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Compte-tenu des vertus de l’alternance, le lycéen professionnel doit suivre aussi des stages
en entreprise. Ce faisant, la différence entre les deux voies de formation est parfois difficile à
appréhender, ce qui contribue parfois à confondre un lycéen en stage avec un apprenti.
De même, la volonté affichée des pouvoirs publics de promouvoir l’apprentissage ou
l’alternance les a conduits :
· à étendre l’apprentissage, à la fin des années 1980, à tous les niveaux post bac, ce
qui a provoqué un changement très profond de la structure de ce mode de formation,
les niveaux III et supérieurs représentant désormais 31 % de l’apprentissage dans le
Grand Est ; or, compte-tenu notamment des périodes de stage imposées désormais
aux étudiants, est régulièrement posée la question de l’apport de l’apprentissage dans
l’enseignement supérieur ;
· à développer des contrats de formation en alternance ouverts à tous publics, tels que
les contrats de professionnalisation, en principe de plus faible durée qu’un contrat
d’apprentissage et qui conduisent à une formation directement professionnelle ;
· à qualifier d’apprentissage des dispositifs où les périodes d’alternance sont limitées ;
il en est ainsi du dispositif « étudiant apprenti professeur » pour lequel la région doit
s’assurer de la réalité de l’alternance.
Ainsi, la Région doit éviter que l’apprentissage ne soit réduit qu’à une simple « marque »
affectée à des dispositifs de formation dépourvus des vertus de l’alternance : il doit demeurer,
comme le prévoient les textes qui le régissent, un mode de formation professionnelle initiale
où l’enseignement donné en CFA complète la formation donnée en entreprise.
Enfin et au-delà, la Région doit réaffirmer que l’apprentissage est une de ses compétences
exclusives, comme le développement économique avec lequel il doit être articulé. L’intervention
de l’Etat dans ce domaine devrait être subsidiaire afin d’éviter toute discordance des
politiques préjudiciable au recrutement d’apprentis, comme ce fut le cas en 2013 quand les
conditions d’attribution des primes aux employeurs avaient été modifiées ou comme le souligne
récemment la cour des comptes quand elle signale la « concurrence » entre contrats en
alternance et emplois d’avenir.
Enjeux et priorités pour le développement de l’apprentissage
Dans le combat pour la qualification et l’emploi qu’entend mener la Région, l’apprentissage
occupe une place essentielle puisqu’il permet l’acquisition de compétences, une qualification
diplômante et une expérience professionnelle.
L’action régionale dans ce domaine s’inscrit autour de quelques axes forts :
·

la promotion de l’apprentissage en tant que voie d’excellence vers la qualification
et l’emploi. L’information et la communication doivent être confortées auprès des
jeunes, des familles, des enseignants et des professionnels de l’orientation quant aux
opportunités de l’apprentissage (métiers, emploi, insertion, carrières…) ;

·

la mise en œuvre d’une carte des formations cohérente à l’échelle du nouveau
périmètre régional et avec les besoins des entreprises et des jeunes ;

·

une complémentarité entre statut scolaire et apprentissage et en favorisant le mixage
des parcours et de statuts, dans le strict intérêt des jeunes ;

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