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PV CM 27 Juin 2016 .pdf



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PROCÈS-VERBAL
DU
CONSEIL MUNICIPAL
DU
LUNDI 27 JUIN 2016

Extrait du Registre des Délibérations
Lundi 27 juin 2016
Début de séance : 19h00
Nombre de membres du Conseil Municipal
En exercice :
35
Présents :
32
Représentés :
3
Absents :
0
L’AN DEUX MILLE SEIZE, le lundi 27 juin, les membres composant le Conseil Municipal de CHARENTONLE-PONT, régulièrement convoqués, le mardi 21 juin, se sont réunis à l’Hôtel de Ville, sous la présidence de M.
Hervé GICQUEL.
M. Jean-Manuel FAINTUCH a été désigné Secrétaire de Séance.
GROUPE CHARENTON DEMAIN
Etaient présents :
Etaient représentés :
M. Hervé GICQUEL
Mme Florence MEUNIER
Mme Marie-Hélène MAGNE
Mme Samira MOLINA
M. Patrick SEGALAT
M. Raphaël GABISON
Etaient absents :
Mme Chantal LEHOUT-POSMANTIER
M. Benoît GAILHAC
M. Jean-Pierre CRON
Mme Caroline CAMPOS-BRETILLON
M. Pascal TURANO
Mme Delphine HERBERT
M. Pierre MIROUDOT
GROUPE CHARENTON AVANT TOUT
M. Michel VAN DEN AKKER
M. Gilles-Maurice BELLAÏCHE
M. Jean-Marc BOCCARA
Mme Alison UDDIN
M. Sylvain DROUVILLE
M. Loïc RAMBAUD
Mme Clotilde CERTIN
Mme Valérie LYET
M. André ROURE
Mme Nicole MENOU
Mme Isabelle OBENANS
M. Jean-Manuel FAINTUCH
Mme Véronique GONNET
Mme Adra EL HARTI
M. Joël MAZURE
GROUPE POUR CHARENTON, L’HUMAIN ET
Mme Rachel GRUBER
L’ECOLOGIE
M. Stéphane CARREL
Mme Emilie BERTRAND
Mme Gabriela KADOUCH
M. Fabien BENOIT
GROUPE CHARENTON AMBITION
Mme Hélène DE LA BRETEQUE
Mme Chantal GRATIET
Madame MEUNIER, Conseillère municipale, était absente et avait donné pouvoir à Monsieur CRON, Maire Adjoint.
Madame MOLINA, Conseillère municipale, était absente et avait donné pouvoir à Monsieur BENOIT, Conseiller
municipal.
Monsieur GABISON, Conseiller municipal, était absent et avait donné pouvoir à Madame CAMPOS-BRETILLON
Monsieur DROUVILLE est arrivé à 19h20 pendant l’étude de la délibération n°2016-077 et avait donné pouvoir jusqu’à son
arrivée à Monsieur TURANO, Maire adjoint.
Madame CAMPOS-BRETILLON a quitté le Conseil à 19h45, à l’issue de la délibération n°2016/077 portant élection d’un
9e adjoint au Maire.

Fin de séance : 23h22

2

SOMMAIRE
SEANCE DU LUNDI 27 JUIN 2016 ...................................................................................................................... 6
1 ° – DESIGNATION DU SECRETAIRE DE SEANCE................................................................................... 6
2 ° – ADOPTION DU PROCES-VERBAL DE LA SEANCE DU 2 MAI 2016. .............................................. 6
3 ° - ADOPTION DU PROCES-VERBAL DE LA SEANCE DU 25 MAI 2016.............................................. 6
4 ° – PRESENTATION DES DECISIONS PRISES PAR LE MAIRE EN APPLICATION DE
L’ARTICLE L. 2122-22 DU CGCT. ................................................................................................................... 6
DIRECTION GENERALE DES SERVICES ..................................................................................................... 9
5 ° – ÉLECTION D’UN ADJOINT AU MAIRE SUPPLEMENTAIRE. ......................................................... 9
6 ° – FIXATION DES INDEMNITES DES ÉLUS. .......................................................................................... 14
7 ° – MODIFICATION DE LA COMPOSITION DES COMMISSIONS MUNICIPALES. ....................... 14
8 ° – DESIGNATION D’UN DELEGUE SUPPLEANT AU SEIN DU SYNDICAT MIXTE D’ETUDES
PARIS-METROPOLE. ...................................................................................................................................... 15
9 ° – DESIGNATION DU REPRESENTANT DE LA COLLECTIVITE AU CONSEIL DE DISCIPLINE
DE RECOURS D’ILE-DE-FRANCE. ............................................................................................................... 15
10 ° – ÉQUIPEMENT DES POLICES MUNICIPALES – DEMANDE DE SUBVENTION AU TITRE DU
DISPOSITIF « BOUCLIER DE SECURITE » AUPRES DE LA REGION ILE-DE-FRANCE................. 15
DIRECTION DU PATRIMOINE ET DE L’AMÉNAGEMENT DURABLE DU TERRITOIRE .............. 18
11 ° – APPROBATION ET AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE MAIRE DE SIGNER LE
CONTRAT D’INTERET NATIONAL (CIN). ................................................................................................. 18
12 ° – AVIS SUR LE SCHEMA D’ACCUEIL DES GENS DU VOYAGE DU VAL-DE-MARNE. ........... 24
13 ° – AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE MAIRE DE DEPOSER UNE DEMANDE DE
PERMIS DE CONSTRUIRE POUR LA REALISATION D’UN BATIMENT CONSTITUE D’UN
LOGEMENT ET DE LOCAUX SPORTIFS DANS L’EMPRISE FONCIERE DU TERRAIN SIS 52,
AVENUE GAMBETTA A MAISONS-ALFORT. ........................................................................................... 28
14 ° – AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE MAIRE DE SIGNER L’AVENANT N° 1 A LA
PROMESSE DE VENTE DU TERRAIN SIS 52, AVENUE GAMBETTA A MAISONS-ALFORT,
CADASTRE SECTION Q N° 160, D’UNE SURFACE AU SOL DE 636 M². ............................................... 29
15 ° – AVIS DU CONSEIL MUNICIPAL SUR LE PROJET DE PLU DE LA COMMUNE
D’ALFORTVILLE. ............................................................................................................................................ 30
DIRECTION DES FINANCES.......................................................................................................................... 31
16 ° – APPROBATION DU COMPTE DE GESTION 2015 DE LA COMMUNE ETABLI PAR
MADAME LA COMPTABLE DU CENTRE DES FINANCES PUBLIQUES DE SAINT-MAUR-DESFOSSES. ............................................................................................................................................................... 31
17 ° – APPROBATION DU COMPTE DE GESTION 2015 DU SERVICE ANNEXE ASSAINISSEMENT
ETABLI PAR MADAME LA COMPTABLE DU CENTRE DES FINANCES PUBLIQUES DE SAINTMAUR-DES-FOSSES. ........................................................................................................................................ 32
18 ° – APPROBATION DU COMPTE DE GESTION 2015 DU BUDGET « ANIMATION –
SPECTACLES » DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES CHARENTON – SAINT-MAURICE
ETABLI PAR MADAME LA COMPTABLE DU CENTRE DES FINANCES PUBLIQUES DE SAINTMAUR-DES-FOSSES. ........................................................................................................................................ 32
19 ° – AFFECTATION DU RESULTAT DE FONCTIONNEMENT CONSTATE AU COMPTE
ADMINISTRATIF DE LA COMMUNE – ANNEE 2015. .............................................................................. 33
20 ° – APPROBATION DU COMPTE ADMINISTRATIF DE LA COMMUNE – ANNEE 2015. ............ 33
21 ° – APPROBATION DU COMPTE ADMINISTRATIF DU SERVICE ANNEXE ASSAINISSEMENT
– ANNEE 2015..................................................................................................................................................... 41

3

22 ° – APPROBATION DU COMPTE ADMINISTRATIF ANNEXE « ANIMATIONS – SPECTACLES »
2015 EX-COMMUNAUTE DE COMMUNES ET DETERMINATION DU RESULTAT 2015. ................ 42
23 ° – AFFECTATION DEFINITIVE DES RESULTATS 2015 – BUDGET COMMUNE. ........................ 43
24 ° – APPROBATION DU BUDGET SUPPLEMENTAIRE ANNEXE « ANIMATIONS –
SPECTACLES » 2016......................................................................................................................................... 43
25 ° – APPROBATION ET AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE MAIRE D’ACCORDER
UNE GARANTIE D’EMPRUNT DE 1 500 000 € SOUSCRIT PAR L’ORGANISME DE GESTION DES
ÉTABLISSEMENTS CATHOLIQUES (OGEC) POUR LE COMPTE DE NOTRE DAME DES
MISSIONS EN VUE DE FINANCER LA CONSTRUCTION DU SELF DE L’ETABLISSEMENT
D’ENSEIGNEMENT. AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE MAIRE DE SIGNER LA
CONVENTION ET L’ACTE DE CAUTIONNEMENT. ................................................................................ 44
26 ° – APPROBATION ET AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE MAIRE D’ACCORDER
UNE GARANTIE D’EMPRUNT D’UN MONTANT TOTAL DE 308 374 € SOUSCRIT PAR VALOPHIS
HABITAT OPH DU VAL-DE-MARNE EN VUE DE FINANCER LA REHABILITATION DE 13
LOGEMENTS SUR LE GROUPE « CARRIERES » SITUES 13, QUAI DES CARRIERES.
AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE MAIRE DE SIGNER LA CONVENTION. ................... 44
27 ° – AUTORISATION DE MAINTIEN DE LA GARANTIE COMMUNALE SUITE AU
REAMENAGEMENT DU PRET N° 734610092X GARANTI PAR LA COMMUNE AUPRES DE
VALOPHIS HABITAT OFFICE PUBLIC DE L’HABITAT DU VAL-DE-MARNE POUR FINANCER
LA CONSTRUCTION DE 21 LOGEMENTS SITUES 6, RUE DE L’ABREUVOIR – ANGLE QUAI DES
CARRIERES A CHARENTON-LE-PONT – CONTRAT REAMENAGE N° 0 040 714 D’UN MONTANT
DE 1 276 180,87 €. AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE MAIRE DE SIGNER LE CONTRAT
REAMENAGE N° 0040714 D’UN MONTANT DE 1 276 180,87 €. ............................................................... 45
DIRECTION DE LA VIE ASSOCIATIVE ...................................................................................................... 45
28 ° – ATTRIBUTION
D’UNE
SUBVENTION
COMMUNALE
EXCEPTIONNELLE
A
L’ASSOCIATION ASJ (ACCUEIL SOLIDARITES JEUNES). ................................................................... 45
29 ° – AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE MAIRE DE SIGNER LES CONVENTIONS
D’OBJECTIFS ENTRE LA COMMUNE ET LES ASSOCIATIONS : ASSOCIATION CULTURELLE
BETH MALAHI (ACBM), GROUPEMENT D’ENTRAIDE DU PERSONNEL COMMUNAL (GEPC)
ET AMICALE DU 3ÈME AGE (A3A). ............................................................................................................... 47
DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES ............................................................................................ 48
30 ° – MODIFICATION DU TABLEAU DES EMPLOIS PERMANENTS. ................................................ 48
31 ° – MODIFICATION DU REGLEMENT INTERIEUR DE LA POLICE MUNICIPALE.................... 48
DIRECTION DE L’ÉDUCATION ET DE L’ENFANCE ............................................................................... 51
32 ° – SUBVENTION AUX CLUBS SPORTIFS DANS LE CADRE DE LEUR INTERVENTION SUR LE
TEMPS PERISCOLAIRE – ANNEE 2015-2016.............................................................................................. 51
PÔLE DES SOLIDARITÉS ............................................................................................................................... 51
33 ° – REDEVANCE ET TARIFS DES SERVICES DE LA RESIDENCE JEANNE D'ALBRET
APPLICABLES A PARTIR DU 1ER JUILLET 2016. ..................................................................................... 51
DIRECTION JEUNESSE, ANIMATION, SPORTS ....................................................................................... 54
34 ° – DEMANDE DE RENOUVELLEMENT D’AGREMENT AU TITRE DE L’ENGAGEMENT DE
SERVICE CIVIQUE POUR ACCUEILLIR DE JEUNES VOLONTAIRES ET AUTORISATION
DONNEE A MONSIEUR LE MAIRE OU A SON ADJOINT DELEGUE A SIGNER TOUS LES
DOCUMENTS SE RAPPORTANT A CE DISPOSITIF. ............................................................................... 54
35 ° – FIXATION DES TARIFS DES SPECTACLES DU THEATRE DES DEUX RIVES A COMPTER
DE LA SAISON 2016-2017 ET DEFINITION DES MODALITES D’ATTRIBUTION DES
CATEGORIES DE TARIFICATION. .............................................................................................................. 54
36 ° – AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE MAIRE DE SIGNER LES CONTRATS
AFFERENTS A LA SAISON ARTISTIQUE DU THEATRE DES DEUX RIVES PROGRAMMEE DU
1ER SEPTEMBRE 2016 AU 30 JUIN 2017........................................................................................................ 57

4

37 ° – ATTRIBUTION D’UNE SUBVENTION DE FONCTIONNEMENT A L’ASSOCIATION CNM
CHARENTON VOLLEY-BALL POUR L’ANNEE 2016. .............................................................................. 58
38 ° – APPROBATION DES CONVENTIONS ANNUELLES D’OBJECTIFS ENTRE LA COMMUNE
ET LES ASSOCIATIONS : CERCLE ATHLETIQUE DE PARIS CHARENTON, CERCLE DES
NAGEURS DE LA MARNE CHARENTON VOLLEY-BALL, CERCLE DES NAGEURS DE LA
MARNE CHARENTON WATER-POLO, CHARENTON TENNIS DE TABLE, AZUR OLYMPIQUE
CHARENTON, SAINT-CHARLES CHARENTON – SAINT-MAURICE BASKET-BALL. .................... 58
39 ° – FIXATION DES TARIFS DE LOCATION DES SALLES DE L’ESPACE JEUNESSE. ................. 58
40 ° – APPROBATION DE LA MODIFICATION DU REGLEMENT INTERIEUR PAR
L’INTEGRATION DU PROJET « JE DONNE DONC JE REÇOIS » AU SEIN DU SERVICE
JEUNESSE. ......................................................................................................................................................... 59
QUESTIONS DIVERSES .................................................................................................................................. 60
41 ° – VŒU PORTANT SUR L’INSTALLATION PAR ERDF DES COMPTEURS ELECTRIQUES
LINKY DEPUIS LE 1ER DECEMBRE 2015 (VŒU PROPOSE PAR MADAME BERTRAND). .............. 60
43 ° – VŒU RELATIF AUX DEPLACEMENTS ET AU STATIONNEMENT DANS LE BOIS DE
VINCENNES. ...................................................................................................................................................... 63
42 ° – VŒU RELATIF AU PROJET DE RECONQUETE DES VOIES SUR BERGES. ........................... 65

5

Ville de Charenton-le-Pont
CONSEIL MUNICIPAL
SEANCE DU LUNDI 27 JUIN 2016

La séance est ouverte à 19 h 00, sous la présidence de
M. GICQUEL, Maire de Charenton-le-Pont.

M. GICQUEL. – Bonsoir à toutes et à tous. Je vous propose d’ouvrir
la séance du Conseil municipal du 27 juin. Je vais commencer par faire l’appel.
(M. GICQUEL procède à l’appel.)

1 ° – DESIGNATION DU SECRETAIRE DE SEANCE.
M. GICQUEL. – J’ai la proposition de Jean-Manuel FAINTUCH
comme Secrétaire de séance. Pas d’observations ni de remarques ? Il est donc
désigné Secrétaire de séance.

2 ° – ADOPTION DU PROCES-VERBAL DE LA SEANCE DU 2 MAI 2016.
M. GICQUEL. – Ce procès-verbal appelle-t-il des observations ou
des questions ? Pas de questions ; je considère donc qu’il est adopté.

3 ° - ADOPTION DU PROCES-VERBAL DE LA SEANCE DU 25 MAI 2016
Point non traité.

4 ° – PRESENTATION DES DECISIONS PRISES
APPLICATION DE L’ARTICLE L. 2122-22 DU CGCT.

PAR

LE

MAIRE

EN

M. GICQUEL. – En préalable du passage en revue de ces décisions,
je voulais signaler au Conseil Municipal, puisque c’est une obligation qui m’est
faite, une modification de la Commission de concession, qui a d’ailleurs eu à se
réunir, il y a quelque temps. J’enregistre la démission de monsieur TURANO, qui
nécessite donc de recomposer la Commission lors de ce Conseil. Par conséquent,

6

je propose d’intégrer comme membre titulaire monsieur André ROURE, qui était
en position de premier suppléant. Hormis André ROURE, il y avait Patrick
SÉGALAT, Florence MEUNIER, Isabelle OBENANS et Loïc RAMBAUD. En vertu de
cette possibilité de basculer un suppléant dans la catégorie des titulaires, c’est
donc André ROURE qui occupera la place de Pascal TURANO. Il n’y a pas de
modification pour le reste de la Commission de concession ou de sa composition.
C’est un « dont acte » : il n’y a pas de vote sur cette modification.
J’en viens donc aux décisions du Maire :


L’aliénation de divers véhicules et matériels du Centre
Technique Municipal, pour un certain nombre de matériels de
transport devenus obsolètes. Nous avons l’occasion, au fur et
à mesure, de passer en revue l’inventaire de ces véhicules
pour ensuite, par convention avec des établissements de
casse ou, le cas échéant, de reprise avec des
concessionnaires automobiles. Nous pouvons ainsi nous
séparer d’un certain nombre d’entre eux. En l’occurrence,
cinq véhicules sont concernés, avec une offre de reprise de la
société PERLE AUTOMOBILE pour un montant global de
4 700 €. Au-delà des véhicules, nous avons aussi l’aliénation
de matériel qui était rattaché à la déchetterie municipale
située rue du Séjour ;



La signature d’un contrat de location saisonnière en meublé
avec un propriétaire situé en Avignon, pour 455 € du 8 au
16 juillet. Vous savez qu’à cette époque de l’année en
Avignon, le Festival bat son plein. En l’occurrence, il s’agit de
proposer à la directrice des théâtres de pouvoir y assister et,
ainsi, d’entrer en relation avec un certain nombre de
partenaires avec lesquels nous sommes susceptibles de
pouvoir contractualiser, dans le cadre de l’élaboration d’une
prochaine saison culturelle. J’ajoute, d’ailleurs, que Delphine
HERBERT se rendra également, en tant qu’Adjointe à la
Culture, à cette même période en Avignon ;



La signature d’un contrat de cession avec l’association
« C’est-à-dire », dans le cadre de l’animation du « Festival
des Contes d’Été » qui est programmée par les médiathèques
de Charenton ;



La signature d’une convention de location de la salle de
l’Espace Art & Liberté avec le Club Gravelle Entreprendre ;



L’acte constitutif d’une régie d’avance auprès du Service
Jeunesse, puisque ce service municipal n’en disposait pas
jusqu’alors. Il est donc proposé de pouvoir l’instaurer. Jusqu’à
présent, c’est la Direction des Finances qui assurait la prise
en charge des flux en dépenses et en recettes. Cette régie
portera spécifiquement sur les séjours qui sont organisés
dans ce cadre ;



La rémunération des associations culturelles et artistiques des
« Ateliers Bleus » à compter du mois de septembre prochain :
il est décidé de maintenir les rémunérations des associations
qui interviennent dans ce cadre ;

7



La signature d’un contrat de cession avec la compagnie « Les
3 Coups », dans le cadre de l’animation « Bébé Bouquine »,
qui intervient également auprès des médiathèques des Quais
et de Bercy ;



La signature d’une convention d’abonnement à la base
« Électre » sur internet. Cette base de données sert
également aux médiathèques de la ville.

Je passe ensuite à un marché de services : une mission de contrôle
technique et de conformité des opérations de travaux : la durée du marché est
de 24 mois, le montant s’élève à 55 241,36 €. Ce marché concerne
principalement les contrôles périodiques des installations techniques des
bâtiments communaux.
J’en viens aux marchés de travaux, qui portent pour l’essentiel sur
l’opération très importante et très attendue de la construction de l’école
élémentaire de la rue Anatole France. Vous aurez observé les différentes
entreprises qui interviendront dans le cadre de ces marchés, à la fois pour la
partie travaux et pour les différents lots consécutifs à la création de cette école.
Le montant global de travaux hors taxes s’élève à un peu moins de 7,5 M€, hors
maîtrise d’œuvre et démolition.
Je passe à présent aux avenants :


Un avenant n° 1 concerne la maîtrise d’œuvre pour les
travaux de réaménagement et d’extension de la haltegarderie Jules Noël. Il y a un ajustement à travers ce marché,
pour un montant de 34 174,61 €. Le montant total du marché
s’élève donc à 86 674,61 € ;



Un avenant n° 1 au marché de fourniture de produits
d’entretien, de droguerie, de consommables et de produits
d’hygiène pour les différents services de la Ville, pour le lot
n° 2. S’il y a un avenant dans le cadre de ce marché, c’est
précisément parce que nous ajoutons les sites qui étaient
auparavant traités dans le cadre de la Communauté de
Communes ;



Il en va de même de l’avenant n° 1 pour le lot n° 2 du même
marché, avec une prise en considération des mêmes sites ;



Un avenant n° 4 au marché de traitement des graffitis et des
affiches sauvages visibles depuis le domaine public : il n’y a
pas d’incidence financière, puisqu’il s’agit d’acter la mise en
location-gérance du fonds de commerce de la société
SAMSIC ;



Un avenant n° 4 au marché d’entretien des locaux et de
nettoyage des vitres, à la fois de la Ville de Charenton et de
celle de Saint-Maurice, qui propose d’ajouter le Pôle Médiation
situé à la Verrière de Bercy, place d’Astier. Jusqu’à présent,
cette structure ne faisait pas l’objet de ce type
d’interventions ;



Un avenant n° 1 au marché d’assurance responsabilité civile :
il s’agit d’ajouter les compétences qui relevaient jusqu’à
présent de la Communauté de Communes. Vous savez

8

qu’elles sont désormais du ressort de la Ville de Charenton.
Le montant forfaitaire passe à 21 314,72 €.
Y a-t-il des observations ou des remarques sur ces décisions, ces
marchés et ces avenants ? Très bien, je vous remercie.

DIRECTION GENERALE DES SERVICES
5 ° – ÉLECTION D’UN ADJOINT AU MAIRE SUPPLEMENTAIRE.
M. GICQUEL. – Je propose, ce soir, au Conseil Municipal,
d’adjoindre à la Municipalité un neuvième Adjoint. En l’occurrence, je propose la
candidature de Jean-Marc BOCCARA, qui était auparavant Conseiller Municipal
délégué aux animations, aux différentes manifestations organisées par la Ville. À
cet égard, j’ai proposé également d’étendre sa délégation aux actions
commémoratives, aux relations avec les associations d’anciens combattants et
au devoir de mémoire d’une manière générale. C’est un secteur qui mérite
évidemment toute notre attention, ce qui a toujours été le cas, du reste, mais
qui peut procurer un développement complémentaire, me semble-t-il, en
particulier en direction des publics scolaires, des jeunes publics, pour lesquels
ces notions de devoir de mémoire sont parfois un peu étrangères ou un peu
éloignées de leurs préoccupations quotidiennes. À cet égard, j’aimerais que dans
sa prochaine délégation, Jean-Marc puisse s’impliquer particulièrement, en
relation aussi avec des organismes ou avec des partenaires extérieurs. Je pense
aussi aux initiatives que peut prendre le Conseil Départemental à cet égard, ainsi
qu’aux associations qui se trouvent à Paris, à des sites particuliers en région Ilede-France qui ont été marqués par l’action combattante ou par cette démarche
de devoir de mémoire. C’est ce pourquoi je le missionnerai sur ce point, en
relation étroite avec la Ville de Saint-Maurice puisque jusqu’à présent, nous
étions associés dans le cadre de cette mission.
Voilà donc la proposition que je souhaite faire à cet égard, à travers
la création de ce poste de 9ème Adjoint. Il est bien entendu que Jean-Marc
BOCCARA aura aussi à cœur, au-delà des animations dont il a aujourd’hui la
charge, de faire de nouvelles propositions, peut-être de réformer les
manifestations ou les événements qui ont cours actuellement, et de nous
proposer éventuellement d’autres orientations en la matière. En tout cas, je le
sais tout particulièrement impliqué sur ces sujets, en relation avec différents
partenaires, pour nous faire des propositions ; tout cela avec la seule contrainte
budgétaire, bien entendu, mais cela, il le sait.
Nous allons donc, comme le règlement nous l’impose, procéder à
cette élection à bulletin secret. Je demande au doyen et à la benjamine de
l’assemblée de bien vouloir participer à cette opération de vote. Si,
naturellement, avant ce processus de vote, il y a des questions ou des
observations, je vous propose d’intervenir. Monsieur BELLAÏCHE.
M. BELLAÏCHE. – Merci, Monsieur le Maire. Puisque vous me posez
la question, je vais vous répondre : nous ne présenterons pas de candidat,
puisque c’est une élection et que d’autres candidats pouvaient se présenter. Eu
égard à la qualité du candidat qui nous est proposé, mais surtout au fait que
nous ne souhaitons pas participer à votre majorité, nous n’allons donc pas

9

présenter de candidat. Ce ne serait pas sympa si nous en présentions un et que
vous l’élisiez, en plus ! Nous ne présenterons donc pas de candidat, et nous
voulions vous le dire au nom du groupe « Charenton avant tout ».
M. GICQUEL.



Merci.

Madame

GRATIET

voulait

également

intervenir.
Mme GRATIET. – Merci, Monsieur le Maire. Dans la note de
présentation, vous expliquez qu’après plusieurs semaines de fonctionnement de
la Municipalité, il apparaît nécessaire d’envisager la création d’un poste d’Adjoint
supplémentaire. J’entends la notion de création d’un poste d’Adjoint
supplémentaire ; là où je suis très étonnée, c’est qu’en fait, vous associez à cette
création de poste des missions qui sont déjà affectées. Je ne saisis donc pas bien
la valeur ajoutée de cette nouvelle création.
M. GICQUEL. – Je laisserai le processus de vote se faire et ensuite,
j’aurai un commentaire qui répondra certainement à votre observation.
M. ROURE. – Je vous donne les résultats du vote : 30 voix pour
Jean-Marc BOCCARA, 5 bulletins blancs.
M. BOCCARA est élu 9ème Maire-Adjoint.

M. GICQUEL. – Bravo : monsieur BOCCARA est élu Adjoint au
Maire. (Applaudissements) Je suis très heureux de pouvoir lui remettre cette
écharpe et l’insigne de Maire-Adjoint. (Applaudissements) Jean-Marc, tu
souhaites peut-être nous dire quelques mots.
M. BOCCARA. – C’est très rapide, en quelques mots ; je ne vais
pas vous abreuver d’un long discours. Je pense que nous avons un Conseil assez
chargé. Je voudrais simplement remercier l’ensemble du Conseil, et plus
précisément monsieur le Maire, Hervé GICQUEL, pour cette écharpe qui, pour
moi, est le symbole d’une grande confiance qui m’est faite. À ma famille et à mes
amis présents ce soir, venus partager ce beau moment avec moi, à ma femme
Pascale : merci de supporter mes états d’âme, parce que je rentre de certains
Conseils très animés – c’est un petit message non subliminal à l’intention de
Gilles-Maurice BELLAÏCHE. Je remercie encore très chaleureusement l’ensemble
du Conseil. Merci infiniment. (Applaudissements)
M. GICQUEL. – Madame CAMPOS-BRÉTILLON souhaite s’exprimer.
Mme CAMPOS-BRÉTILLON. – Monsieur le Maire, chers collègues,
je tenais tout d’abord à adresser toutes mes félicitations à monsieur BOCCARA
pour son élection. Je ne voulais pas entacher la joie de Jean-Marc et de ses
proches, mais la très surprenante et pénible réunion avec l’ensemble de la
majorité municipale, qui s’est tenue en fin de semaine dernière, me contraint
aujourd’hui à m’adresser à vous tous, élus charentonnais. Je suis meurtrie et
consternée du déroulement de cette réunion, au cours de laquelle j’ai été
insultée et humiliée. Messieurs SÉGALAT et GAILHAC ont été particulièrement
odieux, en affichant une acrimonie et un acharnement sans précédent, qui m’ont
totalement surprise de leur part. Outre l’extrême violence des propos tenus à

10

mon égard, c’est le respect de chacun des élus, démocratiquement élus par les
Charentonnais, qui est en cause. Le Maire doit exercer son autorité pour éviter
de tels débordements, et s’il ne le fait pas, et s’il ne l’a pas fait, c’est qu’il
approuve.
Il m’apparaît nécessaire, aujourd’hui, que chacun aborde cette fin
de mandat en toute connaissance de cause. Lorsque le Maire honoraire, JeanMarie BRÉTILLON, élu par la population sur son nom, son bilan et son
programme, validé par la majorité municipale, a transmis son mandat à
monsieur GICQUEL, ce dernier s’est engagé, eu égard au travail et aux actions
entreprises, à poursuivre…
(Brouhaha)
M. GICQUEL. – S’il vous plaît, Monsieur, je vous demanderais de
bien vouloir sortir, puisque vous interrompez la séance. Vous n’avez pas le droit
de vous exprimer. Madame CAMPOS-BRÉTILLON va poursuivre son intervention.
Mme CAMPOS-BRÉTILLON. – Lorsque le Maire honoraire, JeanMarie BRÉTILLON, élu par la population sur son nom, son bilan et son
programme, validé par la majorité municipale, a transmis son mandat à
monsieur GICQUEL, ce dernier s’est engagé, eu égard au travail et aux actions
entreprises, à poursuivre la fin de mandat selon les mêmes termes, fonctions et
délégations, qu’il avait commencé. Cet engagement n’a tenu qu’une dizaine de
jours, à l’issue desquels le nouveau Maire a exigé de ma part un choix : celui de
me séparer de l’une de mes délégations. Pourtant, je sais avoir rempli mon
devoir de manière complètement désintéressée, dans l’intérêt général de tous les
Charentonnais, avec un engagement sans faille pour les missions liées à
l’Urbanisme et à la Petite Enfance, qui m’avaient été confiées.
Le nouveau Maire m’a donc imposé de choisir. Je me suis donc
tournée, pour des raisons professionnelles et personnelles, vers la Petite
Enfance, secteur qui me passionne et dans lequel je me suis impliquée et
investie depuis plus de 3 ans, aux côtés d’une équipe administrative sérieuse,
professionnelle, dynamique, motivée et motivante. Les résultats me paraissent
probants : plus de familles satisfaites, élargissement du nombre de berceaux,
mise en valeur des assistantes maternelles, adhésion de nouvelles familles à ce
mode de garde, et je me permettrais de rajouter : impartialité totale de la MaireAdjointe. Personne ne me démentira. Aucun de mes trois bébés n’a bénéficié
d’une quelconque dérogation pour une place en crèche.
Mais mon choix de la Petite Enfance n’était pas celui du nouveau
Maire. Au vu des réactions téléguidées de certains, il est clair que cet abandon
forcé n’était qu’un prétexte pour m’écarter du Conseil municipal. C’est la raison
pour laquelle, fière du travail accompli mais ne souhaitant jamais prendre part à
des polémiques relevant des égos ou des intérêts personnels, qui écœurent tant
les Charentonnais, comme les Français, de la politique, je présente ma démission
du Conseil Municipal de Charenton-le-Pont. Comme le veut la loi, j’adresserai dès
demain un courrier au Préfet, afin qu’il prenne acte de ma décision.
Je tiens quand même à vous dire que ce n’est pas de gaieté de
cœur que je quitte mes fonctions, car j’ai aimé mon rôle d’élue, j’ai aimé
m’investir pleinement pour les Charentonnais, mais je ne me reconnais plus dans

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cette Municipalité, et particulièrement dans la gouvernance actuelle devenue très
administrative. Je souhaite renouveler toute mon amitié sincère aux personnes
formidables que j’ai pu rencontrer au cours de ces 8 années de mandat – elles se
reconnaîtront – ainsi qu’aux Charentonnaises et aux Charentonnais qui nous ont
fait confiance. Par ailleurs, je suis heureuse pour Laurent CASTRO, un ami
pharmacien et Charentonnais depuis toujours, qui va de fait faire son entrée au
sein du Conseil Municipal.
Je veux dire au nouveau Maire que l’esprit démocratique, la
tolérance et le respect des engagements sont un devoir éthique pour tout élu de
la République, et qu’il semble peu inspiré par ce dernier. Il n’est pas convenable
de laisser agresser une élue sans réagir et sans faire preuve d’autorité.
Enfin, je veux dire ma fierté des 15 ans de mandat de mon père,
même si être « fille de » n’a pas toujours été facile, surtout aujourd’hui. Sa
détermination et son engagement pour Charenton seront toujours un exemple.
Je souhaite bonne continuation aux Charentonnaises et aux
Charentonnais. Je sais que leur choix avisé et sage saura se faire entendre, le
moment venu. Ils peuvent être persuadés que Charenton est ma ville et qu’elle
le restera. (Applaudissements)
M. GICQUEL. – Merci, Madame CAMPOS-BRÉTILLON, de votre
intervention. J’en resterai à cela, pour l’effet de surprise que vous provoquez, et
une décision qui reste personnelle, je le rappelle. En aucun cas, le Maire de
Charenton n’a demandé la démission de madame CAMPOS-BRÉTILLON. Tout
juste avons-nous eu un échange – et je regrette, effectivement, que cela soit
présenté en séance publique – au sein de la majorité municipale, sur le choix de
madame CAMPOS-BRÉTILLON de se séparer de la délégation de l’Urbanisme, qui
était la sienne jusqu’à présent, pour des motifs personnels. Nous en sommes, je
crois, restés là. Je ne demanderai à personne d’intervenir après mon propos. Si
son choix est aujourd’hui de devoir quitter le Conseil Municipal au motif qu’elle
estime avoir dû faire un choix entre l’Urbanisme et la Petite Enfance, c’est sa
position. Ce que j’ai entendu l’autre jour – et je crois, mes collègues de la
majorité avec moi – était effectivement un choix personnel de reprendre une
activité professionnelle incompatible avec sa délégation à l’Urbanisme. Je
regrette vivement la démission qu’elle vient de me signifier ce soir, ainsi qu’à la
majorité.
Madame GRATIET.
Mme GRATIET. – J’aurais juste une question, Monsieur le Maire :
démissionnaire, l’Adjointe reste en fonction jusqu’à la nomination de son
successeur. Quelle mesure comptez-vous prendre ? Procéder à une nouvelle
nomination ou redistribuer les délégations aux Adjoints en place ?
M. GICQUEL. – Écoutez, je crois que c’est un peu prématuré. Je
découvre comme vous, ce soir, la démission de madame CAMPOS-BRÉTILLON,
qui ne m’en a pas fait part avant cette séance. Permettez-moi juste de prendre
acte de la décision qu’elle vient de prendre, et ensuite de prendre les dispositions
qui s’imposeront par rapport à ses délégations.

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Pour répondre à votre question, Madame GRATIET, non pas celle-ci
mais la précédente, je voudrais préciser les ajustements de délégation auxquels
j’ai pu opérer, et qui vaudront arrêtés municipaux. En l’occurrence, Marie-Hélène
MAGNE, dont vous savez qu’elle est 1ère Adjointe chargée de l’Enfance et de
l’Éducation, conservera cette prérogative à l’exception du cycle secondaire, qui
sera désormais confié à Clotilde CERTIN qui, par ailleurs, est Conseillère
Déléguée chargée de la Jeunesse. Il m’est apparu, en l’occurrence, que la
thématique de la Jeunesse pouvait être associée à la relation avec les
établissements secondaires que sont le collège et le lycée.
Par ailleurs, je prendrai également par arrêté la décision de
positionner monsieur Patrick SÉGALAT comme Maire-Adjoint chargé des Finances
et des Ressources Humaines, les compétences qui étaient les miennes jusqu’à
présent.
S’agissant de la délégation qui
jusqu’alors, j’ai souhaité que la partie des
revienne aux Adjoints des différents secteurs :
l’Éducation. Monsieur SÉGALAT interviendra,
qu’Adjoint aux Finances et également sur
administratif des associations.

incombait à Patrick SÉGALAT
relations avec les associations
la Culture, le Sport, l’Enfance et
bien sûr, en soutien, en tant
les sujets d’accompagnement

Monsieur
Pascal
TURANO,
dont
la
compétence
Action
Commémorative et Devoir de Mémoire était jusqu'alors l’une de ses missions,
aux côtés de la Sécurité et de la gestion du Domaine Public, du suivi des
questions d’Hygiène et des Affaires Réglementaires, se voit confier désormais les
sujets relevant des affaires de la Commande Publique : tout ce qui a trait aux
concessions et aux marchés publics.
Monsieur Pierre MIROUDOT sera, lui aussi, installé par arrêté
municipal pour occuper la fonction de Conseiller Municipal délégué à l’Économie,
à l’Emploi et aux Relations avec les grandes entreprises, sujet qui, jusqu’à
présent, étaient du ressort de Patrick SÉGALAT dans sa précédente délégation.
J’installerai également Rachel GRUBER en tant que Conseillère
Municipale déléguée à la Médiation-Prévention, qui est déjà son domaine
d’activité.
J’ai souhaité également associer Nicole MENOU au sujet des
Relations sociales internes de soutien au Groupement d’Entraide Communale
(GEPC) aux côtés du Maire-Adjoint chargé des Ressources Humaines. Elle sera
donc installée également par arrêté municipal. Je rappelle aussi que Nicole
MENOU reste, bien sûr, Présidente du Comité Hygiène et Sécurité en charge du
suivi des risques professionnels.
Monsieur Joël MAZURE pourra également, par arrêté municipal, se
charger du suivi des Affaires Juridiques et de l’Administration des Biens, qui
étaient déjà des prérogatives qu’il avait à suivre aux côtés de l’administration.
J’ai également sollicité Adra EL HARTI, qui sera chargée, par arrêté
municipal, des Relations avec les collectivités avec lesquelles nous sommes
jumelées. Nous entretenons des relations étroites avec nombre d’entre elles. Par

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là même, Adra EL HARTI sera donc chargée de la relation avec le Comité de
Jumelage et les différentes sections qui le constituent.
Stéphane CARREL œuvrera aussi à travers une mission de Contrôle
de Gestion que je souhaite lancer au sein de l’administration, auprès de Patrick
SÉGALAT, Adjoint au Maire chargé des Finances et des Ressources Humaines.
Enfin, Gabriela KADOUCH, qui était déjà positionnée comme
chargée des Relations avec le commerce local, se verra adjoindre le suivi du
marché aux comestibles, qui est une mission importante qui, je crois, est en
parfaite cohérence avec le sujet des petits commerces, d’autant plus que nous
avons un projet de rénovation qui sera entrepris d’ici quelques semaines.
Voilà donc l’esprit dans lequel j’ai souhaité positionner à la fois la
Municipalité et les délégations qui vont échoir à des Conseillers Municipaux, ainsi
que les missions qui vont échoir à des Conseillers Municipaux sans délégation,
qui seront sollicités pour travailler à mes côtés ou aux côtés des Adjoints, en
relation avec l’administration. C’est donc dans cet esprit de cohérence que j’ai
souhaité compléter les prérogatives de chacune et de chacun, d’où les quelques
mouvements qui sont proposés ce soir. C’est le commentaire que je souhaitais
faire à l’issue de l’installation du 9ème Adjoint.

6 ° – FIXATION DES INDEMNITES DES ÉLUS.
M. GICQUEL. – J’ai également apporté quelques modifications qui
me paraissent tout à fait naturelles. L’indemnité qui était dévolue à la
1ère Adjointe était inférieure à l’indemnité appliquée aux autres Adjoints ; c’est la
raison pour laquelle j’ai proposé de la positionner sur un pourcentage de 33 % de
l’indice brut 1015. Du 2ème au 9ème Adjoint, excepté le 6ème Adjoint, je maintiens
le pourcentage de 30,26. Enfin, j’ai diminué de 5 % l’indice brut 1015 qui
concernait le 6ème Adjoint. Voilà la proposition de fixation des indemnités des
élus, bien entendu dans le respect de l’enveloppe mensuelle maximale telle
qu’elle est proposée par la loi. Y a-t-il des observations ou des questions sur ce
sujet ? Il n’y en a pas ; je vous propose de mettre aux voix.
La délibération est adoptée à l’unanimité des voix exprimées
(5 abstentions - groupes « Charenton avant Tout » - « Pour Charenton,
l’Humain et l’Écologie ! » et « Charenton Ambition »).
7 ° – MODIFICATION
MUNICIPALES.

DE

LA

COMPOSITION

DES

COMMISSIONS

M. GICQUEL. – Vous savez qu’elles sont constituées des finances,
de l’action économique, de l’administration générale et des moyens généraux ;
du patrimoine et de l’aménagement durable du territoire ; de la vie scolaire,
périscolaire, des familles, des solidarités et des seniors ; de la vie culturelle, de
l’animation, du sport et de la jeunesse. Là également, dans le cadre des
échanges et des entretiens que j’ai pu avoir avec la plupart d’entre vous, à la
demande de Nicole MENOU et de Stéphane CARREL, en regard des missions qui
leur sont proposées, je propose de les rattacher à la commission des finances.
Pour Nicole MENOU, cela lui impose de quitter la commission PADT. Elle reste

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dans la commission de la vie culturelle, du sport, de l’animation et de la
jeunesse. Quant à Stéphane CARREL, je propose qu’il siège désormais à la
commission des finances et qu’il demeure au sein de la commission de la vie
scolaire et périscolaire. Voilà les ajustements que je propose. Y a-t-il des
observations ou des remarques ? Je mets aux voix.
La délibération est adoptée à l’unanimité.

8 ° – DESIGNATION D’UN DELEGUE SUPPLEANT AU SEIN DU SYNDICAT
MIXTE D’ETUDES PARIS-METROPOLE.
M. GICQUEL. – Dans ma fonction de Maire, je suis délégué titulaire
de ce syndicat. Je propose la candidature de Patrick SÉGALAT pour siéger, le cas
échéant, au sein du syndicat mixte d’études Paris-Métropole. C’est une
émanation qui, parallèlement aux travaux de la Métropole du Grand Paris,
réfléchit à un certain nombre de sujets et de thématiques, notamment celles qui
sont liées aux grands projets de la Métropole et aux aspects financiers, qui sont
l’élément essentiel des travaux de la nouvelle gouvernance territoriale. Cela
appelle-t-il des commentaires ? Je vous propose de mettre aux voix.
La délibération est adoptée à l’unanimité des voix exprimées
(5 abstentions - groupes « Charenton avant Tout » - « Pour Charenton,
l’Humain et l’Écologie ! » et « Charenton Ambition »).

9 ° – DESIGNATION DU REPRESENTANT DE LA COLLECTIVITE
CONSEIL DE DISCIPLINE DE RECOURS D’ILE-DE-FRANCE.

AU

M. GICQUEL. – Ce Conseil a, heureusement, peut l’occasion de se
réunir, mais il nous appartient de proposer un représentant de la collectivité. Je
considère que je peux raisonnablement m’effacer au profit d’un membre du
Conseil Municipal, et précisément, dans le cadre de la mission portant sur les
relations sociales qui sera, demain, celle de Nicole MENOU, je propose donc sa
candidature. Y a-t-il des observations ou des remarques ? Je vous propose de
voter.
La délibération est adoptée à l’unanimité.

10 ° – ÉQUIPEMENT DES POLICES MUNICIPALES – DEMANDE DE
SUBVENTION AU TITRE DU DISPOSITIF « BOUCLIER DE SECURITE »
AUPRES DE LA REGION ILE-DE-FRANCE.
M. TURANO. – Au titre de leur mission de prévention et de sécurité
publique, les agents de la police municipale ont besoin d’équipements
spécifiques. Dans ce cadre, 18 gilets pare-balles ont été acquis en 2015. Une
subvention au titre du Fonds Interministériel de Prévention de la Délinquance a
été accordée et a permis de cofinancer cette acquisition à hauteur de 50 %.

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La Région Ile-de-France a récemment adopté un dispositif appelé
« Bouclier de sécurité », afin de soutenir les communes dans leurs projets
d’équipements de leur police municipale. Les équipements subventionnables à
hauteur maximale de 30 % HT sont : les gilets pare-balles, les bâtons de
défense, les caméras piétons, les véhicules, les véhicules avec caméras
embarquées et les caméras embarquées. Au titre de l’année 2016, la Ville
envisage d’acquérir 7 nouveaux gilets pare-balles, 7 bâtons de défense et
2 caméras piétons, pour un montant total hors taxes de 4 319,81 €. La
possibilité de subvention s’élève à 1 295,94 €. Par ailleurs, au titre du Fonds
Interministériel pour la Prévention de la Délinquance, une subvention pour un
montant de 1 750 € a déjà été sollicitée auprès de la Préfecture du Val-deMarne, pour l’acquisition des gilets pare-balles.
L’objet de la présente délibération, au-delà d’approuver le
programme d’équipement de la police municipale, est d’autoriser le Maire à
solliciter une subvention auprès de la Région Ile-de-France au titre du dispositif
« Bouclier de sécurité », ainsi que tout autre organisme financeur. Merci,
Monsieur le Maire.
M. GICQUEL. – Merci, Monsieur TURANO. Monsieur Loïc RAMBAUD
souhaite s’exprimer sur ce sujet.

poser une
municipale
balles, les
document,

M. RAMBAUD. – Merci, Monsieur le Maire. C’est simplement pour
question : est-ce que, par « programme d’équipement de la police
», vous entendez les quelques lignes qui détaillent les gilets parebâtons de défense et les caméras piétons, ou y a-t-il un autre
plus étoffé, qui correspond à un programme d’équipement en soi ?

M. TURANO. – Pour ce qui concerne les équipements
subventionnables, j'ai cité la liste. Concernant les gilets pare-balles, cela fait déjà
plusieurs années que nos agents sont équipés. Ils sont également équipés de
bâtons de défense, qui rentrent en catégorie D. Nous renforçons ou nous
remplaçons donc le matériel. Il y a seulement les caméras piétons, que nous
envisageons de fournir à nos agents à hauteur de 2, pour pouvoir les assurer
dans leurs missions et sécuriser leurs interventions.
M. RAMBAUD. – Cela, je l’ai bien compris, merci. Ma question était
plutôt de savoir si le programme d’équipement de la police municipal mentionné
dans l’article 1 de la délibération est résumé par ces simples achats, ou si
d’autres achats sont prévus dans un programme qui serait sur une durée plus
longue ? En fait, le problème, c’est que dans la délibération, on nous parle d’un
programme d’équipement qu’on nous demande d’approuver ; ma question est
donc de savoir si ce programme est ce qui nous est présenté dans cette
délibération ou s’il y a d’autres choses dont nous n’aurions pas eu connaissance.
M. TURANO. – Aujourd’hui, la police municipale de Charenton
bénéficie de tous les équipements mis à la disposition de toutes les polices
municipales. Nous avons, vous vous en souvenez, fait une demande d’armement
de catégorie B. Aujourd’hui, nous avons reçu les premiers arrêtés du Préfet pour
leur permettre d’utiliser cet équipement de catégorie B et de se déplacer avec
lui. Pour ce qui concerne les gilets pare-balles et les bâtons de défense, c’est du
renouvellement. Aujourd’hui, nous n’envisageons pas d’autres équipements dans
la mesure où il n’en existe pas, puisque les policiers municipaux ont à leur

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disposition tous les équipements réglementaires qu’ils peuvent utiliser. Si,
prochainement, il y avait d'autres équipements – mais je ne vois pas de quoi il
pourrait s’agit – qui étaient mis à leur disposition, après avoir évalué le besoin
pour nos agents, si le besoin s’en faisait sentir, nous effectuerions ce renfort
d’équipement.
M. GICQUEL. – Bien, merci. Madame GRATIET.
Mme GRATIET. – Le « Bouclier de sécurité » fut, en effet, l’une des
premières mesures votées par le nouvel exécutif de la Région, en janvier dernier,
en accompagnant un équipement plus moderne des polices municipales par une
aide au financement. La Région finance également l’achat et la pose de
vidéosurveillance dans le cadre de la lutte contre la délinquance de voie
publique, qui concerne les deux caméras piétons que vous évoquez. Ce dispositif
concerne également le financement de portiques de sécurité dans les lycées.
Quand on sait que l’Observatoire National de la Délinquance a publié récemment
un rapport qui dénonce une augmentation de 55 % des atteintes à l’intégrité
physique, sans vouloir stigmatiser une réflexion, il semble indispensable d’élargir
le champ du dispositif « Bouclier de sécurité » au périmètre scolaire, pour
apporter des réponses concrètes aux inquiétudes des parents.
M. TURANO. – Le « Bouclier de sécurité » voté par la Région
concerne effectivement la mise en sécurité des lycées, puisqu’ils relèvent de
leurs compétences, avec notamment l’achat de portiques et la vidéo aux
alentours des lycées. Il concerne également la mise en sécurité vidéo des gares
et des transports en Ile-de-France. L’effort fait en faveur des collectivités, des
communes, ne concerne que ces équipements ciblés, les 7 points qui sont
précisés là. Ce sont des équipements qui sont à usage strictement communal et
non pas, bien évidemment, qui sont appelés à intervenir à proximité immédiate
des lycées ou dans les lycées. En tout cas, ce sont des équipements qui vont
directement renforcer ceux existants dans la police municipale.
Mme GRATIET. – Vous parlez d’équipement communal, mais le
lycée, même s’il dépend de la Région, est quand même fréquenté par des
familles charentonnaises. C’est donc un équipement qui concernera les
Charentonnais, donc la Commune.
M. GICQUEL. – En effet, mais en l’occurrence, il ne nous revient
pas d’installer ce type de matériels. Je ne crois pas que le contexte de sécurité à
Charenton soit tel qu’il faille envisager ce type de dispositifs ; à ce stade, en tout
cas. Je vous propose de mettre aux voix.
La délibération est adoptée à l’unanimité des voix exprimées
(1 abstention -« Pour Charenton, l’Humain et l’Écologie ! »)

17

DIRECTION DU PATRIMOINE ET DE L’AMÉNAGEMENT DURABLE DU
TERRITOIRE
11 ° – APPROBATION ET AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE
MAIRE DE SIGNER LE CONTRAT D’INTERET NATIONAL (CIN).
M. GICQUEL. – C’est probablement l’une des délibérations parmi
les plus importantes, ce soir. Vous savez que le sujet de Bercy-Charenton est
porté par la Ville depuis plus d’une dizaine d’années. Jean-Marie BRÉTILLON a
lancé ce sujet, à peu près à cette période, pour imaginer un projet
d’aménagement sur le quartier le plus occidental de la collectivité, en
l’occurrence celui qui fait front au boulevard périphérique, à l’autoroute A4, au
boulevard des Maréchaux et, anciennement, à tout un complexe logistique situé
aux portes de Paris et/ou aux portes de Charenton, selon comment on se place.
Ce sujet a donc prospéré pendant quelques années, et a concerné
plusieurs partenaires : les propriétaires fonciers, qu’ils soient privés dans un tout
premier temps, puis publics, avec la volonté de les associer à cette même
réflexion, et enfin l’Etat, les services du Préfet du Val-de-Marne, qui ont aussi
été, à l’époque, contactés et saisis par la Municipalité de Charenton pour
accompagner la démarche de la Ville.
Le sujet a prospéré avec quelques cahots et des phases que je
qualifierai de favorables, satisfaisantes, presque un peu euphoriques, à une
certaine époque. Cela nous avait valu des réunions, chez le Préfet du Val-deMarne, pour envisager une esquisse de programmation, qui supposait bien
entendu la validation par l’Etat d’un programme mixte entre activités et
logements, avec la condition essentielle de la liaison avec la Ville de Paris et la
création d’équipements publics.
Cette réflexion a également conduit à ce que la Ville de Charenton,
en association avec la Ville de Paris, lance deux études : la première relative à
l’urbanisme commerciale et la seconde relative aux flux et aux déplacements
dans cette zone extrêmement dense et complexe, compte tenu des contraintes
spatiales que nous pouvons connaître sur ce périmètre de la ville. C’est sans
doute le plus complexe que nous connaissions. Ces études menées avec Paris
étaient une satisfaction : cela signifiait effectivement que Paris et Charenton
avaient, de concert, une initiative commune pour réfléchir sur ces deux aspects
et,
par
conséquent,
entreprendre
une
démarche
commune,
voire
complémentaire, d'aménagement de part et d’autre du boulevard périphérique.
Cette réflexion s’est, en quelque sorte, mise en sommeil au cours de
l’année 2013, dans la mesure où nous n’avons pu, avec les partenaires privés et,
bien sûr, l’Etat, arrêter une programmation qui soit acceptée par tous. Il est
entendu que la Ville avait manifesté le souhait qu’il n’y ait pas une parité entre la
programmation de logements et la programmation d’activités économiques,
compte tenu des contraintes particulières que constitue le quartier de Bercy et
qui, à nos yeux n’autorisent pas une concentration de logements.
Aujourd’hui, nous sommes à nouveau à la croisée des chemins,
dans ce dossier. Le projet qui vous est présenté ce soir s’appuie sur un dispositif
qui a été lancé par le Gouvernement en octobre dernier à travers les Opérations
d’Intérêt National et le Contrat d’Intérêt national. Ce Contrat d’Intérêt National a
une vertu particulière à mes yeux : celle d’associer l’Etat, à travers le Préfet du

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Département mais aussi, à échelle plus élevée, le Préfet de Région, et la
collectivité, en tant que signataire de ce contrat de partenariat. Au-delà de l’Etat
et de la collectivité, il est proposé aux partenaires publics et privés de constituer
un pôle de signataires de ce document. S’il a une valeur contractuelle, ce
document n'a pas de conséquences juridiques ni financières. C’est un premier
jalon, en quelque sorte, qui débouchera assez naturellement sur la conduite
d’études, sur la sollicitation d’un organisme tel que l’Atelier Parisien d’Urbanisme,
qui pourra s’associer à Paris et à Charenton et nous accompagner dans cette
démarche. Enfin, ce CIN permet à chacun des partenaires publics et privés d’être
autour de la table et de participer à cette réflexion commune.
Tout cela débouchera donc sur une série d’études, dont la finalité
est celle de l’aménagement de ce quartier. Derrière la notion d’aménagement, se
posent plusieurs questions :


Quelle densité serait autorisée sur ce quartier, avec quelle
répartition entre la partie des logements et la partie des
activités économiques ?



Quel serait le devenir de l’espace ferroviaire qui est
aujourd’hui une préoccupation particulière pour la Ville ?
Pourrons-nous enfin gagner sur ces emprises ferroviaires
inutilisées par cette entreprise publique ?



Quel serait le dessein de l’administration des hôpitaux de
Paris, qui a la volonté de faire muter son foncier ? Celui-ci
n’est pas négligeable, puisqu’il occupe 1,2 ha sur le périmètre
de Charenton.



Quel serait le devenir du centre commercial Bercy et des deux
complexes hôteliers qui se trouvent en entrée de ville ?

Enfin, et j’en conclurai par-là, la condition absolument nécessaire de
la faisabilité de cette opération d’aménagement est la jonction avec Paris en
mode doux, puisqu’il n’existe pas actuellement de liaison piétonne entre les
quartiers sud de Bercy et la ville de Paris. Il faudrait une piste cyclable, mais
aussi un développement des transports publics que nous imaginons légitimement
sur ce périmètre, puisqu’il s’agit d’irriguer le quartier existant de Bercy et le futur
quartier qui sortira de cette opération. Tout cela doit faire la jonction avec le
futur quartier parisien.
Voilà ; c’est donc l’esprit et la philosophie de cette démarche, à
travers la proposition de ce Contrat d’Intérêt National et la signature qui doit
pouvoir en découler dans les semaines ou les mois à venir. Nous avons déjà eu
quelques premières réactions de partenaires, qu’ils soient publics ou privés. Nous
attendons encore des réponses, des observations ou des remarques de la part
d’un certain nombre d’entre eux. Ce serait, en tout cas, la toute première étape,
telle qu’elle vous est proposée ce soir. Cela nous a valu, d’ailleurs, une réunion
de quartier au cours du mois de juin, pour présenter à la population de Bercy,
ainsi à tous ceux et toutes celles qui ont participé à cette réunion, la démarche
du Contrat d’Intérêt National.

19

Y a-t-il des prises de parole ? Je l’imagine, sur ce dossier. Monsieur
BELLAÏCHE.
M. BELLAÏCHE. – Merci, Monsieur le Maire. En écoutant le détail de
ce projet, je me rappelais – puisque nous avons vu avec éclat, tout à l’heure,
qu’une page se tournait dans notre ville – que le départ de l’ancien Maire était
dû, notamment, au fait qu’avec le Grand Paris, les collectivités perdaient
beaucoup de leurs pouvoirs, etc. Là, nous avons l’exemple même que nous
avions le pouvoir entre les mains. Nous avions la capacité d’aménager cette
zone, de donner une vraie perspective à notre ville. Pendant les dernières
années, nous sommes passés à côté de notre capacité à aménager cet endroit.
Le Gouvernement met deux options sur la table : l’OIN ou le CIN.
Tant mieux que nous ayons le CIN parce que sinon, nous aurions été contraints,
alors que là, nous sommes dans la discussion. Quand on regarde les objectifs de
ce CIN, on voit qu’il s’agit de définir les contraintes, de définir les objectifs du
terrain et l’association de toutes les parties. Qu’est-ce qui nous empêchait de le
faire avant ? On ne le sait toujours pas. Vous avez rappelé, Monsieur le Maire,
qu’avait déjà été entamée, depuis de longues années, ce que vous avez appelé
une démarche commune. C’est vrai qu’elle a été commune, parce qu’elle était à
l’initiative de Paris et que Paris a constaté que notre ville avait un rôle de suiveur
et pas de force de proposition.
Tout cela pour vous dire que si une page se tourne, profitons-en
pour fermer le livre. En termes d’aménagement urbain, c’est le grand échec de
ce qui s’est passé ces dernières années. Maintenant, le Gouvernement nous
propose – et franchement, ce n’est pas parce que c’est ce Gouvernement – de
nous accompagner dans cette démarche. Dans vos propos, Monsieur le Maire,
vous avez l’air d’avoir la volonté de vous y engager réellement, de faire qu’enfin,
nous trouvions une issue à l’aménagement urbain de cette zone. Nous vous en
faisons crédit – pour l’instant – et nous vous demandons, s’il vous plaît, de
penser l’aménagement de cette zone sans oublier que réaménager l’entrée de la
ville, c’est s’intéresser également, et de façon tout aussi importante, à la
protection phonique, que ce soit du côté de l’autoroute ou du côté des voies
ferrées. Nous ne pourrons vivre dans ce quartier sans que ces protections
phoniques, ou que ce réaménagement urbain, fassent que les décibels que vivent
nos concitoyens puissent baisser dans cette zone.
Nous vous faisons crédit de votre engagement, Monsieur le Maire :
nous allons voter cette délibération avec vous et, vous le savez, nous serons
particulièrement vigilants sur l’avancée de ce dossier.
M. GICQUEL. – Je vous remercie, Monsieur BELLAÏCHE, de vos
propos. Madame GRATIET.
Mme GRATIET. – Le CIN est une réactivation du projet
d’aménagement du quartier de Bercy-Charenton. Il se présente comme un projet
ambitieux, laissant entrevoir de belles perspectives d’évolution pour les habitants
de ce quartier, mais pas seulement : cela concerne Charenton dans son
ensemble. Il se veut un chantier qui réponde aux attentes des citoyens, qui
aspirent, aux portes de Paris, à une urbanisation au service de l’Homme. La
délibération est particulièrement floue. Pourquoi la Ville de Paris n’est-elle pas

20

signataire ? Comment pourra, alors, se concrétiser une volonté de dialogue avec
elle ?
Vous évoquez le fait que ce projet vise à désenclaver Bercy ; or,
vous avez dû constater, après votre première réunion publique de quartier, que
la majorité des habitants de Bercy ne porte pas cette idée de désenclavement.
Même si tel était le cas, il y a des solutions qui sont à la portée de la Ville pour
faire que Bercy ne se sente pas désenclavé. Elles dépendent de la seule volonté
de les porter.
En page 3, vous évoquez la possibilité d’émergence de plusieurs
opérations immobilières emblématiques ; soit ces opérations existent, et vous les
présentez de façon plus explicite dans le pré-projet, soit elles sont de l’ordre de
l’hypothèse, et il est complètement prématuré, voire inutile, de les citer. Au lieu
de faire allusion à d’hypothétiques opérations immobilières, pourquoi, sur ce
quartier de Charenton, ne commencez-vous pas à répondre favorablement et
précisément aux attentes de ses habitants, notamment en créant une dynamique
de quartier ? L’association de quartier avait, d’ailleurs, demandé à votre
prédécesseur de pouvoir utiliser la salle communale de la Verrière, équipement
municipal complètement sous-utilisé puisque fermé, ou presque ; il est vrai que
le Pôle de Médiation Sociale a quitté Portier pour recevoir, juste quelques heures
par semaine, à la Verrière. Souvenez-vous, Monsieur le Maire – vous étiez là –
que la Verrière était, à l’origine, destinée à la vie culturelle associative du
quartier.
Enfin, je me souviens en effet que lors de la précédente mandature,
que la SNCF avait été l’un des éléments bloquants sur le projet. Quels sont les
nouveaux éléments, aujourd’hui, qui vous permettent de penser qu’elle se
posera dans l’ouverture, le dialogue et la construction ?
Je m’étonne de la réapparition de ce projet qui avait pourtant, en
son temps, mobilisé toute l’énergie et l’attention dont votre prédécesseur était
capable sur des opérations immobilières à Charenton et qui, pourtant, n’a pas
réussi à le mener à terme. Réapparition concomitante à l’arrivée, en janvier
dernier, d’un nouveau propriétaire du centre commercial, la société TIKEHAU
INVESTMENT MANAGEMENT qui, dans Le Figaro du 15 octobre 2015, parlait déjà
des bénéfices que représenterait, pour eux-mêmes, le projet de la future ZAC de
Bercy-Charenton.
Enfin, qui dit CIN dit financement d’Etat. Quelle sera la marge de
manœuvre de la Ville pour faire entendre et respecter ses intérêts, dans ce
projet ? Merci, Monsieur le Maire.
M. GICQUEL. – Merci de vos propos et de vos questions. Je n’ai pas
parfaitement saisi, dans vos propos, quelle était votre intention de vote sur ce
projet-cadre…
Mme GRATIET. – Avant d’être sur des intentions de vote, nous
sommes d’abord sur un échange, et j’apprécierai que vous puissiez répondre aux
différents éléments. Le premier que je soulève, c’est l’ouverture de la SNCF qui
avait été un point bloquant, souvenez-vous, lors de la précédente mandature.
Deuxièmement, pourquoi la Ville de Paris n’est pas signataire dans le pré-projet.
C’est quand même impressionnant. De quelle manière, du coup, n’étant pas

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signataire, la Ville de Paris sera-t-elle dans une ouverture de dialogue pour
avancer sur ce projet dans un intérêt commun ? Troisièmement, vous ne parlez
pas du nouveau propriétaire du centre commercial et pourtant, il semble que la
réapparition de ce projet soit concomitante à son arrivée. Le quatrième point est
que, dans la mesure où ce projet est dans le cadre d’un CIN, c’est un
financement de l’Etat. Quelle sera l’autonomie de réflexion et d’action de la
Commune, si les orientations de ce projet ne vont pas dans un sens commun
pour Charenton ?
M. GICQUEL. – Merci d’avoir reformulé vos questions.
Mme GRATIET. – Certes, mais je voudrais des réponses à ces
questions.
M. GICQUEL. – J’aurais apprécié la démarche positive de votre part
que j’ai entendue auprès du groupe « Charenton avant tout », mais je vais
répondre à vos questions. Il me semblait, pourtant, que le document du CIN
portait mention de la Ville de Paris à plusieurs reprises, en particulier sur des
questions de franchissement entre la ville de Charenton et la capitale. Il est
même mentionné, dans un paragraphe qui n’est pas une conclusion mais qui
figure au terme de ce document, que la Ville de Paris sera évidemment associée
à la démarche de la Ville de Charenton, dans le cadre de ce Contrat d’Intérêt
National. Il est évident – et je crois l’avoir introduit dans mon propos – que la
Ville de Paris sera rencontrée dans le cadre du Contrat d’Intérêt National de
Charenton pour traiter de l’ensemble des sujets : celui du franchissement, celui
des transports, celui de l’aménagement global du quartier de Bercy-Charenton, y
compris côté Paris, celui des équipements publics qui devront être générés par
ces opérations, côté Charenton et côté Paris. Tout cela impliquera, de la part des
deux villes, un dialogue, une négociation, pour essayer de mutualiser, voire de
jouer la complémentarité sur ces aspects. La Ville de Paris sera donc
naturellement associée.
Pourquoi n’est-elle pas signataire ? La réponse est dans le
document : elle n’est pas signataire parce que le Contrat d’Intérêt National,
Madame GRATIET, ne couvre que le territoire de Charenton. C’est une décision
qui émane de l’Etat, qui a arrêté le périmètre du site au seul territoire de notre
collectivité puisque, parallèlement, la Ville de Paris poursuit ses étapes en
matière d’aménagement. Elle a lancé une enquête publique qui s’est terminée, je
crois, au milieu de l’année 2015. Elle vient de délibérer au mois de juin, il y a
quelques jours, sur le principe de création d’une ZAC au périmètre qu’elle a ellemême défini. Paris ne peut pas s’inscrire dans le cadre du Contrat d’Intérêt
National car Paris a quelques étapes d’avance par rapport à notre propre
démarche.
Pourquoi proposons-nous, ce soir, de nous inscrire dans la
démarche du Contrat d’Intérêt National ? C’est parce que, précisément, l’Etat
donne un signal à la Ville de Charenton pour s’inscrire dans ce projet
d’aménagement. Il met à disposition les outils et mobilise les partenaires,
particulièrement les partenaires publics. Je le dis sans ambages : l’entreprise
publique SNCF ne pourrait raisonnablement être au tour de table aux côtés de la
collectivité s’il n’y avait une incitation de la part des pouvoirs publics, en
l’occurrence du Préfet du Val-de-Marne, pour co-piloter avec le Maire de

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Charenton les réunions qui se sont déjà tenues à deux reprises, au cours du mois
de mai et du mois de juin.
Par ailleurs, pourquoi nous engageons-nous dans cette démarche ?
C’est parce qu’au-delà de l’entreprise publique SNCF, qui est parmi les
signataires potentiels du CIN, cela nous évite également de voir cette opération
d’aménagement être fragmentée par des mutations ponctuelles qui pourraient
s’opérer. Je pense notamment à l’AP-HP, qui n’attend qu’une chose : de pouvoir
céder son foncier et le vendre au plus offrant. Amener les différents partenaires,
publics et privés, dans un cadre partenarial tel que celui-ci, les oblige à discuter
non seulement avec l’Etat mais, surtout, avec le Maire de Charenton.
Voilà la démarche, Madame GRATIET.
Mme GRATIET. – Franchement et sincèrement, qu’est-ce qui vous
permet, aujourd’hui, d’affirmer que la SNCF sera dans une position d’ouverture,
de négociation et d’avancement favorable sur ce projet, là où elle a été un point
particulièrement bloquant lors de la précédente mandature et dans le précédent
cadre du projet ?
M. GICQUEL. – J’ai vu la main de Stéphane CARREL se lever ; je
vais donc l’inviter à s’exprimer aussi sur le sujet.
M. CARREL. – Merci, Monsieur le Maire. Je voulais vous notifier,
tout d’abord, que je ne prendrai pas part au vote de cette délibération, compte
tenu de mes fonctions au sein de la Direction administrative et financière de
SNCF IMMOBILIER. J’ajouterai aussi un point de précision par rapport à
l’interrogation sur les dispositions du groupe SNCF. Il a été créé, par une loi du
4 août 2014, un nouveau groupe public ferroviaire, avec la création d’une
branche immobilière à part entière, qui a vocation à valoriser et optimiser le
foncier de SNCF IMMOBILIER. Il est clair qu’aujourd’hui, nous pouvons nous
inscrire en tant que signataires et partenaires parce que la SNCF se donne les
moyens d’agir sur son propre foncier. Les choses en sont à ce point-là. Le projet
sera mené comme il sera mené. S’il y a des décisions à prendre, elles seront
prises en termes de libération de foncier et d’emprise ferroviaire.
M. GICQUEL. – Merci, Monsieur CARREL. J’ai la ferme conviction,
en effet, que la SNCF a évolué, depuis ces dernières années, sur ces aspects de
mutation foncière, et qu’elle s’associe plus volontiers, en effet, aux démarches
des collectivités territoriales. Je me range à ce que j’ai pu observer du côté de la
Ville de Paris, où la SNCF est pleinement associée à la démarche
d’aménagement. C'est donc en fonction de ce qui se passe sur ce périmètre
parisien que j’optimiserai la position de la Ville de Charenton dans ce cadre. Il n’y
a pas de raison que l’entreprise publique SNCF soit associée côté Paris et qu’elle
ne le soit pas côté Charenton. En l’occurrence, le dernier comité de pilotage qui a
réuni les partenaires publics a vu la présence d’un représentant de
SNCF IMMOBILIER. Du reste, les propos du Préfet, ainsi que les miens, ont
vivement encouragé la SNCF à s’inscrire dans cette même démarche. Je reste
donc tout à fait optimiste sur l’association générale et globale des différents
partenaires intéressés sur le site de Bercy.
Je remercie à nouveau le groupe « Charenton avant tout » pour ses
propos sur cette démarche, qui est lancée ce soir. Je le dis également vis-à-vis

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de madame BERTRAND, qui ne s’est pas exprimée sur ce sujet. Je souhaite,
effectivement, une démarche collective du Conseil Municipal à cet égard. Une
unanimité sur cette démarche entreprise par la Ville dans le cadre du Contrat
d’Intérêt National me paraît tout à fait essentielle et légitime.
Madame GRATIET, voulez-vous exprimer votre intention de vote ?
Mme GRATIET. – En effet. Je voulais juste vous dire que cela
n’empêche pas le dialogue, l’échange et les questions. C’est tout ce que je tenais
à vous rappeler.
M. GICQUEL. – J’ai parfaitement compris votre propos mais
maintenant, je souhaiterais connaître votre intention de vote.
Mme GRATIET. – Dans ce cas, passez au vote !
M. GICQUEL. – Je passe donc au vote.
La délibération est adoptée à l’unanimité.

12 ° – AVIS SUR LE SCHEMA D’ACCUEIL DES GENS DU VOYAGE DU VALDE-MARNE.
M. TURANO. – Une loi du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à
l’habitat des gens du voyage prévoit la mise en œuvre d’un dispositif d’accueil
des gens du voyage pour chaque département. Ce dispositif est mis en œuvre
localement, au moyen d’un Schéma Départemental d’Accueil et d’Habitat, dont la
loi prévoit l’adoption conjointe par le Préfet et le Président du Conseil
Départemental. Dans le Val-de-Marne, un premier Schéma Départemental a été
adopté le 31 mars 2003 et a permis la création de trois aires d’accueil,
aujourd’hui opérationnelles : à Créteil, Vitry-sur-Seine et Villeneuve-SaintGeorges, totalisant 71 emplacements.
À la suite d’un recours, la Cour d’Appel de Paris a annulé l’arrêté
validant le Schéma Départemental le 4 octobre 2007. En conséquence, le Préfet
a aussitôt prescrit l’élaboration d’un nouveau Schéma, transmis aux villes en
date du 26 avril 2016. Ce dernier repose sur la création de 355 places d’accueil,
correspondant à la fois aux voyageurs itinérants et aux personnes semisédentarisées. Ces places ont été réparties par villes, selon des critères de taille
de population et de superficie. Les communes de moins de 5 000 habitants, ainsi
que les villes de moins de 20 000 habitants dont la moitié de la population vis au
sein d’une Zone Urbaine Sensible, ne sont soumises à aucune obligation.
Pour la Ville de Charenton-le-Pont, l’obligation d’accueil porté par ce
projet de Schéma s’élèverait à 6 places, étant précisé qu’une place représente
75 m² au minimum, hors espaces collectifs : circulation, bloc sanitaire avec
douches et w.-c., branchement eau potable, électricité, locaux d’accueil, locaux
poubelles, espace pour étendre le linge. Une telle réalisation nécessiterait une
emprise au sol de 700 à 800 m². Compte tenu de sa très forte densité urbaine,
de sa faible superficie, de l’absence de terrains non bâtis et/ou de foncier
disponible satisfaisant à ces exigences, hors parcs publics et/ou équipements

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sportifs de plein air, de son taux de logements sociaux inférieur à 25 % et des
priorisations et nécessités qui en découlent, de son souhait de maintenir une
orientation d’aménagement tournée vers un urbanisme équilibré en activités et
habitats, la Ville de Charenton-le-Pont n’est pas en mesure de réaliser les
6 places d’accueil sur son territoire.
La Ville prend également acte de la possibilité de passer, avec une
autre commune du secteur géographique, une convention intercommunale fixant
sa contribution financière à l’aménagement et à la gestion d’une ou de plusieurs
aires d’accueil qui seront implantées sur le territoire d’une autre commune
faisant partie de la convention.
Compte tenu de l’absence de projets émanant de collectivités
voisines, la Ville de Charenton-le-Pont n’est pas en mesure de se prononcer sur
le dispositif. Il est donc proposé de remettre un avis défavorable sur le projet de
Schéma d’Accueil des gens du voyage transmis par le Conseil Départemental du
Val-de-Marne, annexé à la présente note. Il est cependant proposé d’émettre un
avis favorable sur la mise en place d’une convention passée avec d’autres
communes du secteur géographique, fixant la contribution financière de la Ville
de Charenton à l’aménagement et à la gestion d’une ou de plusieurs – au
maximum 6 – aires d’accueil qui seront implantées sur le territoire d’une autre
commune faisant partie de la convention. Merci, Monsieur le Maire.
M. GICQUEL. – Merci, Monsieur TURANO. Cela appelle-t-il des
observations ? Loïc RAMBAUD.
M. RAMBAUD. – Merci, Monsieur le Maire. Afin de refuser
l’implantation d’une aire d’accueil des gens du voyage sur notre commune,
comme le prévoit la loi, vous vous abritez derrière une argumentation qui, plus
elle se développe, et plus elle devient bancale. Nous venons, à l’instant, d’étudier
un projet de réaménagement urbain d’une superficie de plusieurs hectares, qui
permettait d’installer sans problème ces 6 malheureuses places d’accueil, et le
seul argument que vous trouvez à nous présenter pour refuser une aire d’accueil
et de dire que nous n’en aurions pas la place. Aujourd’hui, peut-être, mais
demain ? Puisqu’aujourd’hui, nous n’aurions pas la place d’en valider 6 d’un
coup, ce qui représente au minimum 450 m² et non pas 800 m² comme dit dans
la délibération, du coup, nous n’en réaliserions aucune.
Pas la peine de vous cacher derrière des arguments techniques : la
polémique passée sur le projet parisien de création d’une aire d’accueil dans le
Bois de Vincennes avait déjà fait tomber le masque. Pourquoi ne pas nous dire
franchement que vote souhait le plus profond est de ne surtout pas voir ce genre
de population à Charenton, ces Français qui vivent en caravane plutôt qu’en
appartement et que votre camp politique assimile à une dangereuse migration
clandestine et qui viendraient voler le pain des Charentonnais ? Il vous apparaît
tellement plus facile d’utiliser de l’argent des Charentonnais pour payer les
autres communes et leur demander de remplir les obligations de Charenton en
matière d’accueil des gens du voyage.
Cette vision des choses, votre vision, est dangereuse, car elle
oppose les différences, elle les justifie et les banalise aux yeux de la population.
À force de repousser les différences, on repousse les valeurs fondamentales
telles que l’égalité, la fraternité, et on laisse les portes ouvertes à la montée de

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la xénophobie. Vous êtes, bien entendu, en droit d’avoir vos opinions sur le
sujet, mais en tant que responsable politique à la manœuvre dans notre ville en
tant qu’élu républicain, vous avez le devoir d’assurer le vivre-ensemble, d’éviter
la division des Français. C’est le moment de montrer, Monsieur le Maire, où se
situe la limite entre la droite et l’extrême-droite. Organiser le vivre-ensemble et
éviter l’exclusion, c’était l’un des objectifs de la loi de 2000 sur l’accueil des gens
du voyage. En essayant de trouver un subterfuge pour éviter son application,
vous tentez aussi de diminuer la portée de cet objectif.
Bien entendu, comme vous l’aurez compris, nous voterons contre
cette délibération. J’en profite pour vous demander, en plus, de retirer la
mention de l’article 1, qui précise que le Schéma d’Aménagement était annexé à
la délibération, puisque ce n’était pas le cas. Merci.
M. GICQUEL. – Bien. Je vais peut-être laisser madame BERTRAND
s’exprimer ; je crois qu’elle souhaitait le faire.
Mme BERTRAND. – Il y a une contradiction dans les avis que vous
nous proposez de voter. Si le Schéma d’Accueil propose la mise en place d’une
convention avec d’autres communes, avec laquelle vous êtes d’accord, vous êtes
donc favorables au Schéma d’Accueil. Quant à nous, nous sommes d’accord avec
les objectifs de ce Schéma et estimons que le retard pris dans l’obligation qu’ont
les communes à prévoir ces installations est proportionnel au rejet et aux
amalgames dont sont victimes ces citoyens français. Le Contrat d’Intérêt
National pour le quartier Bercy-Charenton pourrait être l’opportunité, pour l’Etat,
de réquisitionner des terrains à cet effet ; raison de plus d’y être favorable.
M. GICQUEL. – Bien. Monsieur RAMBAUD, je déplore vivement vos
propos. Lorsque vous évoquez la lisière existant entre la droite et l’extrêmedroite, vous nous associez à celle-ci ; pardonnez-moi, mais vos propos sont tout
à fait indécents. Je le regrette vivement. Je pense que vous pouviez tout à fait
vous exprimer sans avoir à faire ce raccourci sur la position qu’occupe la Ville à
l’égard de la création d’une aire d’accueil de gens du voyage.
Monsieur RAMBAUD et Madame BERTRAND, vous renvoyez sur le
projet d’aménagement de Bercy. Vous l’avez compris : nous sommes dans une
anticipation de l’aménagement de ce secteur. Je ne sais pas dire, aujourd’hui, ce
qu’il en sera demain en matière d’offres de logements, ni quelles typologies
d’habitants. Ce quartier accueillera dans les 10 ans qui viennent. J’ai cru
comprendre que la délibération ou, plus exactement, la position demandée par le
Préfet du Val-de-Marne, était une position à prendre maintenant sur la capacité
d’une collectivité à constituer cette aire. Je le dis avec fermeté, pour répondre à
votre question : la Ville n’est pas en capacité de dégager le foncier suffisant pour
accueillir des gens du voyage. Est-ce que, pour autant, nous avons ostracisé
cette catégorie de population, dans le propos de présentation de cette
délibération ? Je ne le crois pas, Monsieur RAMBAUD. Ce n’est pas parce que
nous proposons une réponse immédiate au Préfet pour dire que nous n’avons pas
le foncier disponible et qu’en contrepartie, bien entendu, la Ville s’engage
financièrement pour le compenser, que pour autant, nous pointons du doigt une
catégorie de population.
Enfin, j’ajoute une chose : il me semble que la Ville de Paris ellemême n’a pas toujours fait l’absolue démonstration de pouvoir mobiliser un

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foncier au cœur de la capitale pour y accueillir les gens du voyage. Elle a choisi
un site qui se trouve au cœur du Bois de Vincennes, c’est-à-dire relativement
éloigné de la zone urbaine d’habitation des Parisiens. Je vous laisse juger mon
propos. Chaque collectivité fait probablement son possible pour trouver des
solutions ; en tout cas, la Ville de Charenton ne montre pas d’ostracisme à cet
égard. Je suis donc tout à fait désolé, navré, d’entendre ce type de propos.
Je pense avoir répondu, par ailleurs, à madame BERTRAND sur cet
aspect. En effet, je le confirme : le Contrat d’Intérêt National ne prévoit pas, à ce
stade, d’aire d’accueil. Nous sommes beaucoup trop en amont. La perspective
d’un aménagement supposera différentes étapes en matière d’urbanisme. Si
nous devions imaginer la création d’une ZAC, nous n’en serions qu’au stade
d’imaginer quelles seront les implantations futures en matière de logements,
quelles que soient les populations qui viendraient s’y implanter.
Monsieur RAMBAUD, je me tourne à nouveau vers vous : à la suite
de la commission, j’ai pris la décision d’ajuster la délibération pour montrer,
précisément, la volonté de la Ville d’apporter sa quote-part, sa contribution à la
création de ces aires d’accueil, dont nous comprenons bien que c’est une
problématique qu’il faut pouvoir traiter. Je rappelle juste que la Ville de
Charenton ne présente pas de foncier qui soit disponible. Nous ne sommes
propriétaires d’aucun mètre carré, aujourd’hui, sur le périmètre de Bercy ; je suis
dans l’obligation de le rappeler. Cela ne vous a pas échappé, pour autant. Voilà
donc la raison pour laquelle nous avions proposé, à l’issue de la commission, de
scinder la délibération pour émettre un avis défavorable sur le projet d’accueil
sur le territoire de Charenton à travers la création de 6 places, mais également
pour montrer notre engagement à mettre en place une convention avec une
collectivité, qu’il nous reste effectivement à identifier, pour financer cette aire
d’accueil en faveur des gens du voyage.
Voilà ce que je souhaitais ajouter, après les interventions que je
viens d’entendre. Je propose donc de mettre aux voix… Monsieur BELLAÏCHE.
M. BELLAÏCHE. – Merci, Monsieur le Maire, mais je ne sais pas
quoi voter : vous proposez que nous soyons à la fois défavorables et favorables,
alors que je suis favorable et favorable.
M. GICQUEL. – Bien sûr, j’avais compris que vous étiez favorable
pour le premier article, sur la création d’une aire d’accueil des gens du voyage,
alors qu’en occurrence, nous y sommes défavorables.
M. BELLAÏCHE. – C’est ce qu’a dit madame BERTRAND, et en
l’entendant, je me suis dit que c’était vrai. Vous êtes favorables à…
M. GICQUEL. – Nous y sommes à travers une compensation
financière, en l’occurrence.
M. BELLAÏCHE. – Vous êtes donc favorables, et nous pouvons tous
ensemble voter le Schéma d’Accueil des gens du voyage du Val-de-Marne,
puisque vous vous pliez au Schéma en acceptant cette compensation.
M. GICQUEL. – Le projet de Schéma prévoit d’acter la création
d’aires d’accueil telle qu’elles ont été proposées, mais la Ville ne peut pas

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s’engager sur la création d’une aire sur son territoire. En revanche, elle fait la
contre-proposition d’une compensation financière.
M. BELLAÏCHE. – Cette compensation financière est proposée dans
le Schéma.
M. GICQUEL. – Je me tourne vers Didier SIRE : il faut deux votes,
puisque deux articles sont proposés dans la délibération. Sur le projet global
d’aire d’accueil pour les gens du voyage, je propose de voter défavorablement et,
en revanche, de voter favorablement sur le principe d’une convention financière.
Je mets aux voix le premier article. Pour notre part, nous allons
émettre un avis défavorable, c’est l’objet de cet article, et vous, vous votez
contre cet avis défavorable ; est-ce bien cela ?
M. BELLAÏCHE. – C’est cela.
M. GICQUEL. – Il y a donc 5 avis défavorables.
Le premier article de la délibération est adopté à la majorité
(5 voix contre - groupes « Charenton avant Tout » - « Pour Charenton,
l’Humain et l’Écologie » et « Charenton Ambition »)
M. GICQUEL. – S’agissant de l’article 2, pour le principe d’une
convention financière, je mets également aux voix.
Le deuxième article de la délibération est adopté à la majorité
(5 voix contre - groupes « Charenton avant Tout » - « Pour Charenton,
l’Humain et l’Écologie » et « Charenton Ambition »)
13 ° – AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE MAIRE DE DEPOSER UNE
DEMANDE DE PERMIS DE CONSTRUIRE POUR LA REALISATION D’UN
BATIMENT CONSTITUE D’UN LOGEMENT ET DE LOCAUX SPORTIFS DANS
L’EMPRISE FONCIERE DU TERRAIN SIS 52, AVENUE GAMBETTA A
MAISONS-ALFORT.
M. CRON. – La présente délibération concerne la reconstruction et
la modernisation de nouveaux locaux en lieu et place des anciens. Le début des
travaux est prévu en janvier 2017. Ceux-ci consistent en la construction d’un
bâtiment d’une emprise au sol de 169 m² sur 3 niveaux, soit un total de plancher
de 507 m². Le rez-de-chaussée comprendra 4 vestiaires, des douches pour les
joueurs, ainsi que le local de la chaufferie. Le premier étage comprendra deux
vestiaires et des douches pour les arbitres, une salle de réception pour les clubs
et un bureau pour le personnel. Le second étage comprendra un logement de
type T4. Un bâtiment conservé sur la parcelle fera l’objet d’une rénovation : c’est
là où était auparavant le gardien. Il comprendra l’infirmerie et les sanitaires. Les
plans en annexe sont ceux qui sont présentés à la Ville de Maisons-Alfort. Nous
effectuerons avec eux des ajustements si c’est nécessaire. Voilà, Monsieur le
Maire, l’objet de cette délibération.
M. GICQUEL. – Je vous remercie. Y a-t-il des observations ?
Madame UDDIN.

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Mme UDDIN. – Merci. Cette délibération nous a déjà été soumise
le 17 février, mais sans les éléments du permis de construire. À l’époque, nous
avions essayé de faire entendre au Maire l’illégalité que cela engendrait, du fait
du manque d’information des Conseillers Municipaux, qui ne se trouvaient donc
pas en capacité de voter. Monsieur BRÉTILLON l’avait malgré tout maintenue.
Nous apprécions donc, Monsieur le Maire, que vous soyez revenu sur cette
décision en permettant à ce Conseil de voter à nouveau sur ce dossier, mais
cette fois avec tous les éléments nécessaires à leur appréciation. Nous espérons
vivement qu’à l’avenir, nous n’aurons plus à nous battre pour obtenir les
informations qui sont dues à l’ensemble des Conseillers Municipaux.
M. GICQUEL. – Je vous remercie. Je propose donc de mettre aux
voix.
La délibération est adoptée à l’unanimité des voix exprimées
( 3 abstentions – groupe « Charenton avant Tout »).

14 ° – AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE MAIRE DE SIGNER
L’AVENANT N° 1 A LA PROMESSE DE VENTE DU TERRAIN SIS 52, AVENUE
GAMBETTA A MAISONS-ALFORT, CADASTRE SECTION Q N° 160, D’UNE
SURFACE AU SOL DE 636 M².
M. CRON. – En juin 2015, le Conseil Municipal a autorisé monsieur
le Maire à signer une promesse de vente. Cette promesse de vente a été signée
le 24 juillet 2015 pour une durée d’un an. Le permis de construire a été délivré
en date du 8 avril 2016. Le délai de recours des tiers et de retrait de
l’autorisation s’éteint le 23 juin 2016. Il apparaît donc nécessaire de prolonger
cette promesse de vente afin de permettre la conclusion de cette cession par la
réalisation et la mise en signature de l’acte définitif. Il est donc proposé de
prolonger la validité de cette promesse de vente de 4 mois, soit jusqu’au
24 novembre 2016. Voilà l’objet de cette délibération.
M. GICQUEL. – Je vous remercie. Y a-t-il des questions ? Madame
GRATIET.
Mme GRATIET. – Il est étonnant que le délai de recours s’éteigne
le 23 juin alors que le permis de construire fut délivré le 8 avril. Le délai
d’affichage est de 2 mois ; le délai de recours aurait dû s’éteindre le 8 juin, et
non le 23 juin. Puisque le délai est arrivé à échéance, on comprend qu’il n’y a
pas eu de recours. Dans ce cas, pourquoi ne pas signer la promesse tout de
suite ? La demande de prolongation laisse entendre l’existence d’un recours ; si
tel était le cas, on sait qu’une prolongation de 4 mois serait insuffisante pour y
répondre. Y a-t-il ou non un recours ? La situation est plutôt ambiguë.
M. GICQUEL. – Je vais laisser Jean-Pierre CRON apporter la
précision.
M. CRON. – Le délai de recours de la Préfecture est prolongé de
2 mois. Il n’y a pas eu de recours… Je n’ai pas bien compris. C’est au niveau de
la Préfecture que cela a pris un peu de retard. Je ne vois pas en quoi ce délai de
1 mois ou 2 mois vous gêne… Qu’est-ce qui vous contrarie ?

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Mme GRATIET. – Je vais relire le deuxième paragraphe. La
demande de prolongation laisse entendre l’existence d’un recours ; si tel était le
cas, on sait qu’une prolongation de 4 mois serait insuffisante pour y répondre.
S’il n’y a pas de recours, pourquoi demander une prolongation alors que vous
pouvez signer maintenant ? C’est cela, la question.
M. CRON. – Nous allons essayer de faire le maximum pour que la
signature se fasse dès maintenant, mais vous le savez, il y a souvent du retard
dans les actes. C’est pour cela que nous assurons avec un délai complémentaire
de 4 mois.
M. GICQUEL. – Ce projet a déjà pris du retard. Il a connu une
gestation relativement longue. C’est donc une précaution que nous prenons de
prolonger de quelques mois, pour enfin aboutir dans ce dossier. Il n’y a rien
d’autre de particulier à relever à travers cette proposition de prolongation. Je la
mets aux voix.
La délibération est adoptée à la majorité (3 votes contre –
groupe « Charenton avant Tout » - 2 abstentions – groupes «Pour
Charenton, l’Humain et l’Écologie » et « Charenton Ambition »)
15 ° – AVIS DU CONSEIL MUNICIPAL SUR LE PROJET DE PLU DE LA
COMMUNE D’ALFORTVILLE.
M. GICQUEL. – Nous n’avons pas d’observations particulières à
faire sur ce PLU, dans le cadre du projet d’aménagement du site Chinagora, qui
jouxte en effet les bords de Seine, donc les rives de Charenton, en l’occurrence.
C’est la raison pour laquelle je vous propose d’émettre un avis favorable sur ce
document qui nous a été adressé, comme à l’ensemble des collectivités voisines
de la commune d’Alfortville.
Madame GRATIET.
Mme GRATIET. – S’agissant d’une révision du PLU d’Alfortville, il y
a effectivement obligation de consulter les villes voisines. Ceci dit, compte tenu
des données et des hauteurs mentionnées, il n’y a pas d’incidence pour
Charenton. On remarque que les hauteurs mentionnées sont nettement
inférieures à celles du projet de la rue du Pont de Charenton, qui fut engagé sans
consultation des communes voisines, ce qui aurait pu être fait au regard de
l’ampleur du projet. Merci, Monsieur le Maire.
M. GICQUEL. – Madame GRATIET, il est faux de dire que les
communes riveraines n’ont pas été consultées. La Ville de Saint-Maurice a
parfaitement été consultée dans le cadre de l’opération du Pont. Voilà la réponse
que je peux vous adresser.
Je propose donc de mettre aux voix ce dossier.
La délibération est adoptée à l’unanimité.

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DIRECTION DES FINANCES
16 ° – APPROBATION DU COMPTE DE GESTION 2015 DE LA COMMUNE
ETABLI PAR MADAME LA COMPTABLE DU CENTRE DES FINANCES
PUBLIQUES DE SAINT-MAUR-DES-FOSSES.
M. BENOIT. – Les recettes et dépenses portées dans le compte de
gestion de l’année 2015 par madame la comptable du Centre des Finances
Publiques de Saint-Maur-des-Fossés sont en stricte concordance avec le compte
administratif de la même année, y compris les résultats reportés de
l’exercice 2014. Il nous est donc demandé ce soir de statuer sur l’ensemble de
ces écritures comptables matérialisées dans le compte de gestion 2015. Je vous
remercie.
M. GICQUEL. – Bien. Monsieur SÉGALAT.
M. SÉGALAT. – Merci, Monsieur le Maire. Je tenais à apporter
connaissance d’un élément un peu particulier par rapport à ce dossier et au
dossier suivant. C’est un peu un fait inédit. Comme l’a rappelé notre collègue
Fabien BENOIT, nous sommes totalement en capacité de présenter ce dossier et
de voter cette délibération, mais à l’heure où je vous parle, nous ne sommes pas
en capacité de transmettre cette délibération votée au Conseil de Légalité.
Comme l’a dit Fabien BENOIT, les comptes du compte administratif sont
parfaitement en conformité avec le compte de gestion de la comptable de SaintMaur, sauf que pour pouvoir transmettre cette délibération, il nous faut un
certificat de validation émanant de la tutelle du comptable de Saint-Maur ; en
résumé, du comptable supérieur qui se situe à la Recette des Finances de
Nogent. Nous sommes très clairement dans une petite difficulté d’organisation
interne des finances publiques, où tous les éléments de Saint-Maur ne sont pas
remontés à la tutelle, qui n’a pas pu les valider. Je pense que c’est plus un
problème informatique avec l’outil « Hélios », qui donne beaucoup de satisfaction
mais qui pose problème dans des cas particuliers – qui ne touchent pas que la
commune de Charenton, mais aussi toutes les autres communes régies par la
comptable de Saint-Maur. il ne s’agit pas de l’accabler mais de prendre en
considération le fait que nous délibérons ce soir et que nous espérons, dans les
jours à venir, avoir ce petit document qui est une signature : le certificat de
validation, pour pouvoir le transmettre. Au pire, la délibération tomberait si, au
bout de 15 jours, qui est le délai de transmission, nous n’avions toujours rien
reçu. Bien évidemment, vous en serez informés.
Je pense que c’était important de vous transmettre cette
information, parce que vous imaginez bien que, jusqu’à ce soir, nous espérions
recevoir ce certificat. C’est pour cela qu’il n’en a pas été fait mention en
commission des finances. C’est important d’avoir aussi connaissance des
méandres administratifs qui, habituellement, se réalisent tout à fait
normalement. Là, ce n’est pas le cas. Encore une fois, nous n’accablons pas
madame la comptable de Saint-Maur, au contraire : si nous pouvons lui apporter
des éléments complémentaires dans la finalisation avec son comptable supérieur,
nous serons bien évidemment présents, puisque notre objectif est d’avoir ce
certificat. Voilà ; je voulais simplement apporter cette précision, qui est sûrement
très annexe parce que nous allons obtenir rapidement ce certificat, mais c’est
important, par rapport à des documents budgétaires tels que le compte de
gestion et le compte administratif, d’être tout à fait transparent.

31

M. GICQUEL. – Merci de cette précision. L’engorgement que
connaissent les trésoreries principales, et singulièrement celle dont nous
dépendons, est une vraie préoccupation. Les trois collectivités qui dépendent de
la Trésorerie de Saint-Maur sont, aujourd’hui, dans la même situation que la
nôtre. Il était donc effectivement bon, je crois, d’apporter cette précision, alors
que nous arrivons au terme du mois de juin et de la nécessité du vote du compte
administratif.
Y a-t-il des observations ou des remarques, par rapport à ce
dossier ? Je propose de le mettre aux voix.
La délibération est adoptée à l’unanimité.

17 ° – APPROBATION DU COMPTE DE GESTION 2015 DU SERVICE
ANNEXE ASSAINISSEMENT ETABLI PAR MADAME LA COMPTABLE DU
CENTRE DES FINANCES PUBLIQUES DE SAINT-MAUR-DES-FOSSES.
M. BENOIT. – Avec la réserve émise par Patrick SÉGALAT, la
délibération est similaire mais se rapporte cette fois-ci au service annexe de
l’assainissement, pour lequel la même conclusion de stricte concordance entre
compte administratif et compte de gestion s’applique. Je vous remercie.
M. GICQUEL. – Je vous remercie. Je vous propose également de
mettre aux voix cette délibération, avec l’indication faite par Patrick SÉGALAT.
La délibération est adoptée à l’unanimité.

18 ° – APPROBATION DU COMPTE DE GESTION 2015 DU BUDGET
« ANIMATION – SPECTACLES » DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES
CHARENTON – SAINT-MAURICE ETABLI PAR MADAME LA COMPTABLE DU
CENTRE DES FINANCES PUBLIQUES DE SAINT-MAUR-DES-FOSSES.
Mme HERBERT. – Suite à la dissolution de la Communauté de
Communes, le compte administratif et le compte de gestion du budget principal
ont été approuvés au Conseil de Territoire le 6 juin dernier. Le compte
administratif annexe « animation – spectacles » ayant été repris par la Ville de
Charenton, il fait l’objet aujourd’hui d’une approbation au sein du Conseil
Municipal.
Les écritures comptables de l’année 2015 du comptable public sont
bien conformes aux écritures du compte administratif du budget de la
Communauté de Communes Charenton – Saint-Maurice de la même année,
dressé par l’ordonnateur, y compris les résultats rapportés de l’exercice 2014 du
budget de la Commune et de la Communauté de Communes Charenton – SaintMaurice. Il est, par conséquent, demandé aux membres du Conseil Municipal de
bien vouloir statuer sur l’ensemble des opérations de la comptable du Centre des
Finances Publiques effectuées du 1er janvier au 31 décembre 2015, et
matérialisées par le compte de gestion.

32

M. GICQUEL. – Merci, Madame
observations ? Il n’y en a pas ; je mets aux voix.

HERBERT.

Y

a-t-il

des

La délibération est adoptée à l’unanimité.

19 ° – AFFECTATION DU RESULTAT DE FONCTIONNEMENT CONSTATE AU
COMPTE ADMINISTRATIF DE LA COMMUNE – ANNEE 2015.
M. SÉGALAT. – Il s’agit de constater l’excédent de la section de
fonctionnement dans le compte administratif 2015, pour un montant de
10 547 826,34 €. Considérant la reprise anticipée qui avait été effectuée au
cours du vote du budget primitif 2016, il est nécessaire de confirmer cette
affectation sur 2016, sur la section d’investissement et plus précisément sur le
compte 1068 intitulé « Excédent de fonctionnement capitalisé ». Merci, Monsieur
le Maire.
M. GICQUEL. – Merci. Je propose de porter aux voix cette
affectation du résultat de fonctionnement.
La délibération est adoptée à l’unanimité des voix exprimées
(1 abstention – groupe « Pour Charenton, l’Humain et l’Ecologie »).

20 ° – APPROBATION DU COMPTE ADMINISTRATIF DE LA COMMUNE –
ANNEE 2015.
M. SÉGALAT. – Je voudrais apporter une précision par rapport à la
présentation de ce compte administratif 2015 : il ne sera pas nécessaire que
monsieur le Maire quitte les lieux au terme de la présentation ou au moment des
débats, puisqu’il n’exerçait pas cette fonction au cours de l’année 2015. Je
préfère apporter la précision par rapport à la règle qui se doit de manière
générale.
Je voulais également, en préambule, remercier l’ensemble des
services de Didier SIRE pour la qualité des résultats que nous allons commenter
ensemble, ce soir, à travers cette délibération. Je remercie bien évidemment la
Direction des Finances, notamment sa directrice. Je pense que nous pouvons
saluer le travail requis et la présentation de ce compte administratif, à travers les
documents qui nous ont été distribués et remis, pour pouvoir le travailler en
commission des finances et le présenter ce soir.
Vous me permettrez une présentation un peu plus synthétique qu’à
l’accoutumée. C’est un passage de relais peu évident, mais forcément intéressant
à attraper. Je me contenterai donc, si vous me le permettez, d’être en synthèse
de ce qui a été indiqué en commission des finances, où nous avons travaillé
pratiquement article par article. C’était nécessaire pour bien comprendre la
finalité, et surtout l’ensemble des résultats et leur cohérence par rapport à la
prévision 2015.

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Ce compte administratif 2015 s’établit, en termes de réalisation,
autour de quatre chiffres sur l’ensemble de l’exercice. Pour la part de
fonctionnement, apparaît un total de 57 784 267 € en dépenses et de
47 236 440 € en recettes. Pour la part d’investissement, nous sommes sur un
réalisé de 18 356 936 € de recettes et de 8 137 843 € de recettes. Tout cela
nous amène à un excédent comptable 2015, corrigé de tous les reports
probables et de tous les restes à réaliser nécessaires à intégrer, de
16 121 944 €.
Cet excédent trouve évidemment sa source par la combinaison de
ces quatre composantes, au regard des prévisions du budget 2015. Les
réalisations se sont maintenues dans le cadre de l’autorisation initiale. Il a su
également intégrer tous les événements intervenus, dont la combinaison a pu
accentuer ce résultat de gestion que nous avons donc, comme je l’ai dit, détaillé
en commission des finances, chapitre par chapitre.
De manière très synthétique, les dépenses réelles de
fonctionnement sont essentielles pour bien comprendre à la fois la bonne
exécution du budget et les résultats qui en découlent. Pour la plupart des articles
qui caractérisent le document comptable, on voit que toutes ces dépenses se
situent dans l'enveloppe initiale. Pour prendre le premier groupe des dépenses,
les charges à caractère général se situent globalement à un niveau de réalisation
de 91 % des dépenses estimées. Ce résultat a été obtenu par une maîtrise des
dépenses dans tous les secteurs. Il est difficile de les citer tous, mais je cite
notamment la restauration scolaire, tout le domaine scolaire, mais aussi la partie
bâtiments et voirie, c’est-à-dire tous les travaux d’entretien : une attention
particulière a été portée, en 2015, sur l’engagement de chaque dépense. On peut
même parler, dans un certain nombre de cas, de renégociation en cours d’année,
sur des sommes qui peuvent être considérées comme modestes mais qui
s’intègrent complètement à la démarche de mieux rationaliser les coûts tout en
maintenant, bien évidemment, une qualité de service rendu.
Par rapport à ces charges à caractère général, je voudrais faire un
point sur les économies d’énergie. Elles sont plutôt révélatrices de la bonne
exécution du budget 2015. Nous le voyons dans le premier sillon du contrat qui,
justement, traite de la réduction des dépenses énergétiques. Nous voyons déjà
les premiers résultats probants, puisque tous les indicateurs en la matière sont
en deçà de l’estimation, et même hors marché. On peut aussi parler de
diminution en termes de consommation des carburants. Il y a vraiment eu une
prise de conscience intéressante, à travers la réalisation de ce budget. Je pense
que ce sont autant d’éléments qui viennent conforter les chiffres, souhaités dans
la maîtrise, et en même temps la position environnementale que souhaite porter
la Ville de Charenton dans ce domaine.
L’ensemble des postes de dépenses de ce premier groupe de
charges budgétaire, le chapitre 011, qui regroupe les dépenses nécessaires au
fonctionnement des secteurs et à la réalisation de tous les services rendus à la
population, démontre l’activité totale telle qu’elle a été imaginée au moment du
budget primitif. C’est important d’indiquer que tout cela a été traduit sans
aucune diminution ou perte d’activité en cours d’année.
Une autre composante de ces dépenses de fonctionnement, ce sont
les dépenses de personnel, avec une réalisation qui environne pratiquement les

34

99 %. Tous les phénomènes de précisions ont pu être maîtrisés à ce chiffre-là,
même le GVT (Glissement Vieillesse Technicité) qui, justement, permet
d’abonder et de réactualiser les salaires de nos collaborateurs municipaux.
Comme vous le savez, ces dépenses de personnel constituent le poste le plus
important du budget d la Ville. Les postes ont été maîtrisés concernant les
revenus principaux de nos salariés. Je veux parler notamment de la maîtrise en
termes d’heures supplémentaires, où une diminution est à noter. Tous ces postes
sont vus avec une vigilance particulière. C’est important de le signaler pour ne
pas avoir à justifier un débordement, un dépassement sur ce poste le plus
important en termes de dépenses.
Je pourrais aussi parler, au niveau des dépenses de fonctionnement,
des autres charges de gestion, celles qui concernent notamment nos dépenses
vis-à-vis de nos partenaires, de nos associations, de nos engagements au travers
des conventions, de notre soutien au CCAS. Là aussi, c’est un taux de 98 % de
réalisation.
Nos charges financières, elles, s’établissent à moins de 88 % des
estimations. Le seul fait de ne pas avoir recours aux lignes de crédits à long
terme renouvelables soulage évidemment notre budget, par le fait de notre
bonne trésorerie, même si on peut apprécier des taux d’intérêt extrêmement
faible. C’est donc cette combinaison qui nous permet d’avoir des charges
financières moins importantes que ce qui avait été imaginé dans le budget.
En résumé, ce tour d’horizon sur les dépenses de fonctionnement –
permettez-moi d’insister un peu plus sur cette part, qui représente véritablement
le fonctionnement de nos services – montre que la non-réalisation la plus
significative s’élève à 4,8 M€, au titre d’un reversement potentiel à l’ex-EPCI,
donc à la Communauté de Communes. Cette dépense pouvait courir jusqu’au
22 novembre 2015. Vous le savez, c’est la date à laquelle il y a eu le
basculement, en termes de charges, entre la Communauté de Communes, même
si elle a été dissoute au 31 décembre, et la Ville. En termes de gestion, il faut
donc garder en tête cette date du 22 novembre. Nous nous situons dans le
schéma qui a été présenté dans le cadre de la décision modificative, lors du
dernier Conseil Municipal de 2015, justement pour retraduire tous les éléments,
notamment en termes de compensation, de cette transition qui s’est faite entre
la Communauté de Communes et la Commune. Cette somme de 4,8 M€ devait,
aux yeux du Contrôle de Légalité et du Service des Finances Publiques, traduire
ce besoin de dépenses ; elle a donc été inscrite. Bien évidemment, depuis, ce
schéma a évolué autrement. Les commissions ont pu se réunir par la suite pour
ne pas avoir à régler cette dépense en 2015. C’est évidemment quelque chose
qui va se retrouver en 2016, par rapport à d’autres dispositifs et à d’autres
mécanismes. Il n’empêche qu’au 31 décembre 2015, cette dépense est bien
écrite et non réalisée.
Je passe très rapidement sur les recettes de fonctionnement, qui
font état d’un taux de réalisation de pratiquement 110 %, c’est-à-dire que nous
avons recueilli plus de recettes que prévu. C’est plutôt une bonne nouvelle en le
disant ainsi, mais c’est surtout dû au fait que nous sommes toujours dans le
prudentiel au moment de l’élaboration du budget primitif. Évidemment, cela
concerne les produits issus des services rendus par la Ville de Charenton à
destination des populations, par rapport aux tarifications en vigueur qui
s’adossent, comme je l’ai dit, à cette révision prudentielle et cohérente avec

35

l’exercice antérieur. Nous essayons également d’être cohérents avec des
éléments tangibles. Je pense notamment aux effectifs pour la restauration
scolaire, les accueils du soir ou la petite enfance.
Il n’empêche que nous avons à constater des recettes plus
importantes, sur des marges qui ne sont pas très significatives mais qui viennent
abonder ce taux de 110 %. Nous sommes, évidemment, sur des recettes
supplémentaires par rapport au droit de voirie, aux entrées de la piscine, aux
accueils du soir, au stationnement avec un engouement pour le paiement « Pay
by phone ». Voilà ce que je pouvais indiquer, de manière illustrée, sur ces petits
surplus de recettes qui viennent abonder l’excédent dont nous parlons depuis le
départ.
Évidemment, sur les recettes de fonctionnement, la part la plus
importante est celle des recettes fiscales, qui se réalisent à l’équilibre sur les
principales inscriptions : je veux parler des contributions directes issues des trois
taxes (taxe d’habitation, taxe foncière sur le bâti et taxe foncière sur le non
bâti). L’estimation est assez fine, au moment du budget, pour avoir les
réalisations en fin d’année, au compte administratif. Nous avons également le
même phénomène à travers l’attribution de compensation au regard de la taxe
professionnelle qui, comme vous le savez, était perçue par la Communauté de
Communes et qui a intégré la Commission Locale d’Évaluation des Charges
Territoriales dans cette transition que j’ai évoquée tout à l’heure, par rapport à la
dissolution de la Communauté de Communes.
Je voudrais faire un point sur une dotation de solidarité
communautaire inscrite qui n’a pas été perçue. C’est le pendant de ce que je
vous disais à propos des dépenses que nous aurions dû régler avant la fin de
l’année : en compensation, nous aurions dû percevoir une dotation. Elle n’a pas
été réglée, c’est une évidence, puisque ce schéma est resté pratiquement
théorique. On le retrouve donc sans réalisation.
Un dernier point sur ces recettes de fonctionnement en matière
fiscale concerne la taxe additionnelle aux droits de mutation qui, sur certains
exercices, peut apporter de bonnes surprises. C’est le cas en 2015, avec un
différentiel positif de près de 1,8 M€.
Voilà ce que je pouvais dire sur la part de fonctionnement. Sur la
part d’investissement, les résultats sont tout à fait conformes à ce que nous
pouvions avoir lors des années précédentes, en termes de pourcentage de
réalisation des dépenses, avec les restes à réaliser qui se hissent à un niveau de
pratiquement 91 %. Nous identifions, évidemment, dans ces dépenses, toutes
les dépenses d’équipement et d’immobilisation, mais aussi tous les travaux en
cours qui, comme vous l’imaginez, constituent l’essentiel de ce poste budgétaire
majeur. Des opérations inscrites se retrouvent en 2016, parce qu’elles ont été
reconsidérées budgétairement en 2015 pour différents motifs ; c’est pour cela
que la réalisation n’est pas à 100 %. Je prends simplement l’exemple de la
construction de l’école Anatole France, qui était budgétée en 2015. Les travaux
commenceront en 2016, d’où une réinscription en 2016 pour ne pas voir de
réalisation sur cette opération dans le compte administratif. Je peux aussi citer,
dans le domaine des sports, la tribune, le multi-accueil pour la petite enfance.
Toutes ces opérations ne sont évidemment pas perdues de vue ; simplement,
budgétairement, elles rebondissent sur l’année suivante.

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Les recettes d’investissement s’exécutent à hauteur d’un peu plus
de 103 %, 107 avec les restes à réaliser. Elles restent quasiment conformes à la
prévision. Je pense notamment aux recettes de taxes d’urbanisme. Une recette
inattendue n’était pas dans le budget prévisionnel : l’octroi d’un prêt de la Caisse
des Dépôts et Consignations à taux zéro, qui a été permis aux collectivités dans
le cadre du préfinancement du Fonds de Compensation pour la TVA. C’est une
recette nette de 844 000 €. Évidemment, ce prêt à taux zéro devra être
remboursé en 2016 et en 2017, à hauteur de la moitié à chaque fois. Si nous
avons cette recette, en 2015, qui vient conforter notre excédent, il y aura une
dépense équivalente à la moitié en 2016 et en 2017. Le phénomène se
compensera donc sur les deux années suivantes.
Voilà un peu ce que je pouvais indiquer, en termes d’illustrations,
sur les éléments clefs de ce compte administratif. D’autres points peuvent
amener un certain nombre de demandes ou d’observations, mais ce que je
voulais indiquer en conclusion par rapport à ce compte administratif, c’est qu’on
voit véritablement que c’est la combinaison d’éléments structurels, sur lesquels il
convient d’apporter une attention particulière parce que ce sont les paramètres
tangibles des budgets à venir. Avec cela, nous avons une somme de certains
facteurs conjoncturels, d’éléments imprévus, de situations inédites par rapport à
la dissolution de la Communauté de Communes qui, dans ce compte administratif
2015, fait apparaître à la fois des transitions et des décalages qu’il fallait bien
porter sur cet exercice pour pouvoir partir sur d’autres horizons en 2016.
Voilà ce que je pouvais indiquer. Je crois que ce compte
administratif démontre parfaitement la nécessité de maîtriser les dépenses. Je
pense que les dépenses de fonctionnement sont un point essentiel par rapport au
suivi budgétaire. On le sait en effet : le poids des éléments extérieurs qui
viennent impacter le budget de la Ville n’est plus indolore. La baisse des
dotations de l’Etat va s’accentuer. Nous devons toujours contribuer au Fonds de
péréquation et autres fonds de solidarité, plus que jamais. Je crois que si nous
avons mesuré cela pour le budget 2016, la résultante qui est affichée au compte
administratif 2015 le confirme aisément. Voilà, Monsieur le Maire, ce que je
pouvais indiquer par rapport à ce compte administratif. Merci.
M. GICQUEL. – Je vous remercie, Monsieur SÉGALAT, d’avoir
présenté cette délibération avec précision, délibération qui a également été
présentée dans le détail en commission des finances. Je vous propose de faire
part de vos observations. Y a-t-il des prises de parole ? Monsieur BELLAÏCHE.
M. BELLAÏCHE. – Merci, Monsieur le Maire. Je vais peut-être
rebondir sur la dernière phrase de monsieur SÉGALAT, parce qu’elle est
exactement l’inverse de notre analyse, c’est-à-dire que tout ceci démontre bien
que la Ville de Charenton assure parfaitement, au niveau financier, les ponctions
et différentes obligations qui sont liées à la législation. Nous avons commencé,
dans cette salle, à parler des problèmes de ponctions gouvernementales, des
caisses de solidarité, des caisses de péréquation, en 2013. En 2010, nous avons
fait plus de 10 M€ d’excédent budgétaire. En 2013, un peu plus de 6 M€. En
2014, on dépasse encore une fois les 10 M€ et cette année, on dépasse les
16 M€, et encore, en vous faisant crédit – et je le fais – des restes à réaliser,
parce que vous allez les réaliser et que vous les avez inscrits dans le budget
2016. Si on n’en tenait pas compte, on serait à 20 M€ d’excédent budgétaire sur
une recette de 57 M€. Si nous étions cotés au CAC 40, nous irions très bien !

37

Sauf que l’affectio societatis des sociétés a cette réflexion parce que, d’année en
année, on se rend compte que quelle que soit la situation exceptionnelle, quelles
que soient les ventes ou les non-ventes, le ralentissement économique ou
l’accélération immobilière, nous sommes dans des excédents qui sont
particulièrement confortables. Loin de moi l’idée de vous en jeter la pierre ! La
Ville de Charenton dégage des excédents ; tant mieux, mais cela doit nous
permettre d’aller quelque part.
Je ne reviendrai pas sur le détail du compte administratif, et je vais
vous expliquer pourquoi après. Je considère que comme nous en avons parlé
tout à l’heure, nous sommes en train de clore une page. Nous allons laisser au
nouveau Maire la possibilité de nous dire – passez-moi l’expression – qu’il arrive
à la tête de la Ville avec ce qu’on appelle, au niveau régional ou national, une
cagnotte ; mais là, c’est carrément un trésor ! Vous avez donc cela entre les
mains. Monsieur SÉGALAT n’a pas trop insisté, et je l’en remercie, car je pense
qu’on peut s’abstenir, dorénavant, de geindre sur les ponctions diverses et
variées, et notamment – ce qui nous choque particulièrement – de regretter la
solidarité nécessaire au niveau de l’Ile-de-France. Même si on se rend compte
qu’on a des baisses de dotations, qu’on a des efforts de solidarité qui nous sont
demandés, malgré cela, notre ville continue à s’enrichir. Encore une fois, loin de
moi l’idée de dire que c’est une mauvaise chose. Plus la Ville de Charenton a de
moyens, plus elle pourra faire ce pourquoi elle est là, c’est-à-dire redistribuer.
Aujourd’hui, avec un tel trésor, comme je viens de l’exposer, il est
temps de prendre des mesures, au moins des mesures annuelles. On ne sait pas
de quoi vont être faits 2017 ou 2018, mais au moins, on sait quels sont nos
moyens pour 2016. On pourrait déjà, par exemple, dire qu’on ferait un moratoire
sur toute augmentation de tarifs à destination de la population, sur cette année
2016. Ainsi, on pourrait dire qu’on a pris la population, dans notre rôle de
collecteur d’impôts – et encore une fois, c’est normal… On se rend compte qu’on
a un excédent qui, cette fois, est démentiellement élevé ; on devrait donc
prendre une mesure disant qu’en 2016, on fait un moratoire sur l’augmentation
de tous les prix, et on le fait savoir. Si, par chance ou par bonne gestion, on
avait encore un excédent de cette importance au 31 décembre 2016, on pourrait
continuer la démarche.
On pourrait aussi, parce que c’est quantifiable et qu’on se rend
compte que cette quantification n’est pas terriblement élevée ou qu’en tout cas,
elle ne remettrait pas en cause notre équilibre financier, prendre la décision
d’installer le quotient familial partout dans la ville. C’est quelque chose qui nous
manque, qui est presque une tache dans la tarification de la ville de Charenton,
pour des raisons qui, en tout cas, ne sont pas budgétaires, et qui sont
inexplicables.
On pourrait – et on va en parler tout à l’heure – redynamiser notre
politique culturelle. On le verra au moment de l’analyse du budget de la Culture :
on souffre, aujourd’hui, de la désaffectation de notre théâtre, qui est de plus en
plus vide. Il faudrait inciter à ce qu’il soit rendu un peu plus attractif.
Il y a l’aménagement du temps périscolaire, qui nous a posé
d’énormes problèmes, il y a 2 ans. Vous vous rappelez qu’on avait estimé le
surcoût à 300 000 €, quel que soit le coût d’aujourd’hui. C’est simplement pour
donner la valeur. On était à 300 000 € et là, on est en train de parler d’un

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excédent de 16 M€. On pourrait donc faire, et aussi renforcer considérablement
les investissements de cadre de vie pour les quartiers ouest de la ville.
J’aimerais terminer par une chose : vous avez demandé au
personnel communal de faire beaucoup d’efforts, par rapport à ces perspectives
que vous décriviez difficiles et budgétairement complexes. Aujourd’hui, je pense
qu’il est temps de faire une pause dans ces efforts qui sont demandés et, au
contraire, comme un chef d’entreprise, de rendre à l’équipe des agents
municipaux le juste retour de leur investissement de ces 3, 4, 5 dernières
années, en matière de postes et en matière budgétaire, j’entends, puisque bien
sûr, leur investissement a toujours été présent et très important. J’attire votre
attention, même si mon propos n’est que mon propos : on sent bien qu’ils sont
arrivés au bout des efforts que vous leur aviez demandés, et qu’il est temps,
maintenant, d’avoir cette juste répartition.
Voilà, Monsieur le Maire, Monsieur SEGALAT. Bien sûr, nous ne
voterons pas ce compte administratif pour une raison principale. J’ai exposé les
termes techniques. D’un point de vue purement budgétaire, on nous présente un
compte administratif qui, contrairement à ce qu’a dit monsieur l’Adjoint aux
Finances, a été réalisé à peine à 86 % en dépenses et à 49 % en dépenses
d’investissement. En retenant les restes à réaliser, cela fait plus de 80 %.
Aujourd’hui, on voit bien qu’on est sur un équilibre budgétaire qui n’est pas celuilà mais, surtout, qui doit vous interroger sur la continuation et sur cette année
2016, de façon à ce que les Charentonnais, les gens qui travaillent pour la Ville,
l’ensemble de la population, se rendent compte que les efforts qu’on leur a
demandés peuvent en partie, et sur ces 6 mois, toucher à leur fin, quitte à les
revoir l’année prochaine au vu du budget qui nous sera présenté.
Je vous remercie de votre attention.
M. GICQUEL. – Merci. Y a-t-il d’autres remarques sur ce compte
administratif ? Bien. Je conclurai ainsi : j’ai assisté, cet après-midi, à la séance
du Conseil Départemental sur la situation de la dette du Val-de-Marne pour
noter, en l’occurrence, une progression significative de l’endettement de notre
Département. C’est une vraie préoccupation qui, je le crois, est partagée par la
majorité départementale au motif que la compensation par l’État des allocations
de RSA est aujourd’hui non effective. Comme vous le savez, depuis quelques
jours, les négociations ont achoppé. C’est une véritable préoccupation pour ce
Département, qui avoisine désormais 800 M€ de dettes et qui, continuant sur
cette lancée, atteindra certainement 950 M€, pour ne pas dire 1 Md€, d’ici 2 ans.
Bien entendu, je ne fais aucune comparaison avec la Ville. Je veux
simplement indiquer au Conseil Municipal, et pour répondre à monsieur
BELLAÏCHE, que, certes, la situation financière de la ville est satisfaite et qu’elle
présente un excédent inégalé jusqu’alors. Encore une fois, c’est pour des raisons
conjoncturelles que Patrick SEGALAT a réexposées. Cependant, lorsqu’on
s’abstrait de ces éléments particuliers qui sont liés à des événements de l’année
2015, on s’aperçoit que l’effet de ciseaux entre les dépenses et les recettes se
provoque à nouveau. En l’occurrence, l’inflexion de l’autofinancement est à
nouveau d’actualité. Je cite un chiffre : l’épargne nette, qui est l’autofinancement
final sur lequel la collectivité peut compter, une fois retraités les éléments
conjoncturels qui viennent d’être exposés, est de l’ordre de 8,7 %. Nous sommes
légèrement au-dessus de la moyenne nationale, sur un compte de gestion 2013,

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qui présente un taux de 7,3 %. Nous sommes donc, à 1,4 % près, au-dessus de
la moyenne nationale constatée. Cependant, ce pourcentage de 8,7 % est un
pourcentage dégradé par rapport à certaines années que nous avons connues.
Monsieur BELLAÏCHE acquiesce en ce sens : nous avons connu des années
d’épargne nette avec un taux de l’ordre de 11 à 12 %, cependant que la
moyenne nationale était autour de 6 à 7 %.
Je veux dire, en mesurant mes propos, que la section de
fonctionnement de la Ville, c’est-à-dire celle qui produit du service à la
population, est une masse de dépenses pour partie incompressibles ; quant à
l’autre partie, nous essayons de la contraindre parce que c’est la clef de notre
autonomie financière pour le futur. Pourquoi dis-je cela ? C’est en écho de ce que
je viens de rappeler s’agissant de la situation du Département. Le Département
a, malheureusement pour lui – et cela va bien au-delà de la seule orientation
politique du Val-de-Marne, même si je pense que cela y contribue, comme
l’ensemble de l’opposition val-de-marnaise – asséché son épargne. Il est passé
d’une épargne brute en 2012 autour de 160 M€ à 63 M€ sur un budget de
1,6 Md€. Vous mesurez la préoccupation de ce Département, majorité et
opposition comprises.
Nous avons, nous, la chance de présenter, au contraire, cette
autonomie financière qu’illustre ce niveau d’épargne et d’excédent tel qu’il
ressort aujourd’hui. Cet excédent va être consommé. Ce ne sera en aucun cas ni
une cassette, ni un trésor ; vous le qualifiez comme vous voulez, mais ce n’est
pas le tas d’or sur lequel Lionel JOSPIN était assis, à une certaine époque. Nous
ne sommes pas du tout dans ce cas de figure. Nous sommes dans un contexte
d’investissement public soutenu pour la Ville. Il est parfois différé ; on démontre,
ce soir, que certaines opérations d’investissement qui ont été engagées n’ont pas
abouti, et que d’autres ont été reportées, mais elles seront naturellement
supportées au titre de l’exercice 2016 et, probablement, de l’exercice 2017. Je
pense en particulier à l’école Anatole France, qui était l’une des principales
décisions du Maire. C’est une opération qui avoisine 9 M€, qui sera supportée
pour partie en 2016 et grandement au cours de l’exercice 2017. Vous l’aurez
compris : l’autofinancement que nous conservons, mais qui reste dans une
tendance baissière du fait de la masse critique de la section de fonctionnement,
doit être un point de vigilance de tous les instants parce que, j’y reviens, c’est
notre garantie, à moyen et long terme, de sauvegarde à la fois du service public
à Charenton et de notre capacité à investir dans le futur.
Quand j’entends les propos au Département, et ceux de mes
collègues avec lesquels je dialogue désormais plus facilement, je sais que
certains, dans leur ville, en sont à devoir arbitrer des services à la population.
Charenton n’en est pas là. En tout état de cause, elle a une ligne directrice qui
est celle de la préservation coûte que coûte, effectivement, de son épargne,
parce qu’elle sait pouvoir compter sur son épargne mais qu’elle sait moins
compter sur les dotations de la part de l’État. Elle sait aussi qu’elle est prélevée
au titre de la péréquation ; c’est ainsi, c’est le dispositif de solidarité qui
s’applique. Nous savons également fort bien que la nouvelle disposition prise par
le Président de la République de différer l’effort demandé aux collectivités
territoriales n’est qu’une mesure de courte durée. Il y aura à nouveau, après
l’échéance présidentielle – nous le savons tous, il ne faut pas se voiler la face –
un rendez-vous qui sera pris avec les collectivités territoriales, qui devront

40

refournir un effort probablement renforcé, compte tenu de la situation des
comptes publics de la Nation.
Au final, nous devons nous satisfaire de la situation financière de la
ville. C’est une ville très peu endettée au regard des autres ; c’est une ville qui
présente encore un niveau d’épargne légèrement supérieur aux autres, et cela,
c’est une précaution pour le futur qu’il nous faut absolument préserver.
J’ajoute une chose, et je crois l’avoir entendue dans les propos de
monsieur BELLAÏCHE, qui nous invitait finalement à distribuer, en quelque sorte,
ce que nous avions de disponible dans les 6 mois qui viennent. Tout cela, c’est
une vision à court terme. Vous l’avez d’ailleurs dit dans vos propos : nous ne
savons pas de quoi seront faits 2017 et 2018. Je ne le sais pas davantage que
vous, en l’occurrence, car nous sommes censés, au plus tard fin 2017, présenter
un projet de transfert de compétences, s’il se trouve opportun de le faire, soit à
l’égard du Territoire EPT 10, soit à la Métropole. Je ne sais donc pas dire
aujourd’hui ce qu’il en sera, puisque nous ne sommes pas autour d’une table
pour travailler à ce projet territorial ni au projet métropolitain, mais il y aura à
nouveau des transferts de compétences. Or, quand on parle de transferts de
compétences, on sait qu’il y aura des transferts de recettes complémentaires
pour affecter les collectivités qui recueilleront les compétences transférées.
Nous sommes aujourd’hui dans un contexte extrêmement mouvant,
dont les orientations nous sont encore tout à fait méconnues à cet égard. Je me
satisfais donc, avec la prudence nécessaire, que la situation financière de la Ville
nous permette d’envisager cet avenir incertain dans des conditions de plus
grande sérénité, que bien d’autres collectivités. C’est ce que je souhaite dire en
conclusion du compte administratif.
Si j’ai bien compris, Monsieur SÉGALAT, je peux demeurer en
séance dans le cadre du vote du compte administratif ? C’est le cas cette année ;
bien. Je cède la parole à madame MAGNE pour faire procéder au vote, auquel je
peux également prendre part.
Mme MAGNE. – Nous passons donc au vote.
La délibération est adoptée à la majorité (4 voix contre –
Groupe « Charenton Avant Tout » et « Pour Charenton, l’Humain et
l’Ecologie » et 1 abstention- Groupe « Charenton Ambition »).
21 ° – APPROBATION DU COMPTE ADMINISTRATIF DU SERVICE ANNEXE
ASSAINISSEMENT – ANNEE 2015.
M. SÉGALAT. – Il s’agit de la dernière délibération sur un budget
annexe qui avait sa propre autonomie, puisqu’il a rejoint à la fois le budget de la
Ville et les compétences du Territoire depuis le 1er janvier 2016. Ce qui nous
intéresse, c’est le compte administratif 2015. Nous avons un excédent de
438 777 €. De manière classique, c’est un peu le même phénomène que nous
avons vu lors de l’analyse du budget précédent : ce sont des dépenses
d’investissement, plus particulièrement celles de la grosse opération du parc de
Conflans, s’agissant du réseau d’assainissement, qui ne sont pas allées à leur
terme. Ces dépenses sont principalement financées sur la surtaxe
d’assainissement que nous voyons en recettes de fonctionnement. Cet excédent

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se fait donc par rapport à ces dépenses d’investissement, qui se retrouveront
sous une autre forme et réinscrites sur l’année 2016. Voilà, Monsieur le Maire,
l’élément de ce compte administratif, avec l’excédent de 438 777 €. Merci,
Monsieur le Maire.
M. GICQUEL. – Merci. Y a-t-il des observations sur ce compte
administratif de l’assainissement ? Je le mets aux voix.
La délibération est adoptée à l’unanimité.

22 ° – APPROBATION
DU
COMPTE
ADMINISTRATIF
ANNEXE
« ANIMATIONS – SPECTACLES » 2015 EX-COMMUNAUTE DE COMMUNES
ET DETERMINATION DU RESULTAT 2015.
Mme HERBERT. – Le budget « animations – spectacles » 2015 a
été réalisé à 94 % de ses prévisions en dépenses et en recettes. Dans les
dépenses, vous retrouvez :


219 750 € en budget d’achats de spectacles ;



3 180 € pour les achats d’alimentation et boisson pour le
foyer bar ;



3 197 € pour la télésurveillance ;



4 029 € de consommations scéniques ;



167 € pour l’accord d’un piano ;



12 858 € pour la location de matériels sono et lumière pour
les différents spectacles de la saison ;



454 € pour l’achat de bouquets de fleurs offerts à certains
comédiens lors de certains spectacles ;



16 637 € pour financer la plaquette des théâtres pour la
saison 2015-2016 ;



15 154 € pour payer les salaires des intermittents
spectacle qui interviennent tout au long de la saison ;



33 134 € pour payer les différentes taxes ;



350 € d’adhésion aux Théâtrales Charles Dullin, auxquelles
nous participons ;



892 € pour des factures antérieures à payer.

du

En recettes, nous avons :


86 141 € de billetterie ;

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3 943 € de produits liés aux ventes du foyer bar ;



20 000 € de subvention départementale ;



173 000 € de subvention d’équilibre ;



18 570 € de produits venant de la location de la grande salle ;



8 341 € qui représentent des écarts de rattachement et des
remboursements de taxes.

Voilà, Monsieur le Maire.
M. GICQUEL. – Merci, Madame HERBERT. Y a-t-il des observations
sur ce compte administratif « animations – spectacles » ? Je vous propose de le
mettre aux voix.
La délibération est adoptée à la majorité (3 votes contre –
groupe « Charenton avant Tout » et 1 abstention – groupe « Pour
Charenton, l’Humain et l’Ecologie »).

23 ° – AFFECTATION
COMMUNE.

DEFINITIVE

DES RESULTATS 2015 – BUDGET

M. SÉGALAT. – C’est une délibération quasiment identique à celle
que nous avons pu voir juste avant le sujet du compte administratif. Il s’agit de
l’affectation définitive des deux résultats, à la fois sur la part investissement et la
part fonctionnement. C’est surtout une confirmation de ce qui avait été repris, de
manière provisoire, dans le budget primitif. Les prévisions sont bonnes : nous
confirmons donc le résultat de fonctionnement à 10 547 826,34 €, comme nous
confirmons celui de l’investissement à 5 615 891,05 €. Merci, Monsieur le Maire.
M. GICQUEL. – Merci, Monsieur SÉGALAT. L’affectation définitive
appelle-t-elle des remarques de votre part ? Je mets aux voix.
La délibération est adoptée à l’unanimité des voix exprimées
(4 abstentions – Groupes «Charenton avant Tout » et « Pour Charenton,
l’Humain et l’Ecologie »).

24 ° – APPROBATION
DU
BUDGET
« ANIMATIONS – SPECTACLES » 2016.

SUPPLEMENTAIRE

ANNEXE

Mme HERBERT. – Le résultat du compte administratif 2015 affiche
un excédent de 506,78 €, qu’il s’agit d’inscrire dans les achats de spectacles au
budget 2016. Voilà, Monsieur le Maire.
M. GICQUEL. – Je vous remercie. Cela appelle-t-il des remarques
ou des observations ? Je mets aux voix.

43

La délibération est adoptée à l’unanimité.

25 ° – APPROBATION
ET
AUTORISATION
DONNEE
A
MONSIEUR LE MAIRE D’ACCORDER UNE GARANTIE D’EMPRUNT DE
1 500 000 €
SOUSCRIT
PAR
L’ORGANISME
DE
GESTION
DES
ÉTABLISSEMENTS CATHOLIQUES (OGEC) POUR LE COMPTE DE NOTRE
DAME DES MISSIONS EN VUE DE FINANCER LA CONSTRUCTION DU SELF
DE L’ETABLISSEMENT D’ENSEIGNEMENT. AUTORISATION DONNEE A
MONSIEUR LE MAIRE DE SIGNER LA CONVENTION ET L’ACTE DE
CAUTIONNEMENT.
M. MAZURE. – Mes chers collègues, il vous est demandé de
délibérer sur une demande de garantie effectuée par l’OGEC qui, comme vous le
savez, est l’organisme qui gère le patrimoine immobilier de l’établissement
d’enseignement Notre-Dame des Missions. Cet établissement envisage d’agrandir
son réfectoire. Pour cela, l’OGEC a sollicité auprès d’une banque un emprunt d’un
montant de 1,5 M€, avec un taux d’intérêt de 0,70 % et des échéances de
76 385,76 €. L’OGEC demande à notre Commune de garantir cet emprunt.
Conformément au Code Général des Collectivités Territoriales, la demande est
tout à fait recevable. Je vous remercie.
M. GICQUEL. – Merci. Cela appelle-t-il des observations ? Je mets
aux voix.
La délibération est adoptée à l’unanimité des voix exprimées
(1 abstention – groupe « Pour Charenton, l’Humain et l’Ecologie »)
26 ° – APPROBATION ET AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE
MAIRE D’ACCORDER UNE GARANTIE D’EMPRUNT D’UN MONTANT TOTAL
DE 308 374 € SOUSCRIT PAR VALOPHIS HABITAT OPH DU VAL-DEMARNE EN VUE DE FINANCER LA REHABILITATION DE 13 LOGEMENTS
SUR LE GROUPE « CARRIERES » SITUES 13, QUAI DES CARRIERES.
AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE MAIRE DE SIGNER LA
CONVENTION.
M. MAZURE. – Une délibération vous est demandée sur un thème
tout à fait voisin. Il s’agit, cette fois-ci, de VALOPHIS HABITAT, qui entend
réhabiliter certains de ses logements afin de lutter contre la déperdition
énergétique, et donc de ramener la consommation d’énergie à un niveau tout à
fait acceptable. Pour information, il est actuellement de 399 kWh/m²/an.
VALOPHIS sollicite un prêt, qui sera en partie un éco-prêt, en vue de ces
dépenses de réduction d’énergie. Le tout sera étalé sur 20 ans. En contrepartie,
7 logements seront réservés à la Ville de Charenton. Il est donc demandé à la
Commune de délibérer sur cette demande de garantie. Je vous remercie.
M. GICQUEL. – Merci. Y a-t-il des remarques ? Pas de remarques ;
je mets aux voix.
La délibération est adoptée à l’unanimité.

44

27 ° – AUTORISATION DE MAINTIEN DE LA GARANTIE
COMMUNALE SUITE AU REAMENAGEMENT DU PRET N° 734610092X
GARANTI PAR LA COMMUNE AUPRES DE VALOPHIS HABITAT OFFICE
PUBLIC DE L’HABITAT DU VAL-DE-MARNE POUR FINANCER LA
CONSTRUCTION DE 21 LOGEMENTS SITUES 6, RUE DE L’ABREUVOIR –
ANGLE QUAI DES CARRIERES A CHARENTON-LE-PONT – CONTRAT
REAMENAGE
N° 0 040 714
D’UN
MONTANT
DE
1 276 180,87 €.
AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE MAIRE DE SIGNER LE
CONTRAT REAMENAGE N° 0040714 D’UN MONTANT DE 1 276 180,87 €.
M. MAZURE. – Il s’agit du maintien d’une garantie communale
donnée en 2002 à la société VALOPHIS pour la construction de 21 logements. La
société VALOPHIS a pu renégocier son prêt et obtenir un taux plus intéressant. Il
est donc demandé à la Commune de bien vouloir continuer à garantir ce prêt.
Merci de votre attention.
M. GICQUEL. – Merci. Je mets aux voix.
La délibération est adoptée à l’unanimité.

DIRECTION DE LA VIE ASSOCIATIVE
28 ° – ATTRIBUTION
EXCEPTIONNELLE A
JEUNES).

D’UNE
SUBVENTION
L’ASSOCIATION ASJ (ACCUEIL

COMMUNALE
SOLIDARITES

Mme GONNET. – Il s’agit d’une demande de subvention
exceptionnelle pour l’association ASJ, qui a pour objet l’accueil, l’écoute et le
rassemblement des jeunes. Elle se mobilise afin d’aider les jeunes Val-deMarnais qui le souhaitent à participer aux Journées Mondiales de la Jeunesse, qui
se dérouleront cette année du 15 juillet au 1er août en Pologne, à Cracovie.
9 jeunes, dont 8 Charentonnais, souhaitent vivre cette belle aventure dont le but
est notamment de découvrir le mode de vie et les attentes des jeunes de ce
pays. Le coût du séjour s’élève à 660 € par personne.
Suite à une demande argumentée de la part de l’association ASJ et
en fonction des justificatifs fournis, il est demandé une subvention d’un montant
de 100 € par jeune Charentonnais. La subvention s’élèverait donc à 800 €. Il
s’agit de soutenir une action orientée vers la paix entre les peuples, de ces
jeunes qui se rencontrent du monde entier. D’autres villes du département ont
également décidé d’apporter un soutien similaire aux jeunes de leur commune
respective. L’incidence financière pour la Commune est de 800 €. Voilà, Monsieur
le Maire, l’objet de cette délibération.
M. GICQUEL. – Merci beaucoup. Madame BERTRAND, puis Madame
UDDIN.
Mme BERTRAND. – Si l’on en croit la délibération proposée, les
Journées Mondiales de la Jeunesse ne sont qu’un simple séjour linguistique ;
aucun rapport avec l’Église catholique, aucune messe dite par le Pape. Pour
rappel, l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905 dit que : « La République ne

45

reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du
1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des
budgets de l’État, des Départements et des Communes toutes dépenses relatives
à l’exercice des cultes. » L’article 1er de la Constitution du 4 octobre 1958 stipule
que : « La France est une République, indivisible, laïque, démocratique et
sociale ». C’est au nom de ces deux articles que le Tribunal Administratif de
Cergy a annulé, en 2008, une délibération du même ordre, présentée au Conseil
Municipal d’Ermont, pour non-respect du principe de laïcité. C’est également au
nom de ces deux articles que nous vous demandons de retirer cette délibération,
à laquelle nous nous opposons et pour laquelle nous n’hésiterons pas à saisir le
Tribunal Administratif de Melun.
Mme UDDIN. – Avant toute chose, il convient de rappeler que nous
venons tout juste de voter la garantie d’emprunt à l’OGEC car, malgré le
caractère religieux de cet organisme, il s’agissait là du financement du self et non
d’une activité cultuelle. Maintenant, vous nous proposez de subventionner les
JMJ. Il est donc important d’observer le but de cet événement d’initiative
catholique. Sur le site officiel, on peut ainsi lire que c’est une fête de la foi, dans
laquelle les jeunes font l’expérience de l’amour de Dieu, et dont le point
culminant est constitué par la messe récitée par le Saint-Père. Il semble donc
évident qu’il s’agit là d’un événement à caractère religieux. Si vous n’êtes,
malgré tout, pas convaincu, je vous invite à consulter le programme,
essentiellement constitué par des catéchèses, des messes et des veillées de
prières.
Cela soulève, en premier lieu, un problème de cohérence. Vous qui
nous rabâchez sans cesse le contexte budgétaire contraint auquel vous faites
face, vous qui êtes prêts à grappiller le moindre centime au détriment des
Charentonnais, des associations ou encore du personnel communal, vous êtes
par contre disposés à subventionner un pèlerinage. Surtout, l’argent public,
l’argent des Charentonnais, est-il censé servir à financer une activité religieuse ?
Comme l’a fait ma collègue, je vais vous rappeler l’article 1er de notre
Constitution, qui constate la République laïque, mais aussi l’article 2 de la loi de
séparation des Églises et de l’État. Sachez que c’est au titre de ce principe de
laïcité que le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé une délibération
similaire à celle que vous nous proposez. Du fait de son caractère illégal, voire
inconstitutionnel, nous demandons le retrait de cette délibération. Si vous
choisissez de la soumettre au vote, nous nous verrons dans l’obligation, comme
madame BERTRAND, de prendre toutes les mesures nécessaires au respect du
principe fondamental de notre République : la laïcité.
M. GICQUEL. – Je vous rappelle que nous avons un précédent dans
le modeste accompagnement financier de ce groupe de jeunes qui souhaite,
effectivement, participer aux Journées Mondiales de la Jeunesse. Nous avions, je
crois, délibéré en 2011 et en 2013. Je n’ai pas le souvenir d’une position aussi
fermée à cette proposition de subvention, telle qu’elle est présentée.
Je vous propose de mettre aux voix. Madame UDDIN, vous
souhaitez donner une explication de vote ; allez-y.
Mme UDDIN. – Vous ne pouvez pas nous soumettre une
délibération du fait de son caractère illégal. Le juge administratif a déjà disposé
que cette délibération est illégale, car contraire au principe de laïcité.

46

M. GICQUEL. – Merci, Madame UDDIN. Que je sache, ces
délibérations présentées en 2011 et 2013 ont été soumises au Contrôle de
Légalité et n’ont pas souffert de la moindre contestation. Je vous propose donc
de mettre aux voix.
La délibération est adoptée à la majorité (1 voix contre –
groupe « Pour Charenton, l’Humain et l’Ecologie »).
Le groupe « Charenton avant Tout » ne participe pas au vote.

29 ° – AUTORISATION DONNEE A MONSIEUR LE MAIRE DE SIGNER LES
CONVENTIONS
D’OBJECTIFS
ENTRE
LA
COMMUNE
ET
LES
ASSOCIATIONS : ASSOCIATION CULTURELLE BETH MALAHI (ACBM),
GROUPEMENT D’ENTRAIDE DU PERSONNEL COMMUNAL (GEPC) ET
AMICALE DU 3ÈME AGE (A3A).
M. SÉGALAT. – Il s’agit de délibérer sur des conventions d’objectifs
avec trois associations, sachant qu’il y aura un deuxième volet, dans l’une des
délibérations suivantes, présentée par notre collègue Benoît GAILHAC, pour les
associations sportives. Pour les associations non sportives, ces trois conventions
d’objectifs ont pour motif premier leur subvention financière, mais pas
seulement. Il est fait obligation d’avoir une convention d’objectifs lorsqu’une
subvention annuelle est versée, d’un montant supérieur à 23 000 €, ce qui est le
cas de l’association culturelle Beth Malahi, qui doit être à hauteur de 27 000 €
pour l’année 2016. Le GEPC doit être, en cumulant les « Chèques Vacances » et
la subvention de fonctionnement, à plus de 95 000 €. Reste l’Amicale du
3ème Âge, où nous sommes sur une subvention de 20 000 €. Précédemment,
nous étions au-delà de 23 000 €. L’association voit sa subvention diminuer en
2016, compte tenu des résultats et des projets annoncés ; pour autant, nous
souhaitons maintenir cette convention d’objectifs, car il est intéressant et
important de pouvoir intégrer, au-delà de la subvention financière, un certain
nombre d’éléments, notamment des mises à disposition. Je rappelle que
l’Amicale du 3ème Âge bénéficie d’un local, qui lui est dédié spécifiquement.
Cumulé à la subvention financière, cela va au-delà de 23 000 €.
C’est une démarche que par la suite, notamment en 2017, nous
étendrons à d’autres associations qui, aujourd’hui, sont en dessous du seuil de
23 000 € mais qui, étant sur des locaux communaux spécifiques – je pense à
l’escrime, à la Croix-Rouge, au Petit Plus – s’intégreront dans cette convention
d’objectifs. Ce n’est pas une pénalisation, bien au contraire ; c’est la confirmation
d’un vrai partenariat entre l’association et la collectivité, avec des éléments très
clairs, très précis, sur ces partenariats, ces mises à disposition, ces aides et ces
soutiens. Je crois que, justement, c’est important.
Dernier point par rapport à ces conventions d’objectifs : elles sont
prises pour une année, parce que je pense qu’il est important de pouvoir faire
des bilans d’étape. La fréquence annuelle correspond justement à cette remise
en cause du dossier de subvention. Pour l’instant, nous nous laissons donc cette
latitude de revoir chaque année les principes et les éléments essentiels de la
convention d’objectifs. Merci, Monsieur le Maire.
M. GICQUEL. – Merci. Monsieur RAMBAUD.

47

M. RAMBAUD. – Merci, Monsieur le Maire. Je souhaitais
simplement faire une remarque, comme je l’ai déjà fait en commission jeunesse
et culture sur le domaine des associations sportives, sur la même thématique de
ces conventions d’objectifs. Je regrette qu’elles ne soient pas suffisamment
fournies en ce qui concerne la liste des objectifs. On pourrait largement imaginer
qu’on développe un peu plus les objectifs pour impulser une idée un peu plus
« politique », pour qu’un projet se mette en place sur ces associations. Là, on ne
peut que constater les objectifs. Je vais en citer quelques-uns : pour l’association
Beth Malahi, il s’agit de développer des activités destinées à différents publics.
Pour l’Amicale du 3ème Âge, il s’agit de proposer un lieu d’accueil permanent et
des activités collectives ; c’est un peu léger, quand même, comme objectif. Nous
voterons pour ces conventions mais nous vous invitons, pour les années
suivantes, à détailler et préciser un peu plus les objectifs. Merci.
M. GICQUEL. – Merci. Y a-t-il d’autres observations ou remarques ?
Je mets aux voix.
La délibération est adoptée à l’unanimité.

DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES
30 ° – MODIFICATION DU TABLEAU DES EMPLOIS PERMANENTS.
M. BOCCARA. – On peut observer régulièrement, au cours de
l’année, des modifications sur les secteurs et les qualifications des personnels
administratifs. C’est ce qui vous est proposé dans la présente délibération : la
suppression de 37 postes pour la création de 38 postes, principalement suite à
des réussites à des concours et à des avancements de grade. Le poste créé
concerne le secteur de la solidarité et de l’éducation. L’incidence financière est à
concurrence du budget prévu. Le nombre d’emplois autorisés est de 729. J’ai
l’impression, Madame UDDIN, que par cette délibération, nous ne brimons pas
l’évolution de carrière des personnels, mais que nous les laissons justement
évoluer. Nous ne sommes pas, à toute fin, à essayer de compresser dans tous
les sens. Merci.
M. GICQUEL. – Merci. Je vous propose de mettre aux voix.
La délibération est adoptée à l’unanimité.

31 ° – MODIFICATION
MUNICIPALE.

DU

REGLEMENT

INTERIEUR

DE

LA

POLICE

M. TURANO. – Le règlement intérieur de la police municipale
apporte des précisions sur les conditions d’exercice des missions et les
spécificités liées aux fonctions de policier municipal. Compte tenu des évolutions
législatives et organisationnelles, il convient de mettre à jour la version initiale
du règlement intérieur de la police municipale, datant de 2006, et d’y intégrer la
gestion des ASVP (Agents de Surveillance de la Voie Publique) ainsi que des
opérateurs du Centre de Supervision Urbain. Le règlement de ce centre est ainsi

48

intégré à la nouvelle version du règlement intérieur de la police municipale. Par
ailleurs, des précisions sont notamment apportées sur les modalités du port de
l’uniforme, sur l’attitude à adopter en service, sur les modalités de prise et de fin
de service, sur la correction de la tenue et des soins de la personne, sur
l’interdiction de fumer ou de vapoter, conformément au règlement du CHS, ainsi
que sur les modalités d’organisation du temps de travail. Pour information, lors
du Comité Technique réuni le vendredi 17 juin, un avis favorable a été rendu à la
majorité des deux collèges. Merci, Monsieur le Maire.
M. GICQUEL. – Merci. Y a-t-il des questions ? Madame GRATIET.
Mme GRATIET. – Les missions de la police municipale ne se
résument pas à assurer une surveillance journalière du stationnement
réglementé toute l’année, surveillance qui provoque le mécontentement des
Charentonnais face à une augmentation anormale de la verbalisation depuis
quelque temps. L’évolution de certaines problématiques nécessite de faire
évoluer les missions de notre PM, attendues par notre population, à savoir la
lutte contre les atteintes aux personnes et aux biens, le développement d’une
police de proximité, la désignation d’agents dans des domaines spécifiques et
l’extension des plages horaires permettant une surveillance nocturne.
Je m’étonne de l’absence d’un chapitre sur la formation continue. La
formation a un rôle central dans la professionnalisation des policiers municipaux.
Elle permet le maintien et le perfectionnement de la qualification professionnelle
des agents, et leur adaptation à l’exercice de leurs fonctions. Nos agents, qu’ils
soient gradés ou gardiens, doivent avoir le souci d’améliorer et de compléter
leurs connaissances générales et professionnelles de manière permanente, et
veiller également à l’entretien de leur bonne condition physique. Pour ce faire, la
Municipalité doit leur donner les moyens, par la formation, de répondre à cette
nécessité.
Enfin, vous avez reçu l’agrément de la Préfecture pour que notre
police municipale soit armée. Pourquoi n’y a-t-il pas, dans ce nouveau règlement
intérieur, un chapitre sur les dispositions relatives à l’armement ? Merci,
Monsieur le Maire.
M. TURANO. – Tout d’abord, pour ce qui concerne la gestion du
stationnement payant, j’avais signifié, lorsque nous avons fait évoluer notre
politique du stationnement, que nous avions des chiffres extrêmement bas. Non
pas qu’il faille aller chercher des recettes supplémentaires, mais nous ne nous
étions pas donné les moyens de faire une surveillance efficace du stationnement.
L’intérêt de la collectivité était de faire tourner les voitures, en tout cas d’éviter
les voitures-ventouses, et également d’éviter que le peu d’emplacements mis à
disposition des Charentonnais soit occupé par des habitants d’autres collectivités,
notamment des habitants parisiens qui, eux, subissent de plein fouet de fortes
augmentations du stationnement. Je rappelle que nous avons maintenu un prix
extrêmement bas, de 20 € mensuels, pour le stationnement résidentiel. On ne
peut pas exercer une surveillance du stationnement sans verbaliser, sans avoir
de répression. Fatalement, cela implique, de la part des usagers, le paiement du
stationnement. C’est ce qui fait que les chiffres du stationnement augmentent,
puisque nous étions, selon les chiffres de la ville, très en deçà des moyennes
nationales constatées pour le même type de stationnement.

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