
épaisse.

6.2. Les causes non infectieuses :
 Les hémopathies et les cancers.
 Les maladies inflammatoires : collagénoses et rhumatismes inflammatoires.

IV- LA DOULEUR :
Devant toute douleur, 10 caractères sémiologiques à rechercher :
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.

Début : brutal ou progressif, diurne ou nocturne
Type : constrictive, brulure, gêne, pesanteur…
Intensité
Evolution : continue ou progressive
Durée
Siège
Irradiation
Facteurs déclenchants
Facteurs sédatifs
Signes accompagnateurs

* L’origine de la douleur :
- Douleur nociceptive : la plus fréquente, par excès de stimulation des récepteurs.
- Douleur neurogène : due à une lésion nerveuse.
- Douleur psychogène.
- Douleur mixte (Cancer, HIV).

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* L’évaluation de l’intensité de la douleur :
A. Echelles multidimensionnelles (questionnaires) : faible intérêt en pratique.
B. Echelles unidimensionnelles :
1- Echelle de Keele : échelle verbale simple (0 = pas de douleur, 1 = faible,2 = modérée, 3 =
intense, 4 = atroce).
2- Échelle numérique (EN) : une échelle quantitative de 0 à 100, 0 : « pas de douleur », le 100 : «
la pire douleur imaginable ». Peut être utilisée en 11 points (de 0 à 10).
3- Échelle visuelle analogique (EVA) : l’échelle de référence
C’est une échelle présentée sous forme de réglette comportant deux faces : une face non
millimétrée présentée au patient, sur laquelle celui-ci déplace un curseur, et une face
millimétrée de 0 à 100 mm, seulement visualisée par le personnel soignant.

.BIBLIOGRAPHIE :
- Pr HAMLADJI, Précis de Sémiologie, OPU.
- Dr Pascal SEVE, Pr Christiane BROUSSOLLE, Initiation à la sémiologie médicale. Faculté de
médecine Lyon Sud.
- Médecins sans frontières, Guide clinique et thérapeutique. Edition 2016.
- Dictionnaires médicaux.


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