Résumé Conférence Psychologues en action .pdf


Nom original: Résumé-Conférence-Psychologues-en-action.pdfAuteur: Audrey TF

Ce document au format PDF 1.4 a été généré par Writer / OpenOffice 4.1.2, et a été envoyé sur fichier-pdf.fr le 15/10/2016 à 13:53, depuis l'adresse IP 90.8.x.x. La présente page de téléchargement du fichier a été vue 417 fois.
Taille du document: 67 Ko (3 pages).
Confidentialité: fichier public


Aperçu du document


Conférence
Les psychologues en action (12/10/2016)
La réalité du travail du psychologue clinicien en milieu hospitalier, associatif et libéral
Intervenants : Natalia Itabayana, Nastasia Alves de Souza, Laeticia Otcenasek
(Collectif L'Atelier des Psychologues)
La conférence s'est déroulée sous forme de questions/réponses.
Quel sont vos parcours académiques ?
Natalia Itabayana est diplômée de l'université Aix-Marseille et d’Universidade Federal de
Minas Gerais (Brésil). Elle travaille en institution en service de pédopsychiatrie au Centre
Hospitalier Montperrin et en libérale. Elle a 8 ans d'activité.
Nastasia Alves de Souza a étudié à l'université public du Brésil, à l'université de
Bordeaux II, à l'institut international de psychologie appliquée au Portugal (Erasmus) et
enfin à l'université Aix-Marseille dans le laboratoire de psychanalyse.
Elle exerce une activité clinique en libéral et travaille avec des publics divers : étudiants en
psychologie, élèves infirmiers, élèves éducateurs spécialisés, personnels de santé en
milieu scolaire, adolescents en difficulté scolaire, personnes atteintes de la maladie de
Parkinson, enseignants, travailleurs médico-sociaux, etc. Elle a 5 ans d'activité.
Laeticia Otcenasek a effectuée sa licence en Polynésie et son Master en
psychanalyse/psychopathologie à l'université Aix-Marseille. Elle exerce son métier dans le
milieu associatif au sein d'une structure dédiée au soutien à la parentalité à Marseille et
est spécialisée dans l'étude des systèmes familiaux polynésiens et océaniens.
Après l'université, il faut savoir prendre de la distance avec ce que l'on a appris (dans un
cursus spécialisé). Et le savoir acquis est un bon outil à penser mais ne fait pas une
pratique.
Quels problèmes déontologiques avez-vous rencontrés dans votre carrière et comment les
avez-vous gérés ?
En libéral, l'isolement peut être un problème, donc il est important de se constituer un
réseau afin de pouvoir échanger et s'entraider face à des situations problématiques.
Si il y a une difficulté avec un patient, un débordement, on peut se demander quoi faire et
à qui demander de l'aide.
Le réseau peut par exemple se constituer de son maitre de stage, superviseur, collègues
psychologues etc.
On peut avoir des questions par rapport à l'éthique du métier, aux positions à adopter et
des questions juridiques.
A l'université nous n'avons pas eu ce savoir nécessaire à la pratique et il est très important
de ne pas se retrouver seul.
Au sein d'une équipe, en milieu hospitalier, les différents professionnels (médecin,

infirmiers, psychologues etc.) n'ont pas tous le même code déontologique. L'enjeu est de
se faire comprendre.
Il faut s'appuyer sur son code déontologique et sur ses collègues psychologues qui ont pu
être confronté à un problème similaire et petit à petit connaître ses limites et les lignes à
ne pas franchir.
Comment s'est déroulé votre insertion après l'université ?
Postuler là où le stage a été effectué est une idée, tenter le parcours classique aussi (cv,
lettre de motivation) et être confronté à plusieurs refus est une réalité.
Après 5 années d'études cela peut être frustrant, alors il faut être créatif et faire autre
chose avec le savoir-faire dont on dispose. Il faut aussi se faire confiance et aller taper aux
portes d'institutions qui nous plaisent et qui ne proposent pas directement d'offres
d'emplois de psychologue et y offrir ses services (ex : jeune adolescent en échec scolaire,
associations etc.)
Il faut savoir se rapprocher des publics qui nous intéressent. Par exemple, si le domaine
de l'enfance nous intéressent, il faut contacter les crèches, maternelles, des
pédopsychiatres, des médecins traitants etc.)
Internet est un bon outil (création de blog, thérapie, visio conférence) ou il faut retravailler
la déontologie.
La crise économique fait que les postes se suppriment, les départs à la retraite ne sont
pas automatiquement remplacé et il y a beaucoup de changements dans les hôpitaux lié
aux financements. Il est aussi difficile de ne pas s'éparpiller en cumulant plusieurs contrats
avec peu d'heures par semaine.
Encore une fois, le réseau est essentiel. Il ne faut pas hésiter à échanger les mails des
maîtres de stages, DRH, collègues etc. Il est important d'être solidaire et le réseau se tisse
dès les études.
Quelle place accordez-vous à la formation par rapport aux débutants et aux stagiaires ?
Le collectif L'Atelier des Psychologues s'adresse aux professionnels et aux étudiants.
Il y a une approche pédagogique au sein du collectif et les étudiants sont invités à co
animés des groupes de paroles, de lecture et il y a aussi des ateliers conseil et
accompagnement.
La fonction de stagiaire est essentielle.
Les stagiaires questionnent la clinique et participent à l'évolution dans le travail. Il est
important, pour l'insertion professionnelle, que les stagiaires et les débutants aient
confiance en eux. Les débutants sont diplômées donc professionnels.
Qu'en est-il du salaire du psychologue ? Est-on « bien payé » par rapport à ce que l'on
fait ?
Il y a des différences selon les postes.
Il n'y a pas de grille tarifaire en libéral. Il faut ajuster son prix selon la valeur que l'on donne

à son travail et prendre en compte l'aspect économique et le public avec lequel on
travaille. A 35h par semaine, les meilleurs mois peuvent aller en moyenne jusqu'à 2700€
(sur une base de 5 ans d'expérience).
L'associatif est « le parent pauvre de la psychologie ». Tout dépend des budgets et parfois
ils ne sont pas reconduits. Il faut aussi apprendre à négocier les tarifs.
Un psychologue contractuel de la fonction publique hospitalière peut avoir un salaire de
1800€ brut qui augmentera selon les années d'expériences.
Quelles sont les différences entre les trois milieux ?
En associatif, la liberté d'action est plus importante.
En institution, Il y a un projet institutionnel et des demandes du personnel médicale.
La demande passe d'abord par le médecin et puis il faut ensuite décider du projet à
adopter (thérapie individuelle, en groupe etc.)
Comment être pris en stage malgré le peu d'expérience ?
Être psychologue c'est aussi savoir « se vendre ».
Il faut avoir envie de faire des stages même si l'université ne nous l'impose pas chaque
année et garder cette envie malgré les refus potentiels. Assister à des groupes de paroles,
échanger avec les professionnels est aussi une bonne idée.
Faut-il faire une thérapie avant de devenir psychologue ?
Si l'on veut devenir psychologue clinicien, il est nécessaire de savoir ce que c'est d'aller
rencontrer un psychologue et de sentir la sensation de la salle d'attente.
Le terrain va de pair avec l'université.
Au-delà de cette nécessité, il est toujours utile de travailler sur soi.
Comment gérer la souffrance de l'autre et sa vie personnelle ?
Il ne faut pas confondre sa vie privée et professionnelle. L'université donne des outils,
nous forme à ceci.
Comment réagir si l'on ne se sent pas capable de gérer psychologiquement une
personne ?
Il faut d'abord se renseigner sur la demande de la personne et se demander si l'on est
capable de répondre à sa demande. Si l'on pense ne pas en être capable, il suffit de
passer la personne à un confrère.


Aperçu du document Résumé-Conférence-Psychologues-en-action.pdf - page 1/3

Aperçu du document Résumé-Conférence-Psychologues-en-action.pdf - page 2/3

Aperçu du document Résumé-Conférence-Psychologues-en-action.pdf - page 3/3




Télécharger le fichier (PDF)





Documents similaires


resume conference psychologues en action
annuaire des initiatives et des ressources locales
journee communautaire 19 avril
zebra alternative session 2011 2012
notes du cours
entretien 0703 mep

Sur le même sujet..




🚀  Page générée en 0.009s