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DIGUI SANGALA TRADUCTION VERSION ET THEME .pdf



Nom original: DIGUI SANGALA TRADUCTION_ VERSION ET THEME_.pdf

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THE SANE AND THE INSANE

LE FOU ET L’HOMME SENSÉ

A madman lived among the sane in one village.
One day― It happened that a man from among the villagers
lusted after taking a bath into the neighboring river.

Dans un village vivait un fou au milieu des gens sensés.
Il arriva un jour, qu’un des habitants du village eut envie
d’aller prendre un bain dans la rivière voisine.
Il s’en alla donc, ôta ses habits, les déposa sur la berge et se
jeta à l’eau.

So, he went his way. After removing his clothes―he put them
down on the bank and jumped into the water.
Thereupon, a madman turned up.
As soon as he saw the clothes of the bather on the bank, nothing
stirred him more than the pinching of those clothes. He who,
usually hardly put any clothe on―wore them and quickly headed
for the village to show off.
The bather looking somewhere else didn’t sense anything at all.
He noted the vanishing of his clothes only when he came up to
the surface to have them back. Though he carefully looked here
and there and along the river but he didn’t see anything at all.
Then, he had to come back to the village without the merest
garment on.

Là-dessus surgit le fou. Voyant les habits déposés sur la
berge par le baigneur il n’eut rien de plus pressé que de les
enlever. Lui qui, d’ordinaire ne souffrait aucun vêtement sur
lui, s’en revêtit et se hâta d’aller les montrer au village.
Le baigneur, qui lui tournait le dos ne s’aperçut de rien. Il ne
constata la disparition de ses effets que lorsqu’il remonta la
rive pour les reprendre. Mais il eut beau jeter les yeux de
côté et d’autre, tout le long de la berge, il ne vit plus rien.
Force lui fut donc de rentrer au village tel qu’il se trouvait,
sans le moindre bout de pagne.

While walking, the bather suddenly saw from afar―a madman
having his own clothes on, which he was looking for. Thereupon,
he chased after him heading for an area of the village where he
hoped to get the aid of the dwellers.
He shouted―''stop, thief! Stop, thief!'', at the top of his voice.
But the villagers who have ever seen the madman the naked, did
not figure out what was going on. They thought the man who was
pursuing was the madman and the running man in front being
dressed, was one their (sane) neighbors.

Tout en marchant, il aperçoit soudain, loin de lui notre fou
revêtu des habits qu’il cherche. Aussitôt il se lance à sa
poursuite dans la direction du village où il espère que les
gens viendront à son secours.
"Arrêtez le voleur ! Arrêtez le voleur !" crie-t-il aussi fort qu’il
peut. Mais les gens du village qui ont toujours vu le fou nu,
ne se rendent pas compte de ce qui se passe. Ils s’imaginent
que celui qui court par derrière est le fou, complètement
dévêtu, et celui qui se sauve devant lui habillé est un de leurs
voisins normaux.

Then, they were hugging the first one and barricaded him with
their bodies whereas they were grabbing the bather and stiffly
tied him to keep him from going at the man who robbed him of
his clothes without even allowing the bather to vindicate…

Ils accueillent donc le premier dans leur bras et lui font un
rempart de leurs corps, tandis qu’ils se saisissent du baigneur
et le ligotent étroitement pour l’empêcher de faire du mal à
celui qui lui a pris ses effets, sans même lui laisser le temps
de s’expliquer…

Translated by

Digui Sangala Yao Clément Carmel

André Raponda Walker,
Contes Gabonais,
Présence Africaine,

L’UNION FAIT LA FORCE

UNION MAKES STRENGTH

Lorsqu’une plante est seule, ne trouvant point l’abri contre
l’ardeur du soleil, elle languit et se dessèche, et meurt.
Lorsque l’homme est seul, le vent de la puissance le courbe vers
la terre, et l’ardeur de la convoitise absorbe qui le nourrit.
Tant que vous serez désunis, et que chacun ne songera qu’à soi,
vous n’aurez rien à espérer que la souffrance et malheur et
oppression.

When a plant grows single without any shelter from
intense sunshine― it wilts, dries up and passes away.
When a human being is single― the breath of power
bends him/her down and the weight of covetousness
absorbs his/her supplier.
As long as you are separate and selfish, you’re to only
expect nothing but misfortune and oppression.

Qu’y a-t-il de plus faible que le passereau, et de plus désarmé que
l’hirondelle ? Cependant quand parait l’oiseau de proie, les
hirondelles et les passereaux parviennent à le chasser, en
rassemblant autour de lui et en le poursuivant tous ensemble.
Prenez exemple sur le passereau et sur l’hirondelle.
Celui qui se sépare de ses frères, la crainte le saisit quand il
marche, s’assied près de lui quand il se repose, et ne le quitte pas
même durant son sommeil.

Is there anything weaker than passerine and, more
vulnerable than swallow? Yet, when the bird of prey
turns up― both swallow and passerine succeed in
chasing it away by surrounding and pursuing it together.
Follow the example on passerine and swallow.
Anyone who breaks up with their peers― fear numbs
them when they walk, it sits near them when they take a
rest―and stays over by their side even when they sleep.

Donc, si l’on vous demande : " combien êtes-vous ?""Nous
sommes un, car nos frères, c’est nous, et nous c’est nos frères."
Dieu n’a fait ni petits ni grands, ni maitres ni esclaves : il a fait
tous les hommes égaux.

Thus, if someone asks you how many you are― tell
them: ‘We are one, we incarnate our brothers and our
brothers incarnate us’. God hasn’t made some people
'subhuman ‘and other people 'supermen’ nor some
'masters' and some ‘slaves’ but God created all the
human beings equal.

Mais entre les hommes, quelques-uns ont plus de force ou de
corps, ou d’esprit, ou de volonté, et ce sont ceux-là qui cherchent
à assujettir les autres, lorsque l’orgueil ou la convoitise étouffe en
eux l’amour de leurs frères.

Yet, some men are particularly very strong, very
chubby―very witty― very willing and it’s these very men
who seek to enslave those who are not, when their pride
or lust clogs the love for their brothers.

Et Dieu savait qu’il en serait ainsi, et sait pourquoi il a commandé
aux hommes de s’aimer, afin qu’ils fussent unis et, et que les
faibles ne tombassent point sous l’oppression des forts.
Ainsi les faibles ne craindront rien lorsque, s’aimant les uns les
autres, ils seront unis véritablement.

Yet, God knows such a thing will happen― that’s the
reason why he has ordered the human beings to love one
another that they could get united lest the oppression of
the strong should not ever consume the weak.
Thus, through reciprocal love the weak will fear
nothing― then they will genuinely be united.

Lamennais, Paroles d’un croyant,
Extrait du livre unique de
Français
de l’écolier africain
Translated by Digui

Sangala Yao Clément Carmel

RIEN NE SERT DE COURIR

IT’S NO USE RUSHING

Un jour, les hommes allèrent en masse trouver le Bon
Dieu. Ils lui dirent qu’ils venaient lui demander la
suppression de la mort pour les vieillards et surtout pour
les jeunes et les bébés innocents.

One day, a large crowd of men called on the Great Lord and
asked him to abrogate the death of the old, that of young
people―and chie y that of innocent babies.

Dieu, toujours clément, ne leur dit pas non. Cependant, il
leur parla ainsi :"De retour chez vous, vous vous
concerterez et vous m’enverrez deux émissaires : l’un
viendra me demander la suppression de la mort et l’autre
son maintien pour les hommes sur la terre."

God who is eternally merciful didn’t object to that at once,
he rather said this―' When you’re back home, confer and
send me two emissaries― one of them will request the end
of death in favor of men down there and the other
one―the opposite.

Contents, ils retournèrent dans leurs villages. Ils se
concertèrent, ils se mirent d’accord. Ils envoyèrent au bon
Dieu le chien pour lui demander de supprimer la mort
pour les hommes sur la terre. Pour son maintien, ils
dépêchèrent auprès du Bon Dieu le patient et lent
caméléon.

They gleefully returned to their respective villages. They
conferred and agreed. Thus, they sent the dog to request
the end of death in favor of men and for the persistence of
death ―they sent the chameleon which is pa ent and slow.

Sur la même ligne de départ, les deux émissaires
partirent, le chien comme une flèche et le caméléon de sa
lenteur patiente.
Le chien, en chemin s’attarda auprès d’une ménagère qui
cuisait dans un canari un breuvage pour son bébé. Le
chien s’attarda longtemps croyant que c’était de la viande
que la ménagère attentive préparait. Il espérait que celleci lui jetterait un os.

The two emissaries started the race on the same starting
line and went o ―the dog like an arrow (or bullet) but the
chameleon went slowly with patience.
Halfway, the dog stopped over at a housewife’s who was
cooking in a clayey pot a beverage for her baby. The dog
stayed there for a long time thinking that the attentive
woman was cooking meat. He expected her to throw a bone
at him.

Quand la ménagère eut achevé de préparer le breuvage
pour son bébé, le chien mendiant s’aperçut que ce n’était
pas de la viande qui cuisait dans le canari. Alors il se
souvient de sa mission. Il repartit à la vitesse d’un bolide.
Mais, déjà, le lent et patient caméléon avait fait du
chemin.

When the woman finished cooking the beverage for her
baby, the begging dog realized it wasn’t meat which was
inside the boiling pot. Then he recalled his mission and
dashed off like a racing car.
Meantime, the chameleon being slow and patient had
moved further.

Aussi, quand le chien arriva en hâte chez le Bon Dieu, le
caméléon lui tendit le message du maintien de la mort
pour les hommes sur la terre.
Rien ne sert de courir, il faut partir à point. La mendicité
est la pire des maladies, ajoute l’Afrique.
Boubou Hama,
Contes et légendes du Niger, tome
3

In addition, when the dog rushed to meet the Great
Lord―he found the chameleon ge ng the message which
allows the persistence of death related to human beings.
It is useless to dash off, the main thing is to achieve the goal.
Africa, in addition, mentions that begging is the worst of
vices.
Translated by Digui

Sangala Yao Clément Carmel

Traiteur des bonnes affaires mais trop
jeune

A very young businessman

Tous les samedis, Kofi et son père se rendait au rivage pour aider
les pêcheurs à rapporter du poisson.

Every Saturday, Kofi and his father used to go to the beach to
help the fishermen bring in the fish.

Au fur et à mesure que l’on faisait atterrir chaque prise sur la
berge, tous ceux qui y avaient prêté assistance recevaient en
petite ou grande quantité et ce, selon l’importance de la pêche de
par la sœur ou le patron de la compagnie.

As each catch was landed on the beach, all those who had
helped were given some fish, more or less according to the size
of the catch, by the sister, by the master of the company. My
father always his share of the fish to me to guard while he went
to help another company.

Mon père me confiait toujours la garde de sa part de poisson
lorsqu’il allait aider une autre structure. Au début, je m’asseyais à
côté, surveillant patiemment et fièrement le tas de poisson. Mais
par la suite une bande d’amis passa me voir, ils riaient tout en
jouant.

At first, I sat there, patiently and proudly guarding the growing
pile of fish. But then a group of my friends came by, laughing
and playing.

Ils m’y invitèrent et j’abandonnais mon poste pour les rejoindre au
jeu pour quelques petites minutes, mais toujours en jetant des
clins d’œil en direction du tas de poisson mais un seul dans la
direction (ou pourrait apparaitre) la silhouette de mon père. Si
quelqu’un s’approchait tout près des poissons ou si mon père
surgissait dans ma direction je me retournais précipitamment à
mon poste. Cependant, la matinée était longue et torride pour moi
qui n’avais que cinq ans. La fatigue, la faim et la soif me gagnèrent.
Les vendeurs d’aliments défilaient au milieu des pêcheurs portant
sur la tête des plateaux contenant des gâteaux, des fruits et des
friandises à (vous) mettre l’eau à la bouche. Je regardais ces
aliments avec délectation mais n’ayant la moindre pièce d’argent
avec laquelle je pouvais acheter de ces choses. Alors, un jour
j’innovai quelque chose qui dut m’égarer dans les dédales de la
fourberie que finalement il me fut incapable de m’en défaire. Je
réalisai que les vendeurs acceptaient ce troc : le poisson contre
leurs marchandises.

They invited me there and I left my post to play with them for a
few minutes, but always with frequent glances at my pile of fish,
and with one eye on the figure of my father.
If anyone came too near my fish, or if my father turned in my
direction, I hurried back to my post. But the morning was long
and hot and I was five years old. I became tired, hungry and
thirsty. Food-sellers went to and fro among the fishermen, with
trays of tempting cakes, fruits and sweets upon their heads. I
looked longingly at the food, but I had no money to buy things
with. Then, one day, I made a discovery which was to lead me
into such a tangled web of deception that I was in the end
unable to extract myself from it. I discovered that the foodsellers would accept fish in payment for their wares.

Au tout début je troquai le menu fretin du tas de poisson qu’on
me confia contre une orange ou contre une tige de canne à sucre.
Par la suite je troquai un gros poisson contre des gâteaux et des
friandises et je les partageai avec mes amis. Enfin, un beau jour il
arriva que dans un élan maladroit de bienveillance ou afin de me
tailler une renommée, j’échangeai tout le tas de poisson en ma
possession contre la nourriture et je la distribuai à tous les enfants
qui affluaient autour de moi.
Dans la demi-heure qui suivit, l’angoisse me saisit pendant que
j’attendais mon père. Enfin, je le vis qui venait.
Aussitôt il me demanda :«où sont passé mes poissons ?»
Je les ai envoyés à grand-mère dis-je.

I began by exchanging the smallest fish in my charge for an
orange, or a piece of sugar cane. Then, with a larger fish, I
bought cakes and sweets and shared them with my friends. At
last, the day when, in a reckless burst of goodwill, or bid for
popularity, I exchanged my whole pile of fish for food, and
distributed it among all the children who came crowding round
me.
During the next half-hour, while I waited for my father, I was in
agony. At last, I saw him coming.
«Where are my fish? He asked at once.
"I sent them to grand-mother".
FRANCIS SELORMEY, the narrow path.

Translated by

Digui Sangala Yao Clément Carmel


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