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Dominique Bessire
Association francophone de comptabilité | « Comptabilité - Contrôle - Audit »
1999/2 Tome 5 | pages 127 à 150
ISSN 1262-2788
ISBN 2711734102
Article disponible en ligne à l'adresse :
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------http://www.cairn.info/revue-comptabilite-controle-audit-1999-2-page-127.htm
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Pour citer cet article :
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Dominique Bessire, « Définir la performance », Comptabilité - Contrôle - Audit
1999/2 (Tome 5), p. 127-150.
DOI 10.3917/cca.052.0127
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DÉFINIR LA PERFORMANCE

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Dértnir la perftrmance
Dominique Bnssns

Conerpondonce:

Gestion Sorbonne - CREFIB
Université de Paris I - Panthéon-Sorbonne
17, rue de la Sorbonne -75231 Paris Cedex 05
e-mail : bessir@univ-parisl.fr

Té1.:0145-7943-67
L'auteur tient ici à souligner combim les ctitiques bienueilkntes dzs réuiçeurs lbnt aidëe à progreso dzns
rflzxion. Il æprime aussi sa reconnaissance à ses amis du CRI (F, Gautier, J. Meunier, G, et R Nifz,
B, Noir) qui lbnt mcouragée à pméuher dans cexe enneprise semée dbbstachs,

sa

CoMtrrâBlt:TÉ- CoNrRôt.u-ArrDrr /Tome 5 -Volume 2 -septembre 1999 (p.127

^150)

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Dominique Brssnr
DÉFIMR LA PERFORMANCE

t28

IA PERFORMANCE

Introduction
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La démarche scientifique requiert rigueur et discernement dans le choix du vocabulaire. Lutilisation
du mot perFormance en contrôle de gestion ne semble pas toujours remplir ces exigences : alors que
ce vocable est employé avec une fréquence de plus en plus grande, et de plus en plus souvent en
association avec les termes de pertinence et de cohérence, il reste entaché, malgré certains effons de
clarification, d'une certaine imprécision (l). Une définition plus rigoureuse de ces concepts semble
exiger de poursuivre la réflsrion épistémologique engagée par certains auteurs se réclamant du
couranr consrructiviste. Le modèle qui guide cette entreprise rompt avec les présenadons dialectiques habituelles qui opposent sujet et objet pour leur substituer une formulation trialectique qui
associe sujet, objet et projet (2). L.s implications sont théoriques et pratiques : lecure renouvelée
des différentes définitions qui peuvent être données du mot performance et des articulations qui
sont proposées avec d'autres notions ; identification d'axes de progrès dans la méthodologie del'&a'
luation (3).

ffi

Performance : entre ordre et désordre

Cette première section ne vise pas à un recensement des innombrables acceptions du terme performance ; son objectif est, plus modestement, de repérer dans les multiples définitions de cette notion
et les différentes manières de concevoir son articulation avec d'autres concepts des éléments de
convergence suscepdbles d'étryer et de valider le modèle constructiviste proposé dans la deuxième
section de cet ardcle.

ffi';ë.fr'ffi,ffi rJn concept polysémique
Le terme performance connalt aujourd'hui un engouement qui s'accompagne d'une certaine imprê
cision dans son usâge.
Le culte de la performance est un des traits caractéristiques de nos sociétés occidentales contemporaines (Habermas, 1996 ; Ehrenberg, 1991) ; en cela les sciences de gestion nous fournissent une
sorte de miroir grossissant des évolutions sociologiques. Une exploration de la base de données
É,le.tr. ' en fournit une modeste illustration : enûe 1979 (date à laquelle le mot performance apparalt pour la première fois dans un titre d'ouvrage en gestion) et 1998, 100 tiues contiennent le mot
performance. Sur ces 100 titres, 47 appartiennent au domaine de l'économie et de la gestion
domaine du spon et de la santé,22 à des domaines
3l pour le seul champ de la gestion
-,31au
divers (aucun ne toalisant plus de deux références). Au fil des années, le phénomène prend de I'ampleur : entre 1979 et 1989, il paraît en moyenne annuelle 0,6 ouvrage en économie et gestion
comporranr le mot performance dans le titre, entre 1990 et l994,le chiffre passe à 3,4 et entre 1995
et 1998 à 6,0. Ces chiffres ne donnent cependant à voir qu'une petite partie du phénomène ; le
recensement des ardcles publiés en économie et gesdon indiquerait probablement une tendance
encore plus accentuée.

Cet engouement pour le mot performance est encore plus marqué dans le (ou les) champ(s)
disciplinaire(s) que constituent la comptabilité et le contrôle. Ia performance éait le thème fédéra'
Couplmrufi - CoNTRôE - AuDtr

/ Tome 5

-

Volume 2

-

septembre 1999 (p. 127 à 150)

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Dominique Bxsrnr

DÉFINIR

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teur du congrès 1998 de l'Association française de compabilité. Le u pilotage de la performance )
tend à se substituer à I'expression historique de u conrôle de gestion,, jugée dépassée comme en
témoigne le tiue de plusieurs ouweges ou articles récemment parus (Bescos et al.,1994; Malleret,
1994; Mascré, 1994; Lorino, 1995 æ 1997 ;Jacot et Micaelli, 1996).
liusage extensif du mot va cependant de pair avec le n flou o des définitions. Dans le meilleur des
cas, celui otr les auteurs tentent de le définir (voir par exemple Bourguignon, 1995 et 1997 ; Lebas,

1995),le consensus semble impossible. C'est ainsi par exemple que Bourguignon (1997, p. 90-91)
est conduite à identifier trois sens principaux :

l) la performance est succès. Le performance riexiste pas en soi ; elle est fonction des représentations de la réussite, variable selon les entreprises, selon les acteurs. [...] ;
2) la performance est résulut dz I'action, À l'opposé du précédent, ce sens ne condent pas de
jugement de valeur. [a mesure des performances est ( entendue comme l'évaluation erc
?ost d6
résultats obtenus o (Bouquin, 1986, p. II4) ;
3) la performance est action. Dans ce sens, plus rare en Ëançais qu en anglais, la performance est

un processus et (non un résultat qui apparalt à un moment dans le temps o (Baird, 1986). t...]
u Elle est la mise en actes d'une compétence qui rfest qu'une potentialité. >
Le plus souvent cependant, le terme est utilisé sans eutre forme de procès comme si sa définition

allait de soi.

ffiii#,.{ffis.-Ê, Des

points de convergence

Dans cette appârente confusion, il est cependant possible de repérer des points de convergence :
référence à une problématique d'évduation, mise en évidence d'une différenciation par niveau, mise
en relation de la performance avec la cohérence et la pertinence et tension entre objectivité et
subjectivité.

..1ir.

ffi'.ffi.ï',-$ffi

uNE pRoBLÉMArreuE : rjÉveruerrox

Le terme performance est presque qrstématiquement utilisé dans un contexre d'éraluation,

de
manière implicite (piloage de la performance, management de la performance) ou explicite (évaluation de la performance). Évaluer une chose, Cest estimer sa valeur (I* Robert); de façon paradoxale,
la question des valeurs et de leur échelle est pourtant fréquemment occultée lorsqu il e$ quesrion de
performance. læ plus souvent, iest le u flou , de la définition qui permer d'éviter d'afficher la référence au qÆtème de valeurs sous-jacent et de s'interroger sur sa légitimité (Bourguignon, L997,
p. 98). Plus rarement, performance et valeur sont considérées explicitement comme deux norions
totdement déconnectées : iest cetce conception qui semble prévaloir dans la définition de la performance comme résultat de l'action identifiée par Bourguignon (L997, p. 90-91).

Certains auteurs insistent pourtant sur le lien entre vdeur et performance.
É.'oquant l'évaluation des projets d'investissement, Fernandez (1995, p. I73-I74) critique ainsi
I'usage inconsidéré de modèles qui réduisent la problématique de l'évaluation à celle de la mesure et

ignorent les rationalités et les valeurs individuelles des acteurs. Elle dénonce I'identification de la
CoMPxABtrITE-

Cournôu-Auon

/Tome

5

-Volume 2 -septembre 1999 (p. 127 à150J

t29

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Dominique Brsrnn
DÉFINIR TÂ PERFORMANCE

r30

performance à la maximisation de la rentabiliÉ qui, en faisant prédominer une rationalité purement
économique, apporte u une réponse réducuice au problème de la valeur ,.
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Llewellyn (1996), dont les ûavaux s'inscrivent dans le courant interactionniste, va encore plus
loin dans la critique. Dans une étude sur le management de la performance des services sociaux, elle
utilise une argumenration fondée sur le concept d'accountability'. Les différentes âccePtions ce
terme s'ordonnent sur une échelle qui s'élève de la probité et de la légalité aux choix politiques en
passent par les processus, les performances et les programmes. Selon Llewellyn, la mesure de
performance exige un cerrain degré de standardisation ; une des façons les plus commodes de
est
qui se situe dans son échelle au niveau le plus élevé
n normaliser u l'accounwbility politique
de la réduire à un niveau inférieur, celui de l'accounubility financière. Le management de la performence finit alors par légitimer un contrôle quantiatif et, en mettant les valeurs sous-jacentes àl'accountability financière au cæur des préoccupetions des services sociaux, conduit à transformer le
qÆrème de valeurs qui le sous-tendait initialement. l^a place centrde accordée aux données de
gestion dans la mesure de performance tend finalement à empêcher toû débat sur les objectifs politiques et à u occulter une des plus importantes fonctions des services sociaux en tânt qu institution
politique : la constitution et I'expression des valeurs d'une société o (Llewellyn, 1996, p, 172).
.tr1,H.$ffi*#.-{i LrNE

DIFFERENCIATIoN pAR NwEAU

ou

PAR

DIMENSIoN

Dans la plupart des recherches sur la performance apparait la nécessité de distinguer des niveaux ou
des dimensions, donr le nombre est d'ailleurs variable. Morin et aL (1984) identifient quatre dimen-

sions : socide (valeur des ressources humaines), économique (efficience économique), politique
(légitimité de I'organisation auprès des groupes externes) et qrstémique (pérennité de l'organisation).
De La Vrllarmois (1998, p. 926) estime que ces quatre dimensions pourraient êue réduites u aux
seules dimensions objective (efficience économique et pérennitQ et subjective (légitimité de l'organisation auprès des groupes externes et vdeur des ressources humaines) u ; il note aussi que ( tous les
modèles proposant une repr&entation du concept de performance aboutissent à la même condusion :
iest un concept (ou un construit) difficile à appréhender à cause de ses dimensions multiples u.
Malleret (1994) définit a contra.rio trois causes de non-performance : mauvaise finalisation, mauvaise
gesrion des processus et des interfaces et mauvaise gestion des opérations. Jacot et Micaelli (1996,
p. 15-33) proposenr de u déglobaliser o la performance en associant à chacun des quatre niveaux
quatre
méapolitique, stratégique, tactique et opérationnel
décisionnels qu'ils retiennent
niveaux de performan sociétal, financier, marchand et physique. C'est aussi la position
qu'adopte Llewellyn (1996) lorsqu'elle évoque une échelle de mesure de la performance allant de
I' accountability financière à l' accountability politique.

ffi,|l$"ffi$j1,,-ffii

uNE MrsE EN RELAiloN DE t/, rERFoRMANCE AVEc t-A coHÉ,RENCE
ET LA PERTINENCE

plat fles routines par lesquelles nous définissons les finalités, les objectifs, les critères de
performance] conduit t...1 à poser des questions aussi délicates que celles des finalités de I'entreprise, de la cohérence entre ses objectifs (productifs, marchands, financiers, sociétaux), de leur pertit.t"" p"t rapport à certaines fins, : Jacot et Micaelli (1996, p. 15), au tout début de l'ouvrage
u Remenre à

C'oMpxArurrÉ-CoNrnôr-e-ArrDlr/Tome5-Volume2-septembre1999(p.127à'150)

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Dominique Brsstnr

DEFIMR I.A PERFORMANCE

131

intinrlé La Petforrnance éconnrniqile en enilepîise, posent d'emblée le posnrlat d'une relation entre

les

trois termes de performance, cohérence et peninence.
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a priori ne pas soule'/er de difficultés particulières de déftnition : selon
(1986, p.333), par cohérence ( on entend que les décisions sont logiques entre elles

Iæ mot cohérence semble

Capet et

aI

(cohérence interne) et par rapport à une échelle de préférences (cohérence externe)

,.

Il en va eutrement du mot pertinence, qui semble devoir son succès récent eu titre provocateur de
l'ouvrage de Johnson et lGplan (Rehuance Lost, 1987) : s'il a été depuis repris dans le titre de
nombreux ouvrages et anicles de contrôle de gestion (Mévellec, l99l ; Johnson, 1992; ECOSIB
1996), il parait parfois entouré du même flou que celui qui entoure le mot performance. Habituellement, la peninence se définit en relation avec un utilisateur et une intention. Cependant, dans
cenains cas, la pertinence semble confondue avec la cohérence : elle peut mesurer alors une certaine
capacité à combler un écart par rappoft à la norme (Le Moigne, 1996, p.33), oubien refléter l'adéquation entre les mo)æns et les objectiÊ (Bescos et aI, 1993, p. 39 u). Dans d'autres cas, la pertinence est assimilée à la précision, voire à l'enactitude.
Ces différences d'interprétation ont des conséquences concrètes, comme le montre le débat sur la
normalisation compable. Colasse (1996, p. 30-31), analysant le projet de cadre conceptuel du
Comité permanent de la doctrine comptable, met en évidence, pouf la critiquer sévèrement, la
conception objectiviste de la pertinence que ce cadre orprime en plusieurs endroits, et notamment
dans le paragraphe 10 : il s'agit de u rechercher une pertinence par rapport à l'objet observé, qui est
unique, I'entreprise, de même qtfun appareil de mesure scientifique mesure une grandeur sans
considération des multiples utilisations possibles >. Cette conception s'oppose radicalement à celle
défendue par les spécialistes des rystèmes d'information : selon Reix (1996, p. 19), par exemple, u la
notion de pertinence est directement liée à l'utilisation de l'information : est pertinent " ce qui
convient', u ce qui est approprié à une action'. (Jne représentation sera donc pertinente si elle

répond aux desseins de son utilisateur, si elle le satisfait. La pertinence est donc une qualité relative à
un utilisateur et à un contexte d'utilisation >. Ceffe conception objectiviste de la pertinence s'oppose
également à celle retenue par d'autres cadres conceptuels : selon I'IASC (Intemational Accounting
Standards Committee, 1989), par oremple, u I'information possède la qualité de perdnence lorsqu elle influence les décisions économiques des udlisateurs en les aidant à évaluer des événements
passés, présents ou futurs ou en confirmant ou corrigeant les évaluations passées u.
Parallèlement au problème de définition de chacun des termes pris isolément, se pose celui de
leur articulation. k Moigne (1996, p. 3145) mer en évidence les deux façons habituelles d'envisager cette question : la performance apparait soit comme le résultat d'une simple sommation de
pertinence et de cohérence
principe sous-jacent à I'organisation scientifique du travail, qui exter(Lorino,
nalise le sujet
1995, p.96)
soit comme le produit d'une boucle itérative entre ces deux
-, au modèle cybernétique. Iæ Moigne critique vivement ces
mêmes termes
conception associée
- au motif que ni I'une, ni I'autre ne prennent en compte l'intelligence stratégique
deux conceptions,
de I'acteur ; pour lui, u Cohérence, Pertinence, Performance [...] riont de sens, et ne sont inteqprétables que pâr reppoft à quelques finalités, fugaces soient-elles , (ibid., p.4l).

ffi,#trI,*'*'i$ UNE rENsroN ENrRE oBJEcrrvrrÉ Er suBJECrrvrrE,
La question des finalités évoquée per l,e Moigne renvoie à la prise en compte de la subjectivité et de
I'intention, et au rôle de l'interprétation.
CoMPIÂBn:TE

-

CorcrRôLE

- AuDtr

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septembre 1999

$,

127

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150\

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Dominique Bnssrc

DÉFIMR tA PERFORMANCE

r32

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Pour Bourguignon (1995, p. 65), par errcmple, u la performance est subjective, puisqu'elle est le
produit de I'opératior, pil nature subjective, qui consiste à rapprocher une réalité d'un souhait, à
consrarer le degré de réussite d'une intention >. De même, pour Lebas (1995, p. 7l), u la performance n'est pas un concept qui se définit de façon absolue. Elle appelle un jugement et une interprétation u. Lorino (1996, p. 161) associe lui aussi performance et interprétation de manière si
étroite qu'il en âit un mot composé, I'interprétation-performance, æuvre d'un sujet humain et
social qui ne saurait être assimilé à un guelconque artefact. Ia référence à la subjectivité conduit par
ailleurs Bescos et aI (1993, p. 58) à effectuer une distinction entre mesure des performances et
mesure des résulats ; celle-ci s'appuierait ., sur le caractère reladvement objecdf des informations u,
alors que celle-là, plus subjective, inviterait à une interpréation à travers le prisme de la culture et à
un jugement de valeur.

ffi

Proposition d'un modèle constructiviste

Si la réflexion sur le concept de performance est d'ores et déjà riche, les réponses restent cependant
dans l'ensemble parcellaires, voire contradictoires. Dépasser ces contradictions et intégrer dans un
cadre cohérent des éléments épars exige de changer de perspective. Fernandez nous incite à effectuer
< un saut épistémologique [... pour] (re)poser la problématique de l'évaluation > (1995, p. 172) ; Le

Moigne, dans I'article déjà cité (L996), adopte la même position. Iæ modèle proposé ci-dessous
tente de répondre à cette invitation ; il rompt avec le paradigme positiviste et s'inscrit dans une perspective constructiviste.

ffi.*''._æ*ffi Iæshlaothèsesfondamentales
Différents courants de pensée

il

se réclament

du consuuctivisme. Au-delà de cette apparente diversité,

est cependant possible de repérer deux hypothèses fondatrices : I'hypothèse phénoménologique et

I'hypothèse téléologique (Le Moigne, 1995, p. 66-83). La première hypothèse affirme le primat
absolu de I'expérience humaine : la réalité riest pas une donnée, elle est un construit humain. La
seconde hypothèse postule la cepacité du sujet à élaborer ses propres fins et prend explicitement en
compte la dimension intentionnelle de toute râlité.
Llapproche retenue se réfère à la thôrie des cohérences humaines développée par Nifle (1986).
sens (un concept qui exprime l'hlpoth&e téléologique) et comme le déploiement d'une trialectique sujet-objet-projet (référence à I'hypothèse

Elle considèrcla r&Jité comme une acnralisation du
phénoménologique).
-fi$,tr#.'{ilffi,.i$

LHyporHÈsn rÉrÉoI.ocleuE : rA REeurE, coMME AcruALIsArIoN
DU

SEA/S

l-e sens e$ défini comme un certain regard pofté sur le monde, une logique paniculière qui soustend les comporrements, les attitudes et les représentations d'un individu ou d'une collectivité, leur
donne une orientation déterminée et en garantit la cohérence. Il est associé à un qrstème de valeurs
spécifique et à une position épistémologique définie. Le sens qu'un être ou un groupe humain
donne à une situation n'est finalement que le sens dans lequel il est intérieurement disposé. La
C,oMmABilTÉ- CorrrrRôm-AuDlr /Tome 5 -Volume 2 -septembre 1999 (p,127 à150)

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Dominique Brssnr
DÉFIMR IÂ PERFORMANCE

formule d'Habermas (1996, p. I47),

u ce

T.iC.

PERFORMANCE

n'est pas l'observation, mais la compréhension du sens qui

donne accès aux faits o, exprime selon nous la même idée.
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Ainsi défini, le concepc de sens subsume l'ensemble des acceptions usuelles du mot sens en français : u Faculté d'éprouver les impressions que font les objets matériels ; faculté de connaître d'une
manière immédiate et intuitive i discernement, entendement, jugement, raison ; manière de
comprendre, de juger d'une personne, manière de voir, point de vue particulier ; idée ou ensemble
d'idées intelligible que repr&ente un signe ou un ensemble de signes ; acception, signification,
vdeur ; idée intelligible à laquelle un objet de pensée peut être repporré (raison d'&re) ; ordre des
éléments d'un processus, direction . . . , (Le Robert) a.
Le concept de sms intègre aussi, selon nous, un certain nombre de notions qui sont déjà utilisées
en sciences de gestion, mais ne sont pas toujours définies avec une précision suffisante, faute d'une
concePtualisation appropriée. Il peut être notamment rapproché de la notion de schèrne d'interpréta-

tion t, utilisée par nombre d'auteurs qui se réclament du courant baptisé Critical Management
Accounting. Barnrnek (1984, p. 355), en paniculier, définit les schèmes dinterprêtatioa 5 en des
termes qui s'appliquent parfaitement au concept de sens tel que nous I'entendons. Selon elle, ceux-ci
< opèrent comme des schémas qui façonnent notre enpérience du monde, nous permettent à la fois
d'en idendfier et d'en interpréter les éléments pertinents [... .t] agissent comme des hypothèses
fondamentdes (quoique souvent implicites) sur le pourquoi et le comment des choses et des
compoftements humains dans diverses situations 6 ,. Bartunek note par ailleurs que ce concepr
reçoit selon les auteurs des dénominations variées : système de croyances et de valeurs, idéologie,
culture.... On pourrait ajouter théorie de l'action, vision du monde, logique d'acion, paradigme...

Un sms paniculier peut être aussi considéré comme l'expression d'une grandeur spécifique
(Boltanski et Thévenot, 1987) ( permettant à chacun de retrouver les repères [...] qui vont guider
ses relations dans la situation, lui fournir les éléments de caractérisation de celle-ci > (Livian et
Herreros, 1994, p.44). Comme le sens, cette grandcur se déploie dans un mondz au sein duquel sont
mobilisées des cohérences o qui meftent au premier rang des personnes, des objets, des représentations, des figures relationnelles qui sont autant de visages permeffanr de reconnaltre de quelle ndtare
relève la situation, tant du point de vue de la personne qui s'y meut que de celui de I'observateur qui
tente de la comprendre , (ibid.).
ffi1fiffi#$ul rjuypo'rHÈss, pHÉNoMÉ,NoLocreuE : LA rRrALECrreuE
SUJEÏ:OBJET:PROJET
déploie dans la râlité selon une structure tridimensionnelle ; à la dialectique uaditionnelle
sujet-objet 7, la perspective retenue substitue la trialecdque sujet-objet-ptor.t '. Lidée a déjà été
avancée par d'autres philosophes et notamment par Bergson qui écrivait en 1907 que, u d'une
manière générale, la réalité est ordonnée dans I'exacte mesure où elle satisfait notre pensée. Lordre
est donc un certain accord entre le sujet et I'objet u (1998, p. 221), et par Bachelrd qui notait en
1934 que n la méditation de l'objet par le sujet prend toujours la forme du projet , (L995, p. l5).
IJappon spécifique du modèle proposé ci-dessous (Nifle, L996a) réside dans la traduction de cette
idée sous forme d'une figure géométrique qui associe à chacune des dimensions fondatrices de I'expérience humaine (sujet, objet et projet) un vecteur (figure 1) ,.
I-e, sens se

CoMr'râBnrrÉ

-

CorrnôLB

- Auorr

/ Tome 5

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Volume 2

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septembre 1999 (p. 127 à 150)

r33

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Dominique Brsstnæ

DÉFINIR

L34

Figure 1. La trialectique sujet-obiet-proiet
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Sujet
Dimensîon suhiective

ou intentionnelle

objet
Dimension obiective
ou di me nsio n atlenti on ne I le

Plan

Projet
Dimension proiective
ou dimension ntionnelle

des opérations
Les

termes de la connaissance

Les dimensions de

la connaîssance

Au vecteur vertical correspond la dimension subjectiue. Toute râité humaine est râité d'un
sujet et par cela intentionnelle. Lintention peut prendre de multiples visages : désir, motivation,
propension, volonté, aspiration... C'est sous cette dimension que le sujet est envisagé comme être
de sens.

Le vecreur horizontal orienté vers la gauche uaduit la dimension oQjectiue, l'ohjet se définissant
comme ce qui se distingue d'un contexte et ce dont nous sommes distincts. Cete dimension
exprime donc noue expérience de I'dtérité.
Le vecteurprojet est le produit (vectoriel) des deux auûes. Il correspond à la dimension rationnelle (ou projectiue) qui ordonne les objets selon la logique du sujet ; cette dimension nous présente

larâlité ordonnée et déployée dans I'espace et le temps.
Ia raison riest donc pas première et causale, elle est seconde et subséquente. Si, sur le plan théorique, le caracrère contingent de la rationalité fatt depuis longtemps figure d'évidence (Simon,
1949), iest le plus souvent en relation avec les capacités limitées des individus. La perspective ici
retenue se différencie des approches usuelles en rapportant cet espect contingent aux intentions des
individus, dans une approche qui présente quelques analogies avec celle proposée par Crozier et

Friedberg (1931) : les conflits de rationdité sont ainsi en réalité des conflits d'intention et reflètent
des divergences sur le sens à attribuer à une siruation donnée.
C'est aussi la dimension projective qui donne à,la râlité sa dynamique : la réalité n est pas figée
dans une relation immuable entre le sujet et I'objet ; elle émerge et se transforme dans le temps et
l'espace et s'inscrit ainsi dans une histoire. C'est pour décrire ce processus que Piaget (1988' P. 12)
évoque u félaboration solidaire du sujet et des objets > et que Giddens forge le concept de sffucturation (1984).
CoMplABrurÉ

-

Corvrnôrr - Auorr / Tome 5 - Volume 2 - septembre 1999 (p. 127 L 150)

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Dominique Bnsslnr

DÉFINIR TA PERTORMANCE

135

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Ces uois dimensions, sur lesquelles repose toute réalité, sont indissociables. Sujet, objet et projet
n'ont pas d'existence en soi ; le sujet riexiste que par rapport à I'objet, via le projet, et inversement.
Il n'y a pas donc pas d'objectivation sans sujet objectivant, pas d'obseryation sans intendon, pas plus
qu il ny a de sujet sans objet : la subjectivité ne peut s'exprimer que dans le rapport à un objet quelconque. C'est ce que Berkeley faisait déjà remerquer au xvII" siècle : u liobjectivité est tout aurant
pan de l'observateur que de l'objet observé o (cité par Morgan, 1988, p,452), Piaget (1988, p. 12)
prolonge la réflexion en meftant en évidence la relation dynamique
le projet
enffe le sujet et
- sujet conscient
- de lui-même,
l'objet : il écrit que u la connaissance ne procède en ses soruces ni d'un
ni d'objets déjà constitués t...] qui s'imposeraient à lui : elle résulterait [selon les premières leçons de

l'andpe psycho-génétiquel d'interactions [...] relevant des deux à la fois ,.
Ces vecteurs définissent deux à uois plans qui donnent consistance à la réalité :
- le plan des opérations (ou plan facnrel) selon lequel les choses existent u en fait D, sont
présentes, par exemple dans un espece p$rsique ;
- le plan des représentations selon lequel les choses ont une forme, une image, par laquelle les
identifier dans un espace de signes auquel le langage et I'imaginaire perricipent ;

-

le plan des relations selon lequel les choses ont une valeur, une qualité par laquelle les apprécier dans une communauté, un espace de relations, un champ socioculturel.
Iæ modèle proposé peut s'appliquer à toutes sones de
culière qu'est une organisation.

râités et notamment

à cette réalité parti-

La dimension subjective est ici portée par un€ communauté humaine to qui s'esr donné une
mission, par exemple maximiser la richesse de ses actionnaires, rendre un service à la collectivité, au
tftlvers d'un objet particulier: produire des automobiles, disuibuer des soins..., e[ rnet pour cela en
@uvre un projet déterminé, par exemple dans le premier cas essurer la fabrication des pièces élémentaires, mais sous-traiter I'assemblage, ou nouer une alliance avec un auûe constructeur, dans le
second cas ouvrir des centres de santé rureux ou construire un hôpital... IJorganisation ne pourra
assumer sa mission qu'en nouant des relations : relations internes au sein de la communauté de
travail (relations hiérarchiques, reladons de coll{ue à collègue...) et relations eKternes avec ses différents Partenaires : ses clients, ses actionnaires, l'État, ses autorités de tutelle, ses fournisseurs, des
organisations non gouvernementales... Dans ses activités, elle générera une multitude de représenations : des représentations mentales comme par exemple son image auprès des analptes financiers,
des consommateurs, des patiena..., mais aussi des représentations ayant un support physique
comme un logo, des organigrammes, des budgets et des plans, des notes de service... Qdelle
produise des biens matériels ou immatériels, elle devra toujours réaliser un ensemble d'opérations
faisant appel à des hommes aux compétences variées, nécessiant éventuellement la mise en æuvre
de matières (tôles, dérivés sanguins...), se déroulant le plus souvent dans un espac€ phpique déterminé (une usine, un bloc opératoire...) et requérant ou non le recours à des équipements plus ou
moins sophistiqués (presses d'emboutissage, able de radiologie. . . ).

f{;,

$-P-l#.ffi Leur déploiement dans le champ de l'évaluation

Du déploiement de la trialectique dans le champ de l'évaluation, il est possible de tirer les principes,
les critères et les dimensions de toute évaluation (Nifle, 1996b).
CoMFTABITTÉ- CotcIRôtE-AuDtt /Tome 5 -Volume 2 -septembre 1999 (p. 127 à150)

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Dominique Brssnr

DÉFIMRI.1{'PERFORMANCE

136
nff$*ffif,"t}li.ï' PRrNcrPEs,,
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Par essence, l'évaluation d'une réalité quelconque est un ace de jugement qui vise à lui conférer une
valeur '2. Dès lors que cette réalité implique une pluralité d'acteurs, l'évaluation mobilisera des
qntèmes de vdeurs différents : fouvrier d'un atelier de production ou le technicien du service de
maintenance riévalueront pas de la même manière que la direction générale de I'entreprise I'introducdon d'une innovation technologique : I'ouvrier sera sensible à I'impact sul son emploi, à I'influence sur son degré de qualification ou à l'éventuelle réduction de pénibilité de son travail, le
technicien appréciera laîeclité de réparation du nouvel équipement, pourra tirer fiené d'interventions sur des machines sophistiquées ou y trouvera une nouvelle source de pouvoir, la direction
générale memra I'accent sur la réduction des cotts, la flexibilité ou I'image de modernité que projette
cette nouvelle technologie.

Il

est donc fondamental de reconnaltre cette pluralité des points de vue et d'en rendre compte
dans les processus d'évaluation, en y impliquant des représentants des différena systèmes de vdeurs ;
c'esr I'une des conditions de la crédibilité et de l'utilisation des résulats de cette évduation '3.
La hiérarchie des valeurs qui fonde l'évaluation est toujours sous-tendue, implicitement ou explicirement, par la référence à un plus grand bien et donc par une certaine conception de ce qu'est ce

bien pour un individu ou une communeuté (grandeur chez Boltanski et Thévenot, 1987) : Par
oremple, pour fouvrier un emploi sable, un travail qualifié, des conditions de travail sadsfaisantes,
pour le technicien des équipements faciles ou intéressants à réparer, la maltrise d'un cenain pouvoir,
pour le dirigeant des cotts compétitifs, une forte réactivité de son entreprise ou une image d'excellence. Toute évaluation suppose donc d'élaborer le sens et les critères de ce bien : n Il ne s'agit plus là
ta
de comparer le phénomène considéré à une quelconque norme préexistante, mah de consffuire
une appréciation du phénomène. Lévaluation se caractérise alors par un questionnement en termes
de signifcation, {interprétation tt des actions menées. t...] s'agit avant tout d'une démarche
abonde dans ce sens : < Llutilité
herméneutique u (Couix,1997, p. 167). Monnier (1992, p.

il
lll)

sociale d'une évduation dépend dæ conditions d'appropriztion dzs conclusions par les acteurs sociaw'6
auxquels elle est destinée. u

i*_-Ë*tr*ff#.ffi

Il

cRIrÈREs

n'y a pas d'évaluation valide d'une quelconque râlité sans prise en compte de I'ensemble de

ses

dimensions, subjective aussi bien qu objective et rationnelle. À chacune d'elles, il est possible d'associer, selon une hiérarchie définie, un critère spécifique : à la dimension subjective correspond la
perrinence, à la dimension rationnelle, la cohérence et à la dimension objective, la performance
(figure 2 ci-contre).
Les trois critères sont indissolublement liés selon une hiérarchie définie.

Le critère de pertinence vient en premier. Il est associé à des questions du type : les actions entreprises voncelles dans le u bon > sens, qont-elles oppornrnes, ont-elles une raison d'êûe, sont-elles
bien fondées ? Ce critère permet d'appréhender la râhté dans sa dimension subjective. I-iutilisation
de ce critère mer en jeu la responsabilité des acteurs et s'oppose à une démarche d'évduation qui se
reuancherait derrière la u rationdité o ou l'u objectivité ,. Ia peninence d'une entreprise, quelle
qu elle soit, s'apprécie par rapport à une intention ; elle s'exprime par référence à des choix poliC-orvrsresntrÉ- CoNIRôLE-AUDIT /Tome

5

-Volume 2 -septembre 1999 (p. 127 à150)

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Dominique BzuIno

DÉFIMR TA PERFORMANCE

I.A,

PERFORMANCE

r37

Figure 2. Les critères de l'évaluation
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Pertinence

Dimension subjeaîve

Performance
Dlrnenslon objeclive

Cohérence

Dlmenslon ratlonnelle

les critères d'évaluation
Les dimensions de

la connalssance

tiques, compris comme des choix fondamentaux sous-tendus par une échelle de valeurs. Les gains
éventuels sur les cycles de producdon constituent peut-être un critère pertinent pour un constructeur de moteurs d'avion comme la SNECMA, mais pas pour le fabricant de montres de luxe PatekPhilippe ; tout au contraire, sa publicité proclame : u Nos montres sont faites avec une ignorance
totale du temps ; s'il faut quatre ans pour atteindre la qualité requise, nous les passerons , (exemple
cité par Bultel et Pérc2,,1995, p. 208).
[æ critère de cohhence vient en deuxième position. Il répond à la question : les actions entreprises
vont-elles toutes dans le même sens et æ sens escil celui qui a été défini comme le u bon > sens ? Ce
critère est associé à la dimension rationnelle de la réalité t7. Apprécier la cohérence d'une entreprise,
c'est vériÊer que toutes les dimensions et tous les plans de la réalité sont pris en compte et maitrisés,
qu ils s'articulent correctement les uns avec les autres, qdils s'insèrent convenablement dans leur
contexte et qu'enfin ils sont conformes à I'intention initiale. l,a cohérence riest en effet pas seulement interne (u cohérence : union étroite des divers éléments d'un corps o, u cohérent : qui se
compose de parties liées et harmonisées entre elles ,, Iz Robm), elle est aussi enterne dans la mesure
otr elle s'apprécie in f.ne per rapport à une intention et à une échelle de raleurs. Un ordonnancement p€ut prévoir un enchalnement harmonieux des différentes étapes de la producdon, mais peut
rt'avoir eucune cohérence erfterne s'il aboutit à I'allongement de la durée des cycles alors qu'avait été
exprimée I'intention de mettre en place une gestion en flux tendus, ou s'il ne permer pas de contrôler la qualité des produits lorsque celle-ci a été reconnue comme facteur clé de succès 's. Des principes de compabilisation peuvent avoir une forte cohérence interne, mais ne pas avoir de pertinence
pour I'une des catégories d'acteurs concernés : dirigeants, analystes financiers, salariés, etc. ; pour ce
group€ d'acteurs, les états financiers obtenus en application de ces principes ne fourniront pes une
base satisfaisante à l'évaluation.
CoMI'HBtrrrÉ

-

CoNrRôLE

- AnDtt / Tome 5 -

Volume 2

-

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Dominique Bnstnr

DÉFINIR

r38

le

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la
dans tous les sens du terme
critère de perfortnance permet de prendre en compte
dimension objective de la réahÉ.Il mesure le degré de progression dans le sens identifié comme le
u bon u sens. Ce critère renvoie aux trois E : économie, efficience et efficacité. Il uaduit aussi les
progrès vers l'objectif Êxé (Capron et Quairel, 1998, p. 578) ou I'avancement dans un plan d'action
(Mascré, 1994, p.60). il est subordonné aux deux précédents : la performance ne peut être conçue
comme absolue et isolée ; elle ne peut s'apprécier que par rappoft à une intention donnée, explicite
ou implicite. La plupart des auteurs I'admettent : la performance u rt'existe pas de façon intrinsèque,
elle est détnie par les utilisateurs de l'information par repport au contexte décisionnel caractérisé par

un domaine et un horizon de temps , (kbas, 1995, p.68) ; u Une évaluation de la performance
n'est pas neurre : elle privilégie ou non toujours le point de vue de certains acteurs, et un examen de
ses critères permet d'identifier les réalisations d'objecdfs qu'elle entend valoriser , (Le Maitre, 1998,
p. S20). Pour être le dernier, ce critère n'en est pas moins aussi imporant que les deux auues : l'objectivation, quelque difficile qrielle soit, est nécessaire sous peine de verser dans le subjectivisme,
aussi réducteur à sa manière que I'objectivisme. Pour prolonger les exemples précédents, le construcreur aéronautique doit pouvoir mesurer le gain effectif obtenu sur les cycles de fabrication et le
fabricant de montres la qualité de ses produits te.

inll#*ffi

DTMENsIoNS

Chacun des critères renvoie à une dimension spécifique de l'évaluation. Au critère de pertinence est
associée la dimension politique qui exprime le u pour quoi r des choses, les intentions de ceux pour
qui est râisée l'évduation. Cette dimension s'exprime en termes de préférences, de principes directeurs d'ordre général et qualitatifi, de mission à accomplir, de vocation, d'identité. Au critère de
cohérence est associée la dimension stratégique qui indique le u comment > des choses et traduit le
déploiement des intentions dans l'espace et le temps. Au critère de performance est associée la

dimension économique ou dimension de gestion. Cette dimension s'exprime en termes de
ressources consommées, d'objecdfs et de Progression vers ces objectifs.

Fisure 3. Les

clr#ffiiuation

D,,"":lili3;;,".r,,"

Économique

Dimension objective

Plan

des opérations

les dimensions de l'évaluation
Les dimensions de Ia annaissance

CoMrTABIUTÉ

-

CoNIRôt.e

- AIDII

/ Tome 5

-

Volume 2

-

septembre 1999 (p,

n7 f

150)

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DÉFIMR IÂ PERFORMANCE

ffi

r39

Implications théoriques et pratiques

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la référence à la trialecdque sujet-objet-projet, loin de meftre hors jeu les réflorions menées par
d'autres auteurs, p€rmet de les intégrer dans un cadre unifié. Elle éclaire en outre les positions épistémologiques qui sous-tendent les différentes acceptions du terme performance et les diverses
conceptions de son articulation avec d'autres notions. Elle suggère enfin des propositions de terminologie et des axes de progrès dans la méthodologie et la praxéologie de l'évaluation.

ffi].TË,,W Intégration de diverses réflexions
Loin d'écarter les résulaa des nombreuses et riches réflexions qui ont &é déjà menées sur le thème
de la performance et de l'évaluation, le cadre proposé permet de les intégrer dans un cadre cohérenr,
en substituant à la notion traditionnelle de niveau
qui suggère une hiérarchie
celle de dimen- des différents critères d'évaluation.
sion
qui met l'accent sur le caractère coextensif
Le tableau

-

ci-après synthétise les diverses approches évoquées dans la section 1 en les rapprochant des concepts
présentés dans la section 2.

Tableau 1. Dimensions et plans
Jacot

Llewellyn (1996)

et Micaelli (1996)
Dimensions

et plans
dans la trialectique
Dimension

Niveau

Niveau

Niveau

de décision

de performance

d'accountability

Métapolitique

Sociétal

Politique

Tactique

Marchand

Financier

Stratégique

Financier

Malleret (1994)

Morin (1984)

Causes

Dimensions
de la performance

de nonperformance
Flnalisation

Politique et social

Processus

Systémique
{?)

politique
Dimension
économique
Dimension
stratégique

et interfaces

Plan des

représentations
Plan des

Opérationnel

Physique

Gestion

opérations

des opérations

Plan des

relations

,$,-T'fl,g*Êfr

.$-$.-$*ffi

Identifi cation de p ositions épistémolo giques

Il

est du devoir intellectuel de tout chercheur de reconnalue et d'expliciter ses positions épistémologiques et d'en tirer les conséquences dans son activité de recheiche (Hopper et Powell, 1985,
p. 456),Ia trialectique sujet-objet-projet peut se révéler un outil utile dans ceme démarche.

Les conceptions les plus courantes de la performance meftent le sujet u hors jeu , (la dimension
subjective est < gommée ,r), offrant ainsi un terrain fertile à I'essor de ce qu il esr convenu d'appeler
le managhialisme (lapsley,1,996; Llwellyn, 1996 i Harte, 1996; Chevdlier, 1997 ; Guyon, 1997).
CoMt'lABntrÉ

-

Covrnôre - AuDrr / Tome

5

-

Volume 2

-

septembre I 999 (p. l2Z à

l!,})

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DÉFIMR TJ, PERFORMANCE



IA PERFORMANCE

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Au sein de cette vision dominante, deux variantes e$rêmes se rencontrent. Soit la dimension rationnelle se voit atuibuer un carectère causal : la performance e$ alors le produit quasi mécanique de la
cohérence (variante l). Soit cette dimension elle-même est purement et simplement occultée : la
râlité est supposée se limiter à sa dimension objective ; les conditions sont dors réunies pour que la
problématique de l'évaluation se réduise à celle de la mesure 20 (variante 2). Ces concePtions se
réêrent, implicitement ou explicitement, à des positions épistémologiques d'inspiration positiviste
et résultent de combinaisons dans des proporrions variées de suucuralisme (variante 1) et de matérialisme (variante 2).
Memre le sujet u hors jeu o apparalt cependant illusoire et appauvrissant : < Iiimpossibilité de
réduire I'interprétant à la dimension objective [...] renvoie de âit à I'impossibilité de se débarrasser
du sujet interprétant. t...] lÆ prix à payer est clair : en rompant I'identité entre le sujet agissant et le
sujet interprétanr, on rompt le lien enre cognition (interprétant) et action (objet-signe) u (l.orino,
1996, p.96). En supprimant la subjectivité de l'interprétation, on supprime toute possibilité d'ap
prentissage. Les approches d'inspiration constructiviste se démarquent précisément de ces concePtions en intégrant de manière explicite I'acteur et en mettant l'accent sur les finalités (læ Moigne,

t996, p.37-38).

ffffiffiffi*fffi Propositions terminologiques
I.a confrontation entre le modèle proposé ci-dessus et un certain nombre d'écrits montre que le terme
de performance, au-delà de désaccords finalement moins imporana quil ny paralt, revêt deux
acceptions principales : au sens large, il englobe les trois critères d'évaluation (pertinence, cohérence
et performance) et est supposé rendre compte de la râlité dans ses uois dimensions subjective, objective et rationnelle ; au sens le plus éuoit, il est associé à la seule dimension objective de la râlité. Pour
en finir al'ec cette confusion générauice de débats stériles, nous proposons d'associer le terme performa.nce à la seule dimension objective de la réalité (on parlera alors de mesure de la performance) et
d'utiliser le terme concoarnnce lorsqu il est simulanément fait référence à ses trois dimensions, subjective, objective et projective (l'emploi du terme éualuation sera alors légitime). Le néologisme concourance, urihsé dès le milieu des années 80 par Nifle (1980, est issu du verbe concourir qui signifie à la
fois entrer en compétition et apporter son concouts à un enjeu commun. ks subsantiÊ concurrence
et concourance entretiennent des rapports homologues à ceux qui unissent les adjectiÊ concxrnent et

concourant liusage de ce dernier mot est attesté en Êançais dès le naIt" siècle ; il signifie u qui
converge vers un même point, un même but. Lignes, forces concouantes. Effort concourants, Voir
convergent , (k Robm). Les termes concourant et concournnce ont, semble-t-il, été introduits dans le
vocabulaire de la gestion de projet par le biais de l'anglais (respectivement concarrent et concanenc).
Ils ont été pris en français avec un sens, à notre avis, arbitrairement restreint à la prise en compte de la
dimension æmporelle ; ce point de vue est paragé par Bultel etPére, (1995, p.20-21), qui estiment
que iest prendre le sujet u par le petit bout de la lorgnette , que de réduire I'apport du concept de
conc,trîent engineeùngà des techniques de chevauclement de phases ; pour eux, I'enjeu est u d inciter
et d'orienter une réflexion et de tendre I'ensemble de l'entreprise vers une même &olution de façon
harmonisée r. C'esr aussi à une acception large que se réêre Cespedes (1995) lorsqu'il promeut un
marketing concourant (concunmt rnarhainp.
CoMprallurÉ

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C.oNrRôLE

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AuDrr I Tome 5 - Volume 2

-

septembre 1999 (p, 127 à 150)

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DÉFINIR

Brsnr

r41

'ffi*ë*ry*ffi, Elémentsduneméthodologiegénéraledévaluation
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læ terme de méthodologie fait Êéquemment I'objet d'un usage peu rigoureux qui a peu à voir avec
son sens philosophique originel. Sous ce mot, on entend le plus souvent un ensemble de techniques
et d'outils alors que ce aoncept dewait renvoyer à une science des systèmes de connaissance se référant explicitement à une épistémologie (Lodh et Gaffikin, 1997, p. 445).k modèle proposé cidessus semble remplir les conditions posées pour fonder une méthodologie : il repose sur des
posidons épistémologiques explicitées et se présente comme un guide général pour l'évaluation de
toute râlité, ainsi que nous tentons de le montrer ci-dessous.

la structure ternaire de la râlité se décline dans les différents plans et dimensions, selon une
logique que l'on pourrait qualifier de fractale 2'. Le concept de stratégie, qui exprime la dimension
projective de I'entreprise, illustre ce principe : comme toute autre râlité, la stratégie a une dimension subjective, une dimension objective et une dimension projective ; elle se déploie tant dans le
champ des opérations que dans celui des représentations et des relations.
la dimension objectiue se manifeste dans les contraintes émanant de l'environnement analpées
notarmment par l'école dz k contingmcr, courant qui a été initié par les ûavaux de Burns et Sulker
(1969) et de Lawrence et lorsch (1973) et qui culmine avec le modèle de l'êcobgie dzs populztions
dbrganisatioa proposé, entre autres, par Hannan et Freeman (1977). Elle apparalt également dans la
prise en compte des ressources de toute nature mises en æuvre par I'entreprise (mod)lz drs ressources
et compétences qui prend source notamment dans les ffavaux de Penrose (1959) et se développe avec
les recherches menées par des auteurs tels que'Wernerfelt (1954), Prahalad et Hamel (1990), Barney
(1991), Conner (1991), Collis (1991), Grant (1991), Rumelt et aL (1991), Peteraf (1993),Teece et
aL (1994)...
la dimension subjectiue et intentionnelle de la stratégie sous-tend la définition classique de la stratégie proposée par le modèle historique de Harvard qui place la réflexion du dirigeant au centre des
processus suatégiques et met I'accent sur le caractère volontariste, délibéré, de la stratégie. Elle se
retrouve également dans le concept de snategic intent (Hamel et Prahalad, 1989), qui fait référence à
la mission de l'entreprise et à sa vocation.

la dimension rationnelle se traduit de multiples façons. Elle sous-tend l'approche de l'école de
Harvard
encore dénommée école du dêsign
qui, parallèlement à la prise en compte de la
dimension intentionnelle de la stratégie, met I'accent
sur la rationalité u conçue à la fois comme
(les
intégration des fins
objectifs stratégiques) et des moyens (les actions stratégiques), et comme
suite logique d'éapes d'un raisonnement (diagnostic, recensement des actions, choix, mise en
æuvre) , (laroche et Nioche, 1994). Elle se retrouve encore dans la notion de formule stratégique
ou de configuration (Miles et Snolv, 1978).
La suatégie génère également des représentations

approche sociocognitive représentée en
(1998).

-lauriol

France notamment par l,aroche et Nioche (1994) et par

Elle s'inscrit dans un réseau de relations tant internes qu'externes. L|adyse stratégiqae proposée
par Crozier et Friedberg (1981) met I'accent sur les jeux de relations qui se déroulent au sein de I'organisation. l,a notion de champ concunentiel développée par Porter (1982) met en évidence les interections de I'entreprise avec ses partenaires-adversaires qui peuvent se développer selon trois types
CoMPIABUTÉ

-

@xlnôLe - Atptr / Tome 5 - Volume 2 - septembre 1999 (p.

12:7

à 150)

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Dominique

DEFIMR IÂ PERFORMANCE

142
principaux de registres relationnels

:

affiontement, évitement et coopération (Joffre et Koenig,

1992).
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Sa mise en æuvre concrète exige

enfin la réalisation d'un certain nombre d'opérations.

Toute réalité possédant cette strucrure ternaire, les mêmes principes et les mêmes critères d'évaluation sont susceptibles de lui être appliqués. Ainsi, de même qu'il est possible d'analyser la pertinence, la cohérence et la performance d'une stratégie, de même est-il envisageable d'appliquer ces
critères à des objea aussi divers que des projets, des décisions d'investissement (dimension rationnelle), des politiques, et notamment des politiques publiques (dimension intentionnelle), des identités culturelles, des images publicitaires (champ des représentations), un climat social (champ des
relations), le matériel (plan factuel) comme l'immatériel 22 (a contrario tout ce qui nappanient pas
au plan factuel)...

,ffi'ffi'ffi
la

Repères pour une praxéologie

prise en compte de chacune des dimensions de la r&lné implique des modes de connaissance,

des aptitudes et une insuumentation spéciÊques (figure 4).

Figure 4. Modes de connaissance et instrumentation
Dimension subjective

intuition
7

Dimension objective
observation
mesure

Plan

des opérations

Les dimensions de

la connaissance

les instruments d'évaluation

M

,ffiffiffrffii,irry..$

MoDEs DE coNNArssANcE Er AprrTuDEs

Lobjectivité mobilise une attention discriminante, aiguë et rigoureuse ; elle nécessite I'aptitude à
I'observation et au dénombrement. l,a rationalité suppose la logique, le raisonnement, la capacité à
modéliser. La subjectivité met en jeu l'intuition '3 qui seule permet d'ei€miner les structures sousjacentes d'un problème (Shapiro et Spence, 1997) et par là, eu terme d'un effort d'introspection, de
CrMPrABrurÉ

-

CoNIRôLE

- AuDn

/ Tome 5

-

Volume 2

-

septembre 1999 (p. 127 à 150)

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Dominique Brssne

DÉFIMR IÂ PERFORMANCE

L43

saisir l'intention qui préside à une action et d'en apprécier la pertinence. Cette aptirude reste cepenDocument téléchargé depuis www.cairn.info - Université de Versailles Saint-Quentin - - 193.51.33.29 - 15/12/2016 18h33. © Association francophone de comptabilité

dant peu vdorisée, même si certains travaux, notamment sur le compoftement des dirigeants,
tendent à la réhabiliter (Lebraty, 1996). Toute notre formation est en effet orientée vers le dévelop
pement de nos facultés de raisonnement et laisse en friche nos aptitudes à l'intuition, laissant à la
seule accumulation d'expériences le soin de la former. N'étant pas maltrisée, I'intuition peut ainsi
apparalue comme un moyen de connaissance aussi dangereux que puissant.
--ffi1,,ï,W.ffi#T.

rNsrRUMENrArroN

Le professionnalisme dans l'évaluation exige qu'à chaque mode de connaissance soit associée une
instrumentation qui lui soit propre. Cet appareillage eniste pour la dimension objective saisie grâce à
une science de la mesure sans cesse enrichie 2a, et pour la dimension rationnelle appréhendée à I'aide
de modèles toujours plus sophistiqués 2t. Il reste en revanche pauvre pour la dimension subjective,
qui relève plus dune instrumenation qualitative que quantiative.
Cette dernière dimension éant la plus difficile à appréhender, pour des raisons qui tiennent
autant à la culture qu'à I'insuffisance de I'instrumentation, elle est la première à être écartée dans les
pratiques d'évaluation, ce qui revient à éliminer toute référence à I'intention et à la valeur, et constitue en soi une négation du principe même de toute &aluation (Nifle, I996a, p. 2). De Cambourg
(1997, p. 57) se fait, dans le domaine de la compabilité, l'avocat de ce point de vue : < [l riot pas
de comptes réguliers et sincères dans l'absolu, il n'est pas de comptes compréhensibles sans [...] I'intention entrepreneuriale qui les sous-tend. r Il éaie son argumentetion sur plusieurs oremples :
selon qu'un actif immobilier est desdné à être conservé durablement ou au contraire destiné à être
revendu, la valeur d'utilité ou la valeur de marché servira de référence ; selon qu il relève d'une activité d'arbitrage, de spéculation, de couverture ou d'investissement, un même instrument financier
sera compabilisé différemment : o Uintention spécifique est le guide , (ibid,, p. 60) *. Inversement,
< il existe aussi des opérations synthétiques otr un seule et même intention lie plusieurs instruments.
Une compabilisation séparée serait naturellement erronée , (ibià).
Une première façon de progresser dans la prise en compte de la dimension subjective est de se
poser avant toute évaluation au moins deux questions (Mermet, 1997, p.3) : pour qui et pour quoi
faire

?

Toute évaluation essaie de jeter un éclairage sur une action passée, présente ou à venir. Qui doit
bénéficier de cet éclairage ? Pour s'assurer de sa légitimité, de sâ pertinence, il faut apporter à cene
question une réponse satisfaisante. Envisageons le problème de févaluation des compétences des
salariés d'une entreprise. Si l'analyse est destinée à cerains salariés pour leur permettre par oremple
de se réorienter, une approche personnalisée sera privilégiée et il sera souhaitable de garder aux résultats un cerain caractère de confidentialité. Si l'éclairage est destiné aux dirigeants, la démarche
nécessitera probablement des quantifications ; la justification du plan de formation pourra éventuellement s'appuyer sur une diffirsion des données collectées. Ces deux cas de figure correspondent à
des situations profondément différentes, eûe ce soit sur le plan des enjeux, des procédures à choisir,
des méthodes et de l'information à rechercher. Toute confusion sur ce point est susceptible de
remettre en question la validité de l'&aluation.
l,a seconde question est : à quoi sen l'évaluation ? Prenons le cas de l'évaluation d'une entreprise.
Pour éablir des comptes consolidés par la méthode de la mise en équivalence, le montant des capiCoMptlsntrÉ

- Corrnôt e -

Auotr / Tome

5

-

Volume 2

-

septembre 1999 (p.

lU

L 150)

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Dominique Brsslnr

DÉFIMR LA PERFORMANCE

lA*

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taux propres servira de référence. Pour déterminer une parité d'échange dans le cadre d'une fusion,
la démarche mise en æuvre privilégiera la comparaison entre les deux entités, prendra en compte
d'éventuels éléments immatériels et devra intégrer les rapports de force. S'il s'agit en revanche de
liquider l'entreprise, l'évaluation se référera à la n valeur à la casse u. Enfin, si l'évaluation sert à
formuler des recommandations de vente ou d'achat de titres, l'analyste financier privilégiera les perspectives de développement.

Les deux questions sont étroitement liées, mais les combinaisons possibles sont multiples et
doivent être examinées en fonction des particularités de chaque entreprise d'évaluation. De la
réponse claire à ces deux questions, Patton (l9SO fùtlr- clé de votte de la conduite de l'évaluation ;
il les résume dans la formule o intmlzd use for intmded usns ,.

\

...-.-------1

Conclusion
Llexploration du concept de performance conduit finalement à s'interroger de façon plus générale
sur la méthodologie de l'évaluation. Si les dimensions rationnelle et objective semblent assez bien
maitrisées, il rien va pas de même pour la dimension subjective. Cete déficience est probablement
une marque de noue hériage cartésien : nos sociétés n modernes o valorisent fonement l'objectivité
et la rationalitén et tendent à disqualifier rcut jugement subjectif;, assimilé à une appréciation arbitraire et irrationnelle.
IJobjectivation

et la quantification (dimension objective) sont

nécessaires

et légitimes tout

comme I'analyse et la modélisation (dimension projecti"e). Ces modes d'appréhension de la râlité
peuvent certes se heurter à des difficultés ; celles-ci sont cependant souvent exagérées : dans la
plupart des situations, des mesures approximatives et des modèles simples peuvent suffire, pourvu
qu'ils soient appropriés, c'est-à-dire qu'ils soient mis en Guvre en gardant à I'esprit I'intention qui
anime leur emploi. Il s'agit moins à ce niveau de faire un décompte exact du nombre de pas que de
s'assurer qu'ils ont été faits dans la direction choisie. Ce n'est donc pas d'une sophistication croissante des outils de mesure et de modélisation que viendront des progrà significatifs dans le champ
de l'évaluation, mais d'avancées, même modestes, dans la maltrise de la dimension subjective. ll y a
là un vaste chantier que les sciences politiques ont commencé à défricher, mais sur lequel les sciences
de gestion s'avancent avec encore trop de réticence. Le simple fait de reconnaltre I'existence d'une
dimension subjective et I'impossibilité de la dissocier des dimensions objective et rationnelle constime déjà en soi un progrès ; il faut cependant aller plus loin et imaginer des processus suscepdbles
d'intégrer les acteurs intéressés à la consuuction de l'évaluation : sans appropriation, l'évaluation est
dénuée d'utilité et le lien connaissance-action est rompu. La démarche proposée renvoie fondamentalement à la question du choix du système de vdeurs.

À un niveau encore plus essentiel se pose la question du sens de la marche. Il ne suffit plus alors
de s'assurer que les pas se font dans la direction projetée ; il faut encore se demander si la direction
choisie est la bonne. ks interrogations qu a fait naltre I'implanation d'outils de gestion dans le
secteur à but non lucratifi, en obligeant à prendre en compte la dimension politique, à expliciter le
qFstème de valeurs sous-jacent et à s'interroger sur le sens de toute entreprise, ouvrent des voies aussi
escarpées que prometteuses.
CoMprABIurÉ- CoNrRôLB-ALrDn /Tome

5

-Volume 2 -septembre 1999 (p. 127

^150)

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Dominique Brsslnr

DÉFINIR IA PERFORMANCE

r45

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Dans un monde où sévit u le mal de la connaissance ordinaire , (Morel, 1992),le détour par une
interrogation épistémologique peut susciter le scepticisme. IJanalpe qui vient d'être menée semble
indiquer qu il est au contraire la condition de progrès essentiels, conformément à l'idée que s'en
faisait Piaget (1967, p. 51).
les sens et les catégories de I'entendement.

Noles

l.

l"a base de données É,lectre recense la quesi-tota-

lité des ouvrages publiés en France.
2. Le terme anglais est conservé. En le traduisant
par responsabilité, l'idée de compte qui lui est
sous-jacente

expressions
compte r

au sens que ce mot a dans les

-rendre des comptes u ou u rendre

<

générale. IJexpression schèrne dintapréation est
présente dans les écrits de nombre de philosophes

sssail perdue, de même que la
distinction- avec le mot responsability, Les spécia-

et

sociologues contemporains (par exemple,
Ricæur, 1995 ; Giddens, 1984). Piaget utilise
une expression voisine, celle de schèrne d'action

listes des sciences politiques le uaduisent parfois
par o imputabilité u ; dans le
de la comp"h"-p
tabilité et du conuôle de gestion, cette uaduction
pourrait entrainer une confusion avec des termes
form6 sur la même racine, renvoyant au traitement des charges indirectes.

(1988).
6. Notre traduction.

la connaissance est la
mise en relation d'un sujet et d'un objet par le
truchement d'une structure opératoire u (Besnier,

7. < Définie minimalement,

3. n Larticulation entre les objectifs et les moyens
soulève un double problème de pertinmce (souligné par les auteurs) :

1996, p.25-26).

Lapproche

à coun terme, la pertinence des objectifs face
aux moyens existants ou mobilisables en peu de
temps;

-

qui, dans leur

souci

excessivement privilégier les représentations.

9. Nombre d'écrits en contrôle de gestion témoi-

gnent de I'intuition qu'ont eue leurs auteurs
d'une structure tridimensionnelle de la râlité :

la

question du sens est au cæur de nombreux
travaux d'inspiration sociologique, notamment

Lorino (1995) se réfère par exemple à la logique
triadique définie par Peirce (1978), Bescos a al.
(1993) construisent leur ouvrage sur des emboltemenm de triangles successifs, Justin (1996)
propose une modélisation temaire des outils de

ceux entrepris dans le sillage de Garûnkel (1967) t
elle est par exemple centrele dans les écrits de
\feick (1995). Mais, alors que les théoriciens de
I'enacteruent parlent le plus souvent de u production u de sens, I'approche retenue ici est cenuée
sur le u discernement n de celui-ci, dans une pers-

gestion.

10. Il ny

a pas, à

proprement pader, de sujet collectif

il

;

riexiste que des sujets individuels porteurs
d'une intentionnalité ; la communauté se

pective voisine de celle proposée par Habermas
qui utilise le terme AuJbhrang (au sens propre
éclaircissement ; au sens historique et philosophique les Lumiètes).

construit sur des intentions au moins partiellement partagées, sur des sens en consensus.
Crozier et Friedberg (1981, p. 19) évoquent des
uconstruits d'action collective [...J qui organisent des modes d'intégration qui assurent la
nécessaire coopération entre acteurs sans suppri-

Le concept tire son origine, semble-t-il, de la
philosophie de Kant : < Représentation qui esr
l'intermédiaire entre les phénomènes perçus par
Corvraôrs-AuDtr /Tome

retenue se distingue d'autres

légitime de réhabiliter le sujet, rejettent dans
l'ombre I'objet, ce qui les conduit, selon nous, à

à long terme, la pertinence des moyens mis en
place pour rendre effectifs les choix stratégiques,
ces derniers constituant des objectifs plus lointains >.

CoMPTABn:TÉ-

ici

approches constructivistes

-

4.

On dit

(b

Robet).
Llexpression de schèrne dinterprétation paralt
avoir été forgée en intégrant eu concept initial de
schème celû d'inttrprhant, proposé par Peirce
(1978) et défini comme le processus permetant
de rattacher un objet particulier à une catégorie
dans ce sens schéma transcendantal ,,

5

-Volume 2 -septernbre 1999 (p, 127 à150)

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Dominioue BBsslns

oÉrnuR re prnroRMANcE

LK

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mer leurs libenés, iest-à-dire leun possibilités
de poursuivre des objectifs contradicoires )t.

21. Le terme de fractal dapplique à des strucnrres ou

Cette position ne préjuge en rien des rappora de
force existant entre les acteurs et de la possibilité
qu'ont certains de faire plus facilement prévaloir
leur point de vue que d'autres. Cependant, sans
un minimum de consensus (dans une entreprise,
ce peut être par exemple I'accepation d'un lien
de subordination, I'adhésion à un projet), il riy a
pas de communeuté humaine, seulement une

semblables à différentes échelles de longueur et
de temps. Un exemple parfois donné est celui du
chou-fleur dont la ( tête D se ramifie en bouquets
de plus en plus petits qui présentent à chaque

juxtaposition d'individus.

ll.Llandpe de Couix (1997) r

substantiellement

12,Cet élément est de mieux en mieux pris en
compte dans l'évaluation de I'action des
pouvoirs publics ; le rappon Vveret (1989)
marque un toulnant en France en emrmant : (
Evaluer une politique publique et plus générale-

ment toute forme d'action publique, [...] iest

former un jugement sur sa valeur. ,
13.Ces quesdons constinrent un enjeu majeur dans
l'évaluation des politiques publiques (voir par
exemple Monnier, 1992, en particulier p. 106112). Elles apparaissent cependant générali-

la

méthodologie que nous
proposons, à l'évaluation de riimporte quelle
rédité.
14. C'est nous

qui soulignons.

15. Souligné par

Couix.

16. Souligné par

Monnier.

Le Robot donne radonnel
comme qfnonyme de cohérent ; il propose également logique, ordonné, harmonieux.
18. læ lecteur intéressé trouvera dans Molet (1990)
une série d'autres exemples d'incohérence.

l7.I-e

niveau une structure arborescente similaire.

22.Pow une application de la trialectique dans

dictionnaire

lg.Mermet G99A montre' dans une étude sur les
politiques publiques en matière de zones

ce

champ, voir CRI (1997).
23. u Forme

de connaissance directe et immédiate

qui ne recourt pas au raisonnement n

enrichi la rédaction de ce paragraphe.

sables, dans

des processus dont les caractéristiques sont

(Ze

Robat).
ZL.Dans le domaine du contrôle de gestion, le d&eloppement de la science de la mesure se uaduit
par le raffinement croissant de la comptabilité de
gestion.

25.Le développement des méthodes ABC et ABM
est un exemple de ces perfectionnements dans la
mesure et la modélisation.

26.Le principe d'une évaluation généralisée des
instruments financiers en valeur de marché
retenu par la norme IAS 39, guels que soient
l'activité à laquelle ces instruments se rattaôent
et le contexte de leur utilisation, a été en conséquence fortement critiqué, mnt par les praticiens
que par les théoriciens.

27."Ily

a une certaine rationalisation des mentalités
de l'homme au travail. [...] llhomme contemporain est, mdgré son scepticisme, prêt à accepter les méthodes rationnelles de gestion et en
particulier des systèmes tels que le SFPC

lsystème formel de planification-contrôle]. La

rationelité est d'autre pan inséparable de l'idéologie de progrès et du système de pensée occi-

dental favorisé par les

processus

d'indusuialisation. [...] On ne cherche d'habitude à rationaliser un système que dans I'espoir
de le îure prograser, (Maltre, 1984, p, 251).

humides, comment une démarche systématique
d'objectivation recourant à un ensemble d'approximations acceptables par I'ensemble des
acteurs peut permettre de sonir de I'impasse un
processus d'évduation.
20. Pour être le plus caricatural, ce demier cas de

Becnrrano G. (1995), Le Nouael Esprit scientifquc,
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ûgure rien est pas moins extrêmement répandu ;
on pourrait presque pader d'une n idéologie n de

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u

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