TIRANA BMA2016 01.pdf


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Comment créer une unité, avec ces individualités singulières au sein de la collectivité
déjà mise en place par ses habitants ?
How creating a unity, with these singular personalitiesin in the community already established
by its inhabitants?
Durant la dernière semaine de mars 2015, notre visite à la municipalité répond d’une
certaine manière à ces questions. huit masterplans ont été conçus dans l’objectif de lier le site
au reste de la ville en y apposant une structure urbanistique dont les axes tendent à rejoindre
les tentacules qui mènent au centre, dont la continuité du boulevard central. Leurs
propositions ne nous semblent pas prendre en compte la structure déjà mise en place par les
habitants, leur mode de vie ; Dans quelle mesure ces institutions vont prendre place dans cette
reconfiguration. D’ailleurs Ade pose cette question lors de notre entretien avec les
représentants du projet. Une réponse claire lui est donnée : « They have to live with it ».
Encore on se pose la question des différences et des liens possibles entre un espace structuré,
construit, auquel les gens doivent s’adapter, et un espace qui est construit par la vie de ses
individualités ?
Ce fut un élément catalyseur du projet : un espace vide ou un espace plein ?
La deuxième question qui nous restait en tête : Pourquoi nous, étrangers, avons nous accès a
toutes ces informations, tous ces masterplans, alors que la plupart des habitants du site
n’avaient pas idée des transformations impliquées pour faire place au nouveau Tirana ; et
n’auront pas idée des propositions municipales avant l’état définitif du projet.
During the last week of March 2015, our visit to the municipality responds in some way to
these questions. Eight masterplans have been designed in order to link the site to the rest of
the city by putting an urban structure with axes as tentacles tending to join the existant ones
leading to the center ; including the continuity of the central old boulevard, crossing the town
from south to north. Their proposals do not seem to take in account the structure already in
place by the inhabitants, their lifestyle; To what extent these institutions are going to take
place in this reconfiguration. By the way, Haxhire, Dhiari, a collaborator ask this question
during our meeting with the representatives of the project. A clear answer is given to her,
"They-have to live with it." Yet it is the question of the differences and possible links between
a structured space, constructed, in which people have to adapt, and a space that is built by the
lives of its individualities?
This was the catalyst element of the project : an empty space or an full space?
Why us, foreigners, we have access to all these information, all these masterplans, while most
of the inhabitants of the site had no idea of the transformations involved to realise that new
Tirana; and will have no idea of municipal proposals before the final status of the project.
Ces deux questions à l’origine de notre démarche ont amenées deux actions directe :
Fouiller, chiner, découvrir la mémoire du site et établir une collaboration active avec ses
habitants. En réaction aux informations reçues nous avons voulu construire notre projet avec
les personnes concernées. C’est à dire de considérer cet espace comme plein, chargé
d’histoires et de vies.
At the root of our approach, these two issues has brought both direct actions: Digging,
searching, exploring the memory of the site and establish active cooperation with its
inhabitants. In response to the informations received, we wanted to build our project with
those involved. That is to say, consider this space as full, full of stories and lives.



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