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Le contexte

gressive par une gamme d’« espèces steppiques » animales
telles que la perdrix grise, l’alouette des champs, le bruant
proyer ou encore le lièvre d’Europe ainsi que par de nombreuses espèces végétales. Ils permirent un accroissement
global de la biodiversité liée à l’activité agricole.

Une richesse biologique souvent insoupçonnée
En Wallonie, la superficie agricole utile couvre quelque
714.000 ha. Elle représente environ 50% de son espace territorial. Les prairies permanentes occupent environ 44% de
ces surfaces. Le milieu agricole, considéré comme la nature
« ordinaire » souvent perçue comme « banale » a comme mission première la production de denrées alimentaires. Toutefois, par la diversité de ses habitats et de ses modes d’exploitation, il recèle une diversité remarquable d’espèces de faune
et de flore essentielles à préserver. Il joue un rôle primordial
dans le cycle de vie de nombreuses espèces dont certaines
telles que la perdrix grise, le bruant proyer sont inféodées
aux espaces cultivés ouverts. D’autres, plus généralistes telles
que le faisan commun, le lapin de garenne ou le bruant jaune,
profitent de la présence de haies et de bosquets. La plaine
cultivée offre aussi des haltes, des sites de reproduction et des
lieux d’hivernage pour divers oiseaux migrateurs. Elle abrite
en outre de nombreuses espèces de batraciens ou d’insectes.

Une agriculture devenue moins favorable à la biodiversité
Depuis quelques décennies, l’intensification des pratiques
agricoles est devenue défavorable à ces espèces de plaine. La
raréfaction des ressources alimentaires et la perte d’abris ont
conduit à une baisse générale de qualité de ces milieux. Elle a
induit une diminution des populations de certaines espèces
particulièrement sensibles qui n’y trouvent plus de quoi satisfaire leurs besoins vitaux. Des régions à agriculture intensive
n’accueillent plus qu’une avifaune résiduelle banale et opportuniste. L’Union Internationale de Conservation de la Nature
(UICN-2004), considère que l’intensification agricole menace
d’extinction à grande échelle les populations d’oiseaux. Elle
représenterait aujourd’hui la menace n°1 pour les oiseaux des
zones agricoles. Birdlife International (2004) précise que « les
espèces d’oiseaux associées aux habitats agricoles continuent à
décliner tant en Europe qu’à l’extérieur de celle-ci. Le déclin est
significativement corrélé avec l’intensification de la production agricole ».

L’agriculture a contribué à la diversification des paysages. Elle
fut bénéfique à tout un cortège d’espèces inféodées à ces milieux. En effet, les défrichements ont transformé les « milieux
forestiers fermés » de basses et de moyennes altitudes en
« milieux ouverts ». Ils furent propices à la colonisation pro-

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