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Sommaire
31 octobre 1990
Le Monde

Le pur et l'impur En mettant en évidence ce que l'art moderne doit à
l'image populaire, le Museum of Modern Art de New-York entreprend de
réécrire l'histoire du vingtième siècle artistique. Mais une thèse unique
suffit-elle à tout expliquer ?

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Mercredi 31 octobre 1990
Nom de la source
Le Monde
Type de source
Presse • Journaux
Périodicité
Quotidien
Couverture géographique
Internationale
Provenance
France
p. 15

Le Monde • p. 15 • 793 mots

Le pur et l'impur En mettant en
évidence ce que l'art moderne doit
à l'image populaire, le Museum of
Modern Art de New-York
entreprend de réécrire l'histoire du
vingtième siècle artistique. Mais
une thèse unique suffit-elle à tout
expliquer ?
DAGEN PHILIPPE

N

EW-YORK de notre envoyé

Cette rigueur, la volonté de légitimer à

spécial - L'idée est simple et
nette, simplement mise en
scène dans les salles simples et nettes du
MOMA : l'art moderne, du cubisme à

tout coup parallèles et rapprochements,
la disposition thématique des salles
nuisent assurément au spectaculaire de
l'exposition. On y avance comme dans

nos jours, n'a cessé d'emprunter images,
idées et idiomes aux illustrations des
journaux, aux catalogues de vente par
correspondance et aux bandes dessinées,

les chapitres d'un livre, sans surprise qui
égaie, sans découverte qui déroute.

à tout ce qui relève en somme de la
culture dite populaire.

© 1990 SA Le Monde. Tous droits réservés.
Le présent document est protégé par les lois et
conventions internationales sur le droit d'auteur et
son utilisation est régie par ces lois et conventions.
Certificat émis le 12 octobre 2016 à UNIVERSITE-PARISI-PANTHEON-SORBONNE (40 lecteurs) à des fins de
visualisation personnelle et temporaire.
news·19901031·LM·171271

De cette thèse, Kirk Varnedoe, dont "
High and Low " (Haut et Bas) inaugure
le règne personnel à la tête du musée,
a voulu que l'exposition soit non
l'illustration, mais la démonstration
pédagogique. Loin de sacrifier à
quelque artifice d'accrochage que ce
soit, il a disposé ensemble oeuvres et
sources, collages des cubistes et
journaux qu'ils découpaient, toiles de
Lichtenstein et comics qu'il pastichait.
Il a fait oeuvre d'historien rigoureux,
suivant en cela l'exemple de son
prédécesseur au MOMA, l'illustre
William Rubin.

La distribution est complète : cubistes
et futuristes pour l'ouverture; puis
dadaïsme et les ready-made, objets
passés sans transition des vitrines des
quincailleries à celles des musées; le
style graffiti et débris en tout genre de
Dubuffet à Twombly; le pop art,
royalement traité; le néopop et le néoDada contemporain pour finir sur Jeff
Koons et ses collections d'aspirateurs.
Ces artistes, ces oeuvres devaient être
ici, et dans cet ordre. Ils y sont.
Ils y sont à leur meilleur, collages et
toiles choisis avec le souci de ne réunir
que chefs-d'oeuvre et raretés. Les salles
cubistes se haussent au niveau de celles,
admirables, de l'exposition " PicassoBraque " de l'année dernière. Les
portraits de Dubuffet sont de premier
ordre - mais en est-il de ratés ? La

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collection de peintures pop est sans
doute la plus puissante que l'on puisse

neutralité sereine de l'accrochage et du
schématisme de la thèse centrale. Qu'il

mythologies, procédés élégants
subtils, et d'autant plus meurtriers.

rassembler aujourd'hui, du Rebus de
Rauschenberg, jamais montré dans un
musée jusque-là, au F-111 de
Rosenquist. Les Oldenburg, les Johns,

y ait un système démonstratif à l'origine
de l'exposition, fort bien. On ne saurait
s'en plaindre après tant d'expositions,
parisiennes par exemple, confuses et

Cette violence dissimulée, l'antinomie
qui distingue la chose de sa silhouette
et l'art du stéréotype, " High and Low

les Warhol, les Lichtenstein appuient le
raisonnement général avec toute
l'efficacité requise.

obscures. Mais l'esprit de système réduit
les oeuvres qu'elle englobe au rang de
preuves et, dans cette opération, les vide
d'une part de leur substance.

" n'en dit rien ou ne veut rien en dire.
Que la peinture moderne n'ait cessé de
défendre son empire contre le fauxsemblant, celui des magazines et,

De l'essentiel de leur substance et de
leur signification, hélas ! Qu'un collage
de Picasso prenne à l'Echo de Paris ou

désormais, celui de l'image télévisée,
que son histoire soit de résistances,
détournements et parodies, libre au
visiteur de l'exposition de le soupçonner

affichistes du nouveau réalisme ou
celles de Philip Guston et d'Elisabeth
Murray, pesantes, pataudes, bénéficient
de l'effet de cohérence générale. A
défaut d'être de bons tableaux, ce sont

au Matin un titre ou un diagramme
mérite une interprétation qui ne se borne
pas à la recherche dudit journal. Le

- mais ni le catalogue, colossal, ni les
panneaux explicatifs affichés dans les
salles n'en disent mot. On y décrit

recours au mot, la décomposition de
l'objet, la juxtaposition des diverses

poliment, trop poliment, en termes
d'influences formelles et de cousinages

du moins de bons symptômes. La
considération historique l'emporte alors
sur l'esthétique, la sociologie du goût sur
le goût lui-même.

manières de le suggérer - en le
nommant, en le dessinant, en évoquant

courtois ce qui relève au vrai d'une
antipathie absolue.

sa couleur ou sa texture - répondent à
une réflexion que n'épuise pas la seule

Une absence singulière, l'une des rares

Neutralité et schématisme
Des oeuvres qui paraîtraient sans grand
mérite montrées seules, telles celles des

Les sources " populaires " sont aussi
dans les salles, retrouvées avec un
obsédant souci de précision : les pages
des quotidiens où Picasso, Braque et
Gris s'approvisionnaient en majuscules
d'imprimerie et en publicités; les
répertoires de commerce dans lesquels
Ernst et Miro se fournissaient en
vignettes de machines à coudre et de
dessous féminins; la réclame pour
apéritif qui inspira à Léger son Syphon;
l'album pour coiffeurs dont Warhol a tiré
la matière de l'une de ces premières
compositions pop.
La thèse est donc étayée, démontrée,
vérifiée avec un soin obsessionnel de la
date et du détail. Il faudrait être aveugle,
ou d'une formidable mauvaise foi, pour
douter encore de la vérité de l'analyse
une fois l'exposition visitée.
Pourquoi alors un sentiment de
déception, à la longue ? En raison de la

idée de la rencontre de l' " artistique "
et du " populaire " sur fond de réalisme
modernisé, fût-elle sympathique.
Le collage selon Picasso et selon
Schwitters réagit à la multiplication de
l'image stéréotypée et reproduite à
l'infini. Il dénonce le stéréotype et sa
pauvreté, il faut peinture et dessin pour
enrichir et effacer. Il joue du désordre
des simulacres et de leur vacuité, qui
ne produit ni sens ni discours, mais
seulement un fatras de références
épuisées. Collaboration de deux mondes
dont la frontière s'efface, prétend
l'exposition. Erreur : c'est une querelle
qu'elle décrit à son insu. Quand Warhol
se saisit de la publicité, il dépeint la
circulation absurde de signes dépourvus
de toute pesanteur, un ballet d'ombres
et de fantômes. Twombly use du graffiti
et de l'écriture enfantine comme de
procédés
de
destruction
des

et

qui se puisse reprocher à cette
encyclopédique entreprise, témoigne de
son refus de désigner l'enjeu même du
phénomène et sa réelle importance.
Parmi tous les peintres américains que
le mythe de la pin-up photogénique a
inspirés, De Kooning fut le plus précoce
et le plus méchant. Collant la
photographie de grosses lèvres fardées
au milieu d'un visage, fragment découpé
dans quelque réclame pour cigarettes, il
l'a maculée de couleurs et ridiculisée.
On ne peut croire que cette insulte soit
innocente; qu'elle ne réplique pas à la
propreté pure du papier glacé par
l'impureté de la couleur qui dégouline.
Mais De Kooning n'est pas dans
l'exposition, parce qu'il n'est ni assez
propre ni assez bien élevé, sans doute.
" High and Low, Modern Art and
Popular Culture ", The Museum of

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Modern Art, New-York. Jusqu'au 15
janvier .
Note(s) :
EXPOSITION

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