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BANQUE CENTRALE
DES ETATS DE L’AFRIQUE DE L’OUEST
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3ÈME COLLOQUE BCEAO – UNIVERSITÉS
CENTRES DE RECHERCHE
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THEME : Stabilité financière et gestion
macroéconomique dans l’UMOA
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NOTE DE PRESENTATION

(Dakar, 11-12 juillet 2005, BCEAO – Siège)

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I - CONTEXTE ET JUSTIFICATION

L'économie mondiale a été marquée durant cette dernière décennie par une
vague de crises financières touchant aussi bien les pays développés que ceux en
développement. Cette instabilité financière a eu, le plus souvent, dans les pays
concernés, des conséquences économiques et sociales importantes, notamment,
une contraction de l'activité réelle, des faillites d'entreprises, un accroissement du
chômage et une aggravation de la pauvreté. Il peut être cité les cas du Mexique
(1994-1995), de l'Asie du Sud-Est (1997-1998), de la Russie (1998), du Brésil
(1999) et de l'Argentine (2001). L'importance de la stabilité financière au niveau
national et international n'est donc plus à démontrer, dans un contexte marqué,
d'une part, par une interdépendance des économies et, d'autre part, par une
libéralisation financière accrue. Un bon fonctionnement de l'économie suppose
l'existence d'infrastructures financières adéquates pour une allocation optimale des
ressources.
Les pays de l’UMOA n'échappent pas à ce contexte. La stabilité du système
financier constitue, en effet, un enjeu fondamental pour le financement du
développement. La création de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières,
conjuguée à l'essor du marché de l’immobilier, le développement des systèmes de
financement décentralisés, ainsi que la mise en place d'un système de paiement
moderne, requièrent un suivi approfondi.
La stabilité financière, devenue donc un enjeu aussi important que la stabilité
monétaire, est le gage d'une croissance économique saine. La mondialisation des
marchés contraint ainsi les banques centrales à effectuer un suivi de la stabilité
financière, bien que leur objectif final soit d'assurer la stabilité des prix.
Au sein de la BCEAO, le projet d'une Revue de la stabilité financière dans
l'UMOA, pour consolider et promouvoir la stabilité financière, participe de la prise en
charge de la réflexion. Dans ce contexte, il est apparu opportun d'examiner le thème
« Stabilité financière et croissance dans l'UMOA » pour le Colloque BCEAO/
Universités et Centres de recherche, prévu en juillet 2005, dans le but de favoriser
des échanges entre la BCEAO et le monde de la recherche sur ce concept.

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II - OBJECTIFS DU COLLOQUE

Le Colloque permettra aux participants d'échanger leurs points de vue sur le
concept de la stabilité financière et son importance pour la politique économique en
général, et la politique monétaire en particulier. Il aidera à situer les enjeux et défis
de la stabilité du système financier et à faire le point des débats sur le lien avec la
problématique du développement.
Ainsi, seront présentés à cette rencontre, les résultats des recherches de la
BCEAO et des Universités de la sous-région, relatifs au thème retenu, ainsi que
ceux publiés par les institutions étrangères (Universités, centres de recherche,
institutions financières internationales, etc.). Ces résultats devraient permettre de
mieux cerner l'importance de la stabilité financière dans l'allocation des ressources,
favorisant la mise en place d'une dynamique de croissance, et d'identifier les
moyens pour la réaliser et la maintenir.
III – CONTENU

Le thème du Colloque sera abordé en quatre sessions dont une session
introductive et un panel de clôture.
Session introductive : Définitions et caractéristiques de la stabilité financière pour les
pays en développement.

Concept relativement nouveau, la stabilité financière traduit l'efficacité et la
solidité du système financier. La difficulté de sa définition réside dans le fait qu'elle
ne se résume pas à un objectif chiffré. D'après PATAT (2000), le concept recouvre
une notion multidimentionnelle, qu'on pourrait exprimer comme une situation dans
laquelle le fonctionnement des différentes composantes du système financier, et
surtout leurs relations réciproques, s'effectue de manière saine et sans perturbations
brutales.
La stabilité financière peut également être définie, par ailleurs, comme étant
une situation où le secteur financier fonctionne sans discontinuité, permettant une
allocation efficiente des ressources, tout en présentant une capacité de résistance
appropriée et durable aux chocs potentiels.
L’adaptation des diverses définitions aux pays de l’UMOA, et aux pays en
développement en général, s’avère nécessaire en raison de la spécificité de leurs
systèmes financiers (étroitesse des marchés bancaire et financier, oligopole,
dualisme des marchés, etc.). Les caractéristiques structurelles des systèmes

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financiers africains impliquent qu'ils sont exposés aux chocs exogènes et soumis à
des risques assez élevés. Ces systèmes assez fragiles sont donc régulièrement en
proie à des crises qui font craindre, à certains analystes, l'existence d'un risque
systémique d'insolvabilité généralisée en Afrique.

Sous-thème 1 : La stabilité financière, une mission pour la banque centrale ?
Parmi les responsabilités primordiales d'une Banque Centrale, la conduite de
la politique monétaire et la pérennité des systèmes de paiement occupent une place
de choix. La réussite de la régulation et du contrôle bancaire est imputable, en
grande partie, à la stabilité du système bancaire et du système financier dans son
ensemble.
En effet, l'instabilité financière décrit une situation de volatilité, soit du prix
des actifs financiers, soit du volume des créances émises par les intermédiaires.
Une telle volatilité est susceptible d'entraîner des coûts nominaux et réels
importants. Par conséquent, la Banque Centrale se doit de protéger les
établissements bancaires et de crédit contre la faillite, notamment les établissements
de grande taille qui, en cas de défaillance, font courir un risque d'insolvabilité à
l'ensemble du système financier.
La stabilité financière n'est ni un objectif intermédiaire, ni un objectif final
pour les banques centrales, mais une instabilité financière systémique peut annuler
leur performance en matière de stabilisation des prix. Il apparaît ainsi une certaine
complémentarité entre stabilité des prix et stabilité financière, tout en sachant que la
réalisation de la première n'entraîne pas nécessairement celle de la seconde.
Toutefois, il reste à craindre qu'une intervention systématique de la Banque
Centrale pour juguler les effets néfastes d'une crise bancaire ou financière ne
déresponsabilise les acteurs du marché et ne leur fasse prendre des risques
démesurés, étant assurés du filet de sécurité offert par la Banque Centrale. Il
apparaît ainsi nécessaire pour la Banque Centrale de définir et de poser les
conditions de son action, pour une intervention éventuelle dans la résolution des
crises financières ou bancaires.
Les communications sur ce sous-thème portent sur les sujets suivants :
Communication 1 : La fonction de prêteur en dernier ressort : Historique et
enseignements pour la BCEAO ;

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Communication 2 : Le traitement optimal du problème de Too big to Fail
dans l’UMOA.
Communication 3 : Faut-il une Autorité Financière unique pour assurer la
stabilité financière ?
Communication 4 : Quels indicateurs macro et microéconomiques pour une
évaluation de la solidité du système financier dans une union monétaire : le cas de
l'UMOA ?
Sous-thème 2 : Stabilité financière et performances économiques des pays de
l’UMOA.

L’activité économique dans les pays en développement en général, et dans
les pays de l'UMOA en particulier, nécessite une mobilisation des ressources
intérieures pour le financement des investissements privés. Ceci suppose une
efficacité et une solidité du système financier dans son ensemble. En revanche,
l'instabilité financière avec pour conséquence des crises monétaires et bancaires,
peut affecter l'économie réelle à travers l'investissement et réduire durablement la
croissance économique.
En effet, les crises bancaires et monétaires récentes se sont traduites par
une contraction massive des réserves de change et une augmentation des taux
d'intérêt, affaiblissent la demande et l'offre globales, notamment en renchérissant les
coûts des importations et des investissements, ainsi que le service de la dette
extérieure. Il s'ensuit des faillites d'entreprises, des pertes d'emplois et, partant, un
ralentissement de l'activité économique, voire une récession.
L'analyse des mécanismes de transmission des crises financières récentes
montre qu'elles démarrent dans le secteur bancaire, s'étendent aux autres segments
du système financier (assurances, bourses, financement décentralisé, etc.) avant
d'affecter l'activité réelle. Dans une première étape, on constate une perte massive
d'emploi dans le secteur financier et une réduction brutale de la valeur des actifs des
ménages qui accroissent la pauvreté et amplifie les effets sociaux de la crise.
Dès lors, il apparaît utile d'analyser l'importance de la relation entre la
stabilité financière et l'activité économique, d'identifier les différents mécanismes par
lesquels les crises financières peuvent affecter la sphère réelle.
A cet effet, les communications ci-après sont retenues :

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Communication 1 : Le mécanisme de transmission des crises financières
dans une zone de changes fixes : enseignements pour l'UMOA ;
Communication 2 : Analyse du risque de crédit dans les pays de la zone
franc ;
Communication 3 : Les coûts réels des crises bancaires en Afrique : quels
enseignements pour les pays de l'UMOA ?
Communication 4 : Analyse de la solidité du secteur des assurances dans
l’UMOA ;
Communication 5 : Analyse de la viabilité du secteur de la micro-finance
dans les pays de l’UMOA.
PANEL : Quel environnement macroéconomique pour une solidité du système
financier dans l’UMOA ?

L'un des éléments majeurs pour la solidité du système financier est la mise
en place d’un cadre macroéconomique sain. Dans ce contexte, il apparaît important
de définir les caractéristiques du cadre macroéconomique adéquat pour les pays en
développement comme ceux de l'UEMOA, susceptible d'attirer les investisseurs
internationaux et d'impulser une croissance forte et durable. Les panélistes seront
invités à donner leurs avis sur les caractéristiques de ce cadre macoéconomique et
sur les politiques budgétaires et monétaires appropriées pour le construire et le
consolider.

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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
BALDACCI Emanuele, DE MELLO Luiz et INCHAUSTE Gabriela (2002)
« Crises financières, pauvreté et répartition du revenu », Finances et
Développement - juin 2002.
Banque Mondiale (2001) : « Surveillance bancaire et stabilité financière :
nouveaux défis, nouvelles règles ». Séminaire à Paris, du 8 au 19 octobre 2001.
BCEAO (2004) : Projet d'élaboration de la Revue de la Stabilité Financière
dans l'UMOA – mai 2004.
BEN ABDALLAH Mohamed et DIALLO Kalidou (2003) « Incidence des crises
financières : une analyse empirique à partir des pays émergents ».
EBOUE (2004) : « La réflexion économique et financière contemporaine des
banques centrales ». Rapport provisoire rédigé pour la BCEAO – avril 2004.
JACQUET Pierre (2002) : « Mutations financières internationales et pays en
développement ». Communication au Symposium du quarantième anniversaire de la
BCEAO – 13 et 14 mai 2002.
NANA Emmanuel (2002) : « Les conditions de stabilité du système financier
dans le contexte de la mondialisation ». Communication au Symposium du
quarantième anniversaire de la BCEAO – 13 et 14 mai 2002.
PATAT Jean Pierre (2000) : « La stabilité financière, nouvelle urgence pour les
banques centrales ». Bulletin de la Banque de France – n°84 – Décembre 2000.
PATAT Jean Pierre (2002) : « Monnaie, système financier et politique
monétaire ». Sixième édition – Economica – 2002.
PRADHAN Mahmood et PILL Hum (1997) « La libéralisation financière en
Asie : Quelles leçons pour l'Afrique » Revue d'Economie Financière n°44, Décembre
1997- pp 131 à 140.
TRICHET Jean Claude (2003) : « La stabilité financière ». Intervention au
Forum Financier Belge, Bruxelles, le 26 novembre 2003.


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