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Nom original: CONCOURS1.pdfTitre: La crise financière internationale (2008)Auteur: daboussi

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Daboussi Noureddine
DEA Economie et Finance
Université d’Orléans
E-Mail : noureddine_daboussi2001@yahoo.fr

1

La crise financière internationale (2008)





La crise financière internationale doit être inscrite dans le cadre de la crise
immobilière, qui a débutée aux Etats- Unis, s’est propagée à l’Europe. 700 milliards
de dollars ont été engagés par les autorités américaines sous forme d’un plan de
sauvetage pour l’économie américaine et les institutions financières.
La crise financière qui a frappée les E.U en 2008, a touchée par la suite l’Europe.
La crise financière a un caractère violent :

- Le dollar a perdu beaucoup de sa valeur
- Le chômage de masse s’est développé
- La pauvreté augmente
I - Présentation de la crise aux E.U :
La crise financière actuelle est caractérisée par une grande violence et a provoquée la
pauvreté, freinant le développement économique et humain. La crise financière internationale
a commencée par les E.U et a touchée ensuite l’Europe. Ce premier choc engendre
automatiquement de nouveaux chocs sur les autres places du globe du fait de la profonde
interdépendance entre les économies des pays. Après la dépréciation du dollar, la pression
s’est étendue à d’autres pays européens.
Les conséquences sociales du krach sont terribles.
II - Les conséquences sociales de la crise :
-

La crise a effacée plusieurs emplois aux E.U et en Europe (faillite des institutions
financières et des grandes entreprises).
Le chômage augmente
Augmentation de la pauvreté exemple 38 % des pauvres en Allemagne
Augmentation de l’inflation
Baisse des salaires

III - Les explications de la crise :
Des fondamentaux stables mais d’importants facteurs de risques
Faiblesses :
-

Dette extérieure
Dépréciation du dollar
Le secteur bancaire était fragilisé : absence de l’analyse des risques

Conclusion :
La crise financière n’est pas une crise spécifique aux E.U, mais une crise bien plus globale qui
a montrée les limites d’un système où les marchés, le gouvernement et les institutions
internationales n’ont pas réussi à maîtriser les risques engendrés par les crédits hypothécaires.
2

La crise financière
Causes
Déclenchement de la crise :
- crise des crédits à
risque (crédits
hypothécaires) : prêts
ninja
- panique des
investisseurs
- retrait massif de
liquidité
- insolvabilité du
système bancaire
La crise s’est propagée :
- interconnexion des
marchés et des
institutions
- crise financière :
USA → L’Europe →
caractère
international

Conséquences
Conséquences (sur
l’économie réelle) :
- chômage augmente
- pauvreté augmente
- croissance ralentie ou
en récession
- recul du
développement
- Faillite des
institutions
financières (banques,
compagnies
d’assurances,
entreprises…)
- Déclin de l’industrie
(automobile)
- L’instabilité
financière avec pour
conséquence des
crises monétaires et
bancaires, peut
affecter l’économie
réelle à travers
l’investissement et
réduire durablement
la croissance
économique.

Solutions
- Améliorer la gestion
de la liquidité
- Promouvoir la
liquidité du marché
- Accroître la
transparence

Débat France 2 le 03/11/2008 avec François Fillon (premier ministre français) et
François Bayrou
François Fillon :
-

Entrée en capital (%)
Injection de liquidité
Crédits (avec une rémunération pour l’Etat)
Surveiller de près, augmenter les encours bancaires
Il n’y a plus de crédits lors de la crise pendant 15 jours
Si les banques ne respectent pas les consignes : retrait de l’argent donné par l’Etat ou
entrée en part au capital
La crise va avoir des conséquences sur l’économie réelle :
-

Arrêt des projets
L’Amérique en récession
Croissance faible très près de la récession
3

-

Baisse de la croissance : solution : baisser les dépenses ou l’augmentation des impôts
afin de rétablir l’équilibre
Déficit augmente
L’emploi se dégrade : il faut redémarrer l’économie, aider les PME et enfin soutenir
des secteurs en difficultés : automobile
Chômage augmente
Licenciement : il faut que les entreprises ont un pacte moral et sortir avec un nombre
d’années de décalage

François Bayrou :
C’est une crise qui touche aux fondamentaux du capitalisme mondial
L’Islande 5ème riche pays et l’Etat sur le bord de la faillite ; chômage et inflation et une dette
de 9000 milliards de couronne : un Etat ruiné.
L’Islande a reçu 2 milliards de dollars du FMI comme aide
L’ancien directeur de Wall Street :
-

Le système est allé plus loin
Réglementer les marchés financiers
Le FMI : détecter les alertes
La crise n’est pas finie : aujourd’hui personne n’est capable de dire quand est ce que la
crise va s’arrêter : 2008 ou fin 2009… ?
Nous avons 2 ans difficiles devant nous
Débat à la TV5 monde le 10/12/2008

-

Crise sans précédant
Crise aussi grave : la crise vient du désordre monétaire des USA, manque de rigueur,
de prudence
Le retour de l’Etat à Londres : nationalisation des banques, la dette de l’Etat augmente
plus vite (Londres)
La crise vient des USA, reste vulnérable à Londres
La G.B, a beaucoup participée à la recherche des solutions, la G.B, a beaucoup
investie. La G.B donne une contribution très importante.

Commission européenne le 11/12/2008 :
- Approuver un plan de relance économique
- Conseil européen exceptionnel le 11/12/2008
- Plan de relance
- Traité de Lisbonne : révision puisque l’Irlande a dit non à ce traité
- Le but du traité de Lisbonne est de faire bien fonctionner les institutions
Jacques Larossière est le seul qui a donné l’explication et l’anticipation sur ce qui est passé
dans la crise actuelle (dans un article en 2007).
-

L’Europe devrait être plus solide, protectrice et forte (Michel Barnier : ministre de
l’agriculture et de la pêche français) : une Europe utile
En ce qui s’est passé en Russie- Géorgie (crise ou conflit), 150 m de distance
(frontière), 8000 réfugiés.
4

-

L’Europe devra-elle peur de la Russie : peur et manque de confiance vis-à-vis de la
Russie, inquiétude face à la Russie
L’énergie : grande arme de la Russie qui remplace les missiles, la Russie vit avec un
historique plus lourd (l’Union Soviétique) : sensible.
Problème de frontière : il faut fixer les frontières
Projet continental : les pays Balcon : risque d’instabilité
La fragilité du projet européen
Pays balcon : gisement pétrolier.

La crise financière actuelle (2008)
L’année de 2008 est marquée par l’apparition de trois crises essentielles, qui ont touchées la
plupart des pays du monde entier, à savoir : la crise pétrolière, la crise alimentaire et enfin la
crise financière mondiale. La crise actuelle est la plus grave qui ait frappée depuis des
décennies les marchés financiers bien établis, et elle n’est pas encore terminée.
L’investissement dans des actifs et des stratégies plus risqués est devenu la norme, souvent
sans que l’investisseur comprenne bien les risques sous-jacents, ni dispose d’un capital
suffisant sur lequel s’appuyer.
Malgré les avertissements répétés du secteur public faisant valoir que la stabilité financière
pourrait se trouver ébranlée par la poursuite effrénée du rendement, les incitations du secteur
privé, ont continué à encourager les investisseurs à prendre toujours plus de risque.
A l’instar de nombreuses crises de crédits antérieures, c’est le relâchement des conditions de
crédit pendant la frénésie de prêts qui a engendré la première série de pertes. Bien que la crise
ait été déclenchée par la hausse des défaillances sur les prêts hypothécaires- en particulier sur
le marché de crédit hypothécaire à risque- les répercussions ont été très graves.
L’amplification de la crise a également surpris nombre d’investisseurs et ébranlé leur
confiance. Ces problèmes ne seront pas faciles à résoudre, car les incitations qui ont engendré
la crise sont profondément ancrées dans les comportements du secteur privé et, dans certains
cas, sont même encouragées par les règlements. Néanmoins, ces problèmes réclament une
grande attention, car la crise va toucher une large catégorie de citoyens ordinaires dans de
nombreux pays.
Comment la crise a-t-elle pu s’aggraver à ce point ?
C’est la première fois que le marché des produits complexes de crédit structuré est confronté à
une détérioration. La demande de titres à haut rendement a poussé les émetteurs de crédits
structurés à offrir des prêts sous-jacents de qualité de plus en plus faible pour répondre à la
demande de leurs produits -découpant leurs flux de trésorerie en « tranches » multiples
allouant d’abord certaines de ces tranches à des investisseurs. Ces titres à notation et à
rendement élevés ont été à placer auprès de nombreuses compagnies d’assurance, caisse de
retraite et autres banques plus modestes de par le monde. Pour d’autres investisseurs, tels que
les fonds de placement à haut risque et autres spéculateurs, les éléments moins bien notés de
ces titres structurés semblaient aussi offrir des rendements attrayants.

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Si les investisseurs n’ont peut- être pas bien compris l’ampleur des risques qu’ils ont pris- ce
dont ils sont responsables- la structure des incitations des agences de notation a également
contribué à la prolifération des crédits structurés.
Au départ, les banques centrales ont comblé d’urgence les besoins de liquidité du système
financier en liquidité, mais ces besoins sont devenus chroniques, obligeant les banques
centrales à trouver de nouveaux moyens d’y parvenir.
Malgré l’apport de liquidités et, parfois, la baisse des taux d’intérêt, la crise s’est approfondie
et amplifiée. Aujourd’hui, les pertes des principales institutions financières sont liées non
seulement aux prêts hypothécaires à risque américain, mais également aux prêts syndiqués et
aux produits structurés qui s’y rapportent, à d’autres types de prêts hypothécaires américains,
à l’immobilier commercial et aux prêts aux entreprises. Le FMI estime qu’au total, pour tous
les types d’institutions financières, tant aux Etats-Unis qu’à l’étranger, les pertes liées aux
Etats-Unis pourraient atteindre 945 milliards de dollar (FMI, 2008).
Les événements récents ont suscité un certain nombre de questions difficiles sur la façon dont
le problème des prêts hypothécaires à risque a pu s’aggraver au point de menacer la stabilité
financière mondiale. Il sera encore plus difficile de trouver des moyens pratiques et
acceptables de corriger les incitations et des structures profondément ancrées- sur le marché et
dans les systèmes de réglementation et de contrôle- qui ont profondément bouleversé
l’intermédiation financière au détriment du bien- être financier des citoyens de nombreux
pays, dont beaucoup sont loin de l’épicentre de la crise.
Crise hypothécaire
Les causes des crédits hypothécaires à risque sont bien connues. Elles commencent par des
pratiques de financement hasardeuses qui sont devenues monnaie courante. Mais les dégâts se
sont propagés à chaque étape du processus complexe par lequel un crédit hypothécaire à
risque naît, puis se transforme en titre adossé à des actifs avant de devenir une composante
d’un autre titre adossé à des créances avec flux groupés, qui est noté et vendu aux
investisseurs.
Mais la question qui se pose est de savoir comment ces pertes se propagent à d’autres pans de
la sphère financière internationale.
La crise financière se répand lorsque les pertes subies par des intérimaires sur un marché
opaque font craindre des problèmes d’illiquidité et d’insolvabilité ailleurs.
La crise financière s’est propagée par l’interconnexion des marchés et des institutions.
Nous examinons les origines de la crise des crédits hypothécaires à risque et ses différents
foyers dont certains peuvent surprendre par leur localisation, ce qui est le cas des marchés où
les banques échange des crédits, des billets de trésorerie à court terme et des titres de
collectivités territoriales.
Le virus américain :
Les critères d’octroi des prêts se sont relâchés dans la récente vague de crédits hypothécaires à
risque. Plusieurs crédits hypothécaires ont été qualifiés de prêts « ninja », c'est-à-dire des
6

clients « sans revenu, sans emploi et sans patrimoine ». Plus encore, nombre de ces prêts
hypothécaires ont été assortis de taux d’intérêt « imbattable » ou de conditions comme le
remboursement des intérêts uniquement ou à clauses d’amortissement négatif, afin de les
rendre plus abordables aux emprunteurs. C’est ce qui leur a permis d’obtenir des prêts plus
importants, mais qui avait aussi pour effet d’alourdir la charge financière qu’ils auraient à
supporter à l’expiration des taux d’appel « imbattables » ou à partir du remboursement du
principal.
Ces pratiques hasardeuses de prêts reposaient sur la hausse rapide des prix de l’immobilier,
qui n’avaient pas baissé aux Etats-Unis depuis les années 30. Le processus de titrisation des
prêts hypothécaires a accru les difficultés.
Le virus se propage :
Le FMI estime que le montant global des pertes pourrait atteindre 945 milliards de dollars en
ajoutant d’autres pertes comme celles du marché immobilier commercial. La vitesse et
l’intensité de la contagion ont surpris les analystes qui ont été désemparés face aux retombées
suivantes de la crise du marché des crédits hypothécaires à risque.
1. La dégradation de la qualité des prêts hypothécaires à risque et des crédits classés Alt- A
en 2006-2007. Le nombre croissant de défaillances sur crédits hypothécaires et de saisies
immobilières révèle la piètre qualité des prêts accordés en 2006-07 qui continue à
stupéfier les analystes. Explication : a) De nombreux emprunteurs n’auraient été en
mesure de continuer à rembourser leur crédit hypothécaire que si la hausse des prix de
l’immobilier s’était poursuivie. Avec l’effondrement presque général de ces prix aux E.U,
les défaillances et les saisies immobilières ont fortement augmenté parce que les
emprunteurs n’étaient pas en mesure de procéder à un refinancement. b) Un grand nombre
d’emprunteurs, de courtiers, d’experts- géomètres ont surévalué les prix des maisons dans
les demandes de prêts hypothécaires. Sans une hausse continue de la valeur des biens
immobiliers, nombre de ces prêts devenaient inabordables.
2. L’ampleur et la vitesse du déclassement des titres adossés à des actifs.
3. La panique des fonds des marchés monétaires en Août 2007 : La première secousse à
l’échelle de l’ensemble des marchés s’est produite en Juillet.
4. La portée des engagements sur liquidité des banques : Ayant de plus en plus de difficultés
à se financer sur les marchés de gros, les banques ont commencé à « faire provision » de
liquidité en détenant plus d’équivalents de trésorerie et en espaçant davantage leurs prêts à
d’autres banques → illiquidité sur les marchés interbancaires.
5. La vitesse de la ruée sur la trésorerie des banques : Lorsque les craintes du risque de
contrepartie sont fortes et que les actifs liquides sont stockés, même les banques les plus
solvables peuvent avoir du mal à rester liquides.
6. La concentration du risque lié aux crédits hypothécaires chez les assureurs obligataires.
7. L’effondrement des marchés des obligations des collectivités territoriales et des prêts aux
étudiants.

7

8. La dépendance du marché hypothécaire américain à l’égard des entreprises sponsorisées
par le gouvernement fédéral durant la crise.
La propagation des problèmes aux marchés émergents a été limitée jusqu’à présent et la
croissance comme la demande mondiale de produits de base est restée relativement fortes. Les
marchés émergents ont été épargnés.
Solutions :





Améliorer la gestion de la liquidité
Promouvoir la liquidité du marché
Promouvoir les diligences : les investisseurs ont fait preuve de négligence en matière
de diligences et se sont très fiés aux notes de crédit pour investir dans les titres
structurés.
Accroître la transparence.

Crise de crédit à risque : une perspective asiatique
La terminologie est peut –être différente, mais la crise actuelle ressemble beaucoup à la crise
financière asiatique de 1997.
Une nouvelle crise a éclaté, avec un changement d’épicentre- de l’Asie vers les Etats-Unis et
l’Europe- est un vocabulaire nouveau. La titrisation, les crédits hypothécaires à risque et les
obligations structurées adossées à des emprunts (OSAE) semblent aux antipodes de l’arrimage
du taux de change, de surendettement des entreprises et de la dette extérieure qui ont dominé
la crise financière asiatique. Mais les causes profondes des deux crises sont les mêmes. Elles
ont été provoquées par une panique des investisseurs face à l’incertitude quant à la sécurité et
à la valeur des actifs, et marquées par un retrait massif de liquidités et une insolvabilité
croissante du système bancaire.
Les deux crises sont nées dans un contexte marqué par l’abondance de liquidités et une
croissance excessive et imprudente du crédit.
La crise asiatique a été précédée par un afflux massif de capitaux dans la région qui a entraîné
une forte hausse des prêts bancaires et de l’endettement des entreprises. Les investisseurs
étrangers ont acheté des titres asiatiques à haut rendement ou des instruments de dette libellés
en dollars, présumant que la croissance rapide des économies asiatiques se poursuivrait et que
l’arrimage du taux de change tiendrait indéfiniment. De même, la crise actuelle a été précédée
par une entrée massive de capitaux aux Etats-Unis pour financer le déficit courant. Les
institutions financières ont joué le rôle d’intermédiaires en transformant cette liquidité en
crédits à la consommation et en hypothèques.
Les prêteurs ont été aussi animés par la recherche du gain, et l’abondance de liquidités a
généralement favorisé l’assouplissement des critères d’octroi de crédit.
La crise financière internationale (2008)
Les normes de fonds propres sont les règles qui aident les autorités de contrôle à déterminer si
les banques détiennent à tout moment des fonds propres suffisants pour faire face aux pertes
imprévues. Le nouveau dispositif d’adéquation des fonds propres (communément appelé Bâle
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II) est adopté rapidement par les autorités de réglementation comme norme internationale
pour les fonds que les banques doivent conserver pour faire face aux risques financiers et
opérationnels, effectifs ou potentiels. Ses exigences pour la gestion du risque et des fonds
propres cherchent à promouvoir la stabilité financière internationale en garantissant que les
banques peuvent vraiment évaluer et gérer leurs risques.
Pourquoi alors ces lignes directrices judicieuses et utiles qui peuvent amortir les chocs du
marché et les difficultés opérationnelles des banques, n’ont-elles pas atténué les répercussions
des turbulences actuelles ?
Parce que les pays n’ont pas appliqué Bâle II au même rythme ni au même niveau.
La crise pose deux questions plus fondamentales :
1) Le dispositif de contrôle (Bâle II), traite-t-il vraiment les principaux problèmes liés
aux pratiques de gestion du risque par les banques ?
2) La mise en œuvre complète de Bâle II constitue-t-elle un remède efficace aux
perturbations actuelles et futures sur les marchés financiers ?
Une application effective de Bâle II renforcera le système financier à l’échelle des pays et à
l’échelle internationale.
Prise en compte des risques : La première forme de norme était le ratio d’endettement. Ce
ratio est toujours utilisé dans certains pays comme mesure supplémentaire de la solidité.
Bale I, établi en 1988, introduisait une différenciation élémentaire des risques par un simple
système de pondération en fonction des risques.
Les lacunes de Bâle I sont :
-

Le système de pondération ne pouvait pas différencier la qualité du crédit dans une
même classe d’actifs.

-

Un autre défaut, dont on a beaucoup parlé dans le contexte de la crise actuelle, tient au
fait qu’il ne prenait pas vraiment en compte les risques liés aux positions de titrisation
des banques, qui sont nettement augmentés depuis Bâle I.

Bâle II : apporte 4 améliorations distinctes au cadre antérieur (Bâle I) :
1) C’est un ensemble d’exigences plus sensible au risque
2) L’amélioration des incitations à une meilleure gestion des risques
3) Le renforcement du cadre de contrôle
4) L’utilisation d’incitations de marché comme discipline supplémentaire pour le
comportement des banques en exigeant une plus grande transparence de leurs
opérations.

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Les trois piliers de Bâle II :
-

-

Le pilier 1 : Porte sur l’ensemble de règles et de méthodes disponibles pour calculer
les exigences minimales de fonds relatives aux principaux risques : risques de crédit,
de marché et opérationnel.
Le pilier 2 : Processus de surveillance prudentielle. Le pilier 2 encourage vivement à
renforcer la gestion du risque et le contrôle des banques (risque de pilier 1 + risque de
concentration du crédit, le risque de taux d’intérêt dans le portefeuille d’intermédiation
et le risque stratégique).
Le pilier 3 : discipline de marché.

Il faut cependant se rappeler que Bâle II n’est pas un guide général sur la gestion des banques.
Les exigences de fonds propres ne peuvent pas les empêcher de faire des erreurs, ni se
substituer à leur responsabilité d’évaluer le risque et de le gérer judicieusement.
C’est une crise grave de telle ampleur, comparable à celle de 1929, à la différence la crise de
1929, il fallu attendre 7 ans pour trouver des solutions avec l’économiste Keynes en 1936 qui
préconise l’intervention de l’Etat et la relance de la demande globale. Face à cette crise, les
autorités ont réagi le plus vite possible.
La crise de 1929 : Pour les classiques, l’équilibre est automatique, la non intervention de
l’Etat
La crise de 2008 : Le courant classique n’a pas fonctionné d’où l’intervention de l’Etat :
surveillance et contrôle du secteur bancaire et financier.
La crise financière internationale (2008)
I)
II)
III)

Causes
Conséquences
Conclusion/ solutions

I) Aux USA : Les institutions financières accordent des crédits sans garanties (l’immobilier) =
crédits à haut risques et ils savent que les gens ne peuvent pas rembourser leurs crédits.
-

Risques excessifs
Manque de prudence (escalade)
Incitations des particuliers et des entreprises à prendre des risques excessifs
La crise de l’immobilier aux USA : répercussions sur l’ensemble des pays du monde :
crise mondiale
Problème de remboursement de crédit : saisie des maisons, faillite de plusieurs
banques (AIG) (Assurance International Group)

II)
-

Pauvreté augmente
Chômage augmente
Inflation augmente
Pouvoir d’achat baisse

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-

Faillite de plusieurs compagnies d’assurances, des banques et des entreprises :
licenciement
La croissance recule : récession (USA, Europe)
Ralentissement de la croissance et donc du développement
L’investissement baisse
La crise financière a touchée l’économie réelle
Les ménages en difficultés
Baisse des salaires
Déclin du tourisme, de l’industrie (automobile surtout)

III) Solutions :
Plan de sauvetage des banques : Les USA : 700 milliards de dollars injecté pour soutenir les
banques à relancer leurs activités
FMI : aide à l’Islande de 2 milliards de dollars
G 8 + G 20 : chercher des solutions communes : renforcer le contrôle : intervention de l’Etat.
Rapport sur la stabilité financière dans le monde Octobre 2008
Face à l’aggravation des turbulences sur les marchés financiers mondiaux, des mesures
décisives et cohérentes à l’échelle internationale s’imposeront pour rétablir la confiance dans
le système financier mondial.
La confiance dans les institutions et les marchés financiers mondiaux a été fortement
ébranlée. Les risques d’instabilité systémique sont apparus clairement en septembre avec
l’effondrement ou la quasi-faillite de plusieurs grandes institutions. Selon l’édition d’octobre
2008 des perspectives de l’économie mondiale, les tensions que subit le système financier
mondial devraient accentuer le repli de la croissance mondiale et freiner la reprise. De plus, le
risque de voir s’intensifier les interactions négatives entre le système financier et le reste de
l’économie constitue une menace fondamentale. L’accumulation de pertes, la dépréciation des
actifs et l’accentuation du ralentissement économique font planer des doutes graves sur la
viabilité d’une partie croissante du système financier.
Des institutions se sont retrouvées soudainement en faillite, les marchés étant devenus
incapables de leur fournir du capital et des financements ou d’absorber les actifs.
L’inquiétude croissante concernant les risques de contrepartie ont engendré un quasi-blocage
des marchés monétaires mondiaux.
Le rétablissement de la stabilité financière s’appuierait maintenant sur un engagement
collectif et public des autorités des pays touchés de s’attaquer au problème de façon suivie et
cohérente. Les différentes mesures à prendre varieront inévitablement d’un pays à l’autre,
mais l’expérience des crises passées nous apprend que cinq principes devraient guider
l’élaboration et déterminer la portée des mesures devant mener au rétablissement de la
confiance en ces circonstances exceptionnelles.
Ces cinq principes sont les suivants :

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1. Adopter des mesures qui soient globales, prises en temps utile et clairement
expliquées. Elles doivent répondre aux principales difficultés résultant des tensions
induites par l’inversion de l’effet de levier : faciliter le financement en améliorant la
disponibilité, le coût et les échéances afin de stabiliser les bilans ; injecter du capital
pour soutenir les institutions viables qui reposent sur des bases saines mais sont
actuellement dans l’impossibilité de fournir suffisamment de crédit ; et soutenir les
actifs en difficulté.
2. Chercher à ce que tous les pays mettent en place des mesures cohérentes et
concordantes pour stabiliser le système financier mondial afin de maximiser l’impact
de ces mesures tout en évitant qu’elles aient des effets négatifs sur les autres pays.
3. garantir une riposte immédiate grâce à la détection rapide des tensions. Cela suppose
un degré élevé de coordination à l’intérieur de chaque pays et, dans bien des cas, entre
pays.
4. Veiller à ce que les interventions d’urgence des pouvoirs publics soient temporaires et
à ce que les intérêts des contribuables soient protégés.
5. Poursuivre l’objectif à moyen terme d’un système financier plus solide, plus
compétitif et plus efficient. La réalisation de cet objectif nécessite à la fois un
règlement ordonné de la situation des institutions financières qui ne sont pas viables
et le renforcement du cadre international de la stabilité macro financière de manière à
améliorer la supervision et la réglementation tant au niveau national qu’au niveau
mondial, ainsi que des mécanismes visant à garantir le respect effectif de la discipline
de marché.
Les grandes banques internationales auront besoin d’environ 675 milliards de dollars
américain de capital au cours de quelques années à venir.
Plusieurs mesures pourraient être envisagées :
-

Les autorités devront peut être injecté de capitaux dans les institutions viables
L’Etat rachète des actifs ou fournir un financement à long terme
Des ressources publiques seront nécessaires pour garantir le retour à la stabilité
financière et éviter une grande pénurie de crédit.

Le risque le plus important reste celui de l’intensification des interactions négatives entre le
système financier et l’économie réelle.
A mesure que le ralentissement économique s’étendra, les institutions financières subiront de
plus en plus sur les actifs non américains également. Dans certains pays européens aussi, ces
difficultés sont accentuées par le repli du marché immobilier local.
La portée considérable des événements qui se déroulent en ce moment est illustrée par le fait
que, en l’espace d’une semaine, de grandes banques d’affaires ont disparu du paysage
financier américain.
Nul ne peut prédire avec certitude quelles seront les conséquences à long terme de cette crise,
mais il est probable que les secteurs financiers vont se consolider, que les entreprises devront
12

imaginer de nouveaux modes de fonctionnement et qu’elles auront moins recours au levier
financier dans l’avenir envisageable.
Les pays émergents ont globalement assez bien résisté aux turbulences financières mondiales,
mais dernièrement ils connaissent des tensions croissantes. Les financements sont devenus
plus coûteux et plus difficile à obtenir et les marchés d’actions ont connu de fortes
corrections. Les sorties de capitaux se sont intensifiées, ce qui a entraîné un resserrement des
liquidités au niveau international.
Les emprunteurs et les institutions financières de pays émergents vont être confrontés à un
environnement macro économique plus éprouvant. Les décideurs se trouvent eux aussi face à
une tache difficile en raison du ralentissement de la croissance mondiale et des tensions
inflationnistes intérieures.
Solutions
Le soutien des autorités de réglementation et de contrôle :
-

Les institutions financières devraient s’attacher à renforcer leurs bilans en attirant de
nouveaux capitaux, ensuite, elles devraient veiller à disposer de sources de
financement adéquates compte tenu de leur modèle de fonctionnement.

-

Renforcement des systèmes de gestion des risques

-

Améliorer des techniques de valorisation et de la communication d’informations

-

Elaboration de meilleurs mécanismes de compensation et de règlement pour les
opérations hors cote.

-

Une plus grande attention de la part des autorités aux risques de crédit et de liquidité

-

Un soutien indirect limité aux marchés monétaires

-

Encouragement de la coopération et de la communication entre banques centrales.

Conclusions :
Les pays émergents n’ont pas été frappés de plein fouet par la crise, mais il ne faudrait pas
pour autant sous-estimer leur vulnérabilité aux effets d’entraînement. Les possibilités de
contagion aux marchés d’actions des pays émergents se sont accrues, ce qui semblerait
indiquer que les vecteurs de transmission des mouvements de prix des actions, se multiplient.
Cela peut à son tour influer sur la consommation et l’investissement dans les pays émergents.
Cela signifie que les décideurs doivent poursuivre durablement leurs efforts pour accroître la
résistance des marchés financiers locaux.
Les mesures habituelles de nature à accroître à moyen terme la résistance des marchés sont
bien connues et consistent essentiellement à :
-

Elargir et diversifier la base d’investisseurs

13

-

Faciliter le processus de détermination du prix

-

Soutenir le développement des infrastructures

-

Veiller à ce que les bourses de valeurs soient bien gérées.

Le FMI a pris pleinement part au débat sur différents aspects de la crise. Le FMI continuera
avec le Forum de stabilité financière, de suivre l’évolution de la situation et d’apporter son
concours aux pays membres par le biais de la surveillance bilatérale, notamment avec le
Programme d’évaluation du secteur financier, ainsi qu’en leur fournissant une assistance
technique pour les aider à assainir leurs systèmes financiers et à les rendre plus résistants aux
risques qui pèsent sur le secteur financier mondial.

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Balance de paiements
(1)Exportation des biens
(2)Importation des biens
(1)– (2) Solde de la balance commerciale (A)
(3) X° des services
(4) M° des services
(A)+ (3) – (4) : Soldes des biens et services (B)
(5) Transferts de revenus reçus
(6) Transferts de revenus versés
(5) – (6) Solde des transferts courants (C)
(A)+ (C) : Solde des opérations (ou transactions ou balance) courantes (D)
(7) Capitaux reçus
(8) Capitaux versés
(7)- (8) : Solde des capitaux ou solde des opérations financières (E)
(D)+ (E) : Solde générale

Les mouvements de capitaux
 Les flux de capitaux, qui occupent une place de plus en plus importante dans l’économie
mondiale sont de différente nature.
 Dans le cadre du processus de financiarisation de l’économie au niveau mondial, les flux
financiers représentent une part de plus en plus importante des flux retracés par la balance
de paiements des différents pays.
I)

La diversité des mouvements des capitaux :

Les mouvements des capitaux
Les mouvements de
capitaux à long terme (+
1 an)
Investissements
directs

Investissements
de portefeuille

Les mouvements de capitaux
à court terme (maximum 1
an)
Crédits à moyen
et long terme
(MLT)

Crédits
commerciaux
à court terme

Placements ou
emprunts à
court terme

(A) Les mouvements de capitaux à long terme (+ 1 an) :
 Les investissements directs : Constitués par l’achat, la création ou le contrôle des entreprises
dans un pays étranger, les investissements directs s’inscrivent dans le cadre des stratégies
d’implantation des firmes multinationales.
1

 Les investissements de portefeuille : Par opposition aux investissements directs, les
investissements de portefeuille n’ont pas pour objet d’exercer un contrôle ou d’influer
directement sur la gestion des entreprises et correspondent à des opérations d’achats et de
ventes de valeurs mobilières (actions et surtout obligations) entre résidents et non résidents.
 Les crédits à moyen et long terme (MLT) : Ces crédits peuvent prendre la forme de crédits
commerciaux et constituer alors la contrepartie financière d’opérations sur m/ses
nécessitant le recours à un financement de moyenne ou longue durée. Ils peuvent également
consister en des prêts accordés à l’étranger ou obtenus de l’étranger.
(B) Les mouvements de capitaux à court terme :
 Les crédits commerciaux à CT : Visent à faciliter les opérations commerciales (X°, M°) avec
l’étranger.
 Les placements ou emprunts à CT : Largement favorisés par la déréglementation et
l’internationalisation des activités financières, les placements ou emprunts à CT sont
étroitement liés aux évolutions des taux d’intérêt et des taux de change.
II)

Marché des capitaux : Marché assurant un financement direct des agents économiques,
tant au niveau national qu’au niveau international.

2

Capes 2008








1

Les mercantilistes : Montchrestien (1615)
Les physiocrates : Quesnay (1758)
Anglaise: A. Smith, D. Ricardo, S. Mill
L’école classique :
Française : J. B. Say
L’école néo- classique (ou marginaliste) : Walras, Marshall
L’école keynésienne : J. M. Keynes
Les marxiste : K. Marx

La déduction : déduire par un raisonnement logique de résultats théoriques à partir d’une
hypothèse ou postulat :
Réalités des faits → hypothèse → déduction → propositions théoriques → expérience (lois
généraux).
L’économie est en situation d’équilibre lorsque

Qd

=

Q

offerte

L’utilité marginale (U m ) est l’utilité ou la satisfaction que vous pouvez la retirer de la
consommation d’une unité supplémentaire d’un bien.
Un bien est toute chose utile pour l’homme (capable de satisfaire un besoin).
Un bien économique : utile + rare

→ Chez les néo- classiques, la détermination de la valeur d’échange dépend de 2 facteurs :
• L’échange se fait sans la monnaie (économie de troc) ;
• L’analyse de l’échange peut se faire à partir du comportement d’un individu isolé ;
• La valeur d’échange est déterminée uniquement par l’U m .
→ Chez les classiques, la théorie de la valeur d’un bien = f (quantité du travail incorporé)

quantité du travail incorporé → valeur
• Les marginalistes : le L incorporé n’explique pas valeur si le bien n’est pas utile.
→ La théorie marshallienne de la valeur :
Proposition 1
Les prix ou les valeurs sont
déterminés par la conjonction
de 2 forces l’offre et la
demande. La valeur
d’équilibre est l’intersection
des 2 courbes de ces 2 forces
p
O
p*
D
Q*

q

Proposition 2
Les prix sont déterminés au
même temps que les
quantités échangées.

Proposition 3
Les prix et les quantités
échangées sont déterminés
pour chaque bien sur son
propre marché, l’offre et la
demande peuvent se modifier
indépendamment de celles
qui se fixent sur les autres
marchés d’où l’équilibre
partiel.

Capes 2008

2

Prix = f (demande)
Marginalistes
D = f (goûts, préférences, utilité)
Prix = f (O, D) : Marshall
Qu’est ce qui détermine l’offre et la demande ?
1. Marshall : offre qui détermine le prix.
2. Marginalistes : la demande qui détermine le prix.
O = f (x ?) : de quoi dépend l’offre ?
O = f (coûts de production)
Coûts de production = f (salaires, intérêts, rente (loyer de terre, capital fixe))

→ Coût marginal : C’est le coût de production d’une unité supplémentaire d’un bien
quelconque :

c

=
m

∆CT CT 2 − CT 1
=
∆Q
Q −Q
2

1

Profit = recettes − coûts
= P × Q − C (q)
Dérivée :
∂∏
= P − C ′(q ) = 0 ⇔ P = C ′(q ) : prix = coût marginal
∂q
dC ∆C
=
C ′(q ) =
: Coût marginal
dQ ∆Q
Coût total = w L + r K (avec w : salaire et r : intérêt)

→ Les marginalistes : L’U m d’un bien est une fonction décroissante des quantités
consommées (la loi psychologique fondamentale) :
P
Courbe de demande

Q

→ La théorie marshallienne de la valeur est vérifiée si :
• L’U m est une fonction décroissante des quantités disponibles, la courbe de demande
est ainsi décroissante.
P
Courbe de demande

Q

Capes 2008


3

Le rendement marginal du facteur variable est une fonction décroissante des quantités
produites, la courbe d’offre est ainsi croissante :

P
Courbe de l’offre

Q
A l’équilibre :
Offre
P
p*

E
Courbe de demande
0

q*

Q
→ La théorie de la valeur
Néo- classiques
- L’économie comme science des choix
- L’individu indifférencié calculateur
- Prix indicateurs de rareté
- Fondement : l’offre et la demande

Classiques
- L’économie comme science des rapports
sociaux
- Différenciation sociale des individus
- Prix dans leurs relations avec le taux de
profit
- Fondement: taux de profit

→ A. Smith :
La valeur

Valeur d’usage : exprime l’utilité d’un objet quelconque c'est-à-dire sa
capacité à satisfaire un besoin
Valeur d’échange exprime le pouvoir d’une M/ses à acheter d’autres M/ses

La valeur d’usage ne détermine pas la valeur d’échange parce que les choses les plus utiles
(eau, air) n’ont pas de valeur d’échange.
A. Smith s’intéresse seulement à la valeur d’échange (ses fondements) :
Le coût c’est le travail nécessaire à la production : on l’appelle L incorporé
La valeur c’est le travail incorporé dans les M/ses appelé : L commandé
Profit = quantité de L commandé − quantité de L incorporé
Valeur d’échange d’une M/ses = salaires + profits + rente

→ Ricardo : quelque soit le système économique ( ∏ ou non)
Valeur d’échange = quantités de L. incorporé = salaire + profit
Ricardo rejette la théorie du L. commandé comme explication de la valeur des M/ses.
Capital (machine)
M/ses
M. uvre (L. direct)

Machine

Capital (travail indirect)
M.O : (travail direct)

Capes 2008

4

Travail direct : C’est le travail fournit par les travailleurs qui produisent la M/ses
Travail indirect : C’est le travail fournit par le producteur des moyens de production.

→ Mercantilisme : fin du 15eme jusqu’au 18eme siècle : voit dans le commerce extérieur des
principaux facteurs de la richesse des nations.
L’accumulation des métaux précieux : X° et M° donc X° > M° : Protectionnisme.
Balance commerciale excédentaire : entrée des métaux > sortie des métaux donc X – M > 0
Le protectionnisme : Cette politique vise à protéger le marché intérieur contre l’M° des
produits étrangers : instauration des tarifs douaniers très élevés.
Développement de l’industrie : Une population abondante est une occasion pour produire à
faible coût : production nationale compétitive par rapport aux autres nations.
Masse monétaire : Quantité de monnaie qui circule dans une économie
mm ⇒ crédit ( de la capacité de consommation des individus). Pour une production
constante, l’augmentation de la demande des biens fait augmenter les prix ⇒ c’est le principe
de la théorie quantitative de la monnaie.
∆ Monnaie = P Q = ∆ prix (pour un Q et V constante)
M V = P Q avec M : masse monétaire, V : vitesse de circulation de la monnaie, P : prix et Q :
quantités
A court terme : ∆ M = ∆ P
A long terme : ∆ M = ∆ Q

→ Les physiocrates : l’agriculture est la seule source de richesse
Classe productive : Concerne tous ceux dont l’activité est agricole : créer le
Produit net.
3 Classes
Classe des propriétaires : Détient le solde et fait les avances foncières.

Classe stérile : Concerne tous ceux dont l’activité n’est pas agricole (artisans et
Commerçants), ne produit pas un surplus ou un produit net.
Le circuit économique : est une vision globale de l’économie permettant de schématiser
l’activité économique dans la nation. Dans le circuit de Quesnay, il y a 3 classes. Les
opérations effectuées sont : la production, la répartition et la consommation.

→ L’analyse Marxienne : Pendant la révolution industrielle, le système libéral élaboré par les
classiques et les néo- classiques :
• Non intervention de l’Etat dans le fonctionnement normal de l’économie
• Les mécanismes des marchés (loi de l’offre et de demande) doivent régler les
problèmes de déséquilibre
• En cas de chômage baisse des salaires. Il n’y a pas de limite d’age, ni de protection
sociale pour les travailleurs : l’objectif est de maximiser le profit et minimiser les
coûts.
L’existence de 2 classes : classe ouvrière
les rapports sociaux sont soumises à la loi
Classe bourgeoise
du plus fort.

Capes 2008

5

Excès du capitalisme sauvage
plusieurs écoles de pensée s’oppose à la doctrine du laisser
faire laisser passer et de la non intervention de l’Etat.
La pensée marxiste (19eme siècle) appelle à la disparition du système capitaliste et son
remplacement par le socialisme. Les keynésiennes dont le courant s’est développé au 20eme
siècle propose un système libéral avec une intervention accrue de l’Etat.
Marx distingue 5 modes de production :
1.
2.
3.
4.
5.

Communisme primitif (l’homme et la nature)
L’esclavagisme (esclave, maître)
Le féodalisme (serfs, seigneurs)
Capitaliste (bourgeois, prolétariat)
Communisme (absence de classes)

Travail socialement nécessaire
Plus –value : différence entre travail effectué et travail nécessaire
C : capital circulant, V : capital variable, PL : plus value
Valeur = C + V + PL
PL
Π=
C +V

→ Keynes
Le produit potentiel : C’est le niveau du produit qu’obtiendrait l’économie si tous les facteurs
de production été employés à plein c'est-à-dire si en été en plein emploi.
Le produit effectif est celui qui est effectivement réalisé au cours d’une période donnée.
La réponse des classiques et néo-classiques aux problèmes de chômage : S’il y a
déséquilibre, il est temporaire, les mécanismes du marché (l’offre et la demande) permettent
de rétablir l’équilibre. Par exemple : en cas de chômage :
Offre d’emploi (travailleurs) > demande d’emploi (entreprises), l’équilibre est rétabli grâce à
une baisse des salaires.
Chômage (O > D)
baisse des salaires
incitation des entreprises à embaucher
augmentation de la demande d’embauche (O = D).
Hypothèse : les salaires sont flexibles à la baisse où à la hausse. S’il y a du chômage, il est
volontaire c'est-à-dire des personnes qui refusent de travailler au taux de salaire d’équilibre
(w’) ; l’équilibre est donc la règle, le déséquilibre est une exception
Les classiques et les néo-classiques considèrent qu’il n’y a pas une crise de sur- production.
Loi de débouché :
« L’offre crée sa propre demande » (les produits s’échangent contre les produits, l’argent
n’est qu’un intermédiaire d’échange = neutralité de la monnaie : n’agit pas).

Capes 2008

6

La théorie classique et néo-classique privilégie l’axe (coté) de l’offre au lieu de celui de la
demande
La crise 1929 était un test décisif de l’inefficacité des politiques d’inspirations classiques
(libérales). Devant la gravité et la durée de la crise, il devient difficile à penser qu’il s’agit
d’un déséquilibre temporaire qui finira par se résorber automatiquement.
La réponse keynésienne :
Crise 1929, Keynes considère que la résorption du chômage passe non pas par le jeu du
marché mais par une intervention autonome par rapport à ces mécanismes (intervention de
l’Etat) par l’augmentation des dépenses et des investissements publics : politique des grands
travaux.
Keynes : ce qui est vrai au niveau micro économique ne l’est pas au niveau macroéconomique. La baisse des salaires suggérée par les classiques est une incitation à l’embauche
au niveau de l’entreprise. La solution de Keynes est de soutenir la demande globale par une
augmentation des revenus (augmentation des dépenses publiques).
Les idées de Keynes : analyse de démonstration qui sont l’objet d’un ouvrage intitulé « La
théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie » publié en 1936.
Dans cet ouvrage fondamental, Keynes montre que le chômage connu par les pays capitalistes
durant la crise de 1929 est un chômage involontaire. Keynes va chercher à déterminer de quoi
dépend l’emploi et son niveau, essentiellement de l’investissement répond Keynes.
Quels sont les déterminants de cette demande ? la consommation et l investissement.
Résumé :
Emploi = f (Demande globale = DG)
DG = f (C, I)
C? = f (revenu) = f (R)
I ? = f (taux d’intérêt, efficacité marginale du capital) = f (i, emc)
i = f (masse monétaire, préférence pour liquidité) = f (mm, ppl)
Conclusion : pour contrôler l’emploi, il faut agir sur

D’après Keynes, la fonction de consommation dépend du revenu R. si le revenu augmente,
alors la consommation globale croit mais non de même montant que le revenu. C’est la loi
psychologique fondamentale. Soit C = f (R) avec f ’ > 0.
Pente = d C /d R < 1
C = c. R avec 0 < c < 1 ; c : est la propension marginale à consommer.
La propension marginale à consommer est la variation de la consommation suite à la variation
des revenus d’une unité : c = C / R < 1 ; (c : est C suite à une R = 1).
Il existe une consommation incompressible ou autonome par rapport au revenu. Même si
R = 0, les gens continuent à consommer. Il s’agit d’une consommation minimale qui permet
de survivre. Cette consommation est financée par l’endettement, l’assistance publique,
désépargne (vente d’une maison…).

Capes 2008

7

La fonction de consommation prend donc la forme suivante :
C = c R + Co ; Co est la consommation incompressible. On remarque que si R = 0 ; C = Co
C

Offre globale = C + S

C1

R>C
M

C = c R + Co

C*
Co
R< C
45°
O

R* R1

R

Demande globale = demande des biens d’investissement + demande des biens de
consommation.
DG = I + C
Offre globale = revenu = C + S
A l’équilibre :
Offre globale = demande globale
C+S=I+C
S = I Condition d’équilibre.
L’équilibre macro-économique nécessite un réinvestissement total de l’épargne. Il ne faut
qu’il y a une fuite de l’épargne en dehors du circuit économique.
L’investissement I est déterminé par deux facteurs : le taux d’intérêt i et l’efficacité marginale
du capital (emc).

emc : est le taux de rendement qui rend la valeur actuelle des biens égale à la valeur initial du
capital investi, en d’autre terme, emc est le taux de rendement d’une unité monétaire investie
dans un projet quelconque.
Le taux d’intérêt : est le coût marginal du capital c'est-à-dire le coût d’emprunt d’une unité
monétaire. Si le taux d’intérêt est supérieur à emc, l’investissement n’est pas rentable
puisqu’il rapporte moins qu’il le coûte le capital emprunté pour réaliser l’investissement.
L’investissement est une fonction décroissante de l’emc
i = ? (Qu’est ce qui détermine le taux d’intérêt ?)
i = f (mm, ppl) Avec
mm : masse monétaire (quantité de monnaie qui circule dans l’économie) = offre de monnaie.

Capes 2008

8

ppl : préférence pour la liquidité (demande de liquidité) = demande de monnaie.
La demande de monnaie dépend de trois facteurs ou motifs :
1. Le motif de transaction : (dépenses quotidiennes).
2. Le motif de précaution : faire face aux dépenses imprévues.
3. Le motif de spéculation : Si le taux d’intérêt baisse, la demande de monnaie à des fins de
spéculation augmente.
Demande de monnaie = Md = M1 + M2
Avec
M1 : demande de monnaie à des fins de transaction et de précaution
M2 : demande de monnaie à des fins de spéculation.
M1 (R) ; R = revenu ; avec M’1 > 0.
M2 (y) avec M2 (i), M’2 < 0.
Md = M1 + M2 = M2 (i) + constante.
i

i*
Md
M
Marché de la monnaie
Offre de monnaie (Mo) : fixe
Objectif :
Réduire le chômage (c'est-à-dire augmenter l’emploi)
Les mécanismes de marché ne permettent pas d’atteindre le plein-emploi : possibilité de crise
de sur production et de chômage involontaire (sous-emploi).
Les moyens :
Pour se rapprocher de plein-emploi : agir sur la demande globale par une politique de relance
monétaire et de relance budgétaire.
Comment ?
L’emploi est déterminé par l’investissement et la propension à consommer (C, I)
Propension à consommer : elle peut augmenter en favorisant la consommation des catégories
à faible revenu. L’Etat doit mener une politique de redistribution des revenus en faveur de
cette catégorie (augmenter l’impôt à fort revenu et le donne aux gens à faible revenu).
I = f (i, propension à consommer, emc).
mm

i

S

C

ou bien I, ou bien

mm

i = Politique monétaire.

revenu ou l’emploi

Capes 2008
PIB =

9

∑ VA

Taux de croissance =

PIB − PIB
PIB
t

t −1

× 100

t −1

→ L’inflation : est définie comme un phénomène de hausse continue tenue du niveau général
des prix. A l’inverse, la déflation est la baisse continue du niveau général des prix. La
désinflation désigne un ralentissement du taux d’inflation.
Le taux d’inflation est mesuré par l’indice des prix à la consommation (IPC)
Les causes de l’inflation :
1. L’inflation par la demande : demande > production disponible ; équilibre entre offre et
demande nécessite l’augmentation des prix. épargne, dépenses de l’Etat
demande. mm
crédits à la consommation demande.
2. Inflation par les coûts :
• Inflation importée : prix des produits importés
coûts de production des
entreprises domestiques
prix de vente.
• Inflation par les salaires : (spirale inflation) : salaires (syndicats)
coûts
de production
prix de vente.

→ Le chômage : Un chômeur est une personne qui ne dispose pas d’un emploi et qui souhaite
en trouver un.

Chômeur

- Recherche d’un emploi
- Immédiatement disponible
- Effectuent des démarches

Population active : âge de travailleur
Population inactive : jeune ou très âgée
Taux de chômage =

nombre.de.c hom eurs
population.active

La monnaie
Une économie monétaire : C’est une économie où les biens s’échangent contre la monnaie.
La monnaie est un moyen de financement ou de paiement.
Fonctions
La monnaie
I)

Formes

FONCTIONS DE LA MONNAIE :
1) Une unité de compte
2) Un intermédiaire des échanges ou un moyen de paiement
3) Un instrument de réserve de valeur (épargne) ou de pouvoir d’achat

II)

FORMES DE LA MONNAIES : 5 FORMES :
1)
2)
3)
4)

Monnaie – M/ses : sel (arabes) : monnaie primitive (troc)
Monnaie métallique : l’or et l’argent (valeur faciale = valeur intrinsèque)
Monnaie- papier ou billets (monnaie fiduciaire : confiance)
Monnaie scripturale (écriture) : inscription dans la comptabilité des
banques sous dépôt (provision d’un compte : remise de billet ou virement
ou crédit accordé par la banque ; seules les dépôts à vue constituent une
monnaie). Instruments de monnaie scripturale : virement, chèque…
5) Monnaie électronique : carte.
La liquidité : La liquidité d’un actif définie une qualité celle de la disponibilité immédiate
pour le règlement.


Actifs liquides (2 sortes):

1) Actifs liquides non négociables : La monnaie, les billets, les dépôts à vue.
2) Actifs liquides négociables : titres à CMT négociables sur le marché (bourse) : il y a
risque de perte en capital + risque de défaut émetteur
III)

LES AGREGATS MONETAIRES :

M1 = billets, pièces, dépôts à vue en dinars mobilisables par chèques, gérés par les banques ou
poste (CCP).
M1 regroupe les disponibilités monétaires.
M2 = M1 + {Les livrets bancaires ordinaires, comptes spéciaux d’épargne, avoirs en devises,
certificats de dépôts} = M1 + quasi-monnaie.
1

M3 = M2 + {Comptes d’épargne logements, comptes d’épargnes projets et investissements,
obligations}.
M3 comprend en plus de M2, l’épargne affectée qui comprend :




Comptes épargne logement
Comptes épargne projet et investissement
Les obligations.

M4 = M3 + {Les titres de l’Etat émis auprès des publics (bons de trésor, billets de trésorerie)}.
Concerne l’Etat à court terme

concerne uniquement les entreprises à court terme

L’objectif de la mise en place de ces agrégats = contrôler la monnaie.
IV)

L’OFFRE DE MONNAIE :
Les mécanismes de la création monétaire :



 L’offre de monnaie est le plus souvent la conséquence d’une offre de crédit par les
banques ou d’une monétisation par les banques de titres de créances sur les
ménages, les entreprises ou l’Etat.
 Création monétaire : masse monétaire en circulation sous forme de billets et dépôt à
vue (ménages et entreprises).
 Les crédits font les dépôts : création de monnaie
 Les opérations de refinancement : se passe sur le marché inter- bancaire sur lequel
les banques négocient les excédents ou les déficits de leurs opérations.
 Le marché inter- bancaire : est le lieu de rencontre des banques excédentaires et des
banques déficitaires.
Le système à plusieurs banques est composé de 3 types de banques :
 Banques de types B1 à bilan équilibré : montant du crédit = montant du dépôt
 Banques de type B2 : crédits > dépôts : l’équilibre du bilan nécessite un
refinancement ou un endettement.
 Banques de types B3 : crédits < dépôts : refinancement.

B2 et B3 interviennent sur le marché inter- bancaire afin que B3 prête à B2 une somme au taux du
marché monétaire.
 Plus le coût de refinancement est élevé, plus les banques sont incitées à réduire les
quantités de crédits accordées.


Cas ou le refinancement se fait par la banque centrale : 2 façons :
 Les banques créditrices acceptent de conserver momentanément des créances sur
les banques débitrices en espérant une compensation dans le temps.

2

 La banque créditrice A demande à la banque B de régler sa dette en utilisant une
monnaie considérée comme supérieure aux autres (monnaie banque centrale) dite
monnaie centrale.
La liquidité bancaire : C’est l’ensemble des billets en caisse dans les banques + les comptes courants
des banques auprès de la BCT.
Masse monétaire = Billets en circulation dans le public + comptes courants du public auprès de la
BCT.
Masse monétaire = Monnaie scripturale détenue par le public auprès des banques + pièces.
MC : Monnaie centrale = BM : Base monétaire
RF : refinancement
D : dépôt
T : trésor
C : créances
R : réserves des banques
L : liquidités bancaires = comptes courants à la BCT (R)
B : billets en circulation
RF + D + T = B + R
RF + D = C + R
B + R = monnaie centrale = MC = BM
L = R = RF + D + T – B
B

donc R

Si D

alors R

Si T

alors R

T et D gratuite
RF n’est pas gratuite.
V)

MULTIPLICATEUR (×) ET DIVISEUR (:) DE CREDIT

Monnaie centrale = billets + réserves
MC = BM = B + R
Le Multiplicateur :
C : crédits
3

∆R causalité ∆C
Lien
Réserves

crédits

∆C = ∆1C + ∆2C +…..+ ∆nC
∆C =



∆C = k ∆R avec k =
∆C =

: Le multiplicateur de crédit

× ∆R

Le Diviseur :
∆C Lien ∆R
Crédits

réserves

∆R = ( + −

) × ∆C

Le concept du diviseur est prédominant dans une économie d’endettement c'est-à-dire les
entreprises sont endettées auprès des banques et les banques sont endettées auprès de la BCT.
L’absence de source de financement alternative au crédit bancaire empêche toute politique de
multiplicateur de crédit.
 Economie développé
 Economie d’endettement

multiplicateur
diviseur

MM = masse monétaire = billets (B) + dépôts (D)
BM = base monétaire = B + R (réserves)
B=bM
D = (1 – b) M
R=rD
BM = B + R
=bM+rD
= b M + r (1 – b) M
= M [b + r (1 – b)] avec [b + r (1 – b)] = d : diviseur de crédit alors BM = d M
M=[

] × BM donc M = k. BM avec K =

: multiplicateur.
4

VI)

L’ECOLE MONETARISTE : Milton Friedman : critique libérale de l’interventionnisme
keynésien.
 Les thèses de cette école ont trouvé un écho puissant dés lors que, dans un
contexte de crise du SMI (1971) et de stagnation (1974), les politiques keynésiennes
se révélaient le plus souvent incapable de restaurer tout à la fois le plein emploi, la
stabilité des prix et l’équilibre extérieur.
 Les monétaristes considèrent que la monnaie est la cause principale de l’inflation et
les fluctuations à court terme.

 La monnaie n’exerce selon eux, aucune influence sur le taux de croissance du PIB. Il
faut à la fois contrôler la masse monétaire pour éviter l’inflation et la stabiliser : Il
faut donc fixer une « règle monétaire ».
 Friedman distingue :
 Le revenu permanent Yp : Le revenu normal attendu du patrimoine humain
(profession, formation…) et du patrimoine matériel (actifs financiers : il y a
une composante aléatoire (liée au risque) dans la formation du revenu :
revenu transitoire Yt). ainsi, Y = Yp + Yt.
 Taux naturel de chômage
VII)

ECOLE DES ANTICIPATIONS RATIONNELLES :

 Former une anticipation rationnelle reviendra à connaître la courbe d’offre et la courbe de
demande et à en déduire le prix d’équilibre de la période future.
 Dés 1961, John Muth pense que l’anticipation rationnelle n’est pas nécessairement
l’anticipation exacte de l’avenir, elle n’est rationnelle que par rapport à l’information
disponible.
 Les agents économiques utilisent l’information disponible de façon rationnelle et
forment des anticipations rationnelles.
 Mais l’information dont ils disposent est parfois imparfaite, ce qui peut conduire les
agents économiques à faire de mauvais choix et provoquer des oscillations
macroéconomiques.
 Les principaux auteurs de ce courant de pensée : Robert Lucas, Thomas Sargent et Robert
Barro : ont montré l’inefficacité des politiques conjoncturelles :




Lucas et Sargent : ont montré qu’une politique monétaire visant à favoriser
l’expansion est inefficace dés lors que les agents économiques font des anticipations
rationnelles.
Barro montre que la formation des anticipations rationnelles rend la politique
budgétaire de relance inefficace.
5

Les fondements du commerce international
Les traits essentiels des théories du commerce international :
I)

La théorie classique du commerce international
1) La théorie de l’avantage absolu développée par Adam Smith
2) La théorie de l’avantage comparatif par David Ricardo

II)

La théorie Suédoise de l’échange international
1) Les inégales dotations de facteurs de production (Hecksher 1919, Ohlin
1934)
2) Le théorème d’Hecksher- Ohlin

Les théories du commerce international mettent l’accent sur l’existence d’avantages
comparatifs qui sont liés :
 Dans la théorie classique, aux différences de productivité de travail.
 Dans la théorie suédoise, aux différences des dotations des facteurs de production.
I)

La théorie classique du commerce international

1) La théorie de l’avantage absolu développée par Adam Smith
 En 1776, Adam Smith publie ses « Recherches sur la nature et les causes de la
richesse des nations » où sont exposées les thèses fondamentales du libéralisme
économique.
 Pour Adam Smith, la division internationale du travail (DIT) et la liberté des échanges
doivent favoriser le développement économique de l’ensemble des nations.

 L’échange international est mutuellement avantageux si chaque pays se spécialise
dans la production où il possède un avantage absolu en matière de coût.
 En prenant l’exemple contemporain des machines-outils et de l’acier, on peut
montrer que les flux d’échanges sont conditionnés par les écarts de productivité :

1

L'avantage absolu

Acier

machines- outils

Supériorité de la France sur les USA en matière
de productivité

Supériorité des USA sur la France en matière de productivité

Déclin français et
accroissement des
M° de la France

Spécialisation américaine et
accroissement des X° des USA

Spécialisation
française et
accroissement des
X° de la France

Déclin américain et
accroissement des
M° des USA

2) La théorie de l’avantage comparatif par David Ricardo
 D. Ricardo a développé et précisé l’analyse d’Adam Smith dans ses « Principes de
l’économie politique et de l’impôt » publiés en 1817.
 Pour David Ricardo, ce n’est pas l’écart de salaire qui doit fonder la DIT, mais l’écart
de productivité du travail.
 Même en l’absence d’avantage absolu, la spécialisation dans une production peut se
révéler avantageuse.
 D. Ricardo prend l’exemple du drap et du vin en Angleterre et au Portugal. Il suppose
que les coûts en travail sont les suivants :

Drap
Vin

Angleterre Portugal
100
90
120
80



Bien que le Portugal possède dans cet exemple une supériorité dans ces deux
productions en matière de coût absolu, Ricardo montre que l’on doit prendre
en considération les coûts relatifs c'est-à-dire le coût d’une pièce de drap
relativement à une pièce de vin ou réciproquement.



Le coût relatif du vin par rapport au drap est plus faible au Portugal ( ) qu’en
Angleterre (

) mais le coût relatif du drap par rapport au vin est moins élevé

en Angleterre (

= 0,83) qu’au Portugal (

= 1,12). Ricardo en déduit qu’il

serait « avantageux pour le Portugal d’exporter du vin en échange de drap ».

2

 D’après la loi des avantages comparatifs, chaque pays a intérêt à se spécialiser dans
les productions où il possède la plus grande supériorité ou la moins grande
infériorité.
 La spécialisation sur la base des avantages comparatifs n’est cependant favorable
que si la demande étrangère de produits nationaux est suffisante (John Stuart Mill
(1848)).

II)

La théorie Suédoise de l’échange international

1) Les inégales dotations de facteurs de production :
 Hecksher (1919) : Pour lui, les différences de coûts de production entre pays
s’expliquent essentiellement par les différences de dotations des facteurs de
production.
 Ohlin (1934) : Un pays tend à se spécialiser dans la production pour laquelle
la combinaison de facteurs dont il dispose donne le maximum d’avantages ou
le minimum de désavantages.

2) Le théorème d’Hecksher- Ohlin :
 « Le commerce international tend à produire une égalisation des rémunérations de
facteurs, égalisation qui ne saurait être absolue ».
On appelle compétitivité d’un pays, sa capacité à gagner des parts de marché sur la demande
intérieure comme sur la demande mondiale.

3

Monnaie et financement de l’économie
Fonctions et formes de la monnaie
Section I : Les fonctions de la monnaie
I)
II)
III)

La monnaie, intermédiaire des échanges
La monnaie, unité de mesure des valeurs
La monnaie, instrument de réserve de valeur

Section II : Les différentes formes de la monnaie et leur évolution historique
I)
II)

Les origines historiques de la monnaie
Les formes actuelles de la monnaie

Introduction :
La nécessité d’une monnaie est apparue dés que l’activité économique a donnée lieu à de
nombreux échanges de produits. La monnaie remplit un certain nombre de fonctions.
Pour assurer ces fonctions, la monnaie a pris, au cours du temps, des formes diverses, les
hommes s’étant sans cesse efforcés de créer des instruments monétaires toujours mieux
adoptés aux besoins exigés par le développement des échanges économiques.
Section I : Les fonctions de la monnaie
On reconnaît traditionnellement trois fonctions essentielles à la monnaie : une fonction
d’intermédiaire des échanges, une fonction de mesure des valeurs et une fonction de
réserve de valeur.
I)

La monnaie, intermédiaire des échanges
 Le fait que couramment les produits, les services, les biens de toute
nature se vendent, s’achètent, en un mot s’échangent contre de la
monnaie caractérise une économie monétaire par opposition à une
économie de troc.
 Dans une économie de troc, les biens s’échangent contre les biens.

 Présentant divers inconvénients, le troc est progressivement abandonné,
les échanges s’effectuent par l’intermédiaire d’un bien reconnu par tous :
la monnaie.
II)

La monnaie, unité de mesure des valeurs
1

Le troc ne permet de déterminer la valeur d’une marchandise que par rapport à
celle avec laquelle a été échangée. Ainsi, la monnaie constitue une unité de
compte permet de mesurer et de comparer la valeur de biens différents.
III)

La monnaie, instrument de réserve de valeur
 Pouvant être conservée pour réaliser un achat au cours d’une période
ultérieure, la monnaie donne la possibilité de transférer du pouvoir
d’achat d’une période à une autre.
 Constituer une réserve de monnaie pour des dépenses imprévues ou
encore pour profiter de toute opportunité pouvant se présenter en
matière de placements ou d’acquisition de biens.

Section II : Les différentes formes de la monnaie et leur évolution historique
I)

Les origines historiques de la monnaie
 Les premières monnaies ont été constituées par des objets qui tiraient
leur valeur de leur emploi sous forme de marchandises.
 Les plus connues de ces « monnaies- m/ses » furent les bestiaux en Grèce
et à Rome, les blocs de thé au Tibet, les coquillages, le sel en barres. Les
métaux ont également joué le rôle de monnaie : l’ancienne Egypte utilisa
surtout le cuivre, Sparte le fer et Rome le bronze. Néanmoins, ce sont les
métaux dits précieux- l’or et l’argent- qui, par leurs qualités, vont, pendant
longtemps, constituer les monnaies les plus courantes.
 La monnaie pesée : A Babylone et en Egypte, l’or et l’argent circule sous
forme de lingots sans poids ni formes déterminés : il faut donc mesurer le
poids du métal et sa pureté lors de chaque paiement.
 La monnaie comptée : Vers 800 avant J.C, les lingots prennent un poids et
une forme déterminés donnant naissance aux pièces métalliques.
 La monnaie frappée : Durant l’Antiquité, les pièces sont frappées par les
autorités religieuses qui garantissent ainsi la valeur des pièces.
 C’est ensuite le système du bimétallisme or et argent qui marque
véritablement l’histoire de la monnaie métallique.

2

 Des difficultés de fonctionnement du bimétallisme provoquent son
abandon et la mise en place d’un système de monométallisme or (1876 en
France) : l’argent n’est plus utilisé sous forme de monnaie et l’or circule
sous forme de pièces et de lingots. Ce système durera jusqu’en 1914.
II)

Les formes actuelles de la monnaie
1) Le billet de banque :
A l’origine, le billet n’était qu’un simple certificat représentant un dépôt de
métal précieux auprès d’un banquier et le billet ne constitue pas alors une
véritable monnaie.
2) La monnaie scripturale :
Permet d’effectuer des règlements par des simples jeux d’écriture, dans des
comptes de dépôts à vue. Elle joue également un rôle important tant dans les
opérations de crédit réalisées par les banques.
Les moyens de règlement
scripturaux

Chèque
paiement

virement

l’avis de prélèvement la carte crédit

le titre interbancaire de

Les agrégats monétaires ou de monnaie
 L’agrégat M1 est représentatif des moyens de paiements et correspond à la
définition de la monnaie au sens le plus strict (billets et pièces, dépôts à vue).
 L’agrégat M2 comprend en plus de M1, les dépôts à court terme
 L’agrégat M3 inclut, outre M2, les instruments monétaires négociables (OPCVM
monétaires et certificats de dépôts en France).

3

Résumé du 49ème rapport annuel de la BCT 2007
-

-

BCT = 1958 (création)
La crise financière (2007) été débuté aux Etats-Unis d’Amérique par le
déclenchement de la crise des crédits hypothécaires à haut risque « subprime ». En
plus, la hausse des prix des produits de base : retour à l’inflation.
L’économie mondiale a réalisé une croissance de 4,9 % en 2007.

Pays
USA
Zone euro
Japon
Chine

-

Taux de croissance
2,2 % (2007) contre
2,9 % en 2006
2,6 % en 2007 contre
2,8 % en 2006
2,1 % en 2007 contre
2,4 % en 2006

L’inflation
2,9 % en 2007

Le déficit budgétaire
2,5 % du PIB en 2007

2,1 %

0,6 % du PIB

Prix à la
consommation reste
stable

3,4 % du PIB

11,4 % en 2007
contre 11 % en 2006
Le volume des échanges mondiaux de biens s’est ralenti pour revenir à 6,4 % en 2007
contre 9,1 % en 2006.
Le taux de chômage mondial = 6 %
Investissements directs = 1 538 milliards de dollars en 2007 dont 2/3 sont attirés par
les USA et les pays européens.
Forte baisse du cours du dollar vis-à-vis des principales autres devises notamment
l’euro = 1,5 dollar (novembre 2007).
La réserve fédérale a baissé son taux d’intérêt directeur à 3 reprises = 4,25 %
La BCE a augmenté son taux de référence à 4 %

L’économie Tunisienne en 2007 :
-

-

Taux de croissance = 6,3 % en termes réels contre 5,5 % en 2006.
Revenu par habitant = 4.400 DT
Investissement a cru de 12,9 % à prix courant portant son taux à 24,4 % du PIB (60 %
investissement privé).
Création de 80 mille postes contre près de 77 mille en 2006.
Le déficit des paiements courants = 2,6 % du PIB (augmentation des recettes
touristiques en devises (8,9 %) et les transferts des tunisiens résidents à l’étranger de
9,4 %).
Investissements directs étrangers = 9.582 MDT = 141 jours d’importations fin 2007.
Taux d’endettement a baissé de 3 points = 44 % du RNDB.
Le coefficient du service de la dette = 11,5 % en 2007 contre 16,4 % en 2006.
Taux d’inflation = 3,1 % en 2007 contre 4,5 % en 2006.
1

-

Amélioration du pouvoir d’achat des salariés de 1,6 % en 2007 compte tenu de la
hausse des salaires de 4,8 % contre une hausse des prix de 3,1%.
Les recettes fiscales ont progressé en 2007 de 12,4 % contre une hausse de 8,6 %
pour les dépenses
Déficit budgétaire = 3 % du PIB en 2007.
Taux de réserve obligatoire = 5 % en 2007 contre 3,5 % en 2006.
L’encours des dépôts s’est accru de 13,7 % pour dépasser 25 milliards de dinars,
l’encours des concours à l’économie a augmenté de 9,7 %.
1 060 agences bancaires
L’année 2007 : démarrage effectif de la fonction de médiateur bancaire.

La conjoncture internationale :
-

-

-

-

Crise des crédits hypothécaires à haut risques « subprime » aux USA : volatilité des
titres.
Fluctuations des taux de change
La flambée des cours des produits de base (pétrole, produits agricoles, certains
métaux).
Croissance mondiale de 4,9 % en 2007 contre 5 % en 2006.
Ralentissement de l’activité économique dans les principaux pays avancés :
performances des pays émergents et ceux en développement (solides fondamentaux
économiques).
La Chine, l’Inde et la Russie ont assuré plus de la moitié de cette expansion.
La crise des crédits « subprime » aux USA : multiplication des défauts de paiements
des prêts immobiliers s’explique par :
 Le cycle haussier des taux d’intérêt américains
 La chute des prix de l’immobilier à partir de 2006
 Faillites des organismes de crédit aux USA : instabilité des marchés
internationaux.
Retombées négatives sur l’économie réelle (consommation des ménages et
investissements des entreprises).
Interventions des banques centrales : injection massive afin d’assurer le bon
fonctionnement des marchés monétaires et rétablir la confiance entre les
intervenants.
Le taux de chômage mondial = 6 % en 2007.
Commerce mondial de biens passe de 9,1 % (2006) à 6,4 % en 2007.
1 euro = 1,50 dollar en novembre 2007.
Ralentissement de l’activité économique dans les pays développés sous l’effet :
 Des retombées de l’envolée des cours des produits de base (énergie surtout)
 La crise américaine des crédits immobiliers à hauts risques
 Recul du taux de croissance de ce groupe de pays qui a atteint 2,7 % en 2007
contre 3 % en 2006.
2

-

Les pays émergents et ceux en développement : croissance soutenue de 7,9 % en
2007 contre 7,8 % en 2006.
La progression du PIB américain = 2,2 % (2007) contre 2,9 % (2006).
Zone euro : la croissance économique = 2,6 % en 2007 contre 2,8 % en 2006 dû au
ralentissement des investissements + pénurie des liquidités bancaires, les X° baissent
à cause de l’appréciation de l’euro.

désignation

Total pays
développés
USA
Japon
Canada
Union
européenne
Zone euro
Allemagne
France
Italie
Royaume Uni
Tunisie

Croissance
éco en
volume et en
%
2006 2007
3,0
2,7

Solde
budgétaire
(en % du
PIB)
2006 2007
-1,6
-1,2

Inflation en
%

Taux
d’intérêt en
%

2006
2,4

2007
2,2

2006
-

2007
-

Chômage en
% de la
population
active
2006 2007
5,7
5,4

2,9
2,4
2,8
3,3

2,2
2,1
2,7
3,1

-2,6
-3,8
1,0
-1,4

-2,5
-3,4
1,0
-0,9

3,2
0,3
2,0
2,3

2,9
0,0
2,1
2,4

5,24
0,26
4,25
-

4,24
0,50
4,26
-

4,6
4,1
6,3
8,1

4,6
3,9
6,0
7,1

2,8
2,9
2,0
1,8
2,9

2,6
2,5
1,9
1,5
3,1

-1,4
-1,6
-2,5
-3,4
-2,6

-0,6
0,0
-2,4
-1,9
-3,0

2,2
1,8
1,9
2,2
2,3

2,1
2,3
1,6
2,0
2,3

3,68
3,50
2,75
3,70
5,32

4,20
3,86
3,00
4,86
5,80

8,2
9,8
9,2
6,8
5,4

7,4
8,4
8,3
6,0
5,4

5,5

6,3

-2,9

-3,0

4,5

3,1

-

-

14,3

14,1

Activité économique Tunisie :
-

La croissance économique a un taux de croissance du PIB de 6,3 % en 2007 contre 5,5
% en 2006.
Le secteur agricole et de la pêche = 3,3 % en 2007 contre 3,5 % en 2006 (dû à la
baisse de la production d’huile d’olive, l’élevage)
FBCF = 12,9 % en 2007 à prix courants contre 15,3 % en 2006
Taux d’épargne = 22,5 % du RNDB en 2007 contre 22,8 % en 2006
Création de 80 mille postes d’emploi en 2007 contre 77 mille en 2006
Le taux de chômage = 14,1 % en 2007 contre 14,3 % en 2006
Taux d’inflation = 3,1 % en 2007 contre 4,5 % en 2006
X° = 24,8 % en 2007 contre 12,8 % en 2006
M° = 22,2 % en 2007 contre 15,7 % en 2006
Amélioration du taux de couverture = 79,4 %

3

-

-

X° : énergie 55,5 % + industries mécaniques et électriques 30,9 % + textile et
habillement 16,4 %
M° : l’alimentation 54,5 % (flambée des prix des céréales et huiles végétales) +
matières premières et demi-produits 27,3 % + biens d’équipements 25,6 %
L’accroissement des recettes touristiques en devises et des revenus du travail
rapatriés par les Tunisiens à l’étranger = 8,9 % et 9,4 % respectivement : contribuer à
la maîtrise du déficit courant = 2,6 % du PIB en 2007 contre 2 % en 2006
Les entrées nettes de capitaux (2007) baissent de 1 559 MDT ou 42,7 % pour revenir
à 2 088 MDT : excédent de la balance de paiements = 883 MDT en 2007 contre 2 773
MDT en 2006.
Taux d’endettement extérieur a baissé de 3,2 points de pourcentage pour s’établir à
44 % du RNDB.
Le coefficient du service de la dette a diminué de 16,4 % en 2006 à 11,5 % en 2007
des recettes courantes.
L’agrégat M3 s’est accru de 12,5 % en 2007 contre 11,4 % en 2006

-

Le taux de liquidité de l’économie (

-

Recettes fiscales ont progressé en 2007 de 12,4 % contre 7,2 % en 2006.
La pression fiscale s’est légèrement accrue pour passer de 20,6 % en 2006 à 21,2 %
en 2007.
Dépenses de l’Etat ont augmenté de 8,6 % en 2007 contre 6,6 % en 2006 pour
totaliser 15.089 MDT dont 49,4 % au titre des dépenses de fonctionnement hors
compensation des carburants
Les dépenses d’équipement et d’octroi de prêts ont progressé de 14 % pour s’établir
à 3.263 MDT.
Service de la dette publique s’est quasiment stabilisé en 2007 (+ 0,2 %) contre un
accroissement de 2,1 % en 2006.
Règlement des intérêts s’est accru de 4,6 % atteignant 1.182 MDT.
Le déficit budgétaire = 3 % du PIB en 2007 contre 2,9 % en 2006.

-

-

-

-

-

) = 62,9 % en 2007 contre 61,6 % en 2006.

La journée nationale de l’agriculture 12 mai de chaque année
-

La prime d’investissement accordée pour l’acquisition de tracteurs et de
moissonneuses batteuses passe de 15 % à 25 %.
Le secteur agricole contribue à la croissance économique du pays de 7,5 % en 2007.
Le secteur agricole dégage une valeur ajoutée de 3,3 % en 2007 contre 3,5 % en 2006
La FBCF a progressé de 1 % en 2007 contre 16 % en 2006 atteignant 921 MDT ou 8,4
% de l’investissement global (augmentation du prix des céréales, huiles végétales, les
échanges commerciaux de produits alimentaires en 2007 se sont accrus de 54,5 % au
niveau des M° et une faible augmentation de 1 % pour les X° ce qui traduit un déficit
d’environ 427 MDT contre un excédent de 277 MDT en 2006. Le taux de couverture
enregistré par la balance alimentaire avec l’étranger est revenu de 121 % en 2006 à
79,1 % en 2007.
4

L’activité industrielle :
-

-

-

-

-

-

-

Pépinières d’entreprises
Généralisation des centres d’affaires à toutes les régions
Maîtrise de l’énergie : programme 2008-2011 : réduire de 20 % la consommation de
l’énergie : 5 axes :
 Le développement de la production des hydrocarbures
 L’orientation de la consommation vers les énergies moins coûteuses
 La rationalisation de la consommation
 Promotion des énergies renouvelables
 L’intensification des efforts de sensibilisation
Le programme de mise à niveau (PMN) qui a démarré au début de 1996 a enregistré
en 2007 l’adhésion de 257 entreprises industrielles contre 261 unités en 2006 :
nombre total d’adhésions en 2007 = 3 928 entreprises soit environ 85 % des
entreprises employant plus de 20 personnes.
Les investissements approuvés dans le cadre du PMN ont atteint en 2007 un niveau
record d’environ 562 MDT contre 436 MDT en 2006.
Accélération de la croissance de la valeur ajoutée (industrie) = 7,7 % en termes réels
contre 2,9 % en 2006.
La contribution du secteur industriel à la croissance économique globale = environ 33
% en 2007 contre 14,8 % en 2006. Sa part dans le PIB nominal passe de 29,2 % en
2006 à 29,8 % en 2007.
La FBCF engagée dans le secteur industriel s’est élevé en 2007 à environ 3 724 MDT
et représentant 34,1 % du total des investissements.
IDE du secteur industriel = 1 845 MDT
Les IDE ont permis l’implantation de 241 nouvelles entreprises manufacturières avec
des créations d’emploi estimées à 17 mille postes en 2007 contre 163 entreprises et
13,5 mille emplois en 2006.
Le nombre total d’emploi créés dans le secteur de l’industrie s’est accru en 2007
atteignant 25,2 mille postes ou 31,5 % du total des créations d’emploi dans
l’économie hors agriculture.
Les échanges commerciaux de produits industriels avec l’extérieur = 18 867 MDT à
l’X°, progression de 24,7 % et de 22 809 MDT à l’M°, progression de 19,5 % par
rapport à 2006.
La contribution des industries manufacturières aux X° totales de biens = 80,5 % et
80,8 % aux M°
L’inflation passe de 4,5 % en 2006 à 3,1 % en 2007.

L’emploi et les salaires :
-

Formations complémentaires spécialisées au profit des diplômés du supérieur
(anglais, informatique)
5

-

-

-

SMIG = 251,880 D/mois
7,749 DT/ jour de travail pour le SMAG
En 2007, création d’emplois = 80 mille postes
Taux de chômage passe de 14,3 % en 2006 à 14,1 % en 2007
252 MDT budget de l’emploi en 2007
Fonds national de l’emploi 21-21
Fonds national de l’artisanat et des petits métiers (FONAPRA)
SIVP 1
Bénéficiaire du FNE = 117 mille dont 29 mille diplômés du supérieur
SIVP 1 : 90 % diplômés de l’enseignement supérieur, le nombre total des jeunes SIVP
1 = 37 107 dont 31 357 (SIVP 1)
BTS a approuvé le financement de 10 282 projets en 2007 pour un montant global
d’investissement de 104 MDT dont le nombre d’emploi = 18 700 postes.
Davos a classé la Tunisie en 2007 au premier rang africain et au 35ème rang à l’échelle
international sur 127 pays, selon l’indice mesurant le degré de préparation d’une
nation à participer et à bénéficier des développements des TIC.
La Tunisie a été classée au deuxième rang dans le domaine de la politique de
promotion des TIC
Poste : modernisation du réseau de la poste qui a atteint 1 023 bureaux
(informatique) + les bureaux équipés de matériel informatique = 557 et des bureaux
connectés à l’internet = 200 unités.
En 2007 : la création d’une chaîne de radio privée pour le saint coran + la
reconversion de la 2ème chaîne nationale de télévision « canal 21 » en chaîne
satellitaire

Le tourisme :
-

-

-

Le nombre de touristes à travers le monde s’est élevé en 2007 à prés de 898 millions
de personnes en progression de 6,1 % en 2007 contre 5,4 % en 2006. Cet
accroissement a concerné surtout l’Europe (19 millions de touristes), l’Asie et le
pacifique (17 millions), le continent américain et le Moyen-Orient (6 millions chacun).
L’Europe a conservé son rang de première destination touristique mondiale en
recevant 480 millions de touristes.
La partie méditerranéenne de ce continent a attiré le plus grand nombre de touristes
176 millions. Suivie par l’Europe de l’Ouest (155 millions de touristes), l’Europe
centrale et orientale (93 millions) et l’Europe du Nord (56 millions).
La région de l’Asie de l’Est et du pacifique a occupé le second rang mondial avec 175
millions de touristes.
Le continent américain (2007) nombre de touristes = 142 millions
Touristes arrivées au Moyen Orient = 47 millions
L’Afrique accueilli 44 millions de touristes en 2007

6

-

La France est demeurée la première destination mondiale du tourisme, suivie par
l’Espagne, les USA, la Chine, l’Italie et le Royaume-Uni.

Activité touristique en Tunisie :
-

-

-

La valeur ajoutée du tourisme (en termes réels) = 3,5 % en 2007 contre 3,8 % en
2006.
La part du tourisme dans le PIB nominal = 5,7 % en 2007 contre 5,8 % en 2006
Les investissements dans le tourisme en 2007 = 300 MDT ou 2,7 % de la FBCF globale
contre 330 MDT et 3,4 % en 2006
La capacité d’hébergement disponible s’est accrue d’environ 3 800 lits dont prés de
2 300 lits pour la zone de Yasmin -Hammamet pour passer à 235.647 lits à la fin de
décembre 2007.
Les nouveaux postes créés directement par le tourisme = 4 000 postes + le nombre
total d’emplois directs = 95 000 et le nombre total d’emploi indirects = 332 000.
Davos a classé la Tunisie à la 39ème place (2ème pays arabe) sur un total de 130 pays.
Le guide de voyages américain « Trip Advisor » a choisi l’ile de Djerba comme la
meilleure destination mondiale à visiter en 2008.
Le nombre de touristes étrangers ayant visité la Tunisie en 2007 a atteint prés de 6,8
millions contre 6,6 millions en 2006 soit une part de 0,8 % du total mondial.
Les entrées des Maghrébins se sont accrues par rapport à 2006, 2,6 millions de
touristes ou 38 % du total dont 1,5 millions de Libyens, 981 000 algériens et 29 000
marocains.
Le secteur touristique a généré en 2007 des recettes en devises de 3 077 MDT,
niveau d’accroissement de 8,9 % en 2007 = 10,8 % du total des recettes courantes de
la balance générale des paiements.

La consommation finale globale (en termes réels) = 4,8 % en 2007 contre 5 % en 2006
-

La propension moyenne à consommer par référence au RNDB = 77,5 % en 2007
contre 79,2 % en 2006
L’épargne nationale s’est accrue de 5,7 % en 2007 contre 22,8 % en 2006
Taux d’épargne = 22,5 % du RNDB en 2007 contre 22,8 % en 2006
L’enveloppe de l’épargne nationale a permis d’assurer le financement d’environ 92 %
de la FBCF.

Recettes du budget de l’Etat :
-

-

Les recettes totales du budget de l’Etat ont augmenté de 8,7 % en 2007 par rapport à
leur niveau de 2006, pour se situer à environ 13 881 MDT soit 82,4 % de ressources
propres et 17,6 % d’emprunts (intérieurs et extérieurs)
Recettes fiscales ont progressé de 12,4 % en 2007 pour atteindre environ 9 518 MDT
7

-

-

La pression fiscale globale = 21,2 % en 2007
Les impôts directs = 19,3 % en 2007 = 3 708 MDT (impôts sur les revenus = 13,5 % et
impôts sur les sociétés = 26,6 %).
La part des impôts directs a atteint 39 % du total des recettes fiscales.
Réduction de l’impôt sur les sociétés de 35 % à 30 % (loi du 18 décembre 2006)
Les impôts et taxes indirects se sont accrus de 8,3 % ou 447 MDT en 2007 dont TVA =
+ 195 MDT, droits de douanes = + 24 MDT, droits de consommation = + 107 MDT et
autres taxes et impôts indirects = + 121 MDT.
Les recettes non fiscales = 1 926 MDT en 2007
Les ressources d’emprunt mobilisées en 2007 = 2 438 MDT

Dépenses du budget de l’Etat :
-

-

Les dépenses totales du budget de l’Etat = 15 089 MDT (2007)
 Dépenses de fonctionnement ont enregistré un accroissement de 7,6 % en 2007
(salaires = 5 328 MDT)
 Dépenses d’équipement ont augmenté de 14 % en 2007 = 3 263 MDT
(investissements directs par l’Etat = 962 MDT, financements publics = 838 MDT)
 Remboursement de la dette (principal + intérêts) en 2007 = 3 921 MDT
Déficit budgétaire = 3 % du PIB = 1 335 MDT, le financement du déficit budgétaire a
été assuré totalement par des ressources intérieures
L’encours de la dette publique a atteint 22 829 MDT soit 50,9 % du PIB en 2007

L’évolution monétaire et la distribution du crédit :
-

-

La poursuite de l’intégration de l’économie tunisienne dans l’économie mondiale
Assurer une politique monétaire rigoureuse
La poursuite des réformes visant la dynamisation du marché financier,
l’assouplissement et la conduite de la politique de change et du commerce extérieur
ainsi que l’amélioration de l’environnement de l’entreprise
BCT chargée d’élaborer un programme exécutif destiné à préparer le secteur
bancaire à l’adoption de nouvelles règles de contrôle prudentiel « Bale II »

Mesures du système financier :

-

 La conduite de la politique monétaire
 Les conditions de banques
 Le fonctionnement de la centrale d’information
La BCT a poursuivi, en 2007, une politique monétaire prudente et rigoureuse visant à
assurer la stabilité des prix
La durée du crédit à la consommation a été portée de 7 à 25 ans et leur quotité de
financement de 60 % à 80 % de l’investissement
La liquidité bancaire (2007) = + 252 MDT
8

-

1 060 agences fin 2007 (banques)
Ratio de solvabilité = 22,7 %

Les agrégats monétaires :
-

M4 = 12,4 % (2006-2007)
M3 = 29 853 MDT à la fin de 2007 = 12,5 %
Le taux de liquidité de l’économie mesuré par le rapport (M3/PIB) s’est accru passant
de 61,6 % (2006) à 62,9 % en 2007.

Evolution du taux de liquidité de l’économie et du taux d’inflation
Période

En MDT
En %
M3 (moyenne
PIB (au prix
Taux de liquidité Taux d’inflation
annuelle)
courants)
M3/PIB
2003
18 963
32 170
58,9
2,7
2004
20 596
35 192
58,5
3,6
2005
22 575
37 664
59,9
2,0
2006
25 374
41 211
61,6
4,5
2007
28 225
44 861
62,9
3,1
Sources : BCT, Ministère du développement et de la coopération internationale et INS
-

Masse monétaire M2 = 28 197 MDT
L’agrégat M1 = 11 083 MDT fin décembre 2007
Concours à l’économie = 28 681 fin 2007, les concours du système financier consentis
à l’économie ont progressé de 9,7 % en 2007
L’endettement total (ET) agrégat large de financement regroupe tous les crédits
obtenus = 54 520 MDT (2007).
Crédits à court terme = 1 604 MDT en 2007
Crédits à moyen et long terme = 785 MDT en 2007
Le nombre des sociétés cotées en bourse = 51 unités (fin 2007)
Quote-part de la Tunisie au capital du FMI = 286,5 millions de DTS
Quote-part total de la Tunisie au capital du Fonds monétaire arabe = 12,85 millions
de dinars
Billets et monnaies en circulation (2007) = 4 347 MDT.

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