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Economie monétaire 2éme année faculté Jendouba

1

Présentation du cours
I- Formes et fonctions de la monnaie
II- Système bancaire
III- Introduction à la politique monétaire
Livres :
Bassoni et Beitone : « Monnaie : théories et politiques »
Bramoulle et Augey : « Economie monétaire »
Ottavj : « Monnaie et financement de l’économie ».

Chapitre introductif :
La nature de la monnaie
Une économie monétaire c’est une économie où les biens s’échangent contre la monnaie. La
monnaie c’est tout ce qui est moyen de financement ou de paiement.
Selon Jacques Rueff : « Le sort de l’homme se joue sur la monnaie », de même selon la
sagesse populaire
« L’argent est le nerf de la guerre ».
Ces deux citations soulignent l’importance des enjeux que soulève le phénomène monétaire.
L’actualité leurs donnent raison à l’heure ou l’Asie ou la Russie traverse une crise financière
suite à la dépréciation de leur monnaie ou à l’heure ou l’Europe met en place une monnaie
unique appelée l’euro.
Apprécier l’incidence de la monnaie sur l’économie et la société, et plus fondamentalement
comprendre le fonctionnement des économies modernes qui sont des économies monétaires
(économie où l’échange est basé sur la monnaie) suppose de comprendre les phénomènes
monétaires. Mais avant d’entrer dans les analyses et descriptions de ces phénomènes, il
convient de savoir de quoi en parle autrement dit, répondre à la question : qu’est ce que la
monnaie ?
D’après Larousse (dictionnaire) : « La monnaie est un moyen de règlement ou un pouvoir
d’achat qui permet au porteur de se procurer des biens et services ou de rembourser une
dette ». Cette définition a le mérite d’être claire mais elle ne permet pas de savoir qu’est ce
qui est dans l’économie qui joue le rôle de monnaie. Un bien peut-il convenir ? si oui, de
quel bien s’agit-il ? Peut-il s’agir d’autre chose entièrement dématérialisée ? C’est dans ce
chapitre que nous allons répondre à toutes ces questions en cherchant à définir la monnaie
par ses fonctions. On analysera ensuite les formes prises par la monnaie au fil du temps du
plus ancienne monnaie-m/ses au instrument électrique (carte…).

Economie monétaire 2éme année faculté Jendouba

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Section I : La définition fonctionnelle de la monnaie
Une monnaie peut s’emplir une certaine fonction si non elle n’est plus de monnaie. La
monnaie se voit attribuer traditionnellement 3 fonctions :
1/ Une unité de compte
2/ Un intermédiaire des échanges ou un moyen de paiement
3/ Un instrument de réserve de valeur (épargne).
A- La fonction d’une unité de compte :
L’unité de compte adoptée dans les relations économiques est souvent comparée aux mesures
de l’aiguille et de mètre pour mesurer les distances et le poids. Par exemple : le mètre est
l’unité en laquelle en exprime la mesure de longueur.
Dans les relations économiques, la monnaie est le bien en lequel en exprime le prix de tous les
autres. C’est une unité de compte qui permet de mesurer la valeur des biens hétérogènes.
Exemple :
Biens
Poids
Prix (change)
A
10 kg
20.000
B
5 kg
10.000
Cette fonction ramène les multiples évaluations possibles d’un bien en terme d’autres biens
(prix relatifs) en une seule évaluation en monnaie (prix nominal ou absolu)
Biens
A
B
C
Economie de troc
AB
BA
AC
6 Prix
CA
BC
CB

Poids (kg)
20
10
15

Prix (change)
20.000
10.000
15.000

Economie monétaire
A
B
3 prix
C

avoir le moindre prix possible.
Exemple :
Considérant une économie à 4 biens A, B, C, D.
1er cas : économie du troc : chacun des 4 biens est exprimé en fonction de tous les autres.
A en B ou B en A soit P A/B ou P B/A
A en C ou C en A soit P A/C ou P C/A
A en D ou D en A soit P A/D ou P D/A
B en C ou C en B soit P B/C ou P C/B
B en D ou D en B soit P B/D ou P D/B
C en D ou D en C soit P C/D ou P D/C
Pi/j : prix de i en terme de j.

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Les agents de cette économie de troc vont devoir gérer 6 rapports d’échanges c'est-à-dire 6
évaluations des biens.
6 = (4*3 /2) [n (n-1) / 2]
Par récurrence si le nombre des biens est n, il existe [n (n-1) / 2] de prix relatifs.
Si n = 1000 biens. On doit calculer (1000 * 999)/2 = 499 500 prix relatifs.
2éme cas : économie monétaire : on exprime les biens en fonction d’un autre bien qui est
comme unité de comte.
Exemple : choix de B comme numéraire.
A en B : P A/B
C en B : P C/B
D en B : P D/B
3 prix absolus ; 1000- l’unité B = 999
Dans le cas de 1000 biens on réduit le nombre de prix de 499 500 à 999. On mesure ainsi
l’économie de calcul qui permet l’évaluation de la monnaie. Cette réduction du prix à calcul
avantage des agents candidats aux échanges simplifie leurs négociations et donc facilite leurs
transactions (l’unité de compte facilite la comparaison des valeurs).
B- La monnaie intermédiaire des échanges :
La monnaie permet d’acquérir (obtenir) n’importe quel bien ou services. Elle est admis
partout et par tout le monde (dans un espace donné généralement national) et dont le simple
transfert entraîne de façon définitive le remboursement de dette. Nos économies sont des
économies monétaires dont lesquels les produits ne s’échangent pas contre les produits mais
contre de la monnaie qui, à son tour s’échange contre les produits A
M
A’ avec A : acte
de vente ; M : intermédiaire d’échange et A’ : acte d’achat.
(La monnaie est détenue en fin d’acheter dans le futur : réserve de monnaie). Les avantages de
cette fonction sont énormes. Pour s’en rendre compte en examinera les coûts de
fonctionnement d’une économie ou il n’y a pas de monnaie (économie de troc = les biens
s’échangent contre les biens ; dans une économie fermée). Dans un système de troc, les coûts
sont de 2 types :
- Le coût d’information :
résulte du fait que l’agent désireux d’échanger le biens A contre le bien B doit tout d’abord
trouver un autre agent qui accepte d’échanger le bien B contre le bien A. En d’autre terme, il
doit trouver un agent qui a besoin du bien A. Le paysan qui veut acquérir une charvue
doit trouver un fabriquant qui accepte une tête de bétail en contre partie. Pour que la
transaction puisse avoir lieu, il faut donc une double coïncidence de volonté concernant les
objets de l’échange (le premier agent doit accepter le bien B et le second doit accepter le bien
A.
Cette double coïncidence exige la recherche d’une information concernant les clients
potentiels, une information coûteuse en temps ou en revenu parfois l’agent désireux
d’échanger le bien A contre le bien B trouve un agent qui accepte le bien A contre le bien B à
condition que l’échange aura lieu plus tard (pas tout de suite) parce que l’agent propriétaire de
B ne présente aucun besoin immédiat du bien A.

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La nécessité de double coïncidence de volonté contre les objets de l’échange doit ainsi être
complétée par la nécessité d’une double coïncidence de volonté quant au moment de
l’échange.
- Les coûts des transactions :
Sont des coûts dus au transport et aux stockages éventuels des biens échangés. Ils dépendent
de nombreux facteurs comme la nature du bien et l’éloignement du patrimoine.
Economie du troc : 2 coûts
Economie monétaire : un seul coût : l’acheteur.
Le troc ne favorise donc pas l’exécution et le développement des échanges. Ce système ne
peut fonctionner que dans les sociétés fermées où les agents sont peu nombreux. Dans une
économie plus complexe, la réduction du coût du troc était nécessaire (essentiel), la monnaie
comme intermédiaire des échanges permet cette réduction :
- les détenteurs de la monnaie peuvent s’adresser à n’importe quel agent pour obtenir le bien
désirer. L’agent détenant le bien A est désireux d’avoir le bien B doit vendre son bien A
contre la monnaie M et avec celle-ci il achète le bien B. Par rapport au troc, la monnaie
dissocie l’acte de vente de l’acte d’achat.
A M (vente de A)
M B (achat de B).
Dans ce cas, on a résolue le problème de coïncidence de volonté quant au moment.
Dans cette économie monétaire, la résolution du problème lié au coïncidence de volonté
nécessite l’acceptation du bien monnaie par tout le monde. Dans l’exemple cité
précédemment le fabricant du charvue accepte la monnaie M donnée par le paysan s’il sait
très bien qu’il pourra l’échanger à tout moment contre l’achat par exemple du fer.
- La monnaie permet de réduire les coûts de transaction parce qu’il est à stocker et ces coûts
sont supportés seulement par une partie (l’acheteur).
Remarques :
* Les inconvénients de troc peuvent être réduits par des moyens autre que la monnaie : la
mise en place d’un marché facilite la rencontre des volontés. La création d’une maison de
compensation permet aussi de réduire le coût de troc. Les agents n’échangent plus
directement entre eux mais passent par l’intermédiaire que constitue la maison de
compensation. Chacun y dépose ses biens à échanger, et peut obtenir pour une valeur
équivalente les biens déposés par les autres agents.
* L’utilisation de la monnaie comme moyen de paiement a des limites comme on l’a signalé
précédemment. Pour assurer ce rôle, la monnaie doit être acceptée par tout le monde c’est là
qu’intervient le pouvoir public, autrefois le roi, aujourd’hui le gouvernement et le parlement
qui décide que la monnaie a une valeur libératoire c'est-à-dire que les créanciers doivent
l’accepter pour payer. Cela explique une monnaie n’a de pouvoir d’achat que dans des limites
politiques données. Comme un pays traverse des crises politiques et monétaires majeures il y
a là un risque de dépréciation de sa monnaie (absence de contrôle efficace de l’offre de
monnaie) et le recours à d’autres moyens de paiements plus surs. Exemple : pendant la
dernière crise politique russe (maladie du président et l’absence d’un pouvoir présidentiel fort :
risque de guerre civile à cause des salaires non payés), le dollar est constitué comme moyen
de paiement refuge (monnaie refuge) à la place du rouble qui a perdu son pouvoir libératoire.

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C/ La monnaie comme réserve de valeur ou de pouvoir d’achat :
Dans une économie de troc, l’échange de deux biens est instantané. Dans une économie
monétaire, l’argent peut rendre l’échange en 2 instants de types différents. Par exemple : vous
vendez aujourd’hui le bien 1 contre la monnaie M et vous achetez le bien B qu’un mois plus
tard. La monnaie constitue donc un moyen de reporter un pouvoir d’achat dans le temps. C’est
un moyen d’échange futur, entre deux transactions, elle sert de réserve des pouvoirs d’achat.
Les encaisses sous forme de réserve de valeur sont justifiées par l’absence de synchronisation
entre les recettes et les paiements. L’agent reçoit de la monnaie en échange d’un bien ou d’un
service à (t = 0) et conserve cette monnaie parce que le besoin de dépense ne se manifeste que
plus tard (t = 1).
Remarque :
Dans le cadre de la fonction de réserve de valeur, en peut remarquer que tout bien peut
constituer une réserve des pouvoirs d’achat et même que certains biens conservent le prix
d’achat à long terme comme la monnaie exemple l’or.
- Risque de perdre en capital est faible (actions et obligations)
- Risque de ne pas trouver un acheteur
Il est vrai que lorsque les agents accumulent de la richesse sous toutes ses formes ; immeubles,
titres financiers, ils accumulent une certaine capacité de réserve toutefois, la monnaie se
distingue de ces biens en ce qui est immédiatement disponible sans coût de transformation
(temps perdu pour trouver un acheteur au biens stockés), ni risque de perte en capital (baisse
de la valeur du bien entre l’instant t et t+1. La monnaie a la propriété de liquidité et c’est cette
caractéristique qui la qualifie pour être le meilleur instrument de réserve de pouvoir d’achat.
Section II : L’approche formelle de la monnaie
L’approche fonctionnelle de la monnaie procède à partir de réflexion qui donne une
signification économique au phénomène économique. Elle peut être complété par une
approche plus concrète qualifiée de formelle dans la mesure ou il s’agit de repérer les
différentes formes de la monnaie.
A- Les formes de la monnaie :
Concrètement la monnaie a pris 5 formes principales : monnaie-m/ses, monnaie métallique,
monnaie- papier, monnaie scripturale (écriture) et monnaie électronique.
L’émergence de ces formes monétaires s’explique par le souci d’une meilleure adaptation en
les nécessités de transactions.
a) La monnaie- m/ses : elle est considérée comme une monnaie primitive. Elle a pris plusieurs
formes sel chez les arabes,… en fait à cette époque de développement monétaire, la monnaie
ne joue qu’un rôle marginal parce que l’échange occupe une place modeste (l’échange
concerne les membres de la communauté, du tribu
c’est le troc qui prévalait) (si les
échanges vont se développer, il faut qu’il y a une autre forme de monnaie).
b) La monnaie métallique : 2 métaux tiennent un rôle primordial du fait de leurs valeurs
(qualité) intrinsèques et de leurs variétés (l’or et l’argent). Le système de l’étalon-or présente
2 caractéristiques :

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- L’or circule dans l’économie sous forme de pièce qui ont un pouvoir libératoire (accepter
par tout le monde) limité et chacun peut apporter de l’or à la frappe et c’est l’Etat qui en avait
le monopole. La création de monnaie dépend des décisions individuelles c'est-à-dire la
décision de porter l’or à la frappe.
- L’unité de compte comme le dinar (le franc, le dollar, mark…) est définie par un certain
poids d’or par exemple une pièce d’un dinar en or étant définie comme valeur de gramme d’or
Exemple (1 kg d’or = 100 D).
La monnaie métallique a ainsi une valeur garantie par le poids et la qualité du métal qui la
compose en d’autre terme, la valeur faciale de la monnaie (valeur écrit sur la face) est égale à
sa valeur intrinsèque et c’est pour cette raison que les gens ont accepter la monnaie frappée.
Aujourd’hui, les pièces frappées ne sont plus en métal précieux, elles ne constituent plus que
de la monnaie divisionnaire (c'est-à-dire monnaie manuelle utilisée pour les transactions de
faible montant). Les pièces de 1 dinar, de 500 millimes et de 10 millimes sont faites de cuivre
ou acier et une monnaie faciale et indépendante (en générale plus élevée) de leur valeur
intrinsèque c'est-à-dire de la valeur de quantité de métal qui sert à leur fabrication.
Conséquences :
-

La quantité d’or dépend des quantités produites (une production insuffisante de l’or)
Découverte de l’or : inflation
Absence de découverte de l’or : penser à une forme de monnaie
Frappe de la monnaie est manipulée par l’Etat : pour financer les guerres et
gendarmes : baisse (dégrade) la quantité d’or.

c) Les billets ou la monnaie- papier :


La monnaie convertible : lorsque un individu dépose une quantité d’or, il reçoit un
récipissé (reçu) de dépôt ou un billet représentatif de la quantité de métal déposée. Ce
billet peut être utilisé comme instrument d’échange. Les agents acceptent cette
monnaie- papier sans valeur intrinsèque parce qu’ils ont confiance dans l’institution
qu’il a émis et qui assure à tout moment sa conversion et sa convertibilité en or. C’est
pour cette raison que la monnaie- papier est qualifiée d’un fiduciaire (confiance).



La monnaie inconvertible : la règle de convertibilité ou de contre partie est difficile à
respecter. Les banques émettent des billets contre dépôt d’or comptent sur le fait que
la totalité des porteurs de ces billets ne réclament pas ensemble leurs conversions en or.
Elle commence à émettre des billets à découvert c'est-à-dire sans contre partie
suffisant. A l’occasion du crédit accordé aux clients. Si la confiance des détenteurs de
billets convertibles vient de disparaître et la conversion des billets se généralise, les
banques peuvent tombées en faillite puisque la valeur totale des billets mise en
circulation dépasse la valeur des pièces métalliques. Dans ce cas, l’Etat intervient pour
éclairer le « cours forcé» (l’Etat oblige les gens à détenir la monnaie qui n’a pas en
contre partie) des billets c'est-à-dire le dégagement de l’émetteur de l’obligation de
convertibilité en or. Les agents sont obligés d’accepter cette monnaie inconvertible.

Aujourd’hui tous les pays émettent des billets de banque inconvertibles, la monnaie- papier
n’a ainsi qu’une valeur fondée sur la seule confiance inspirée par l’Etat. La monnaie devient
ainsi un phénomène institutionnel.

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d) La monnaie scripturale : (écriture)
Elle consiste en une inscription dans la comptabilité des banques désignées sous le terme de
dépôt. Le dépôt est la provision
d’un compte. Celui-ci pourrait être approvisionné soit
par remise de billet, soit par un virement d’un autre compte, soit par un crédit accordé par la
banque. Seuls les dépôts à vue c'est-à-dire les dépôts qui permettent aux clients de transformer
en billet le solde de leurs comptes, constitue une monnaie. Pourquoi les dépôts à vue sont
considérés comme de la monnaie ?
Si 100 D sont déposés dans mon compte à la BNA, un tel dépôt constitue une monnaie parce
que je peux régler mes achats, les factures avec des chèques tirés sur ce compte. Le chèque
n’est pas de la monnaie, c’est un instrument permettant la circulation de la monnaie
scripturale. Un chèque peut être définie comme un ordre donné par le débiteur (acheteur) à sa
banque de payer le créancier (vendeur) soit en espèce (ou chèque non barré), soit en créditant
le compte de créancier et en débitant celui du débiteur.
Remarque : il existe d’autres instruments de circulation de la monnaie scripturale : ordre du
virement : le payeur adresse directement à sa banque l’ordre d’effectuer un transfert de fonds
sur le compte d’un créancier.
- Les instruments automatisés :
Cour forcé : on force les gens a accepter l’argent.
Cour légal : 1 D par exemple quelque soit monnaie
Cour forcé : concerne les monnaies inconvertibles (cas spécial).
Section III : Les mesures de la monnaie :
D > O
inflation : il faut contrôler cette demande. Si cette demande augmente, il faut
trouver les moyens pour les réduire. La détention de la monnaie reflète la capacité des agents
c’est pour cela qu’il faut mesurer la monnaie. Pour définir la monnaie, il faut le mettre sous
forme d’un agrégat, il y a des critères de classements, la banque centrale fixe les agrégats.
Pour mesurer la quantité de monnaie existante dans l’économie, les autorités monétaires
(banque centrale de Tunisie) retiennent des agrégats qui sont composés de formes monétaires
différentes. Ces agrégats sont élaborés sur la base de la plus ou moins grande facilité de
conversion en monnaie. Mais, avant d’analyser en détail les différentes composantes des
agrégats monétaires, il est important d’expliquer la notion de liquidité
.
a) La notion de liquidité : La liquidité d’un actif définie une qualité celle de la disponibilité
immédiate pour le règlement. La monnaie est l’actif liquide par excellence parce qu’il permet
le règlement immédiat.
L’effort des institutions financières et le marché financier dans les dernières années a été
d’offrir au public des actifs liquides présentant grâce à leur négociabilité une disponibilité
aussi voisine (proche ou possible) de la monnaie et en plus ils sont numéraires. Il existe deux
sortes d’actifs liquides :


Les actifs liquides non négociables : la monnaie, les billets, les dépôts à vue ou à court
terme détenus auprès des banques et qui sont remboursables aux guichets de son
organisme à leur valeur nominal.

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Les actifs liquides négociables : sont composés des titres à court terme et à moyen
terme négociable sur des marchés (en bourse) où tous les agents peuvent intervenir.
Ces actifs présentent un risque de perte en capital c'est-à-dire une baisse de la valeur
de l’actif entre le moment de son achat et le moment de sa revente. Il représente aussi
le risque de défaut de l’émetteur (sauf dans le cas des titres émis par l’Etat).

b) Les agrégats monétaires :

M

= [billets, pièces, dépôts à vue en dinars mobilisable par chèques, gérés par les banques
ou la poste (CCP)].
1

L’agrégat M 1 regroupe les formes monétaires dite aussi disponibilité monétaire, qui servent
directement des moyens de paiement
Exemple en 1995 en Tunisie : billets + pièces = 37 %, dépôt à vue 63 % dont 59 % auprès des
banques (4 % en poste).
France : billets et pièces 16 % et 84 % dépôts à vue auprès des banques dont 18 % en poste
(concurrence).

M

2

=

M

1

+ {les livrets bancaires ordinaires, comptes spéciaux d’épargne, avoirs en

devises, certificats de dépôt} =

M

1

+ quasi-monnaie.

L’agrégat M 2 comprend en plus de M 1 , la quasi-monnaie qui est composée de
déplacements à vue rémunérés dont le taux d’intérêt est réglementé et effectué auprès des
établissements de crédit et non mobilisable par chèque.

M

= M 2 + {comptes d’épargne logements, comptes d’épargne projets et investissements,
obligations (de long terme concerne tout le monde)}.

M

M

3

comprend en plus de M 2 , l’épargne affectée qui comprend :
- les comptes d’épargne logement
} comptes bloqués
- les comptes d’épargne projet et investissement
- les obligations
3

= M 3 + {les titres de l’Etat émis auprès des publics (bons de trésor, billets de
trésorerie)}.
4

Bons de trésor : concerne l’Etat} à court terme
Billets de trésorerie : concerne uniquement les entreprises} à court terme
(La différence entre obligations, bons de trésor, billets de trésorerie c’est ce qui concerne
l’échéance).
Les agrégats de monnaie regroupent les moyens de paiements classiques ( M 1 ) plus (+) les
placements financiers susceptibles d’être aisément et rapidement transformé en moyen de

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paiement avec parfois un risque de perte en capital. L’objectif de la mise en place de ces
agrégats est de contrôler la monnaie et se substitue.

CHAPITRE II : L’offre de monnaie
SECTION I : Les mécanismes de la création monétaire :
L’offre de monnaie est le plus souvent la conséquence d’une offre de crédit par les banques
ou d’une monétisation par les banques de titre de créances sur les ménages, les entreprises ou
l’Etat.
L’offre de monnaie est déterminée par la confrontation des banques : banque centrale et des
agents non financiers. Il repose sur un processus de création monétaire.
Création monétaire : masse monétaire en circulation sous forme de billets et dépôt à vue
(ménages et entreprises). On ne parle pas de création monétaire s’il reste entre les banques.
L’Etat prend de l’argent pour rémunérer les salariés : création monétaire.
A- Les principes de la création monétaire :
Les banques crées de la monnaie lorsqu’elles distribuent des crédits à l’Etat ou aux agents non
financiers (entreprises + ménages) achètent des titres financiers émis par ces agents, achètent
des devises ou des actifs réels auprès des agents non financiers. Pour préciser les principes de
la création monétaire, nous étudierons le cas d’un système à une seule banque puis le cas de
multiples banques.
1- Cas d’un système à une seule banque :
Supposons qu’une entreprise X obtienne un crédit de 1000 D auprès d’une banque B. On
suppose que la banque B fabrique (de la monnaie) des billets. Après réalisation de l’opération,
B a une créance de 1000 D sur X. X a une dette envers B. L’opération se représente de la
façon suivante :
Actif

bilan de la banque B

Crédit (créance sur X)
1000 D

M1 = billets + dépôt à vue

passif

dépôt à vue de X
= 1000 D

A

Bilan de X

dépôt en B = 1000

P
dette envers
B = 1000 D

M1 = B1 + D1 = 5000 (exemple) à t = 0.

M’1 = M1 + 1000 D ; crédit dans l’économie : M’1 = 5000 + 1000 = 6000
= D’1 + B1
Avec B1 : billets 1 et D1 : dépôt 1
Dés l’instant qu’une entreprise X obtient un crédit de 1000 D, son compte à la banque est
crédité du même montant. L’entreprise peut donc utiliser cette somme pour régler ses
fournisseurs. Soit y le fournisseur de X, lui-même le client de la banque B, et il a vendu X
pour 1000 D de matières premières.

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Après avoir régler y, les bilans des trois agents se représente de la manière suivante :

A

bilan de B

P

A Bilan de y

Crédit de X dépôt de y
= 1000
= 1000
loans
deposits

dépôt en B
= 1000
M P = - 1000

P

A

bilan de X

MP = 1000

P

dette envers B
= 1000

M1= billets + dépôt
Soit X détient de la monnaie : M’1 = M1 + 1000 : création monétaire
Toute opération de crédit entraîne la création monétaire : loans makes deposits.
M = billets + dépôt
M = dépôt + 1000 (création monétaire : la quantité de monnaie s’est accrue).
crédit

M

Ce sont les crédits qui font les dépôts, il y a bien création de monnaie (nouveaux dépôts) par
l’octroi du crédit.
Crédit
900
Remboursement 1000

crédit
1000
remboursement 900

Destruction nette = 100

création nette = 100

Le remboursement du crédit entraîne une destruction de monnaie (une baisse de la masse de
monnaie).
Remarque :
Le raisonnement développé à propos des crédits aux agents non financiers (entreprises +
ménages) peut être valable dans le cas d’une créance sur l’Etat ou d’une entrée de devise.
Le cas des devises
1 F = 0.19 Dinars
1000 F = 190 D
Banque B
Créance sur l’extérieur 190 D

dépôt de X = 190 D

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Devise sort du pays : baisse de création monétaire
Retour des devises : création monétaire.

2- Un système à plusieurs banques :
Considérons un système à deux banques A et B ayant pour clients respectifs X et Y. A
accorde à X un crédit de 1000 D, supposons que X tire un chèque de 200 D à l’ordre de Y.
Les bilans des deux banques se présentent ainsi :
A

banque A

Créances sur X
= 1000

P

A

dépôt à vue de X
= 1000

banque B

P

A

créances sur dépôt à vue
A de 200
de y = 200

banque A

P

créances sur dépôt à vue
X = 1000
de X = 800
Dette envers
B = 200
1000

Dépôts des agents non financiers : la monnaie entre le circuit de l’économie : création
monétaire.
{Fuite à l’extérieur du circuit 20 % du marché est détenu par B, 1/5 = 0.2 : le montant de la
fuite dépend du part du marché. Limite : perte de part de marché = ? si l’entreprise n’a pas de
réserve, elle emprunte sur le marché inter -bancaire}.
* Supposons que la banque a des réserves
A

banque A

Créances sur X = 1000
Réserves = - 200

800

P
dépôts à vue
de X = 800
= 80% de dépôt

A

banque B

réserves = 200
20 % de réserves

P
dépôt à vue
de y = 200

800

Dans notre exemple :
- La banque détient une créance sur la banque A de 200 D c'est-à-dire A doit à B de 800
D (on a une dette envers B de 200 D).
- A la fin des transactions, l’agent X possède un dépôt chez A de 800 D (1000 - 200) et
l’agent y un dépôt chez B de 200 D.
Création monétaire = dépôts de X + dépôts de y = 1000
Un système à banque multiple implique des parts de marché inégales dans la collecte des
dépôts. Ainsi, dans notre exemple, la banque A réussit à capter 800 D de dépôts sur les 1000d
qui existent auparavant, soit une part du marché de 80 %. La banque B réussit à capter 20 %,

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il y a donc une fuite de 200 D hors des zones monétaires de A et qui vont rejoindre la zone
monétaire de B : c'est-à-dire qu’une partie du crédit accordé par A va donner lieu à des
règlements qui alimentent les comptes détenus chez B.
Une augmentation de la part du marché des dépôts entraîne une baisse de fuite du circuit. Pour
payer la banque B, la banque A est obligée de sur- refinancer c'est-à-dire emprunter 200 D
auprès de la banque B, ces ressources monétaires sont nécessaires à l’équilibre de son bilan.
Les opérations de refinancement se passe sur le marché inter- bancaire sur lequel les banques
négocient les excédents ou les déficits de leurs opérations. En d’autres termes, le marché
inter- bancaire est le lieu de rencontre des banques excédentaires et des banques déficitaires.
C’est sur ce marché que la banque A emprunte 200 auprès de B à un taux d’intérêt i :
(opération de compensation).
Les opérations de compensation :
Supposons que la banque A accorde un crédit de 1000 D à X et la banque B un crédit de 2000
à y. y tire un chèque de 300 à l’ordre de X. X tire un chèque de 200 à l’ordre de y. représenter
les deux bilans.
A

banque A

Créance de X
= 1000
Créance sur B
= 100

P
dépôt à vue
de X = 1000
(- 200 + 300) = +100

A

banque B
créances de y
= 2000

P
dépôt à vue de y
= 2000
(+200 - 300) = - 100
Total dépôt de y
= 1900
Dette envers A
= 100

1100

Total dépôt de X
1100

2000

2000

Fuite de B vers A donc B emprunte de A : 100 D. A donne un crédit de 100 à B :
compensation : règlement des soldes.
A donne 200 à B} alors B donne 100 à A.
B donne 300 à A}
La masse monétaire = 1900 + 1100 = 3000 = crédit = 2000 + 1000 = somme des dépôts.
L’opération de compensation c'est-à-dire le calcul du solde (créances – dettes) aura lieu sur le
marché inter- bancaire.
En générale, un système à plusieurs banques est composé de trois types de banques :
- des banques de type B1 à bilan équilibré : montant du crédit = montant du dépôt

Economie monétaire 2éme année faculté Jendouba
A

B1

13

P

Créances = 1000
dépôts = 1000
- banques de type B2 : crédits > dépôts : l’équilibre du bilan nécessite un refinancement
ou un endettement.
A

B2

P

Créance = 2000

dépôt = 1900
Rf =
100

2000

-

2000

Banques de type B3 : crédits < dépôts : refinancement : Rf

A

B3

Créances = 1000
Rf = 100

1100

P
dépôt = 1100

1100

B2 et B3 interviennent sur le marché inter- bancaire afin que B3 prête à B2 une somme de
100 au taux du marché monétaire.
Création de monnaie = D B1 + D B2 + D B3 = 1000 + 1900 + 1100 = 4000.
* Les limites à la création monétaire :
-

-

Les besoins des agents économiques : augmentation de l’endettement initiale
(demande de crédit) entraîne une augmentation des crédits
augmentation des dépôts
augmentation de la masse monétaire. (banques secondaires sont les banques autres
que la banque centrale).
Les conditions de refinancement : plus le coût de refinancement est élevé, plus les
banques sont incitées à réduire les quantités de crédits accordées.

A
1000

P
800
Rf = 200

A
2000

P
1600
Rf = 400

Réduire les crédits

Economie monétaire 2éme année faculté Jendouba
-

14

L’étendue de la part du marché de collecte des dépôts, plus l’étendue du circuit
monétaire est grande, plus les fuites sont faibles : moindre recours au refinancement
crédits.

Un système bancaire hiérarchisé : cas où le refinancement se fait par la banque centrale :
Le problème de règlement de solde peut se résoudre de deux façons :
-

Une première solution discutée auparavant pour les banques créditrices à accepter de
conserver momentanément des créances sur les banques débitrices en espérant une
compensation dans le temps. La banque A peut devenir à son tour débitrice de la
banque B dans la période suivante. Ces créances sur B d’un montant égale à 100 se
trouve alors liquidité au moment de la nouvelle séance de compensation. Cependant,
un tel mécanisme suppose que les soldes des banques soient de mêmes montants.

-

La 2éme solution consiste à ce que la banque créditrice (banque A) demande à la
banque B de régler sa dette en utilisant une monnaie considérée comme supérieure aux
autres, une monnaie qui est acceptée dans tous les paiements, il s’agit de la monnaiebanque centrale (elle est dite monnaie centrale).

La monnaie centrale est la monnaie créée par l’institut d’émission (banque centrale), elle se
présente sous deux formes :
-

La première est détenue par les agents non financiers (entreprises et ménages), elle est
essentiellement composée de billets. Cette partie de la monnaie centrale en circulation
est incluse dans la masse monétaire.

-

La seconde composante est détenue par les banques et le trésor public soit sous forme
de billets en caisse ou pour une grande partie sous forme de compte courant détenue
auprès de la BCT.

La liquidité bancaire est l’ensemble des billets en caisse dans les banques plus (+) les comptes
courants des banques auprès de la BCT.
High power money : la base monétaire.
Monnaie centrale
Billets en caisse dans
les banques
+
Comptes courants des
banques auprès de la
BCT
Liquidités des banques

Billets en circulation
dans le public
+
Comptes courants du
public auprès de la
BCT
Masse monétaire

Monnaie scripturale détenue par le
public auprès des banques
+
Pièces

Masse monétaire

La banque centrale est le point de passage obligé de tous les mouvements de fonds entre les
circuits- bancaires. Le règlement du solde de compensation entre banques se fait par le
virement entre les comptes courants que les banques ont à la BCT. C’est la BCT qui alimente
les institutions financières en créditant leurs comptes courants.

Economie monétaire 2éme année faculté Jendouba

15

Les banques A et B détiennent auprès de la BCT des réserves qui leurs servent à régler les
soldes des opérations de compensation.

Banque A

banque B

Créance sur
X = 1000
Cpte courant =
Caisse institut
D’émission + 100

dépôt à vue de
X = 1100

1100

créance sur y
= 2000
caisse institut
d’émission = - 100

1100

1900

dépôt à vue de y
= 1900

1900

En plus de son rôle de règlement des soldes de compensation, la BCT accorde son
refinancement aux banques de second rang (toutes les banques autre que la BCT) c'est-à-dire
qu’elle leur prête sa liquidité ou sa monnaie centrale.


Supposons un système bancaire B après avoir accorder un crédit de 1000 D à sa
clientèle X voire celle-ci lui demandé 200 D en billets. Le système bancaire doit
s’adresser à l’organisme fabriquant (émettant) ces billets. Supposons que le système
bancaire emprunte ces 200 D auprès de la BCT. Les bilans du système bancaire B et
de la banque centrale se présentent comme suit :

Client X
banque B
B
BCT
B
Créance sur
X = 1000
Compte courant à
BCT = 200 =
Dépôts à la BCT
1200

BCT
dépôt à vue
de X = 1000
dettes envers
BCT = 200

1200

client X

créance sur B dépôt de B
= 200
= 200

200

200

B
1000 à X
B
200 de BCT
BCT
à B = 200
Le client X retire 200 en billet auprès du système bancaire B.

dépôt 1000

1000

dettes 1000

1000

Economie monétaire 2éme année faculté Jendouba

B

16

BC

Créance X= 1000

1000

dépôt de X
= 800
Dettes envers
BC = 200
1000

créance sur
B = 200

200

X

dépôt de
dépôt
dettes = 1000
B=0
= 800
billets = 200 billets
= 200
200

1000

1000

Monnaie centrale = dépôt de B + billet = 200
Masse monétaire = dépôt de X + billet de X = 800 +200 = 1000 ; B : billets
En générale :
B
Créance (C)
Réserves (R)

BC
dépôt de X (D)
RF
(Dettes envers BC = RF)

(créance sur B)
RF

B (billets)
R (réserves de
banques)

Les crédits font les dépôts
Toute opération de crédit engendre des dépôts et les fuites en dehors du circuit. Etant donné
que la part du marché de collecte des dépôts des banques est inférieur à 100 %. Une partie du
crédit sort du circuit bancaire (fuite) ce qui limite la capacité des banques à accorder des
nouveaux crédits. Elles sont obligées pour reconstituer leurs capacités de crédits de se
refinancer auprès de la banque centrale ou du marché inter- bancaire, un refinancement qui
n’est pas gratuite.
La banque fixe le prix de refinancement
Economie d’endettement : les agents endettent auprès des banques qui endettent à leurs tour
auprès de la BCT.
Crédits

dépôts

fuites

crédits

Demande de financement

Agent à besoin de financement ic = iRF + marge
(Entreprises et ménages)

demande de refinancement

banque de II rang

Monnaie des banques

i RF

BCT

monnaie centrale

Economie monétaire 2éme année faculté Jendouba

17

Les banques de II rang peuvent obtenir la monnaie centrale par autre moyen que le
refinancement.
Ventes de devises : le client X reçoit l’équivalent de 50 D en devises qu’il les déposent à la
banque B. B
BC.
B
Créance sur
X = 1000
Compte à la
BC = 50

1050

BC
dépôt de X
= 850
dettes envers
BC = 200

1050

X

crédit au B
= 200
devise = 50

dépôt B = 50
dépôt 850
dettes envers
billet en circulat° billets 200
B = 1000
= 200
devises - 50

250

250

1000

1000

X reçoit 50 en devise
50 devises
B
X {- 50 devise
{+ 50 D
B : + 50 D

devise vers BC
+ 50 D dépôt à BC
+ 50 devises à BC

B
C
R

BC
D
RF

RF
Devises

B
R

Les opérations financières avec les trésors publics permettent aux banques d’accéder, sans ne
subir aucun coût de refinancement, à la monnaie centrale.
La BCT prête au trésor public 300 D en vue de régler ses fournisseurs qui détiennent leurs
comptes auprès du système bancaire B. Les bilans de différentes institutions se présentent de
la manière suivante (le client X du système bancaire B est fournisseur du trésor public).
BC
Crédit au trésor public
= 300

trésor public
dépôt de trésor
= 300

dépôt à la BC
= 300

dettes envers BC
= 300

Economie monétaire 2éme année faculté Jendouba

18

Trésor public règle son fournisseur X client de B.
TP : trésor public
B

BC

Compte à la BC dépôt de X = 300
= 300

300

300

C+R

dépôt de trésor = 0
(300 – 300)
Dépôt de B = 300

300

B
C
R

crédit en TP = 300

300

BC
D
RF

RF
Devises
Trésor

D + RF

RF + D + T

B
R

B+R

[X ramène le chèque à B (dépôt de X de 300) ; B ramène le chèque à BC. Dépôt de trésor =
300 – 300 s’annule = 0 ; 300 de B représente crédit envers TP et B a un compte à la banque
centrale].
MC = monnaie centrale
=
BM = base monétaire
RF + D + T = B + R
RF + D = C + R
B + R = (monnaie centrale) : MC = BM
B : billets en circulation
R : réserve des banques.
Les contres parties de la monnaie centrale (c'est-à-dire les opérations qui sont sources de
création de monnaie centrale) = RF (concours aux banques = crédits)
Les contres partis externes
+ Devises
De la monnaie centrale
+ concours de trésor
Liquidités bancaires = billets en caisse + comptes courants à la BCT (R)
L=R
D’après le bilan BC :
L = R = RF + D + T – B

Economie monétaire 2éme année faculté Jendouba
B donc R
Billets augmentent
Si D

R

Si T

R

réserves baisses

T et D : gratuite
RF : n’est pas gratuite
Il faut éviter l’existence de fuite : on évite les transactions avec les billets.

19

Economie monétaire 2éme année faculté Jendouba

20

CHAPITRE III : Le multiplicateur (x) et diviseur (:) de crédit
Crédits

dépôt

fuites

réserves

Nous avons vu que la création de monnaie scripturale par des opérations de crédits entraîne
des fuites sous forme de billets circulant dans le public et sous forme de dépôt auprès d’autres
banques. Les banques qui créent de la monnaie sont appelées à constituer des réserves auprès
de la banque centrale afin de faire face à ce type de fuite.
Quels sont les liens entre cette monnaie centrale et la masse monétaire ? C’est l’objet de ce
chapitre.
Monnaie centrale = billets + réserves : MC = BM = B + R
Lien entre crédits et réserves
Section I : Les multiplicateurs des crédits :
A- Le mécanisme :
Nous avons montrer dans le chapitre précédant que toute augmentation du crédit entraîne un
accroissement égale des dépôts à vue dont une partie est utilisée sous forme de billets et
l’autre partie est conservée sous forme de dépôt bancaire.
Supposons par exemple que toute augmentation de la masse monétaire de 100 suit une
augmentation des billets de 20 et les dépôts à vue de 80.
20 billets
Crédit = 100
80 dépôt
Le multiplicateur propose sur l’idée qu’une banque détenant un excédent de liquidité (réserve
excédentaire RE) auprès de la banque centrale ( RE) cherche a la rentabilisé en accordant
des prêts, mais comme les bénéficiaires des billets accordés ne concerne eux même qu’une
fraction de leur avoir sous forme de billets (20 % de RE) le reste (80 % RE) est déposé
chez le système bancaire. Ce dernier peut distribuer des crédits pour un montant supérieur à
RE).
RE = 100
1C=

20 % de billets = 20

80 % = 64….

80 % de

20 % = 16….

RE = 100

multiplicateur
RE = 2 C = 80

Pour présenter le mécanisme du multiplicateur du crédit dont sa version la plus simplifiée.
Nous supposons que les banques sont soumises aux seules fuites sous forme de billets d’une
proportion égale à 20 % de la masse monétaire (supplément de monnaie). Considérons que la
banque détient des réserves excédentaires RE de 1000 D. cette liquidité est prêté à la clientèle,
comme cette dernière ne conserve que 20 % des fonds reçus sous forme de billets (le reste 800
= 1000 * 80 % revienne à la banque soit parce que les bénéficiaires des crédits effectuent des
dépôts sur leurs comptes, soit parce qu’ils utilisent ses fonds au profit des personnes qui
réalisent ces opérations de dépôts (les fournisseurs par exemple)). La stabilité de la structure
de la masse monétaire (20 % des billets, 80 % des dépôts) conduit à considérer les 800 D de
dépôts comme une réserve excédentaire que la banque peut prêter à nouveau.

Economie monétaire 2éme année faculté Jendouba

21

En peut représenter l’enchaînement de crédit- dépôt dans le chemin suivant :
Période

Réserves
excédentaires
T1
1000
T2
800
T3
640
.
.
.
.
.
.
C = 1C + 2C
3C+…+ n C

Nouveaux
crédits
1000 1 C
800 2 C
640 3 C
.
.
.
.
nC
Total 5000

b= 20% fuites
en billets
200
160
128

d= 80%
nouveaux dépôts
800
640
512

B/ La formule simplifiée du multiplicateur :
Quel montant de crédit les 1000 D de réserves permet-il d’accorder ?
C = 1000 + 800 + 640 +…
0
1
2
n
C = (80 %) * 1000 + (80 %) * 1000 + (80 %) * 1000 +…+ (80 %) * 1000.
2
n
C = 1000 [1 + 0.8 + (0.8) +…+ (0.8) ].
n-1
= 1000 * (1 – 0.8
) / (1 – 0.8) si n + 1
0.8
0
C = 1000 / (1 – 0.8) = 5000
On constate ici que 1000 D de liquidité excédentaire ont permis au système bancaire de créer
5000 D soit 5 fois plus. Ce nombre 5 (= 1/0.2) représente le multiplicateur de crédit.
Crédit

masse monétaire (dépôts à vue + billets)

C = 5000

Crédits : billets 1000 (20 %)
Dépôts 4000 (80 %)
Contrôle des réserves : réserve provient du RF (réserves obligatoires 5 %
pour contrôler).
* Formule générale :
C = 1 C + 2 C +…+ n C
2
n
C = R + (1 – b) R + (1 – b) R +…+ (1 – b) R
n
C = R [1 + (1 – b) + …+ (1 – b) ].
n+1
C = R * [1 – (1 – b)
] / [1 – (1 – b)] si n+1

n+1
et (1 – b)

0.

banque centrale

Economie monétaire 2éme année faculté Jendouba

22

C = R * 1 / [1 – (1 – b)
C= R/b
Si b = 0.2 on a k = 1 / b = 5 alors k = 5 = multiplicateur.
C = k. R (k : le lien) avec k = 1 / b ; k : le multiplicateur du crédit
Si k alors k

: fuites sous forme de billets augmente

crédits baissent

Le multiplicateur de crédit établi une liaison fixe entre la liquidité bancaire R et la masse
monétaire ( C = M). Le multiplicateur k établi le lien.
Une réduction de la part des billets dans la masse monétaire se traduit par une augmentation
de la valeur du multiplicateur. Celui-ci rend ainsi compte du fait que les banques sont limitées
dans leurs montants de crédits accordés par les fuites en billets. Si b passe de 0.2 à 0.3 les
1000 de RE permettent d’accorder des crédits d’un montant égal à 1000 / 0.3 = 3333.333 <
5000. Ces fuites hors des circuits bancaires ne constituent pas la seule contrainte qui s’impose
aux banques. Les réserves obligatoires que les banques doivent constituer auprès de la banque
centrale constituent une autre contrainte.
C/ La prise en compte des réserves obligatoires :
Les banques sont obligées de constituer des réserves auprès de la banque centrale et qui sont
proportionnelles aux montants de dépôts reçus. On suppose par exemple que les banques sont
soumises à un taux (coefficient) de réserve obligatoire (r = 5 % des dépôts).
L’exemple précédant peut être repris de la manière suivante :
période

RE

Nvx crédits

20% fuites
en billets

80% nvx
dépôts

T1
T2

1000
760 (800-40)

1000
760

200
152

800
608

T3
.
.

577.6
.
.

577.6
.
.

115.52
.
.

462.08
.
.

C = 1 C + 2 C +…+ n C
C = 1000 + 760 +….
C = 1000 + [0.8* 1000 – 0.05* 0.8* 1000] + …
Nvx dépôts 800 ; R.obligatoire
C = 1000 + 1000* 0.8 [1 – 0.05] +….
2
C = 1000 + [1 + 0.8 (1 – 0.05) + (0.8 (1 – 0.05)) + ….]
q

q2

R.oblig 5%
de nvx
dépôts
40 (800*5%)
30.4
(608*5%)
23.10
.
.

Economie monétaire 2éme année faculté Jendouba

23

n+1
C = 1000 * {1- [0.8 (1 – 0.05)]
/ [1 – 0.8 (1 – 0.05)]}
n+1
Si n+1
et [0.8 (1 – 0.05)]
0
C = 1000 * 1 / 1- [0.8 (1 – 0.05)] = 1000 / 0.24 = 4166.666 < 5000.
C = R * 1 / [1 – (1 – b) (1 – r)] : cas général
C = R * 1 / (b + r – r b)
k=1/b+r–rb
k = 1 / b + r (1 – b) < 1 / b avec r (1 – b) : dépôt
La constitution des réserves obligatoires en augmentant le dénominateur du multiplicateur
réduit le processus de multiplication, en effet, les réserves obligatoires constituent une autre
source de fuites en plus des billets, le montant restant dans le dépôt bancaire n’est pas
intégralement recruté parce qu’on doit déduire une partie sous forme de réserve.
Remarque :
Si la BCT veut limiter l’octroi des crédits des banques et donc la création monétaire, il suffit
d’augmenter le taux de réserve obligatoire. Si celui-ci passe de 5 % à 10 %, sur 1000 de RE,
la masse monétaire n’augmentera que de 3171.4
C = 1000 * 1 / 1- [0.8 (1 – 0.1)] = 3171.4
Section II : Diviseur (:) des crédits
A/ La logique du multiplicateur :
1) multiplicateur de crédits : il existe RE
on accorde des crédits. C est fonction de R.
Les banques prennent des réserves RF puis accordent des crédits (économie du marché
exemple les USA).
2) diviseur : accorde des crédits
négociation avec la BCT : réserves (exemple de la
Tunisie) : économie d’endettement.
Dans le cas du multiplicateur de crédits, la détention des réserves excédentaires est une
condition préalable à la distribution des crédits. Ce sont les réserves de 1000 qui ont généré un
crédit supplémentaire de 5000. Le sens de la causalité R
C.
Selon la logique du multiplicateur, la recherche de monnaie centrale ou le refinancement (RF)
précède l’octroi du crédit. En d’autres termes, le montant des réserves excédentaires ou de
refinancement conditionne le montant des crédits. D’après la formule du multiplicateur
C = k. R

C = f ( R)

En d’autre terme, c’est parce que les banques détiennent de la monnaie centrale qu’elles
peuvent accorder des crédits.

Economie monétaire 2éme année faculté Jendouba

24

Liquidités des banques = L = R = OD + Trésorerie + RF – billets ; avec (OD : or et devises)
B/ La logique du diviseur de crédit :
Le diviseur de crédit suit un raisonnement inverse à celui du multiplicateur, les banques en
accordant des crédits, elle crée de la monnaie en créditant les comptes de leurs clients, ensuite
ces engagements à fournir de la monnaie centrale les obligent à se refinancer. La recherche de
la monnaie centrale ou le RF auprès de la BCT suit alors la création de monnaie scripturale,
en d’autre terme, les banques accordent dans un premier temps les crédits puis elles se
retournent vers la BCT pour se refinancer. C’est parce que les banques ont accordées des
crédits qu’elles doivent se procurer de la monnaie centrale.
C

R

C = 1 / (b + r – r b) * R : multiplicateur
R = f ( C)
R = (b + r – r b) * C : diviseur (l’inverse du multiplicateur).
C/ Quel sens de causalité faut-il retenir ?
C

R (diviseur de crédit)

C = 1 / (b + r – r b) * R


R

C (multiplicateur)
Banques

Créance sur
L’économie
Créance sur trésor
Or et devises

M = 1 / (b + r – r b) *

RF : multiplicateur

BC
D
RF

or et devises
trésor
RF

billet
R
= base monétaire
R = RF

M = C = f( RF = R)
M = k. RF (x) avec k = 1 / b + r – r b ; (x) = multiplicateur
M = k. RF : la masse monétaire ( M) dépend du refinancement (RF)
Diviseur de crédit
R = (b + r – r b) C
R = (b + r – r b) M
RF = 1 / k M

Economie monétaire 2éme année faculté Jendouba

25

RF = d M avec d : diviseur
R ou RF conditionne C ou M : la politique de la BCT.
La décision de crédit devient après la décision de refinancement : la BCT contrôle la masse
monétaire en économie à partir des réserves et RF.
RF = R = f ( M = C) : économie d’endettement : les entreprises n’ont pas d’autres
sources de RF que la BCT.
Tout dépend de la facilité avec laquelle les banques se procure la monnaie centrale (les
conditions de refinancement). Si elles n’ont pas la certitude d’en obtenir facilement, la
prudence incite les banques à s’assurer des ressources en monnaie centrale avant de distribuer
les crédits pour qu’elles soient en mesure de faire face à toute demande de billets. Si en
revanche, le RF en monnaie centrale est assuré, les banques crées de la monnaie en accordant
les crédits et se refinancent ensuite auprès de la BCT en fonction (de leur besoin) des fuites en
billets.
Le concept du diviseur est prédominant dans une économie d’endettement c'est-à-dire les
entreprises sont endettées auprès des banques et les banques sont endettées auprès de la BCT.
L’absence de source de financement alternative au crédit bancaire empêche toute politique de
multiplicateur de crédit. Dans le cas d’une économie ou les marchés financiers sont
développés, un manque de crédits bancaires aura des effets négligeables sur l’activité
économique parce que les entreprises peuvent émettrent les titres pour se refinancer. Une
politique de multiplicateur est donc possible dans ce type d’économie.
(Friedman : pour garder la valeur de la stabilité de la monnaie : diviseur).
Une monnaie forte c’est une monnaie qui permet de tirer des capitaux, ces capitaux
permettent de financer l’investissement.
B/ Multiplicateur et bilan des banques :
Masse monétaire = billets + dépôts
BM = base monétaire = (R : réserve + B).
MM = B + D
BM = B + R
B=bM
D = (1 – b) M
R=rD
BM = B + R
BM = b M + R
=bM+rD
= b M + r (1 – b) M
= M [b + r (1 – b)] avec b + r (1 – b) = d : diviseur de crédit
BM = d M
M = [1 / b + r (1 – b)] * BM

M = k. BM avec k = 1 / d: multiplicateur.

Economie monétaire 2éme année faculté Jendouba

26

i RF

io RF

D RF

RFo

RF1

Quantité de monnaie centrale

i

ic

Demande de crédit

Mo = Co

M1 = C1

Diviseur : montant du RF n’est pas fixé d’avance.
Demande de crédit augmente : la banque accorde des crédits (Co
RF = f (Mo)
Mo fait varier RFo
M
RF

C1)

RF augmente

SOMMAIRE
CHAPITRE I : LA GESTION FINANCIERE DE L’ENTREPRISE ……………….. 2
SECTION I : Domaine de la finance et définition de la gestion financière ……………… 2
SECTION II : L’environnement financier de l’entreprise ……………………………….. 3
SECTION III : Les missions de la gestion financière ……………………………………. 4
SECTION IV : Responsabilité opérationnelle de la gestion financière ………………….. 6
CHAPITRE II : LE SYSTEME D’INFORMATION COMPTABLE …………………8
SECTION I : Le bilan ………………………………………………………………………8
SECTION II : L’état du résultat …………………………………………………………...10
SECTION III : L’état des flux de trésorerie ……………………………………………….10
SECTION IV : Les notes aux états financiers ……………………………………………..10
SECTION V : Caractéristique de l’information comptable ………………………………..11
SECTION VI : Notion de flux ……………………………………………………………...11
CHAPITRE III : L’INFORMATION FINANCIERE : LE BILAN FINANCIER …….12
SECTION I : Redressement des comptes de l’actif ……………………………………….. 12
SECTION II : Le redressement du passif …………………………………………………. 17
CHAPITRE IV : LES CYCLES ET L’ANALYSE DE L’EQUILIBRE FINANCIER DE
L’ENTREPRISE ………………………………………………………………………… 29
SECTION I : Le cycle d’investissement ………………………………………………….. 29
SECTION II : Le cycle d’exploitation ……………………………………………………. 29
SECTION III : Le cycle de financement …………………………………………………. 37
SECTION IV : Les soldes intermédiaires de gestion (SIG) ……………………………… 41
CHAPITRE V : L’ANALYSE FINANCIERE PAR LES RATIOS ……………………. 48
SECTION I : La méthode d’analyse par les ratios ………………………………………… 48
SECTION II : Les ratios de structure …………………………………………………… 51
SECTION III : Les ratios d’activités ou de gestion ……………………………………… 53
SECTION IV : Les ratios de rentabilité ………………………………………………….. 59
CHAPITRE VI : CHOIX D’INVESTISSEMENT EN AVENIR CERTAIN ………… 59
SECTION I : Classification des projets d’investissement ………………………………… 59
SECTION II : L’analyse marginale ou différentielle ………………………………………60
SECTION III : Analyse des principaux éléments servant à la présélection du projet …….61
SECTION IV : L’estimation du cash flow net (CFN) …………………………………… 63

CHAPITRE I : LA GESTION FINANCIERE DE L’ENTREPRISE
Introduction :
De nos jours, le domaine de la finance est devenu le domaine le plus vaste qui regroupe divers
champs d’applications. En effet, et on se référant aux différents domaines d’interventions,
nous entendons par finance :
-

Le choix des sources de financement : interne (autofinancement) ou externe :
emprunt : la sélection du projet d’investissement, la distribution des dividendes…

-

La banque et institutions financières, les intermédiaires financiers, la bourse.

-

Le placement d’épargne, l’épargne (le taux d’épargne est connu dés le départ), les
prêts et l’emprunt, l’achat des titres financiers (actions et obligations).

-

Le taux d’intérêt, le taux de change, les assurances, les droits de douanes.

-

L’inflation, l’impôt, les taxes et les dépenses.

SECTION I : Domaine de la finance et définition de la gestion financière:
A) Le domaine de la finance
Le domaine de la finance est peut être interne ou externe :


Interne : La gestion financière de l’entreprise.



Externe : La finance du marché : facteurs externes à l’entreprise et qui fonctionnent
l’entreprise.

L’analyse de ces définitions font ressortir deux champs convergents de la finance à savoir : la
finance interne à l’entreprise et la finance externe à l’entreprise.
1- La finance de marché s’intéresse aux facteurs externes à l’environnement de
l’entreprise et qui conditionne la survie et la croissance et sa solvabilité. La finance
met à la disposition des entreprises un ensemble d’outils et d’instruments visant à
maîtriser les principaux facteurs se rattachant : aux marchés financiers, aux marchés
monétaires et aux institutions financières tels que les facteurs qui influencent la
détermination du taux d’intérêt, le taux de change.
2- La finance de l’entreprise ou gestion financière traite les décisions internes prises
par les dirigeants de l’entreprise (décisions d’investissement, décisions de
financement, politique et distribution des dividendes). Ces décisions s’intéressent aux
diverses activités managériales dont le but est de choisir des sources de financement
des actifs à possédé ou à cédé, de même la gestion financière s’intéresse aux décisions
relatives aux conditions et délais de règlement du crédit fournisseurs et du
recouvrement du crédits- clients, au niveau du stock aussi l’encaisse (trésorerie).

Au niveau de ce cours, on ne s’intéressera pas à la gestion financière. On s’intéressera
principalement aux techniques de diagnostique et aux principales décisions financières.

B) Définition de la gestion financière
1- La gestion financière constitue un ensemble de méthodes et d’outils opératoires qui
permette aux entreprises et aux autres organisations de s’assurer une réception efficace dans
leurs environnements financiers.
2- La gestion financière est un processus dynamique destiné à maximiser la valeur d’une
entreprise (on peut calculer la valeur de l’entreprise qui est purement comptable) on peut le
parvenir de deux façons :


Soit en investissant dans des créneaux (choix, projets) pour que la rentabilité égale ou
dépasse le coût de fonds que l’entreprise doit donner pour générer ce résultat.



Soit au contraire en désinvestissant lorsque la rentabilité est inférieure au coût du
fonds.

SECTION II : L’environnement financier de l’entreprise
L’entreprise exerce dans un espace financier constitué par un ensemble complexe de
processus relatifs à la création, la conservation et la circulation de la monnaie et d’autres
actifs financiers. L’analyse de l’environnement ou de cet espace financier permet de ressortir
cinq ensembles des composantes à savoir :
Institutions
financières
Banques
Assurances
C.C.P

Marché d’actifs
financier
Bourses
Marché de change

Variables de
régulations
Impôt & taxe
Taux d’intérêt
Taux de change
Droit de douane

Instruments financiers
Actions & obligations
Titres de participations
Bon de trésor
Bon de caisse

Procédure
juridique
Subvention

(1) Les instruments financiers : Le système financier englobe une masse d’instruments
correspondant à une gamme d’actifs, ces actifs constituent les titres financiers, c'est-à-dire les
documents représentatifs de droit de propriété (actions) ou de droit de créance (obligations)
détenues par une personne sur une autre personne.
Une opération est dite financière car elle est liée à la création, la détention ou la cession
(vente) du titre financier.
(2) Les institutions financières : Le système financier met en cause des agents spécialisés dans
la réalisation d’opérations financières et qui peut être caractérisé comme des instruments
financiers (banques, les organismes d’épargnes, les sociétés financières…).
(3) Le marché des actifs financiers : La circulation des titres financiers converge vers des
canaux et vers des marchés d’actifs financiers sur lesquels se réalisent les transactions qui les
mènent en circulation. Certains de ces marchés assurent un rôle de financement à l’ensemble
de l’économie c’est le cas par exemple d’un marché boursier (la bourse c’est le lieu sur lequel
se réalise la transaction des titres financiers).

Au niveau du marché boursier, on trouve deux sous marchés :
-

Le marché primaire : La création des actions : moyen de financement pour
l’entreprise : la première émission.

-

Le marché secondaire : achat des titres à 10 DT, vente des titres à 20 DT : alors le gain
se fait sur le second marché.

D’autres marchés ont un rôle de refinancement des institutions financières (cas du marché
monétaire), d’autres enfin interviennent dans la couverture du risque financier.
(4) Les procédures juridiques : L’ensemble des transactions financières et l’activité du
système financier sont rigides par des dispositions juridiques qui visent à organiser et à
réguler les comportements financiers. Ils englobent aussi bien les dispositions relatives au
contrôle des crédits et à l’organisation de la provision bancaire.
(5) Les variables de régulation : Les comportements financiers sont déterminés par certaines
variables de régulation fixées sur les marchés spécialisés. L’ensemble de ces variables qui
influencent par exemple l’action des opérateurs inclus les taux de change, les taux d’intérêt.
Les taux de change règlent les monnaies de change et les taux d’intérêt règlent le rapport entre
crédit et créance.

SECTION III : Les missions de la gestion financière
Le but fondamental de la gestion financière consiste à assurer la maximisation de la valeur de
l’entreprise ou encore la maximisation de la richesse de cette propriétaire.
La maximisation de la valeur exige que le patrimoine (fonds propre de l’entreprise) soit
engagé dans des projets d’investissement qui n’aura pas de risque grâce à leur rentabilité
future. A cet égard, la gestion financière doit s’assurer de la qualité et du niveau de la
performance réalisée par l’entreprise en ses différents objets et activités.
La gestion financière a aussi pour mission d’éviter la disparition du patrimoine à l’occasion
d’une faillite et elle doit maintenir la solvabilité ou l’équilibre financier de l’entreprise aussi
l’entreprise est exposée à des risques futurs liés à la stabilité de son environnement financier
et remettre à l’heure en place des instruments pour assurer la protection adéquate entre série.
-

Maximiser la valeur de l’entreprise.
Le maintient du niveau de la performance au sein de l’entreprise.
La maîtrise du risque financier.
Le maintient de la solvabilité et de l’équilibre financier.

1) Maximisation de la valeur de l’entreprise :
Remarque :
La valeur de l’entreprise ne peut pas être appréciée par rapport au patrimoine récent accumulé
par l’entreprise. Elle doit être également analysé par rapport au projet et activité future dont
lequel le patrimoine sera engagé.

0
Entreprise A

1

2 ………………. n

1000 3000 (Bénéfice) 5000 (Bce)
(-1000)

revenu futur actualisé

0 (coût)
Entreprise B
300 D
En effet, la richesse accumulée par une entreprise à une date donnée ne constitue qu’un des
éléments qui permette d’apprécier sa valeur. Celle-ci doit tenir compte des résultats attendus
dans le futur face à la mise en œuvre du patrimoine de l’entreprise. A partir de là, il s’avère
que la maximisation de la valeur de l’entreprise dépend du niveau de la performance au sein
de l’entreprise et de la maîtrise du risque de faillite et du risque financier.
2) Le maintient de la performance financière :
La gestion financière (G.F) doit veiller au maintient des performances de l’entreprise à un
niveau satisfaisant. En effet, l’entreprise met en œuvre des ressources coûteuses. Elle doit
ainsi payer différents partenaires qui lui confient ses ressources en prélevant ses
rémunérations sur le produit de son activité (L’entreprise doit être rentable).
Produit > charge
Résultat > 0
Reliquat = reste
La G.F doit donc vérifier que l’activité est assez efficace pour s’écrire les produits qui
permettent de rémunérer les apporteurs des ressources et le cas échéant pour assurer la
restitution de ces ressources ainsi dans le cas de l’emprunt, les responsables devons s’assurer
que les ressources financières obtenues seront utilisées dans des conditions efficaces pour
permettent le versement par l’entreprise des intérêts futurs et du remboursement à l’échéance
convenue avec les prêteurs.
3) La maîtrise du risque financier :
On distingue quatre catégories de risques :
a- Le risque d’exploitation et la structure des coûts :
La répartition entre coût fixe et coût variable rend le résultat de l’entreprise plus au moins
sensible à une variation du niveau de production et de vente. En effet, en peut démontrer
qu’une entreprise supportant des charges fixes ou des structures élevés représentant des
résultats plus volatils. (Charges fixes doit être faibles)
b- Le risque de l’endettement :
Ce risque est lié à la structure de financement de l’entreprise lorsque une entreprise augmente
son appel à l’endettement, dans ce cas, l’entreprise s’oblige à dégager des bénéfices

supplémentaires pour assurer la rémunération et le remboursement de ses prêteurs. Si son
activité dégage des produits d’exploitation médiocre, l’entreprise subira des conséquences de
dommages financiers du fait du service de la dette et donc dégagera un résultat défavorable
épongée sans difficulté et l’endettement aura permet l’amélioration de la rentabilité.
c- Le risque de faillite :
Ce risque est lié à la rentabilité de l’entreprise. Il menace la vie et constitue une opération de
la gestion financière.
d- Le risque de change et de coût :
Du fait de ses relations avec des tiers, l’entreprise supporte des risques spécifiques liés aux
taux de change et du taux d’intérêt. En effet, chaque fois que l’entreprise effectue les
opérations libellées (facturées) en devises ou monnaie étrangère, elle s’expose à des risques
de perte liée à une évolution défavorable du taux de change.
Exemple :
Coût de marchandises achetées : 100 000 FF
t = 0 : taux de change : 10 FF = 1.9050 TND (tunisian dinars) (A la date de la commande).
La somme décaissée en dinar tunisien :
S = 100 000 * 1.9050 / 10 = 19050 DTN
t = 6 : taux de change augmente : 10 FF = 1.9150 (évolution défavorable pour la Tunisie :
perte). De même, une entreprise qui fait appel à des facilités bancaires à ces termes risque de
ce faire pénaliser à un risque de coût.
4) Le maintient de solvabilité et la maîtrise de l’équilibre financier :
Le maintient de la solvabilité de l’entreprise réside dans sa capacité a enlever ses
engagements. La solvabilité traduit l’aptitude d’un agent économique à faire face à ses dettes
lorsque celle-ci vienne à l’échéance.

SECTION IV : Responsabilité opérationnelle de la gestion financière
De manière générale en reconnaît trois missions fondamentales assignées à la prudence, à
savoir le maintient de la valeur de l’entreprise et sa performance financière ainsi que la
maîtrise du risque au quel elle est confrontée. L’ensemble de ces indications permet de décrire
les principales tâches opérationnelles qui incombent (revient) à la gestion financière ainsi que
la place de celle-ci parmi l’ensemble des disciplines de gestion.
1- Principales tâches opérationnelles de la gestion financière :
Celles-ci peuvent être résumées en trois phases :
-

Une phase d’analyse ou du diagnostic financier qui a pour but d’apprécier la situation
financière dans l’entreprise.

-

Une phase de formulation et de mise en œuvre des décisions financières.

-

Une phase de suivi et du contrôle des projets et investissements pour l’entreprise.

2- La place de la gestion financière dans le système de gestion de l’entreprise :
La gestion financière occupe une place privilégiée parmi les fonctions de l’entreprise. D’une
part, elle comporte une technicité propre et exige une haute spécialisation. D’autre part, les
décisions dégagées par toutes les autres fonctions entraînent des incidences financières
puisqu’elle donne lieu à la même mise en œuvre des ressources ou emplois, des recettes ou
des dépenses.

CHAPITRE II : LE SYSTEME D’INFORMATION COMPTABLE
La maîtrise de la décision de l’entreprise nécessite la compréhension préalable des outils
fondamentaux qui aident à faire les prévisions ou à analyser des résultats. Ces outils sont : Le
bilan, l’état du résultat, l’état des flux de trésorerie et les notes aux états financiers.

SECTION I : Le bilan
Le bilan est un document fondamental pour la communication de l’information financière. Il
exprime la situation financière de l’entreprise à une date donnée : c’est la date de clôture de
l’exercice comptable (fin d’année).
On entend par situation financière, les ressources économiques que l’entreprise maîtrise ainsi
que les obligations qui reviennent à ses charges. Les ressources économiques correspondent
aux actifs alors que les obligations correspondent aux passifs.
L’analyse du bilan fait ressortir trois éléments : actifs, passifs et les capitaux propres.
I- Les actifs :
Il est constitué des ressources économiques obtenues ou contrôlées par l’entreprise et qui sont
susceptibles de procurer des avantages économiques futurs au bénéfice de l’entreprise.
1- Les actifs non courants :
Cette rubrique comprend les éléments d’actifs destinés à être utilisés d’une manière continue
pour le besoin de l’activité de l’entreprise.
 Les immobilisations corporelles : Ce sont des éléments physiques ayant un potentiel
de générer des avantages futurs et qui sont censées être utilisés sur plusieurs exercices.
Leurs coûts doivent être mesurés de façon fiable (construction, terrain….).


Les immobilisations incorporelles : Sont des actifs non monétaires, identifiables sans
subsistance physique tel que brevet et marque, fonds de commerce, droit au bail.
Remarque : A ce niveau, le nouveau système comptable (NSC) à introduit d’autres
éléments incorporelles : on a : les logiciels (programme pré- installé) et les
investissements en recherche et développement.



Les immobilisations financières : Sont les déplacements financiers à long terme que ce
soient en titres (actions et obligations) ou en prêts assimilables. A ce niveau le NSC a
introduit des nouvelles composantes d’immobilisations financières qui sont les titres
de placements à condition que ceux-ci sont détenus par l’entreprise de façon durable et
par lesquels elle compte réaliser un gain (plus-value = profit) suite à leur revente.



Les immobilisations en cours : Sont les immobilisations non encore achevés à la date
de clôture.



Avances et acomptes versés.



Les autre actifs non courants : Ce sont les charges reportés c.à.d qui ne sont à être
destinés à un seul exercice, mais plutôt sont affectées sur plusieurs exercices (charges
fictifs) :(frais d’établissement, frais de constitution, frais d’acquisition, les charges à
répartir et les frais d’émission et de remboursement des emprunts).



Les immobilisations à statut juridique particulier : Immobilisation crée en leasing ou
crédit-bail.

2- Les actifs courants :
Ce sont les éléments détenus par l’entreprise afin d’être utilisés ou consommés dans le
prochain cycle d’exploitation. A ce niveau on distingue :
2-1 : Les stocks :
Ceux-ci sont détenus par l’entreprise pour un double objectif puisqu’elles peuvent être:



Rendu dans le cycle normal de l’exploitation de l’entreprise ou bien
Utilisé à la production.

2-2 : Les créances :
Ce sont des droits permettant à leur utilisateur d’exiger de l’argent, des biens ou des services,
des clients ou d’autres personnes. Le NSC a introduit dans cette même rubrique les comptes
rattachés : créance client nés des ventes, les effets à recevoir, les ventes livrés mais non
facturés et la consigne d’emballage. Cette rubrique s’appelle clients et comptes rattachés.
2-3 : Les actifs financiers :
Ils correspondent aux prêts financiers, aux placements détenus à titre temporelle et susceptible
d’être liquidé dans les 12 mois suivants.
2-4 : Les liquidités et équivalents de liquidités :
Ce sont les formes disponibles (caisse, banque, CCP, les dépôts à vue (compte courant), les
placements à court terme et les liquides facilement convertible en liquidité (chèque, traité).
II : Les passifs :
Sont les obligations qui reviennent à la charge de l’entreprise (proviennent des transactions
effectuées par l’entreprise, fournisseurs….) ou d’évènement passé et nécessitant le transfert
futur à d’autres quantités de ressources représentatives d’avantages économiques (emprunt,
capital).
1 : Passif non courant (dettes à LMT) :
Ce sont les emprunts et les dettes assimilées et dont l’échéance dépasse 12 mois à partir de la
date de clôture de l’exercice. Dans cette catégorie en introduit les provisions pour risques et
charges.

2 : Passif courant : (Ce sont les dettes à CT) :
Ce sont les sommes qui doivent être payées dans les 12 mois qui suivent à partir de la date de
clôture de l’exercice. Ce sont les sommes que l’on prévoit ou voir réglé de la trésorerie
provenant des éléments classés comme actifs courants. Exemple : compte rattaché aux
fournisseurs.
III : Les capitaux propres :
Comporte les diverses catégories du capital, des surplus d’apport, les réserves et l’équivalent
et les résultats non répartis. Les capitaux propres représentent le gage (garantie) des
créanciers.
SECTION II : L’état du résultat
L’état du résultat donne une explication quant à l’explication du résultat global de l’entreprise
qui apparaît au bilan. Il mesure le degré de performance d’exploitation d’une entreprise au
cours d’une période donnée. Il constitue une source précieuse d’information relative au
rendement que l’entreprise a atteint au cours d’un exercice donné. L’état du résultat est
composé :


Des enrichissements : Ce sont les ressources de fonctionnement (produits).



Les approvissements : Ce sont les emplois des ressources (charges et pertes).

Cet outil constitue un élément de base pour les investissements et les créanciers puisque :
-

Il fournit aux investisseurs et aux créanciers des informations utiles servir à établir des
prévisions concernant le montant et la capacité de l’entreprise de dégager des flux
monétaires.

-

Il fournit une information pour évaluer le risque ou le degré d’incertitude lié aux flux
monétaires.

SECTION III : L’état des flux de trésorerie
Bien que le bilan et l’état du résultat présentent des informations importantes sur la situation
financière de l’entreprise à une date donnée, ils ne peuvent pas fournir une image claire de la
vie économique et financière. De même, ils ne peuvent pas répondre à toutes les demandes
des utilisateurs ; en particulier les besoins de savoir la manière avec laquelle l’entreprise a
obtenue de dépenser de l’argent (liquidités) ainsi l’état de flux de trésorerie se propose de
fournir une information sur les liquidités de l’entreprise et sur leur utilisation à travers les
activités d’exploitation, de financement et d’investissement.
SECTION IV : Les notes aux états financiers (annexes)
Malgré l’avantage que présente le bilan, l’état du résultat et l’état de trésorerie, les données
qui sont inscrites sont d’ordre général. Il est alors nécessaire dans certains cas de les expliqués
par des notes et pour certaines données par des échéances (acquisition et immobilisation

contracté un emprunt). Les notes aux états financiers fournissent les informations nouvelles,
des explications des nuances sur les postes des états financiers.
SECTION V : Caractéristique de l’information comptable
La comptabilité financière a pour objectif d’enregistrer chronologiquement les opérations
effectuées par l’entreprise afin de présenter les états reflétant une image fidèle de la réalité
économique de l’entreprise. Toutefois, le respect de certaines règles comptables revêtant à
l’aspect prudentielle (cas de non prise en compte du plus value potentielle = principe de
prudence) ou la comptabilisation au coût historique. Tout ceci appelle l’analyse financière à
opérer plusieurs traitements de l’information comptable pour mener au lien sa mission (voir
chapitre III).
Alors que l’information comptable qui répété juste et historique, l’information financière
provient de diverses sources et orientée vers les besoins de l’analyse.
SECTION VI : Notion de flux
Est considéré comme flux tout mouvement engendré par une opération ayant un impact
immédiat ou différé sur la trésorerie.
-

Les flux physiques ou réels : concernent les entrés et/ou les sorties des matières ou de
marchandises.

-

Les flux financiers : concerne les entrés et les sorties de l’argent (≠ flux physiques)
(règlement du crédit fournisseurs, chiffre d’affaire).

-

Flux économiques : un flux est dit économique : flux physique et flux financier.

-

Flux purement monétaire : les entrées et les sorties de l’argent sans contre partie les
flux physiques.

-

Les non flux : ce sont les éléments valorisés qui ont une influence sur le résultat :
(dotations aux amortissements).

CHAPITRE III : L’information financière : Le bilan financier
INTRODUCTION :
Comme le bilan comptable représente plusieurs imperfections, il convient de procéder à des
redressements (mouvements) afin de refléter la situation réelle de l’entreprise c’est le bilan
financier. L’information comptable représente une information brute afin de mener à bien
cette tache, celui-ci aura à effectuer certaines modifications. Ces modifications touchent aussi
bien les postes d’actifs que du passif du bilan. On distingue entre :
-

Le redressement des postes de l’actif
Et
Le redressement des comptes du passif.

SECTION I : Redressement des comptes de l’actif
I : Les frais d’établissement :
Ces frais ne représentent pas un actif réel pour l’entreprise. Il figure à l’actif juste pour les
faire supporter à plusieurs exercices. Il ne constitue ni un bien, ni un droit comme les autres
éléments de l’actif. Il correspond alors à un actif « fictif » (non-valeur).
Exemple :
Les frais de constitution, les frais de premiers établissements, les frais financiers sur
acquisition d’immobilisation (autres actifs non courants), les primes de remboursements, les
frais d’acquisition d’immobilisation et les frais d’émission des obligations. Au niveau du bilan
financier, le redressement consiste a les éliminé de l’actif et aller retrancher des capitaux
propres du cotés du passif (comptes réserves spéciales de réévaluation).
Exemple :
Au début de l’exercice N-1 une entreprise a des frais d’établissement d’une valeur de 200.000
DT. La dotation annuelle est de 40.000DT. Redresser dans un bilan financier les frais
d’établissement au 31/12/N.
200.000 DT

200.000 (40.000) = VCN = 160.000

1/1/N-1

31/12/N-1

160.000 (40.000) = 120.000
31/12/N

± Value = VR-VCN = 0 – 120 000 = - 120 000
Frais d’établissement 0
(moins value)

Bilan financier
.
.
.
(120.000) : réserves spéciales de réévaluation
= Σ ± values

X

X

Eléments de l’actif
Frais d’établissement

VCN

VR ou de cession

± values→ VR- VCN

120.000

0

-120.000

Σ
II : Les immobilisations
Elles figurent au bilan à leur VC qui est une valeur historique. Il faut tenir compte de la valeur
réelle de ces immobilisations en constatant les ± values. Il est a signaler que les
immobilisations sont généralement de trois types à savoir celles qui sont corporelles,
incorporelles et financières.
Remarque relatives aux titres :
La raison de cette possession des titres permet de réfléchir quant à leur classement en tant que
valeurs immobilisées ou de valeurs réalisables ou de valeurs disponibles.


Les titres dont la possession est indispensable au bon fonctionnement de l’entreprise
sont classés parmi les valeurs immobilisées.



Les titres non indispensables et dont la négociation est très difficile voire même
impossible sont classés en valeurs immobilisées.



Les titres non indispensables et qui ont un large marché et dont la liquidation est
certaine dans un laps de temps restreint (durée courte) sont placés en valeurs
réalisables hors exploitation.



Les titres pré liquides à savoir ou tels que les bons de trésor (titres émis par l’Etat) sont
classés en valeurs disponibles.

a- Les immobilisations incorporelles : Fonds de commerce
Exemple :
Soit une entreprise qui détient un fonds de commerce au 31/12/N estimé à 120.000D. Ce
fonds représente un complexe commercial situé dans un endroit stratégique. Suite aux travaux
du 31/12/N+1 fonds de commerce baisse.
Une baisse de 30.000D. → VR = 120.000D- 30.000D = 90.000D.
Bilan comptable au 31/12/N+1
F.Cce 120.000

Bilan financier au 31/12/N+1
F.Cce 90.000

Réserves spéciales de
Réévaluation
– 30.000

X+ 120.000
Notation :

X+ 120.000

X+ 90.000

X+ 90.000

F. Cce = fonds de commerce
Eléments d’actifs a
réévalué
Frais d’établissement
Fonds de commerce
Cession de 3 voitures
Titres

VCN

VR

± values = VR- VCN

120.000
120.000

0
90.000

- 120.000
- 30.000
+ 12.000
- 2.000
Σ = - 140.000 réserves

spéciales de réévaluation.
b - Immobilisations corporelles :
Une entreprise détient 3 voitures A, B et C acquises pour 1/1/N-3
Voiture A : prix d’achat 30.000D
Voiture B : prix d’achat 35.000D
Voiture C : prix d’achat 40.000D
Durée de vie n = 5 ans
A la fin de l’année N, l’entreprise procède à une cession de ces véhicules. Le prix de cession :
A : 20.000D
B : 5.000D
C : 8.000D
Procéder aux réévaluations relatives a la cession des 3 voitures.
Amortissement =
Voiture A : 30.000 * 4/5 = 24.000
Voiture B : 35.000 * 4/5 = 28.000
Voiture C : 40.000 * 4/5 = 32.000
1/1/N-3

31/12/N-3

Acquisition 1

31/12/N-2
2

31/12/N-1
3

4

N
Cession

VCN = prix d’achat Σ Amortissement

A
B

Px d’achat

Σ Amortis

VCN

30.000
35.000

24.000
28.000

6.000
7.000

VR =
cession
20.000
5.000

Px ± values =
VR- VCN
+ 14.000
- 2.000

C

40.000

32.000

8.000
= 21.000

8.000

0
Σ + 12.000

Pour la voiture A : annuités d’amortissement = 30.000 / 5 = 6.000
Σ Amortissement = 6.000 * 4 = 24.000
c - Immobilisations financières :
Soit une entreprise qui détient 3 types d’actions A, B et C.
Actions

Px. d’achat

Nombres

A
B
C

10,800
12,600
16,900

1000
2000
3000

Cours boursiers ± values
31/12/N
12,800
2000
10,600
- 4000
16,900
0
Σ = - 2.000

A : acquise depuis une année
Au 31/12/N, ces actions sont cotées :
A: 12,800
B: 10,600
C: 16,900
A: ± values = (12,800 - 10,800) * 1000 = 2000
(Cotation nouvelle – cotation ancienne) * nombre.
B : (10,600 - 12,600) * 2000 = - 4000
C: (16,900 - 16,900) * 3000 = 0
Bilan financier au 31/12/N
F. étab
Titres*
F. Cce
M.T
Banque

0
90.000
< 21.000 >
+ 33.000

Capitaux propres
Réserves spéciales de réévaluation < 140.000 >
+ values des voitures + 12.000

Σ…
* (12,800*1000) + (10,600*2000) + (16,900*3000)
20 000 + 5 000 + 8 000 = 33.000
* Les provisions pour dépréciations de l’actif :
Résultat = produits – charges



T = R (Bénéfice) * t (30 %)
Fixe
Provisions augmentent → charges augmentent → Résultat baisse → moins d’impôts →
économie d’impôts.
Il pose un problème de son évaluation ou de sous-estimation et implique de ce fait l’étude du
risque présenté par les stocks, les créances, les titres…etc.
* Les stocks :
Ils causent deux problèmes :
-

Problème d’évaluation du risque d’invendue : insuffisance éventuelle des provisions
pour dépréciation.

-

Problème de la méthode d’évaluation choisie par l’entreprise. (LIFO, FIFO, CMUP).
La méthode d’évaluation choisie par l’entreprise peut modifier le niveau du stock. Il y
a lieu de différencié entre le stock proprement dit et le stock –outil (c’est le stock
minimum nécessaire à l’activité de l’entreprise et qui évite le risque de la rupture du
stock. A ce niveau, la valeur du stock- outil est classée parmi la valeur- immobilisée.

* Les comptes de régularisation de l’actif :
Ces comptes doivent être analysés pour s’assurer que toutes les créances y figurant sont
réelles et qu’elles seront recouvrées :
-

Les charges payés ou comptabilisés d’avance : Constituent des charges payés mais
concernant des exercices suivants.
Les produits à recevoir : sont les produits acquis par l’entreprise mais non inscrit dans
les comptes des tiers. Exemple : La prime d’assurance payée d’avance sur une année
et non remboursable constitue un actif fictif (à éliminer).
Les charges à payer : sont à affectées au niveau du D à CT.
Le produit à recevoir : sont à affectés au niveau de la valeur réalisable.
Les charges payées ou comptabilisées d’avance et les produits perçus comptabilisés
d’avances sont à réévaluer (actif fictif).

Bilan au 31/12/N
*Actif non courant
- valeurs immobilisés
* Actif courant
- stock (V. Exploitation)
- V. Réalisable : exemple créances
Hors exploitation
- V. Disponible
(caisse, banque, CCP)

Capitaux propres
DLMT
DCT
- DCT d’exploitation
- DCT hors exploitation
PNC
PC

* Les effets à recevoir :
L’affectation des effets à recevoir se fait selon le degré de liquidité de ces titres :
-

Les effets à recevoir liquides dont facilement négociables et transférables sont
considérés comme Valeur disponible.

-

Les effets à recevoir peuvent ou pas liquides ou non négociables sont affectés en
valeurs réalisables d’exploitation ou hors exploitation.

Selon qu’il matérialise des créances d’exploitation ou hors exploitation, les pertes de
l’exercice et les pertes antérieures : (à éliminer). La perte doit être éliminé de l’actif de
l’entreprise parce qu’elle représente une charge fictive. Elle doit être déduite des capitaux
propres de l’entreprise (L’amortissement différée représente une perte).

SECTION II : Le redressement du passif :
I) Bénéfice de l’exercice :
L’analyse financière utilise le bilan après répartition des bénéfices pour distinguer la part
revenant à l’entreprise (qui vient augmenter les capitaux propres) et la part qui sera distribuée
aux actionnaires, fondateurs et administrateurs (qui vient augmenter les D à CT hors
exploitation).
Le résultat bénéficiaire qui figure au bilan sous le nom de bénéfice net est soumis à l’AG
(assemblée générale) de l’actionnaire appelé à décider des modalités de répartition des
bénéfices.
Le bénéfice net de l’entreprise en retient les déductions suivantes :
Remarque :
En nature (équipement)
Apports dans une entreprise
lors de la constitution

capital social
en numéraire (monétaire)

Lors de la constitution d’une entreprise, les apports en nature doivent être toutes et
entièrement libérés ou appelés à la date de constitution de l’entreprise puis les apports en
numéraire peuvent être libérés en fraction du capital au fur et à mesure qu’on avance dans
l’exploitation.
La partie non libérée des apports non numéraire constitue la partie du capital non appelé.
Capital libéré ou appelé (partie de l’apport en numéraire
+
Tout l’apport en nature
Capital social
Capital non libéré ou non appelé (numéraire)

Exemple :
Une entreprise X a été constituée le 1/1/19N, son capital social = 100 000 DT. La somme des
apports en nature a été égale à 40 000 DT, la somme des apports en numéraire = 60 000 DT
1/1/N

31/3/N

30/6/N

30/9/N

1er ¼

2ème ¼

3ème ¼

4ème ¼

Le 1/1/19N seulement le ¼ des apports numéraires est uniquement libérés
Aux 31/3 libérations de 2ème quart, au 30/6 3ème quart et le 30/9 le 4ème quart.
1) Déterminer pour les différentes échéances le capital appelé et celui non appelé
2) Sachant que la valeur nominale de l’action égale à 10 D, déterminer le nombre des
actions émises en nature et le nombre d’actions émises en numéraire.
Solution :
1)
1/1/N

31/3/N

30/6/N

30/9/N

1er ¼

2ème ¼

3ème ¼

4ème ¼

55 000

70 000

85 000

100 000

Capital appelé
45 000

30 000

15 000

0

Capital non libéré
60000
= 55 000
4
60000  2
60000  1
Capital non appelé =
 30000;
 15000
4
4

Capital appelé = 40 000 +

55 000 + 15 000
= 70 000

1/1/N : capital appelé = apport en nature + partie libérée en apport en numéraire
60000  1
= 40 000 +
 55000
4
60000  1 3
45000
Capital non appelé = 60 000 –
  60000 
4
4
100000

2) VN = 10 DT
n=

capital.social
VN

n=

100000
= 10 000 actions
10

Apport en nature :

n

1



40000
= 4 000 actions
10

= 10 000 actions.
Apport en numéraire :

1/1

n

30/3

VR = 2,5 D

VR = 5 D

2



60000
= 6 000 actions
10

30/6
VR = 7,5 D

30/9
VR = 10 D

VR: valeur réelle
VN: valeur nominale
10
10  2
= 2,5 ;
5
4
4
Déductions :
a) La réserve légale :
-

La loi impose aux sociétés anonymes SARL de faire sur le bénéfice net de l’exercice
(diminuer le cas échéance des pertes antérieures) et avant qu’ils ne deviennent un
bénéfice distribuable, un prélèvement de 5 % affecté à la formation d’un fonds de
réserve appelé réserve légale. Ce prélèvement cesse d’être obligatoire lorsque le
montant cumulé de cette réserve égale à 10 % du capital social.

-

Un premier dividende ou dividende statutaire (intérêt statutaire) : c’est un premier
dividende prévu par les statuts et versé aux actionnaires. Il est fixé sous forme de
pourcentage (%) du montant libéré et non remboursé du capital.

Supposons que les statuts de l’entreprise X prévoit en premier dividende un taux d’intérêt
statutaire = 6 %.
Question :
Déterminer l’intérêt statutaire versé à l’action par nature et l’intérêt pour l’action en
numéraire.

L’intérêt statutaire d’une action en nature = 10  6% 

12
= 0,6 DT
12

0,6  4 000 = 2 400 DT
1/1

30/3

30/6

2.5

5

7.5

2.5 + 2.5

5 + 2.5

30/9

31/12

10
7.5 + 2.5

Intérêt statutaire de l’action en numéraire
12
9
6
3
= [(2.5  0,06 
) + (2.5  0,06 
) + (2.5  0,06 
) + (2.5  0,06 
) = 0,375
12
12
12
12
Donc intérêt statutaire en numéraire = 0,375  6 000 = 2 250 DT
Somme des intérêts statutaires en nature + somme des intérêts statutaires en numéraire égale
à 4 650 D (2400 + 2250).
b) Réserves (autre que la réserve légale) :
Pour faire face à des difficultés inattendues, pour renforcer sa trésorerie ou pour prévoir un
développement futur, l’entreprise constitue d’autres réserves que la réserve légale. Ces
réserves peuvent être indiquées dans le statut de l’entreprise (réserve statutaire) ou résulte
d’une décision de l’assemblée générale des actionnaires (les réserves à caractère facultatif).
c) Les dividendes supplémentaires ou super- dividende :
Après avoir prélevé la dotation à la réserve légale, l’intérêt statutaire et autre réserve, le solde
bénéficiaire s’il existe un peut être affecté en tout ou en partie aux actionnaires (2ème
dividende).
Remarque :
-

Le super- dividende est versé sans distinction à toutes les actions quel soit entièrement
libérés ou non, partiellement ou totalement remboursées. Coupon = intérêt statutaire +
super- dividende (coupon = i S + S D) ;

-

La rémunération des actionnaires à savoir = (intérêt statutaire) 1er dividende + superdividende représentent deux coupons (rémunération globale d’un actionnaire).

-

Les tantièmes : représentent la part des administrateurs si elles existent. En effet, les
administrateurs peuvent recevoir une part du bénéfice sous forme de tantièmes. Les
tantièmes ne peuvent être distribuées que si les dividendes des actionnaires sont
effectivement distribués (principalement intérêt statutaire).

Super- bénéfice = super -dividende + tantième + parts (des fondateurs)
Super- bénéfice = SD + T + Parts
T

1
super- bénéfice
10

T ne devrait pas dépasser le
T

1
du super- bénéfice
10

1
(SD + T + Parts)
10

1
1
T+
(SD + P)
10
10
1
1
TT
(SD + P)
10
10

T

(1)

9
1
1
10
T
(SD + Parts) → T 

(SD + P)
10
10
10
9

Donc T 

1
(SD + P)
9

Cas particulier :
Hypothèse : T = parts =

1
SD
8

1
(SD + T)
9
8
1
1
T  SD → T =
SD
9
9
8

(1) donne : T 

Ou encore :
1
(SD + T)
9
1
1
T
SD + T
9
9
1
1
T- T  SD
9
9
8
1
T  SD
9
9
1 9
T   SD
9 8

T

Parts des fondateurs :

Sont des titres qui n’ont pas une valeur nominale (V.N) mais donne le droit à une certaine
partie du bénéfice réalisé. Ces parts sont généralement attribuées aux moments de la
constitution de la société en récompensant les fondateurs des études et des démarches
effectuées.
II- Le report à nouveau (R à N) : (résultat reporté) :
Après avoir payé l’ensemble des réserves et des dividendes, il reste généralement un reliquat
de bénéfice sans affectation appelé résultat reporté. Il est à signaler que le résultat reporté peut
représenter des pertes si l’entreprise a accumulée les résultats déficitaires et n’a pas encore
résorbée ses pertes par des bénéfices ou par la réduction du capital.
Tableau de répartition des bénéfices
éléments
Bénéfice de l’exercice N
± report à nouveau exercice N-1
 réserves légales
Base de bénéfice distribuable
 intérêt statutaire
 réserve facultatif, statutaire et autres réserves
Reliquat (super- bénéfice) ou (super- bénéfice + report de l’année N)
T
 parts de fonds
SD
Report à nouveau de l’année N

Montants

Dans le type d’analyse financière, la partie du résultat qui doit être distribuée sous forme de
dividende, super- dividende, le part de fonds devrait être soustraite du résultat et de la faire
passer en D à CT (dette à court terme) hors exploitation. L’autre partie affectée aux
différentes réserves et au résultat reporté de l’année N vient en augmentation de capitaux
propres.
Application :
En relève dans le bilan de l’entreprise X, les postes suivants :
-

capital social …………………………….1 000 000 D
réserves légales …………………………. 95 000 D
résultat reporté ………………..................
5 000 D
bénéfice du résultat de l’exercice ………... 300 000 D

Le capital de l’entreprise est divisé en 10 000 actions, et n’à subit aucune modification depuis
2 ans. La clause du statut relative à la répartition du bénéfice de l’entreprise est ainsi reliée.
Sur les bénéfices de l’exercice et après dotation à la réserve légale, il sera prélevé :
-

La somme nécessaire pour servir aux actions un intérêt de 5 % du capital libéré et non
amorti.

-

Le surplus après dotation des fonds de réserve jugé utile par l’assemblée générale sera
réparti de la façon suivante :

Au conseil d’administration compte tenu des réserves légales, le reste aux actionnaires à titre
de 2ème dividende.
Question 1 :
Etablir le tableau de répartition des bénéfices sachant que l’assemblé générale (A.G) propose
de donner une réserve destinée à financer la croissance de l’entreprise égale à 150 000 D.
Question 2 :
Calculer les coupons par actions de cette entreprise X.
Remarque :
Si report à nouveau déficitaire : 5 %  (300 000  5 000)
éléments
Bénéfice de l’exercice N
 report à nouveau (N 1)
 réserve légale
Bénéfice distribuable
 intérêt statutaire
 réserve facultative
Super- bénéfice = Reliquat
T
 Parts de fonds
 super- dividende
Résultat à nouveau (N)

montants
300 000 D

5 000 D

5 000 D
300 000 D

50 000 D
 150 000 D
100 000 D

10 000 D
0

90 000 D
0

5 % du bénéfice net = 0.05  300 000 = 15 000
Avant répartition des bénéfices :
Réserve légale = 95 000
Après répartition :
Réserve légale = 95 000 + 15 000 = 110 000 
Je prends seulement 5 000
1000000
= 100 D
10000
Intérêt statutaire par action = 100  0.05 = 5 D

VN d’une action =

1
 1 000 000
10

Intérêt statutaire = 5 * 10 000 = 50 000
1
(T + P + SD)
T=
10
1
T=
(T + SD) = 10 000 ; (T + SD = 100 000)
10
90000
=9D
SD par action =
10000
Coupons par action = intérêt statutaire + SD = 5 + 9 = 14 D
III- La subvention d’équipement ou d’investissement :
Ce poste enregistre les subventions accordées par l’Etat, les collectivités publiques en vue
d’acquérir les immobilisations. Il est destiné à la fois à faire apparaître au bilan le montant de
subvention jusqu’à est ce qu’elle est rempli leurs objets et à permettre aux entreprises
échelonnées ou amorti sur plusieurs exercices la constatation de l’enrichissement provenant
de subvention.
Amortissable : transport
S → acquérir un bien immobilisé
Non amortissable : terrain
A

bilan comptable

P

A

bilan financier

P

S
Financement : la subvention nous permet d’accroître l’activité de l’entreprise : je devrais
intégrer dans mon bénéfice imposable, une fraction de la subvention = montant amorti
Avant subvention :
T : taux d’impôt
B : bénéfice imposable


T=Bt
Après subvention :
s
s
T = (B + ) t = B t + t 
n
n
Supplément d’impôt à payer
S = subvention
st
= S t (dettes)
n
Montant réel en capitaux propres = S  S t = S (1  t)

Total de supplément d’impôt = n 

D à CT =

st
(hors exploitation)
n


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