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Procédés de lute contre l'érosion ravinante .pdf



Nom original: Procédés de lute contre l'érosion ravinante.pdf
Titre: Microsoft Word - PROJETMEDEA2

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LES DIFFERENTS PROCEDES DE LUTTE CONTRE
L'EROSION RAVINANTE IMPACT DE SOUAGUI – MEDEA

PAR M: BOUROUGAA LAKHDAR
RESUME:
Les dégâts enregistrés touchent les agriculteurs auxquels pose, dans certains pays, réels
problèmes. Les collectivités sont concernées par l’aggravation des inondations boueuses ou
l’accélération des envasements d’ouvrages hydrauliques, et par la dégradation de la qualité
des eaux superficielles. Ces sédiments proviendraient en majeure partie de la divagation des
oueds, du ravinement et des glissements de terrains.
Pour réduire les transports solides, plusieurs stratégies ont été développées en Algérie depuis
1940 dont la végétalisation des hautes terres de bassins et l’aménagement mécanique et
biologique des ravines.
Le problème posé et celui de la correction torrentielle, de types des seuils à mettre en place,de
leur coût et de leur efficacité, pour stocker les sédiments, mais surtout pour rehausser le fond
de la ravine et de rétablir la pente d’équilibre des versants permettant ainsi d’installer une
végétation naturelle et d’éteindre les foyers d’érosion.
Mots-clés : Aménagement – Correction torrentiel- Erosion – Seuils – Sédiments.
SUMMARY:
Recorded damages touch farmers to wich the erosion puts in some regions of the country, real
problems in Algeria .Collectivities are concerned by the aggravation muddy floods or the
acceleration of hydraulic work saltations, and by the degradation of the superficial water
quality.
These sediments would come in major part the divagation of the oueds, the gulling and the
slipping of ground. To reduce solid transportation, several strategies have been developed by
Algeria since years 1940 whose vegetalisation of highs earth of basins and the mechanical
adjustment and biological of gully them.
The posed problem is that the correction torrential , types of thresholds to put in place, their
cost and their efficiency to stock the sediments but especially to raise the bottom of gullys and
reestablsh the incline of slope balance allowing thus install a natural vegetalisation and to
extinguish furnaces of erosion .

Keywords: Adjustment – Correction torrential – Erosion – Thresholds – Sediments..
I/ PROBLEMATIQUE
Ces dernières années les dégâts liés à l’augmentation du ruissellement et à l’érosion des sols
cultivés se sont accrus en Algérie.
Les dégâts enregistrés touchent les agriculteurs auxquels l’érosion pose, dans certaines
régions du pays, de réels problèmes, les collectivités sont concernées par l’aggravation des
inondations boueuses ou l’accélération d’envasement d’ouvrages hydraulique, et par la
pollution des eaux.
Ces sédiments proviendraient en majeure partie de la divagation des oueds, du ravinement et
des glissements de terrain, pour réduire les transports solides, plusieurs stratégies ont été
développées en Algérie depuis les années 1940 dont la végétalisation des hautes terres de
bassins et l’aménagement mécanique et biologique des ravines.
Le problème posé est celui de la correction torrentielle, des types de seuils à mettre en place,
de leur coût et de leur efficacité, pour stocker les sédiments mais surtout pour rehausser le
fond de la ravine et rétablir la pente d’équilibre des versants permettant ainsi d’installer une
végétation naturelle et d’éteindre les foyers d’érosion.

VUE D’AMONT DU MICRO-BASSIN VERSANT TEMOIN SOUMMIS A UNE
EROSION RAVINANTE ET A UN ARRACHEMENT DES ELEMENTS TERREUX
DES DEUX PAROIS DE LA RAVINE (PHOTO BOUROUAA L. 1997)
II/ SUJET DE RECHERCHE:
·

AMENAGEMENT DES MICRO –BASSINS VERSANTS

·

IMPACT de SOUAGUI =27 ha

III/ METHODOLOGIE SUCCINTE :
Ce travail s’insère dans le cadre d’une étude de l’érosion et des transport solide en zone semi-aride de
Beni-Slimane , sur un micro-bassin
versant de 27 ha , dans le cadre d’un protocole expérimental : quatre (04) différents types de seuils ont
été initialement introduits : seuil en gabion, pierre sèche , grillage métallique et toile plastique et plus
tard un cinquième type de seuil en pneus usés, tous les cinq conçus à un prix abordable , dans le souci
de rester dans les possibilités d’une facile vulgarisation parmi les fellahs riverains

SUCCESSION DE SEUILS DE CORRECTION TORRENTIELLE SITUES SUR LE RAVIN
PRINCIPAL EN PREMIER PLAN UN SEUIL EN PIERRES SECHES PUIS PLUS LOIN UN
AUTRE SEUIL EN GABION
INNONDES PAR LES ATTERRISSEMENTS
(PHOTO L. BOUROUGAA. 1997)
Ces seuil sont disposés soit en association sur ravin principal soit en solitaire sur les branches distincts
de la ravine, dans le but de tester les paramètres de comportement suivants les critères de :
·

Solidité

·

Efficacité

· Coût etc…
Essai comparatifs de comportement des espèces végétalisées pour la production :
·

Forestière

·

Fruitière

·

Fourragère etc…

A/ Techniques employées:
1/ La correction torrentielle : le long du ravin principal et les ravines actives
2/ Petit réseau de gradin : sur glacis à pente moyenne de 8% au Sud-Est du micro-bassin versant
3/ Végétalisation de la partie sommitale : des plantations en guise d’essai de comportement
4/ Eléments de clayonnages : ils sont situés sur les parois des ravines actives et quelques parois du
ravin principal (en sections 9 et 10 ).
IV / ZONE D'ETUDE :
A/Localisation géographique :
1/ Limite sur carte d’état major de Souagui feuille n°111
2/Coordonnées Lambert
X = 555-556
Y = 308-309
Z = 1002 m
B/ Superficie traitée :
1/ Micro-bassin versant traité = 27 ha

2/ Micro-bassin versant témoin = 27 ha
C/ Climat :
Les précipitations moyennes estimées d’ordinaire 500 mm , bien que les années 1983/1984 de mesures
de l’ANRH aient été très sèches ( 60 % seulement de cette moyenne).
Les températures moyennes annuelles ont varié entre 14°C et 16,5°C , pendant la période
1983/1984 ;les plus élevées , entre juin et septembre, ont atteint un maximum de 43°C ; les plus base
minimum de - 1,2°C pendant la période allant de janvier à février.
Les vents pluvieux arrivent du Nord – Ouest ; ceux du Sud sont secs et chauds ( sirocco )
D/ Substrats :
1/ Marnes écailleuse, en aval , donnant des sols châtains steppiques
2/Marnes pyriteuses , à mi-versant,donnant des sols bruns vertiques
3/Des calcaires, sur la partie amont jusqu’à la crête, donnant essentiellement une rendzine.
V / RESULTATS OBTENUES :
A/ Observables :
1/ Bonne tenue général des ouvrages mécaniques (gradins , éléments de clayonnages et seuils divers
de correction torrentielle) la remarque à faire , que les ouvrages doivent satisfaire aux normes
techniques de solidité et simplicité dans les différents parties des ouvrages , avec une présence intense
des cadres qui supervisent le projet afin de ne pas commettre d’erreur de réalisation.
2 / La vitesse de comblement des seuils de correction torrentielle de 1m de hauteur et de largeur de
crête allant de 2 à 5 mètres pour la plus part , a été de 2 ans au plus.
3/ Réduction appréciable des arrivées de vases au niveau du poste ANRH, du micro-bassin versant
traité contrairement au témoin
4/ Colonisation spontanée, par la végétation naturelle (herbacée), des sédiments piégés derrière les
seuils, et même désormais sur les pentes contiguës des talus, de la ravine traitée, contrairement au
témoin
5/Enrichissement rapide de la phytomasse fourragère sur la partie sommitale qui avait tendance à se
dénuder sous la double pression des glissements en planche et des passages répétés des troupeaux Ce
résultat est le fruit de la végétalisation et de la mise en défens.
6/ Bonne reprise générale des plantations sur sol naturel à l’abri du gardiennage , et surtout des
plantations complémentaires sur les atterrissements de correction torrentielle mécanique , la
production ligneuse commerciable est précieuse, l’effet d’oasis et de brise vent à attendre de ces lieux
désylvatisés est de grand intérêt sous le climat local , surtout en période chaude.
7/ Sur le plan topographique et hydrologique, on note la modification spectaculaire du profil en long
du lit situé à la formation des terrasses sub-horizontales en amont de chaque seuil sur ravine traitée.

TERRASSES SUB-HORIZONTALES PLANTEES EN PLANTS FORESTIERS,ET
COLONISEES PAR UNE VEGETATION NATURELLE (PHOTO L.BOUROUGAA .1997)

B/ QUANTIFIABLE :
1/ correction mécanique :
Le tableau ci-après, montre le pourcentage d’atterrissements et accidents des différents seuils de
correction torrentielle situés sur ravin principal et ravines actives pour les quatre premières années de
démarrage du projet ( 1986 / 1990 ).
Différents types de seuils

Seuils en solitaire

Seuils en association

Gabion
P. Sèche
G. Métallique
T. Plastique

Nbr
d’accident
4
6
16
24

Nbr
d’accident
2
2
4
4

%d’atterrissement
78
75
88
89

%d’atterrissement
82
89
92
95

a/ commentaire sur les seuils solitaires :
Des atterrissements pour l’ensemble des types de seuils le comblement des atterrissements après
quatre années est supérieure à 75% et n’excède pas les 89% (grillage métallique et toile plastique)
Par contre le nombre d’accident des différents types de seuils observés durant les quatre années permet
de les classer par ordre croissant de résistance
· Toile plastique = moyenne annuelle des accidents 5 à 6 par an
· Grillage métallique = moyenne annuelle des accidents 3 par an
· Pierre sèche = moyenne annuelle des accidents 1 à 2 par an
· Gabion = moyenne annuelle des accidents 1 par an.
Donc il apparaît nettement que les seuils en gabions sont les plus solide et résistent mieux , puis
viennent les pierres sèche avec aussi moins d’accident , puis c’est les grillages métalliques et en
dernier lieu c’est le seuil en toile plastique, la détérioration de ce dernier type de seuil est dû
essentiellement aux types de matériaux utilisés ( toile plastique « vert ») par contre lorsqu’on a testé la
toile plastique de couleur « noir » on a remarqué qu’elle ne se détériore pas et le nombre d’accidents
est nettement inférieure inférieur , cela est dû à la résistance de ce matériau et au aléas climatiques.
b) – commentaire sur les seuils en associations :
En association comme en solitaire ce sont les seuils en toile plastique et en grillage métallique qui ont
le plus grand pourcentage d’atterrissement 95% pour une moyenne de quatre années de
fonctionnement après rehaussement et réfection à partir de la deuxième année.
Concernant la résistance évaluée par moyenne d’accident par an , elle permet de distinguer les seuils
en gabions et en pierre sèches comme les plus résistants ( moyenne de 0,5 accident par an , les autres
types de seuils (grillage métallique et toile plastique) ont une résistance identique avec une moyenne
d’un accident par an .
Toutefois ces observations seront étudiées ultérieurement en relation avec les événements
pluviométriques de la date d’accident et l’emplacement des dégâts : affouillements , renards et
contournements latéral etc…
c)- Coût des différents types de seuils
Le coût du seuil varie en fonction de la longueur et sa hauteur ; dans le cadre de l’expérimentation de
cet impact, la moyenne des seuils est estimée à 4 mètres de long et 1 mètre de hauteur.
Le tableau ci-dessous montre les différents coûts pour chaque type de seuil (coût année 1990 et 1998
Types de seuils)

Types de seuils

coût année 1990

Gabion
Pierre sèche
G métallique
T. plastique
Pneus usés

2205
1864
757
475
330

Rapport
%
100
84
34
21
15

prix coût année 1998
9178
7158
3009
2359
1859

Rapport prix %
100
78
33
26
20

Le coût de la correction torrentielle et de l’aménagement des ravines est très élevé à titre d’exemple
pour l’impact de Souagui (27 ha) ou il y a eu, une diversité de type d’ouvrages réalisés en vue de
divers comparaisons mécaniques et même biologique , nous constatons que sur un kilomètre le long de
la ravine les dépense sont estimées à environ deux millions de dinars algérien ( coût année 1998 ) ,
cela est dû aux prix des matériaux très élevés ainsi que la main d’œuvre , on remarque que les seuils en
toile plastiques et en pneus usés sont simple à confectionnés , moins coûteux pour un rapport prix de
21 à 26 % pour le premier , et de 15 à 20 % pour le second , de moins du prix du gabion , ces seuils
ont prouvé solidité et efficacité lors de ces dernières années.

Fig. Comparaison des coûts en DA entre 1985 et 2000

2/- correction biologique :
Le pourcentage de réussite observé sur les différents endroits de l’impact de Souagui differt d’un
endroit à un autre , le tableau ci-après montre le pourcentage de réussite des plantations forestières et
fourragères sur la partie sommitale pour les quatre premières années ( de 1987 à 1990)
Types de
plantations

Nbr de plants

1ér années
86/87

2èmeannées
(87/ 88 )

3ème années
(88/89)

4ème années
(89/90)

forestières

10300

77%

76%

82%

84%

fourragères

2900

83%

80%

88%

88%

·
·

- Espèces forestières : Cedrus Atlantica , Pninus Helpensis ,coulteri et brutia , Quercus ilex ,
Cupressus sempervirens.
- Espèces fourragères Médicago arboréa , Atriplex Canescens et Halimus .

TAUX DE REUSSITE TRES FRAPPANT DES DIFFERENTS PLANTS FORESTIERS ET
FOURRAGERS SUR LA PARTIE SOMMITALE( PHOTO L. BOUROUGAA ) .
D’après le calcul du pourcentage de réussite des espèces introduites , on constate que ce sont les
espèces fourragères qui ont mieux réussi et que les atriplex canescens ont un taux très satisfaisant de
réussite 91% et pour les médicago arboréa 85% ensuite ce sont les espèces forestières avec les variétés
de Pins qui détiennent le plus grand pourcentage de réussite , sur environ 3000 plants pour une réussite
de 92% , puis viennent les Cèdre de l’atlas avec une réussite de 89% , puis les Cyprès sempervirens et
enfin le Chêne vert avec un pourcentage moyen (entre 40 à 50% de réussite), en observation les
plants de Chêne vert réussiraient mieux en glands prégermés que sur les glands non traités , on
remarque par ailleurs que le pourcentage de réussite a régressé pendant la deuxième année (19871988) , dû a l’absence de regarnis des plants dépéris.
Par ailleurs le pourcentage de réussite a augmenté durant les années 1987/1988 et 1989/1990 pour les
plants forestiers et fourragers en raison des regarnis effectués ces années là.
CONCLUSIONS :
En conclusion, la lutte mécanique est indispensable et efficace temporairement mais exige une
fixation biologique rapide des atterrissements, des versants et de l’amont des ravines.
L’emplacement des seuils doit être choisi avec soin selon l’objectif visé.Si on cherche seulement à
rehausser le fond de ravine pour que les versants atteignent la pente d’équilibre naturel il faut choisir
un verrou, une gorge étroite ou de nombreux seuils légers peuvent s’appuyer sur des versants solides.
Si on cherche à fixer le maximum de sédiments et à récupérer des espaces cultivables, il faut choisir
les zones de faible pente, en construisant des ouvrages poids tels que les seuils en gabions et pierres
sèches qui seront rehaussés progressivement.
Les ouvrages doivent être écartés en tenant compte de la pente de compensation, c’est à dire de la
pente observée au fond des ravies sur le terrain ou l’on ne constate ni arrachement ni sédimentation ;
le principe de la correction en escalier doit être respecté si l’on veut assurer la pérennité de
l’aménagement.
Ce travail ouvre des horizons nouveaux tant sur les types de seuils plus légers et moins coûteux que
sur la rentabilisation de ces aménagements par la mise en valeur des atterrissements et des lèvres des
ravines en vue de produire du bois de qualité, des fourrages et des fruits.
Les seuils à construire n’ayant pas une durée de vie indéfinie il peut être économique de remplacer les
seuils en pierre sèches, souvent difficile à trouver et les seuils en gabion encore trop chers par des
seuils légers et peu coûteux (quatre à cinq fois moins chers que les deux types de seuils cités
précedament) en particulier pour les versants éloignés des sources de pierres (marnes et schistes).

Des exemples d’imitations spontanées des aménagement s’observent sur les terrains priés voisins c’est
un indice favorable d’acceptation de ces aménagements par les paysans .
- L’aménagement mécanique et biologique d’une ravine peut être réalisé progressivement
mais il doit concerner tout le bassin versant dés la première année .La fixation biologique
d’une ravine vient consolider les versants et le fond de ravine stabilisé par différents types
de seuils
Le programme de suivi peu s’enrichir d’avantage avec les thèmes de recherches tels :
· Comportement des plantations complémentaires suivant le site entravers le ravin principal
·
·

Appréciation de la remontée biologique après aménagement antièrosifs
Essai de cultures potagères sur les sédiments des terrasses de correction torrentielle

·

Dynamique du ravinement. Les observations ont montré l’efficacité remarquable des
différents types de seuils à condition de respecter les principes suivants :
- Bien ancrer les ailes dans les berges sur 50 cm
- Bien centrer l’écoulement du ruissellement en relevant les atterrissements
- Disposer l’énergie de chute (tourbillon ) à l’aval du déversoir pour un contre – barrage ou une
bavette empierrée
- La distance entre les seuils doit être calculée de telle sorte que la base du seuil amont soit au
niveau du sommet du déversoir du seuil aval à la pente de compensation prés de 5 % dans nos
essais

DES IMMITATIONS SPONTANNEES D’AMENAGEMENT ANTI-EROSIF EFFECTUEES PAR
LES RIVERRAINS EUX MEME SUR LEURS CHAMPS (photo L.BOUROUGAA 1997)


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