MT Moulins 20161109.PDF


Aperçu du fichier PDF mt-moulins-20161109.pdf - page 6/40

Page 1...4 5 67840



Aperçu texte


6

MERCREDI 9 NOVEMBRE 2016 LA MONTAGNE

Région Actualité
TOURISME ■ L’agence Organicom, délégataire depuis dix ans, laissera sa place à la fin du mois de novembre

Le château de Murol change de main

La délégation de service public concernant la gestion
du château de Murol a été
attribuée, hier soir, en Conseil municipal, à la société
Kléber Rossillon, basée en
Dordogne.

L

et 17 ans, des tarifs scolai­
res à 3,50 euros ; une cam­
pagne de communication
de 150.000 euros dès la
première année avec l’ap­
pui des sept sites gérés
par cette société qui re­
présentent aujourd’hui
1,2 million de visiteurs ;
des horaires d’ouverture
étendus, sur 330 jours par
an, soit un mois de plus
qu’actuellement ; et un
projet qui répond en tout
point au cahier des char­
ges de la commune : mise
en valeur du patrimoine
archéologique, historique
e t n a t u re l , d u p ro d u i t
saint­nectaire, du volcan
d u Ta r t a r e t e t d u l a c
Chambon tout proches,
du musée de l’École de
peinture de Murol. »

Geneviève Thivat

e conseil municipal de
Murol a délibéré, hier
soir : la délégation de
service public concernant
la gestion du château de
Murol revient à la société
Kléber Rossillon, basée
au château de Castelnaud,
en Dordogne, et gestion­
naire de sept sites touristi­
ques en France dont la
Caverne du Pont­d’Arc, les
Jardins suspendus de Mar­
queyssac, le château et le
parc de Langeais. L’agence
Organicom, basée à
Aubière et gestionnaire ac­
tuel du château de Murol,
cédera sa place le 30 no­
vembre.
Le « choix du maire » en­
tre trois candidatures, sui­
te à la tenue de nombreu­
ses réunions en
commission, a été motivé
par des raisons économi­
ques mais pas seule­
ment… Voici quelques
éléments principaux dé­
taillés par Sébastien Gout­

L’expérience d’autres
sites historiques

GESTIONNAIRE. Délégataire depuis dix ans, Organicom gardera les clefs du château de Murol jusqu’au 30 novembre. Ensuite ce sera Kléber Rossillon. PHOTO D’ARCHIVES RÉMI DUGNE
tebel, maire : « Un loyer
fixe annuel qui passe de
115.000 euros TTC à
144.000 euros TTC
auquel s’ajoutera une part

GRANDE HALLE D’AUVERGNE

Un salon pour ouvrir à tous
l’art contemporain
De la peinture, beaucoup.
De la sculpture, un peu. Et
quelques mosaïques, céramiques, dispositifs d’art numérique ou street art.

leszauliberts@hotmail.com

Le Salon d’art contempo­
rain d’Auvergne (Saca), du
18 au 20 novembre, à la
Grande Halle d’Auvergne,
fédère des styles et des
imaginaires divers.

« Un moyen
d’appréhender
ce milieu »
Le Saca, c’est la réponse
à un constat : « Aujour­
d’hui, ça grogne parmi les
artistes, constate Frédéric
Pinson Meilhac, commis­
saire du salon et à l’initia­
tive de l’événement. Ils
ont l’impression que l’art
est un environnement ré­
servé à une élite qui culti­
ve l’entre­soi. Ils se de­
mandent comment
s’inscrire dans cette logi­
que. Et la vraie probléma­
tique, c’est de se deman­
der à quel moment les
acteurs du marché de l’art
vont enfin favoriser l’accès
à l’art pour tous. Combien
de galeristes restent au
fond de la boutique à re­

garder passer les gens qui
n’osent pas passer la por­
te ? C’est en cela que le
Saca doit être un événe­
ment majeur qui facilite
l’accès à l’art pour le plus
grand nombre. C’est un
facilitateur ».
Le salon permet aussi
aux artistes de se rencon­
trer, d’entrer en réseau,
comme ce fut le cas de
Jean­Mar ie Deschamp,
participant l’an passé, et
invité d’honneur de cette
deuxième édition : « J’ai
travaillé trente­cinq ans
en Provence et ai tout
quitté pour la Haute­Loire.
Je ne connaissais person­
ne. C’était un moyen d’ap­
préhender ce milieu et
d’observer reflet de ce qui
se fait, ici, en Auvergne. »
Une vingtaine de toiles et
linogravures de cet artiste
autodidacte seront à dé­
couvrir pendant les trois
jours sur le salon.
L’an passé, la première
édition du Saca avait ras­
semblé 4.500 visiteurs en
deux jours. ■

è Pratique.

Plus de
renseignements sur le site Internet
www.salonartcontemporainauvergne.co
m. Ouvert vendredi 18 novembre, de
14 heures à 20 heures, samedi 19, de
10 heures à 20 heures et
dimanche 20, de 10 heures à 19 heures.

variable ; 500.000 euros
HT d’investissements pré­
vus sur la totalité de la dé­
légation, soit douze an­
nées, avec une part dédiée

aux nouvelles technologies
de 120.000 euros ; une po­
litique familiale renforcée
avec une gratuité jusqu’à
10 ans, demi­tarif entre 10

Et d’ajouter : « Leur ob­
jectif est d’atteindre une
fréquentation de 160.000
visiteurs d’ici cinq ans
alors que nous en sommes
à 105.000 actuellement. Et
nous pouvons compter
sur un projet artistique de
valeur car il s’appuie sur
l’expérience d’autres sites
historiques. »
Pour l’heure, chez Kléber
Rossillon, Jacques Galland,
secrétaire général, admet

qu’il est encore trop tôt
pour détailler ce qui sera
fait au château de Murol :
« Nous avons trente ans
d’expérience dans ce do­
maine. Nous comptons
continuer les spectacles
équestres liés à l’histoire
des lieux, tout comme des
visites aux chandelles le
soir. Il y aura des ateliers.
Pour ce qui concerne la
fauconnerie, ce n’était pas
notre idée première mais
rien n’est tranché. »
Côté Organicom qui gère
également les Troglodytes
de Jonas, Paléopolis à
Gannat, le Studio 120, la
déception est immense.
« Nous sommes sous le
choc ! Nous n’excluons pas
un recours. Certes les sept
personnes en CDI dédiées
au château devraient être
reprises mais quid de la
quinzaine de saisonniers
et intermittents du specta­
cle ? Comment croire que
Klébert Rossillon va faire
rayonner l’image de Murol
dans les différents sites
q u’ i l g è re e n Fra n c e ?
Quelle absurdité ! » Et de
parier qu’en perdant la
proximité offerte par Or­
gacicom basée à Aubière,
« la mairie va se retrouver
sans interlocuteur “vérita­
ble” ». ■

TRANSPORT ■ Premiers vols de la nouvelle compagnie clermontoise

Fly Kiss décolle pour une belle aventure
Les premiers vols de la
compagnie Fly Kiss, basée à
Clermont-Ferrand, ont eu
lieu sans turbulences, lundi,
vers Strasbourg et Londres.
Lille, Nice et Brest complètent le tableau des destinations proposées.

Fly Kiss a déployé ses
ailes, lundi matin, aux
premières lueurs de
l’aube. L’Embraer 145 de
la toute nouvelle compa­
gnie aérienne clermontoi­
se, propriété de Enhance
Aero (*), a quitté le tarmac
de l’aéroport de Clermont­
Auvergne, direction Stras­
bourg, pour un vol inau­
gural avec retour en
soirée. Entre­temps, l’avi­
on a effectué une rotation
sur Londres­Luton.
Mardi, c’était au tour de
Lille et Nice, deux autres
liaisons directes proposées
par la compagnie, qui per­
met aussi de rallier Brest,
avec escale. Ces destina­
tions sont réparties en
quatorze vols aller­retour
hebdomadaires au départ
de Clermont­Ferrand. Ta­
r if de base : autour de
120 € le trajet, les tarifs
premium (modifiables et
remboursables) étant plu­
tôt destinés à la clientèle
d’affaires, première visée.
Une dizaine de passagers

Cler mont, nous avons
ajusté nos horaires pour
nous adapter aux con­
traintes de l’aéroport.
Nous n’avions pas la prio­
rité, c’est le jeu. »
Un jeu où chacun joue
dans sa catégorie. Sans
chercher à concurrencer
les mastodontes du mar­
ché, en excluant des desti­
nations comme Paris par
exemple, Fly Kiss vise une
vitesse de croisière de
100.000 passagers annuels.

PDG. Bruno Lechevin, patron d’Enhance Aero, dans la cabine
de l’Embraer 145 aux couleurs de Fly Kiss, hier, à Aulnat, entre
deux rotations inaugurales. PHOTO FRANCIS CAMPAGNONI
étaient du premier voyage.
Bruno Lechevin, PDG de
Enhance Aero, a embar­
qué avec eux. « C’est un
projet que l’on mûrit de­
puis deux ans. Tout était
e n p l a c e. O n a q u a n d
même cinq ans d’expé­
rience. »
Société spécialisée dans
la maintenance aéronauti­
que, Enhance Aero, basée
sur la zone aéroportuaire
d’Aulnat depuis dix ans,

s’est diversifiée à partir de
2012 en proposant des
vols charters d’affaires
(entreprises, clubs spor­
tifs, etc). Elle possède une
flotte de six Embraer 145.
L’un d’eux a été mis aux
couleurs de Fly Kiss et re­
présente les trois quarts
du million d’euros néces­
saire au lancement de la
compagnie. « Sans aucune
subvention publique ni
autre forme d’aide », pré­
cise Bruno Lechevin. « À

Des vols charters
aux lignes
régulières
Un minimum pour assu­
mer la quinzaine d’em­
plois créés : des navigants
et six postes au sol pour
gérer la billetterie, la com­
munication et le réseau.
« Il faut que ça fonction­
ne dès la première année,
annonce Bruno Lechevin.
On étudiera la réponse du
marché. Je suis optimiste.
Si ça marche, on lancera
un deuxième avion. » ■

Patrice Campo
(*) La licence de Fly Kiss est en­
registrée sous la bannière de SiA­
via, société slovène filiale d’En­
hance Aero.

Allier