Le symbolisme de la Cène au 18° Degré.pdf


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était vécue dans le cadre du Mystère Eucharistique, Protestantisme réduisant
cette cérémonie à un vague symbole invitant les Chevaliers à se souvenir qu'ils
sont frère. Cette dérive provoquée par la Maçonnerie moderne et Protestante,
n'empêchera pas certaines Loges régulières essentiellement en France, tout au
long du XVIII° siècle et donc après la diffusion des Constitutions de 1723, à
faire célébrer et assister les Frères à des Messes, notamment comme le souligne
Jean BAYLOT : "Souvent la messe précède l'élection des Officiers afin que le
Saint-Esprit éclaire de Ses lumières les choix qui seront faits." (3), l'histoire
montrant que les maçons français étant de tradition catholique, refuseront
longtemps les réformes Protestantes qui- nous le verrons - avaient pour vocation
de déchristianiser la FM de Tradition.
I
Le Catholicisme des Rituels liés à l'Ancienne Maçonnerie
TSCOUDY ne se trompe pas quand il écrit en 1766 que le grade de R+C est
catholique : "Je fais cependant un peu plus de cas du Rose Croix, non pas
celui de la lampe inextinguible, mais le Rose Croix proprement dit, ou maçon
d'Hérédon, quoiqu'à tout prendre, ce ne soit qu'une Maçonnerie renouvelée,
ou le catholicisme mis en grade, je ne le crois pas à beaucoup près du calibre
des autres." (4)
Que l'on ne se méprenne pas ! Le Rituel de 1785 précise : "La fête du chapitre
est le jeudi-saint." (5)
Ce choix du jeudi-saint n'est pas fortuit, il est le Jour de la Cène de NSJ+C, où
tout à la fois Jésus+Christ instituera le sacrement de l'Eucharistie, mais aussi ne
fera communier qu'un disciple, notre Frère Judas, oui Frère et non mauvais
compagnon, en ce que par le geste du Sauveur donnant la bouchée de pain à
l'apôtre, ce dernier - récapitulant notre condition de Chute - permettra la mort et
la résurrection, en l'occurrence la victoire sur la mort née du péché (6)
Nous le savons et partageons cette opposition des Francs Maçons du Royaume
de France à l'égard de la Maçonnerie anglaise et Protestante.
Alors que les Constitutions que nous décrions du pasteur prétendent présenter la
Nouvelle Maçonnerie ou Maçonnerie Moderne comme :"la religion sur
laquelle tous les hommes sont d'accord", en réponse à ce qui ne peut se définir
comme une religion, en 1735, Les Devoirs enjoints aux maçons libres précise :
"on a jugé plus à propos de n'exiger d'eux que la religion dont tout chrétien
convient." (7)