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Rapport de Stage melle Taïeb Lisa .pdf



Nom original: Rapport de Stage melle Taïeb Lisa.pdf
Titre: Microsoft Word - Rapport stage
Auteur: Lisa

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UNIVERSITE DE DROIT DE POITIERS

MASTER 2 DROIT DU CONTENTIEUX INTERNATIONAL
RAPPORT DE STAGE DE FIN D’ETUDES

ORGANISATION DES NATIONS UNIES FEMMES
CAMBODGE, PHNOM PENH
MARS – SEPTEMBRE 2016

« LES NATIONS UNIES FEMMES AU CAMBODGE FACE
AU DEFI DE L’AUTONOMISATION ECONOMIQUE DES
FEMMES »

PRESENTE PAR MELLE TAÏEB LISA

TUTEUR DE STAGE : MR HENG SOCHEATH, MANAGER NATIONAL DU
PROGRAMME POUR L’AUTONOMISATION ECONOMIQUE DES FEMMES
ANNEE UNIVERSITAIRE 2015 – 2016

A la mémoire de Mr Christophe Foultier

Victime des attaques terroristes du 13 Novembre 2015 au Bataclan, Paris
A son épouse Mme Caroline Jolivet

A ses deux enfants, Mila et Tom

Remerciements

La réalisation de ce stage de fin d’études et donc de ce rapport a été permise grâce
au concours de plusieurs personnes à qui j’aimerais exprimer ma gratitude.

Je tiens à remercier l’équipe de l’Université de Droit de Poitiers pour m’avoir fournie
une formation solide durant ces cinq dernières années. Je remercie Monsieur Bismuth et
Monsieur Aumond pour leurs conseils tout au long de mon cursus universitaire. Je tiens tout
particulièrement à remercier Mr Dionnet sans qui ce stage n’auraient surement pas été
possible. Je le remercie pour son aide, son suivi et son soutien. Merci aussi à Mr le Doyen de
la Faculté de Droit de Poitiers Philippe Lagrange pour sa lettre de soutien quand à mes
demandes de bourses.
J’aimerais remercier le plus vivement possible ceux qui ont rendu ce stage possible
de par leur soutien financier : le Service des Relations Internationales de l’Université de
Poitiers et plus particulièrement Madame Christine Robuchon et Madame Valerie Morteau
pour la bourse octroyée ; les services sociaux du CROUS de Poitiers et particulièrement
Madame Stéphanie Vinet pour la bourse octroyée, la Région Poitou Charentes pour la
bourse octroyée, l’Organisation Internationale de la Francophonie et son Bureau Europe de
l’Ouest pour la bourse octroyée ainsi que la Fondation Chantal Paydar pour la bourse
octroyée. Je n’aurai pu faire ce stage sans votre aide et votre soutien précieux et en cela, je
vous suis très reconnaissante.

Merci à tout l’équipe d’ONU Femmes au Cambodge pour m’avoir accueilli comme ils
l’ont fait. Je remercie ici chaleureusement mon tuteur de stage, Mr Heng Socheath, pour
avoir cru en moi mais aussi pour sa patience et ses conseils sages et avisés tout au long de
ma période de stage.

Je ne saurais ici que remercier mes parents, mes 3 sœurs, mon frère et ma nièce.
Merci à mon père pour son soutien inconditionnel et pour être venu me rendre visite au
Cambodge âgé de tout juste 70 ans. Merci à ma sœur Catherine pour toujours croire en moi.
Enfin, j’aimerais remercier les personnes que j’ai rencontré au cours de ce parcours
qui est le mien et qui m’ont d’une manière ou d’une autre tendu la main. Merci à Mr
Levrault Anthony du Centre Socio Culturel de la Blaiserie sans qui je n’en serais pas là où je
suis aujourd’hui ; merci à Mr Jolly Pierre de la Mairie de Poitiers pour avoir été un
merveilleux mentor ; merci au Professeur David Bernell de l’Université de l’Etat de l’Oregon
pour tout le savoir qu’il a su me transmettre et pour ses conseils.
Merci à Mr Konan Zimin pour son soutien sans faille, pour être celui qu’il est.

Sommaire
Introduction

I°/ ONU Femmes en faveur de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes
A°/ ONU Femmes dans le monde
1°/ Création et mission

2°/ Domaines d’intervention

B°/ ONU Femmes dans la Région Asie Pacifique
C°/ ONU Femmes au Cambodge
1°/ Contexte national
2°/ Structure interne

II°/ Mission de stage auprès d’ONU Femmes Cambodge au sein du programme
promouvant l’autonomisation économique des femmes
A°/ Conditions de travail et missions
1°/ Conditions de travail

2°/ Définition des missions
3°/ Collaborations

B°/ Analyse des tâches réalisées

1°/ Mission de contrôle, de suivi et d’évaluation d’un projet promouvant l’accès aux
services psycho-sociaux pour les femmes domestiques
2°/ Mission dans le cadre de formation en faveur du renforcement des capacités

3°/ Mission de contribution au développement de produits de communication et
d’informations
Bilan du Stage & Conclusion
Tables des Annexes
Annexes

Introduction
Depuis très jeune intéressée par la notion d’émancipation des femmes et inspirée par les
femmes que j’ai pu rencontrer, c’est tout au long de mon parcours universitaire que je me
suis engagée auprès d’organisations pour mener des actions en ce sens. A tel point que j’ai
souhaité en faire ma carrière professionnelle et pouvoir travailler au sein d’organisations
internationales défendant les Droits des femmes et son émancipation.

C’est ainsi que j’ai souhaité faire mon stage de fin d’études auprès d’ONU Femmes. ONU
Femmes est en effet selon le chef de file quand il s’agit de défense des Droits des femmes et
de la promotion de leur émancipation.

Pouvoir faire un stage auprès d’ONU Femmes Cambodge est d’autant plus intéressant que le
pays du Cambodge est aujourd’hui en train de se reconstruire après avoir connu une guerre
civile il y a un peu plus de 40 ans. J’ai donc saisi cette opportunité de pouvoir me rendre
dans un pays où il serait intéressant d’observer comment ONU Femmes accompagne la
reconstruction du pays, passant inévitablement par la reconnaissance des droits
fondamentaux des femmes mais aussi où il serait intéressant d’observer quelle est la marge
de manœuvre d’ONU Femmes dans un pays où l’instabilité politique et le climat de
corruption persistent.
De plus, l’agenda international post-2015 me semblait être une période propice à pouvoir
mener un stage enrichissant. C’est en 2015 qu’ont été adoptés les Objectifs de
Développement Durable (ODD) ; il s’agit du premier accord mondial sur le développement
durable à prévoir des objectifs pour tous les pays, que ces derniers soient développés ou
sous-développés. Il existe 17 objectifs et bien que 11 d’entre eux prévoient des cibles
explicitement liés à la réalisation de l’égalité des sexes, c’est l’objectif 5 qui tend à la
réalisation de l’égalité des sexes et de l’autonomisation de toutes les femmes et des filles
avant 2030. C’est aussi en 2015 qu’a eu lieu la première réunion des cheffes et chefs d’Etat
et de gouvernement sur l’égalité des sexes ; l’Accord 2015 de Paris pour apporter une
réponse face au changement climatique ; la 60ème session de la Commission de la condition
de la femme servant de plateforme pour le lancement du Programme 2030 et le 1er Sommet
mondial de l’Aide Humanitaire en 2016 offrant un espace où des solutions concernant les
femmes et les jeunes filles confrontées à des situations de crise humanitaire peuvent être
trouvées. Cette série d’accords emblématiques semblent prévoir des dispositions novatrices
en matière d’égalité des sexes et d’autonomisation de la femme et tend à l’aboutissement
d’un consensus en faveur de l’intensification de l’action pour parvenir à cela d’ici 2030.
L’objectif de ce rapport est de rendre compte du travail d’ONU Femmes au Cambodge.

Dans un premier temps sera exposé ONU Femmes à différentes échelles que sont le monde,
la région Asie Pacifique et le Cambodge. Dans un second sera présenté les missions qui
m’ont été confiées durant ces six mois de stage et il s’agira là d’avoir un œil critique sur le
travail d’ONU Femmes.

I°/ ONU Femmes en faveur de l’égalité des sexes et de
l’autonomisation des femmes.

ONU Femmes est d’abord une entité onusienne visant l’égalité des sexes et l’autonomisation
des femmes. Elle a un rôle particulier à jouer dans le contexte de la Région Asie Pacifique
ainsi que dans le contexte du Cambodge.

A°/ ONU Femmes dans le monde

1°/ Création et mission

C’est en Juillet 2010 que l’Assemblée générale des Nations Unies a créé ONU Femmes,
l’entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.
La création d’ONU Femmes s’inscrit dans le cadre de la réforme de l’ONU qui vise à
regrouper les ressources et les mandats pour en accentuer l’impact. ONU Femmes est le
résultat de la fusion de quatre composantes distinctes du système des Nations Unies dédiées
exclusivement à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes et dont le travail sert
de base à la nouvelle entité :
- la Division de la promotion de la femme ;
- l’Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme ;
- le Bureau de la Conseillère spéciale pour la problématique hommes-femmes ;
- le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme.
Non seulement l’égalité des sexes est un droit humain fondamental, mais sa réalisation a
d’importantes retombées socioéconomiques. L’autonomisation des femmes nourrit des
économies florissantes et soutient la productivité et la croissance.
Pendant de nombreuses années, l’ONU a été confrontée à d’importants obstacles dans la
promotion de l’égalité des sexes sur toute la planète, parmi lesquels figurent l’insuffisance
des fonds et l’absence d’une agence servant de figure de proue reconnue pour piloter les
activités liées aux questions de genre. ONU Femmes a donc été créée pour relever de tels
défis.

ONU Femmes a principalement pour rôle :
- d’appuyer des organes intergouvernementaux, tels que la Commission de la Condition de la
Femme, dans l’élaboration de politiques, de règles et de normes mondiales ;
- d’aider les États Membres à appliquer ces règles, et est prêt à fournir un appui technique et
financier approprié aux pays qui le demandent et à forger des partenariats performants
- de diriger et coordonner le travail du système des Nations Unies sur l'égalité des sexes ainsi
que de promouvoir la responsabilisation, notamment avec un suivi régulier des progrès dans
l'ensemble du système. 1
Domaine d’activités d’ONU Femmes :
- l’élimination de toute discrimination à l’encontre des femmes et des filles
- l’autonomisation et l’émancipation des femmes
- l’égalité entre hommes et femmes
1

Site ONU Femmes, A notre sujet http://www.unwomen.org/fr/about-us/about-un-women

Plusieurs accords internationaux orientent le travail d’ONU Femmes 2 :

1. La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des
femmes (Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination Against
Women ou CEDAW) et son Protocole facultatif.
Connus sous le nom de « déclaration des droits des femmes », il s’agit de la pierre
angulaire de tous les programmes des Nations Unies en faveur des femmes. Elle a été
adoptée le 18 Décembre 1979 par l’Assemblée générale des Nations Unies. Elle est
entrée en vigueur en tant que traité international le 3 septembre 1981 après avoir
été ratifiée par 20 pays. Composée de 30 articles, cette Convention réaffirme le
principe d’égalité entre les femmes et les hommes, définit la notion de discrimination
et établit un programme d’action visant à atteindre l’égalité dans tous les domaines,
politique, économique, social et culturel.
L’Iran, la Somalie, le Soudan, le Vatican ainsi que îles Tonga n’ont pas adhéré à cette
convention. Les Etats Unis eux ont signé sans jamais ratifier cette convention.3
2. La Déclaration et le Programme d’action de Beijing (PFA).
Adopté par les gouvernements lors de la Quatrième Conférence mondiale sur les
Femmes de 1995 en Chine, ce document stipule les engagements pris par les
gouvernements pour renforcer les droits des femmes.
Les États Membres ont réaffirmé et renforcé le programme en 2000, au cours
de l’examen mondial des progrès après cinq ans, et se sont engagés à accélérer son
application au cours de l’examen après dix ans en 2005 puis en 2010 après 15 ans.
Beijing+20 a été célébré lors de la 59ème session de la Commission de la Condition de
la Femme en 2015.4

3. La résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les femmes, la paix et
la sécurité de 2000 a reconnu que les guerres ont des conséquences différentes sur
les femmes, et a réaffirmé le besoin de donner aux femmes un rôle plus important
dans la prise de décisions au niveau de la prévention et du règlement des conflits. Le
Conseil de sécurité des Nations Unies a par la suite adopté six résolutions
supplémentaires sur les femmes, la paix et la sécurité. Ces 7 résolutions constituent
un cadre pour améliorer la situation des femmes dans les pays touchés par des
conflits.
4. La Déclaration du Millénaire et les objectifs du Millénaire pour le développement ont
été adoptés par les États Membres des Nations Unies, et stipulent un ensemble
d’objectifs et de cibles limités dans le temps en vue de promouvoir l’égalité des sexes
Site ONU Femmes, Gouvernance http://www.unwomen.org/fr/about-us/governance
Site de la Collection des Traité des Nations Unies
https://treaties.un.org/Pages/showDetails.aspx?objid=080000028000309d
2

3

4

Site de la PFA http://beijing20.unwomen.org/fr/in-focus/beijing-at-20

et de lutter contre la pauvreté, la faim, l’analphabétisme et la dégradation de
l’environnement d’ici à 2015.
L’ONU Femme se fonde sur une gouvernance intergouvernementale composée d’un Conseil
d’Administration, d’une Assemblée Générale, d’un Conseil Economique et Social et d’une
Commission de la Condition de la Femme.
ONU Femmes est présent sur tous les continents à ce jour. Le siège se situe aux Nations
Unies, à New York. Il existe des bureaux régionaux, des bureaux sous régionaux et des
bureaux de pays ainsi que des bureaux de liaison. Les bureaux régionaux concernant par
exemple la région Afrique, la région Amérique Latine et Caraïbes, la région des Etats Arabes
et de l’Afrique du Nord, la région de l’Asie et Pacifique et la région d’Europe et d’Asie
Centrale. 5
ONU Femmes est composée de différents programmes que voici ci-dessous.

2°/ Domaines d’intervention

Toutes les questions relatives au développement humain et aux droits fondamentaux ont
des dimensions de genre. ONU Femmes se focalise sur les domaines qui sont considérés
comme prioritaires. 6

Le programme promouvant le leadership et la participation des femmes à la vie politique
défend la parité à tous les niveaux de la vie politique, économique et publique. D’une part,
ONU Femmes soutient les constitutions, les lois et les politiques qui garantissent aux
femmes des possibilités de diriger mais aussi ; aide à la gestion et à l’organisation d’élections
afin de garantir l’accès à toutes les femmes aux urnes ou de protéger les candidates contre
la violence électorale. Enfin, c’est par l’acquisition de nouvelles compétences en leadership
que les femmes siégeant aux Parlements ou menant des activités dans la société civile ont
les compétences nécessaires pour assurer une promotion hautement efficace au
changement. 7En effet, le leadership des femmes et leur participation à la vie politique sont
partout menacés. Les femmes sont sous-représentées aussi bien comme électrices que dans
les fonctions dirigeantes, au sein des assemblées élues, dans l’administration publique, … 8
Aussi, un des autres majeurs programmes d’ONU Femmes est celui promouvant la fin de la
violence à l’égard des femmes. Constituant une atteinte grave aux droits fondamentaux de
l’Homme, les conséquences néfastes de la violence peuvent se faire ressentir à l’échelle de
la communauté et même du pays dans la mesure où cela implique des dépenses en matière
de santé et de frais juridiques par exemple. La violence faite aux femmes est un frein au
développement. A ce jour, les initiatives de prévention restent insuffisantes et les actes de
Site ONU Femmes, Dans le Monde http://www.unwomen.org/fr/where-we-are
Site ONU Femmes, Notre Travail http://www.unwomen.org/fr/what-we-do
7
Rapport Annuel 2015 2016 ONU Femmes, page 9
8
Site ONU Femmes, Notre travail, Programme de Leadership http://www.unwomen.org/fr/what-wedo/leadership-and-political-participation
5
6

violence souvent impunis. ONU Femmes travaille en partenariat avec les gouvernements et
les organisations de la société civile pour sensibiliser l’opinion publique sur les causes et les
conséquences de la violence faite aux femmes mais aussi, ONU Femmes travaille au
renforcement des capacités en matière de prévention et de réponses à la violence. Dans un
second temps, ONU Femmes aide aussi les gouvernements à élaborer des plans d’action
nationaux destinés à prévenir et combattre la violence faite aux femmes et à renforcer la
coordination entre les différents acteurs pour la mise en œuvre d’actions significatives et
durables. 9
Le Programme Paix et Sécurité tend à accélérer les processus de paix et inclure les femmes
dans ces processus. Les conséquences des conflits sont dévastatrices et les femmes
disposant de moins de moyen que les hommes pour se protéger, elles constituent la
majorité des populations réfugiées ou déplacées. Tenues à l’égard des processus de paix et
victimes de tactiques guerrières comme la violence sexuelle de par le monde, les femmes
sont aussi généralement exclues des processus de reconstruction et ont ainsi moins de
chance d’obtenir justice pour les violations de leurs droits fondamentaux ou encore de
contribuer à la réforme des lois et des institutions publiques. En ce sens, ONU Femmes agit
en faveur de la participation des femmes à la prise de décisions visant à prévenir ou
résoudre un conflit. Tout en soutenant la participation des Femmes à tous les aspects de la
résolution de conflits, c’est aussi les coalitions de femmes en faveur de la paix qui sont
encouragés et des préparations quant à la participation aux processus de paix qui sont
organisés. Des fonds considérables sont alloués pour lutter contre les violences sexuelles
pendant les conflits. A ce jour, un nombre croissant de pays disposent de plans d’action
nationaux intégrant l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes à tous les stades du
processus d’instauration de la paix, de la sécurité et de la justice. 10

En 2000, la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies 1325 sur les femmes, la paix
et la sécurité préconise de faire participer les femmes à l’établissement de la paix, de mieux
les protéger contre la violation de leurs droits fondamentaux et de leur donner accès à la
justice. Le 15ème anniversaire de cette résolution a été l’opportunité d’adopter la résolution
2242, soulignant l’importance des femmes dans la résolution de problèmes mondiaux
comme celui de l’extrémisme violent et le terrorisme. 11

Enfin, il existe un programme en faveur de l’autonomisation des femmes pour stimuler les
économies. Les femmes apportent leurs contributions aux économies, depuis l’économie
locale à l’économie globale, représentant plusieurs milliers de milliards de dollars. Malgré
cela, la surreprésentation des femmes occupant des emplois mal rémunérés et vulnérables
dans l’ensemble des régions du monde persiste. Au rythme actuel, c’est d’ailleurs plus de 70
ans qui seront nécessaire pour combler l’écart de rémunération entre les femmes et les
hommes. De plus, les femmes disposent de possibilités d’autant plus limitées qu’elles
assument le plus gros des tâches familiales non rémunérées. C’est l’autonomisation
Rapport Annuel ONU Femmes 2015 2016, page 15
Site ONU Femmes, Notre Travail, paix et Sécurité http://www.unwomen.org/fr/what-we-do/peace-andsecurity
11
Rapport Annuel ONU Femmes 2015 2016, page 22
9

10

économique qui permettraient aux femmes de pouvoir surmonter ces différents obstacles.
ONU Femmes soutient les lois et les politiques qui améliorent les possibilités économiques
des femmes et appelle à la formulation de politiques économiques et de stratégies
d’élimination de la pauvreté qui font de l’égalité de sexes un objectif central. Les activités
d’ONU Femmes promeuvent le développement des capacités des femmes à obtenir des
emplois décents et à influencer les institutions et les politiques publiques qui déterminent la
croissance et le développement. Ces programmes s’adressent prioritairement aux femmes
considérées comme les plus marginalisées et les plus pauvres : les femmes victimes de
violence sexuelles, les femmes migrantes, les femmes domestiques, les femmes vivant dans
des milieux ruraux ou encore les femmes faiblement qualifiées ; afin de pouvoir leur assurer
des revenus plus élevés, un meilleur accès aux ressources ainsi qu’une sécurité accrue. 12
C’est au sein de ce programme que j’ai pu faire mon stage pendant six mois. Le bureau ONU
Femmes Cambodge est inclus dans un ensemble plus vaste : la région Asie Pacifique.

B°/ ONU Femmes dans la région Asie Pacifique

L’Asie et le Pacifique comptent les économies les plus puissantes du monde ainsi que deux
tiers de la population mondiale la plus pauvre. Forte d’une grande diversité politique et
culturelle, cette région du monde doit faire face à des disparités socio-économiques
considérables. Il en va ainsi concernant les rapports entre les hommes et les femmes. La
mise en œuvre des engagements pris par les gouvernements connait des difficultés du fait
par exemple d’une limitation des ressources, de la non application systématique des lois
sans oublier les phénomènes de catastrophe naturelle.

Cette région doit aujourd’hui faire face à de nombreux challenges. Elle connait d’abord une
certaine instabilité politique où la légitimité des gouvernements mit en place st parfois
même remit en cause. Aussi, il y a dans cette région un fort taux de corruption. De plus,
cette région comprend les Etats les plus vulnérables face au réchauffement climatique et
c’est par exemple un effort plus conséquent qui est nécessaire quant à l’éducation des
femmes sur la réduction des risques mais aussi quant aux moyens d’adaptation au
réchauffement climatique. Aussi, les femmes représentent près de la moitié des
entrepreneurs et font partie du boom économique asiatique. Pourtant leur taux de chômage
est supérieur à celui des hommes et atteint même le double de la moyenne mondiale dans
certains pays.
Comprendre et appréhender le phénomène de migration est indispensable dans la région
Asie Pacifique. La migration y est perçue comme un moyen comme un autre pour pouvoir
assurer son existence. Cependant, les conséquences sont néfastes dans la mesure où les
femmes se retrouvent le plus souvent à exercer des travaux précaires, les rendant ainsi
vulnérable aux trafics et aux réseaux de prostitution par exemple.

Tous les Etats de la région Asie Pacifique ont ratifié la CEDAW mais peu ont signé ou ratifié
son Protocole optionnel. Tous ces Etats ont aussi des mécanismes nationaux afin d’organiser
et de coordonner la parité entre femmes et hommes au sein de la société. Il est important
12

Rapport Annuel ONU Femmes 2015 2016, page 12

de noter l’effort tendant à l’éradication généralisée des discriminations directes à l’égard des
femmes en permettant par exemple un égal accès à l’éducation. Cependant, il persiste une
idéologie et un constant préjugé à l’égard des femmes, justifiant ainsi les stéréotypes
sexistes subsistant. Le choix prénatal du sexe de l’enfant and les mariages forcés des jeunes
filles sont des exemples d’expression de ces persistantes discriminations. La disparité entre
les hommes et les femmes concernant le marché du travail dans cette région est l’une des
plus flagrante de par le monde. La concentration de femmes se fait voir concernant les
emplois vulnérables et précaires, les emplois peu payés et cela ne saurait permettre aux
femmes l’accès aux ressources comme la terre, la technologie ou le crédit banquier. D’un
autre côté, la participation des femmes à la vie politique est très en marge dans cette région
et la violence à l’égard des femmes est répandu. Seulement 9 pays sur les 39 composant
cette région fait du viol marital un crime. Il est difficile d’éradiquer la violence quand cette
dernière est acceptée culturellement et quand cette dernière est parfois le résultat de la
coexistence de lois coutumières et religieuses permettant des discriminations dans les
domaines de la famille ou de l’héritage par exemple. 13
Le bureau régional d’ONU Femmes se trouve à Bangkok, en Thaïlande.

C°/ ONU Femmes au Cambodge
1°/ Contexte National

Le Cambodge est un pays qui a connu un génocide il y a peu. Ainsi donc, le pays est encore
en train de se reconstruire. Des progrès ont pour sur était consacrés mais le Cambodge reste
à ce jour le pays le plus pauvre au sein de la région Asie Pacifique.
La plupart de la population est jeunes et est né en temps de paix mais l’histoire du
Cambodge continue d’influencer la scène politique à ce jour. L’impunité des crimes commis
sous le régime Khmer résonne comme une réponse des violations des Droits de l’Homme
commit à ce jour.

La violence faite aux femmes dans la sphère publique et privée est la violation des droits
fondamentaux la plus constante au Cambodge. Cependant, les barrières liées à l’égalité des
sexes sont donc celles qui sont souvent prédominantes dans les sociétés pauvres : les
phénomènes de mortalité infantile, d’illettrisme mais aussi de migration non sécurisée et
non régulée. Les attitudes discriminantes au sein de la société Cambodgienne sont les
normes et elles ne sont qu’un obstacle de plus pour permettre l’égalité des sexes au sein de
la société. La société Cambodgienne est une société de tradition patriarcal où l’homme est
considéré être le dominateur naturel sur la femme.

Bien que connaissant un haut taux de croissance à 7% en 2015, le Cambodge connait aussi
de plus en plus d’inégalités socio-économiques. Les Femmes au Cambodge ont le taux le plus
élevé quant à leur participation au marché du travail au sein de la région Asie Pacifique et
pourtant, ce sont aussi celles qui se trouvent le plus dans une position de travail vulnérable
ou non payé. Le manque d’opportunités d’ordre économique au sein des milieux ruraux
13

ONU Femme Bureau Régional pour l’Asie et le Pacifique, Note Stratégique 2014 2017

entraine un phénomène de migration national et international vers les pays voisins comme
la Thaïlande et la Malaisie. Les femmes migrantes sont particulièrement exposées au risque
de trafic, d’exploitation, de prostitution et de violence. L’industrie du vêtement au
Cambodge par exemple emploie plus de 600 000 personnes ; la plupart étant des jeunes
femmes venant des milieux ruraux dont le statut s’arrête à celui d’ouvrière dans la mesure
où elles sont sous-représentées dans les postes à plus hautes responsabilités. Concernant la
migration internationale, les femmes décident de quitter le Cambodge pour aller travailler
comme ouvrière dans des usines ou pour travailler comme domestique.
Le Cambodge est aussi un pays vulnérable quant aux catastrophes naturelles et au
réchauffement climatique et cela n’est pas négligeable dans un pays dépendant de
l’agriculture. Le pays a connu une sécheresse sans précédent au cours de l’année 2016 ; les
effets de ces catastrophes ainsi que les effets du réchauffement climatiques sont subies par
les femmes disproportionnément. 14

Le travail d’ONU Femmes au Cambodge est basé sur le principe selon lequel une bonne
gouvernance et l’égalité des sexes se renforcent l’une l’autre et sont indivisibles. En créant
des espaces pour permettre le dialogue entre les responsables politiques et les citoyens
titulaires de droit, en incluant les femmes les plus marginalisées comme celles victimes de
violence sexuelles ; alors la bonne gouvernance ainsi que la responsabilité du gouvernement
pour l’égalité des sexes sera plausible dans la mesure où la participation significative des
femmes dans la vie de la société permettra le pluralisme et la diversité, qui sont tous deux
essentiels pour une démocratie stable. 15

2°/ Structure interne

Le bureau d’ONU Femmes au Cambodge est situé dans la capitale à Phnom Penh. Différents
programmes y sont représentés : le programme promouvant la fin des violences à l’égard
des femmes où 3 salariés, un Volontaire des nations Unies, un consultant et une stagiaire
travaille, le programme promouvant le rôle des femmes sur la scène politique avec une
importance donnée au rôle de la jeunesse où 3 salariés, une consultante et une stagiaire
travaillent, le programme promouvant l’émancipation économique des femmes où deux
salariés et une stagiaire travaillent. Il y a aussi un chargé de mission attaché à la
Communication jouissant du statut de Volontaire des Nations Unies et une équipe
s’occupant des finances, des budgets ainsi que toute autre tâche à caractère opérationnelle
composée de 4 salariés. Concernant le leadership d’ONU Femmes au Cambodge, Mme
Wenny Kusuma était la Directrice d’ONU Femmes et Mme Sarah Knibbs était la sousdirectrice. Il y avait aussi un chauffeur travaillant à ONU Femmes et deux techniciennes de
surface.

Lors de mon stage, nous avons été un maximum de 24 personnes au sein du bureau. Lorsque
les équipes sont en effectif complet, ONU Femmes au Cambodge comptent donc 24
personnes. Il y a cependant au sein de ce bureau un turn-over assez conséquent, qui
14
15

UN Women Cambodia Country Office Strategic Note 2016 2018
UN Women Cambodia Country Office 2017 Annual Work Plan Cover Note

s’explique tout simplement par le fait que la plupart des salariés sont en mission pour
quelques mois seulement.

Le programme promouvant la fin de la violence à l’égard des femmes tend à permettre
l’implantation concrète du Second Plan d’Action adopté par le Gouvernement Royal du
Cambodge pour prévenir la violence à l’égard des femmes (NAPVAW 2014-2018)
conformément aux standards internationaux. La seconde mission principale est de
permettre aux femmes ayant subies des violences sexuelles (comme par exemple les
survivantes du régime Khmer) d’avoir accès à tous les services à leur disposition ainsi qu’un
accès à la justice. Le programme promouvant une meilleure gouvernance tend a à permettre
aux femmes d’avoir un rôle à jouer sur la scène politique au Cambodge mais aussi accès à
des postes de leadership. L’engagement des jeunes est vivement encouragé par ONU
Femmes au Cambodge via de nombreuses initiatives.
Le programme dans lequel j’ai travaillé est le programme promouvant l’autonomisation
économique des femmes. Ce programme tend à l’adoption de stratégies et de plans
d’actions nationaux pour garantir aux femmes leur droit au travail ainsi que le droit à un
travail décent. En ce sens, ce programme travaille beaucoup avec les réseaux de femmes
domestiques, en recherchant leur inclusion dans le système légal national (elles y sont
jusqu’à maintenant exclues) pour leur permettre par exemple le droit à un revenu minimum
ou aux protections de la Loi du Travail cambodgienne. Aussi, un plan d’action a été formulé
en collaboration avec le Gouvernement Royal du Cambodge afin que ce dernier ratifie la
Convention ILO 189 permettant aux femmes domestiques d’avoir plus de droits. D’un autre
côté, ONU Femmes au Cambodge travaille aussi au renforcement des capacités des femmes,
surtout les plus marginalisées c’est-à-dire celles vivant dans les milieux ruraux, celles ayant
subies des violences sexuelles ou encore celles ayant choisi de migrées, afin de leur
permettre d’avoir accès à une certaine sécurité économique. Un soutien technique sera
donné au Ministère du Travail et de l’Orientation Professionnelle (Ministry of Labor and
Vocational Training) afin de contrer les barrières rencontrées par les jeunes femmes et les
femmes souhaitant avoir accès à des compétences qui correspondent à la demande sur le
marché du travail au Cambodge. 16Enfin, des activités seront mis en œuvre pour permettre
aux femmes les plus vulnérables et les plus potentiellement touchées par les effets du
réchauffement climatique et les catastrophes naturelles d’avoir accès à des ressources
nouvelles afin de mieux appréhender les moyens pour prévenir ou pour se reconstruire
après une catastrophe. Cependant, cette dernière mission sera mise en œuvre en 2017
seulement.
Je vais maintenant aborder ma mission de stage au sein de ce programme.

16

UN Women Cambodia Country Office Strategic Note 2016 2018

II°/ Mission de stage auprès d’ONU Femmes Cambodge au sein du
programme promouvant l’autonomisation économique des
Femmes
Mon stage s’est déroulé sur six mois, du mois de Mars 2016 au mois de Septembre 2016.
Voici un aperçu des conditions dans lesquelles ce stage a eu lieu, ainsi qu’une analyse des
missions et travaux qui m’ont été confiés tout au long de cette période.

A° / Conditions de travail et missions

1°/ Conditions de travail

Mon arrivée au sein de la mission d’ONU Femmes au Cambodge s’est très bien passée. J’ai
été accueillie par mon tuteur de stage, Mr Heng Socheath, Manager National du Programme
pour l’autonomisation économique des Femmes d’ONU Femmes Cambodge. Il m’a fait faire
un tour des bureaux et m’a présentée à l’ensemble de ses collègues travaillant au sein des
bureaux d’ONU Femmes Cambodge.

Le programme dans lequel je travaillais était une petite équipe, composée de Mr Heng
Socheath ; de Mr Vathanak Ieng, Assistant de Mr Socheath Heng ainsi que d’une consultante
recrutée à la fin du mois de Juillet 2016 pour une mission de quelques semaines seulement
concernant un atelier pour le développement des capacités d’entrepreneuriat des Femmes
au Cambodge et enfin, de moi-même stagiaire.

Il a pour moi été enrichissant d’être intégré dans une si petite équipe. Ainsi donc, j’avais ma
place dans chacun des projets et dans chacune des discussions prenant place pendant la
durée du stage. Les autres équipes d’ONU Femmes Cambodge connaissent pour sur un
effectif plus conséquent et par conséquent, les stagiaires n’ont pas toujours l’opportunité de
s’investir dans l’ensemble des dites activités. J’étais la seule stagiaire à travailler auprès de
l’équipe WEE mais pas la seule stagiaire au sein des bureaux. Nous étions 3 stagiaires ainsi
que 2 Volontaires des Nations Unies à travailler au sein de ces bureaux au cours de ma
mission de stage. Mon superviseur est quelqu’un qui aime l’idée de pouvoir donner sa
chance à de jeunes étudiants passionnés et d’ailleurs, une nouvelle stagiaire arrivait
quelques semaines après mon départ pour une mission de six mois aussi. Avant moi, il y
avait une volontaire des Nations qui avait recruté pour venir en aide à Mr Heng Socheath. En
effet, l’équipe WEE n’est en fait composé que deux salariés : Mr Heng Socheath lui-même et
son assistant, Mr Vathanak Ieng qui s’occupe du budget et des finances ainsi que de toute
autre tâche opérationnelle.
La mission d’ONU Femmes est située dans un quartier résidentiel de Phnom Penh, près du
Monument de l’Indépendance et à quelques pas seulement de la demeure du Premier
Ministre. Le bâtiment où ONU Femmes est logé loge aussi d’autres missions de l’ONU telles
que l’UNOPS mais aussi loge des ONG et des agences telles qu’Handicap International et
USAIDS et même des banques. ONU Femmes est situé au 6ème étage donc du « Phnom Penh
Center » ; il s’agit d’un bureau ouvert. J’ai tout de suite eu un bureau mais c’est mon
ordinateur personnel que j’utiliserai tout au long de mon stage. Seuls les salariés d’ONU

Femmes ont accès à des ordinateurs, les consultants et les stagiaires doivent rapporter le
leur et l’utiliser comme leur outil de travail.

L’atmosphère de travail était agréable et plutôt sympathique. Il y a eu pour sur des tensions
au sein du bureau, surtout quand il s’agissait de dates limite ou du budget propre à chaque
programme. Cependant, il me semble ici important de noter que le leadership de la
Directrice d’ONU Femmes au Cambodge, Mme Wenny Kusuma, a constamment permis que
les tensions ne soient plus.

Pour ma part, lorsque mon superviseur était stressé, je l’étais aussi dans la mesure où j’étais
impliqué pour chacun des projets sur lesquels il travaillait. Un exemple flagrant est celui du
travail que nous avons fourni dans le cadre de la mise en place du plan de travail de l’équipe
WEE pour 2017. La nécessité d’authentification et de vérification par l’équipe Opérations
d’ONU Femmes Cambodge, par la Directrice d’ONU Femmes Cambodge elle-même, par le
bureau d’ONU Femmes au niveau de la région Asie Pacifique à Bangkok puis par la direction
d’ONU Femmes à New York a rendu le processus stressant dans la mesure où il a souvent
fallu tout recommencer, repenser nos idées, changer de perspectives. Un autre exemple
pourrait être la situation dans laquelle la direction d’ONU Femmes à New York ou de la
région Asie Pacifique nous a demandé la relecture et la correction ainsi que des avis sur une
recherche sur les femmes domestiques dans la région, et ceux dans les 48heures. Nous
avions alors d’autres choix que de laisser de côté les tâches que nous étions en train
d’effectuer afin de pouvoir mener à bien celle-ci, avant de pouvoir revenir à faire ce que
nous étions initialement en train de faire. Mon superviseur, bien que parfois stressé,
travaille depuis de nombreuses années au sein de l’ONU, il a donc appris au fil des années
comment gérer de telles situations. Les conseils qu’il a pu me donner seront pour sur très
important pour ma future carrière professionnelle. J’ai pu observer au sein de l’équipe où je
travaillais une bonne coordination et une bonne organisation générale.

J’ai pu appréhender lors de ce stage la culture de travail au sein de l’ONU qui m’a d’abord
surprise. J’ai souvent eu l’impression que des économies qui auraient pu être aisément faites
ne l’ont pas été. De l’autre côté, j’ai apprécié toutes les ressources mises à ma disposition
pour le développement de ma carrière professionnelle, j’ai pu assister à des ateliers, prendre
des cours sur le site d’ONU Femmes, … Ceci sera pour sur des bagages qui me serviront à
l’avenir. Ce stage m’aura pour sur permise de me créer et de saisir des opportunités tout en
acquérant une solide expérience professionnelle.

2°/ Définition des missions

Mon rôle de stagiaire avait été défini dans la convention de stage principalement comme
celui d’un support à l’équipe de Mr Heng Socheath.

Il était alors annoncé les missions suivantes : assister l’équipe dans le travail de recherche
sur les femmes migrantes et les femmes domestiques ; corriger des propositions de
recherches et des rapports de toute sorte ; assister l’équipe dans l’organisation
d’évènements importants et d’activités ; assister l’équipe dans le développement et
l’écriture de documents comme des notes de services ; participer à des rencontres et des
rendez-vous attrayant au travail de l’équipe ; appui aux activités quotidiennes.

Les premiers jours après mon arrivée, mon superviseur m’a demandé de lire de nombreuses
recherches et documents afin de pouvoir m’imprégner de l’environnement dans lequel
j’allais travailler. De cette manière, je ne serais pas exemple pas perdu avec l’usage
d’acronymes fait par mes collègues. Aussi, lors de mes premiers jours au sein d’ONU
Femmes, j’ai rencontré le manager de chaque équipe (Eradication de la Violence faites aux
Femmes, Gouvernance, Communications, Opérations). Ceci m’a permis de connaître un peu
plus les gens avec qui j’allais être amené à collaborer mais aussi, cela m’a permis d’avoir une
vue d’ensemble sur ce qu’ONU Femmes faisait exactement au cours de l’année 2016. Mon
superviseur lui-même m’a fait un briefing sur le rôle du programme dont il a la charge, les
projets en cours et à venir, les méthodologies utilisées dans le travail quotidien,
l’organisation de l’équipe, … A la suite de ces briefings et de mes lectures, je devais
présenter à mon superviseur les missions que j’aurai imaginé et qui me semblait être
judicieuse et lui expliquer pourquoi. A la suite de ce rendez-vous, nous avons travaillé à
l’élaboration de mon plan de travail pour ma mission de stage.

Il ne s’agissait en fait là que d’une feuille de route dans la mesure où beaucoup de mes
missions au cours de ce stage étaient en fait liés aux besoins du programme
quotidiennement. Aussi, certaines de mes missions se sont ajoutés au cours de ma mission
de stage. Mon superviseur se rendant compte de l’importance que j’accordais aux outils de
communication pour répandre un message, il m’a par exemple demandé si j’accepterais
d’écrire des articles qui seraient publiés sur le site d’ONU Femmes. Aussi, soucieux que je
puisse montrer lors de cette soutenance un travail conséquent, il a souhaité que je mène un
travail de recherche puis d’écriture quant à l’élaboration du Profil d’ONU Femmes
Cambodge quant à la situation des Droits des Femmes et de l’égalité des sexes au Cambodge
en 2016.
C’est seulement après quelques semaines de stage que mon superviseur m’a délégué des
tâches et m’a vraiment permise de prendre part aux activités. Le travail du programme va de
la recherche à la vérification de la mise en œuvre de traités internationaux, cela va de la
vérification sur le terrain des activités mises en œuvre par des partenaires et financés par
ONU femmes à l’organisation et à la participation à des ateliers de développement de
capacités. Le travail était très riche, et je pense avoir vite prit le rythme imposé par mon
superviseur. J’ai pu prendre part à des activités de fond comme de forme et en ce sens, j’ai
été très heureuse de ma mission au sein d’ONU Femmes. Je me suis appropriée la mission et
les valeurs d’ONU Femmes et j’ai pu profiter pleinement de cette expérience.

3°/ Collaborations

Au cours de mon stage, j’ai été amenée à collaborer avec une grande diversité d’acteurs,
tant au sein d’ONU Femmes qu’en dehors de cette organisation.

Au sein d’ONU Femmes, j’ai bien sur pu collaborer avec les autres équipes y travaillant. Au
sein même du programme WEE, j’étais en contact au quotidien avec l’assistant de mon
superviseur dans la mesure où son travail permet la bonne coordination du programme.
J’étais aussi en contact permanent avec le programme Opérations dans la mesure où leur
aval était nécessaire pour chacune des décisions que le programme WEE devait prendre,

concernant le budget mais aussi toute autre opération à caractère opérationnelle. J’ai
également été en contact permanent avec l’équipe de Communication, avec qui je travaillais
sur chacun des projets pour permettre la création d’outils de communications et d’articles
par exemple.
Par ailleurs, j’ai été en contact avec d’autres bureaux d’ONU Femmes dans la région Asie
Pacifique. En travaillant sur les questions de migration par exemple, il est nécessaire de
travailler en collaboration avec le bureau d’ONU Femmes en Thaïlande et en Malaisie, les
deux pays qui accueillent le plus de migrantes.

Aussi, j’ai pu travailler en collaboration avec l’équipe travaillant au bureau de la Région Asie
Pacifique à Bangkok, il s’agissait alors le plus souvent de travaux de recherches. En ce qui
concerne mes travaux quant à la communication sur les actions menées par le programme,
je devais aussi m’en référer à l’équipe régionale qui devait me donner leur avis sur les
articles en question par exemple et qui décidait quand le publier sur le site d’ONU Femmes.
Enfin, j’ai aussi pu travailler avec l’équipe de la direction d’ONU Femmes à New York,
notamment pour l’organisation d’une formation portant sur le Fond pour l’Egalité des
Genres dans la mesure où New York est le seul lieu où une équipe entière travaille en ce
sens.

Dans le cadre de l’écriture du profile d’ONU Femmes Cambodge sur l’état de l’égalités des
genres au Cambodge en 2016, j’ai collaborée avec d’autres équipes externes à ONU
Femmes. J’ai par exemple travaillé avec l’UNDP, UNICEF et WHO.

Il s’agissait aussi de travailler avec des partenaires d’ONU Femmes sur le terrain. J’ai travaillé
étroitement avec l’organisation « Open Institute » quant à la vérification de la bonne
implantation d’un projet ; avec le « Réseau Cambodgien des Femmes Entrepreneures » pour
l’organisation d’un atelier promouvant le renforcement des capacités et avec « Banteay
Srei » dans le cadre de la formation sur le Fond pour l’Egalité des Genres. Ces tâches faisant
partie intégrante de mes missions, nous allons en débattre dans la suite de ce rapport.
A présent, je vais donc introduire plus en détail le travail que l’on m’a confié durant ces six
mois de stage et ce que j’en ai retiré et appris.

B°/ Analyse des tâches réalisées

Comme son nom l’indique, le Programme où j’ai travaillé se concentre sur l’autonomisation
économique des femmes.

1°/ Mission de contrôle, de suivi et d’évaluation d’un projet
promouvant l’accès aux services psycho-sociaux pour les femmes
domestiques

Il s’agissait là d’une de mes principales missions. Ce projet vise donc à promouvoir l’accès
aux services psycho sociaux par les femmes domestiques du Cambodge.

Il parait ici important de noter que les femmes domestiques au Cambodge ne sont pas
considérées au sein de la société Cambodgienne. En effet, leur travail ne rentre pas dans le
cadre de la loi du travail applicable au Cambodge, elles ne jouissent donc pas du statut de
salarié, et ne jouissent par conséquent d’aucun droit et d’aucune protection. Etre
domestique au Cambodge est un des travails les plus vulnérable de part cette non
reconnaissance par la Loi mais aussi de la croyance qu’être domestique est un « sousmétier ». En effet, le travail de domestique étant très pénible, les femmes préfèrent souvent
aller travailler dans des usines ou migrer dans des pays voisins plutôt que de faire ce métier.
Les femmes domestiques au Cambodge sont parfois considérées comme des « esclaves » par
d’autres femmes Cambodgiennes.
Une recherche de 2015 faite par ONU Femmes avait montré que les femmes domestiques au
Cambodge dans une situation caractérisée de vulnérable et étaient exposés à des risques
d’exploitation et de violence. Il n’est pas rare que des jeunes filles de 14 ans se retrouvent à
travailler en tant que domestique. Il a été reporté que certains employeurs décident de
garder leurs papiers d’identité ou de les faire travailler la nuit sans les payer pour autant. Du
fait de la pression qu’elles subissent et des heures de travail pénibles et longues, ces femmes
souffrent souvent d’insomnie, de fatigue extrême, de maux de tête constants. Cependant,
pour des raisons d’argent et parce que la personne qui va consulter un psychologue sera
considéré comme « folle » mais aussi parce qu’elles craignent que le secret professionnel ne
soit pas respecté, les femmes ne demandent pas d’aide et restent dans cet état de santé
mentale instable. Une des recommandations était donc de travailler en ce sens que les
femmes aient conscience des droits qu’elles ont et des services à leur disposition pour leur
venir en aide. 17
Un projet au cours de l’année 2016 a été mis en œuvre par ONU Femmes Cambodge pour
répondre à ce besoin. Le partenaire en charge de l’implantation du projet est Open Institute
(OI).

Le projet se composait ainsi : d’abord les femmes allaient participer à des ateliers de
sensibilisations portant sur trois domaines distincts : leurs droits et les moyens à leur
disposition pour faire respecter leurs droits ; les services à leur disposition quant à leur santé
physique ainsi que les services à leur disposition concernant les problèmes d’ordre mentaux
qu’elles pouvaient rencontrer, et des conseils pour gérer le stress et s’endormir par exemple.
Plusieurs problèmes ont émergé lors de ces ateliers. OI n’avait par exemple pas pris en
considération que ces femmes travaillaient toute la semaine et même si l’ONU avait les
fonds nécessaires pour permettre à ces femmes de se déplacer jusqu’au lieu de rendez-vous,
elles ne pourraient se déplacer que le dimanche. En effet, la plupart des femmes
domestiques au Cambodge travaillent du lundi au samedi, le dimanche étant leur seul jour
de repos. OI m’avait alors contacté en précisant qu’il craignait de ne pouvoir mener ce projet
à bien dans la mesure où les personnes qualifiées pour mener ces ateliers n’étaient pas
disponible le dimanche. J’ai alors organisé une réunion au sein des bureaux de l’ONU, en
conviant OI ainsi que les personnes recrutées pour diriger les ateliers et à la fin de ce rendezResearch Paper Out from behind closed doors: a study on domestic workers in Cambodia, September 2015,
UN Women
17

vous, un compromis avait été trouvé. Dans un second temps, ces femmes sont allées au sein
de l’hôpital de la ville et ont pu consulter des spécialistes pour se faire soigner ou tout
simplement de manière préventive. Certains ont souhaité faire de tests spécifiques, d’autres
ont souhaités faire un check up complet. Certaines avaient été diagnostiquées des années
auparavant et n’avaient reçu aucun traitement, ce projet était l’occasion pour elle d’avoir
accès à ces traitements. En général, cela portait sur le dépistage de cancer, des check up
complet, des prescriptions pour gérer la fatigue et arriver à s’endormir le soir, … Mes
missions étaient là de relire et corriger les rapports de progrès de l’implantation du projet
ainsi que l’étude de cas fait par OI et leur demander plus de précisions à certains endroits.
Mon rôle était en fait de vérifier que les résultats attendus soit bien atteint.

La dernière phase de ce projet consistait en la mise en œuvre d’une plateforme vocale
interactive (PVI) afin que ces femmes puissent, même après la fin de ce projet, avoir accès
aux informations dont elles ont besoin à propos de leur santé physique, mentale ainsi que de
leurs droits et cela à tout moment et gratuitement. L’idée initiale était de permettre la
création d’une application mobile. Une telle application avait vu le jour quelques semaines
auparavant au Brésil. J’ai donc contacté cette équipe et lors d’un entretien Skype, j’ai pu
comprendre les problèmes qu’ils avaient rencontrés et les moyens trouvés pour surmonter
les difficultés rencontrées. Cependant, après des enquêtes, il s’est avéré que les femmes
domestique n’avaient pas de smartphones mais seulement des téléphones standards. Il a
donc été décidé qu’une plateforme vocale interactive verrait le jour à la place d’une
application mobile. J’ai ici travaillé en collaboration avec OI pour écrire le script de cette PVI.
Une fois enregistrée, nous avons travaillé ensemble à la communication autour de cette
plateforme afin qu’elle puisse bénéficier au plus grand nombre. J’ai écrit un article à ce sujet,
publié sur le site d’ONU Femmes ainsi que dans le Malaysia Sun.18
Les remarques suites à ce projet sont les suivantes. OI n’avait tout d’abord pas de salariés
assez compétents en anglais pour pouvoir écrire les rapports de manière lisible. A chaque
rapport, il a fallu passer un temps considérable à re-écrire le rapport afin que ce dernier
puisse être lisible par Mme Kusuma et par les bureaux régionaux d’ONU Femmes. Après une
discussion avec mon superviseur où je lui ai expliqué ma frustration face à cette situation, il
s’avère que très peu d’organisations au Cambodge ont un bon niveau d’anglais, hors les
bureaux régionaux n’acceptent les rapports qu’en anglais ; les managers de chaque
programme sont donc contraints de prendre de leur temps (2 journées en un mois dans ce
cas) pour relire et réécrire les rapports dans leur intégralité. Aussi, il m’a semblé que peu de
femmes ont participé à ce programme. J’ai alors pensé qu’il aurait été plus judicieux de
confier cette mission à une organisation plus grande qu’OI afin de pouvoir toucher plus de
femmes mais mon superviseur n’était pas d’accord, il m’a expliqué que c’est un premier
projet et qu’il soit réalisé à petite échelle permet de tirer des leçons pour ensuite pouvoir
construire un plus grand projet. Enfin, les femmes concernées par ce projet sont celles
travaillant à Phnom Penh et dans la province de Kendal. Il m’a paru clair lors des ateliers de
sensibilisation que les femmes qui venaient de milieux ruraux ne savaient absolument rien
de leurs droits ou des services juridiques qu’elles pouvaient recevoir à titre gratuit. Aussi, ce
18

Voir Annexe

projet aurait été d’autant plus effectif s’il avait aussi concerné les femmes travaillant comme
domestique dans d’autres provinces plus éloignées de la capitale.

2°/ Mission dans le cadre de formation en faveur du renforcement des
capacités

Cette mission consistait en la facilitation d’une formation portant « Vision et Mission du
Fonds pour l’Egalité des Genres » et « Communication et Mobilisation » aux membres d’une
organisation, Banteay Srei (BS). La formation portait en fait sur la culture de management
axée sur les résultats et la responsabilisation. Elle a eu lieu les 3 et 4 Août 2016 à Phnom
Penh, aux bureaux de BS.

BS est un des bénéficiaires du Fonds pour l’Egalité des Genres d’ONU Femmes (FGE) et
recevra à ce titre 400000dollars pour l’implantation d’un projet de trois ans promouvant le
renforcement de la sécurité économique de 200 femmes des provinces de Siem Reap et de
Battabamg. Une formation a été organisée à New York en Mai 2016 sur la culture de
management axée sur les résultats et la responsabilisation pour les bénéficiaires du FGE. Mr
Heng s’y est rendu mais les membres de BS n’ont pu s’y rendre pour cause de défaut de
visas. Il a donc été décidé qu’à son retour, Mr Heng formerait lui-même BS sur cette culture
de management. Mr Heng m’a donc, à son retour, briefé sur cette culture de management
mais aussi sur ce qu’était le FGE et la nécessité d’une bonne communication et mobilisation
pour la réussite d’un projet. Il m’a ensuite proposé de mener moi-même deux
présentations : une sur la vision et la mission du FGE et une sur la nécessité d’une bonne
communication et d’une mobilisation. Ma démarche a donc été la suivante : en me basant
sur la formation que j’avais reçu de Mr Heng et des documents qu’il avait eu lors de la
formation à New York, j’ai fait des recherches puis crée deux documents power point pour
chacune de mes présentations qui me servirait d’outil de travail.19 J’ai aussi créé un
questionnaire relatif à l’ensemble de cette formation que j’ai fait remplir aux participants de
la formation avant que cette dernière ne commence puis après que cette dernière soit
terminée afin de pouvoir ensuite écrire un rapport d’évaluation propre à cette formation.20

Cette expérience a pour moi été très enrichissante dans la mesure où les membres de BS
étaient très intéressés et très investit dans cette formation. Ils m’ont posé beaucoup de
questions suite à ma présentation sur la communication et j’ai pu les conseiller quant à des
méthodes à utiliser pour une communication plus effective. BS n’avait par exemple pas
connaissance de l’application Snapchat ni d’Instagram. Je leur ai donc présentés, ainsi que
les différents modèles de publication utilisés par ONU Femmes (reportage photo, article,
communiqué de presse, …) et différentes applications gratuites pour retoucher leurs photos.
J’ai aussi pu remarquer que les ressources utilisées par ONU Femmes étaient en l’espèce des
ressources bien utilisés dans la mesure où le rapport d’évaluation a permis de rendre
compte de l’avancement dans le degré de compréhension de l’équipe BS relativement à
cette culture propre au FGE.
19
20

Cf Annexe
Cf Annexe

3°/ Mission de contribution au développement de produits de
communication et d’informations.

Comme dit précédemment, j’ai écrit un article publié notamment sur le site d’ONU Femmes.
J’ai aussi co-écris un article sur les politiques mises en œuvre au sein des usines au
Cambodge pour mettre fin au harcèlement sexuel subit par les jeunes femmes et les femmes
dans ce milieu et rédigé le profil d’ONU Femmes Cambodge sur la situation du droit des
Femmes et de l’égalités des Genres au Cambodge en 2016.
La chargée de mission en charge de la communication à ONU Femmes Cambodge m’a
proposé de l’accompagner sur une mission de terrain afin de co-écrire avec elle un article
portant sur le harcèlement sexuel dans les usines. Nous nous sommes donc rendus, en
compagnie d’une salariée de CARE chargé de ce projet, au sein d’une usine où CARE a
organisé des activités et des formations de sensibilisation. Cette action a été financée par
ONU Femmes Cambodge. Cette expérience a été plus étrange à vivre que je ne l’aurais
imaginé. Il a été impressionnant pour moi de voir réellement ce qu’est la vie des ouvrières
en Asie qui travaillent dans l’industrie du textile. Elles sont des milliers de femmes, assises
l’une à côté de l’autre, à répéter constamment les mêmes gestes, payé quelques dizaines de
dollars par mois et subissant de nombreuses violences et abus. Nous nous sommes
entretenus avec deux femmes travaillant au sein de l’usine et nous avons pu en apprendre
plus sur leur quotidien et leurs vies. Ces femmes étaient pour sur reconnaissante des efforts
qui avaient été fait pour leur permettre d’avoir moins peur au quotidien d’être harcelé mais
je pense que les actions pour prévenir le harcèlement sexuel ne sont pas suffisantes et ne
sont pas la réponse au problème. Ces deux femmes avaient été briefés par leur manager
avant de venir en entretien et n’avaient clairement aucune liberté de paroles. J’ai été très
mal à l’aise face à cette opération de communication qui tendait à négliger totalement ce
qui me semblait importer le plus : les revendications de ces deux femmes pour espérer un
avenir meilleur. Je salue cet article dans la mesure où il documente les efforts qui ont été
accomplis. Cependant, je ne crois pas qu’il rende vraiment compte de l’entière réalité de ce
que nous avons vu. L’article a été publié sur le site d’ONU Femmes ainsi que dans le
Huffington Post.21

Le dernier produit de communication et d’informations sur lequel j’ai travaillé est le Profil
d’ONU Femmes Cambodge sur la situation du droit des Femmes et de l’égalité des sexes au
Cambodge en 2016.22 Suite à la crise survenue au Népal, l’agence de l’ONU OCHA Népal
avait rédigé un tel profil afin de permettre à toutes les agences de l’ONU de pouvoir se
mettre rapidement au courant de la situation dans le dit pays en cas de crise humanitaire ou
naturelle. Ce profil a été envoyé à tous les agences de l’ONU dans la région Asie Pacifique. Le
Cambodge étant un pays vulnérable face aux catastrophes naturelles, Mr Heng a pensé bon
que je travaille sur un tel projet. Il s’agissait donc pour de faire nombre de recherches et de
lectures sur la situation au Cambodge, de m’entretenir avec des professionnels, de
demander des conseils ainsi que des commentaires constructifs à toutes les agences de
l’ONU au Cambodge qui étaient susceptibles de m’aider. Ce profil comprend des
21
22

Cf Annexe
Cf Annexe

informations détaillés mais concises sur la démographie du Cambodge, les risques de
sécheresse et d’inondation, les religion pratiqués, des données sur le niveau d’éducation de
la population par genre, des informations sur les mécanismes régionaux et nationaux en
faveur de l’égalité des genres quant aux lois, aux ministères et aux différentes réseaux ; des
données sur les indices de pauvreté et de développement ; des informations sur la santé et
sur les problèmes majeurs rencontrés par les nourrissons et les mères et une description
des rôles traditions et culturels basés sur le genre. Pour le rédiger, j’ai fait appel aux services
de l’Organisation Internationale de la Santé au Cambodge, la Banque Mondiale au
Cambodge et de l’UNICEF au Cambodge. Une fois rédigé, j’ai fait une présentation orale de
ce travail auprès de Mr Heng. J’ai ensuite demandé aux différents programmes des bureaux
ONU Femmes Cambodge de me donner leurs recommandations ; et j’ai ensuite retravaillé ce
profil en fonction de ce que mes collègues m’avaient recommandé. Mr Heng a ensuite
présenté ce travail lors d’une des réunions mensuelles où toutes les agences de l’ONU
œuvrant au Cambodge se réunissent pour parler des avancées sur les projets communs. Ce
profil sera envoyé à toutes les agences de l’ONU au Cambodge et utilisé en cas de crise
humanitaire ou naturelle, ou tout simplement comme document de référence au quotidien.

Bilan de stage & Conclusion

Ce stage était pour moi très enrichissant. Il m’a permis une meilleure compréhension des
mécanismes internationaux ainsi qu’une meilleure appréhension quant à l’égalité des genres
dans un pays en train de se reconstruire après avoir connu une guerre civile.
Bien que reconnaissante, je tiens à souligner la difficulté pour ONU Femmes d’agir au
Cambodge. Travailler en collaboration avec le Gouvernement Royal du Cambodge n’est pas
chose aisée dans un climat où la corruption et l’instabilité sont fortes et dans un climat où le
Gouvernement Royal du Cambodge lui-même ne souhaite pas toujours aussi ardemment
qu’ONU Femmes de faire avancer la situation des femmes dans le pays. Œuvrer au milieu de
l’instabilité politique pour sûr ne peut que donner à ONU Femmes une mince marge de
manœuvre. Cependant, cette « confrontation » entre la tradition propre à la culture khmère
et les valeurs d’ONU Femmes considérés comme universelles m’a beaucoup questionné.

Les institutions internationales ont selon moi une tâche immense devant elle et elles portent
en ce sens de lourdes responsabilités. L’Humanité est riche et diverse et le progrès ne saurait
être considéré comme autre que complexe dans la mesure où deux processus
contradictoires se font face entre un élan vers une unification et un élan vers une
diversification.

C’est ainsi que je me suis questionnée lors de mon stage sur le relativisme culturel propre au
contexte Cambodgien. ONU Femmes cherche en effet à ce que le Gouvernement Royal du
Cambodge applique les traités internationaux et à ce que ce dernier s’emploie à créer des
lois et des stratégies pour promouvoir l’égalité des sexes. Hors, la tradition Cambodgienne se
loge bien loin de ces concepts. En effet, les valeurs et principes considérés comme
universelles par l’ONU peuvent tout à fait se retrouver en brutale confrontation avec une
culture dont la tradition diffère.
Au fil de mes rencontres et de mes observations, j’ai constaté dans le cas du Cambodge qu’il
n’y avait ni une totale coïncidence entre les normes universelles et traditionnelles, ni une
totale confrontation. J’ai remarqué que les femmes, et surtout les femmes victimes de
violence domestique, ainsi que la jeunesse se retrouve plutôt dans ces valeurs importées par
l’ONU.

Les femmes d’un côté n’hésitent pas à faire appel à des ONGs dans le cadre d’une lutte
contre la violence domestique par exemple, un des problèmes majeurs qui persiste au
Cambodge et qui est une des principales violations des droits fondamentaux des femmes ; et
en ce sens elles légitiment l’action de l’ONU d’importer des valeurs universelles dans la
mesure où elles cherchent elles-mêmes à les faire respecter. La jeunesse surtout intègre
totalement ses valeurs d’égalité, de liberté, d’auto-détermination. En ce sens, l’acculturation
a donc pris effet au Cambodge et bien que la balance entre la tradition et les valeurs
universelles soit quelque peu dur à atteindre dans ce contexte d’instabilité politique et de
corruption, il semble que personne ne s’y perd vraiment.

Table des Annexes

Annexe 1 : Article de quant au lancement d’une plateforme vocale interactive pour les
femmes domestiques du Cambodge ; initialement publié sur le site mondial d’ONU Femmes,
ici est la version française publié sur le site d’ONU Femmes en français
Annexe 2 : Extrait d’une des présentations portant « Vision et Mission du FGE », lors de la
formation auprès de Banteay Srei

Annexe 3 : Questionnaire pre et post formation, outil pour rédiger le rapport d’évaluation de
la formation auprès de Banteay Srei
Annexe 4 : Article à propos de la lutte contre le harcèlement sexuel à l’égard des femmes
dans les usines au Cambodge
Annexe 5 : Profil d’ONU Femmes Cambodge sur la situation du droit des Femmes et de
l’égalités des Genres au Cambodge en 2016

Annexe 1

Autonomisation des travailleuses domestiques au Cambodge
grâce à la technologie de l’information

Des recherches montrent que les travailleuses domestiques au Cambodge ont besoin
d’être informées sur les services de santé physique et mentale disponibles et de
pouvoir y accéder. Une nouvelle technologie soutenue par ONU Femmes les
autonomise en vue de mener une vie plus saine.
Date : mercredi 14 septembre 2016

Samen Phalla est à présent mieux informée de ses droits et des services auxquels elle peut accéder.
Crédit photo : Lisa Taïeb

« Si nous avons un problème de santé et nous ne savons pas de quoi il s’agit ou ce que nous devons faire,
nous pouvons désormais appeler le service d’aide téléphonique, » précise Samen Phalla, travailleuse
domestique de 44 ans et responsable d’équipe du Réseau cambodgien des travailleuses domestiques. Née
dans la province de Svay Rieng, Phalla s’est rendue à Phnom Penh à l’âge de 16 ans en tant que travailleuse
domestique. « Le travail d’une travailleuse domestique est éprouvant physiquement, » déclare Phalla. Elle

nettoie trois maisons différentes presque tous les jours. « Pour obtenir un salaire décent, nous devons
beaucoup travailler, mais cela ne me dérange pas, » sourit-elle.
Phalla a passé sa dernière visite médicale en 2007. « Le docteur m’avait dit de prendre certains
médicaments pour mes maux de tête, mes courbatures et mes troubles du sommeil, mais je ne l’ai pas fait.
Je n’avais pas l’argent et je ne savais pas comment obtenir ces médicaments, » explique-t-elle.
Les travailleuses domestiques ne sont pas protégées par le code du travail cambodgien en matière de
sécurité sur le lieu de travail et de soins de santé. D’ailleurs, le travail domestique est souvent perçu comme
une forme de servitude. Aujourd’hui, grâce à la technologie et au service de reconnaissance vocale
interactive (RVI), mis en place avec l’appui d’ONU Femmes, les travailleuses domestiques peuvent appeler
un numéro gratuit depuis leur téléphone portable ou leur Smartphone et se connecter à une base de données
qui leur fournit des informations faciles à utiliser sur les services de santé disponibles. Ce service propose
également des renseignements sur les lois nationales relatives à la violence domestique et sur le lieu de
travail, ainsi que sur la marche à suivre pour accéder à des services d’aide et d’assistance juridique.
Il y a quelques semaines, Phalla a vu plusieurs spécialistes qui ont soigné ses problèmes de santé et qui lui
ont aussi donné des renseignements en matière de santé reproductive. « Je suis à présent en bonne santé et
je n’ai plus de maux de tête, » a déclaré Phalla, reconnaissante de pouvoir profiter au mieux des moments
passés avec sa famille.
« J’étais souvent très stressée et je souffrais de maux de tête aigus. Je ne savais pas comment me soigner ni
où obtenir de l’aide, » précise Chenda, travailleuse domestique de 50 ans de la province de Kampong
Cham. Elle a commencé à travailler comme travailleuse domestique à Phnom Penh après son divorce et, à
ce jour, elle a déjà eu six employeurs. Grâce à la RVI, Chenda a pu trouver des services de santé appropriés
et elle connaît davantage ses droits. Ses maux de tête ont disparu et elle est plus heureuse.
Les migrantes, des zones rurales aux zones urbaines, représentent une proportion significative des
travailleuses domestiques du Cambodge. Un rapport publié par ONU Femmes en 2015, « Out from behind
closed doors: A study on domestic workers in Cambodia », a mis en évidence leur vulnérabilité face à la
violence et à l’exploitation, ainsi que la nécessité de s’efforcer à fournir les informations de santé
appropriées aux travailleuses domestiques.
« La technologie RVI vise à combler un manque de connaissances chez les travailleuses domestiques, » a
déclaré M. Socheath Heng, directeur du programme à ONU Femmes. « L’accès aux services est très
important mais les femmes doivent aussi être en mesure de pouvoir facilement accéder aux informations
relatives à ces services. La technologie RVI permet de le faire, » a expliqué M. Heng.
Cette technologie RVI a été développée en partenariat avec l’organisation cambodgienne, Open Institute,
dans le cadre du projet d’ONU Femmes pour l’Asie et le Pacifique, « Preventing the exploitation of women
migrants workers in the ASEAN region », mis en œuvre sur la période 2015-2017 et financé par le
gouvernement australien. Le service de RVI est disponible en khmer et accessible localement en composant
le 070-221-148.

Annexe 2

FGE Mission and Vision
UN Women’s Fund for Gender Equality
2016 Training
August 2016, Phnom Penh, Cambodia

SESSION PLAN
Introductory remarks

1. Mandate & Mission
2. Goal & Philosophy

3. The 3 Pillar Approach

4. FGE role within the UN
5. History & Results

6. FGE’s Supporters & Global Reach
7. How We Work
8. Q&A

MANDATE
The Fund for Gender Equality is a global grant-making mechanism.
It is committed to support civil society-led programming for women’s political
and economic empowerment.
The 3 pillars of the FGE : sustain, support and strengthen women’s
organizations to play a key role in the achievement of GE and WE, within the
mandate of the UN and the SDGs.

MISSION
 Mandate

 Reaching the Most Marginalized Women and
Girls
 High impact and innovation
 Transformational Capacity

 Sustainable Development (Localizing SDGs)
54. … [C]ivil society organizations, in particular women’s organizations, play a vital role in promoting women’s
rights, gender equality and the empowerment of women;
55. [UN Women is requested] to continue the existing practice of effective consultation with civil society
organizations, and encourages their meaningful contribution to the work of the Entity;
UN General Assembly Resolution 64/289 (21 July 2010) on System-Wide Coherence

GOAL
Women and girls exercise

their political and economic
rights as full and equal

participants and beneficiaries

in all spheres and at all levels

of the political, economic, and
social life, contributing to the

advancement of the Post-2015
SDGs.

PHILOSOPHY
Rights-based Approach

 Responds to the demands and
priorities articulated by women’s
organizations

Collaborative Partnerships

 FGE provides Technical Assistance,
facilitates access to resources, and
builds on knowledge of grantees

Annexe 3

TRAINING QUESTIONNAIRE
RBM Training for Banteay Sre, 3rd- 4th August2016, Phnom Penh, Cambodia
Please take 10-15 minutes to fill out the pre-training questionnaire. We will be using these to help fine
tune future training sessions and so ask that you be as honest as you feel comfortable. We thank you
for the time in completing this form.

Please provide ratings for the questions below on a scale from 1-5 where 1 = “Very low” and 5 = “Very
high”

1
2

Results Based Management

How would you rate your current knowledge about Results
Based Management?

5

How would you rate your current knowledge about how to
conduct a programme analysis and design using RBM tools
such as a problem tree or a chain of result?
How would you rate your current knowledge about how to
monitor your programme’s results?
How would you rate your current knowledge about how to
design a goal/outcome or output indicator?
Can you name two data collection methods

6

How would you rate your current knowledge about reporting?

3
4

7

-

To what extent do you think you need capacity building on:
How to perform a problem tree analysis?
How to formulate a chain of result
How to draft a monitoring plan

How to draft goal, outcome, output, indicators

How to monitor the progress based on the indicators
8
9

How to report based on results

How would you rate your current knowledge about Banteay
Srei’s need for sustainable programmes which include
concrete exit strategies?
How would you rate your current knowledge to conduct a
programme evaluation? How much do you know about the
main principles of evaluation?

1

2

3

4

5

10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23

24

Communication, Networking and Advocacy

How would you rate your current knowledge about
Communications?
How would you rate your current communications skills?
How useful would it be for your organization to be trained on
how to capture stories through photography?
How familiar are you with the Sustainable Development Goals
Agenda?
How would you rate your current knowledge about
Networking?
How would you rate your current level of Networking skills?
How would you rate your current knowledge about Advocacy?
Do you think you are a good advocate?
How would you rate your current level of Advocacy skills?
Narrative Reports Requirements

How would you rate your knowledge on narrative reports
requirements?
Do you know how to write a result oriented report?
Knowledge Management and Communication

How would you rate your current knowledge on Knowledge
Management
How would you rate your knowledge on communication
plans?
Online Grant Management System
How would you rate your knowledge on online grant
management system?
Do you know how to enter information in the GMS?
Any other comments:

Annexe 4

WORLDPOST

From where I stand: Yoeurn Reaksa

07/07/2016 03:16 pm ET | Updated Jul 07, 2016
UN Women UN Women is the UN organization dedicated to gender equality and the
empowerment of women
Cross-posted from UN Women

Photo: UN Women Cambodia/Lisa Taieb

“The men at the factory would stare at me and tell me that I was old enough ‘to be eaten. I
was the newcomer. Walking the small distance from my sewing machine to the toilet used to
be very uncomfortable.’ New women coming to work at the factory often experienced
harassment. I felt so angry. I wanted to tell them that their behavior was wrong. But if I did,
worse things could happen.
The project on sexual harassment gave me courage to take a stand against this violence. My
co-workers and I wrote a song about what it really meant for us to feel safe from violence.
The song was filmed and made into a music video. We have performed it during the 16 Days
of Activism Campaign and at events organized by CARE to raise awareness in our
communities.
Now things have changed a lot. We have a sexual harassment campaign in the factory, and a
workplace policy that lets everyone know that sexual harassment is not acceptable and if
people report it, it will be taken seriously. I can take breaks without feeling nervous. I feel
safe and happy.”

Annexe 5
Cambodia
Gender Profile (as of July 2015)

Demographic Profile*

70.3 years

66.2 years

Female Life
Expectancy, 2014

Male Life
Expectance, 2014

40.9%

170

15.4 m

1.7 %

Child
malnutrition,
2008-2013

Maternal Mortality
Rate (per 100
000 lives birth)
2013

Total Population,
2014

Population
Growth Rate,
2010/2015

Flooding *
It is a perennial problem in Cambodia.
In 2013, additional flash floods have wreaked havoc. Typhoon Nari brought heavy rains to northern Cambodia and southern
Thailand, causing rivers and dams in the north to overflow. In Cambodia, heavy rainfall had triggered severe flooding in northwest and south-east Cambodia, causing extensive damage across 20 of the 24 Cambodian provinces. Areas that are normally
considered safe were inundated. In Battambang and Banteay Meancheay provinces, the water levels have reached the roofs of
houses. 188 were killed and 145000 were evacuated.
In 2011, the worst floods in a more than a decade have devastated large areas of Cambodia, causing 247 deaths, displacing
46000 households and disrupting the lives of 1.2 million people. His crisis was part of a regional wide emergency, in which
seasonal rains and back-to-back typhoons have caused flooding across South east Asia, affecting more than 8million people
and destroying homes, livelihoods and infrastructures.
Droughts*
It is a second perennial problem in Cambodia.
Cambodia is affected by the El Nino triggered drought that led to water shortages for both human consumption and agriculture
across the country. The National Committee for Disaster Management has estimated that about 2.5million people in Cambodia
are affected across all provinces of the country.
In 2016, around 18 provinces of Cambodia out of 25 are affected severely by droughts causing water shortage and drying out.
From March to July 2016, severe droughts had many impacts, particularly on the local agriculture and livelihood. At least
260000 families were affected and in need of water deliveries. Water scarcity is also threatening health, food security and
livelihoods. Almost one million people are already considered food insecure in Cambodia and the drought is likely to further
exacerbate food insecurity.
*UNOCHA Asia Pacific Region website* Caritas Cambodia, “Cambodia: drought emergency appeal 2016”, June 2016
Population by Religion*






Theravada Buddhism – 96.9%
Muslim – 2%
Christianism – 0.2%
Other religions – 0.9%

1.05 m/f

Sex ratio
2010/2015

Education Data by Gender*
The inequality in education is 28.3% in 2014.
In 2014, the expected years of schooling for female is 10.3 years and 11.5 years for men. The mean years of schooling for
females is 3.2 years and for males 5.4 years.
The educational attainment of females is lower than that of males even if the gender gap has narrowed in recent years. In the
25+ age group from 2005 to 2014, over 22.9% of men versus 9.9% of women have at least a secondary education. In
Cambodia, only 15.5% of the population have at least a secondary education.
The national literacy rate for the adults (15+ age group) is 73.9% (2005-2014).
The gross enrollment rate for lower secondary school in public school is 53.3% in 2015, with 55.3% of girls and 51.5% of boys.
The gross enrollment rate in secondary school is now 45% and in tertiary school 16% (2008-2014). This remains far from the
NSDP target of 100% by 2015*. 79.2% of the youth in Cambodia (2008-2013) are neither in school or employed.
*Observatory for the Freedom of Religion, Observatoire de la Liberté Religieuse, 2013*Human Development Index 2015*The
Cambodian Government’s Achievements and future direction in Sustainable Development, National Report Rio+20, 2012
Regional and National machinery for gender equality; laws, ministry, networks*

Regional Level:
The ASEAN has adopted a number of documents pertaining to the promotion of gender equality and the protection of Women’s
human rights such as the ASEAN Declaration Against Trafficking in Persons particularly Women and Children in 2004, the
ASEAN Declaration on the Protection and Promotion of the Rights of Migrant Workers in 2007, the Han- Noi Declaration on the
enhancement of the welfare and development of ASEAN women in children in 2010*.

The ASEAN Commission on the Promotion and Protection of the Rights of Women and Children was inaugurated in April 2010
to “promote and protect the human rights and fundamental freedoms of women and children in ASEAN , taking into
consideration the different historical, political, socio-cultural and economic context in the region and the balances between rights
and responsibilities” (ToR ASEAN Commission on the promotion and protection of the rights of women and children) The
Commission is an intergovernmental body, which is an integral part of the ASEAN.
National level:

Cambodia signed several human rights treaties and international human rights instruments largely supporting women’s rights
and gender equality, including the Convention on the Elimination of All Forms of Discriminations Against Women (CEDAW) in
1992 as well as its Protocols in 2010, the Beijing Platform Action (BPfA) but also the United Nations Convention on the Rights of
the Child in 1992 and the United Nations Convention on the Rights of Persons with Disabilities as well as the Millennium
Development Goals (MDGs).
As a member state of the United Nations, Cambodia is bound by all the UN Security Council Resolutions in particular to the
Women, Peace and Security related such as the UN Resolution 1325, 1820 and 1888.
The Constitution of the Kingdom of Cambodia supports gender equality. The article 45.1 of the Constitution states “all forms of
discriminations against women shall be abolished”. The Constitution also enshrines the right of all Cambodians to life, personal
freedom and security (Article 32) as well as it guarantees there shall be no physical abuse of any individual (Article 38).

Some legal developments were adopted toward gender equality such as the Law on the Prevention of Domestic Violence and
the Protection of Victims in 2005 which established the responsibility of local authorities to intervene in case of domestic
violence and provides protection orders to be issued by the courts to protect the victim; as well as the law on Monogamy in
2006, the Law on the Suppression of Human Trafficking and Sexual Exploitation in 2008 which establishes a law against
kidnaping persons for labor or sexual exploitation. The Civil Code was completed in 2006 and the Civil Procedure Code in 2007,
the Penal Code in 2009 and the Criminal Procedure Code in 2007*. Although the policy framework has improved significantly in
recent years, legal protection for girls and women is particularly constrained by poor law enforcement. This is due to a lack of
coordination with other authorities as well as a lack of clear guidelines to carry out and enforce the laws.
Cambodia has adopted a number of policies and plan of action to promote gender equality and the empowerment of women. **
1°/ The National Strategic Development Plan 2014-2018 for growth, employment, equity and efficiency to reach the status of an
upper-middle income country is also known as the Rectangular Strategy. It recognizes gender equality as a key component of
the national development, capacity building and human resource development. It highlights the need to “further improve the
status of women who are the backbone of the Cambodian society and economy.” It clearly refer to gender equality because it
implies the commitment to achieve the Cambodia Millennium Development Goals CMDGs). The Ministry of Planning’s 2011
MDG update states that “women’s position, whether in education, technical skills or public life, is yet weaker compared to that of
men in Cambodia. It implies that the struggle for gender equality must continue”.
In addition, the MDG Acceleration Framework Cambodia Action Plan 2013-2015 was launched by the Ministry of Women’s
Affairs to focus on the achievement of Cambodia MDGs in poverty reduction, education and health.
3°/ Neary Rattanak IVis the five-year strategic plan from 2014 to 2018 for Gender Equality and the Empowerment of Women in
Cambodia. In accordance with the current situation in the country and Phase III of the Rectangular Strategy, the Ministry of
Women’s Affairs has developed the strategic plan to continue the government’s efforts to promote gender equality and women’s
empowerment in Cambodia with relevant ministries and institutions. Neary Rattanak III and II were also important to promote
women’s rights in Cambodia.
4°/ The 2nd National Action Plan to Prevent Violence Against Women (2014-2018) prioritizes the strategic area of legal
protection for women and girls to ensure their equal access to legal protection by mainstreaming women’s rights into the
formulation and implementation of laws and by promoting effective service delivery to survivors of violence.
5°/ The National Employment Policy 2015-2025 promotes decent employment for all, and emphasizes on the youth. To improve
the work conditions as well as the protection of workers, it is planned to ratify relevant conventions such as the Convention ILO

189 and to expand the coverage of social protection. One of the main objective is to protect migrant workers in obtaining decent
employment and skills recognition.
The Ministry of Women’s Affairs:

MoWA is the leading national government body, it was established in 1996 and mandated to influence and guide the line
ministries and lower-level administration to mainstream gender issues.
The MoWA engages with civil society through Technical Working Group on Gender (TWGG), established in 2005, which is a
forum to facilitate dialogue in regard to gender issues between the concerned ministries and the donors on gender equality. It
holds quarterly meetings. Sub groups of TWGG on WEE and GBV exist.

The MoWA established Gender Mainstreaming Action Groups in over 20 ministries.
Each Ministry concerned has a gender focal point and a gender working group tasked with developing and implementing a
gender mainstreaming action plan (GMAC). Each of the line Ministries has prepared a 5-year development plan to align with the
Rectangular Strategy Phase III.
-The Ministry of Labor and Vocational Trainings (MoLVT): the GMAP Phase III (2014-2018) aims to promote gender
equity and reduce gender gaps though labor and vocational training. In November 2013, the MoLVT issued Prakas No. 301 on
establishing a committee for gender work with 22 members to mainstream gender in MoLVT policies, programs and projects.
- The Ministry of Commerce has developed a GMAP for 2014-2018 to further understand the specific challenges
experienced by women business owners.
As part of its national gender equity and economic empowerment strategies, MoWA has established Women’s development
centers in 13 provinces. These vocational centers offer trainings programs in areas such as handicraft production, hairdressing,
tailoring and food processing*.
While the MoWA promotes gender equality, the Cambodian National Council for Women (CNCW) was established in 2001 as
an inter-ministerial body tasked with advocacy, monitoring and evaluation of the laws, the regulations and policies of the
government from a gender perspective. The CNCW is a mechanism for coordinating and providing opinion to the Royal
Government on matters relating to promoting the status and roles of women and the social welfare of Cambodian women as
well as eliminate all forms of discriminations and violence against women. The CNCW coordinates and provides
recommendations to support the implementation of national policies and laws relating to women’s rights. It also assists the
Royal Government of Cambodia for the implementation of international treaties related to women’s rights and facilitates the
preparation of national reports on the implementation of the CEDAW in Cambodia. ***
*Promoting women’s economic empowerment in Cambodia, ADB 2016*The Cambodia Report, the implementation of the Beijing
Declaration and Platform for Action and the Outcomes of the 23 special session of the general assembly in 2000, by the MoWA*
Idem*Final report, Cambodia: Country Gender Profile, March 2007, Japan International Cooperation Agency** Cambodia
Gender Assessment 2014, Leading the way, Executive Summary ***www.cncw.gov.kh
Poverty & development indices

Millennium Development Goals in Cambodia:

In 2003, the Royal Government of Cambodia adapted the 8 universally agreed MDGs and, recognizing that one of the major
constraint to development is the continued contamination of mines and explosive, the RGC added de-mining and victim
assistance as the 9th major development goal.
Cambodian MDGs were incorporated into the National Strategic Development Plan (2014-2018 and previous version). The
government has also set the Cambodian MDG Acceleration Framework to speed up the process of MDG and other human
development goals*.

The poverty reduction goal of 19.5% by 2015 (47.8% in 2007) is reached, the poverty rate in 2013 was 17.7%. However,
Cambodia may be one of the best performer in poverty reduction worldwide but those who escaped from poverty remain very
vulnerable. *

Cambodia’s growth of 7.8% achieved between 1994 and 2011 has contributed to poverty reduction. The increase in the price of
rice, the increased rice production, the growth in agricultural wages and the higher incomes from self-employment in
nonagricultural businesses are also the explanations of this drastic decrease.
Despite dramatically decreasing income poverty since the mid-2000s, many families have moved only very slightly above the
poverty line. Vulnerability to poverty is increasing and urban poverty is rising. On average in Phnom Penh, the richest 20% of
households consume five times more than the poorest 20%. Households in the bottom 20% consumed an average of 0.70$ per
person per day and the 20% richer 3.75$. Phnom Penh household’s average consumption was 3$ per person per day, more
than double that of rural households*.
Human Development Index and Cambodia: *

Cambodia ranks 143th from 188 countries on the 2015 Human Development Index (HDI) with value 0.555 (2014 figures) placing
it in the very bottom of the Medium Human Development category. Between 1990 and 2004, Cambodia’s HDI value increased
from 0.364 to 0.555, an increase of 52.4% or an average annual increase of about 1.77%. Cambodia’s HDI of 0.555 is below
the average of 0.630 for countries in the medium human development group and also below the average of 0.710 for countries
in East Asia and the Pacific.

The 2015 Gender Inequality Index (GII) places Cambodia 104th (with value 0.477) on the index. According to the GII, the
maternal mortality ratio is 170 (2013 figures), the adolescent birth rate 44.3 (2010-2015 figures), the share of women’s
representation in parliament 19%, female population with at least a secondary education 9.9% (2005-2014 figures) and the
female labor force participation 78.8% (2013 figures).

The 2015 Gender Development Index (GDI) ranks Cambodia as a country with low equality in HDI achievements between
women and men with an absolute deviation of more than 10percent (with value 0.890 in 2014). According to GDI, women’s life
expectancy at birth is 70.3 years – 66.2 years for men- (2014 figures), women’s mean years of schooling 3.2 – 5.4 years for
men- (2014 figures), expected years of schooling 10.3 – 11.5 years for men- (2014 figures) and their estimated gross national
income per capita USD 2.526USD – 3.393 for men- (2014 with 2011 PPP$).
*Cooperation Committee for Cambodia, Analysis of Cambodia’s Preparedness for the Implementation of Sustainable
Development Goals: challenges, opportunities and financing. By Ou Sivhuoch and Chheat Sreang, September 2015. *World
Bank, Press release February 20 2014: “Poverty has fallen, yet many Cambodians are still at risk of slipping back into poverty,
new reports finds”*ADB, Cambodia Poverty Analysis 2014, ref to MOP 2013*United Nations Development Program, Human
Development Report 2015 “Work for Human Development”.
Health

The Ministry of Health (MoH) is responsible for governing health care, the health care
industry, public health and health-related NGOs in Cambodia. To ensure coordination
between the Government and development partners such as NGOs, a Technical Working
Group on Health has been established.
Mother & Child Health in Cambodia:

40.9%
Child malnutrition (20082013)
HDI 2015

Progress was made about child mortality: in 2000, 124 for every 1000 live births and it
dropped to 37.9 every 1000 births in 2013. The 2015 target of 65 was reached in advance in Cambodia. Despite overall
progress, significant disparities remain between rural and urban areas: 75 deaths per 1000 births in rural areas (far from the
CMDG) compared to 29 in rural areas in 2010. Some provinces such as Preah Vihear and Steung Treng have rates as high as
118 compared to only 18 in Phnom Penh.

Child malnutrition is one of CMDV indicator that has seen insufficient progress and levels remain high (40.9% for 2008-2013)
but the practice of exclusive breastfeeding increased significantly since 2000 (11.4%), 73.5% of the children between 0-5months
were exclusively breastfed, exceeding the CMDG target of 70% by 2015.
The rate of maternal mortality has witnessed a lot of changes in the past decades, due to the increased penetration of modern
health facilities and services, and was in 2013 170 (472 in 2005). However, the adult mortality rate was in 2013, 210 for men
and 157 for women.

The spread of HIV has significantly decreased in the last years, the 2015 CMDG target was modified from 2.3 % to 0.4%. In
2013, the prevalence of HIV for adults 15-49 was 0.7%, it was 2% in 2000. The control of malaria and dengue, both caused by
mosquitoes has improved in the recent years. Malaria prevalence has decreased from 4.2 in 2002 to 3.7% in 2012*.
Violence against women in Cambodia:

Prevalence of domestic violence remains high in Cambodia. Spousal domestic violence is reducing but remains widespread
along with other types of domestic violence. 35% of ever partnered-man have used physical or sexual violence against an
intimate partner and more than 50% of both males and females experienced at least one incident of physical violence prior to
age 18. Approximatevely 1 in 5 women aged 15-64 (21% exactly) who had ever been in a relationship reported having
experienced physical and/or sexual violence by an intimate partner at least once in their lifetime. Almost 1 in 3 ever-partnered
women aged 15-64 (32% exactly) reported experiencing emotional abuse by an intimate partner in their lifetime.Three quarters
of women who experienced physical and/or sexual partner violence reported experiencing severe acts of violence rather than
only moderate acts. In addition, women are much more likely to experience frequent acts of violence rather than a one_off
incident.**In 2006, less than 1% of the families sought help from local authorities for domestic violence. ***
Rape and sexual violence are perpetrated by family members, acquaintances and strangers and they occur in school, home,
workplace and in the community. Rape is typically an under-reported crime. Rape is most commonly against intimate partners
and gang rape is widely recognized as a recreational sex activity among youth, particularly in rural areas. **
Sexual harassment is prevalent in workplaces and in the community. The rates of sexual harassment in the workplace for
women working as beer promoters are alarmingly high: 80% of unwanted sexual touching. One in five women working in
garment factories have been sexually harassed or sexually humiliated. **

*The Cambodian Government’s Achievements and future direction in sustainable development, National Report Rio+20,
2012**National survey on women’s health and life experiences in Cambodia, Report *** Violence against women and girls,
Cambodia gender assessment, 2014,Human Development Report 2015

Gender-specific cultural roles

Gender equality is not an integral part of the Cambodian’s culture because the Cambodian’s society is largely patriarchal and
hierarchical. There are strong traditional norms that assign a higher status to men and
70%
marginalize women. Disparities between men and women in resources, decision-making
power as well as aspects of basic social well-being stand as significant constraints to
Of women remain in
sustainable economic and social development. The low status of women and girls is
vulnerable employment
ingrained in cultural values and customs.
(2012)
Traditional gender norms and customs are prescribed in the “Chbab Srey”, deeply rooted in
the Cambodian culture, it is learned from early childhood and perpetuate gender stereotypes. This code of conduct promotes
the culture of silence and teach young girls how to serve and obey their husbands at all times.
Women & access to education and decent work in Cambodia:

Traditional gender norms result in control over women’s mobility. The importance of a woman’s reputation and sexual honor,
along with the fear of rape, restricts women’s and girls’ mobility and result in less access to education and employment
opportunities. Women and girls in Cambodia are seen to be submissive which mean they grow up with a lack of opportunities,
especially in the workplace and they have to face greater constraints, especially in the highly competitive job market. **

Girls have limited access to continue to lower secondary and higher education mainly because the perception of parents
towards their daughters is generally that they should help with household chores and take care of young siblings, undermining
the importance of higher education. *
Women suffer from persistent gender inequality in employment. About 70% of employed women remain in vulnerable
employment, defined as unpaid work contributing to the family and own account workers in 2012. Low levels of education and
literacy constitute one of the main barriers to women’s participation in and benefit from better paid work. *

Also, there is a labor market segregation where women and men are grouped in different occupations, linked to stereotyped
ideas about their roles: men work in construction and fishing, women work in the service industries such as domestic workers or
in garment factory.
Women & Decision Making

Women are still in a minority in the national legislature. The percentage of women in the Senate has been stable, standing at
14.75% since 1999. *** Women in senior positions in the Government are also a minority but the Royal Government of
Cambodia intends to increase the number of women in leadership positions through incentives and by appointing leaders in
every public institution. In 1993, there were no women Minister at all in Cambodia. They were 8% in 2008 and 20.5% in 2013.
****

The percentage of women and men in the judiciary is also an illustration of the place women have on the political scene. In
2010, only 2.1% of prosecutors in Cambodia were women. In 2013, there are 10.2%. Women represented 13.2% of the judges
in 2010 and 13.9% in 2013. *****
Health and education disparities have been discussed before.

*** National Election Council, 2011**** Royal Krom, as of 2013***** Ministry of Public Function, as of 2013 ** Violence against
women and girls, Cambodia gender assessment, 2014, MoWA


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