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Titre: Le Petit Parisien (Paris)

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Le Petit Parisien (Paris)

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Le Petit Parisien (Paris). 28/03/1910.
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ÉDITION DE

PARIS

compagnés d'une escorte de soldats dont

les fusils sont chargés. Pour la première fois,, depuis le commencement de
l'année, ils sortent des murs noirs de la
PARISIEN maison
Le
de force. Ils ont perdu la notion des larges horizons, et ils en sont
publication
prochainement
la
commencera
comme effarés. Tout leur semble plus
clair, « mais plus triste aussi
par le
d'un GRAND ROJWAN IlÉDIT
sentiment qu'il n'y a qu'illusion dans
cet aspect de la liberté. Cependant, tan-

PETIT

Les Amours
a
d'un
Petit Soldat nes.
PAH

ARTHUR BERNÈDE

dis qu'ils marchent en rangs, le peuple,
qui pitié d'eux, qui oublie leurs fautes ou leurs crimes pour ne voir que
leur détresse, leur jette quelques aumôLa cérémonie se déroule les uns
retrouvent des impression d'enfance et
s'attendrissent les autres n'ont que
de la curiosité, comme à un spectacle.
Mais vient la quête la quête parmi

et ces malheureux, à
ces déshérités
qui, depuis si longtemps, aucun acte de
volonté n'est permis, ces humiliés à qui

a traité, rien n'appartient, se sentent soudain un
su- droit minime, celui de donner ou de ne
avec une ampleur magnifique, un noble
l'ade
conflits
jet. Jamais les douloureux
pas donner. Ils disposent, par hasard,
plus
traités
été
devoir
n'avaient
du
et
mour
de quelque chose. Et; non' par piété,
magistralement. Cette œuvre débordante mais
par orgueil d'être enfin maîtres
d'aventures et de passion exaltera les sentiLe célèbre romancier populaire

ments les plus nobles et fera couler de d'un geste, presque tous sacrifient le
douces larmes.
pauvre kopeck qu'ils ont reçu de la charité. Ils le donnent, et en le donnant, il

SEMAINE
Pourquoi on quitte Paris.

ks Russes.

M. de Vogüé et

Pâques chez les forçau.
Les tableaux lacérés. Les invalides
du Salon. Une autro atfaire
Lemoine.

Pâques est venu, cette fois, avant que
le, printemps ait pu faire complètement
sa toilette et que les arbres se soient
patés de leurs feuilles, à l'exception de
quelques hardis marronniers parisiens,
arborant un peu de vert, avec la coquetterie de donner le ton aux modes de la
nature. Ce n'en est pas moins un furieux mouvement vers les gares et tous
ceux qui peuvent jouir de quelque liberté vont demander aux champs de
leurs nouvelles. Sauf pour le Parlement,
cette année, les vacances se sont d'ailleurs allongées, et les collégiens ne disposent pas de moins de.quinze jours,
générosité que ne connaissait pas l'Uni,versité d'autrefois. Nos. grands-pères,
infiniment plus casaniers que nous, et
qui se bareatânt, Pâques, à changer
de costumes et à revêtir le pantalon de
nankin (ce qui semblé impliquer des
saisons .plus clémentes), eussent été
étonnés dé ce besoin d'exode. Mais leur
vie était plus calme et leurs nerfs n'étaient pas perpétuellement surexcités.
Leur Paris n'était pas le Paris des autos
et des bruits effarants, et, en ce tempslà, traverser une rue. n'était pas une affaire demandant de savants calculs,
joints à de la décision et, souvent, à de
la témérité. Ils ne pouvaient avoir ce
rêve d'un peu de silence et d'apaisement pour quelques jours, du moins,
car ce bruit et ce mouvement man-

quent vite aux Parisiens, tant qu'ils les
maudissent.
Le train du monde ne s'arrête pas
complaisamment, dailleurs, pour une

période de fêtes ni la vie, ni la mort,
frappant dans tous les rangs, et, après
ce doyen qu'était Nadar, c'est. en pleine
force, M. de Vogüé qui a disparu, M. de
Yogüé, qui fut l'initiateur du public
français dans la connaissance des
grands écrivains russes et qui suscita
vers eux un mouvement de curiosite,
précurseur de l'amitié, puis de l'aillai,
ce entre deux peuples. Sur le terrain
spirituel, il avait largement travaillé à
cette rencontre. Il fut l'ambassadeur de
la littérature, et on vit bien qu elle pouvait avoir une action sur la politique.
Ce fut. il y a quelque vingt-cinq ans,
un prodigieux engouement pour ces
maîtres slaves, dont il révélait le génie.
M. de Vogüé nous disait alors que,
quand parut Crime et châtiment, « la
Russie en fut malade ». Il devait en
être un peu de même chez nous, lorsque nous arriva cette étude si prodigieusement fouillée, si vraiment implacable,
de l'orgueil dans le mal et du remords.
C'était vraiment un frisson nouveau. En
cet étrange Dostoïevsliy, tout était poignant, l'homme à l'existence tourmentée, naguère condamné à mort, épileptique depuis que sa grâce lui avait éte accordée dans des conditions presque aussi
cruelles qu une exécution, et bon œuvre,
interrogeant si âprement les consciences
troubles. Et les récits de sa vie de prisonnier politique en Sibérie, ces effrayants Souvenirs de la Maison des
Morts qui, soudain, par leur intensité
tragique, firent passer à l'état de berquinade les Prisons de Silvio Pellico
Après ces écrivains d'une telle personnalité, dont M. de Vogüé avait été l'introducteur en France, on eut le tort d'en
introduire trop d'autres qui n'avaient
pas les mêmes raisons de nous intéresser, et on se lassa peu à peu. Puis, l'attention fut sollicitée de tous côtés, mais
il est juste de dire que, si nous
savons un peu mieux, aujourd'hui, ce
qui se passe hors de nos frontières, dans
le domaine intellectuel, et par surcroît,
dans les autres domaines, c'est pour
beaucoup à M. de Vogüé qu'on le doit.
Nous avons, selon une expression heureuse, « ouvert des fenêtres sur l'étran-

ger

».

Pâques 1 c'est précisément dans les

'Souvenirs de la bldison des Morts que
se trouve cet admirable tableau de la
fête, qui est la grande fête russe, chez
les forçats. Les condamnés, dans leur
casaque sur laquelle est cousa un rond
noir, sont conduits, sans qu'on les ait,
naturellement, consultés, à l'église, ac-

semble qu'ils disent
Et moi aussi, je suis un homme.
Je fais ce que je veux.
Ces grands tableaux à la plume ne
risquent pas d'être crevés par une main
imbécile comme les huit toiles qui furent, cette semaine, lacérées volontairement dans les galeries du grand Palais.
Il est peut-être vrai qu'il y a trop de
peinture, mais il y avait d'autres moyens
de protester contre cette invasion. yuel
peut être l'état d'esprit de l'être stupide
qui se venge ainsi sur l'effort d'autrui
de ses griefs personnels, ou prend une
étrange distraction à ce jeu de massacre ? Ce n'est même pas la haine farouche et folle d'un impuissant contre la
beauté, puisqu'il avait choisi des œuvres représentant sans doute bien des
espoirs pour leurs auteurs, mais discutables. Il n'y a pas que du sadisme des
il y a de semblables aberrasens
tions cérébrales. Au demeurant, les victimes de ce vandale n'ont pas tant à se
plaindre qu'on eût pu le croire d'abord.
Les tableaux n'étaient admis, jusqu'ici,
que pour leur mérite, et quelquefois
aussi, grâce à de pressantes recommandations les voici reçus pour blessures
contractées pendant l'attente de la décision du jury. Pourvu que cela ne crée
pss~Tm rnqwÈtant

précéoént

l'-f

,•:•

Un autre jury

un jury criminel
aura, dans quelque temps, à dire le dernier mot sur cette lamentable aventure

qui s'est déroulée dans un château. Selon les présomptions, c'est, d'une façon
frappante, à peu de détails près, une autre affaire Angélina Lemoine qui s'évoque.
Il n'est guère, rien, hélas qui ne recommence, et on pourrait se rappeler,
aujourd'hui, la plaidoirie de Lachaud
dans
une de ses grandes plaidoiries
procès
d'alors.
C'était
ce
un étrange séducteur que le cocher Jean Fétis, petit,
maigre, avec des yeux chassieux, et,
malgré l'évidence, sa liaison avec une
fine et charmante créature semblait invraisemblable. A l'audience, il apporta
un air détaché et satisfait. Malgré la persistance des bruits qui couraient (et il
ne manquait pas de bonnes âmes prêtes
à les colporter) le juge d'instruction,
quand il fut désigné pour agir, n'avait
pu croire à cette accusation. Il était reçu
dans la maison de Mme Lemoine, une
châtelaine des environs immédiats de
Chinon ce fut en ami qu'il l'interrogea,
et il était si loin de se douter qu'il y eût
eu crime, en effet, qu'il commença par
lui conseiller de porter une plainte en
dénonciation calomnieuse. Il éprouva
une véritable stupeur lorsqu'il lui fallut
se convaincre qu'il était en face de coupables, car là, c'était la mère d'Angélina
qui avait été la volonté responsable,
dans sa résolution désespérée de sauver
la réputation de sa fille. L'enfant n'avait
pas été caché il avait été brûlé.
Lachaud plaida magnifiquement l'inconscience de la jeune fille et la folie de
l'amour maternel chez Mme Lemoine.
« L'opinion, avait dit assez singulièrement le procureur général, n'aurait pas
assez de clameurs si des accusées riches
sortaient de cette enceinte sans être ccn-

damnées.

Y a-t-il donc, répliqua La-

chaud, des riches et des pauvres devant
la loi ? » Le verdict, acquittant Angélina,
n'en fut pas moins sévère pour Mme Lemoine. Elle fut, il est vrai, graciée peu
de temps après.
Les deux femmes vinrent habiter Paris. Cette folie de l'amour maternel, qu'avait invoquée Lachaud, n était pas un
mot d'avocat. Pour que nul ne soupçonnât en la jeune fille l'accusée qu'elle
avait été, Mme Lemoine se faisait passer pour sa gouvernante, l'appelait « mademoiselle », s'effaçait et s'abaissait devant elle. La mère d'Angélina était morte, disait-elle. C'est l'opinion de personnes qui connurent Mme Lemoine qu'elle
hâta volontairement sa fin pour faire de
cette fable une vérité et pour ne pas être,
par la condamnation qui pesait sur elle,
un obstacle au sort de sa fille.

Paul GhNISTY.

Nos Lecteurs trouveront
à

la

CINQUIEME PAGE'
le texte intégral de la
loi sur les Retraites

ouvrières

&

paysannes

j

ce sor-1 les dNux frère: de
dont 1,'ua Bernard, vingt-deux

à leur domicile

bien qu'il y a un mois ils s'étaient séparés.
UM HORRIBLE PARRÊOÊOE
Welter était allé habiter Levallois-Perret, où
M. Arianer,
ans, est soldat xu V7* de ligne, en garnison il logeait passa,e Kléber.
au Mais, et l'autre. Joseph, vingt et un ans, Depuis, il avait, à différentes reprises,
demeure avec David une liiiette de six tenté un rapprochement, mais Juliette Henans, Sarah Arianer, qui, violemment pro- ry s'était refusée à le recevoir.
Welter, furieux, survint donc, hier matin,
jette à terre, s'était évanouie, et deux autres
dans
la maisonnette de la rue des Buttesvoyageurs, MM. David et Jacob, cousins Montmartre,
et somma de nouveau son exdes précédents.
amie
de
reprendre
la vie commune. Sur le
Ajoutons que Ni. David Arianer, autour
catégorique
lui opposa, il dérefus
qu'elle
duquel s'étaient empressés de nombreux
Nice, 27 mars.
passants, a constaté en arrivant à l'hôpital chargea sur elle quatre coups de revolver à
Fiers, 27 mars.
bout
portant.
prétexte
s'assude
Un courtier en huiias, M. Henri Colin.
M. Charlois, qui est origmaire de Mar- qu'un habile ftlou, sous
Atteinte il la tête par trois balles, tandis âgé de 46 ans, qui
seille, appartient depuis de longues années à rer qu'il n'avait aucune fracture, lui avait,
fut également hôtelier et
traversait
quatrième
projectile.lui
la
le
que
distillateur, commerçant dont l'existence inl'observatoire de Mont.gros. il y a environ en le palpant, fort habilement subtilisé deux main, la malheureuse s'affaissa
sans profé- time fud étrange,
quatorze ans, il venait s'installer avec sa bagues qu'il avait au doigt, valant 300 fr.
puisqu'il se maria deux
rer un cri pendant que son meurtrier pre- foLs et deux fois divorça, a tué
femme, 4, rue Gubernatis, dans un apparte- environ.
sa mère ce
nait
la
fuite.
malin de deux coups de fusil dans 1a tête.
ment situé au troisième étage. Comme l'obM. Léger, commissaire de police, ne tarda
Depuis plusieurs années, le courtier était
servatoire est éloigné de la ville, l'astronome
L'AFFAIRE DE LA RUE SA1NT-MARTIN
blessée
intervenir
fit
transporter
la
et
pas
procès avec sa mère, Mine veuve Colin,
ne descendait à Nice, que le samedi soir et
à l'hôpital où, malgré la gravité de son état, en
âgée
de soixante-treize ans, propriétaire à
après avoir passé la journée du dimanche
espoir
la
quelque
de
sauver.
conserve
on
Saussaye.
auprès de sa femme, il regagnait son poste
Des questions d'argent étaient
Adolphe Welter fut arrêté quelques minu- la
le lundi
questions
capitales pour le couren cause,
Batignolles
l'insdes
après
tes
par
avenue
tier
Sa femme étant venue à mourir, M. Charse trouvait sans ressources. Hier, il
pecteur Barbarin. Le magistrat a envoyé reçutqui
la
visite d'un huissier. C'était la ruine.
lois en conçut un réel chagrin, et il ne fit
-NI. Picot, commissaire du quartier Saint- Welter au dépôt.
Alors, il pensa que sa mère avait de l'arplus que de rares et courts séjours dans son Merri, recevait, hier, la vis'te d'un tailleur
gent,
et que cet argent lui serait fort utile.
appartement. Mais, l'année dernière, il se de la
Raphaël
M.
âgé
Saint-Martin,
OFFICINE
DEFAUSSE
MONNAIE
UNE
rue
Toute la nuit, il rumina de sinistres projets
remariait à Marseille, avec une jeune de vingt-neuf
faisait
qui
lui
la
dégrave
ans,
et, au matin, il avait pris son parti.
femme pour laquelle il éprouvait une vive claration suivante
27
Berne,
mars.
A l'aube,, Henri Colin prit son fusil, gagna
affection. Il reprenait alors ses anciennes
Ma femme Anaïs s'est enfuie samedi
La police de Zurich a fait un maître coup un carrefour et attendit. Sa mère devait'
habitudes, tout heureux de passer chez lui
du domicile conjugal en emportant une de filet. Elle a réussi à capturer un individu passer par là.
une journéc d'entier abandon.
francs, toutes mes écono- qui prétend se nommer Edouard de Hoppel,
Donc, hier soir, M. Charlois arrivait rue somme de 4,200partir,
Colin paII était sept heures
la misérable a tenté géomètre, originaire da la Prusse, et une
Avant de
Gubernatis. Disposant d'un peu plus de li- mies.
estait'
accompagnée
d'une
jeune
Elle
serm'empoisonner.
jeune femme qui se fait passer pour son rut.
berté, à cause des fêtes de Pâques, il avait delit.,
Dès
qu'elle
fiiSj,
fusil
qui,
vanle.
aperçut
son.
ce disait, le mari déposait, sur le bu- épouse. Ces jeunes gens avaient installé
projeté d'aller, avec sa femme, faire un petU reau du
barrait
la
la pauvre femme
route,
main,
en
magistrat,
d'alcool,
d'une
bouteille
appartement
dans
bourgeoisement,
une
un
à genoux. Puis elle se mit à prier.
voyage à Gènes.
des principales rues de Zurich, toute une tomba
M. et Mme Chorlois qui devaient partir ce dans laquelle macérait de la rhubarbe.
Froidement, à quelques mètres de sa,
En voulant ce matin prendre comme imprimerie de faux billets de cent marks.
matin, avaient consacré une bonne partie
le. fils indigne épaula son arme, vi-;
mère,
de cette liqueur, exLe couple sortait peu, et ce fut justement
de la soirée à faire leurs préparatifs de de coutume un verre
l'attention des voisin* Ils se sant i1 la tête deux détonations retentirent.*
attira
trouvé
singulier.
qui
pliqua-t-il,
je
lui
ai
goût
un
ce
voyage.
s'affaissa, morte. La char-'
Je suis persuadé que ma femme y a ajouté mirent à l'épier et bientôt se convainquirent Lit malheureuse
Le coup du télégramme
ge, ayant fait balle, avait emporté la moi-;
qu'il se passait quelque chose de louche.
du poison.
Ils avisèrent la police qui fit une descente, tié du visage. Epouvantée, la servante s'en-'
La bouteille a été envovée au laboratoire
Ils venaient de passer dans leur chambre
travers champs, tandis que le meur-;
M. et Mme
sujets hongrois, trouva le couple à la maison et découvrit, fuit à laissant
pour se coucher quand ils entendirent son- municipal.
la route le cadavre de sa.
étaient depuis cinq ans à Paris. Le tailleur dans l'appartement, des presses admirable- trier, rendrait sur
ner trois coups.
chez
lui et déposait son arme.
Que peut-on bien nous vouloir à cette croit que son épouse e"t retournée, en ment comprises et des épreuves excellentes mère,
II ressortit bientôt après, s'en alla par la
heure ? demanda M. Charlois en se diri- compagnie d'un compatriote, dans son pays de billets de banque.
Les faux monnayeurs n'hésitèrent pas à route, et disparut.
natal.
geant vers la fenêtre qu'il ouvrit.
avouer qu'ils étaient venus à Zurich uniqueSe penchant sur l'appui, il distingua, dans
ment pour fabriquer leurs billets et qu'ils DEUX DÉTENUS S'ÉVADENT
la nuit, un homme qui stationnait devant la Une
de
comptaient, après en avoir fait une grosse
porte. M. Charlois l'interpella.
quantité, les écouler à l'étranger.
J'apporte un télégramme pour M. CharBordeaux,
mars.
La police saisit toute l'imprimerie et ses
lois, répondit l'inconnu.
détenus
Deux
militaires
de
la
recherches ne tardèrent pas à lui apprendre
compaL'astronome ne s'étonna pas outre mesure.
discipline,
gnie
de
Lucien
Bourgades,
orifaux
billets
était
probafabricant
de
que le
Pensant que c'était pour une affaire de serginaire
Thouars,
et
de
Baptiste
Reynier,
de
blement le nommé Willé Engelhard, pour(De notre correspondant 'particulier)
vice, il anfila un veston et desoendit. Sa
condamnés
Fontainebleau,
à
trois
le
de
Straset
parquet
quatre
également
suivi
par
Montceau-les-Mines, 27 mars.
femme, prenant une lampe, le suivit jusbourg.
ans de prison pour outrages à des supéLa brigade mobile de Lyon vient d'opérer
qu'au palier, pour l'éclairer. M. Chariots
Quant à la jeune femme, elle affirme ap- rieurs, se sont évadés de la prison militaiouvrit la porte et l'entre-bâilla. Il tendait la dans notre région trois arrestations impor- partenir
à une famille des plus honorable- re, en sautant un mur de six mètres de
main à cet homme qu'il croyait être un fac- tantes.
haut, après avoir renversé la sentinelle.
ment
connues de l'Allemagne.
Depuis plus d'un an, une association de
teur des télégraphes lorsqu'un coup de feu
retentissait. Atteint en pleine poitrine, M. malfaiteurs s'était formée à Saint- Vallier
Charlois trébucha et s'abattit, comme une près de Montceau, semant la terreur dans
les hameaux voisins et dans les communes
masse, sur le trottoir.
La détonation avait été entendue par des de l'arrondissement de Chalon-sur-Saône.
Sous prétexté de vendre de l'eau-de-vie et
locataires, et par des passants attardés. Ils
coururent aussitôt, mais déjà le meurtrier des allumettes, de contrebande, les bandits
avait disparu derrière le coin, de l'avenue inspectaient les logis, puis, le soir venu, dé.
Félix-Faure, située à quelques mètres de là. va-risaient les braves gens qui avaient eu le
Une brigade cycliste qui passait sur le tort de les recevoir.
La. spécialité de la bande était d'attaquer
boulevard Ylac-Mahon fut avertie par un
noctambule qui avait entendu le coup de re- les vieillards, de les assommer dans leurs
volver. Quand elle arriva sur tes l'eux, on demeures ou de les ligoter dans leur lit. Pars'empressait autour de M. Charlois, qui râ- fois ils détroussaient les voyageurs attardés
sur les grandes routes. Tout dernièrement,
lait.
ils volèrent
francs à M. Gueugnon de
Une balle en plein cœur
Mary, et dépouillèrent M. Martin, de SaintOn transporta le malheureux à l'hôpital Valiier, des 2.000 francs qu'il avait chez lui.
Saint-Roch, voisin de l'endroit où le drame
Bref, une enquête habilement conduite par
66 Or
s'était déroulé.
la police mobile amena ces jours derniers
Mais la balle, pénétrant entre deux côtes l'arrestation des nommés Berthelon et DriMme
avait perforé le cœur. L'astronome venait à vot, qui furent écroués à la maison d'arrêt.
peine d'être déposé sur un lit qu'il rendait le Bertbelon et Drivot furent cuisines habiledernier soupir. Mme Charlois qu'un voisin ment, mais ils ne voulurent point désigner
était allé chercher en toute hâte, arriva à ce leurs amis. Le commissaire Auzeau et l'insC'est par une véritable journée de prinpecteur Stellet sont parvenus quand même temps que
moment.
s'est disputé le prix du Président
pincer.
La propriétaire de l'ûnmeuble, Mlle Derde
République,
la
ce beau steeple-chase de
Hier, les deux policiers, assistés de gen- 4,500
chi, qui s'était mise à sa fenêtre en entend'un don présidentiel,
mètres,
honoré
dant sonner, n'a pu donner du meurtrier darmes, se rendaient dans le repaire des objet d'art que le vainqueur
choisir
bandits, situé au lieu dit les Grands- dans les collections de Sèvres peut
qu'un vague signalement.
et de 50,000
Paquiers et procédèrent à l'arrestation francs
en espèces, ce qui est déjà une jolie
Millot père, quarante-six ans, de
F
de V 'armée d'Etienne
Marie Millot, sa femme, et de Jean Millot, somme.
L'assistance était très nombreuse sur la
vingt-quatre ans, son fils.
elle était cohue au pavillon, trop
C'est la femme Millot qui paralt avoir été pelouse,
projet de loi pour l'assainissement
petit
les
jours de grande course, elle était
Ogpde l'armée, adopté par la Chambre, le chef de la bande.
un peu serrée au pesage, dans les tribunes
duquel tout le monde ne parvenait pas à
répond à une nécessité pressante. Il était MYSTÉRIEUX
PRISONNIER
s'installer elle en remplissait les terreimpossible de laisser s'exercer dans les répleins,
les allées et les pelouses des toilettes
giments la contagion morale quy apporCherbourg, 27 mars.
élégantes de la saison nouvelle, et des unitaient les repris de justice.
La police spéciale vient de procéder à l'ar- formes des officiers toujours empressés à
Des hommes sortant de prison, ayant subi restation d'un individu au moment où il assister
spectacle des courses surtout
des condamnations même légères, mais pour tentait d'embarquer sur le transbordeur pour quand auau programme figure
un steepledes faits dénotant la dégradation de leur se rendre à bord du transatlantique Adria- chase militaire.
mentalité, ne pouvaientvivre avec les jeunes ttc à destination d'Amérique.
Le Président de la République avait tenu à
Cet individu, qui n'a pas voulu donner honorer
conscrits dans un contact de tous les insla réunion de sa présence il est
véritable.identité,
est,
croit-on,
sa
un
anarà trois heures exactement, un peu
tants.
chiste et un insoumis. Plusieurs lettres arrivé
On doit tenir compte de l'influence perni- contenant de longues dissertations philoso- avant le prix Le Gourzy il était accompagné
de Mme Fallières, de M. Ramondou, secrécieuse exercée dans les casernes par ceux phiques et nihilistes ont été saisies.
de la présidence, et aussi du commanqui ont été contaminés eux-mêmes dans les
Le prisonnier a déclaré qu'il ne répon- taire
Or du Rhin rentre au pesage
dant
Guise,
membre de sa maison militaire.
drait à aucune des questions qui lui seront
maisons de détention.
lx Président et Mme Fallières, accueillis Troyen, qui
La France, qui demande à tous ses fils posées. Il sera très vraisemblablement dine devançait lui-méme Mario
respectueuse
sympathie
le puavec
une
par
rigé
Paris
et
amené
service
anthrosur
au
deux ans de leur jeunesse pour assurer la
blic du pesage, ont été reçus à la descente de que d'une tête. L'exactitude du résultat papométrique
de
M.
Bertillon.
sécurité nationale, n'a pas le droit de leur
leur voiture par M. le prince Murât,- pré- rait avoir été compromise une fois de plus
infliger des camaraderies méprisables et
sident de la société des steeple-chases de par la tactique d attente prolongée suivie.
Un
poignardé
France, et les membres du comité une su- par le jockey de Troyen.
les familles souffraient à la pensée que leurs
perbe gerbe de fleurs a été offerte à Mme
enfants portaient le même uniforme que des
Les autres courses
de
Fallières.
Dans
la
tribune
officielle
trouse
repris de justice.
belle épreuve avait été précédée par
vaient déjà MAL Briand, président du Con- le Cette
D'autre part, il était inadmissible de faire
prix
Le Gourzy disputé par douze che-,
Charles Muratorre, âgé de trente-deux ans, seil Ruau, ministre de l'Agriculture Jean
d'une condamnation un motif d'exemption
Dupuy, ministre du Commerce René Re- vaux et gagné, après une course d'attente
du service militaire, ce qui eût constitué une mécanicien des chemins de fer de l'Etat, ma- noult, sous-secrétaire d'Etat
sagement comprise, par Reine d'Or II avec
rié et père de quatre enfants, demeurant
aux Finances
prime accordée au mal.
une facilité qui fait de la pouliche de M.
Sainte-Marie, dans le treizième arron- Caron, président du conseil municipal Hor- Champion
rue
L'envoi des « apaches » dans les batail- dissement, s'absente régulièrement
un des sujets les plus en vue pour
les nez, directeur général des haras, etc., etc.
pour
les
grandes
courses à venir.
tons d'infanterie légère d'Afrique est donc besoins de son service le mercredi et le diLa grande épreuve
Le steeple-chase militaire a été tout à fait
la solution équitable. Dorénavant, nos sol- manche.
réussi
il
été disputé par douze officiers
dats seront délivrés de promiscuités odieuCes deux jours-là, Mme Muratorre une
La réunion a éte d'un grani intérêt spor- et gagné a
avec une facilité véritablement imses et leur uniforme, cette noble livrée de blonde plantureuse de vingt-deux ans re- tif la grande course, le prix du Président, pressionnante
par Zéphir II, monté par son
cevait la visite d'un ami de son mari en mè- a réuni quinze chevaux, parmi lesquels on
la patrie, ne sera plus porté que par de me
propriétaire,
11.
de Maupeou, lieutenant au
temps que son voisin, Eugène Cuvillier, distinguait Troyen, à M. Lîénart Mlle Bo- 11e dragons, second
braves et honnêtes Français.
favori, d'ailleurs, batvingt-sept ans, rempailleur de chaises.
niface, Sauveur, Diadoque, Mario et Golden tant Royal. Bannière 11 et le premieretfavoOn. ne sait comment le mari fut averti Pheasant les autres étaient volontiers né- ri Lucien. La victoire
des
infidélités de sa femme. Toujours est-il gligés. Sur un bon dépa.ri, ils sont partis, dernier obstacle où a été indécise jusqu'au
D'AUTO
on a pu .croire au.succès
qu'hier, il revint inopinément et trouva les emmenés par Carnegie, pendant que A. Carde La Cadie, de Ratagan et de Lucien ce
en tête à tête.
ter tenait le favori Troyen à la queue du n'est que sur le plat que M.
Un pneu éclate 7 blessés amants
de Maupeou a.
Le mécanicien administra une magistrale peloton Diadoque restait derrière Car/regie, pris
conteste
Ie, meilleur pour passer
sans
correction à Cuvillier mais l'amant battu galopant dans une allure remarquable Golle
poteau
longueurs sur Royal II.
trois
avec
s'arma d'un couteau et le plongea dans le den Pheasant, Héron venaient ensuite. Gra- M. le Président
de la République s'est fait
Par suite de l'éclatement d'un pneu, une dos du mari outragé.
dignjan tombait à la rivière des tribunes, présenter le vainqueur qu il a félicité il'a
Celui-ci a été transporté à l'hôpital de la Carnegie sautait
automobile de place portant le n° 652 G 7
en tête les obstacles sui- quitté ensuite l'hippodrome, entouré des
et pilotée par le chauffeur Charles-Mathu- Pitié. M. Lompré, commissaire du quartier, vants jusqu'à la rivière du huit, où il sem- mêmes marques de respect et de Symparin Baron, de Levallois, a fait panache, hier a envoyé le meurtrier au dépôt.
blait dominé par Diadoque qui tenait mani- thie qu'à son arrivée:
heure
de
l'après-midi, à l'angle
festement tout le lot, y compris Troyen, qui
vers une
Les deux dernières courses ont été inciA Saint-Ouen, un amant évincé
des rues de Rivoli et Saint-Florentin.
améliorait cependant sa situation.
dentées. Dans le prix d'Apremouf, quatre
Le chauffeur et les six voyageurs occuDiadoquie accrochait au talus à revers et chevaux sur six sont tombés, et Primeur III
blesse grièvement son ex-amie tombait'en même temps que Conte Bleu; a battu, malgré un retard excessif jusqu'au
pant l'auto furent projetés sur ta chaussée
et blessés plus ou moins grièvement.
Carnegie ne tardait pas à lâcher pied, Mlle talus à revers, Clarens II qu'on croyait pres.
Mlle Renée Dargent, vingt-huit ans, deLa rue des Buttes-Montmartre, située dans Boniface, Sauveur, Golden Pheasant aban- que assuré de la victoire.
meurant 67, rue Orfila, et )1. David Aria- la plaine des Malassin, à Saint-Ouen, a été donnaient avant le bull-finch, Troyen venait
Dans le prix du Pont d'Iéna, le
ner, représentant de commerce, vingt-qua- hier matin le théâtre d'un drame sanglant. à l'extrême-gauche sur Mario, M. Mones- Guernica ne put être arrêté à temps, gagnant
après la
tre ans, 28, rue Geoffroy-I'Angevin, ont dû,
Au numéro 32, dans une maisonnette com- tvr. Or du Rhin alors en tête. Or du poleau, par son jockey et tops les deux alièen raison de la gravité de leur état. Aire posée de deux pièces, habite depuis long- Rhin prenait !e meilleur difficilement sur rent rouler dans la rivière ils n'y restèrent
transportés à l'hôpital de la Charité. La temps
journalière, Mme Juliette Henry, Mario, mais Troyen, dans un suprême ef- pas, .naturellement, et rentrèrent au pesage
première porte une profondE biessure à <i âgée deune
quarante-cinq ails, qui vit là, avec fort, venait à la tête d'Or du Rhin et don- l'un tirant l'autre par la bride. Par-dessus le
té,te et des contusions niuMipies ?nr diver- ses quatre enfants, dont l'allié a dix-neuf nait à la très grande majorité du public marché,
une réclamation fut déposée contre
ses parties du corps le second, une plaie ans. Epouse divorcée d'un nommé Dumont, l'impression qu'il avait pris un léger avan- le gagnant elle ne fut heureusement pas
à l'u;il droit et des contusions diverses
elle vivait avec le charretier Adolphe Wel- tage sur le poteau mé'.ue ma-s le juge, admise, mais cela fit toujours perdre
Leurs compagnons d'infortune, moins ter, dit « Madagascar
qui s'adonnait à la seul placé pour voir officiellement, mettait minutes aux sportsmen, qui étaient déjàcinq
en
gravement atteints, ont pu être reconduits boisson et se monterait violent et brutal si -Or du Bbm premier à une tête devant
UN ASSASSINAT MYSTÉRIEUX

Un astronome

est tué

Froidement, sur la route,

devant sa porte

matin.-

il fusille

sa mère

La fugitive voulut-elle
empoisonner son mari?

Z.

lorsque

Z.

bande
malfaiteurs
sous les verrous

LA RÉUNION SPORTIVE D'AUTEUIL

t^^t<
Le prix du Président de la République
Il est revenu
à un extrême oufsider
du Rhin III
Doublet
à

les

épuration

L.e

mari
par l'amant

sa femme

Horace Wells

Un

En conséquence et de tnut ce que dessus, j'ai
dressé le présente procès-verbal pour servir et
valoir ce que de droit.
Coût: dix-huit francs vingt centimes.
P. Brionne.

LES GRANDES ÉPREUVES CYCLISTES

elle devait être reçue par- M. Briand. En
l'absence du président du Conseil, les délégués ont été introduits auprès de M. Tissier
et lui ont exposé lés graves conséquences qui
résulteraient pour leur commerce si le projet
de loi tendant à supprimer l'industrie des
timbres-primesétait voté par les Chambres.
Parmi les délégués, MM. Binoche, Chimène, BJoeh, Bouchard, CaniH, Saal, Hémier, etc., ont protesté contre article 134 bis
dont l'adoption entraînerait infailliblement
la rupture de nombreux contrats et le chômage de milliers d'ouvriers.
L'élection Ce Mâcon
Un congrès des comités radicaux socialistes de la première circonscription de Mâcon
a été tenu hier. Par 51 voix contre 9, le
principe de la candidature unique a été
adopté, puis M. Dubief, député sortant, a été
désigné comme candidat par
voix contra
15 à M. Sirnonet, conseiller général du canton de Mâcon-Nord. M. Simonet a l'intention

Paris Roubaix

La mémoif êT du novateur de l'anesthésie
Pour corser fa farce, ses auteurs lanchirurgicale, dont le buste s'élève dans
çaient un manifeste par lequel le pseudole square des Etats-Unis, a été célébrée
peintre fondait une école nouvelle, celle de
hier matin.
l'excessivisme
VICTOIRE DE LAPIZE
On a inauguré hier matin, dans le square
foroe.
L'excès
est
force,
tout
la
seule
Ij!
une
des Etats-Unis un monument élevé à la méf- soleil n'estenjamais trop
ardent le ciel trop yert,
Chaque année, depuis 1896, la classique
moire du savant américain Horace Wells la mer lointaine trop rouge, l'ol virile trop épaissement noire. comme ne sont les héros trop au- épreuve cycliste Paris-Roubaix inaugure, le
jour de Pâques, la série des grandes épreudacieux, les ileprs trop odorantes.
Ravageons, ravageons les musées absurdes
ves sur route.
Depuis son origine, cette course a toujours
piétinons les routines infâmes des faiseurs de boîde
bonbons,
et
d'un
allons
tes
pas souple et pré- présenté le plus grand intérêt, car elle a toucis vers le meilleur « devenir ».
réuni l'élite des champions. Elle fut
Haut les patettes Haut les. pinceaux et haut les jours
successivement
par Fischer (1S96).
tons Vivent l'écarlate. la pourpre, les gemmes Maurice Garin gagnée
(1S97
1898), Cha-npion
et
coruscantes, tous «s tons qui. tourbillonnant et (1899), Bouhours
se superposant, sont le reflet véritabte du sublime Aucouturier (1903(1900), Lesna (1901 et 1902),
et
Trousselier (1905),
prisme solaire
Ne nous laissons pas rebuter par les braive- Cornet (1906), Passerieu (1907), Vanhouments des putois écorchés vifs qui agonisent sous waert (1908) et Lapize

la coupole.
de maintenir néanmoins sa candidature.
L'itinéraire a subi, d'année en année, quélPtus de .lignes, plus de fluctuations. phus de ques modifications, mais il
métier, mais de l'ébiouissement, du rutilement 1 suré de 270 il 280 kilomètres. aLetoujours merecord de la
de
On sait que le Salon des Indépendants course, établi avec entralnement par autochez
accepte toutes les œuvres présentées il n'y mobiles, appartient à Bouhours, par 7 heuexiste pas de jury d'admission.
res 10 minutes 30 secondes.
DOUZE MILLE FRANCS DE DEGATS
C'est de cette absence de toute censure
Cette épreuve, disions-nous, a toujours
qu'ont voulu se gausser les clients du ••' T .n- réuni les meilleurs routiers de l'époque. Il
M. Loison-Galljmard, fleuriste 1 ter, rue
pin Agile ». Et ma foi, ils y ont plutôt en est de même cette année, et, parmi les 166
du
Midi, à Vincennes, possède 44, boulevard
réussi.
engagés, se trouvent les specialistesréputés.
National, un terrain de 4,000 mètres où se
Le»
trouvent
ses châssis et ses serres. Le jardiL'ENTENTE CORDIALE A VERSAILLES
Le public s'intéresse vivement à cette im- nier a l'habitude de régler ses cinq ouvriers
portante manifestation aussi une foule au mois, alors que la plupart des autres
L'Association de l'entente cordiale a ex- énorme de cyclistes, piétons et automobi- ouvriers employés ailleurs sont payés à
cursionné, hier, à Versailles, et a été ret;ue listes se trouvait-elle hier à la première l'heure ou à la journée. Cette manière de
à l'hôtel de ville pw M. Simon, adjoint au heure à Chatou, où était installé le contrôle faire, librement consentie de part et d'autre,
maire. Des discours ont été prononcés par de départ.
avait attiré à M. Loison-Gallimard, les inimiMM. Edwin Donaldson, adjoint.au lord-maire
Un à un, les concurrents vinrent apposer tiés des autres travailleurs qui se sont sinde Londres, Jiijig, du Hakney Spectator, et leur signature et recevoir les dernières ins- gulièrement vengés.
E. Jacobs, secrétaire du comité de Londres. tructions et, à sept heures cinq minutes
Hier matin en pénétrant dans son jardin
M. Simon a ensuite levé son verre
le
jardinier eut la désagréable surprise de
exactement le signal du départ fut donne.
fraternité des peuples, et M. Friteau, proLa course, avant lieu sans entraîneurs ni voir ses pots de fleurs brisés, ses serres mifesseur au lycçe Ho<She, a rappelé la célè- suiveurs,
ni soigneurs, fut relativement peu ses au pillage.
bre parole de Jefferson, le -grand citoyen mouvementée et, dès les premiers kilomèQuantité de plantes vertes soignées en
américain, auquel on demandait quelle était tres, un peloton compact se formait, de telle pot depuis vingt et trente ans avaient été
la seconde patrie qu'il choisirait et qui ré- sorte qu'à Amiens (135 kilomètres), plus de coupées ou arrachées.
pondit
La France
soixante coureurs se trouvaient encore enM. Loison-Gallimard demeura atterré à
et
Les paroles vibrantes de M. Friteau ont semble signaient au contrôle à onze heu- la vue de ce désastre. Il nous a déclaré
été
accueillies par des hurras enthousias- res trente.
J'ai cinq ouvriers qui se plaisent chez
L'oeuvre du sculpteur Bouté
Bientôt, cependant, le groupe se dislo- moi, nous a-t-il dit, et ne se plaignent pas
tes. Puis, M. Jacobs a bu à l'entente cordiale
lunch
et
été
servi aux visiteurs quait, et à Arras (204 kilomètres), dix hom- d'être rétribués au mois. Je ne comprends
qui, le premier, et à une époque où l'on conun
a
sidérait comme utopique la recherche des londoniens dans la salle des mariages.
mes seulement arrivaient, à une heure cin- pas pourquoi des étrangers à ma maison,
quante-quatre,
ayant lâché tous leurs con- sont venus détruire pour une douzaine de
moyens de supprimer la douleur dans les
C'étaient
F. Faber, Vanhouwaert, mille francs de plantes. C'est un acte de
currents.
opérations chirurgicales, découvrit les proGeorget,
Lapize,
Potier,
Christophe, Cruppe- sauvagerie sans-nom et sans excuse
priétés anesthésiques du protoxyde d'azote,
ilandt, Léonard, Colsaet et Beyl.
f
M. Gaubert, commissaire de police, a imet permit ainsi tes recherches, qui aboutimédiatement entrepris une enquête. Il a dé,rent à l'emploi de l"*ther et du chloroforme.
,couvert, en perquisitionnant, une carte sur
A la cérémonie, présidée par M. Dastre,
La poursuite s'est ensuite continuée avec laquelle étaient
metnbre de l'Institut, assistaient MM. Botracés ces quelques mots
acharnement
les
rudes
de
la
pavés
résur
toet, représentant le président du Conseil
Avis aux
qui emploient les ouvriers
gion du Nord. A part quelques chutes peu jardiniers
le docteur Gérente, sénateur, maire du seimois
au
n.
La foite au pain d'épices est ouverte à graves, aucun incident n'est à signaler. Parzième arïçndissemnt Georges Berry, dé- quelques
D'après
certains
indices
qu'il a recueillis
jours d'intervalle elle a chassé la tout, la foule s'écrase pour voir et applau- le magistrat espère
puté Miniot, vice-président- du conseil mu- foire
arrêter bientôt les vanaux jambons qui déjà n'est plus qu'un dir les coureurs, les gênant même considé- dales.
nicipal
Quincerot, président du comité
C'est la première grande kermesse rablement dans certaines localités.
€enkins, président de l'American Dental souvenir.
l'année.
Plus de quinze mille spectateurs s'étaient
Club Godon, directeur de l'Ecole dentaire deAprès
d'hiver
les
mois
pendant
lesquels rendus au Vélodrome du parc Barbieux, où
,de Paris, etc.
ils n'ont pas fait grand' chose, banquistes et les concurrents devaient terminer en couAprès une allocution de M. Quincerot, le forains sont venus en grand nombre s'ins- vrant six tours de piste.
Une quarantaine de rôdeurs trouvaient,
Voile qui recouvrait le monument tomba, taller place de
la Nation cours de VincenL'attente
fut longue, et c'est seulement à la nuit dernière, dans un bar, se
aux applaudissements de l'assistance.
boulevard Voltaire, Diderot ou de Cha- quatre heures qu'une sonnerie de clairon de la Chapelle, où ils dansaient30,et boulevard
nes,
menaient
Ce monument, œuvre du sculpteur Ber- ronne, sur toutes les avenues enfin qui conpremiers.
l'arrivée
des
annonça
grand
tapage.
Des
gardiens de la paix,
it rand-Boutée, se compose du buste de Wells, vergent vers l'immense esplanade. Tous ont C'étaient Vanhouwaert, Lapize, Christo- voyant
bruyants
les
que
personnages ne se
émergeant d'un bloc de marbre blanc à profité de ce repos forcé pour restaurer leurs phe et Léonard qui firent leur entrée en piste
décidaient
à
leur
pas
cesser
vacarme, interpeine équarri, portant sur l'une de ses baraques ou leurs éventaires, et c'est une sous un formidable tonnerre d'acclamations.
vinrent
cinq
heures
du
matin et firent
taces l'inscription
petite ville pimpante et gaie, qui vient de Les quatre hommes entamèrent une lutte évacuer vers
l'établissement.
surgir sur le vaste champ de foire.
héroïque, qui se termina par la victoire de
A HORACE WELLS
Arrivés dans la rue, les apaches, qui
vingt

six
forains
Ils
sont
cent
chirurgicals
sans Lapize et une chute de Léonard. Peu après, étaient armés de couteaux,
Novateur de L'anesthésie
qui, depuis que la d'autres arrivèrent à leur tour, et jusqu'à la de revolvers, assaillirent les de gourdins et
set sur l'autre un médaillon de Paul Bert, qui compter les volants
et blesorganisatrice a commencé ses nuit ce fut, sur le ciment du vélodrome, un sèrent l'un d'eux, le gardiensgents
perfectionna la méthode d'Horace Wells et commission
Pinson,
qui
sont venus se faire inscrire, ré- défilé ininterrompu de coureurs achevant l'é. reçut un coup de couteau la main droite
dont le ncm a été associé à l'hommage rendu opérations,
clamant les emplacements qu'ils avaient l'an preuve.
et un coup de tête dans la poitrine.
41 u novateur de l'anesthésie chirurgicale.
Voici quel fut le classement
M. Miniot, au nom de la Ville de Paris, passé, ou de meilleurs encore, qui furent
Les gardiens ripostèrent et tirèrent plude
leurs
abandonnés
collègues
qui
Lapize,
bicyclette
1.
Alcyon,
Octave
par
ceux
sur
prit possession du monument dont il félicita renoncent à
sieurs coups de revolver dans la direction
secondes
l'auteur, puis M. Dastre prononça un élo- occupants. user de leur droit de premiers en2.9 heures 5 minutes 12
des
rôdeurs qui fuyaient.
bicyclette
Alcyon^
à
Vanhouwaert,
sur
quent discours dans lequel il retraça' la vie
Quelques instants plus tard, trois de ceuxLe coup;d'œil est pittoresque. C'est un en- une longueur
-de Wells, ses travaux, sa découverte. Il dit chevêtrement
ci
purent être capturés. Ce ront les nommés
bicyclette
inextricable
de
baraques,
3.
4.
de
Christophe,
Alcyon
sur
sa douleur lorsqu'on lui en contesta la pa- tentes, d éventaires, de roulottes, de cara- Léonard, sur bicvclette Alcyon; 5. -Lxuppe- Alphonse Huay, vingt-six ans, se disant caternité parce que deux confrères, peu scrurue de Tanger Georges Barrot,
si bien que sur la place de la Nation landt, 6. Van den Berghe, 7. Georget, 8. Mas: mionneur,
puleux, se l'étaient attribuée, et enfin son vanes,
dix-neuf
ans et Dominique Vanitelli, vingt
il est facile de se perdre, malaisé de retrou- selis 9. Garrigou, 10. van Dacle, 11. Dupont,
suicide.
13. Tribouillard, 14. Lorgeou, 15. ans.
son chemin. La plupart des banquistes 12.
Au nom de Wells M. Dastre associa celui ver
Les autres énergumènes sont recherchés.
Ifle Paul Bert qui continua ses travaux et éta- aimés du public, tous les grands manèges Bettini, 16. Dorvilliers, 17. F. Faber, 18. Erblit une méthode rigoureuse pour l'emploi du qui, toujours, attirent la foule, sont là. Pour- nest Paul, 19. Dieudonné, 20. Leturgie, 21.
CHEZ LES INSTITUTEURS
tant, on compte quelques défections. Pour la Narcy, 22. Pichon, 23. A. Kranskens, 2i. L.
protoxyde d'azote.
La cérémonie à laquelle la musique du 76* première fois depuis longtemps, la ménage- Kranskens, 25. Schillans, 26. Bouillet, 27.
Pezon manque à l'appel. De mê- Verchère, 28. Dervoyre, 29. Kerksend, 30. LE CONGRÈS D'ANGERS
de ligne prêtait son concours prit fin sur rie Adrien
•d'autres discours prononcés par MM. le me, le célèbre théâtre Leverjeois, et les fan- Depauw.
tlocteur Gérente, Charles Godon et Jenkins. toches Holden, de Nicolas Philippe, qui
iDe notre correspondant particulier)
émerveillèrent et firent rire tant de généraAngers, 27 mars.
tions.
autres
jour
suivant
L'ordre
du
De même que les
années, la plupart
a été adopté à la
suite du rneeting d'AngeLs
des grands théâtres sacrifient encore au cila
nématographe, dont vogue ne se dément
Les camarades instituteurs et institutrices et les
toujours pas. Quand les « films n? consticamarades ouvriers réunis, à l'issue du congrès
C'est Maître Aliboron qui endormit le soleil tuent pas tout le spectacle, ils entrent pour
'de la fédération des syndicats d instituteurs, à la
Bourse du travail d'Angers, après avoir entendu
sous l'Adriatique. Son œuvre figure
une bonne partie dans la composition du proSalon des Indépendants.
les camarades Liger, Nègre, de la fédération des
Le
théâtre
lui-même
Legois
gramme.
a abaninstituteurs Fay, de la fédération des métaux
Depuis l'ouverture des portes du Salon donné la représentation des grands mélos
Jouhaux, de la C. G. 'l'. protestent avec énergie
des Indépendants, les visiteurs s'arrêtent, qui firent sa réputation, pour sacrifier au
contre les mesures arbitraires prises il l'égard
ahurs, devant une toile rutilante, ca.talo- goût du jour.
d'instituteurs syndiqués
Pourtant, la plupart des banquistes, outre
Constatent que le rapprochement devient de
guée sous ce titre « Et le soleil s'endormait
cinéma,
offrent
le
à
la
curiosité
quelques
atplus
en plus nécessaire entre la classe ouvrière
sous l'Adriatique ».
organisée
et les instituteurs syndiqués, afin de
plus
tractions
moins
nouvelles, mais qui
ou
Elle est signée J.-R. Boronali. Ce nom reefficacementà la prétention émise
pouvoirrésister
ont dû être fort appréciées par le puprésente, tout simplement, l'anagramme toutes
capitaliste
de déformer le cerveau des
l'Etat
par
blic, car depuis deux heures de l'après-midi
d'Aliboron. L' oeuvre » étrange dont il s'a- jusqu'à
enfants
tous les théâtres étaient pris
Enregistrent avec plaisir le développementconssjit a été. exécutée, en effet, par. un àne, en d'assaut,minuit,
de
même
les
manèges,
que
carroutant de l'idée syndicaliste chez les instituteurs.
présence d'un huissier qui a dressé cet sels, toboggans, etc.
les engagent à persévérer dans cette voie et les
amusant constat
Favorisée par un temps splendide, la
assurent de l'appui effectif de la classe ouvrière
Nous nous sommes transporté,' dit l'officier mi- grande kermesse avait attiré une foule énordans la lutte nécessaire et féconde qu'il poursuinistériel, au cabaret, du Lapin Agile, sis à Paris, me aui allait et venait au milieu de l'infervent pour la réalisation de l'idéal de justice et
ta
Lapize,
victoire
après
de progrès.
rue des Saules, où étant devant cet établissement, nal charivari fait des cris des bateleurs, des
MM. X. et Y. ont disposé, sur une chaise iaiLapize, déjà vainqueur l'an dernier, a été Dans les séances privées d'hier, le conliant office de chevalet, une toile à peindre à l'état détonationsd'armes à feu, des rugissements chaudement félicité de
sa victoire il con- grès a adopté un ordre du jour ainsi conçu
neuf. En ma présence, des peintures de couleurs des fauves et des flots d'harmome déversés
bleue, verte, jaune et rouge, ont été délayées et sans interruption par les orgues immenses vient cependant d'ajouter qu'une bonne parLe congrès, après examen de la situation faite
doit revenir à l'excellente
nn pinceau fut attaché à l'extrémité caudale d'un et les orchestres en plein vent. Innombra- tie de son succès qu'il
:ld. Nègre par les pouvoirs publics et de la
à
pilotait, bicyclette qui façon
âne appartenant au propriétaire du cabaret du bles furent les amateurs de ces réjouissan- bicyclette Alcyon
dont M. Nègre remplit ses fonctions de
du
conduit
triomphe
Lapin-Agile, et prêté pour la circonstance.
ainsi
reste,
qu'on
au
de la fédération, remercie
qui,
populaires,
de
les
secrétaire
tous
coins
a,
venus
quatre premiers M. Nègre degénéraldévouement
L'âne fut ensuite amené et tourne devant la ces
résultats,
les
les
voit
le
à la cause syndipar
de
la
banlieue,
passèrent
son
et
leur
toile et -Ni.
maintenant le pinceau et la queue de Parisentière
l'assurance
renouvelle
de sa sympathie
Paris-Roubaix.
lui
cale,
de
sue le champ de foire, déjeude l'animal, le laissa par ses mouvements bar- journée
solidarité:
de
et
sa
bouiller la toile en tous sens, prenant seulement nant et dînant à la terrasse des restaurants
qu'il est impossible que M. Nègre
Considérant
de soin de changer la couleur du pinceau et de cafés et bars, qui, tout comme les forains fi- INFORMATIONS POLITIQUES fasse plus longtemps à la cause syndicale le
le consolider.
rent des affaires d'or.
sacrifice de ses inléréts personnels, décide de le
cette
toile
constaté
présentait
alors
J'ai
des
que
soustraire aux rancunes politiques amassées cons'en
la
nuit
chacun
allait,
Et
venue,
emtimbres-primes
Les
tons divers, passant du bleu au vert et du jaune portant comme
lui en l'invitant à ne plus accepter les fonctre
souvenir de cette journée
de secrétaire général.
tions
eu rouge sans avoir aucun ensemble et ne res- d'ouverture et de* fête, le petit cochon symboConduite par M. Picard, maire de Clasemblant à rien.
Ce matin, en séance privée, le congrès a
Après ce travail terminé, des photographies fu- lique en pain d'épices sur lequel en caractè- mart, une délégation de fabricants et de
rent prises en ma présence de la toile et de son res rouges ou blancs faits de sucre filé, ils commerçants utilisant les timbres-primes accepté les statuts d'une association pour
avaient fait inscrire leur nom.
s'est rendue au ministère de l'Intérieur où l'édition de livres scolaires.
auteur.
»

Gravea actes sabotage
un patron jardinier

oourse

la

La foire au pain d'épices

s'est ouverte hier

L'arrivée

v.

Entre apaches et agents

1

Un tableau peint

par un. baudet

X.

Ne

114.

Feuilleton du Petit Parisien.

Son opulent élève avait bien fait les cho-

ses.
Les autres l'avaient comblé de présents,
ce qui fait son éloge puisqu'il leur laissait
de si bons souvenirs.
Une salle attenant à la pièce principale
qui servait à la fois de salon, de parloir et
do salle à manger, était assez vaste et meublée pour des leçons d'escrime.
GüAND ROMAN INEDIT
Sabres, fleurets, épées de combat, masques et panoplies variées en formaient l'ornement et le mobilier.
TROISIÈME PART»
Le père Fritz y conduisit son visiteur et
dit
MÈRB
Vous voyez ma retraite, mon cher RoLE MARTYRE D'UNQ
ger. J'y vis parfaitement heureux avec ma
vieille payse, mon amie plutôt que ma servante. Et vous qu'étes-vous devenu ?
XVII (suite)
Le baron lui raconta brièvement ses avenExplosion
tures.
Aussi vous voilà riche ? reprit le malCe sont là des scrupules d'autrefois, dont
tre d'armes.
tm fait bon marché de nos jours.
Au-delà de mes désirs et de mes espéLe père Fritz, de taille moyenne, très vine sais pas si je jouirai longgoureux, fumait une bonne pipe dans son rances,demais jefortune.
ma
jardinet lorsqu'il aperçut, par dessus le mur temps
craignez-vous
?
Le
tête
d'un
l'enclosait,
la
passant
bas qui
arPeut-être.
rêté près de lui.
En effet. Vous semblez triste l
A soixante-sept ans, l'ancien prévôt avait
Vous
vous en êtes aperçu ?
encore la vue parfaite.
Oui, ou j'aurais mal vu.
Il tira sa pipe de ses lèvres à demi rôties
soupira
Roger
et dit
Vous ne voua trompez pas.
Je ne me trompe pas, c'est bien vous,
histoires de femme
Des
itoger
Roger de Rouves.
Oui,
Peut-être.
cher maître, et je viens vous voir.
père Fritz haussa les épaules.
surprise
donc.
Le
Entrez
Quelle
Valent-elles la peine qu'on se donne
Le vieux se dirigea à grands pas vers sa
tnaisonnette.
pour elles ? fit-il.
Roger ne répondit pas.
je suis- donc heureux de votre vi11 dit seulement
«<t«, dit-il.
Je viens vous voir d'abord parce que je
l'ancien prévôt était sim.
Le home
suis heureux de youa serrée la main.
Çlâ, oonfortabla et coquet.

?.

Que

de

Et moi donc t
Le baron ajouta:

Et parce que j'ai besoin de voua.
A quel sujet2
J'ai un duel.

Quand

Ce soir.

Sérieux ?
A mort.
Le vieux gronda

Vous si calme, si bon,
car vous étiez la bonté même jadis. Un peu
fier, un peu fermé. un peu sauvage, mais
doux. franc et loyal
Peut-être, mais j'al un duel tout de
même. et l'un des deux y restera.
Diable

fine

Vous

L'autre ?.
C'est un pilier

de salles d'armes, rare

lame. Sa réputation est faite.
11

s'appelle ?

Le comte Raoul d'Andelle. Probable-

ment vous lirez son nom dans les journaux
demain, le mien aussi peut-être.

Je le connais. Et vous allez vous battre avec cet individu-là ?
Il le faut.
Causses graves

Certes.

Une femme

?

?.

Pas précisément. beaucoup de raisons. bref, une haine atroce. Aucun
moyen d'éviter cette rencontre.
L'agresseur?.
Moi.

Le père Fritz sursauta

Mais,

pauvre enfant, vous allez
vous trouver dans un état d'infériorité termon

rible. On se rouille.
A qui le dites-vous ?
Combien y a-t-il de temps <jue ;vou3
n'avez fouolaé une epôg t..

sept ou huit ans peut-être.
Le vieux se gratta 1 oreille.
Comprends rien, fit-il.
Roger sourit.

Son sourire était calme mais un'peu mé-

lancolique.
J'ai un avantage, dit-il. C'est que pour
moi la vie n'a aucun prix. Alors je peux
marcher à fond..
Vous étiez bon jadis, fit l'Alsacien.
Voyons un peu si ça va encore.
il se leva, revêtit son costume de maîtres
d'armes, obligea son élève à l'imiter, décrocha deux épées, lui en donna une et se mit
en garde.
Pendant un quart d'heure lé maître et l'élève ferraillèrent en conscience.
Alors il y eut une pause.
Ça ne va pas encore trop mal, dit le
père Fritz. Vous n'avez pas tout oublié.
Vous m'avez donné du mal. Je suis en
nage. Recommençons.
Les coups se succédaient, serrés comme
la grêle.
Le père Fritz donnait des conseils.
Voyez vous allez vous faire embrocher comme un poulet. Ferme. Pas ça.
Il y eut trois quarts d'heure d'exercice.
Le professeur était content, mais il n'en
pouvait plus.
Il continua sa leçon, assis sur une chaise,
et ce fut la partie intéressante.
Ses conseils étaient d'une sagesse indiscutable.
Sur le terrain, ce n'est pas comme à la
salle d'armes.
Il faut de la résolution, de la prudence
et de la fermeté.
Il conclut, après une conversation avec
son élève, dans laquelle Roger lui avait etpliqué son état d'âme

boires, mangeait à leur table et payait sa
quote-part comme les camarades
Pendant qu'il « potassait Il les maladies
de la gorge, de l'oreille et du nez, un orfèvre-joaillier cherchait, dans les herbes du
terrain vague, des motifs de pendentifs, des
sujets décoratifs pour bagues, broches et
pommes de cannes. Un sculpteur ayant
trouvé un jour, dans la rue, une énorme bi1che de chêne, y taillait à grands coups de
ciseau et de gouge une efHgie féminine qui
C'est une maison abandonnée qui s'élève estomaqua les « fauves Il même du Salon
d'automne, cependant qu'un peintre, amouaux confins du quartier Rochechouart,
reux du bleu de Prusse en fourrait tant qu'il
dans une rue d'aspect paisible
pouvait sur une toile blanche. autour d'une
et silencieux.
petite femme habillée de ses cheveux, et inC'est une toute petite maison de briques titulait froidement cette étude en bleu masuperlativement peintes eu rouge sombre jeur le Songe de la nuit et du silence.
et toute bariolée d'affichés. Sa porte est
close, et ses fenêtres le sont aussi, pour la
Et les mois, doucement, s'écoulèrent. Un
plupart. Elle a pour horizon un terrain vaan, puis deux passèrent. Le rapin, qui
gue semé de grosses meulières et historié, avait
eu la triomphante idée de venir s'insici et là, d'un seau de toilette en émail bleu,
taller
dans cette maison sans propriétaire,
veuf de son anse et d'un panier dont le
était parti, cédant la place à d'autres camafond n'est plus qu'un souvenir.
rades.
Le médecin avait été étudier, à
Sur cet horizon se dresse, massive et magnifique, une maison moderne, avec ascen- Vienne, les moyens les plus scientifiques et
les plus neufs de vaincre les dermatoses.
seurs, électricité, monte-charges, etc.
La petite maison de briques rouges était, Le joaillier-orfèvre demeurait, avec ses moil y a trois ans, déserte. Un écriteau se ba- dèles en plâtre et en cire, le principal occulançait à sa porte close 1( Pour la location, pant de l'immeuble. et y avait amené de
locataires.
s'adresser à côté», disait laconiquement nouveaux
Mais
le
procès
intenté à la Ville de Paris
cette pancarte, lavée à toutes les pluies.
le
terrain
du
propriétaire
à moins
Un rapin passait par là, en quête d'un par
soit
précisément
le
contraire
que
ce
ne
logis, car un sien propriétaire, peu respecdemeurant
toujours pendant et aucune sotueux des besoins de l'art, et fort enclin à lution n'intervenant,
jamais on ne leur defaire rentrer l'argent de ses loyers, lui avait,
la
manda
moindre mdemnité, jamais on
la veille, enjoint comminatoirement d'avoir n'exigea d'eux
le versement du plus petit
à décamper.
acompte
comble
et
de bonheur le reCe rapin vit l'écriteau, toisa du regard le
ceveur des contributions oublia fermement
petit hôtel, se dit en caressant sa barbiche
de déposer dans la boite aux lettres du petit
Il Ça ferait bien mon affaire », sourit, relut
briques superlativement peintes
l'écriteau, lut aussi une inscription lapi- hôtel aux sombre,
la collection de feuilles
rouge
daire, tracée par les gamins du quartier, en
blanches, bleues, vertes, roses, jaunes, qu'il
qui affirme que « Grollard est une gourde » essaime
largement, à différentes époques de
et, finalement, suivit le conseil donné par l'année, chez
quantité de nos concitoyens.
la pancarte. Il s'adressa « à côté ».
Et voilà ce que fut le dernier temple de
la bohème. Elle pourrait avoir son histoipetite maison tout comme la célèMadame, dit-il à une avenante jeune re, cette
femme qui venait de lui ouvrir la porte, je brc « Childebert ». Quel Privât d'Anglemont
l'écrira ?
viens pour visiter le petit hôtel
Mais, hélas! il n'est bonheur qui ne passe
C est pour louer dit la jeune femme.
et s'efface. Un écho paru dans un journal
Peut-être.
C'est que si c'est pour louer, je ne sais du soir a donné l'éveil. Et il se pourrait
bien qu'avant peu on invitât nos jeunes
pas qui est le propriétaire.
La face barbue du peintre exprima la ju- gens à transporter ailleurs leurs dieux la.
bilation la plus intense en méme temps res. je veux dire le buste de la femme inconnue, le masque de Beethoven et celui du
qu'une stupéfaction profonde.
C'est vrai dit la gardienne de l'hôtel. Dante, parure de tous les ateliers de jeunes
Le propriétaire a vendu le terrain à ta artistes. Le receveur des contributions préen hâte ses feuilles. La gaie aventure
ville. La ville en a revendu une partie. pare
fin et tous ceux qui ont renouva
prendre
Il y a je ne sais quel mic-mac là-dessous,
velé Murger, et les buveurs d'eau, se disperun procès, des histoires à n'en plus finir. seront
Alors moi n'est-ce pas. je ne sais même Louise. en chantant le chœur célèbre de
pas combien on veut le louer.
Enfants de la bohème
Je le loue dit le rapin tout frémissant
COMME AU TEMPS DE

MURGER.

Le dernier asile

de la bohème

sacrée.

On s'arrangera après.
Et le denier à Dieu, dit la jeune femme?
On s'arrangera aussi après quand je
saurai combien je loue. C'est dit ?
C'est dit répondit la gardienne un peu
interloquée. Voulez-vous visiter ?
Comment donc ma belle enfant Montrez-moi le chemin.
de joie

Nous aimons qui nous

aime.

Gageons que dans quelques années ils sa
souviendront avec attendrissement de l'asile qui abrita généreusement leurs espoirs et
leurs songes, de cette petite maison de briques rouges qui s'élève aux confins du quartier'Rochechouart,dans une petite rue quasiprovinciale. dont je ne vous dirai pas la

La belle enfant eut un sourire, prit un nom.
Jean CLADDE.
trousseau de clefs et introduisit, quelques
instants après, le rapin dans « son hôtel
Le bon peintre constata que la maison
comportait huit ou dix pièces un grenier,
une cave, un service d'eau complet. que le
terrain foisonnait de ravenelles et d'herbes
PAQUES ENSOLEILLÉES
saugrenues, pensa que sa petite amie pourrait « poser quelques séances » là-dedans Il fit, hier, à Pariset dans ses environs, un temp;3
et fila, tel le zèbre de la légende, non sans merveilleux. Dans le ciel d'azur, où ne flottait
avoir un peu lutine son Iphigénie effarou- aucun nuage, le soleil brillait très agréablement.
chée..
Après être resté caché si longtemps à nos yeifr,
Phébus nous devait bien cette revanche.
Dans les gares, dès les premières heures du
jour. les trains avaient été pris d'assaut; chacun
tenait à aller revivifier ses poumons au grand
air des champs.
Ceux qui ne purent s'éloigner allèrent se pro«
mener au bois de Boulogne, qui ne cessa de peC.
senter, jusqu'au soir, l'aspect le plus animé.

Notre rapin n'était point égoïste, et ne se
conduisait point à la manière de ceux qui,
au café, se couchent sur quatre chaises pour
n'avoir personne à leur table.
Il choisit parmi ses amis, ceux qu; lui parurent dignes de ne plus payer de loyer ni
d'impôts et quinze jours ne s'étaient point
écoulés que la petite maison de briques rouLA SANTÉ DE M. MORÉAS
ges était pleine du plus joyeux tohu-bohu.
Et ma foi, on y œuvrait de bon cœur,
A l'accalmie qui s'était manifestée, ces jours
d'enthousiasme et d'arrache-pied.
derniers, dans l'état de santé du poète Jean MoLes petites amies elles étaient plusieurs réas, a succédé une nouvelle aggravation.
posèrent d'innombrables séances dans le
A la maison de santé de Saint-Mandé, on nous
terrain. On m'a même conté, que, par les a déclaré, hier, que le malade après avoir
passé
belles nuits d'été, alors que le pas mélanco- une nuit très mauvaise, était en proie à une fièlique des agents sonnait plus clair sur le vre violente qui inspire les pires inquiétudes a
bitume, elles allaient, vêtues de seuls ses amis.
rayons de lune, érigeant dans le terrain lépreux, soudain ennobli par l'ombre, le siLES DOSSIERS DE LA COUR DES COMPTES
lence et la calme lumière bleue de Sél-éné,
Une conséquences inattendue de l'inondatian
la changeante, leurs jeunes corps harmosera la destruction d'un certain nombre de dosnieux.
Aux jours d'automne, cependant que les siers de la cour des comptes. Les eaux ayant enbourgeois pourvus de numéraire se prélas- vahi les caves de l'immeuble de la rue Cambon,
noyèrent les paperasses..Sur l'avis du conseil
saient à la mer, nos bohèmes gaiement, se supérieur
d'hygiène, la Chambre des députés
donnaient l'illusion de la nature dans leur
appelée, avant de se séparer, à voter une
terrain semé de culs de bouteille et fleuri sera
loi
ordonnant
la destruction de tous les papiers
de pavots. En hiver, dans la fumée bleue
ont été en contact avec les eaux polluées et
des pipes, à l'heure où il fait bon causer et qui
qui,
de ce fait, pourraient présenter un danger
rêver, avec des amis que l'on aime, un virla santé publique.
tuose faisait chanter, dans un piano de pour
majeure partie des pièces de comptabilité
louage, l'âme hautaine de Beethoven, la son- quiLavont
être détruites ne remontent pas à vingt
gerie mystérieuse de Weber, la grâce étincelante de Chopin. Et l'on y discutait De- ans certaines datent de îuui, Woà, rjuti et iwi.
bussy et Dukas, on y abominait Carolusl'accident DU JOCKEY LECAVELIER
Duran, on y exaltait Matisse-Henri. On y
votait la fin de l'Institut. On s'y grisait de
Le jockey Lecavelier, qui tomba, samedi, aux
Baudelaire, de tabac, de blague, de verve courses de Saint-Ouen, où il montait le cheval
outrancière, autour d'un thé trop clair ou Turbin, a subi l'opération du trépan, qui a réussi.
de canettes trop

petites.

Néanmoins, son état reste grave.

AU PROFIT DES INONDÉS

Un soir, on y donna un 6al costumé, un
vrai bal, avec des illuminations, un orchesLa vente de charité organisée au profit des
tre, des bannières, des danseuses, un buffet,
une réduction des Quat'z-Arts sous une flam- inondés par un comité de notables du dixièbée magnifique de lampions versicolores.
me arrondimsement, presidé par le docteur
assisté de M. Marin, directeur de
Rotillon,
Et Ion y mena, toute une nuit la plus
triomphante bacchanale que l'on pût rêver, l'écele de la rue Martel, a obtenu un très
parmi le silence effaré et hostile des voi- beau succès.
Plus de trois cents généreux donateurs
sins.
répondu à l'appel du comité.
avaient
cénacle
s'élargissait.
Un
médecin
Le
était
Les vendeuses, toutes plus charmantes les
venu, par goût, vivre avec les rapins et
leurs compagnes, s'enthousiasmait de leurs unes que les autres, ont rivalisé de grâce
rêves, partageait leurs espoirs et leurs dé- pour attirer les chalands à leurs comptoirs.

Mon enfant,
il voyait toujours son
élève à quinze ans
celai qui a fait le
sacrifice de sa vie, est bien fort. Allez, puisqu'il le faut. Point de tâtonnements. Vite
et raide. Ne vous laissez pas fatiguer.
Ils se quittèrent.
L'Alsacien avait une larme à l'œil.
Si je survis, lui avait dit le baron,
vous aurez un mot demain matin. Adieu,
maître,
c
Au revoir.
Eu quittant la petite maison de Passy, il
erra un instant dans le bois de Boulogne,
reprit une voiture, rentra dans Paris, passa
chez le notaire pour s'assurer que les formalités avaient été remplies pour son acquisition de la maison Browski, eu il allait
jouer sa vie.
Sa vie et son bonheur!
Car que pourraient lui refuser Mathilde,
et aussi la comtesse de Marans, s'il les délivrait du cauchemar qui pesait sur elles depuis ce fatal mariage ?
Puis il rentra chez lui après un déjeuner
dans un des restaurants qui avoisinent la
rue de Bougemont.
Là, il s'étendit sur son .lit, essaya de s'endormir et d'écarter ses préoccupations, en

attendant l'arrivée de son fidèle Michel Cazères qui devait venir le prendre.
Mais il ne put trouver qu'un sommeil agité, fréquemment interrompu, coupé de sursauts et de réveils soudams.
Un docteur aurait constaté chez lui un état
fiévreux qui ne le laissait pas en possession
de tous ses moyens et de lui-même.
La bataille qu'il allait engager était grosse de trop de conséquences.
D'ailleurs aura;it-elle lieu ?

S"f-

C'êtait surtout ce gui le tourmentait,

Raoul d'Andelle n'allait-il pas éventer
le piège ?
Donnerait-il dans le filet qui lui était
tendu ?
Sinon, tous ses projeta étaient à vau-l'eau.
Il naurait plus qu'à renoncer à la lutte et
ù abandonner cette adorée Mathilde à soo
sort.
Provoquer Raoul d'Andelle en un lieu dublic ?
Sous quel prétexte ?
Et à quoi aboutirait cette provocation T
A un de ces duels à la mode d'où on sort
avec une égratignure ou iuêine sans aucun
Ce

résultat ?

Quelle dérision 1
Son plan échoué et l'ennemi sur ses gai*.
des, tout était perdu.
Lui, que deviendrait-il ?
Sans boussole, sans but, incapable de se
débarrasser du fantôme qui s'était attaché
à lui, indifférent à tout, aux charmes de la
richesse, à ses jouissances, ne voyant dans

l'univers qu'une seule femme, sa victime,
comme si, en représailles de son attentat,
par un châtiment mystérieux elle était devenue sa chaîne, sa tunique de Nessus, l'inséparable et brùlant vêtement collé à ses
chairs et dont il ne pouvait se débarrasser,
que ferait-il ?
A cette question, il n'osait répondre.
Tout ce qu'il voulait savoir, c'était que
dans cette partie suprême, ü jouait son
va-tout, sa dernière carte.
L'enjeu c'était son honneur réhabilité par
un acte de bravoure, son amour dont il don.
nerait la preuve éclatante 'en risquant sa
vie pour lui.
(A suiure.)
Chables Mérouvel.
Xiadocuos«t reproenctiontormeUement"i^nHm"

Dernière Heure1
ÛÊPECHES

9 CQÏ1UH1OÏM» ttLÉPHQMiaUES

DES COWŒSPQHDaJJTS STlCUBX

DU

HHTT

P&S1SIER

Au cours d'un vol d'essai, l'aviateur Dutour a fait une chuta, brisant le châssis de
son appareil, una roue, une aile, et'son hélice.

Vers dix heures, Métrot a fait un beau vol
de deux heures, terminé par un atterrissage
très réussi. Quelques instants après, cognes
a couvert deux tours de piste, et a effectué
plusieurs vols de 150 il 200 mètres,

1

e fiancé perpétuel
CONTES DU, PETIT PARISIEN

j'ai

faite.

La cuisine est potable mais
quels rasoirs que ces gens-là On sa

crève positivement dans cette maison.
Bah une fois que vous aurea
épousé la jolie personne, vous pourrez
vous garder un peu'à distance de la famille.
Epouser la jolie personne. voua
badinez. Mais je ne 1 épouse pas du
tout.
Comment vous ne l'épousez pas
Jamais de la vie et la preuve, c'est
que je compte bien, avant un mois d'ici,
vous amener dans une autre maison,
parfaite celle-là.
Je restai légèrement interloqué
Dites donc, espérons que cette troisième fois sera la bonite. Déjà deux mariages manqués 1

t

Alors, c'est entendu, avait dit JacPar désespoir d'amour
la yeille, en me serrant la
ques
main, je vous emmène dîner demain
femme
biûle
vive
Après un discours de M. Ducourant, préune
se
ES GRANDES ÉPREUVES DE L'AVIATION
chez ma fiancée. Rendez-vous entre sept
sident du comité d'organisation, et l'élecet sept et quart au bar de la place
tion de M. Chevalier, de Bordeaux, comme
Une
journalière
dix-huit
de
Mlle
Erans,
président du congrès, les assistants ont vo- Le
nestine Jacood, habitait depuis quinze jours Malesherbes.
L'invitation n'était pas pour me déplaité une adresse de dévouement au ministre
Catane, 27 mars.
rue du Landy, 76, à Aubervillie.rs, avec un
ouvrier cimentier, M. Blanchi, de dix ans re déjà, deux ou trois mois auparavant,
Une diminution sensible du courant de la de l'Instruction publique et des félicitations
M.
à
Jourde,
député, qui a toujours défendu
Jacques B. m'avait ainsi sans façon
lave a été constatée comme largeur, hauplus âgé qu'elle.
Pitié!
j«i:e
U
ÉNORME SUDS
otui
leur
UN
teur et vitesse. Pendant la matinée, la lave
cause.
Celui-ci crut d'abord que son travail lui amené un soir chez ses futurs beaux paLes congressistes se sont ensuite répartis
avançait & une vitesse de dix mètres à
fournirait des ressources suffisantes pour les rents. J'avais
été reçu par de fort aimal'heure et, dans la soirée, cette vitesse était en commissions qui délibéreront mardi en'
(DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL)
faire vivre tous deux.
bles gens et j'avais fait un excellent diDeux 1
réduite à quatre mètres. Tout danger sem- séance publique.
Mais il dut bientôt constater que la situaCannes, 27 mars.
qui
n'est
si
banal.
ner,
ce
pas
Eh bien, la rue Cardinet et i3 rue
ble écarté pour les villages de Borrello, Beldevenait difflcile.
Cannes la délicieuse petite viUe Blottie au tion
Naturellement
fus
exact
rendezAlors,
je
Nieolosi.
COLLISION
au
et
ENTRE
SOUS-MARINS
il
de Rennes, ça fait deux 1
p: oo
essaya de faire comprendre à la
pied de l'Estérel sauvage, battue par les
L'apéritif
de
rigueur
absorbé,
Le spectacle, la uuit, est imposant. Une
vous.
fenune
contribution
dépenAh
cher, j'en avais déjà raté
que sa
aux
grands flots bleus de la Méditerranée, tou- jeune
mon
sortions
rivière de feu de dix kilomètres glisse le
du
bar,
Jacques
Cherbourg, 27 mars.
communes ne serait yas de reste. Sitôt comme nous
trois ou quatre avant la rue de Pannes.
jours inondée de soleil, constamment fleu- ses
qu'il
lui p;irla de chercher quelque ouvrage, B. héla un fiacre.
long des pentes d» l'Etna, illuminant les
Au moment pù ils rentraient à l'arsenal, rie, éternellement odorante, est, de par sa
Ma physionomie dut traduire une imC'est à deux pas, mais il y a une pression
nu ^es, pendant que de forts grondements les sous-marins Prairial et Français se sont situation même, une ville prédestinée au elle s'imagina que c'était là une rupture dédéfavorable, car Jacques B.
font croire à une fusillade et à une canon- abordés.
luxe.
telle boue. Cocher, rue Caramet.
Et en fait, chaque hiver, toute l'aris- guisée et, fondant en larmes, elle s écria
ajouta
nade très nourries. De nombreux étrangers
Le Français a eu une tôle légèrement en- tocratie mondiale s'y presse, heureuse de a Si tu rne quittés, je me tuerai.
Rue
Cardinet,
fis-je
étonné,
quand
Je vois, mon cher, que ces affaire*»
sont accourus à 'l'aormina, de Païenne et de foncée au-dessus de la ligne de flottaison.
Par suite de lircon stances indépendanvivre sous ce ciel azuré où les heures coufûmes
insérés
dans
le
véhicule,
nous
tes de sa volonté, le cimentier, le soir, fut
Syracuse, mais les ascensions sont develà me font du tort dans votre esprit.
lent rapides et sans heurts.
n'allons
directement
chez
nous
pas
fort
difficiles
fort
dangereuses
et
retard
de
voquelques heures.
Mais non.
en
nues
Cannes est habituellement calme toute la en
DU
tre
fiancée?
raison d'une pluie accompagnée de grêle et LA
Alors,
doutant
point
de
ne
Mais si. Il faut que je vous explimatinée, très calme. Or, aujourd'hui une
son malheur,
Mais si.
de neige tombant sur le volcan.
Saint-Etienne, 27 mars.
grande animation règne par les rues; une et décidée à tenir parole, la jeune femme
mon cas. Il est très simple et en
La famille a donc déménagé. C'é- que
Au cours d'une réunion tenue, la nuit der- sorte de fièvre s'est emparée de ses habi- imbiba ses vêtements d'essence, et y mit le
féu.
tait rue de Rennes, il me semble, que même temps il n'est pas si simple que
LES RELATIONS TURCO-BULGARES nière, à la Bourse du travail de Firminy, tants.
Un vit bientôt la malheureuse s'élancer, vous m'aviez amené.
C'est qu'aujourd'hui commence le meeting
un ordre du jour a été adopté rappelant l'éPréalablement, deux nouveaux cocktorche
vivante,
milieu
de
chec
d'aviation
comme
une
la
de
la
grève
des
métallurgistes
Firde
et
tout
à
l'heure
la
au
Comment,
ville
entière
de
Rennes
Coiutantinople, 27 mars.
Ah tails furent commandés.
rue
et déclarant qu'il est indis- prendra le chemin de l'aérodrome de la Na- rue, en poussant des hurlements de dou- oui, c'est vrai, mais ma fiancée n'a
Lu communiqué publié aujourd'hui re- miny en
pas
leur.
déménagé.
connait les excellents résultats de la visite pensable que l'appui de tous les travailleurs poule.
n'est
plus
la
même.
ce
Des voisins s'empressèrent de venir à sou
J'y suis allé
la région soit assuré aux grévistes du
Charmant, cet aérodrome
du roi l'erdinand et termine en disant qu'il de
Ah bah 1
de
découle, fit Jacques
situé ù sept kilomètres à peine de la ville, secours, étouffant sous des couvertures les
Chambon-Feugerolles.
loin
constaté
les
deux
Etats,
de
été
Oui,
que
a
j'ai
rompu, rue de Rennes. ce que j'en suis arrivé à avoir plein le
dans une plaine abritée des vents par le flammes qui la dévoraient.
poursuivre une politique agressive, sont
Oh
n'a
M.
Pruvost,
grand massif de l'Estérel et assez éloignée
commissaire de police, la fil
ça
pas d'importance, j'ai troir- dos de dîner au restaurant. Vous comLE CRIME 0£ MtZERA Y
sincèrement pénétrés des avantages que
de la mer pour ne pas craindre les folles transporter en hâte à l'hôpital Saint-Louis. vé aussi bien, sinon mieux, rue Cardi- prenez, j'y déjeune tous les jours, je
leur assurent des rapports amicaux de bon
brises du large qui, par beau temps, vien- Elle y a succombé, hier matin, à ses atro- net.
vais au café régulièrement pour l'apérivoisinage.
Les assassins s'acharnèrent
multiples
et
nent
mourir
brûlures.
au-dessus
des
ces
grèves.
Je
fus
surpris
outre mesure du tif, je passe volontiers la soirée au bar
ne
pas
Les souverains de Bulgarie ont assisté au
Fort
bien
étudié,
l'aérodrome
possède
des
ton
de
désinvolture
déjeuner offert en leur honneur à l'ambasavec lequel Jac- ou à la brasserie, j'ai bien le droit, j'imaTUÉ
VOIE
tribunes
leur
vastes
malheureuse
luxueuses,
victime
et
sommet
au
sur
B.
m'annonçait
France.
de
sade
le transfert de gine, d'aspirer à ce qu'on appelle le diques
desquelles les étamines légères aux couaffections
les
Dans
plus
chères d'un quar- ner chez soi, le dîner à la maison.
la soirée d'hier, un jeune homme de ses
leurs multicolores s'agitent gaiement.
LA CUISE
tier
vingt-trois
M.
de
Paris
Alfred
à
Boscher,
traverans,
Les hangars où reposent les oiseaux méun autre. Car à l'occasion
Vous me direz mariez-vous. D'acLa Flèche, 27 mars.
sait
la
voie
de
Deuil,
lorsque

il
m'avait
gare
survint
en
introduit
dans la famille cord, c'est pour cela que j'ai commencé
Nous avons dit, hier, dans quelles cir- caniques, au nombre d'une quinzaine, sont
Rome, 27 mars.
454,
qui
le
train
le
tamponna
et
le
tua
de
la
également
bien
très
de
Rennes,
sur
construits.
il
constances
A
l'intérieur
rue
veuve Belland, âgée de quane m'avait point il v a déjà cinq ou six ans à nourrir de
Les jouraaux disent que M. Luzzatti a eu tre-vingts Mmedemeurant
le coup.
chacun
de
d'eux,
les
mécaniciens
fait
l'effet
Mczeray.
à
avait
s'agitent
d'un
prétendu
ardemment premiers projets matrimoniaux.
aujourd'hui de nouvelles conférences en vue été blesséeans,
et les aviateurs jettent sur les appareils
à
de
fusil
puis
étranglée
épris.
coups
Nourrir est le mot exact, car j'étais
de former le cabinet. 11 a, notamment, négo- par des inconnus.
l'ultime coup d'œil avant la grande bataille
Nous
étions
du
reste retirés de invité, selon l'usage, à venir désormais
nous
cié pour amener M. Sacchi, radical, à faire
Ce forfait fut précédé d'un coup de main sportive.
bonne
heure,
Jacques
B.
partie du futur ministère. Les journaux as- commis par les mêmes assassins, Dans la
tt moi, sous dîner chaque sor chez les parents de
Le temps
Une chute de Molon }
prétexte
surent que M. Luzzatti a confiance de pou- nuit du 24 mars, d'audacieux bandits tentèquelconque,
un
et nous étions la jeune fille, dont la main m'était provoir former le cabinet avec le concours des rent de tuer à coups de fusil les époux Boiallés
finir
ensemble
La
journée
la
d'hier
soirée dans un mise. Ah 1 mon ami quelle satisfaction
Cannes-Aviation, 27 mars.
a été très belle.
radicaux toutefois, ils constatent que dans vin, à Yvré-le-Poliu. Ceux-ci, qui étaient
La
température
(S°0;
music-hall,
été
supérieure

il
moyenne
Le
a
sembla
meeting
débuté
a
ne
par un temps merpas du tout de goûter régulièrement une bonne cui103 a la normale.
le cas où ce concours lui ferait défaut, il chés, essuyèrent .un coup de feu, tiré parcougêné
dans
veilleux. L'atmosphère est calme et tout à deUn
façon
la
de
prendre de l'a- sine bourgeoise dans un cadre familier
sa
temps beau et doux est probable.
pourrait également constituer un ministère fenêtre, Ils ne furent heureusement pas at- fait propice
musement
la
réserve
par
que lui au et sympathique Mais, chose singulièsolide disposant de l'appui entier et cordial teints. Les malfaiteurs s'enfuirent et
une femme veut jeter
Dès dix heures du matin, plusieurs conrait
se
rendicter
l'arrière-pensée
pu
de sa si- re, à mesure que je savourais davantage
de M. Giolitti et de ses amis.
dirent
Mézeruy, où ils assassinèrent, dans currents prennent le départ pour disputer
fillette
dans
la
Seine
une
tuation.
Actuellement, on ne peul encore indiquer les circonstances que l'on sait, Mme veuve le prix du tour de piste, le prix de durée, le
cette joie, je reconnaissais, à d'irrécuUne
femme,
dont
l'identité
liste
probable
de
n'a
noms.
une
pu encore
prix de régularité et le grand prix de Can- e-tre établie, cheminait
Belland.
sables indices, qu'en dehors des repas,,
L'intérieur
titubant,
hier
dans
en
lequel je fus admis je n'étais point fait du tout pour la vie
L'assassinat fut sauvage la pauvre fem- nes.
après
midi,
le
quai
de
Passy.
Elle
sur
teCardinet
L'ÉTRANGE MORT D'UNE STÉNOGRAPHE me reçut un coup de fusil au flanc gauche,
était
A dix heures précises, Molon prit le défort confortable et de ménage et de* famille.
nait à la main une fillette de trois ans en- rue
semblait
puis les bandits se jetèrent sur elle. Comme part de façon magnifique et monta aussi- viron,
réfléchir
une agréable aisance
Qu arriva-t-il, naturellement? Le maqui paraissait exténuée.
elle respirait encore, 1 un d'eux prit une tôt à une trentaine de mètres. Après avoir
de
New-York, 27 mars.
la
part
de
habitants.
Famille
ses
es- riage se rompit. Et, naturellement, repromeneurs, intrigués par les allu- sentiellement bourgeoise.
Jeudi dernier, une école de sténographie vieille paire de guides et l'étrangla. Les as- fait le tour de piste à cette hauteur, il fut TesDes
Le
maître
de pris de mon dégoût des dîners au resétranges
de
l'inconnue, se mirent à l'obenvoyait Mlle Ruth Wheeler, âgée de seize sassins s enfuirent, emportant quelques piè- rejoint et talonné par Christiaens qui, à son sorver. lls la virent
la
maison,
négociant
soudain s'arrêter et
en tissus, un très taurant, je me laissai entraîner à conces d'or. L'enquête n'a, jusqu'à présent, don- tour, venait de prendre le départ.
ans. occuper une place vacante au bureau né
bel
homme,
d'une
l'enfant comme pour la jeter
mise irréprochable, tracter un nouvel engagement. Et ce fut
Pendant cinq ou six cents mètres les deux empoignea
aucun résultat.
de M. :Albert Wolter.
dans
parlant
le
fleuve.
avec une autorité bienveillante, la même aventure qui m'arriva dans de
aviateurs volèrent bord à bord. MalheureuLe cadavre de Mlle Ruth Wheeler a été
Se
précipitant,
ils
réussirent
mais
à
l'empécher
'une fâcheuse tendance à glisser nouvelles circonstances.
trouvé tout déchiqueté et à demi consumé, LES PATES EMPOISONNÉS sement dans un virage, Christiaens en pas- d'accomplir
des calembours superflus dans la conson geste.
sant dessous provoqua par son remous une
aujourd'hui après midi, se balançant à une
Ah
Conduite
mon cher, en tout il n'y1 a qu'un
poste,
la
femme,
qui
était
au
véritable
embardée
versation.
La
de
.Molon
en
qui
échelle, près du bureau de M. Wolter.
fut
jeté
affable
et
effacée.
maman,
SOIXANTE-QUINZEPERSONNES MALADES
premier pli à prendre. Dès lors l'état
hors de la piste, son appareil décrivant un état d'ivresse, s'évanouit. Ce fut en vain
Quant
à
la
Ce dernier a été arrêté.
fiancée
elle-même,
rêve
un
de fiancé est devenu pour moi une seLiile, 27 mars.
brusque crochet à droite et capotant dans un qu'on la questionna. Elle ne put fournir la de fraîcheur blonde et de grâce élancée.
Nous avons raconté quà la suite de l'in- champ voisin. Molon se releva seul, ayant moindre indication sur son identité.
oonde nature. C'est un état charmant
C'est-à-dire,
BOURREAUX DE SOLDATS gestion
premier
aspect,
ledit
au
rèpâtés,
plusieurs
de
personnes d'Hai- seulement quelques égratignures au vid'ailleurs, qui a toujours été vanté par
Deux fous daagereux
second
aspect
je
ve,
car
lui
trouvai
au
luin
avaient
été
empoisonnées
l'une
et
que
sage. Le côté droit de son appareil est en Dans un accès subit de folie furieuse,
les poètes aussi bien que par les philoDresde, 27 mars.
des
r
grandes
mains
Henri
David,
avait
d
elles,
NI.
succombé.
mal
dessinées,
et
un
partie
détruit.
Heureusement
l'aviateur est employé de
son sophes, comme celui qui résume le plus
Le conseil de guerre a jugé une scandaPaul
Aibaret,
joli
avait
ordonné
l'autopsie
tenteprofil
Le
du
parquet
commerce,
rappelait
arrivé
ici
catrop
appareil
celui
de
rechange.
avec
un
peu
un
leuse affaire de mauvais traitements qui davre. Cette opération a établi que M. Henri
de pur bonheur. Seulement, on ne saucinq ans, demeurant dans un hôtel situé 46, d'un mouton. Mais
Crochon
Frey
et
prennent
ensuite
le
dégarnides
uhlans
régiment
passons.
passée
s'est
en
au
rait rester le fiancé perpétuel de la mêDavid était bien mort des suites de l'empoi- part et se poursuivent pendant plus de 30 rue de la Jonquière, se mit, hier après midi,
S'il
avait
de
part
vis-à-vis
maréchaux
des
logis
Les
y
de
Oschatz.
sa
à
son me jeune fille. Il faut donc à un moson
sonnement causé par le pâté.
minutes. Pour éviter le retour de l'accident à briser le mobilier de sa chambre.
fiancé
certaine
coquetterie
une
Caspar, Schmidtgen, Neutschel et Gerlach
Attitrée par le bruit, la logeuse, Mme Aargnan- ment donné amener la rupture. C'est
Un autre habitant d'lialluin, M. Léon qui vient de se produire, l'homme qui
Jacques
reétaient accusés d'avoir pendant de longs Tonne,
lui,
paraissait
gnan,
binot,
soixunte-quinze
accourut. A sa vue, Albaret s'arma
ne
tisserand, est joint fait un tour à l'intérieur de la piste.
là le point délicat.
mois maltraité de la façon la plus indigne également en danger de ans,
soucieux
d'y
et,
répondre
pas
d'un
revolver
des
mort
vingt-cinq
et
deux
fois,
attira sur tentions
par
par
Edmond fait ensuite trois tours.
Uh
soyez tranquille, je me conduis
les hommes placés sous leurs ordres.
plus
elle.
Fort
particulières
sont
déclarer
qu'elheureusement,
des
projeccelles
encore
venues
personnes
aucun
que
toujours en galant homme, de telle faCes sous-officiers frappaient leurs subor- les avaient été indisposées par la dangePremiers
je
tiles
lui
porta.
avais
témoigner
ne
que
précévu
en
donnés à coups de pied et de poing, à coups reuse denrée, ce qui porte le nombre des vieMaîtrisé par des agents, te dé.ment fut dentes similaires occurrences.
çon qu'il n'en résulte rien qui pourrait
La
foule
avait
été
énorme
le
de
lance.
Plus
matin.
à
Ce
fut
de cravache et même coups
nuire à la réputation de mon ex-fiancée.
times au chiffre énorme de soixante-quinze. mieux encore l'après-midi, et les enceintes conduit à l'infirmerie spéciale du dépôt.
Le
dîner,
reste
très
correctement
été
relevés
à
leur
au
différents
ont
200
de
cas
M. Didiot, un jeune employés de com- servi et très bon, ne fut marqué d'au- J'adresse aux parents des lettres anode l'aérodrome virent défiler toutes les haucharge.
merce demeurant 1C7, rue Saint-Martin, cun incident intéressant. Un peu de mu- nymes, m'accusant de méfaits et de criPour justifier leur attitude ils ont dit qu'ils LA MYSTERIEUSE AFFAIRE DOBY tes personnalités actuellement en villégia- peut
ture sur la Côte-d'Azur.
se vanter de l'avoir échappé belle.
sique au salon après cela à dix heures mes plus ou moins impardonnables et
n'étaient pas assez surveillés par leurs ofQLes épreuves furent très intéressantes.
Un de ses voisins, Charles Lepage, trente- Jacques B. invoqua
je m'arrange pour que la dénonciation
Lille, 27 mars.
ciers et que ceux-ci étaient oppusés aux puobligation
de
une
paraisse justifiée; je suis éconduit aveo
nitions réglementaires.
Le comité qui a entrepris la réhabilita- Tour à tour Christiaens, Popoff Frey, Sands, neuf ans, porteur aux Halles, qui depuis toute importance et m'entraîna.
Crochon
tinrent
quelque
l'atmosphère avec une maîtemps était atteint de la manie de la
la plus grande facilité. Voilà ma vie,
Schmidtgen, Neutschel et Gerlach ont été tion du garçon de recettes Doby, a reçu auEh
bien,
deiîiejida-t-il,
trise
me
quand
persécution
Molon,
précipitait
remarquable.
même, après
soudain sur lui, la
se
condamnés à six semaines de salle de po- jourd'hui la visite du frère du disparu, M. avoir
cher. Des gens me blâmeront peutmon
fûmes
installés
devant
nuit
deux
dernière,
et
nous
passé
après-midi
lui
tirait
à
à
bout
cockmonter
portant
son
de
neuf
mois
prison
et
la
son
un tails, dans le bar de la
lice Caspar à eu
Louis Doby, habitant Hasnon, lequel est appareil de rechange, fit
être.
de
revolver
pleine
placls
nouvelle
poitrine.
Maleshercoup
en
une
sordégradation.
convaincu que le malheureux a été assassiVotre conduite n'est pas à l'abri de
à cinq heures et demie. Il fut applaudi
Par bonheur la balle vint s'aplatir sur un bes où nous étions retourné qu'est-ce
né, dans un immeuble de la rue Brule-Mar- lie
frénétiquement à son passage devant les portefeuille placé dans une poche intérieure que vous dites de la rue Candinet?
toute critique.
Dimanche il mars 1910.
son, chez un nommé X. aujourd'hui dé- tribunes.
du
veston de M. Didiot.
Notez bien qu'il n'y a dans mon
Mais. charmante maison. une
Barcelone. Un violent incendie a éclaté dans cédé.
Dans
Celui-ci
les
diverses
bondit
épreuves
disputées
le
porteur
sur
auaux Halles famille très agréable. une jeune fille cas aucun calcul sordide, comme 1 idée
11 est vraisemblable que des documents
ta fabrique d'apprêts et blanchiment de tissus
jourd'hui,
le
classement
réussit
et
à
le
est
le
désarmer,
suivant
non sans avoir été délicieuse.
de me faire nourrir gratuitement. J'ai
appartenant à la raison sociale Bertran frères. officiels seront bientôt communiqués au coPrix
du
Tour
cruellement
mordu
de
1.
piste.
Christiaens,
au pouce.
Cette fabrique est située au point dit Prat-Ver- mité, grâce à l'intervention politique de M.
des frais, beaucoup de frais. Je ne parle
Euh 1 euh laissa-tril échapper.
en 1 minute 41 secondes 2/5 2. Molon, 3. Un jeune homme renoersé
meil, à une certaine distance de l'hippodrome. Pottier, sénateur du Nord.
par une auto Je le regardai, étonné.
Frey, 4. Sands, 5. Crochon.
pas de la bague de fiançailles qu'on
Le feu prit naissance aux étendages et se comUn jeune homme de quinze ans, Antonio
Prix de la Totalisation de durée.
muniqua rapidement à la section des tissus imOh I je ne dis pas ça pour la jeune rend généralement, mais rien qu'en
1.
L'incendie
prit
de
telles
proportions
primés.
au
Say, demeurant 54, rue de la Réunion, a été fille. Elle est très bien la jeune fille. Elle bouquets, je dépense beaucoup plua
2 h. 58 m. 22 s.: 2. Crochon.
DEUX PÊCHEURS NOYÉS Frey,
début qu'à une grande distance, on apercevait
journée
En résumé, la première
du mee- renversé, vers une heure et demie de l'a- vous plaît, n'est-ce pas?
que ne me coûterait le restaurant.
la lueur des flammes. Les travaux d'extinction
Cannes
ting
de
près-midi,
obtient
boulevard
de
la
Chapelle,
succès
qui
39,
La Rochelle, 27 mars.
un gros
Il ne s'agit pas de ça mais, na
par
Mais, certainement, affirmai-je
furent très laborieux et bien qu'on ait pu saufait
bien
de
celles
automobile
qui
conduite
vont
suivre.
augurer
le
l'édifice,
les
chauffeur

déune
partie
de
locaux
par
se
Deux marins pêcheurs du port de Mortaver une
trouvez-vous pas un peu cruel de jouer
Rattaire, demeurant avenue Victorine, 67, avec politesse.
clara l'incendie, ainsi que les machines et une gne-sur-Gironde, partis à la pêche à l'entrée
Vous la trouvez mieux que celle de ainsi avec les illusions et les rêves d'une
grande quantité de marchandises qu'ils conte- de la Gironde, depuis le 23 courant, n'ont
Blanc-Mesnil (Seine-et-Oise).
LE MEETING DE BIARRITZ
au
jeune fille, n'avez-vous pas peur de lui
naient ont été détruits. Les pertes, non évaluées
Le jeune Say, qui avait une jambe frac- la rue de Rennes?
reparu.
et
plusieurs
pas
importantes,
familles
encore, sont
Mon Dieu, mon cher, je ne crois briser le cœur?
turée, a été admis d'urgence à l'hôpital LaLes recherches faites ont fait découvrir le
Biarritz, 27 mars.
vont être contraintes au chômage.
Jacques B. me répondit avec beaupas pouvoir me permettre de faire des
quille en l'air, dans la conche des
La semaine d'aviation de Biarritz s'est ou- riboisière.
Tanger. Le pacha de Tetouan envoya à Tan- bateau, la
comparaisons dans une question qui ne coup de gravité
Le feu dans un atelier rie celluloïd
verte aujourd'hui, en présence du ministre
ger les quinze anarchistes européens venant de noues à Meschers-les-Bains.
Oh pour ça non, mon cher, rasregarde que vous.
Les marins, qui sont le père et le fils Bo- des Travaux publics.
Gènes et qu'il avait incarcérés. Les consuls intéincendie
Un
s'est
déclaré,
hier
matin,
vers
ressés ont demandé à ce que ces prosciits soient niface, se sont noyés.
Mais pourquoi donc Allez-y
L'aviateur Le Blon, après trois essais in- dix heures, dans l'appartement de M. Judasurez-vous. J'y mets un tact énorme, et
réembarqués sur Gênes.
fructueux, a effectué un beau vol de cinq mi- let, fabricant d'articles en celluloïd, 45, rue
Alors, je vous avouerai. mais puis, je ne veux pas me vanter, mais
NOUVELLES EN DEUX MOTS nutes au-dessus de la baie, puis il est re- de Belleville.
ceci est affaire de goût toute personnel- je possède une grâce d'état, j'ai le don
Le congrès des employés
point
i1
de
départ
milieu
des
Le feu, qui avait pris naissance dans un le. je vous avouerai qu'en principe, je d'un certain je ne sais quoi, pour cela.
venu son
au
acclamations.
amas de celluloïd, placé à proximité d'un bec me sentirais plutôt incliné vers une pe- Jusqu'ici, après une rupture, il n'y a
wU Cinquante-cinq petits inondés sont, depuis
des universités de province quelques
de gaz, qu'on avait imprudemment laissé tite brune grassouillette.
jours, les hôtes de la ville de Lisieux. UN AVIATEUR TOMBE
pas une jeune fille qui ne m'ait dit
allumé,
l'atelier
de
M.
gagna
Judalet
et
se
•«vu L'adjudant Morvand, du 4e de ligne, qui,
Et moi, en principe, je préfère les « Mon cher Jacques, vous êtes un excelLille, 27 mars.
grande
rapidité,
propagea,
avec
une
étaconférence
Auxerre,
à
dans
L'AÉRODROME
des
aux
prononça
A
DE BRAMAS ges supérieurs.
blondes minces.
lent garçon, mais vous ne pouvez pas
Le troisième congrès national des em- parolesune
été puni de quinze jours
imprudentes,
a
ployés des universités de province s'est ou- de consigne.
Alors tout va bien.
Les pompiers de l'avenue Parmentier et de
vous figurer comme au fond je suis rala
faculté
aujourd'hui,
à
de
médecine.
vert,
Tout va bien tout va bien, grom- vie que mes parents ne veuillent plua
Marseille, 27 mars.
la rue des Pyrénées parvinrent à se rendre
h
A Toul, un garçon tripier. Henri Hamann.
Des délégués des principales villes de Fran- a tué, à coups de tronchet, le nommé Jean RiL'aérodrome de la Crau, à Miramas, a été maitres du feu après une heure et demie de mela Jacques
n'empêfhe que que nous nous mariions
ça
assistaient.
chert.
inauguré
travail.
aujourd'hui.
ce y
cette rue Cardinet, c'est une école que
Léon GANDILLOT.

B.

Meeting de Cannes

grève:

chambon

Tout

B.

SUR^LA

ITALIENNE

FAITS J&ÎVERS

B.

résultats

B.

Ne 65.

Feuilleton du Petit Parisien.

DU SANG
dans les

TÉNÈBRES
GRAND ROMAN INEDIT
TROISIÈME PARTIS
j

AUTOUR D'UN BERCEAU

v
En cour d'assises
Tatiane Kachintzeff, le?e&-vousl
L'injonction retentit brève et dure.
Ce tut une surprise aans le public.
Le président, connu pour son extrême
courtoisie, aduptait généralement des iormutes plus enveloppées, un ton plus doux,
lorsqu il s'adressait à des femmes, fût-ce à

geaient snr elle, purent discerner, sous l'ap- part du temps. Votre père, Fédor Kachintparence androgyne, toute la flamme tendre zeff fut arrêté, condamné, déporté en Sibéd'un cœur féminin, lorsque Tatiane, avant rie.
de se soumettre à l'interrogatoire, chercha
Gloire à lui, monsieur le président.
d'abord les yeux de son fiancé.
Nous ne chicanerons pas votre piété
Assis deux places plus loin, sur le même filiale, dit ironiquement le magistrat.
Changeant alors de ton, et avec une
banc, Pierre Marowsky la contemplait avec
la naïve adoration d'un croyant pour son nuance d'égards, il ajouta
Elle s'est traduite, d'ailleurs, autrement
idole.
qu'en
les
paroles. Vous êtes all<Se rejoindre voSéparés par
longs mois de la prison
préventive, ils se trouvaient enfin rappro- tre père en exil, au bagne. Vous aviez quachés. La béatitude de se voir les soute- torze ans à peine. Vous avez effectué presvaient, c'était évident
au-dessus de que entièrement à pied ce terrible voyage

tct.

Votre nom ? demanda le président.
Tatiane Fédorowna Kachintzeff.
Votre Age '1
Vingt-deux ans.
Où êtes-vous née ?

Pétersbourg.
Votre père y était professeur?
A

Et écrivain.

-C'est vrai. Mieux eût valu pour lui qu'il

se contentât de faire ses cours.
Aucun être libre ne partagera votre

avis, monsieur le président.
Un frisson courut. Quelle fierté dans cette

de Sibérie.
Un murmure, favorable à l'accusée, mon-

ta, presque imperceptible.
Le président s'arrêta, promena sur la
foule des assistants un regard sévère.
Je comprends, s'écria-t-il, qu'un motive.
ment de sympathie échappe, surtout à la
partie- féminine de l'auditoire, pour l'enfant,
pour la fille dévouée, qu'était alors Tatiane
Kachintzeff. Cependant, je veux qu'on le sache, je suis résolu à ne tolérer aucune manifestation.
glacial ou pénétré ?.
Un silence
accueillit cette déclaration. prononcée du ton
le plus énergique.

Et la figure même de J'accusée en
rayonna. Sa face, un peu kalmouck, mais Poursuivant l'interrogatoire, le président
d'un teint éblouissant, portée sur un cou reprit
Vous trouvâtes votre père à l'hôpital,
blanc et frais, assez haut, découvert, autour
duquel tombait la masse courte et lourde très malade ?
des accusées.
des cheveux blonds. taillés comme autour
Non, pas malade. mourant.
Mais on s'étonna moins lorsque se dressa, d'une sébille, son front pur sous le toquet de
Mais. il mourait d'une maladie, je
boiseries,
des
le
fond
sombre
contre
entre fausse loutre, ses yeux légèrement bàdés, suppose.
les unciformes des municipaux, la silhouette mais d'une clarté surprenante, tout s'illuNon.
singulière dont on eût doute si elle était d'un mina, prit une espèce de sauvage beauté.
D'un accident ?
d'une
jeune
fille.
de
Sans
s'offusquer
la
riposte,
le
président
Non.
giirçon ou
voilà
donc,
La
cette étrangère sur qui reprit
Et de quoi donc
tant de légendes avaient couru.
Tout le monde est libre d'avoir des
Point de réponse. Une figure de pierre, oh
Les regards qui, de cette salle des assises, opinions séditieuses. Mais si on veut les pu- flamboyaient des yeux plems d'horreur.
bontiée pour la sensationnel procès, conver- blier, les répandre, on le paie cher, la Dlu.
Allons. Tatiane Kacbtntzefl, dites tout
réponse

?.

tout haut ce que vous prétendez insinuer,
Un caprice tyrannique, abominable.
ce que.vous avez cru peut-être.
Le malheureux n'avait pas salué le gouverMême mutisme. Même immobilité impres- neur générai Omiroff.
sionnante.
La voix du président tout à coup s'éleva
L'accusée, messieurs les jurés, reprit
Il résulte des rapports des médecins,
le président, est victime d'une erreur. Mais, comme de l'autopsie, que le détenu Kachintsaus doute, l'est-elle de bonne foi. Il ne vous zeff était d'une constitution robuste, très
est pas interdit de lui en tenir compte. On capable de supporter la peine infligée, et
lui a persuadé, là-bas, au bagne,
son qu on ne saurait voir dans cette peine la
père lui-même, en exigeant d'elle un ser- cause de
sa mort.
ment de vengeance,
l'édor
KaL'avocat de Tatiane riposta aussitôt
que
chintzeff succombait à de mauvais traiteL'autopsie montre-t-elle qu'un homme
ments, à des brutalités, coïncidant avec la a succombé au désespoir,
à la honte ?
présence du gouverneur général le prince
Le président.
Je
puis,
maltre, vous
ne
Vladimir-Serge Omiroff, aujoujd'hui décédé. laisser
davantage sur ce terrain.
Une voix s'éleva, celle du défenseur de Nous neavancer
faisons pas le procès d'un direcTatiane Kachintzeff
teur de bagne sibérien, pas plus que celui
Ayez la bonté de préciser, monsieur le du feu prince OmirofL Le
n'a pas à
président. Veuillez expliquer au jury que s'occuper de ces choses, quijury
le concerFédor Kachintzeff, cet écrivain, cet intel- nent pas. Il nous dira si, oui ounenon,
lectuel, descendant d'une famille aristocrati- Kachintzeff a pris part à un complotTatiane
et à la
que, avait été soumis à un châtiment cor- fabrication d'engins destinés à faire périr le
pore
contre les règlements mêmes,
prince Boris Orniroff, fils de l'ancien gouplus
déshonorant,
plus
barbare
des verneur général de la province d'Irkoutsk.
au
au
supplices il avait été.
Le défenseur.
Mais vous-même, monUn cri affreux, déchirant. Tatiane, je- sieur le président, déclariez que le jury
detant le buste et les bras en avant de la cloi- vait être éclairé sur les faits qui auraient
son de bois, saisissait à l'épaule son avocat, pu susciter chez la fille de Kachintzeff une
arrêtait ce qu'il allait dire par une mimique idée de vengeance ?
violente et désespérée.
Le président.
Non pas les faits, dont
Le public s'émut. Des gens se levèrent, nous ne saurions préjuger ici, mais l'impression, fausse ou exacte, que l'accusée en
pour voir ce qui arrivait.
Les stagiaires, entre eux, chuchotaient: a reçue. On a pu facilement troubler,
égarer,
Son père a été fouetté, par l'ordre du cette âme de quatorze* ans. Cela n'excusevieux prince Omiroff.
rait pas son crime, mais en indiquerait la
Cela se fait donc encore ?
genèse. Nous allons, du reste, savoir par
Pourquoi a-t-elle crié ?
elle-méme. Tatiane Kachintzeff, levezElle devient folla quand on évoque ce vous.
souvenir.
La jeune Russe, retombée assise, comme
Kachintzeff était un condamné noliti- en fa'blesse, après son terrible mouvement
et
d'angoisse, écarta la main dont elle se caqnei d'origine noble, on ne devait pas.
Alors ?.“
chait le visage, et se dreas*.

Le président. Votre père, avant de rendre le dernier soupir, vous imposa, à vous»
presque enfant, une mission de vengeance 2
Tatiane. Non, monsieur le président
Le président.
Il vous a dicté une for»
mule de serment
Tatiane. Non.
Le président. Cependant, il a accusé ?.,

Tatiane. Personne.
Le président.
Il s'est plaint?
Tatiane. Non.

Le président. Que vous a-t-il donc dit?.,
de lui-même. de ses souffrances. du mal
dont il se sentait mourir?.
Tatiane.
Rien.
La lierté farouche de ce «Rien»! Un silence tomba. La suite de l'interrogatoire se
fit attendre.

Tous les regards convergeaient vers cette
tache pâle qui était le visage de 'Tatiane, et
qui se détachait là-bas parmi toutes ces choses sombres, embu par l'atmosphèra de cen.
dre dont le triste jour de novembre emplis.
sait cette salie des assises.

Les trois autres accusés intéressaienti

moins. Même la brune Katerine Risslaya,
dort pourtant la réputation de beauté s'était
établie par les portraits publiés dans les

journaux.

Son type sémite
profil busqué, larges
paraissait à son avantage
yeux de jais
photographie.
Mais l'auditoire éprouvait
en

une déception à la décrouvrir fanée,
jeunesse, bien qu'elle n'eût pas trente sanï
ans,
et d'expression si farouche que chacun se
sentait comme menacé rien qu'à rencontrer son regard.
Daniel Lesutoi».
(A suivre.)
Reproduction interdit* dans ton* Mi MO*,
CcpyrUbt By Daniel Usuew, IMt,

LA VIE SPORTIVE
laES COURSES
LE TREMBLAY
Aujourd'hui lundi 28 mars fit»
NOS PRONOSTICS

Prix du ?=eux. 3 ans et au-dessus, :,000 fr.,
Indinn Prince, L'Inn.
mètres.
JoumUe-Ie-Pont
3 ans, 5,000 francs,
Prix de
hlarc
Aurèle,
Pnncease des Ur
mètres.
tins.
Prix de Cbennevlères. 3 ans et au-dessus,
4,000 fr.,
mètres. P.istrala, l'inct.
Prix de la Société de Sport de France. 3 ans
mètres. Ronde de
Ir.,
et au-dessus.
1,100

'Nuit, Ossian.
tr., 1,600 mètres,.
Prix de Nogent. 3 sns,
Kiolù lit. Ltile Oulci.
Prix de la Marne. Handicap, 4 ans et audessus, 10.U00 ir., 2,000 mctres. Romarin

Clermont-Tonnerre (Defeyer); 2. Saut de Club Athlétique de la Société générale et le chalLoup (J. Robinson) 3. Bonnelles (A.V. Chapman). lenge des indépendants par le Cyclo Club Alcyon.
Non piacus Benzzi, Amphyction, Manifestant,
Sulpice, Neptum 111, Clique, Skaliger, Ramont LA RÉOUVERTURE DU PARC DES PRINCES
El Biar.
Le vélodromedu Parc des Princes donné hier
Gagné d'une encolure, le troisième à trois lon- sa réunion de réouverture. Résultatsa
Course d'amateurs (666 m.).
1. Poulain, 2.
gueurs^
Bey, 3. Masson.
Course poursuite.
L'équipe Bader, CarapezRÉSULTATS DU PARI MUTUEL
zi. Polledry, Morciti, L. Didier, Trin bat l'équipe
R. de

Seigneur, Bel Rousseau, Go\en, \Verth, Siméoni
au bout de 29 m. 33 s. Distance parcourue 20
kilomètres 66ti mètres.
Auerstœclt G 96 50 60 5ü ZepbirII..G 12 50 28
Course de tandems (1.333
1. Dupré-Dep 35
P 19 io 12 50 lage, S. Schilling-Ponchois,m.).
Kllegaard-Clarke.
3.
Herkimer. P 16
8 50 Royal il
86 50 43 !il
Course avec entraineurs ia motocyclettes (80
Reined'OrlIG m M
Bannière IIP
13 50
kilomètres).
1. Sérés, en 1 h. 6 m. 10 s. 2,
P il
Primeur IlIG 19.. 9
Conlenet,
il
Cantinier IIP 35..
50
ni. 3. Parent, à 1,250 m.
P 1&
7 50
Maurienne P
•1. Bardonneau, 5. Guignard.
Cluens II. P 33
50 Il
Ord.Rlù'UIG 374 50 ît9 50 Guernica 11G 5.T 50 25
Grand Prix de Pâques (666 m.).
Les séries
P
P 21
sont
gagnées
Martin,
Comès,
Poucho1s,
Dupar
Troyen
50 10 50 Sautd.LoupP 26
11
pré,
Polkedry,
Friol,
Clarke
Hourlier.
et
1J 51., si.. Bonnelles..P 23..
s 50
Les derni-linales et la liniile
couiTont aujourd'hui au Vélodrome d'Hiver.se

.P

.P
Mario

CONCOURS CENTRAL HIPPIQUE

GR.D PALAIS DES CHAMrS-ÈLYSÉES
Aujourd'hui lundi iS mars 19J0
Prix Juigné parcours do chasse.
2 h. 1/2.

Bretelle.

Demain mardi 29 mars, courses à Auteuil.

AUTEUIL
Résultais du dimanche i7 mars 1910
francs,
Steeple-chase,
Prix du Bois.
mètres. 1. Auerstœdt, à M. R. Bally (Dale);
2. Herkimer (Williams) 3. Numismate (M. Baulil).
Alméria, t-e Lautaret II.
Non placés
Gagné d'une courte tête, le troisième à une
demi-longueur.
fr..
mèPrix Le Gourzy. Haies.
Champion
(R.
SauM.
d'Or
Il,
à
Reine
tres 1
3. Maurienne
val) 2. Cantinier II (F. Hardy)
(A -V Chapman).
Non placés Ildlco Il, Bélus 11, Mutchikoak,
Apiarist, Balincourt, Loulia, Nectar Il, Darrlgol,
Five O'Clock.
Gagné de quatre longueurs, le troisième à trois
longueurs.
Prix du Président de la République. Steeplefr.. 4.500 mèchase handicap, objet d'art et
Doublet
Mme
LU,
à
Rhin
1. Or du
tres
3.
Mario
Troyen (A. Carter);
(Defeyer);
Non placés Sanveur, Mlle Boniface, Diadoque,
La Corse, Carnegie, Conte Bleu, Golden Pheasaot,
Le Miracle, Héron. Gradignan. M. Monestyr.
Gagné d'une courte tête, le troisième à uaa courte tète.
Prix Turanne. Steeple-chase militaire. objets
mètres. 1. Zéphir 11, à M. de Maud'art,
2. Royal Il (.Ni. Margraff)
propriétaire)
(le
peau
8.
Bannière U (M. Le Bleu).
Ibycus, Nicole Il, Valhambra,
Non placés
La Cadie, Saint Pancrace,
Il,
Ratagan,
Dulcinée

A

Les bicyclettes de Dion-Bouton
Lorsque l'an dernier la maison de DionBouton entreprit la construction de la bicyclette, ce fut un étonnement général si,
en effet, on admettait très bien que le constructeur de vélos tentât de fabriquer de l'automobile, on fut surpris de voir une de nos
grandes usines tourner son activité vers la
machine populaire.
Mais cet étonnement dura peu et fit bientôt place il une admiration unanime les bicyclettes de Dion-Bouton furent rapidement
fort prisées des connaisseurs, car leur construction bénéficiait de l'outillage unique
des célèbres usines de Puteaux, de l'expérience consommée acquise par leurs diri'geants dans la métallurgie. Ces fini'Æ et élégantes machines ne tardèrent pas à acquérir une renommée universelle.
Un superbe catalogue donnant la description des différents modèles de Dion vient d'être édité. Il sera adressé franco à tous ceux
de nos lecteurs qui en feront la demande,
quai National, à Puteaux.
PAlUS-SENS

Pendant que les professionnels s'alignaient
Lucien. Eudore.
dans Paris-Houbaix, les amateurs et les indépenGagné de trois longueurs, le troisième à une dants ont lutté, hier, sur Paris-Sens (110 kilomèlongueur.
tres). Les arrivées ont eu lieu dans cet ordre
Prix d'Apremont. Steople-chase. 6,000 francs.
Amateurs. 1. Chacornac, en 3 h. 20 2. Cho4,200 mètres. 1. Primeur III, au comte G. La que, 3. Narcy, 4. Lut2, 5. Michiels, 6. Bonnet 7.
Gortidec (A. Carter) 2. C (arecs Il (Defeyer).
Doré. 8. Huret, 9. Ginisty, 10. Brougès, 11. Abri,
(tombe),
Mon
Calembour
Chéri,
placés
Non
12. Pichelin, 13. Oudot, etc.
Happy Boy, Mademoiselle Amante.
Indépendants. 1. Baumier, en 3 h. 38 m.
Gagné de deux longueurs.
14 s., 2. Parisot, 3. Engel, 4. Daum, 5. Schiegg,
Haws,
handicap.
Prix du Pont d'Un»
6. Vugé, 7. Clauss, etc., etc.
1. Guernica H, au comte
5,000 fr.. 3,000 mètres.
Le challeage des amateurs est gagné par le

ETABLISSEMENTS DE CREDIT

foncier.
lyonnais.
d'escompte.

24 mars
815

générale.

Comptoir
Société

728

Ecourtée par le chômage des fêtes de Banque de Paris et des Pays-Bas

Pâques, la semaine a naturellement été des
plus calmes pour notre marché. Cependant,
malgré (le ralentissement des transactions,
les dispositions générales restent satisfail'amélioration des
santes c'est surtout
conditions monétaires qu'on a dû de ne pas
voir les dégagements, inévitables à cette
époque de l'année, influencer davantage la
cote. En effet, la crainte d'une nouvelle élévation du taux de l'escompte à Londres ne
s'est heureusement pas confirmée d'autre
part, on a constaté une détente sensible de
l'argent au jour le jour à Berlin.
Parmi les compartiments qui ont bénéficié d'une activité relative durant les dernières séances, on peut citer les banques,
les industrielles russes et les valeurs de
traction. Ce sont surtout les actions de nos
établissements de crédit qui attirent toujours les demandes de la clie itèle, ce qui
montre bien l'étendue de -sa confiance en la
reprise des affaires, sitôt franchi le cap des
têtes.

FONDS D'ETAT

0/0.

19 mars

Rente française 3
Extérieure espagnole
Rente
Rente ottomane

Busse 3

la

0

unifiée.

ù/0
4
4 0/0
4

45
J'J 00

52

98 55
92 30

20



4 Oe

Maroc 5

La rente française, bien qu'en meilleure
tendance, n'a pas varié sensiblement à
98 40. Les opérations des Caisses d'épargne ordinaires avec la Caisse des Dépôts
et Consignations durant la 2, décade de
des démars font ressortir un excédent
3,553,347
fr. 84.
pôts sur les retraits de
L'excédent total du
janvier au 20 mars
1910 se trouve donc porté à 37,008,195 fr 75.
La bonne impression causée par la conclusion de l'accord austro-russe a permis aux
fonds russes et balkaniques d'accentuer leur
fermeté parmi les premiers, qui bénéficient
également de l'amélioration notée dans la
situation économique de l'empire, le Console 5 û/0 1906 gagne une
lidé termine à 95
fraction appréciable à 105 80 4 lr2 0/0 1909
99 52.

Le Serbe a été particulièrement en faveur,
gagnant ptus d'un point à 8/ 05. Par contre,
le Turc Unifié a été plus calme à 94 25 contre 94 45.
L'Extérieure Espagnole a
inactive à
conversion
projet
97 iô. On a parlé d'un
de
qui consisterait à la fois ramener à 4 010
amortissable et à 3 j# 0/0
le taux du 5
le taux de l'Extérieure, d'où suppression de
l'affidavit Bieu que la baisse du change
soit de nature à faciliter une telle mesure,
sa mise à exécution se heurterait encore à
de sérieux obstacles, notamment en raison des atteintes que porte toujours au crédit publie la politique africaine.
le marLc Portugais est soutenu à Gti
du
efforts
ché se rendant compte des
gouverfinansituation
la
améliorer
nement pour

cière du pays.
Parmi les fonds extra-européens, les obligations Maroc 5 0/0 1904 ont donné lieu à
quelques transactions à 523. Comme nous
l'avons annoncé, l'accord relatif à l'émission
du prochain emprunt marocain de 90 millions vient d'être signé entre M. Pichon et
les ambassadeurs marocains. Cet accord attribue à la garantie du service de l'emprunt
1° l'excédent du produit des douanes resté
disponible du service de l'emprunt de 1904
la redevance de la ferme des tabacs, taquelle serait destinée à devenir par la suite
un monopole mis en adjudication 3° la seconde moitié de la redevance de la taxe sur
les propriétés immobilières dans les ports
ouverts, la première moitié de cette taxe

étant conservée par

le maghzen

les revenus des biens du maghzen dans les
ports 5° le produit des droits sur les postes
et le produit des taxes sur les marchés, ces


diverses administrations restant marocaines, mais la France eu ayant la surveillance
et le contrôle.
Brésil i Û/Û ferme à 92 20.
C'est le 22 courant qu'a été close à la Banque Commerciale et Industrielle la souscriphon aux 17,500 obligations 5 0/0 or 1910 de
l'Etat de Rio Grande du Nord (États-Unis du
Brésil).

ottomane.
Contrastant
le calme qui

CrédV mobilier

Banque

public,

716

avec
a prédominé dans la plupart des compartiments, le
groupe des Etablissements de crédit a fait

200 millions.

Vive hausse de l'Union Parisienne à
le Crédit Mobilier, dont l'activité ne se dément pas un seul instant, a dû néanmoins
supporter quelques réalisations qui l'ont ramené de 736 à
Le Crédit Foncier d'Algérie et Tunisie,
toujours sous la bonne impression produite
marocaine
la constitution de la
pde travaux publics, reste soutenu à 595.
mco- Américaine conAu camp: t, Ia
favorables à 5:8.
disposition
firme ses
Parmi les banques étrangères, la Banque
JUomane se retrouve à 716.
Progrès de la Banane de Rome à 117 50.
Il sera proposé à l'assemblée du 31 courant
de répartir, p l'exercice 1909, un dividende de 7 lire par action, égal au précédent, mais sur l'intégralité du capital augmenté.

.l

CHEMINS DE FER
19

Nord
Ouest

Orléans
Est

Vlidi

Nord de

mars 24 mars

l«0

Paris-Lyon-Mediterranée

l'Espagne

980

9ftl

1.797
983

l-j£j

1.355
mi
i tgs
372
.WJ

Saragosse
Le marché des titres de nos grande compagnies de chemin de fer a fait preuve cette

semaine d'une certaine indécision et les
cours s'y retrouvent généralement au-des.
niveau.
sons de leur précédent1355.
L'assemblée géLe Lyon termine à
récemment
nérale qui s'est tenue
a ratifié
la garantie donnée aux obligations émises
par la compagnie et autorisé l'émission, au
fur et à mesure des besoins, de 600,000 obligations nouvelles.
L'Est clôture à 951, Ouest 983. Le conseil
de liquidation de la compagnie a fixé à 38 50
par action le dividende afférent à l'exercice
1909.
Parmi les chemins étrangers, les Lombards sont toujours calmes à 129. Transactions suivies sur les- chemins espagnols;
l'A.ndalou a été particulièrement recherché
sur la progression de ses recettes celles-ci,
en effet, depuis je 1" janvier de l'année coupesetas
rante, sent en plus-value de
comparativement à la même période de
l'exercice précédent.

Les chemins ottomans (Lots Turcs) s'inscrivent à 217. C'est à partir du 1- avril 1910
que doivent être mises en vigueur les modifications apportées au mode de tirage des
Lots Turc.
Il n'est pas inutile de rappeler à ce sujet
que cet emprunt d'un montant nominal de
de francs, était divisé en 1,980,000
obligations de 400 francs 3 0/0, remboursables au pair en cent cinq ans, de 1870 à
1974, par voie de tirages au sort. On sait que
l'intérêt n'est plus ayé quant à l'amortissement, depuis
il se fait à raison de
soit
240
francs,
60 0/0,
pour les titres rem·
boursables sortis à 400 francs, et à raison
de 100 O'O pour les lots proprement dits. Jusqu'à présent, il y avait six tirages par an,
dout trois, ceux des le, avril, août et décembre, comprenaient 1 lot de 600,000 francs,
2 de
6 de 6,000, 12 de
1 de

il

Les guichets ont dû être fermes dès la première heure, les demanfies par correspondance ayant dépassé de beaucoup le chiffre l.L'50,

d'obligations oilerteà au

1.774
736
713

preuve d'une activité qui s'est traduite par
de nouvelles et intéressantes plus-values.
La Banque de Paris s'est avancée au delà
de 1800 francs pour clôturer à 1804, sur
l'annonce de l'emprunt marocain dont nous
venons de détailler les garanties et dont la
présentation au public incombera à cet établissement. En outre, aimi qu'on avait pu
le prévoir, le dividende afférent à l'exercice 1900 a été fixé à 75 francs.
Le Crédit Lyonnais a été également soutenu à 1450 contre 1445. Nous avons publié
récemment un extrait des comptes qui ont
été exposés assemblée générale annuelle
du 19 courant. Rappelons que le dividende
a été fixé à 60 francs, dont 30 francs payables depuis le 25 courant et 30 francs payables le 25 septembre prochain.
Le Crédit Foncier clôture à 815 le Comptoir national d'Escompte gagne 11 francs à
820. Les bénéfices nets de cet établissement,
francs,
en 1909, se sont élevés à
en augmentation de plus de 4 millions sur
ce qui permettra au conseil
mars ceux de
d'administration de proposer l'attribution
98 40
fr. 50 contre 30 francs
d'un dividende de
97
précédemment. Il convient de rappeler que
dans le premier semestre de l'année 1909, le
81 25 capital à rémunérer a été porté de 150 à
95 4U

4 6/0 Consolidé
5

32
'J7 12
66 25

le

S» de

1,000. A partir du

LE « ZODIAC » REPREND SES SORTIES
Le Zodiac-W, vainqueur des grandes épreuvrs
de 1910, vient d'être nouveau gonfle pour entreprendre une nouvelle campagne aéronautique.

a fait, hier, sa première sortie d'essai dans
las environs de son aérodrome de Saint-Cyr et a
évolué pendant trois quarts d'heure malgré un
vent très violent.
Il était, comme d'habitude, piloté par le romte
M. Raymond, enseigne do vaisseau, était monté
à bord.
11

ATHLETISME
LES ÉPREUVES D'HIER

Cross-country.
A Gennevilliers. championindépendants
(12 kil.) 1. Petit, en 40 m.
nat des
6 secondes, 2. Dugourd, 3. Loupat, 4. Boussemarl, 5. Bigot, t>. Nesiftna, 7. Liégeois.
A
Saint-Cloud, match anglo-français (10 kil.), 1.
Nood, en ? m. 59 s. 2. Schefiield, 3. Tilliatre,
4. Lucas, 5. Geoffroy, 6. Foulon.
Football-association.
A Saint-Otnid. rAlley'n F. C. (anglais) bat le Stade Français par
4 buts a 0; h Gentilly, l'Antwerp F. C. (belge)
bat le Club Athlétique de Vitry par 2 buts à
Charentonneau, le Civil Service F. C. (anglais)
bat le Cercle Athlétique de Paris par 3 hirts A 0
Dieppe. l'Association Sportive Française et le
F. C. Dieppois font match nul par 3 btrts a 3."

PETITES INFORMATIONS

.i

CYCLISME

Crédit

AERONAUTIQUE

la avril 1910,

montant des lots sera réduit comme suit

Aujourd'hui lundi 28 mars
Comité du club italien Seine et
Les Italiens de Paris se réuniront au restaurant
Zucco, pour la constitution du club et la formation de bataillons scolaires franco-italiens.
La Lyre universelle. Banquent organisé par,
le Salon Lamartine, soirée artistique et dansant*,
a 7 h. soir, au restaurant de Paris, 23, galerie
Montpensier, au Paiais-Royal.
«~u Rue Cadet, tes Enfants du pays noir
(union amicale des originaires des cantons do
DecazevUle, Aubin, Asprières et Montbazens) ont
donné une grande fête au bénéfice des victimes
de l'inondation.

AUTOUR de PARIS
ASNIÈRES. On a repéché à l'ile des Ravageurs le cadavre d'un homme paraissant âgé de
trente-cinq ans, vêtu de noir et qui porte à la
tête une blessure provenant d'un coup de revolver.

On se trouve tout probablement en présenced'un
suicide. L'identité du 6éfunt n'est pas encore éta-

blie.
CHARENTON-LE-PONT.

Un fort de la Halle,
Fernand Fleury, demeurant rue Maurice-Bernani, à Paris, a sauvé, hier après-midi, un entant de douze ans, Armand Clouet, demeurant,
12, rue de l'Ermitage, à Paris, qui était tombé
dans le canal.
Sur la voie, entre llerblay et
HERBLAY.
Conflans-Sainle-Horiorine, au kilomètre 21,300.
on a trouvrt, hier matin, le corps d'un inconnu
affreusement mutilé. On ignore si l'on se trouve
en présence d'un accident ou d'un suicide. Le
corps a été transporté à la morgue du cimetière.
.tAGNT.
M. Léon Roguet, dont les parents
tiennent un hôtol-resUiurant, préparait, hier, un
appareil à acétylène, lorsque, par suite d'un« imprudence, il en provoqua l'explosion. Il a été tué
sur le coup.
LEVALLOIS-PERRET. NI. Ragaine, commissaire de police, a arrété, la nuit dernière, et envoyé au dépôts, six individus qui avaient semé la
terreur dans la ville, tirant des coups de revolver et brisant nombre de devantures et de fenêtres à coups de pavés.
~«~i Le même magistrat a fait diriger sur l'hospice des Enfants-Assistés une fillette de trois
mois, Charlotte Jané, dont la mère a disparu.
MEUDON.
Un septuagénaire, NI. André Grosmélis, passait rue de Paris, quand arriva sur lui,
une allure très rapide, une voiture de livraison
non attelée, qui, entraînée par son propre poids,
dévalait la côte. Le véhicule, montant sur le trottoir, renversa le vieillard qui, transporté à l'hôpital
de Versailles, mourut peu après son admission.
MONTEVRAIN. Une élection a eu tieu hier
en remplacement de M. Dumont, maire démissionnaire. C'est M. iJichery, adjoint, qui a été
élu. M. Hémet le remplace.
RAMBOUILLET. TrRs souffrant, un propriétaire, M. François Morin, âfié de soixante-dix
ans. demeurant au hameau de ta Surie, commuât'
de Gros-Rouvre, s'est donné la mort en se tirant
un coup de fusil dans la poitrine.
M.

SAINT-GERMAIN.EN-LAYE.
Un clmrpftTitier, employé aux travaux de réfectiondu château
d'Hennemont, Baptiste Edai'd, est tombé dune
hauteur de sept mètres et, grièvement blessé, a

dû être conduit à l'hôpital.
TRAPPES. Dans la soirée d'hier, le feu s'est
déclaré dans le logement de M. Morin, peintre,
rue de Port-Royal. Mme Morin a été bnilée aux
mains et, au visage en cherchant à maîtrisez
l'incendie. qui a détruit le mobilier de deux' chambres, M. Morin. accouru Il la premières alerte, a
dû sauver ses enfants par une fenêtre du rez.
de-chaussée. Les pertes sont peu importantes.
L'état de Mme Morin est assez grave.
VILLENEUVE -SAINT -GEORGES.
Nous
avons, ces temps derniers, relaté cette affaire
assez embrouillée qui s'était produite à la sortie
d'mr café, entre un proprlétaire M. S.. et
deux consomateur3. L'enquête judiciaire a éta-

pour les.tirages des 1" avril, août et décem- très abondante à une profondeur d'environ
bre 1 lot de 400,000 francs, 1 de 30,000, 2 240 pieds.
de 10,000, 6 de 2,500, 12 de 2,000, 28 de 1,000
Les concessions do la Maikop Spies Peet pour les trois autres 1 lot de 200,000 fr., troleuni, d'une superficie de 130 hectares,
2 de 4,000, 14 de 1,250, 35 de 1,000. En dé- sont bien situées et offrent les meilleures
cembre 1974, 8 titres au lieu de 28 seront chances d'un rapide développement. D'auremboursés à 1,000 francs. Les sommes al- tre part, leur proximité du port de Touapse
fectées aux tirages, chaque année, se trou- réduira considérablement les frais de transveront ainsi réduites de 1,200,000 à
port du pétrole et met la société en posture
francs mais, par contre, le nombre des avantageuse pour le commerce d'exportaobligations remboursées à 240 francs sera tion.
augmenté.
On sait que le Banco di Roma, 15, rue de
Choiseul, Armstrong et Cie, 19, rue Scribe,
VALEURS INDUSTRIELLES
et les principaux banquiers de Paris et de
reçoivent les demandes au pair,
mars 24 mars province,
actions
de 25 francs de la Compagnie
604
ti08 des
Métropolitain
Générale de l'Amérique Centrale. L'établisThomson-Houston
1.948
L937 sement des services de navigation sur le
Rio- Tinto
Briansk
306
305 Rio Grande, en outre des bénéfices imméSosnowice
1.516 diats qu'il
1.518
procurera à la compagnie, lui
Les divers titres de la compagnie. du Canal permettra de mettre rapidement en valeur
de Suez ont reperdu au cours des dernières les alluvions aurifères de la Prinzapolca,
séanoes une partie de leurs précédents pro- qui lui sont concédées. Ces alluvions seront
grès. L'assembléeégyptienne, qui s'est tenn* exploitées par simple dragage, procédé d'insle 21 courant, a entièrement repoussé les tallalion facile et à rendement immédiat.
propositions qui lui étaient soumises à l'é- Cette concession, comme les autres déjà dégard de la prolongation de la concession, crites, est exemptée de tous impôts et droits
adoptant ainsi les conclusions de la com- de douanes.
mission chargée de l'étude du projet.
MINES 0 OR ET SOCIETES DEXPL0RIT1OT
Valeurs de traction très soutenues, sur19 mars 24 mars
tout en cl0ture; le Métropolitain, favorisé
237
par le retour des recettes à un étiage nor- Rand
rachats
139 »
608
recherché
à
des
est
mal,
East
sur
171
50
50
du découvert pirovoqucs par l'approche ce
la liquidation, le Nord-Sud a progressé d'une
Le groupe minier a été complètement
dizaine de points à 327, l'Omnibus clôture inactif cette semaine, en raison du calme
également en reprise à 1523. C'est le 23 wu- qu'a provoqué simultanément, à Paris et à
rant qu'ont eu lieu les trois assemblées, Londres, l'approche des fAtes de PAques.
dont deux extraordinaires, ayant pour ob- Toutefois, en clôture, une tendance légèrejet l'approbation des contrats nouveaux et ment meilleure a paru se dessiner sur les
l'adoption des modifications aux statuts quai demandes du Stock Exchange ea vue de la
réponse des primes.
en étaient la conséquence.
Les actions de la Mexico Tramways Ce,
La Rand Mines se retrouve à 23î East
ont été activement traitées aux environs du Rand, 139 Goldfields, 171 50 la General
cours de 674. Les recettes de la compagnie Mining a maintenu son avance intégrale à
continuent leur progression. D autre part, 68 25. Nous avons annoncé la réunion, pour
on sait que la compagnie possède environ le 21 mai prochain, de l'assemblée générale
les deux tiers de la Compagnie Mexicaine des actionnaires, à Johannesburg
des
(Mexican
d'Eciairane et de Force Electrique
comptes qui seront présentés à cette réuLight et Power CO), qui est en train de porter nion, il ressort que les bénéfices nets réade 50,000 HP à 100,000 HP la capacité de ses lisés sur les opérations de la compagnie,
installations, transformation qui sera un pendant "exercice écoulé, se sont élevés à
fait accompli vers le lw juillet 1910. Il est
2 sh. 7d. ceux-ci ajoutés au solrésulbénéfices
qui
hors de doute que les
en
de reporté de l'exercice précédent de
teront pour le portefeuille de la Mexico
1 sh., 9 d., représentent donc un
appoint
C"
constitueront
Tramways
un
7 sh., 4 d. Sur ce montotal de
très appréciable aux bénéfices de l'exploi- tant, les administrateurs déclarent les divitation des tramways proprement dite.
soit 3 sis. par action
dendes suivants 15
Au comptant officiel, la Dynamite Nobel aux porteurs d'actions ordinaires, et £31,
à 321, toujours inté- 6 sh., 8 d. par action aux détenteurs de parts
a accentué ses progrès
du
dividende de 15 francs de fondateurs. Ces répartitions absorberont
ressante en raison
qui, non seulement est garanti pendant cinq une somme totale de £ 312,433, 6 sh., 3 d.
ans par les contrats en cours, mais peut tout en permettant de reporter à nouveau
être prochainement augmenté si, comme il un solde de J£ 247,457, 0 sh., 8 d.
Valeurs de diamants généralement indéa a tout lieu de le croire, la société se voit
gratinée de nouvelles commandes.
cises la De Beers ordinaire, sur laquelle
RailElectric
Cairo
l'action
En banque,
dividende de 10 shillings vient d'être déun
way a.nd Ileliopolia Oases clôture en bon- taché, clôture à 491 50; Jagersfontein 233.
Le Financial News de Londres vient de
nes tendances à 275. La première année de
ma,rche normale de la société coïncidera publier la note suivante que lui envoie un
avec une année économique que l'on peut correspondant occasionner « Tout porte à
considérer d'ores et déjà comme très pros- croire que l'exercice en cours constituera
père pour l'Egypte. Les cours du coton, prn- un record comme production et comme béduit dont on connaît l'influence prépondé- néfices pour la Jagersfontein. Des sommes
rante sur la situation du pays, sont, en ef- considérables ont été affectées à de noufet, en hausse notable il cotait, l'an der- veaux travaux de développement qui amènier, à pareille époque, 15 tallaris 11£ le can- neront, éventuellement, une augmentation
tar pour la récolte de 1909 le cultivateur de production.
peut, dès aujourd'hui, vendre sa récolte de
Pamu les territoriales, Mozambique est
1910 au cours de 22 tallaris 1/2, soit près de toujours recherchée à 36 francs.
50 0/0 plus cher que l'an dernier.
Au groupe des Mexicaines traitées au
Port
de
Bahia
0/0
du
5
obligations
Les
comptant, Minas Mercédès s'est aisément
sont toujours recherchées il 464 50.
maintenue à 55. Cette affaire va prochaineCaisse
la
commerciale
dit
Nous avons
que
ment entrer dans la période de production
et industrielle de Paris et la Société centrale et l'on peut espérer, en ce qui la concerne,
des banques de province mettaient en ce des résultals satisfaisants, ainsi qu'une gesmoment en vente, au prix de 462 fr. 50, les tion financière prudente.
75.000 dernières obligations du Port de

Mines
Rand
Goldflelds

Bahia.
Rappelons que pour l'exercice de lenrs
droits et en particulier l'encaissement des
taxe.s qui leur sont déléguées par le gouver- Extraits du rapport du Conseil d'Administration
nement brésilien, les obligataires sont grouà l'Assemblée générale du- /» A2ars 1910.
pés en une société civile, dont les statuts,
Messieurs.
sont déposés chez MoMoyne à Paris, et dont Norts venons
vous rendre compte des résultats
les administrateurs sont
Ai l'exercice 1909.
M. le vice-amiral comte de la Jaille, séCeux-ci se présentent assez favorablement pour
nateur, grand'croix de la Légion d'honneur; que nous puissions vous proposer la distribution
M. Jezequel, contrôleur de première clas- d'un dividende de 60 fr. par action, tout en attriaux réserves une somme de 15 millions.
se de la marine, chevalier de la Légion buant
abondance des ressources en France
I,a
grande
d'honneur
relatif
de la politique en Europe sont
le
calme
M. Jules Ranson, directeur de la Société et
principales
les
parmi
causes qui, en 1909, ont
Centrale des Banques de province.
l'activité des transactions
développé
maintenu et
Les actions Maikop Spies Petroleum, in- ea valeurs mobilières sur la place de Paris. Cet
troduites ces jours derniers au marché en état de choses était favorable aux émissions de
banque, se sont traitées de 20 50 à 23 les titres qui ont été nombreuses et dont certaines
présenté une ampleur inaccoutumée.
grosses coupures. Le capital de cette com- ontVotre
Etablissement a pris, daas plusieurs de
prgnie est de livres 260,000, divisé en
ces opérations, une part importante que néces520,000 actions de 1Q shillings chacune, dont sitaient
les besoins do sa clientèle, désireuse de
260,000 sont actuellement émises, les
l'emploi de son épargne.
trouver
autres étant encore, pour le moment, à la l.es Sociétés de Crédit ne dirigent pas les phésouche. Des découvertes très intéressantes nomènes économique ces derniers, croyonsont été faites dans le district de Maikop, à nous, dépendent de causes générales que nous
pour en tenir compte
l'ouest du Caucase, et à environ 70 kilomè- avons avantage à étudier,
affaires
la
conduite
des
de votre Société
dans
tres du port de Touapse, sur la mer Noire. .Les documents publiés en Angleterre,
en AlleIl y a quelques mois, la Bakou Black Sea magne et en Franoo, concernant les émissions
Petroleuqp, dont la propriété est voisine de do valeurs mobilières dans ces pays depuis 1892
celle de la Maikop, a reucuntré une fontaine jusqu'à la fin de 10ÛS, dépouillés avec le plus

CRÉDIT LYONNAIS

S.

bli que M.
qul paraissait avoir tous les torts, Ions sur la piste du Cirque de Paris. le cake*
s'était, au contraire, trouvé en état de légitime walk a été acclamé et bissé par une salle epthoudéfense.
VELLŒRS-SUR-MARNE.
La nuit dernière
une domestique de vingt et un ans, Clémentine
Grandoit, en place, 75, rue de Chennevilliers, a
mis au monde, dans sa chambre, un enfant que,
dit-elle, elle a étouffé pendant son sommeil. Ses

siosts.

Les enfants réclament.
«–
Tous les enfants réclament,

pendant ces vacances de Pâques, d'aller à Hippodrome soit
pour rinker, soit pour voir la fameuse «Grotte
merveilleuses, avec sa chute du Niagara et sea
maîtres l'ont surprise alors qu'elle emportait le délicieuses retraites
dans les rochers et les mouspetit cadavre Une enquête a été entreprise afin ses.
d'établirsi elle dit la vérité.
A l'Hippodrome encore, Its deux célèbres rinkeurs, Paintern et Gentil, le cliampion du Brésil, dans leurs prodigieux exercices, et la nouOUVRIÈRES velle
INFORMATION^
danse, le twosteps.
Aux Folies-Bergère.
Aujourd'hui, M
CONVOCATIONS DU JOUR
2 h.
matinée réservée spécialement aux faBourse du travail, 3, ru« du Châtoaud'Eau
milles, avec le grand succès du jour la Revue
En raison des fêtes de Pâques, toutes les réu- des Folies-Bergère.
nions corporatives sont annulées, ou, pour la
la Gaîté-Rochechouart. Aujourd'hui,
plupart. retardées de vingt-quatre heures.
2
heures,
à
matinée: Mets-Il un cadenas, revue.
Les délégués au congrès de la fédération du
sciage' mécanique du bois tiendront séance à
Ba-Ta-Clan. Aujourd'hui, à deux heuneuf heures du matin et à deux heures de l'après- res, matinée Clianlccla.iT.
midi.
Au Nouveau-Cirque. C0 soir, A 8 h. il°,
attractions
nouveiles; il. 10 h.
la C'hasse au
GOUTTES UVON1ENNES
cerj. Matinée il 2 heures.
Cirque Medrano. Aujourd'hui, matinée 4
2 heures.
Etoile-Palace. Aujourd'hui, à 2 heures,
matinée réservée aux familles attractions.
Ce soir
v~« Au Cirque de Parie, avenue La Motte-PicA l'Opéra.
Faust.
quet.
Aujourd'hui, matinée à 2 h. 1/2, avec un
Au Français. Huy-Blns.
programme entièrement nouveau.
A J'Opéra-Comique. Carmen.
A Parisiana.
Aujourd'hui, Prinlemp**
A l'Odéon. VArlèsienna.
Revue,
de
Eugène
Joullot
et Harry-Wbist.
Au Nouveau-Théâtre du Chateau-d*Eau. A
Fernand
Frey,
Mary-Hett,
Jane Oryan.
8 h.
la U'moiseile du Tabarin (avec Lucien
Noet).
Scala. Aujourd'hui, matinée à 2 heures*
Matinées d'aujourd'hui
LA HERSE.
Français, Sire; Opéra-Comique, la FlûU enchantée Odéon, Antar Gaîté-Lyrique, le Barbier de Sèville théâtre Sarah-Bemhardt. le Procès de Jeanne d'Arc (avec Mme Sarah Bernhardt) Trianon-Lyrique. Don Pasquale, la ChanOloron. Un nommé Pous, incarcéré dans la
Foriunio
Folies-Dramatiques.
de
prison,
2
h.
la
son
a réussi à dévisser les fers qui retenaienl
Consente; Palais-Royal, la Cagnotte; Vaude- ses pieds, puis, n'ayant pu percer le mur, a mil
le feu à la porte de sa oellule. Quand le gardien
ville, la Barricade.
chef est accouru, Pous a tenté de se précipiter!
Folies-Dramatiques.
Aujourd'hui lundi de sur lui. mais
le
chef l'a tenu en respect
Pâques, à 2 h.
et en soirée, le plus gros suc- avec son revolvergardien
et,
l'aide
à
d'un autre gardien,
cès du jour, la Conscrile. Tout le monde s'y l'a maîtrisé.
amuse parcq que c'est un chef-d'œuvre comique,
C'est un succès colossal qu'obtient
sain, gai, spirituel et merveilleusement inter- le Limoges.
cirque
Anclllotti-Plège,
et, malgré ses vaste
prété par Jeanne Bloeh, Madeleine Guitty (la dimensions, la
tente
coquette
n'a pu abriter, hier.
Consente), Flo Gromier, MM. Draquin (Êlain- tous les spectateurs.
Il
est
rare de voir dans lea
baud) et heriche, le plus fantaisiste colonel. C'est cirques de
troupe
aussi importante,
passage
une
la pièce qu'il faut voir.
et des artistes dune telle valeur. Tout Limoges
voudra voir le cirque Ancillotti-Plège. AujourSPECTACLES~
d'hui, matinée à trois heures.
Oran. Nous avons relaté la découverte sur
M. H. Houcke, l'infatigable directeur du )a plage d'Aln-el-Turck,d'une
–*«
mystérieuse
Cirque de Paris (avenue La NfoUe-Picquet),a été L'enquête a établi qu'il s'agit barque
de
la
fugue
de trois
bien inspiré en offrant à son public la panto- chasseurs d'Afrique tlrncst 1--tailleur, Léopold
mime Joyeux nègres et cnke-walk.
Georges Hartard. Les deux premiers ont
Sept cents représentations consécutives n'ont Hebrard,
le
troisième est venu se constituer pri.
déserté,
pas épuisé le succès de ce divertissement incom- sonnier et a fourni des indications.
parable, succès qui s'explique par son originalité et son importance au point de vue chorégraOnsait, en effet,
que c'est avec Joyeux nègres
et cake-walk que fut révélée aux Parisiens cette
danse devenue si populaire.
Interprétée par 50 nègres, négresses et négrileux GRANDS FR2X

>

A

Courrier des ThéAtro

DIVERS

Hors Conaoura Farie

Rhum CH

AU VET

grand soin, ont permis d'établir que les Em- quartiers de Paris et de la banlieue: nous avons
prunts de l'Etat, des Colonies, des Municipalités tenu, dans ces jours pénibles, à faire profiter la
ont atteint, pendant

cette période en Angleterre, clientèle de toutes les facilités compatibles aveo
francs; eri Allema- la sauvegarde des intérêts que vous nous aves
gne, 13 milliards 573 millions de francs, et en confiés.
France, 1 milliard 9W millions de francs
Le commerce local se ressentira sans doute
seulement.
assez longtemps de cette épreuve, qui ralentira
L'Etat Français, les Colonies, les Municipalités sur
bien des points le mouvement habituel des
françaisas ont trouve auprès des Etablissements affaires.
de Crédit un concours empressé pour le placeToutes vos Agences ont fonctionné normalement de leurs Emprunts, que notre Epargne a ment pendant
période deux seulement dans
retenu twt entier. Mais ces émissions ;1 milliard Pans et une encette
banlieue
dû fermer momen005 millions) n'ont pas suffi à absorber cette tanément leurs guichets, ont
qui
ont été transférés.
partie de capitaux qm en France comme dans aussitôt dans les bureaux les plus
voisins.
tous les pays, veut s'employer en fonds publics.
A tout moment nous avons pu desservir aisé*
La clientèle en demandant, et les Sociétés de ment les besoins de
nos clients.
Crédit en lui procurant des fonds publics étranComme vous le savez, les Agences de la régioit
gers, ont donc obéi à des nécessités qui tiennent parisienne envoient chaque soir les espèces et les
à un ensemble de circonstances favorables.
titres qu'elles détiennent dans la journée et!
C'est en première ligne La longue période de Siège Central, où
s'établit leur comptabilité: les
patx que nous venons de traverser et dont on ne circonstances troublées
que nous venons de trapeut certes que se féliciter. D'autre part, loin verser nous ont fait apprécier
une fois de plus ks
d'être un pays neuf, faisant appel à l'étranger avantages multiples de cette façon
de procéder.
pour la création de son outillage, la France est
Le service de la location des coffrertorts si
toujours en quête d'emplois pour son épargne. apprécié du public,
se trouve également centraEnfin, la situation d'une nation créancière du lisé
Siège
du boulevard des Italiens
au
monde entier n'est-elle généralement pas consi.
Gràoe aux précautions toutes spéciales qui ont
dérée comme enviable ? Les recettes de fEtat, la été prises lors de la construction de
cet immeuble
tenue des changes étrangers, l'action de la polin'avons
il
constater
nous
la moindre infiltique française et, quand la comparaison des tration d'eau, pas eu
la
plus
légère
tache
d'humidité,
prix le permet, les commnndes à notre industrie, 1 même dans lepas
quatrième
sous-sol, le plus ba^,
bénéficient, en tous cas, de cet état de choses.
qui
affecté
est
à
la
conservation
des Titres et à ia
La France emploie aussi une partie, d'ailleurs location des cctfres-forts.
Lits faible, de son épargne à acheteur des Actions
Le
des Agences qui constituent
et des Obligations da Sociétés Etrangères dont votrefonctionnement
réseau
étranger
a été normaL
l'émission se fait en France. Il s'agit souvent
L'inventaire,
dont
nous allons soumettra ta
d'entreprises créées et dirigées par des Français, règlement Il votre
approbation,
pour le plus grand bien do notre influence à année, comme les précédentes, a étéleétabli, cet/Et
avec plus grand
l'étranger. La encore, peut-on faire autre chose
que de constater des phénomènes nécessaires?
'l'oute créance dont b recouvrement pouvais
On peut se plaindre que notre population stale moindre doute a éik intégralement
lionnaire ne donne pas lieu, comme main- inspirer
amorti.
Votre
portefeuille est composé d'effets A,
d'œuvre et comme consommation, il. un essor
éctiéance
courte
portant plusieurs signatures et
industriel phis grand. On peut regretter aussi facilement
négociables
que notre sous-sol ne produise que 36 millions de restées aussi abondantes vos disponibilités sont
tonnes de houille contre 174 millions en Alle- situation
que par le passé et la,
de
trésorerie
constamment fait resa
et
240
millions
magne
en Angleterre. Mais on ne
de très amples ressources.
peut faire un reproche A la plupart de nos sortir
Les affaires d'escomple et les crédits consentis
grandes entreprises industrielles de se développer
entraînent
principalement à l'aide de leurs bénéfices, d'après d inspectionforcément certains risques un service
et de contrôle les suit jour par jour
un mode de gestion universellement admiré, au
lieu de faire appel au public sous forme d'émis- et centralise les éléments indispeasablesà
examen. Cette organisation, que nous avons chersions d'actions et d'obligations.
Si les nombreuses opérations sur titres ont ché à maintenir toujours aussi forte, a continué
les meilleurs services.
apporté à votre inventaire im contingent de béné- à rendre
Comme
de coutume, nous avons entièrement
flces plus élevé qu'au cours des années précédentes, nous nen avons pas moins poursuivi le amorti les trais de création des Sièges dont nous
développement des affaires de Banque dont les vous avons parlé ptus haut, ainsi que les dépenses entrainées par l'entretien, l'agrandissement
résultats sont la base même de vos profits.
Obligées d'employer la majeure partie de leurs et l'amélioration de
de
Agencer
disponibilités en papier commercial, vos Agences
Après déduction de tous frais
exercent, par leurs achats sur le marché de
généraux,
charges, dépenses de prel'escompte, une intervention constante qui a pour
mier
établissement,
résultat un abaissement sensible des taux.
provisions et
La diminution du loyer des capitaux est en attributions statutaires, les bénégrande partie l'œuvre des Sociétés de Crédit qui fices nets de l'exercice 1909 è'élèapportent ainsi un concours direct et toujours
apprécié aux diverses entreprises commerciales Nous vous proposons la distribution d'un dividende de 60 Frs par
ou industrielles.
Avant le développement aujourd'hui si perfectionné des modes de transport, le prix des ma- de
4
tières premières en France, celui du hlé en parIl resterait une somme
ticulier, était très variable, selon les régions
7615&M 2il
les chemins de fer ont unifié les prix dans lea
a laquelle s'ajoutent
diverses contrées, tout en les abaissant considé- les sommes reportées A nouveau
rablement. Le crédit est, en quelque sorte, la des exercices
M
matière première offerte par le banquier à s*i
Au
clientéle; jadis, il était consenti à des taux éleFrs.
PS
Votre conseil, s'inspirant des traditions
vés et fort différents suivant les régions aujouront
d'hui, grâce la création et au bon fonctionne- fait la force de votre Etablissement, vous qui
eagllX
ment
vos nombreuses Agences de province,
les crédits de banque sont oflerls dans la France
entière, moyennant des taux sensiblement les
de ï2f a 140 millions
mêmes, à toute entreprise commerciale dont les
Une somme de
resterait. ati
bases sont saines et appréciables le transport
des espèces s'effectue avec rapidité sous forme
Si solides
soient las bases financières do*
de virements, de lettres de crédit ou d'accré- votre Société.que
il.
nous a
opportun d'augditifs.
menter le montant de ses paru
ressources
Les conditions de banque ont pu être réduites de profiter des résultats d'un exercice propres h
particulièdans de notables proportions et les commissions rement favorisé pour donner Il votre organisation
appliquées aujourd hul ne représentent pas le toujours en voie de dévetoppement, des assises
quart, de celles d'autrefois.
plus larges.
Le commerce et l'industrie locale ont tiré un
Celte
ne peut être que profitable aui
large profit de ces avantages dus à l'iaitiattve crédit demesure
votre Etablissements.
des Sociétés de Crédit. Vos Sièges des DéparteSi vous adoptez ce règlement, il
sera payé, la
ments ont des relations suivies avec les diverses 25 Mars
1910, un acompte
Frs. 30 w
affaires industrielles ou commerciales de leur
le
région sans doute, il ne leur est pas possible
payé 25 Septembre prochain.'
de consentir des avances qui, par leur durée sera
trop longue, équivaudraient à une véritable comFrs, w
mandite. D'ailleurs, tnute affaire industrielle sai- moins les impôts.
nement constituée trouve dans ses ressources
Selan l'usage,
demandons d'accorder quipropres les éléments nécessaires à son fonction- tus à la gestion nous
de
M.
Pichat, ancien Adminis.
nement normal elle peut cependant avoir' besoin, notamment lors de l'achat des matières
Les Administrateurs qui doivent sortir ceLt4
premières et avant leur transformai ion en pm. année
sont MM Bô et Chanove.
duits finis, de ressources rnomentanées dont
Ils
inéligibles.
seul
nous sommes toujours prêts à lui faciliter la réaLe
mandat
de vos Commissaires est expiré.
lisation.
Les
Loniiiiissaires
sortant*, sont rééligibles..
Tous vos Sièges prêtent un large concours à
RÉSOLUTIONS
ces opérations sous forme d'escompte de pepier,
d'acceptations, d'ouvertures de crédit, d'avances
votées par l'Assemblée générale
sur titres et sur marchandises, de facilités de
Première résolution.
L'Assemblée générales, conformément au Rap.
Nous avons été amenés à créer, cette année port du Conseil d'Administration et après
avoi»
les Sièges suivants
Cosnâ-sur-Loire, Sous-Agence dépendant de
Approuve les comptes de l'exercice 1909 arrétea
devers;
31 Décembre, tels qu'ils ont
présentes.
Paray-le-Moniai, Sous-Agence dépendant de auElle fixe le dividende à été
Eu francs
1i milliards 410 millions de

leur

».d"

précédents

total

d

à^rS

*la

de.

Ensemblè.

pouf

Mâcon

Saint-Claude, Sous-Agencedépendant de Unslc-Saulnier
Rochefort, Sous-Agence dépendant de la Rochelle

Orange, Bureau dépendant d'Avignon
l.ure, Bureau dépendant de Belfort.
Enfin, l'établissement de deux bureaux Fttn a
Riom, rattaché à l'Arence de Clermont-Ferrand
l'autre à Crest, rattaché à l'Agence de Valence est
en voie d'exécution, ainsi que l'installation des
Sous-Agences de Guéret et de Mont-de-Marsan.
Nous ne saurions passer ici sous silence les
récentes inondations qui ont cruellement atteint
divers département, et particulièrement certaius

Cette somme sera répartie en deux termes

francs payables le 25 mars 1910,
francs payables le U5 Septembre 1910, meina
les impôts.
Deuxième résolution.
L'Assemblée générale donne à M. Ptchat,
Administrateur décédé, quitus de son mandat
Troisième rCsolu;ion.
L'Assemblée générale réélit MM. BÔ et Chanove.
Administrateurs sortants.
Quadrième résolution.
L'Assemblée générale nomino Commissaires
pour un an MM. Ernest des Vailières. Le Myra
de Vilere, Théodore
Pierre Tr&ica30
30

et

LA LOI SUR LES RETRAITES
Il est certain maintenant que le projet de
retraites ouvrières et paysannes adopté par
te Sénat sera sanctionné par la Chambre
Ja discussion qui a eu lieu samedi ne laisse
aucun doute à cet égard et le texte définitif
de la loi ne tardera pas à être promulgué

au Journal

officiel.
Nous croyons donc intéressant de publier
tntégralement ce texte.
On sait que les deux rapporteurs au Sénat

et à la Chambre furent

Puech.

MM. Cuvinot et

TITRE PREMIER
Constitution des retraites
*rîic]e premier. Les salariés des deux sexes
de l'industrie, du commerce, des professions libérales et de l'agriculture, les serviteurs à gages,
les salariés de l'Etat, qui ne sont pas placés
STiiis le régime, des pensions civiles ou des penet les salariés des départements
et des communes bénéficieront dans les conditions déterminées par la présente loi d'une retraite de vieillesse.
Art. 2.
La retraite de vieillesse est constituée
des
obligatoires et, facultatifs des
versements
par
ussurés, par des contributions des employeurs
et par des allocations viagères de l'Etat.
Les versements obligatoires des salariés, comme les contributions des employeurs, sont étalais sur les bases suivantes
Les versements annuels seront de neuf francs
('j Ir.) pour les hommes, six francs (6 fr.) pour les
femmes et quatre francs cinquante centimes
<i fr. 5û) pour les mineurs au-dessous de dix-huit

militaires,

ii as, soit par journée de travail

trois centimes
deux centimes ci c.; et un centime cinq
millimes tl c. 5),
La retraite est constituée à capital aliéné touiefois, si t'assuré le demande, les versements prélevés sur sun salaire seront faits à capital réLa contribution de l'employeur reste exclusive
n:ent à sa charge, toute convention contraire
étant nulle do plein droit.
Un règlement d'administration publique déterminera la situation des salariés qui travaillent il
Caçon, aux pièces, à la tache ou à domicile.
Les versements des salariés sont préArt. 3.
levés sur le salaire par l'employeur lors de chaque paye.
Chaque assuré reçoit gratuitement une carte
personnelle d'identité, ainsi que dus caries annuelles destinées à l'apposition de timbres constatant les versements effectués obligatoirement
pour son compte ou facultativement par luimême.
Le montant totale du prélèvement et de la contribution patronale est représenté par un timbre
mobile que l'employeur doit apposer sur la carte
de fassuré.
Pour les salariés intermittents, les versements
^obligatoires seront effectués sur la base des versemenls mensuels, dans tes conditions qui seront
déterminées par un règlement d'administration
publique, sans pouvoir dépasser les limites fixées
au paragraphe 3 de l'article 2 de la présente loi.
Les sociétés de secours mutuels, les caisses
d'épargne ordinaires et les autres caisses prévues
l'article 14 de la présente loi peuvent se charobligatoiger de l'encaissement des versements
ceux-ci
si
adhérents,
de
leurs
facultatifs
res ou
demande.
la
font
en
Elles peuvent recevoir d'avance les versements
obligatoires des assurés, à condition de les inscrire sur leurs cartes avec une mention spéciale.
Dans ce cas, les employeurs s'acquittent de
leurs contributions par l'apposition d'un timbre
t3 c.),

mobile.
Un règlement d'adminislration publique déterminera dans quelles conditions les sociétés de
caisses devront jussecours mutuels et les autrescotisations
et du verdes
tifier de l'encaissement
d'en
faire
à la caisserment qu'elles seront tenues

se des dépôts et consignations.
Ceux qui justifieront être déjà adhérents et
société de secouis
payer leur cotisation à une faisant
la retraite;
niutuels ou de prévoyance
ceux qui justifieront avoir contracté un engagement pour l'achat ou la construction d'une habitation à bon marché, ou pour l'acquisition d'une
petite propriété (champ ou jardin), conformément
lois des 30 novembre 1894,
aux conditions des
1906 et 10 avxil 1908 pouravril
:&0 avril 1901, 12
à appliquer à ces
continuer
ront être autorisés à
auxquels ils
personnels
c-uvres les versements
beront tenus par la présente loi.
Ils conserveront le bénéfice de la contribution
des employeurs et la subvention complémentaire
de l'Etat.
L'allocation viagère de l'Etat est fixée
Art. 4.
francs
(60 fr.) à l'âge de soixante-cinq
soixante
ts
ans.
Pour être admis au bénéfice de cette allocation,
l'assuré devra justifier qu'il a effectué au moins
trente versements annuels atteignant, y compris
ses versements facultatifs, le chiffre fixé à l'article 2.

Tout assuré pourra, a partir de cinquantecinq ans, réclamer la liquidation anticipée de
sa retraite; mais, dans ce cas l'allocation viagère accordée par l'Etat sera aussi l'objet d'une
liquidation
reportée au méme âge et réduite en

conséquence.
Les assurés de la période transitoire seront
également admis au bénéfice de la liquidation
anticipée, si, pendant les cinq années qui auront
précédé la liquidation de la retraite, ils ont appartenu aux catégories de l'article premier et
s'ils ont versé chaque année, pendant cette période, des sommes au moins égales au montant
des versements obligatoires prévus à l'article 2.
Art. 6.
Si un assuré encore astreint aux obligations de la présente loi décède avant d'ètre
pourvu d'une pension de retraite de vieillesse,
il. est alloué
10 A ses enfants âgés de moins de seize ans
une somme de cinquante francs (50 fr.) par
mcis, pendant six mois, s'ils sont au nombre de
trois ou plus cinquante francs (50 fr.) par mois,
pendant cinq mois, s'iis sont au nombre de
deux cinquante francs (50 fr.) par mois pendant
quatre mois, s'il n'y en a qu un seul.
2° A la veuve sans enfants de moins de seize
ans, cinquante francs (50 fr.) par mois pendant
trois mois.
l:n cas de divorce, les mêmes avantages sont
alloués il la femme non remariée quand le divorce aura été prononcé aux torts exclusifs du
mari.
Les veuves d'origine française des salariés
étrangers visés a l'article 11, soit sans enfants,.
soit avec un ou plusieurs enfants, bénéficient des
dispositions précédentes, si elles sont naturalisées, elles et leurs enfants, dans l'aunée qui suit
le décès de l'époux, à condition que la naturalisation des entants soit intervenue dans les conditions prévues par l'avant-dernier alinéa de
l'article de la loi du 26 juin
par l'article premier de la loi du 5 avril 1909.
Les allocations prévues aux paragraphes précédents ne seront acquises aux ayants droit que
si l'assuré décédé a effectué les 3/5 des versements obligatoires prévus à l'article 2.
Art. 7.
Le bénéfice de la loi du 14 juillet
sera étendu aux personnes visées à l'article
premier, âgées de soixante-cinq il. soixante-neuf
ans au moment de l'entrée en vigueur de la présente loi et reconnues admissibles aux allocations de la loi d'assistance mais les sommes
qui leur seront attribuées seront limitées à la
moitié des allocations accordées par application
de cette dernière loi et seront à la charge exclusive de l'Etat.
Toutefois, les sommes attribuées chaque année ne pourront être supérieures à cent francs
(100 fr.).
Un règlement d'administration publique déterminera les conditions spéciaies dans lesquelles seront dressées les listes des bénéficiaires du
présent article ainsi que la composition et les
attributions des commissions chargées de statuer sur les allocations et sur les recours.
Art. 8.
Les bénéficiaires de l'article premier
garderont les avantages prévus par l'article 20
de la loi du 14 juillet 1905.
La retraite acquise par les versements des salariés et les contributions patronales sera considérée comme provenant de l'épargne, la rente
étant calculée à cet effet comme si tous les versements avaient été effectués à capital aliéné.
Art. 9.
Les assurées qui seront atteints en
dehors des cas régis par la loi du 9 avril 1898, et
il l'exclusion de toute faute intentionnelle, de
blessures graves ou d'infirmités prématurées entraînant une incapacité absolue et permanente
de travail auront droit, quel que soit leur âge,
à la liquidation anticipée de leur retraite.
La constatation de cette incapacité sera faite
dans les conditions et formes déterminées par
un règlement d'administration publique.
La retraite liquidée sera bonifiée par l'Etat
dans les conditions fixées par ce règlement au
moyen de crédits spéciaux, annuellement ouverts à cet effet par la loi de finances, sans que
la bonification puisse dépasser soixante francs
i00 francs) de rente, ni la retraite devenir supérieure au triple de la liquidation ou excéder
trois cent soixante francs (360 frj bonification
comprise.
Art. 10. Les agents, employéset ouvriers des
grandes compagnies do cpemins de fer d'intérêt
général et l'administration des chemins de fer
de l'Etat, les ouvriers et employés des mines et
les inscrits maritimes demeurent respectivement
soumis aux législations spéciales qui les régissent.
Il en sera de même des agents, employés et
ouvriers des chemins de fer d'intérêt général
secondaires, des chemins de fer d'intérêt local et
des tramways. Toutefois, si les dispositions établies en leur faveur par les exploitants dans les
conventions passées, s'il y a lieu, entne ces derniers et l'Etat, les départements et les communes
intéressés sous l'approbation des ministres des
Travaux publics et de l'Intérieur donnée après
avis du ministre du Travail, ne devait pas leur
assurer une retraite au moins égale à celle résultant de la présente loi, celle-ci leur serait applicable dans les conditions qui seront fixées par
un arrêté concerté entre le ministre des Finances,
le ministre des Travaux publics et le ministre du

et

Si le nombre des années de versements est inférieur à trente et supérieur à quinze, l'allocation sera calculée d'après le nombre des années
da versements, ledit nombre multiplié par Travail.

Les caisses de retraites ou les règlements de
fr. 50.
Les deux années de service militaire obligatoire retraites, dont bénéficient actuellement les salaentrent en ligne de compte pour la détermination riés de l'Etat, qui ne sont pas placés sous le
du montant de l'allocation viagère.
régime des pensions civiles ou des pensions miliPour les assurés de la période transitoire ayant taires et les salariés des départements et des comau moins trente-cinq ans accomplis au moment munes, pourront être maintenus par décrets rende la mise en vigueur de la loi, le nombre des dus sur la proposition des ministres du travail
années de versements exigées pour avoir drcit à et des Finances et du ministre compétent.
De nouvelles caisses ou de nouveaux règlements
de retraites pourront être institués dans les mêmes conditions.
Les salariés dont la rémunération annuelle
dépasse trois mille francs (3,000 fr.) ne seront pas
soumis aux obligations de la présente loi. Ceux
dont la rémunération annuelle atteindra trois
mille francs (3.000 fr.) cesseront de faire partie de
la liste des assurés, mais ils conserveront leurs
droits acquis.
Art. 11. Les salariés étrangers travaillant en
France sont soumis au même régime que les
1

Français.

Toutefois, ils ne peuvent bénéficier des contributions patronales et des allocations ou bonifications budgétaires que si des traités avec les pays
d'origine garantissent à nos nationaux des avantages équivalents.
Lorsqu'il n'y apas lieu à application de l'alinéa
précèdent. les contributionspatronales sont affectées à un fonds de réserve.
Sont également affectées au fonds de réserve les
contributions patronales correspondant à l'emploi
des salariés français dont la retraiteest déjà liquidée.

auront constitué chez
patronales autorisées
retraites
de
des
caisses
eux
14, seront tenus de
l'article
à
est
dit
il
comme
contribution afféde
fonds
réserve
la
veiser au
salariés
qui,
leurs
renle à ceux de
par application
précédents,
paragraphes
des deux
ne pourraient
contribution.
bénéficier de cette
Les tarifs des retraites sont calculés
Art. 12.
caisses visées à l'article 14 dans
pour chacune desdéterminées
des conditions
par un règlement
rendu
publique
d'administration
sur la proposides Finances,
du
Travail
et
tion des ministres
après avis du conseil supérieur des retraites
ouvrières, d'après le taux d'intérêt des placeLes chefs d'industrie qui

M, Louis Puech
Rapporteur 'de la loi à la Chambre
l'allocation de soixante francs (60 fr.) sera égal
api nombre des années écoulées depuis la mise
en vigueur de la loi, à condition que lesdits assurés justifieront qu'au moment de la mise en vigueur de la loi ils faisaient partie, depuis trois
ans au moins, des catégories de l'article premier.
Si le montant des versements annuels effectués
n'atteint pas, y compris les versements facultatifs de 1 assuré, les total des versements fixés par
l'article 2, i allocation sera l'objet d'une réduction
proportionnelle.
Le capital constitutif de l'allocation est versé
au compte du bénéficiaire à la caisse nationale
des retraites pour la vieillesse
D'autre part, pour les assurés ayant plus de
quuranle-cinq ans lors de l'entrée en vigueur
de la présente loi, l'allocation viagère sera portée aux chiffres suivants par des bonificationsannuelles ordonnancées sur les crédits inscrits au
budget du ministère du Travail.
Age des assurés au moment de l'entrée en vigueur de la lai
100 Ir-.
80 fr.
à 65
98 fr.
78 tr.

ments do chaque caisse.et provisoirement d'après
l'i table de mortalité de la Caisse nationale des
retraites pour la vieillesse.
Le taux d'intérêt est gradué par décime.
Des décrets rendus sur la proposition des ministres du Travail et des Finances arrêteront, sur
le vu des statistiques établies par le ministre du
Travail, de nouvelles tables de mortalité pour les
retraites de vieillesse régies par la présente loi,
ainsi que des tables de mortalité spéciales pour
la liquidation des retraites anticipées d'invalidité.
Les tarifs ne comportent pas de prorata au
décès. lls ne comprennent que des âges entiers,
les versements étant considérés comme effectués
par les intéressés à l'ùge qu'ils ont accompli au
cours de l'année dans laquelle les versements
sont reçus par l'organisme d'assurance.
Les tarifs ne comportent pas de chargements
pour les Irais d'administration des divers organismes il y est pourvu par une allocation forfaitaire par compte d'assuré ayant donné lieu
daijs l'année à des opérations de recettes ou de
50à51ans. 72 Ir. dépenses.
Cette allocation comprendra
70
Io Une remise de cinq pour cent (5 0/0) pour
88 fr.
les frais d'encaissement et renvoi des fonds à
66 ir. l'établissement
assureur
indemnité
d'un franc (1 fr.) pour le
Une
82
fonctionnement de l'assurance vieillesse. Elle
L'âge normal de la retraite est de sera payée chaque année au moyen du fonds de
Ait. 5.
réserve visé à l'article 11 et subsidiairement au
EOixaate-cinq ans

ans.

OUVRES

ET PAYSANNES

tion n'est pas attribuée Travail, et sous sa présidence, un conseil supési la cotisation versée rieur des retraites ouvrières chargé de l'examen
rattachant au foncl'assurance contre de toutes les questions
pour
la maladieest inférieure tionnement de la présenteseloi.
Ce conseil est domposé de
à six francs (6 tr.) ou à
les sociélcs de secours
Deux
sénateurs et trois députés élus par leurs
fr.)
si
(3
trois francs
mutuels et les syndicats
collègues
dixl'assuré a moins de
lui seront admis par les
Deux conseillers d'Elat élus par le conseil
huit ans.
ministres du Travail et
d'Etat
Les syndicats profesdes Finances, dans les
Quatre délégués du conseil supérieur des sosionnels,qui constituent
conditions déterminées
de secours mutuels
une caisse d'assurance ciétés
par un règlement d'adDeux
délégués de la commission supérieure
caisse
et
maladie
publique,
une
ministration
d'invalidité et de retrai- das caisses d'épargne
se charger des encaisQuatre délégués du conseil supérieur du trates régies par la loi du
sements de cotisations
avril 189S dans les vail dont deux élus par les conseillers patrons
pour l'une des caisses
conditions réglées par et deux par les conseillers ouvriers, dont un ouvisées à l'article 14 sont
l'article 10 de la présen- vrier et un employé
soumis, pour ces encaisDeux membres choisis par le conseil supérieur
te loi, bénéficierontdes
sements, au contrôle
du
stipulés
dans
commerce et de l'industrie un parmi les paavantages
inancier du ministre des
trons
et un parmi les salariés
te paragraphe précéFinances.
membres choisis par le conseil supérieur
Deux
dent.
Art. 13.
Lorsque la
l'agriculture
de
un parmi les patrons et un
Art. 13. Un règle- parmi les ouvriers
retraita en cours d'acou employés d exploitations
ment d'administration agricoles
quisition dépasse cent
publique rendu sur la
quatre- vingts francs
administrateur de caisses départementales
proposition des minis- ouUn
(180 fr.), l'assuré peut à
régionales nommé par le ministre du Travail
tres du Travail et des
toute époque, et après
Deux personnes connues pour leurs travaux
les
déterminera
affecFinances
médical,
examen
les institutions de prévoyance, désignées,
sur
constitude
conditions
la
valeur
capital
ter
en
1 une par le ministre du Travail, l'autre par le
tion et de fonctionne- ministre
du surplus, soit à une
des Finances
menl des caisses déparassurance en cas de déagrégés de l'Institut des actuaimembres
Deux
tementaleset régionales, res français désignés de concert par le ministre
cès, soit a l'acquisition
d'une terre ou d'une hades caisses patronales du Travail et le ministre des Finances
bitation qui deviendra
ou syndicales, des caisCes membres sont nommés pour trois ans.
inaliénable et insaisisCI. Slannand. ses de syndicats de gaM. Viviani
Font partie de droit de la commission
sable, dans les condi- Ministre du Travail et de la Prévoyance sociale rantie solidaire et des
Le directeur général de la comptabilité publitions déterminées car la
caisses de syndicats que au ministère des Finances
législation sur lu constitution d'un bien de fa- professionnels visées à l'article
Le directeur de l'assurance et <is la prévoyance
la
proposition
des
mille insaisissable.
minisdécret
Un
rendu sur
socjples au ministère du Travail
la
autorisera
des
Finances
tres
du
Travail
et
Art. 14.
Le directeur général de la caisse des dépôts et
Les comptes individuels des assu- constitution de chaque caisse.
consignations
rés sont ouverts à leur choix dans l'une des caisLes employews et les salariés qui adhèrent aux
ses ci-après:
Le directeur du mouvement général dès fonds
caisses
à
des
syndicales
patronales
caisses
ou
ou
1° Caisse nationale des retraites pour la vieilet le chef du service de l'inspection générale au
présolidaire
visées
de
garantie
au
de
syndicats
lesse, dont la gestion continua à être assurée
dispensés, par le décret ministère des Finances
dans les conditions de la loi du 20 juillet 1886 sent article peuvent être
Le directeur de la mutualité au ministère du
en autorisera la constitution, des versements
par la caisse des dépôts et consignations., sous qui
pen- Travail.
le contrôle de la commission de surveillance prévus à l'article 2, à la condition que les,
Le conseil élit ses deux vice-présidents. 11 se
seraient
à celles qui
placée auprès de cette caisse, et qui ouvrira sions soient au moins égales
fois par semestre.
dans ses écritures une section spéciale pour les obtenues dans les mêmes périodes en vertu de la réunit au moins deux
Il nomme une section permanente composée
présente loi.
opérations afférentes à la présente loi
De onze membres pris dans son sein, dont
Ils seront en tout cas dispensés des appositions
Sociétés ou unions de sociétés de secours
d'Etat, un
de
la
présente
3
l'article
timbres
prévues
de
sénateur,
mutuels dans les conditions spécifiées à l'artipar
un député, un conseiller
un
de sesociétés
des
supérieur
conseil
loi.
délégué
du
cle 17;
et
ouvrier
reçoivent
syndicales
employeurs,
les
patronales
mutuels,
deux
un
si caisses
ou
3° Caisses départementales ou régionales de
cours
du
supérieures
et
commerce,
cotisations
l'industrie
un
aux un employé de
retraites instituées par décret et administrées par des employeurs des
des comités de direction composés pour un tiers contributions fixées à l'article 2, elles sont tenues exploitait, un ouvrier agricole et un actuaire
de représentants ,du gouvernement, pour un seulement de capitaliser au compte de chaque
2° Des membres de droit.
tiers de représentants élus des assurés et pour ouvrier la partie de la cotisation correspondant à
La section permanente donne son avis sur les
le troisième tiers de représentants élus des em- la contribution obligatoire et peuvent, avec le questions qui lui sont renvoyées, soit par le
surplus, soit constituer des réserves, soit accor- conseil supérieur, soit par le ministre du Travail.
ployeurs
4° Caisses patronales ou syndicales de retrai- der des avantages supplémentaires aux bénéficiaiLa présente loi sera applicable dans
27.
res ou à leur familles, dans les conditions déter- le Art.
délai fixé par la loi de finances de 1011 qui
5° Caisses de syndicats de garantie liant soli- minées par leurs statuts approuvés.
les ressources générales nécessaires
dairement les patrons adhérents pour l'assurance
Les salariés ne pourront valablement s'engager comprendra
et trois mois au moins
fonctionnement,
de la retraite
à adhérer à une caisse patronale ou syndicale à son 1 insertion des règlements
d'administration
60 Caisses de retraites dé syndicats profes- pour une période supérieure à celle pendant la- après
ottwiel.
Journal
sionnels.
quelle ils appartiennent à l'entreprise affiliée à la publique au
Les caisses prévues aux cinq derniers alinéas caisse patronale ou à une des entreprises affiliées
TITRE IV
ci-dessus relèvent du ministre du Travail. Elles à la caisse syndicale.
Dispositions transitoires
jouissent de la personnalité civile et sont soumiIndépendamment des placements prévus par
Les pensions déjà acquises à un tiArt. 28.
ses au contrôle financier du ministre des Finan- l'article 15, les fonds des caisses patronales ou
dont le
ces, dans les conditions qui seront déterminées syndicales prévues au présent article pourront tre quelconque, en vertu de contrats, etfournies,
seront
par un règlement d'administration publique. être employés en prêts garantis par premières service incombe à lemployeur,
les règlements
suivant
précédemment,
Leurs fonds sont employés en placements pré- hypothèques sur les immeubles appartenant aux comme
fentreprise.
vue à l'article ci-après.
entreprises auxquelles correspondant lesdites particuliers de
Chaque caisse, dans le premier semestre de caisses et jusqu'à concurrence de la moitié seuleArt. 29. A partir de la mise en application de
chaque année, délivre gratuitement aux assurés ment de leur valeur.
la présente loi, les caisses de retraite dont le serun bulletin indiquant le total des versements Tous les actes relatifs aux prêts dont il s'agit vice incombe à l'employeur et les caisses de préobligatoires et facultatifs qu'elle a reçus l'année seront exempts de droits de timbre, d'enregistrepar les patrons
voyance précédemment organiséesemployés
précédente, ainsi que le montant de la retraite ment et de toutes autres taxes.
et qui
et
des
ouvriers
le concours
éventuelle à soixante-cinq ans. atteinte au 31 déSi, du fait de l'autorisation d'une caisse patro- avec
1 artiprévue
à
l'autorisation
n'auront pas obtenu
cembre de l'année précédente.
nale ou syndicale, en vertu de la présente loi, il cle 19, fonctionneront exclusivement pour 1 exélieu à un transfert, à cette caisse, de fonds cution des engagements antérieurement contracArt. 15.
Pour l'application de la présente y ade
valeurs passibles du droit de mutation ou tés par lesdits caisses en ce qui concerne tant
loi, la gestion financière des divers organismes ou
autres taxes, ce transfert sera exempté les pensions acquises à un titre quelconque que
de
toutes
visés à l'article précédent est confiée à la caisse desdits droits
et taxes.
des dépôts et consignations, qui effectue gratuiles rentes et pensions de retraite en cours d'acsolidaire
syndicats
de
garantie
sont
Les
soumis
quisition.
tement leurs placements moyennant le simple
dispositions
présent
Indépendamdu
article.
aux
remboursement des droits et frais de courtage ou ment
Toutefois, si les versements des salariés et les
l'article
des
placements
15,
leurs
prévus
à
d'acquisition.
contributions des employeurs aux caisses de préfonds
peuvent
jusqu'à
être
employés
concurrence
Un règlement d'administration publique, rendu
vovarice n'équivalent pas au chiffre fixé par l'artiers
immeubles
France
du
situés
et
jusen
en
être majorés en consur la proposition du ministre des Finances et qu'à concurrence d'un dixième, confondu dans le ticle 2 ci-dessus, ils doivent
du ministre du Travail, après avis de la commis- tiers précédent,
séquence à moins que les pensions de retraite ascommandites
industrielles
en
ou
sion de surveillance de la caisse des dépbts et
surées ne se trouvent supérieures à celles qui sedes
exploitations
prëts
industrielles
à
de
solea
consignations, détermine les mesures d'exécution vabilité notoire et ayant leur siège
raient obtenues en vertu de la présente loi.
en France.
relatives à la gestion flnancière.
Le capital constitutif des rentes inArt. 30.
Art. 20.
Les décrets prévus aux articles 14
Les placements sont effectués l° en valeurs de
soit aux caisses
et 17 déterminent le mode de liquidation des combant soit aux employeurs,
l'Etat ou jouissant de la garantie de l'Etat
pourra être versé, en totalité ou
droits éventuels des bénéficiaires en vue du de prévoyance
prêts aux départements, communes, colonies en
ou transfert de la réserve mathématique correspon- par fractions successives,à la caisse nationale des
de
protectorat
établissements
publics,
pays
la vieillesse, qui devra, en ce cas,
autre des organismes visés par la retraites pour
chambres de commerce et en obligations fon- dante a un
individuel de chaque ayant
compte
inscrire
au
loi, lorsque la caisse débitrice renonce
cières ou communales du Crédit foncier; 3° sur irprésente
correspondant
audit capital, calles
rentes
droit
constitution des retraites ouvrières.
l avis favorable du conseil supérieur des retraites laDans
prévues
conditions
les
culées
dans
par la législe cas où un assuré déclare quitter la
effectuer
le payement
cette
et
lation
de
caisse
en
à laquelle il appartient pour s'affilier à
de 1/400 en acquisitions de terrains incultes à caisse
l'entrée
l'âge
fixé
en jouissance.
pour
un autre, il n'y a pas lieu à transfert immédiat. à partir de
reboiser ou de forêts existantes 4° sur l'avie fa- Cette
opération est différée jusqu'à l'époque de
Lorsque les caisses auront été orgaArt. 31.
vcrable du conseil supérieur des retraites ouvriè- l'entrée
la
pension.
jouissance
de
A
le
en
nisées
ce
moconcours des ouvriers et employés,
avec
res, et jusqu'à concurrence du dixième en prêts ment, la caisse à laqueile l'assuré est alors affi- les intéressés seront
appelés à se prononcer, dans
aux Institutions visées par l'article 6 de la loi lié reçoit de chacune des autres caisses la réserde
maximum
six mois, sur les mesures
délai
un
du 12 avril
et aux institutions de prévoyance
mathématique
afférente
portions
de
engagements précités et
des
aux
prendre
raison
renà
ve
à
et d'hygiène sociale inconnues d'utilité publique, tes qui sont constituées.
réalisation
des ressources nécesde
y
mode
le
sur
ou en prêts hypothécaires sur habitations ouqui
les
employés
En
ouvriers
et
concerne
saires.
ce
vrières ou jardins ouvriers, ainsi qu'en obligaà des régimes de retraite autres
A défaut d'entente entre les employeurs, d'une
tions de sociétés d'habitations à bon marché éta- de l'Etat soumis
pensions
civiles
des
des
pensions
que ceux
ou
part, et la majorité des ouvriers et employés,
blies conformément à la même loi du 12 avril militaires
service avant
et
quittant
le
liquidation
d'autre part, les deux parties pourront décider
1906.
de pension, des règlements d'administration pu- que le règlement des mesures à prendre et la
Les sommes non employées seront versées en blique rendus sur la proposition des ministres
des versement à opérer seront confiés à
compte courant au Trésor dans les limites d'un du Travail et des
Finances et du ministre inté- fixation
arbitrale instituée par l'article 32
la
commission
maximum et à un taux fixé annuellement par la ressé détermineront, par analogie, le mode de
ci-après.
loi de finances.
liquidation à la charge de l'Etat de la réserve
Si les employeurs et la majorité des ouvriers et
Les placements seront opérés sur la désigna- mathématique des pensions en cours d'acquisiemployés ne peuvent se mettre d'accord dans le
tion de chaque caisse intéressée. La caisse des tion.
délai de six mois sus-indiqué, ni sur les mesures
dépôts et consignations ne pourra se dispenser
TITRE III
à adopter, ni sur le recours à la commission ard'exécuter les ordres d'achat ou de vente adresDispositions
générales
bitrale, les tribunaux nommeront, à la requête
ses par les caisses visées aux paragraphes 2 à 6
retraites
de la partie la plus diligente, un liquidateur charArt.
Les
allocations
21.
et
acquide 1 article précédent, sauf à les fractionner, s'il
de
vertu
la
présente
loi
sont
incessibles gé d'assurer, au mieux des intérêts en présence,
y a lieu, suivant la situation du marché et sauf ses en
insaisissables,
si
n'est
profit
contraire
des éta- la liquidation de la caisse de prévoyance.
avis
de la section permanente du con- et
ce
au
Le rapport du liquidateur sera soumis à l'homopublics
hospitaliers
seil supérieur des retraites ouvrières, en ce qui blissements
pour le payelogation
du tribunal.
prix
de
du
ment
du
journées
bénéficiaire
de la
concerne les ordres de vente.
l'hospitalisation,
sauf en ce qui
retraite admis à
La commission arbitrale prévue par
Art. 32.
Art. 16.
Le fonds de réserve visé aux ar- concerne les allncations en cas de décès.
l'article
31
composée de sept membres persera
ticles 11 et 12 est alimenté
certificats,
22.
Les
actes
de
notoriété
Art.
manents
nomméa
1° Par les versements prévus à l'article 11
et toutes autres pièces exclusivement relatives
Deux, par la commission supérieure de la
2° Par les amendes prévues à l'article 23 et par à l'exécution de la présente loi sont délivrés gra- caisse nationale
des retraites pour la vieillesse
les versements des greffes visés au même arti- tuitement et dispensés des droits de timbres et
Deux,
par
le
conseil
supérieur de retraites précle
d'enregistrement. Un décret réglera le tarif pos- vu à l'article 26 de la présente loi;
30 Par les arrérages retenus aux rentiers en aptai applicable au-x ubjets de correspondance
Deux, par la cour d'appel de Paris, parmi les
plication de la prescription de cinq ans, confor- adressés ou reçus pour l'exécution de la loi par conseillers
de la cour
mément à l'article 2277 du code civil;
la caisse nationale des retraites et par les auUn, par la cour des comptes, parmi les conPar la portion non employée annuellement tres caisses visées à l'article 14.
seillers de la cour.
du revenu visé à l'article 4 de la loi du 31 déPour les différends qui naîtraient de l'exécuLa commission élira son président et son
cembre 1895
tions de la présente loi et qui seraient déférés crétaire elle siégera au ministère du Travailse5° Par les dons et legs qui peuvent être faits à aux tribunaux civils, il sera procédé comme en ses fonctions seront gratuites.
matière sommaire et statué d'urgence.
l'Etat avec affectation audit fonds.
Le nombre des membres de la commission ard'Etat
conseil
Les
contre
les
bitrale
recours
fonds
au
Ce
de réserve est déposé à la caisse des
arsera porté à neuf par l'adjonction, dans
statuant
les
ministériels
réclamations
affaire, de deux membres désignés l'un
rêtés
chaque
sur
dépôts et consignations, qui en fait emploi dans
relatives
allocations
prévues
la
présenaux
par
les conditions prévues au troisième alinéa de
l'article 15, et ses disponibilités sont comprises te loi seront dispensés du ministère d'avocat et ouvriers et employés.
La procédure se fera sans frais d'aucune sorte
dans le maximum visé à l'avant-dernier alinéa auront lieu sans frais.
tous
actes, documeuts et pièces quelconques à
dudit article. Les prélèvements sur ce fonds, préL'employeur ou l'assuré par la faute
Art. 23.
vus aux articles 11 et 12, sont effectués sur l'or- duquel l'apposition des timbres, prescrite par produire seront dispensés du timbre et enregisdre du ministre du Travail.
la présente loi, n'aura pas eu lieu sera passible très gratis.
Pour les différends qui naîtraient
Art. 33.
amende égale aux versements omis, prod'une
TITRE II
noncée par le juge de simple police, quel qu en de 1 exécution de la présente loi et qui seraient
Retraites assurées par les sociétés de secours soit le chiffre, sans préjudice de la condamna- déférés aux tribunaux civils, il sera procédé
tion, par le même jugement, au payement de la comme en matière sommaire et statué d'urmutuels, les caisses départementales ou régionales, les caisses patronales ou syndicales,
somme représentant les versements à sa charge, gence.
Les bénéficiairesde la loi obtiendront, de droit,
et qui sera portée au compte individuel de l'asles syndicats de garantie et les syndicats
l'assistance
judiciaire devant la juridiction du
suré.
professionnels
fonds
L'amende
versée
de
degré.
réserve.
premier
sera
au
Toute société de secours mutuels, liArt. 17.
qui a été dans l'impossibilité d'apTous actes, documents et pièces quelconques
bre ou- approuvée, qui a été préalablement agréée L'employeur
prescrit pourra se libérer de la Il. produire seront dispenses du timbre et enreà cet effet par décret rendu sur la proposition poser le àtimbre
charge
sa
en la versant à la fin de
somme
du ministre du Travail et du ministre des Finan- chaque mois, directement
Les intéressés agissant en nom collectif seront
ou par la poste, au
ces, est admise à assurer directement pour ses greffier de la justice de paix
l'organisme,
à
représentés
ou
par un mandataire nommé par eux
sociétaires les retraites prévues par la présente
la
loi,
auquel
affilié
l'assuré.
à
des voix, sans préjudice, pour chaserait
ia
majorité
par
reconnu
loi. Ces retraites bénéficient de tous les avantale
trois
mois,
greffier
déposera
d'eux,
du
droit d'intervention individuelle.
les
cun
ges qui y sont spécifiés.
touchées
lui
la
à
des
dépôts
caisse
sommes
par
Art. 34.
Un règlement d'administration puL'agrément ne peut être refusé qu'aux sociétés et consignations.
déterminera
blique
la procédure à suivre pour
remplissant
pas les onditions géon unions ne
Sont
passibles
l'introduction,
Art.
d'une
l'instruction
amende
de
délerminées
règlement
nérales
et la solution des
d'admipar, un
fr.) et d'un affaires soumises à la commission arbisale le
nistration publique rendu sur la proposition des cent à deux mille francs (100 à
emprisonnement de cinq jours à deux mois
nombre, le mode de nomination et les attrÍbuministres du Travail et des Finances.
directeurs
Les
administrateurs,
tions des auxiliaires de l'instruction le mode de
10
gérants
refus
d'agrément
dans les trois mois
En cas de
ou
sociétés
institutions
toutes
recevant,
de
ou
de la demande, un recours peut être formé desans nomination du mandataire prévu a l'article 33.
agréées
ère
dûment
autorisées
avoir
à
cet
efvant le conseil d'Etat, sans ministère d'avocat
ou
Art. 3â.
Les infractions aux dispositions des
versements
visés
la
fet,
les
présente
loi
par
et avec dispense de tout droit. L'agrément ne
28 et
articles
précèdent seront punies
2° Les administrateurs, directeurs ou gérants d'une amende de qui
peut être retiré que par décret rendu sur avis
francs (16 fr.) à deux
seize
conforme de la section permanente du conseil de tous les organismes visés au litre Il en cas cents francs (200 fr.). En cas de mauvaise
le
supérieur des retraites ouvrières et sauf recours' de fraude ou de fausse déclaration intentionnelle clm'Jre de l'amende pourra être porté à foicinq
la
gestion,
le
dans
l'encaissement
tout
ou
devant le conseil d'Etat dans les conditions sussans
francs
fr.).
préjudice du retrait des autorisations, ou des cents
énoncées.
463 du code pénal et la loi du 26
L'article
mars
Les sommes déposées par les sociétés à la agréments prévus aux articles 14 et 17;
1891 sont applicable.
toute
3"
L'assuré
qui
ou
personne
aura fait
caisse des dépôts et consignations en exécution
TITRE V
de la présente loi formeront un fonds de retraite disparaître des cartes annuelles les timbres dûappnsés.
dslinct et aliénable et les sociétés ne bénéficie- ment
Retraites des métayers, fermiers, cultivateurs
L'article 4G3 du code pénal et la loi du
ront à raison de ces verseuenls ni des subvenutisans et petits patrons.
sont applicables dans les cas prévus
tions de l'Etat prévues par la loi du le, avril mars
Art. 36.
Les fermiers, métayers, cultiva18'jS. ni de la bonification d'intérêt prévue par la au présent article.
teurs,
artisans
petits patrons qui, habituelleloi de finances du
Le ministre du Travail établit la ment, travaillentet seuls
mars 1UU3.
Art. 25.
ou avec un seul ouvrier
Indépendamment de l'allocation pré- statistique de toutes les opérations effectuées en et avec des membres de
Art. 18.
leur familles salariés
du la présente 101' et en résume les ou non, habitant avec
et qui voudraient se
vue i1 l'article 12, les sociétés de secours mutuels exécution
eux,
dans
raport
résultats
annuel
qui
est
adressé
un
reçoivent de l'Etat une allocation annuelle d'un
constituer une retraite ou en assurer une à ces
franc cinquante centimes (1 fr. 50), réduite à au Président de la République et qui rend compte membres de leur famille, seront
admis facultasoixante-quinze centimes (0 fr. 75) pour les assutivement,
des
opérant
versements à l'une des
en
Ce rapport est publié au Journal officiel et caisses visées
l'article
rés de moins de dix-huit ans, qui sere affectées à distribue
14 et dans les condipar
Chambres.
aux
dégrèvement
de
pareille
somme
cotisala
tions
énumérées
paragraphes
ci-après, au
sur
un
aux
Lion maladie de 1 assurés. Toutefois, cette alloca-.
U est formé, auprès du ministre du bénéfice d'une pension dd retraite, à l'âge de
Art. 2u.
moyen d'un crédit ouvert au budget du ministère du Travail.
Les caisse^d'épargne,

li.

les

soixante-cinq ans et au bénéBce, le cas échéant,
des dispositions èe l'article 18.
Pour les fermiers, cultivateurs, artisans et petits patrons,- les versements annuels seront, au
minimum, de neuf francs fr.; par assuré pour
la cotisation totale et, au maximum, de dix-huit
francs ;18 fr.). En ce qui concerne les métayers,
les versements annuels seront, au minimum, de
six francs (6 Ir.) ils emporteront de plein droit
le versement de pareille somme par les propriétaires, à concurrence d'un maximum de
neuf francs (0 fr.).
Ces versements bénéficieront, sur les fonds de
l'Etat, d'une majoration allouée chaque année,
cette
a capital aliéné, au compte de l'intéressé
majoration sera égale au tiers des versements
effectués.
Le droit à la majoration sera épuisé lorsque
la rente viagère, résultant à soixante-cinq ans
des majorations versées antérieurement, aura atteint le chiffre de soixante francs (60 fr.) ou
lorsque le bénéficiaire cessera de faire partie
des -mtégories visées au présent article.
Les dispositions des paragraphes précédents
non
sont étendues:
aux femmes 1etetveuves
V
aux
salariées des assurés des titres
supérieur à
salariés dont le salaire annuel est dépasse
pas
trois mille francs (3.00) fr.), mais ne
cinq mille francs (5 ,00i) fer)
paPour les cultivateurs, artisans et petits
ans au moment
trons, âgés de plus de quaranleprésente
loi, qui
de la mise en vigueur de la
èpocette
commenceront leiu-s versements nés
depuis trois ans au
que et qui faisaient partie
d'intéressés
sus visés, il
catégories
moins des
dO
la pension acquise résultant
sera ajouté
majoration
Irurs versements effectifs et de la rente
qu'eût
la
égale
à
dn tiers une bonification
francs
neuf
de
annuel
produite un versement
à 1 apa
(9 fr ) depuis l'âge de quarante ans jusqu
vigueur
mise
en
qu'ils avaient au moment de la

ans au
Les métayers âgés de plus de quaranteprésente
da
la
vigueur
la
mise
moment de
en
loi et qui, à partir de cette époque, effectueront
prédes versements annuels égaux ceux que fixée
viagère
l'allocation
recevront
2,
voit l'article
obligatoires.
par l'article 4' pour les assurés
du mêmfl
fermiers
les
Il en sera de même pour
conditions
et
mêmes
les
âge qui auront"- rempli
2
l'article
sous
à
fait le double versement prévu
dépasla réserve que le prix de leurs fermes ne francs
cents
de
six
sera pas le chiffre global
(600 fr.).

Si les versements annuels minima prévus an
paragraphe 2 du présent article n'ont pas été
effectués pendant le nombre d'années prévu aux
sera
alinéas précédents, la bonification précitée
nombre
le
proportion
que
la
même
dans
réduite
d années de versements.
Les avantages prévus par les articles 6. 8 et 9
rie la présente loi seront accordés aux personqui. depuis la mise
nes visées au présent articledepuis
l'ftpe de dixen vigueur de cette loi ou
versé
à l'une
année
huit ans, auront, chaque
contribution
la
l'article
14
des caisses indiquées à
minimum de neuf francs (9 fr.).

L'article 7 de la présente loi est étendu aux
nlinéa du présent
personnes visées au deuxième
article. De plus. pour ceux des intéressés de la
périodeafransitoire qui seraient à soixante-cinq
conditions requises pour bénéficier
ans d
à la loi d'assistance. la bonificaall
tions
des
égal à
l'Etat
tion de
sera portée à un chiffre assurés
accordée
bonification
aux
celui de la
obligatoires de même âge. pourvu cue les versements facultatifs da, l'intéressé aient été de dixhuit francs (1S fr.) pour chaque année écoulés
depuis la mise en viaueur de la présente loi.
an présent arles assurées facultatifs désignésfaisant
partie ou
ticle, et qui occupent des salariés
A l'égard de ces
non de leur famille, sont tenus,
salariés. aux versements obligatoires des employeurs, tels qu'ils sont fixés par l'article 2 cldessus.
Si un assuré a successivement apArt. 37.
partenu aux régimes du titre premier et de l'article 36, l'allocation viagère prévue A l'article 4
résultant des
ne peut se cumuler avec la rente
jusqu'à
l'article
36
de
majorations
concurque
4.
rence du chiffre fixé par l'articlel'alinéa
précédent
Au cas où l'assuré visé à
oblide
versements
d'années
compte un nombre
attribué,
il
lui
est
gatoires inférieur à quinze.
pour chacune de ces années, une rente complémentaire égale à celle qu'eût produite la majoration de ses versements obligatoires et des contrthutions patronales, sans que cette rente puisse
dépasser un franc cinquante centimes (1 fr. 50)
par année et sous la condition que le nombre total de ses années de versements dans les conditions des articles 4 et 36 soit au moins égal 4
quinze. S'il compte un nombre d'années de versements obligatoires supérieur à quinze et inférieur trente. il peut parfaire ce nombre par des
années de versements facultatifs en conformité
de l'article 36 pour obtenir le bénéfice de l'article 4.
Les assurés visés à l'article 36, ayant trentecinq ans accomplis au moment de l'entrée en vigueur de la loi. qui passeraient ensuite dans la
catégorie des assnrés visés au titre premier et effectueraient des versements annuels obligatoires
atteignant au moins les trois cinquièmes du chiffre fixé 11 l'article 2. seront soumis, pour lesdites
années de versements. aux dispositions des 5. et
alinéas de l'article 4. sans que toutefois fallocation viagère puisse se cumuler avec les majorations et bonificatinns de l'article au delà du
chiffre fixé à l'article 4.

les

TITRE VI
Dispositions diverses
Art. 38.

Des avances remboursables peuvent

être faites aux caisses départementales ou régio-

CI.

Pirou, Bd St-Germaln,

M. Cuvinot
Rapporteur de la loi au Sénat
nales concourant à l'exécution de la présente loi,
pour couvrir leurs frais de premier établissement. Le remboursement de ces avances sera effectué, dans un délai qui ne pourra excéder
1 quinze ans, par annuités égales calculées au taux
du tarif de chaque caisse départementale ou régionale pour la première année d'opérations.
Les décrets visés à l article 19 qui autorisent
les caisses départementales ou régionales il concourir au service des retraites fixeront, pour chacune de ces caisses, le maximum desdites avances remboursables.
Le troisième alinéa de l'article 3 ciArt. 3'J.
dessus est applicable la caisse nationale d'épargne pjstale p:u- l'encaissement 'es verséments obligatoires ou facultatifs de ses adhérents, si ceux-ci en font la demande,.
Les étrangers naturalisés auront
Art. 46.
droit au bénéfice des articles 4, 7 et 3Gn de la
présente loi que s'ils ont été naturalises avant
îàge de cinquante ans.
Un règlement d'administration puArt. 41.
blique, rendu snr la prorosition des ministres
du 'fravail et des Finances, déterminera toutes
les dispositions nécessaires à l'application de la
présente loi, sans préjudice des règlements spéciaux ci-dessus prévus.
Art. 42.
A dater de l'entrée en vigueur de
la présente loi, sont abrogées toutes dispositions
contraires, notamment l'wticle 3 de la loi du
27 décembre 1895. et, en ce qui touche les bénéficiaires de la présente loi, les dispositions de
la loi du 31 décembre 1895.

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ECONOMIQUEMENT

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Le temps sec et chaud, avec vent du nord-est,
que nous avons eu pendant ia huitaine, a été
favorable aux semailles de printemps, qui ont été
poussées avec activité dans la plupart des direcDans les environs de Paris, quelques cultivateurs ont déjà terminé leurs semailles d'avoine,
tandis que d autres ont encore serrré des blés de
continuation
mars cette semaine. Il faudrait la
de ce temps sec pour terminer les ense;nencementis de céréales de printemps. On prétend que
le vent de nord-est, qui règne ùepuis léquinoxe,
doit dominer pendant la plus grande partie de
Tannée si cela est vrai, on doit donc s'attendre à
une année plutôt sèche.
Les apparences des céréales d'hiver sont généralement satistaisantes cependant, on commence
dire que les blés paraissent plus clairs qu'il y
quinze jours.
Sur notre marché a terme, les affaires
Blés.
ont été écourtées par les fêtes de Pâques, la
Bourse de commerce ayant été fermée jeudi soir.
lslalgré cela, les affaires ont été assez actives et
les prix fermement tenus sur le courant du mois
et sur le livrable rappraché mais il y a un peu
de faiblesse sur les 4 mois de mai et sur le juilletaoût.
La faiblesse sur le livrable éloigné sexplique
par ce fait que l'apparence de la future récolte
est assez bonne et même très bonne dans quelrécoltes sont en
ques directions de plus, lesl'année
dernière. Si
quinzaine
d'une
sur
avance
favorable,
est
moissonnera
temps
le
on
donc
beaucoup plus tôt que l'année dernière et on pourrait avoir des blés nouveaux dès le mois de juillet.
Comme à cette époque nous aurons encore du

i

de DISTRAIRE et d'INSTRUIRE

A

bureaux

tions.

Dès qu'il s'agit

ET Dg LA

P
Uli
blé vieux pour terminer la campagne et même
que. probablement, il restera quelques disponibilités à reporter sur la prochaine campagne, on
comprend qu'on ne puisse enregistrer de fermeté.

Estrce à dire qu'il faille s'attendre a une baisse
sensible? Nous ne le croyons pas, Il moins qu.'
la future récolte s'annonce comme abondante, ce
qu'on ne peut pronostiquer jusqu'ir.i, bien que les
années sèches donnent génératement de meilleurs
résultats que les années humides.
En tout cas, la spéculation parait vouloir
s'orienter vers la baisse pour la fin de la campagne actuelle et probablement pour: la pro-

chaine.
Cependant, on aurait peut-être tort de compter
sur de bas prix. Nous l'avons déjà dit dans
l'avenir, il faudra s'habituer à une moyenne de
prix plus élevée que par le passé, car la consommation augmente sans cesse et la production varie peu. En F'rance, notamment, nous consommons toute notre récolte et nous ne craignons pas
l'invasion des blés étrangers, à cause des droits
protecteurs.
Les farines-fleur du marché de Paris ont eu un
peu de hausse au commencement de la semaine
ensuite la' tendance est devenue plus calme et
les prix ont fléchi assez sensiblement sur toutes
les epoques de livraison.
Les farines de consommation sont d'une vente
très difficile la boulangerie refusant toujours la
baisse dans l'avenir ne veut traiter aucun marché à long terme, elle préfère prendre du disponible au fur et à mesure de ses besoins. Il arrive
quelquefois que certains meuniers ayant besoin
d'argent font des concessions. Cependant, la meunerie ne se trouve pas en très bonne situation.
le blé très cher, ce
car elle est obligée de payer bénéfices
sensiblement
les
qu'elle est
qui réduit
d'escompter.
en droit
Avoinea. Les avoines du marché & terre

A

ont eu des affaires actives et les prix pratiqués
ont dénoté un peu de hausse cependant, jeudi,
on est redevenu plus calme et on a clôturé peu
près aux prix de la fin de la semaine précédente.
Les avoines de consommation sont plus chères
que celles du marché à terme, par suite des
offices réduites de la culture.
Alcools.
Les trois-six ont eu un marché
animé et d'assez fortes affaires ont été traitées
les prix ont haussé d'environ 1 fr. Le stock â lé
gérement diminué pendant la semaine; mais si
tes prix élevés se maintiennent, il est probable
ijue les arrivages seront plus nombreux q»aiie$

serties.
La moyenne des cotes officielles de l'alcool disponible pendant la huitaine du 21 ait 26 mars est
de 50 75 l'hecto nu à 90 degrés, entrepôt.
Sucres. Les affaires n'ont pas eu une grande
activité, mais néanmoins les prix ont bénéficié
d'une plus-value de 0 fr. 50. Notre production
est un peu supérieure i celle de l'année dernière,
mais les stocks mondiaux sont sensiblement inférieurs à ceux de l'année dernière. On prétend
que !n hausse n'a pas dit snn dernier mot.
Les raffinés sont en légère hausse de 0 fr. 50
Les sucres eu pains valent de
as fr. kdos.
Les sucres cassés en carton sont cotés
de i5 à 77 fr. les 100 kilos.

Le Petit

Parisien

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La Dame aux CaChoisir, Une fetnme

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3/4.
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