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« parapluie »; leur habitat, leurs besoins biologiques similaires
font que les aménagements réalisés en leur faveur favorisent
un cortège d’autres espèces animales et végétales propres à
ce milieu des plaines agricoles.

Toutes ces espèces méritent une attention particulière car
l’aggravation de leur déclin pourrait rapidement conduire à
un point de non-retour. Leur présence et leur abondance traduisent la qualité biologique de la plaine. Leur raréfaction,
voire leur disparition, est le signe d’une dégradation progressive de l’habitat.
La raréfaction des habitats servant d’abris, de sites de nidification et de nourrissage tout au long du cycle annuel est une des
causes principales de déclin. Elle réduit la productivité des nicheurs (nombre de jeunes émancipés) et le taux de survie des
adultes. La prédation exercée par des prédateurs généralistes
(renard, corneille noire, etc.) est dans bien des cas un facteur
aggravant dans des habitats dégradés.

L’amélioration de l’état de conservation de la petite faune de
plaine demande de la part des agriculteurs de concilier une
agriculture rentable et les besoins essentiels des espèces animales. Elle nécessite chez les chasseurs une gestion coordonnée des espèces gibier à une échelle dépassant leur territoire
individuel en adéquation avec les exigences écologiques des
espèces. Elle demande la collaboration de tous les acteurs de
la ruralité, agriculteurs, chasseurs, environnementalistes et
communes.

Connaître pour préserver

Les causes de déclin de la faune sauvage liées à l’agriculture :

Cette brochure est principalement destinée aux agriculteurs.
Elle a pour but essentiel d’aider à la reconnaissance des espèces (autrefois communes) observées en milieu agricole. Elle
vise à sensibiliser davantage le monde agricole mais aussi les
communes aux difficultés rencontrées par la faune des plaines.

• l’homogénéisation des paysages induite par le regroupement des terres et l’accroissement de la taille des parcelles
agricoles aboutit à la création de blocs de dizaines d’hectares
d’une même culture (maïs, pomme de terre, moutarde,
etc.). Elle diminue les zones de bordures, fait disparaître des
zones incultes riches en nourriture (insectes et adventices)
et des abris contre les intempéries et les prédateurs. Tous
ces éléments sont pourtant indispensables comme sites de
reproduction et de nidification ou encore de repères dans
ces systèmes intensément cultivés. La destruction d’éléments de l’habitat tels que les bords de champs, les chemins

Identifier et reconnaître les espèces, connaître leurs besoins
vitaux en termes d’habitats ou de nourriture, sont les premières étapes indispensables pour la préservation d’espèces
« emblématiques » voire « patrimoniales ». Certaines, comme
la perdrix grise ou le bruant proyer, sont des espèces dites
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