Diagnostic SCOT ASB approbation .pdf



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pièce n 1.1
EN VUE DE L’APPROBATION DU 17 DECEMBRE 2013

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

Diagnostic

Réalisation : PROSCOT

GESTION DU DOCUMENT
REFERENCES DU DOCUMENT
1.1 DIAG SCOT ASB APPROB.docx
4.0
30/10/2013

Référence interne
Version.révision
Date

REDACTION DU DOCUMENT
Nom
Loïc de CHATEAUBRIANT, Marielle FROSINI et Philippe PLANTAGENEST
Véronique BISSON, Didier DELZOR, Samuel GAUTIER

Rôle
Auteurs principaux
Autres auteurs
Contributions
Contrôle qualité

Anne VANNIER

SUIVI DES MODIFICATIONS DU DOCUMENT
Indice
V1.0
V2.0
V3.0
V4.0

Date
26/04/2009
2/11/2012
25/02/2013
30/10/2013

Origine de la modification
Version d’origine
Actualisation du diagnostic
Finalisation du diagnostic
Version d’approbation

Contenu de la modification
Mise à jour des données
COPIL prise en compte des avis émis sur le projet de SCOT arrêté

Le présent document été réalisé sous l’égide du groupement « PROSCOT », sous la direction de Loïc de Châteaubriant, pour le compte de la Communauté de Communes Arc Sud Bretagne.

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

1.
2.
3.

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

Page 1 sur 235

INTRODUCTION GENERALE :
LE CADRE DE L’ELABORATION DU SCOT

1.

2.

Page 2 sur 235

LE POSITIONNEMENT EXTERNE : D’UN ENSEMBLE
DE PAYS-CHARNIERES A UN TERRITOIRE DE FLUX
LA CONSTRUCTION INTERNE : DE LA COOPERATION
INTERCOMMUNALE A LA DYNAMIQUE DE SCOT

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

1

LE POSITIONNEMENT EXTERNE : D’UN ENSEMBLE DE PAYSCHARNIERES A UN TERRITOIRE DE FLUX

Les Pays de Muzillac et de la Roche-Bernard appartiennent historiquement à un
ensemble de territoires qui ont joué un rôle charnière très ancien entre les différentes
composantes de cette partie orientale de la Bretagne, alors en cours de constitution. Les
traces s’en sont maintenues avec beaucoup de persistance jusqu’à un passé qui n’est
pas si lointain, et elles se sont trouvées, en quelque sorte, renouvelées à bien des
égards, dans le contexte beaucoup plus récent de segmentations et de jeux d’influence
plus contemporains.
Au haut moyen-âge, le territoire du Scot appartenait en majeure partie à l’ancien comté
de Vannes, qui incluait Redon, et dont la frontière orientale délimitait à l’est l’aire initiale
de colonisation de la péninsule armoricaine par les bretons, à compter du Vè siècle de
notre ère. Cette limite franchissait la Vilaine à La Roche-Bernard, pour englober cette
partie de l’ancien évêché de Nantes que constitue la presqu’île guérandaise, laissant les
paroisses de Nivillac et de Saint-Dolay dans l’aire d’influence romane et nantaise.
L’expansion ultérieure de la Bretagne au sud et à l’est, a définitivement fait perdre au
territoire son rôle de frontière politique à compter du IXè siècle, mais il en a gardé une
empreinte profonde, puisque c’est là que va se fixer du XIIè au XIXè siècle, la frontière
linguistique au nord de la Vilaine, entre Basse-Bretagne et Haute-Bretagne, entre langue
celtique, le breton, et langue romane, le gallo (la ligne la plus orientale des toponymes en
« Ker », par opposition à leurs correspondance romanisée en « Ville/Car », traverse très
exactement le territoire du nord au sud). Cette frontière est loin de n’être que
linguistique, car elle correspond, en outre, presque exactement au tracé de la limite la
plus orientale de l’ancien mode d’exploitation foncière, exclusivement bas-breton,
constitué par le bail à convenant ou domaine congéable.

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

Page 3 sur 235

Le territoire se trouve donc, comme tout le Pays de Redon, placé dans une
très ancienne zone de confrontation et de transition entre plusieurs
influences, dont l’un des marqueurs est constitué par la Vilaine : évêché de
Nantes au sud, évêché de Vannes au nord ; partie gallo du pays de Redon
(ou « haut pays ») à l’est, partie brittophone (ou « bas-pays » à l’est),
C’est en même temps, avec l’ensemble du Pays de Redon, une zone clé de
passage terrestre, bordée au nord et au sud par des zones de marais : la
très ancienne voie romaine de Nantes à Vannes passe juste au nord-est du
territoire via Rieux et Allaire. Par voie maritime, les ports de Pénerf, de
Billiers, ou de La Roche-Bernard, sont, dès le moyen-âge, des points
d’échanges actifs avec l’extérieur. La Vilaine constitue enfin un axe majeur
de pénétration et de commerce, dès le haut-moyen âge, dont le rôle sera
conforté par sa canalisation ultérieure jusqu’à Rennes.
Cette vocation de territoire de contact et de passage des Pays de Muzillac
et de La Roche-Bernard s’est trouvée mise à jour et renouvelée avec une
continuité étonnante, dans le nouveau contexte créé par les flux et les voies
d’échange de l’époque contemporaine.

Redon – Rennes
(futur)
Vannes-Rennes

Nantes-Brest

C anal
de N antes à
Br est
Liaison
Manche-Océan

Nantes-Brest

Le développement récent du tourisme nautique et fluvial a renouvelé le rôle structurant de la Vilaine et du littoral pour le développement du territoire, qu’ils
mettent en relation avec des axes de développement touristique en progression (« liaison Manche-Océan » par les canaux vers Rennes et St Malo, pénétration
vers la Bretagne intérieure via le canal de Nantes à Brest).
La construction de la voie express Nantes-Brest, qui s’est effectuée au milieu des années 70, pour la section qui traverse le territoire, a placé celui-ci sur une
des voies majeures de transit en Bretagne, l’a rapproché de Nantes et de Vannes, en même temps que la mise en service de la liaison rapide entre Rennes et
Vannes confortait le développement accéléré de cette dernière. Au nord, la construction en cours de la liaison Vannes-Redon via le pays de Questembert,
rapproche le territoire d’une nouvelle zone en développement potentiel fort.
Pour l’avenir, la progression de la liaison rapide Rennes-Redon pose avec de plus en plus d’acuité la question du contournement ouest de Redon et de la
réalisation de sa liaison avec Saint-Nazaire, pour laquelle l’une des solutions envisageables peut consister à traverser le territoire. De façon complémentaire,
au sud, la prolongation jusqu’à Guérande de la voie express Nantes-Saint-Nazaire tend potentiellement à encourager les synergies avec les pôles de la
presqu’île guérandaise, la question de l’achèvement de la route bleue au-delà d’Herbignac restant ouverte. Enfin, le projet de construction de l’aéroport de
Notre-Dame-des-Landes peut mettre le territoire à moins d’une heure d’une infrastructure majeure de transport aérien.

Page 4 sur 235

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

De façon plus générale, les pays de Muzillac et de La Roche-Bernard se trouvent désormais placés
au cœur d’un espace en croissance, et au carrefour de deux axes forts de développement
démographique et économique, tendant, pour l’un, à mettre l’expansion de l’aire rennaise en relation
avec celle de l’aire vannetaise, et l’autre, à prolonger le long de l’axe ligérien et du littoral, la
dynamique de l’aire nantaise, vers l’ouest et vers le nord.

Rennes (97 kms)

Lorient (95 kms)

Vannes (39 kms)

Au-delà d’un positionnement privilégié à
proximité de l’agglomération vannetaise,
les Pays de Muzillac et de La RocheBernard se trouvent donc désormais
confrontés à un jeu complexe d’influences
en provenance de polarités multiples
issues d’un espace en forte croissance .

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

Redon (29 kms)

St Nazaire (41 kms)
Nantes (95 kms)

Page 5 sur 235

2

LA
CONSTRUCTION
INTERNE :
DE
LA
INTERCOMMUNALE A LA DYNAMIQUE DE SCOT

COOPERATION

La coopération intercommunale
Si les Pays de Muzillac et de La Roche-Bernard sont ainsi marqués par leur ouverture aux influences d’un ensemble de pôles de développement qui les
environnent, ils n’en sont pas moins entrés, depuis une période déjà ancienne, dans une logique d’organisation progressive de l’intercommunalité, qui tend
peu à peu vers la construction en commun d’un projet de territoire.
Du côté de la communauté de communes de Muzillac, la dynamique de
coopération intercommunale a été amorcée dès les années 60, avec la création
du Syndicat pour l’aménagement rural de la région de Muzillac (SIPAR), qui
CC
du
Pays
CC du Pays
existe encore et qui assure l’adduction en eau potable du secteur. Ce syndicat
de
La
Roche-Bernard
Noyal- Muzillac
de Muzillac
détenait une vocation unique (SIVU) mais il répondait déjà à la préoccupation
inscrite dans ses statuts de développer et d’aménager le secteur de Muzillac.
Le Guerno
Péaule
La création du Sivom du canton de Muzillac, en 1970, a permis de progresser
Ambon
Saint-Dolay
dans cette voie, en élargissant la coopération à l’ensemble du canton et en
Muzillac
Marzan
couvrant un ensemble large de missions. L’évolution dans ce sens s’est
Nivillac
trouvée confirmée avec la mise en place, à compter de 1995, de la
Billiers
Damgan
La
Roche-Bernard
Arzal
communauté de communes du Pays de Muzillac. Composée de 5 communes
lors de sa création, son périmètre a progressivement été élargi aux huit
communes du canton de Muzillac, et ses compétences étendues à un grand
nombre de domaines, tandis que le passage à la taxe professionnelle unique
(TPU) était réalisé le 1er janvier 2001.
Du côté de la communauté de communes de la Roche-Bernard, la coopération intercommunale s’est mise en place dans un périmètre géographique
relativement large, regroupant au sein d’un SIVOM une quinzaine de communes situées au sud du bassin de Redon, les unes sur le département du Morbihan
et les autres sur le département de la Loire-Atlantique. La mise en place de la communauté de communes de La Roche-Bernard s’est mise en place à
compter de 1995, regroupant 4 des 8 communes du canton de la Roche-Bernard. L’intercommunalité a opté pour la TPU à compter de 2003. Le SIVOM a
toutefois survécu à la création des différentes intercommunalités, dont celle de la Roche-Bernard, auxquelles ont respectivement adhéré les communes
membres, et sa disparition constitue désormais une perspective logique.
Dans le prolongement de la double dynamique initiée au sein des deux intercommunalités, la réflexion a été engagée en vue de conduire à leur fusion.

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SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

Eléments d’actualisation du diagnostic en 2012
En janvier 2011, la Communauté de communes d’Arc Sud Bretagne a été créée suite à la fusion des deux intercommunalités antérieures, à savoir les
communautés de communes du Pays de Muzillac et du Pays de La Roche-Bernard.
Le Préfet du Morbihan, Jean-François SAVY, a indiqué au sujet de cette nouvelle entité intercommunale les points suivants :
« La Communauté de Communes ARC SUD BRETAGNE créée en janvier 2011 est la première intercommunalité née de la fusion de deux communautés
de communes dans le Morbihan.
« Cette nouvelle entité intercommunale structure une grande partie des territoires du Sud-Est du Département. Bien que récente, elle se présente déjà
comme un succès et comme un symbole pour l’évolution des territoires.
« En effet, dans le cadre du schéma départemental de coopération
intercommunale, un travail important est actuellement mené par l’Etat
et les élus des collectivités de l’ensemble du département pour faire
évoluer l’intercommunalité dans le Morbihan.
« Je souhaite que la communauté de communes Arc Sud Bretagne
soit un exemple pour les réorganisations intercommunales à venir
notamment en termes de mutualisation de services. Qu’elles soient
empreintes de la même vision, de la même concertation et de la
même ambition que celles qui ont permis à Arc Sud Bretagne de voir
le jour. »
Nota : des développements placés à la fin de chaque chapitre,
permettent d’introduire des éléments de mise à jour à 2012 par
rapport à la version initiale du présent diagnostic, élaborée en avril
2009, dans le souci de vérifier que les enjeux alors dégagés restaient
d’actualité, et toutes les fois qu’il a paru utile d’exploiter des chiffres
ou des données plus récentes devenues disponibles. Sept ateliers
spécifiques se sont déroulés sur ces bases actualisées, en juin 2012,
en préalable à l’engagement des travaux d’élaboration du DOO.

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

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La dynamique de SCOT
C’est dans ce contexte qu’intervient le processus de Scot.
Le maître d’ouvrage en est le Syndicat mixte du Scot de l’intercommunalité d’Arc Sud Bretagne, portée initialement par les CC des Pays de Muzillac et de La
Roche-Bernard, créé par arrêté préfectoral du 3 mai 2007.
Le périmètre en a été validé par arrêté préfectoral en date du 6 juillet 2007.
Il comprend les 12 communes de la CC Arc Sud Bretagne, dont la liste figure ci-contre, avec leur population légale aux 1er janvier 2006 et 2009, précédée du
rappel de leur population au recensement du 1er janvier 1999.
On voit donc que le processus de Scot intervient à un moment-clé de l’évolution des communes et des intercommunalités vers l’approfondissement de leur
coopération et vers l’élargissement de son périmètre. Cette dimension d’élaboration d’un projet stratégique partagé constitue l’un des éléments fondateurs de
la dynamique de Scot en cours d’amorçage. La perspective d’élaboration en commun d’un cadre de développement maîtrisé pose en creux la question de
l’identification des convergences des différentes composantes du territoire du Scot autour d’une identité commune et de la capacité à faire exister cette
nouvelle entité au milieu du jeu des influences multiples qui l’entourent. Ce double enjeu de construction des équilibres internes et de positionnement vis à vis
de polarités externes fortes et diverses constitue les deux faces indissociables d’une même démarche et il sera, sans aucun doute, la clé du processus de
Scot qui s’engage à présent.

Page 8 sur 235

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

EVOLUTIONS ET PREVISIONS DEMOGRAPHIQUES
Les phénomènes démographiques constituent un champ d’études privilégié dans un Scot, car ils présentent la double caractéristique d’en être à la fois des
contraintes et des enjeux.
Les phénomènes démographiques constituent des contraintes pour un Scot, au sens où le spectre des futurs possibles en considération desquels le Scot doit
désigner des perspectives d’avenir souhaitées pour un territoire et en favoriser la réalisation, est nécessairement conditionné par la population présente sur le
territoire à l’horizon de réalisation du Scot, à la fois au titre de sa capacité à générer des ressources économiques par son activité, et au titre des dynamiques et
des besoins potentiellement attachées à ses caractères intrinsèques : son niveau de formation, ses traits culturels, son état sanitaire, sa structure d’âge, …
Les phénomènes démographiques constituent simultanément un enjeu pour un Scot, au sens où leur évolution est largement influencée par les politiques que le
Scot a vocation à impulser, au travers de son PADD, et à positionner dans le champ de l’urbanisme, au travers de ses orientations générales. L’évolution de la
population, en nombre et dans ses caractéristiques, est, en effet, largement liée aux conditions dans lesquelles évoluent l’attractivité du territoire et sa qualité de
vie. Le Scot a largement vocation a influer sur leurs déterminants, au travers de l’ensemble des champs très variés sur lesquels il doit se prononcer : logement,
transports et déplacements, commerce et services, environnement naturel, risques, …

Cette partie traitera successivement des points suivants :
-

Un territoire rural entre deux agglomérations

-

Des flux migratoires qui déterminent une rupture démographique, à partir de 1999, et qui place le
territoire entre croissance et instabilité

-

Une démographie désormais commandée par l’économie des flux

-

Des populations qui se croisent et des communes qui s’adaptent de manière diversifiée

-

Des perspectives crédibles de rajeunissement

-

Un desserrement ralenti des ménages

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

Page 9 sur 235

Une base démographique de caractère rural
La population du SCOT a atteint un peu plus de 23 200 habitants en 2006 (¹). Ce petit territoire de douze communes se trouve placé entre deux zones de plus
population
fortes pressions démographiques et urbaines, respectivement centrées,Répartition
au nord, de
surla un
couloirtotale
allant de l’agglomération rennaise jusqu’à celle de Vannes, et, au
par
secteurs
du
Scot
. 2007)
sud, le long du couloir ligérien, de l’agglomération de Nantes à celle de Saint-Nazaire et à(estim
la presqu’île
guérandaise.
Population sans
double comptes
1999

Population
municipale
2006

Evolution
annuelle
(en %)

Evolution
annuelle
(en valeur)

L a   R o c he   B e rna rd

Muzillac

3 805

4 322

1,84%

74

4%

Nivillac

3 192

3 618

1,81%

61

Péaule

2 206

2 426

1,37%

31

Noyal-Muzillac

1 920

2 225

2,13%

44

Saint-Dolay

1 977

2 107

0,91%

19

Marzan

1 695

1 852

1,27%

22

Ambon

1 255

1 516

2,74%

37

Damgan

1 327

1 456

1,33%

18

Arzal

917

1 321

5,35%

58

Billiers

705

892

3,42%

27

La Roche-Bernard

796

761

-0,64%

-5,0

N iv illa c

Le Guerno

582

717

3,02%

19

15%

total Scot

20 377

23 213

1,88%

405

Nom de la
commune

S a int-­‐ D o la y
9%

A m bo n
7%

A rza l
6%
B illie rs
4%

P éa ule

D amg an

10%

6%
L e   G ue rno
3%

N o ya l-­‐ M uzilla c
M a rza n

10%

8%

M uzilla c
18%

Densités com parées (au Km 2) (2006)

112

113

120

102

100
66

80
60
40

Dans ce contexte, le territoire du Scot se présente, de premier abord, comme un territoire à
dominante rurale de Bretagne, caractérisé par une densité de population relativement peu élevée,
et par une distribution assez peu concentrée de sa population entre des communes de taille
moyenne : il ne compte aucune commune de moins de 500 habitants, et la population cumulée
des 6 premières communes les plus peuplées est un peu supérieure aux 2/3 de la population
totale.

20

(¹) Ce chiffre correspond à la population municipale au 1/01/06 établie par l’Insee, c’est-à-dire à la population ayant sa

0
F ra nc e

Page 10 sur 235

B re t a g ne

M o rb iha n

S C OT

résidence habituelle sur le territoire de la commune. C’est la définition la plus proche de la notion de population sans
double compte utilisée lors des précédents recensements.

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

Une rupture démographique spécifique au territoire à compter de 1999
Le territoire du Scot a connu des rythmes d’évolution très divers de sa population. Sur longue
période, trois phases se succèdent. Des années soixante jusqu’au milieu des années 70, le
nombre d’habitants stagne ou régresse légèrement. Du milieu des années 70 à la fin des années
90, la population augmente au rythme modéré de 0,56% l’an. Puis, de manière continue depuis la
fin des années 90, la croissance s’accélère de manière spectaculaire, au rythme moyen de 2%
l’an sur la période. De 1999 à 2007, la population du territoire s’est accrue de 18%. Ce
changement de rythme s’analyse au-delà d’une inflexion comme une véritable rupture, révélatrice
de l’action de phénomènes nouveaux qui méritent d’être analysés.

Evolution de la population totale 1962 - 2007 (estim. SCOT)
2 5   0 0 0

24 045
2 3   0 0 0

2 1   0 0 0

17   0 0 0

Taux comparés de croissance annuelle

(indice 100 en 1990)
2,50%

15   0 0 0

125

2,00%

120

1,50%

115
110

1,00%

105

0,50%
100

0,00%

95

1994

1996

1998

2000

2002

17 460

17 369

17 799

2004

2006

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

2001

Antérieurement à 1999, la population évolue peu
ou prou au même rythme que le département du
Morbihan ou que la région Bretagne. Le pays de
Vannes, en revanche, dont la croissance est très
intense depuis le milieu des années 60, surpasse
largement cet ensemble de référence. A compter
de 1999, c’est, au contraire, le territoire du Scot qui
voit ses taux de croissance annuelle l’emporter.

19 6 2

130

1992

18 910

Evolutions comparées des populations totales

de la population totale (en %)

t0  =  pério de

20 377
19 547

19   0 0 0

2002

2003

2004

2005

2006

2007

19 6 8

19 75

19 8 2

19 9 0

19 9 9

2007

1982-­‐90

F rance

B retag ne

M o rbihan

S C OT

Pays   d e   V annes

Croissance annuelle de la population (1990-1999)
Ecarts à la réf érence par taille de communes de la région Bretagne

3%
2%
1%
0%
-1%

99/90

réf

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

France

Bretagne

Morbihan

SC OT

P ays  de  V annes

Au regard de la comparaison à des
références différentes constituées par
les taux moyens de croissance des
communes de mêmes tailles de la
région Bretagne, un constat s’impose :
des facteurs spécifiques au territoire
jouent à compter de 1999, et jouent
pour
la
presque
totalité
des
communes, là où leurs performances
respectives étaient très disparates
avant cette date.

Croissance annuelle de la population (1999-2006)
Ecarts à la réf érence par taille de communes de la région Bretagne

6%
5%
4%
3%
2%
1%
0%
-1%

06/99

ref

Page 11 sur 235

Entre instabilité et croissance démographique

Taux annuel d'évolution de la population totale
2,5%
2,0%

La rupture manifestée par la démographie du territoire, à compter de 1999,
est directement liée à des flux migratoires nets, dont la contribution devient
extrêmement positive, à compter de cette date. Ces flux migratoires
concernent, pour une large part, une population jeune, ainsi qu’en atteste le
redressement des soldes naturels dès l’année 2000 (excédent des
naissances sur les décès).

1,5%
1,0%
0,5%

0,0%
1991

1993

1995

1997

1999

2001

2003

2005

2007

-0,5%

évolution totale

dû au solde naturel

dû au solde m igratoire

Ces facteurs conduisent à anticiper la poursuite éventuelle d’une croissance démographique forte sur le territoire, sous l’effet direct de soldes
migratoires positifs, dès lors que les flux migratoires constatés au cours de la dernière décennie viendraient à se prolonger, mais aussi sous
l’effet de la poursuite du redressement des soldes naturels, dès lors que ces flux migratoires sont le fait d’une population jeune en âge d’avoir
des enfants. Ces facteurs éclairent un avenir démographique du territoire oscillant entre instabilité et croissance.

1991

1993

1995

1997

1999

Taux de natalité Scot
Taux nat B4

Page 12 sur 235

2001

2003

2005

Taux nat Fr
Taux nat Morbihan

2007

1,1%
0,9%
0,7%

Taux de natalité Scot

Taux de m ortalité Scot

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

2007

2005

2003

2001

1999

0,5%

1997

0,9%

1,3%

1995

1,1%

Taux de natalité et de m ortalité

1993

1,3%

L’excédent
naturel
reconstitué
s’explique, en effet, avant tout, par la
remontée des taux de natalité, reflet
de l’arrivée d’une population jeune,
davantage que par l’effet, du reste,
largement
structurel,
et
pas
principalement local, de la baisse des
taux de mortalité. Les taux de natalité
du territoire, s’inscrivent, dès lors,
dans une marge de variation autour
de la moyenne nationale, elle-même
supérieure
aux
moyennes
de
référence
départementale
et
régionale.

1991

Taux com parés de natalité
1,5%

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

La démographie comme porte d’entrée dans l’économie des flux ?
Les phénomènes migratoires à l’œuvre sur le territoire se
déduisent assez aisément de l’analyse des variations de
population par communes depuis 1962. A l’exception de
Muzillac, qui doit à son caractère de pôle local assis de
longue date de connaître une croissance de sa population
depuis les années 50, c’est au cours des 40 dernières
années que les flux migratoires ont déterminé un
renversement, pour la plupart des communes, de la
tendance à la contraction de leur population installée depuis
la première moitié du XXè siècle.
Trois phases se succèdent :







à compter du début des années soixante, une
première rupture dont les effets sont visibles dès
1975, amène un secteur constitué des deux
communes côtières de Damgan et Billiers à
rejoindre
Muzillac
dans
la
croissance
démographique ;
une deuxième rupture se produit au milieu des
années 70, déterminant l’essor démographique de
deux groupes de communes, le long de la nouvelle
voie express RN 165, et autour successivement
des deux points d’entrée constitués par La RocheBernard/Nivillac et par Muzillac ;
une troisième forte rupture se produit en 1999,
accélérant la croissance de l’ensemble, et
déterminant le début du rattrapage d’Arzal.

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

E vo lutio n  c o mparée  et  de  lo ng-­‐terme  de  la  po pulatio n  to tale  
par  c o mmunes  (indic e  100  en  1962)

200
Muzillac
Billiers
Damgan

180

Nivillac
Marzan
Péaule

Le Guerno
NoyalMuzillac

Ambon

Arzal

160
140
120
100
80
60
1962

1968

1975

1982

1990

1999

2006

La  R o che  B ernard

S aint-­‐Do lay

M arzan

Péaule

N o yal-­‐M uzillac

N ivillac

S C OT

B illiers

Le  G uerno

A rzal

A mbo n

Damg an

M uzillac

Page 13 sur 235

Impulsion 2bis
dès 1975

Tout se passe donc comme si :

Impulsion 3
dès 1982



à l’essor ancien et présentant une certaine autonomie, des communes
littorales bénéficiant d’une attractivité balnéaire (Damgan notamment)
(phase 1),



a succédé, pour les communes qui ne disposent pas de cet atout, une
croissance portée par l’accessibilité liée à la mise en service de la voie
express RN 165, d’abord selon une logique de développement autour des
polarités existantes, soit successivement La Roche-Bernard-Nivillac
(phase 2) et Muzillac (phase 2 bis),



puis de plus en plus nettement sous la dépendance de l’essor de Vannes,
détectable dès 1982 (phases3 et 4), et surtout à compter de 1999, pour
tout le territoire

Impulsion 2
dès 1975

Impulsion 1
dès 1962

Impulsion 4
dès 1999

Stabilité ou perte
démographique

Phasage de la croissance démographique des communes du SCOT (1962 – 2007)

Seules St Dolay et La Roche-Bernard restent en-dehors de ce mouvement de croissance de long-terme. Pour La Roche-Bernard, la taille du territoire de la
commune contraint de manière absolue sa croissance. Pour Saint-Dolay, on ne peut qu’observer que cette commune, a contrario des autres, située davantage
à l’écart de la RN 165, ne se trouve pas sur un axe de flux importants et ne bénéficie pas de l’atout littoral.
Quatre phénomènes se conjuguent donc dans l’explication de l’essor démographique du territoire :






le caractère polarisant de Muzillac, sensible dès les années 50,
l’attractivité des communes littorales, sensible dès le début des années 60,
l’entrée dans l’économie des flux permise par la mise en service de la voie express RN 165, sensible à partir de la fin des années 70,
et enfin, la démultiplication de cet effet, à compter de 1999, sous la poussée de la démographie de l’agglomération vannetaise, y compris sur le littoral.

Dans ce contexte, les différentes communes ont réagi avec une rapidité et une intensité variables, attachant un caractère un peu disparate à
leurs parcours respectifs. En revanche, deux traits communs s’affirment avec netteté : le caractère déterminant, mais qu’elles subissent par
nature, des flux liés à l’accessibilité permise par la RN 165, et l’intensité forte, voire la violence relative des flux induits par la projection
démographique de l’agglomération vannetaise depuis 1999.

Page 14 sur 235

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

Le s   d if f ére nt e s   t ra nc he s   d ' âg e   d e   19 9 0   à   2 0 0 7

Une population cache l’autre ?
6 , 52 %

10 0 %

14 , 4 5%

90%

La forte rupture intervenue dans les flux démographiques du territoire,
à compter de 1999, détermine une situation actuelle composite, où se
superposent une structure démographique ancienne de territoire rural
modérément vieilli et les strates issues de flux migratoires récents
mais très intenses, et concernant essentiellement une population de
jeunes adultes.

7, 52 %

9 , 11%

18 , 16 %

16 , 3 5%

2 4 , 8 7%

2 7, 4 6 %

2 4 , 57%

23,48%

24,88%

2 3 , 59 %

80%
22,36%

70 %
60%
50 %

26,98%

40%
30%
29,69%

20%
10 %
0%

19 9 0

mo ins   d e   2 0   a ns

Structure par âges - Variations com parées 2007 - 1999

2%
1%

19 9 9

2 0 /3 9   a ns

2007

4 0 /59   a ns

6 0 /74   a ns

75   a ns   e t   p lus

Cette situation commence à transparaître dans les évolutions de la
structure par âges de la population de 1999 à 2007. A l’échelle du territoire
pris dans sa globalité, le process de vieillissement de la population du
territoire se trouve très ralenti de manière absolue, ainsi que relativement
aux autres références (département, région Bretagne et France).

1%

La part des moins de 20 ans dans la population totale y diminue moins vite
qu’ailleurs, celles des adultes d’âge actif y augmente plus vite qu’ailleurs, et
la part des plus de 60 ans diminue, là où elle augmente ailleurs.

0%
-1%
-1%
-2%
0-19 ans

20-59 ans

France

Bretagne

Morbihan

60 et +

SCOT

En entrant dans un détail plus fin au sein des classes d’âge, on voit clairement s’établir la
carte du profil migratoire du territoire : les flux migratoires modérés mais anciens qui ont
pris le dessus au milieu des années 70 limitent l’ampleur de l’augmentation structurelle
de la part des 75 ans et plus dans la population totale (allongement de la durée de la vie
humaine), et les flux migratoires intenses d’adultes jeunes des dix dernières années
limitent la baisse de la part des tranches d’âge de moins de 40 ans (cumul des effets des
soldes migratoires et des soldes naturels). La baisse conjoncturelle de la part des 60-74
ans est générale (mais plus forte dans le territoire qu’ailleurs), et correspond aux
dernières années des classes creuses de l’entre-deux guerres et de la dernière guerre.

Structure par âges - Variations com parées 2007 - 1999

4%
3%
2%
1%
0%
-1%
-2%
-3%
0-19 ans

20-39 ans

France

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

40-59 ans

Bretagne

Morbihan

60-74 ans

75 ans et +

SCOT

Page 15 sur 235

Des réponses différentes d’une commune à l’autre
La diversité de l’historique et de la réalité actuelle des flux migratoires affectant respectivement
les différentes communes détermine, en revanche, des situations et des évolutions plus
disparates de l’une à l’autre.
La répartition sur le territoire des habitants de 75 ans et plus, atteste de la combinaison de
plusieurs phénomènes :



les flux migratoires anciens dans les communes littorales de Damgan et Billiers y
déterminent une représentation de ces classes d’âge plus forte qu’ailleurs.



Muzillac et Nivillac doivent à leur statut de pôle de services de disposer d’une attractivité
relative pour les personnes les plus âgées.



Enfin, dans certaines communes, où s’est exercé de manière moindre qu’ailleurs le
rajeunissement relatif lié aux flux migratoires récents, la structure démographique rurale plus
ancienne transparaît davantage (Saint-Dolay et Noyal-Muzillac).
Structure par âges comparés de la population (2007)

Dans certains cas, de véritables ruptures à l’œuvre sont déjà perceptibles dans les
évolutions constatées depuis 1990. Dans une commune telle qu’Ambon, par
exemple, on constate une augmentation de la part des moins de 20 ans, ainsi
qu’une diminution de la part des plus de 60 ans. Ou encore dans le cas de Muzillac,
une baisse modérée de la part des moins de 20 ans s’accompagne d’une hausse
forte de la part des plus de 60 ans (tranche des 60-74 ans), et la baisse la plus forte,
avec Billiers, de la part des 20-59 ans. On assiste donc à un alourdissement marqué
du poids des seniors : Muzillac exprime là son attractivité de pôle de services,
attractif pour les seniors. Mais, dans le même temps, la réduction de la part des
moins de 20 ans est moins nette qu’elle ne le devrait : la présence de flux
migratoires contraires est ici révélée. Ces « perturbations » apportées à la structure
par âges initiale se rencontrent dans un nombre important de cas, et attestent du
renouvellement intense en cours de la sociologie du territoire.

60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%

<20

Page 16 sur 235

20-­‐59

60-­‐74

>75

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

Vers un territoire durablement rajeuni ?

Ratios de structure dém ographique com parés (2007)

120%

Les perspectives démographiques ouvertes à l’échelle du territoire doivent être
appréciées essentiellement au travers d’une anticipation prospective des effets
de la poursuite des flux constatés au cours des dernières années, bien
davantage qu’à partir d’une projection des structures démographiques existantes,
qui synthétisent deux évolutions divergentes. Les ratios de structure
démographique (¹) du territoire le signaleraient plutôt, à première vue, comme un
territoire plus vieilli que les références départementales, régionales ou nationales.

100%
80%
60%
40%
20%
ratio de dépendance

ratio de dépendance

dém ographique

dém ographique élargie

France

Bretagne

indice de vieillissem ent

Morbihan

SCOT

Equilibres dém ographiques du SCOT

1,20
1,10
1,00
0,90
0,80
0,70
0,60
0,50
0,40
0,30
0,20
1991

1993

1995

1997

1999

2001

2003

2005

2007

L’analyse de l’évolution de ces indicateurs exprime au contraire l’inflexion très nette de la
démographie du territoire dans le sens d’un rajeunissement relatif, à compter de 1999 : la
progression de l’indice de vieillissement se ralentit à compter de cette date, de même que le ratio
de dépendance démographique. La légère décrue du ratio de dépendance démographique élargi
exprime la poursuite, à l’échelle du territoire du Scot, de la baisse de la part de la population de
moins de 20 ans. Ce dernier ratio tend désormais à converger avec les ratios départementaux,
régionaux et nationaux, mais en partant d’un niveau supérieur, induit par la structure
démographique initiale. Le territoire tend donc à renforcer progressivement sa capacité à porter
son développement par la présence d’une population d’âge actif.

ra t io   d ép e nd   d émo g   ( p o p .   >6 0   a ns   /   p o p .   2 0 -­‐ 59   a ns )

E v o lutio n   du   no m bre   de   re tra ités   pa r   c o m m une s   1990-­‐ 2007   (c o urbe   indic e   100   e n   1990   à   dro ite )  

ra t io   d ép e nd   d émo g   éla rg ie   ( { p o p .   >6 0   a ns   +   p o p .   <2 0 a ns }   /   p o p .   2 0 -­‐ 59   a ns )

P a rt   de s   re tra ités   pa r   c o m m une s   e n   1999   (his to g ra m m e   e n   %   de   la   po pula tio n   to ta le   à   g a uc he )

ind ic e   d e   v ie illis s e me nt   ( p o p .   >6 0 a ns   /   p o p .   <2 0   a ns )

40%

Enfin, dans les communes du territoire comportant les proportions les plus élevées
de résidences secondaires, à savoir Damgan, Ambon, Billiers et Arzal, un
phénomène de « résidentialisation », c’est-à-dire d’installation à l’année de retraités
propriétaires de résidences secondaires pourrait influencer la démographie de ces
communes de manière plus marquée au cours des dix prochaines années.

250

200

30%

150
20%
100
10%

50

0%

0
M arzan

(¹) Ratio de dépendance démographique : rapport de la population des plus de 60 ans à la population des 20-59 ans.

N o yal-­‐
M uzillac

B illiers

La  R o c he
B ernard

A mbo n

A rzal

D amgan

S aint-­‐
D o lay

S C OT

Le

P éaule

N ivillac

M uzillac

G uerno

Ratio de dépendance démographique élargi : rapport de la population des plus de 60 ans et des moins de 20 ans à la population des 20-59 ans. On parle de dépendance, car il s’agit de mesurer le
rapport entre une population « dépendante » et celle supposée la soutenir par son activité.
Indice de vieillissement : rapport de la population des plus de 60 ans à celle des moins de 20 ans. Il s’agit ici de mesurer le vieillissement par la déformation des extrêmes de la pyramide des âges.

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

Page 17 sur 235

Desserrement des ménages ? Oui, mais …
Structure comparée des ménages selon leur taille (1999)
35%
30%
25%
20%
15%
10%
5%
0%
Mén. 1 pers

Mén. 2 pers

France

Mén. 3 pers

Bretagne

Mén. 4 pers

Morbihan

Mén. 5 pers et +



SCOT

Evolution com parée du nom bre de m énages et de la population du Scot
(indice 100 en 1990)

14 5
14 0
13 5
13 0
12 5
12 0
115
110
10 5
10 0
95
90
19 9 1

19 9 3

19 9 5

19 9 7

19 9 9

p o p ula t io n   t o t a le

2001

2003

2005

2007

no mb re   d e   ména g e s


Evolution com parée du nom bre de personnes par m énage (en nb. de personnes)

2 , 50

2,45

2,40

2,35

2,30

2,25

2,20
19 9 9

2001

taille  mo y  ménag es  S co t

Page 18 sur 235

2003

taille  mo y  ménag es  F r

2005

2007

L’évolution de la structure des ménages reflète directement les facteurs de mutation à l’œuvre
dans la démographie du territoire, sous l’influence des flux migratoires. A partir d’une structure
initiale (référence de 1999) modérément vieillie (part plus faible qu’aux niveaux départemental,
régional et national) et présentant un profil rural affirmé (sur-représentation des ménages de 4
personnes et plus), deux tendances qui se contrarient sont désormais à l’œuvre :
dans un sens, la tendance générale au
desserrement
des
ménages,
c’est-à-dire
l’augmentation de leur nombre plus que
proportionnelle à la croissance de la population, et
la réduction de leur taille. De nombreux facteurs de
natures différentes se conjuguent pour déterminer
ce phénomène : la diminution du nombre d’enfants
par famille, le vieillissement de la population
(veuvage et tendance au maintien à domicile des
personnes âgées), les divers phénomènes de
décohabitation (études des jeunes, augmentation
du nombre de familles monoparentales, de
divorces et de personnes vivant seules, …).

Evolution de la com position des m énages
(SCOT) (1990-2007)

68,6%

65,4%

70%

62,7%

60%
50%
40%
30%

31,9%

29,1%

25,2%

20%

6,2%

10%

5,5%

5,5%

0%
1990

personne seule

1999

couple

2007

m énage m onoparental

dans l’autre sens, la tendance du territoire à voir croître la part de sa population de jeunes adultes, qui
tend, au contraire, à accentuer la proportion de couples avec enfants, celle des ménages monoparentaux
augmentant peu sur le territoire, pour le moment. A cet égard, la rupture récente induite dans l’évolution
démographique du territoire se lit très nettement à compter de 1999, où la pente de la courbe de réduction
de la taille des ménages s’infléchit, et, à partir d’une taille moyenne de ménages déjà supérieure aux
références régionale et nationale, tend à diverger d’avec ces dernières. Pour l’avenir, cette spécificité du
territoire est ambivalente : à moyen-terme, la tendance à la réduction de la taille des ménages pourrait
être ralentie du fait de la poursuite de flux migratoires de même nature et de même intensité qu’au cours
de la dernière décennie, mais à long-terme, le territoire pourrait être confronté au rattrapage de la
tendance structurelle au desserrement, dont les effets n’auraient ainsi été que différés, à l’occasion de la
période actuelle de rajeunissement relatif de la structure par âges de la population du territoire.

taille  mo y  ménag es  B 4

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

L’évolution de la population comme enjeu du Scot ?
L’environnement porteur du Pays de Vannes
L’ensemble des caractéristiques démographiques que nous venons d’analyser convergent vers une analyse prospective des évolutions à l’horizon d’une
génération, c’est-à-dire vers 2030.
L’INSEE a réalisé des projections à des échelles diverses (régions, départements, zones d’emploi, pays), à des échéances plus ou moins courtes selon les
échelles territoriales concernées. Ces projections intègrent à la fois le solde naturel et le solde migratoire. Le scénario « central » de la projection de l’INSEE est
généralement considéré comme celui qui doit être retenu à titre de référence, et les chiffres qui suivent en sont extraits (hypothèse M90F0).
Ce scénario central repose sur deux hypothèses clés : le maintien des tendances migratoires des années 90, constatées plus favorables que celles de la
période précédente (au cours des années 80), mais moins affirmées qu’au cours de la décennie suivante (à compter de 1999), et le maintien de la fécondité à
son niveau de 1999, point relativement haut par rapport à la période précédente mais dépassé au cours des années qui ont suivi.
Ces projections aboutissent à l’accroissement prévisionnel suivant de la population du Pays de Vannes :
Projections Insee comparées de population (Scénario de base)
(indice 100 = 2005)

Variation de population par rapport à 2005 (en %) :

2030

Pays de Vannes
Région Bretagne
France métropolitaine

37%
14%
10%

140

130

120

110

100
2005

2030

Pays de Vannes

Région Bretagne

Dans le cadre du scénario central, le Pays de vannes se développerait à un rythme restant élevé (1,25% l’an), très supérieur au rythme de croissance de la
population de la région Bretagne, et il pourrait gagner environ 72 000 habitants. C’est dans ce contexte que se placerait la stratégie de développement du
territoire du Scot.

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

Page 19 sur 235

Des perspectives de croissance forte de la population

Dans le cadre d’un Scot, l’élaboration de prévisions démographiques portant sur les effectifs des populations, sur leurs caractéristiques, sur leur localisation et
sur le cadencement de cet ensemble d’évolutions à prévoir est, à la fois, crucial et délicat. Crucial, car les données démographiques dimensionnent à la fois les
ressources et les contraintes qui seront le lot du territoire dans l’avenir. Délicat, car si l’évolution liée au solde naturel (excédent des naissances sur les décès)
est d’une relative stabilité et se prête donc assez bien à une projection locale à long-terme, il n’en va évidemment pas de même avec l’autre élément essentiel
de l’évolution d’une population qu’est le solde migratoire, c’est-à-dire le bilan entrées/sorties du territoire.
Projection de population - 2030 - Solde naturel

Celui-ci résulte avant tout des deux facteurs que sont l’attractivité du territoire, et
les possibilités effectives de domiciliation (« l’offre »), qui incluent le nombre des
logements disponibles, que ceux-ci résultent de la rénovation, du renouvellement
urbain ou de l’ouverture à l’urbanisation. L’essentiel des aspects de ces deux
facteurs constitue précisément un des enjeux du SCOT lui-même, notamment de
son document d’orientation, et le nombre des arrivées est largement déterminé
par la politique que le SCOT définira dans son PADD, concernant
particulièrement la création de logements sans lesquels l’accueil de populations
nouvelles est impossible. Dans ces conditions, le solde migratoire dépend du
SCOT qui ne peut donc pas en fixer les objectifs avant la phase PADD.

31 000

29 000

27 000

25 000

Il convient donc de réaliser pour les Pays de Muzillac et de La Roche-Bernard,
dans le cadre du diagnostic du SCOT, une projection liée au seul solde naturel,
et sur le périmètre du SCOT. Celle-ci a été réalisée par l’équipe PROSCOT sur la
base de la structure par âges de la population estimée en 2006.

23 000

21 000

Page 20 sur 235

03
0

02
8

02
6

02
4

02
2

02
0

01
8

01
6

01
4

01
2

01
0

00
8

00
6

00
4

00
2

00
0

99
6

99
4

99
2

99
8

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

2

2

2

2

2

2

2

2

2

2

2

2

2

2

2

2

1

1

1

1

99
0

19 000

1

Au total, sans tenir compte des flux migratoires, le territoire du Scot gagnerait environ
6 500 habitants, soit une augmentation de plus de 29% de sa population par
rapport à 2005. Il s’agit d’une progression sensiblement supérieure à celle
envisagée par l’Insee, par exemple, pour le Pays de Vannes sur la même
période.

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

Enjeux - Conclusion

La démographie constitue une clé importante pour caractériser les enjeux de positionnement du territoire du Scot dans son environnement et dans le
champ de ses devenirs possibles. L’évolution de la population de ce territoire rural est, en effet, profondément influencée par les grands pôles urbains
placés sur son pourtour : les agglomérations de Vannes, de Nantes, et de Saint-Nazaire-La Baule.

Le facteur structurant central du champ démographique est constitué par la nature et le niveau des flux migratoires. De fait, l’évolution très marquée des
flux migratoires du territoire au cours de la dernière décennie met en évidence quelque enjeux majeurs :

§

Ces flux présentent un caractère profondément exogène en ce qu’ils ne sont pas principalement liés à une logique de développement préalable
propre au territoire, même s’ils sont localement accompagnés et encouragés, notamment par diverses politiques territoriales (logement,
commerce, …). Ils ont pour origine soit l’attractivité littorale, avec une densité élevée de résidences secondaire dans certaines communes, soit
plus fondamentalement son positionnement favorable le long de l’axe routier de la RN 165, qui lui permet de capter de manière privilégiée les flux
issus du développement urbain de Vannes. A plus long-terme, la question s’élargit aux opportunités offertes par la poussée démographique de
l’agglomération nantaise vers le nord-ouest via le même axe, ou encore par l’organisation des relations entre les grands pôles urbains
environnants (liaison Rennes St-Nazaire via Redon, aéroport de Notre-Dame des Landes). Ils appellent donc à se poser la question du
positionnement à long-terme du territoire par rapport à son environnement : territoire de passage ? extension périurbaine de Vannes ? carrefour
jouant, à son échelle et avec ses atouts propres, sa partition autonome au confluent des influences internes à l’espace métropolitain en
construction ?

§

Ces flux se développent de manière diversifiée dans les différentes communes du territoire. Cette hétérogénéité relative pose la question, qui
n’appelle pas nécessairement de réponse unique, de l’organisation des rapports entre les différents secteurs du territoire et de leurs
positionnements respectifs au regard de l’ensemble : rapports de convergence ? rapports de complémentarités ? déclinaison organisée d’un
projet commun ?

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

Page 21 sur 235

§

Enfin, l’intensité élevée de ces flux a pour effet de bouleverser très radicalement la structure démographique du territoire (polarités, structure par
âges, ménages), et, d’en renouveler profondément le tissu social et humain. Leur potentiel dynamisant est à mettre en rapport avec l’incertitude
qu’ils créent, porteuse d’opportunités autant que de risques.
La pérennisation de tels flux, au-delà du seul fait d’écarter du territoire toute perspective éventuelle de dévitalisation, présente, en effet, un
caractère ambivalent au regard des effets qu’elle serait susceptibles de produire. Cette dynamique migratoire donne, certes, au territoire des
moyens potentiels de se positionner de façon proactive et de tirer parti des opportunités qui viendront à se présenter dans son environnement,
ainsi qu’il a été dit plus haut. Mais des flux de population aussi intenses constituent également un facteur puissant de modification des équilibres
préexistants, ce qui appelle notamment à s’interroger sur les moyens de préparer le tissu économique, social et humain du territoire à les
absorber sans ruptures.

Les questions de la maîtrise du niveau, de la nature et de la localisation des flux de population sur le territoire seront donc, de manière tout à fait certaine,
au coeur du processus de Scot :

§

en ce que les enjeux dont ces questions sont porteuses touchent à l’identité même du territoire ;

§

en ce que les leviers et les outils à même de donner corps à la stratégie de développement qui sera choisie interfèrent avec l’ensemble des
champs de compétences du Scot : nature et dynamisme du tissu économique (activités productives, commerce, services présentiels,
infrastructures et services aux entreprises), qualité environnementale du territoire, flux et déplacements, organisation des polarités, ressources et
qualité urbaine et équilibres sociaux.

Page 22 sur 235

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

Eléments d’actualisation du diagnostic en 2012
Le territoire a connu, depuis la fin des années 1990, un réveil
démographique, influencé par les flux migratoires et porté par trois éléments
clés du territoire : le littoral, la RN165 et l’influence Vannetaise.
Sur la période la plus récente (2006-2009), la croissance de la population se
poursuit dans le sens de la décennie précédente, et avec un rythme plus
élevé que dans les territoires alentour, notamment rétro-littoraux (seule la
CC Presqu’île de Rhuys a un rythme équivalent).

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

Page 23 sur 235

Eléments d’actualisation du diagnostic en 2012
L’analyse des tendances démographiques effectuées à partir de la période 1968-1999 ci-dessus (cf. page 6) a été réalisée pour la période 1999-2008,
révélant le même regroupement des communes :
Groupe 1 : Composé de Damgan, Billiers et Muzillac, et, en partie, d’Ambon, =le groupe 1 est caractérisé par une attractivité balnéaire générant une
résidentialisation à l’année d’actifs qualifiés et de retraités issus du territoire et de l’extérieur. Cette dynamique permet la création d’activités tertiaires dans
ces communes.
Groupe 2 : Composé d’Ambon, Noyal-Muzillac, Le Guerno et
Arzal, le groupe 2 s’inscrit dans l’influence périurbaine vannetaise
affirmée avec le rajeunissement de la population, et bénéficiant
des flux de la RN165. Cette dynamique est génératrice de
ressources pour le marché immobilier.
Groupe 3 : Composé de Péaule, Marzan et Nivillac, le groupe 3
bénéficie également de la dynamique périurbaine, liée à la
RN165, mais avec une moindre intensité des flux migratoires en
provenance de Vannes que dans le groupe 2. Par ailleurs, un
début d’influence est perçu en provenance de la région nantaise.
Groupe 4 : Composé de Saint-Dolay, le groupe 4 connaît une
croissance résidentielle avec un risque de développement par
défaut, du fait de l’écart à la RN165 et des faibles dynamiques
émises par Redon. Mais il perçoit, comme le groupe 3,
l’apparition récente de flux plus affirmés, notamment en
provenance de la région nantaise.
Groupe 5 : Composé de La Roche-Bernard, le groupe 5 est
marqué par une phase de déclin due à la contrainte créée par la
taille de la commune et par la difficulté d’y conduire du
renouvellement urbain, ce qui entraîne une dégradation de son
parc immobilier.

Page 24 sur 235

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

Eléments d’actualisation du diagnostic en 2012
Le territoire d’Arc Sud Bretagne est marqué par un net accroissement de son solde migratoire sur les
années 2000, positif sur toutes les communes. Cette évolution s’explique en partie par l’arrivée de jeunes
ménages sur le territoire, ce qui contribue à relever le solde naturel. L’influence Vannetaise affecte
notamment ces flux résidentiels du territoire du SCoT. En revanche, à l’est, l’influence nantaise se
ressent moins, au-delà du secteur de Pontchâteau-Missillac.
Ces flux de populations jeunes sont porteurs d’un fort enjeu de renouvellement de la population active du
territoire (qui croît un peu moins vite que la population totale).
Le solde naturel demeure négatif sur les polarités de La Roche-Bernard, de Muzillac et de Damgan, ces
deux dernières communes enregistrant l’arrivée de retraités, ainsi que d’actifs en fin de carrière et en voie
de résidentialisation (installation à l’année sur le territoire).

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

Page 25 sur 235

Eléments d’actualisation du diagnostic en 2012
L’analyse des migrations résidentielles par catégories socioprofessionnelles (CSP)
et par tranches d’âge affine la compréhension des flux de population sur les années
2000 :
- Le solde migratoire est positif pour chaque CSP et chaque classe d’âge, sauf pour
les 15-24 ans qui migrent vers l’extérieur pour les études supérieures en l’absence
d’offre locale de formations supérieures ;
- l’arrivée importante en volume des CSP d’actifs occupés exprime l’attractivité du
territoire pour les 25-44 ans, caractéristique de la croissance résidentielle du
territoire ;
- le poids relatif des retraités parmi les nouveaux arrivants est plus important
que dans la moyenne départementale du fait de l’attractivité du littoral, et peu
de sortants sont décomptés. Ce facteur explique la croissance relative de la
population active moins rapide que celle de la population totale, et il est à lier à la
proportion élevée de résidences secondaires (installation à l’année de résidents
secondaires) ;
- la part relativement élevée de nouveaux arrivants originaires d’un autre
département que le Morbihan (comme pour l’agglomération de Vannes et la
presqu’île de Rhuys), s’explique par la proximité avec la Loire-Atlantique et l’Ille-etVilaine, ainsi que par l’attractivité pour des retraités venant de l’extérieur de la
région.

Page 26 sur 235

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

Eléments d’actualisation du diagnostic en 2012
La structure par âge du territoire soulève un net enjeu de vieillissement à considérer, au regard de la part
à terme des classes d’âge actif dans la population totale. Cette tendance est à nuancer selon les
secteurs du territoire, avec un vieillissement plus marqué pour les groupes de communes 1 et 5
(cf.supra.)
Une perspective de renforcement significatif de la part des classe d’âge de 75 ans et plus est à
considérer à moyen-terme, notamment au regard de la pyramide des âges à l’horizon 2040 pour le
Pays de Vannes, alors que le territoire du SCOT est encore modérément concerné par ce phénomène,
du fait qu’il est au niveau de la moyenne bretonne (9,3% de la population supérieure à 75 ans en 2008
pour la CCASB, contre 8,7% pour la France et 9,6% pour la Bretagne).

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

Page 27 sur 235

LE PAYSAGE ECONOMIQUE
Les phénomènes économiques constituent un élément majeur de cadrage des réflexions d’un Scot, et il importe à ce titre que le diagnostic analyse et mette en
lumière les grandes évolutions constatées et ce qu’elles dégagent en termes de positionnement présent du territoire et d’enjeux pour le futur :
les phénomènes économiques constituent le déterminant essentiel des ressources et des revenus du territoire et de ses acteurs ;
la localisation et la nature des activités et des emplois ont une influence sur la répartition et sur les modes de vie de la population, entraînant des
conséquences innombrables sur des champs relevant du Scot : le logement, les infrastructures et services de transport, les écoles, les
établissements de santé, …
les activités économiques elles-mêmes produisent des effets directs liés à leur existence : la localisation des commerces, la localisation des Zones
d’activité économiques, les caractéristiques et les contraintes liées aux activités agricoles, les effets du tourisme sur le visage présenté par le
territoire…

Cette partie traitera successivement des points suivants :
-

Une croissance accélérée de la population active

-

Résistance et mutations d’une base sociologique rurale sur fond d’appel d’air vannetais

-

Une économie en transition rapide dont la base reste rurale

-

Une agriculture qui demeure un acteur structurant du territoire

-

Une sphère productive riche en entreprises manufacturières mais pauvre en services

-

Une sphère présentielle en croissance mais encore incomplète

-

Un territoire qui devient plus résidentiel

-

Une valeur ajoutée de plus en plus tertiaire pour un territoire qui s’enrichit

-

Un développement territorial reposant sur un maillage de flux et de dynamiques

-

Les centres d’emploi et les espaces d’activité économique

Page 28 sur 235

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

LA POPULATION ACTIVE
Une croissance accélérée de la population active
La population active du Scot a atteint 10 700 personnes en 2007 contre 7 850 en
1990. Cette progression très significative, supérieure au taux de croissance de la
population totale, s’est effectuée, pour l’essentiel entre 1999 et 2007 (+ 2 070
personnes). L’élévation tendancielle du taux global d’activité que ce rythme reflète est
essentiellement liée à la nature des flux migratoires dont le territoire a bénéficié, qui
ont déterminé une croissance de la part, dans la population, des adultes de 20 à 59
ans, qui constituent les tranches d’âge les plus actives.

Taux d'activité et évolutions comparées
des populations actives et totales (indice 100 en 1990)
138
133
128
123
118
113
108
103
98
1991

1993

1995

Pop. act. Scot

1997

1999

Pop. tot. territoire

2001

2003

2005

Evol. tx. act. Scot

2007

Partant d’un niveau plutôt bas en 1990 (inférieur de 4,5% au taux global d’activité
français), le taux global d’activité du territoire s’apprête, en 2007, à rejoindre la
moyenne nationale (45,5 % en 2006 en France pour 44,2% à l’échelle du Scot). La
rapidité de ce rattrapage constitue une nouvelle illustration de l’ampleur des
changements démographiques et sociologiques que connaît le territoire par rapport
aux caractéristiques antérieures de sa population.

¹ La population active est l'ensemble des personnes qui déclarent exercer ou chercher à exercer une activité professionnelle
rémunérée. Les chômeurs font donc partie de la population active.
On regroupe dans la population active occupée uniquement les personnes déclarant exercer une activité professionnelle
rémunérée. La population active inoccupée comprend les chômeurs. La population active totale (le plus souvent appelée
simplement population active) est donc composée de deux sous-ensembles, la population active occupée et la population active
inoccupée.
La population inactive est composée des personnes n'exerçant pas d'activité professionnelle et n'en recherchant pas.
Population active et population inactive réunies constituent la population totale d'un pays.
Les taux d’activité sont aussi fréquemment exprimés par tranches d’âge. On rapporte alors la population d’actifs d’une tranche
d’âge donnée à la population totale de cette même tranche d’âge. Le taux d’activité général d’une population est souvent
exprimé par référence à la seule population d’âge actif (totalité des actifs rapportés à la population totale de 15 à 64 ans).
L’étalonnage de l’activité au travers du taux global d’activité (totalité des actifs rapportés à la population totale) présente
l’avantage, pour une approche territoriale, de tenir compte, dans les comparaisons, des distorsions liées au poids
démographique des âges extrêmes.

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

Taux d'activité comparés
(rapportés à la population totale )

50%

45%

40%
1991

1993

1995

1997

1999

Tx. act. France

2001

2003

2005

2007

Tx. act. Scot

Page 29 sur 235

Une base sociologique rurale qui a perduré

Ecarts Scot vs. France des taux d'activité par tranches d'âge (hom . et fem .) (1999)
2 5%

hommes (écarts tx. act . territoire vs. taux France)
f emmes (écarts tx. act. territoire vs. taux France)
ensemble (écarts tx. act. territoire vs. taux France)
écart poids classe d'âge (vs. structure âges France)

20%

En 1999, année pour laquelle on possède les éléments détaillés du
recensement par classes d’âge, divers traits caractéristiques des spécificités
de la population initiale se dégagent de manière claire.

15%

10 %

5%

La faiblesse du taux global d’activité (alors d’environ 2% inférieur à la
référence nationale) masque, en fait, des écarts à la moyenne française, de
sens contraires selon les classes d’âge :




des taux très inférieurs pour les plus âgés (55 ans et plus) ;
des taux très supérieurs pour les plus jeunes (moins de 25 ans).

0%
15-­‐ 19

2 0 -­‐ 2 4

2 5-­‐ 2 9

3 0 -­‐ 3 4

3 5-­‐ 3 9

4 0 -­‐ 4 4

4 5-­‐ 4 9

50 -­‐ 54

55-­‐ 59

6 0 -­‐ 6 4

-­‐ 5%

6 5   +

t a ux

t a ux

p o p   15-­‐

g lo b a l

6 4   a ns

-­‐ 10 %

-­‐ 15%

Structure com parée de la population par catégories socio-professionnelles
(population de 15 ans et plus) (1999)
30%
25%
20%
15%
10%
5%
0%
ag riculteurs
explo itants

cadres  et

pro fessio ns

co mmerçants,

pro fessio ns

intermédiaires

chefs  d'entreprise

artisans,

intellectuelles

FR

Bretagne

emplo yés

SCOT

o uvriers

retraités

autres  inactifs

En 1999, la faible activité relative des plus âgés s’explique aisément par la
sur-représentation des ouvriers, pour lesquels la cessation d’activité
intervient à un âge plus jeune, en moyenne, que pour les autres catégories
professionnelles. Cette caractéristique est à corréler avec la surreprésentation des retraités au sein de la population. De son côté, l’activité
féminine est relativement élevée sur le territoire : la sous-représentation de la
catégorie des « autres inactifs » en atteste, et la proportion de femmes dans
la population active (44,3%) est peu décalée par rapport aux références
départementale, régionale ou nationale.
Taux com parés de scolarisation

Niveaux com parés de form ation initiale
(en % de la population non scolarisée de 15 ans ou plus pour 1999)
100%
90%
80%

17,6

15,6

13,8

12,2

12,6

12,2

50,3

55,1

55,5

20,0

16,7

18,5

France

Bretagne

10,0
10,4

70%
60%
50%
40%

56,2

30%
20%
10%

23,4

0%

aucun  diplô me

premier  et  seco nd  deg ré  (C EP,  B EPC ,  C A P,  B EP)

Page 30 sur 235

Morbihan
B ac  et  brevet  pro fessio nnel

SCOT
B ac  +  2  et  plus

(en % de la population scolarisée de chaque classe d'âge pour 1999)

En 1999, la forte activité des plus jeunes, qui
exprime une entrée tôt dans la vie active, se
reflète dans le niveau de formation initiale : surreprésentation des personnes sans diplôme et
sous-représentation des niveaux bac et au-delà.
Les modes de scolarisation confirment que c’est
aux premiers âges actifs, à partir de 19 ans et
non plus tôt, que ce contexte se met en place.

56,3

96,4

81,5

France

60,0

52,9

97,6

97,2

96,3

91,1

91,6

90,5

Morbihan

SCOT

Bretagne
3 à 6 ans

16 à 18 ans

39,3

19 à 24 ans

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

Les ingrédients d’une rupture annoncée
Les spécificités traditionnelles fortes du Scot sont porteuses d’une certaine forme d’instabilité, voire d’évolution potentiellement fortes et rapides. Ces traits très
caractéristiques d’un secteur rural comportant des composantes industrielles ne peuvent, en effet, se maintenir durablement, au regard de diverses tendances
actuellement à l’œuvre, que ces dernières présentent un caractère général applicable un peu partout, ou qu’elles soient plus spécifiques au territoire. A cet
égard, l’arrivée en grand nombre sur le territoire d’adultes actifs en partie occupés sur des emplois placés hors du périmètre du Scot, notamment dans
l’agglomération vannetaise, constitue un facteur déterminant de changements.
Trois facteurs vont tendre à modifier profondément les équilibres antérieurs :
Evolution de la population active occupée







par catégories socio-professionnelles

la tendance à l’allongement général de la durée des études, notamment des femmes,
va très probablement conduire à un rattrapage (qui pourrait être rapide) de nature à
retarder l’entrée des jeunes dans la vie active (avec les questions d’accès à la
formation initiale et continue associées), et à une élévation du niveau de qualification ;

40%
35%
30%
25%
20%

la modification de la structure des emplois tenus par les actifs du territoire (qu’ils
travaillent dans le périmètre du Scot ou en-dehors), qui tendait, dès avant 1999, sous
l’influence de tendances générales s’appliquant à l’échelle nationale, à accroître
fortement la part des catégories des cadres, employés et professions intermédiaires,
au détriment des ouvriers, exploitants agricoles, et artisans et commerçants ;
la poursuite de flux migratoires d’actifs travaillant en partie dans l’agglomération
vannetaise. Ces actifs sont plutôt jeunes et occupent des emplois qualifiés, en rapport
avec la nature du développement de la zone d’emploi de Vannes, notamment autour
du commerce, des services aux entreprises, de l’emploi public, de l’éducation, de la
santé et de l’action sociale. Les flux migratoires de cette zone d’emploi présentent le
plus fort excédent de la région pour les actifs les plus diplômés (bac et plus).

15%
10%
5%
0%
expl agr

art, comm, ent

cadres, int

1990

prof interm.

1999

empl.

ouvr.

2007

Structures com parées de la population active
par âges (1999)

60%
55%
50 %
4 5%
40%

Sous l’influence de ces facteurs et si les flux migratoires constatés au
cours des dernières années se prolongent dans l’avenir, la proportion
des plus jeunes au sein de la population active du Scot pourrait se
réduire, celle des actifs de 30 à 49 ans s’affirmer, de même, à terme, que
celles des plus de 50 ans, avec une élévation générale du niveau de
qualification et la poursuite de la hausse du taux global d’activité.

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

3 5%
30%
2 5%
20%
15%
10 %
<3 0

3 0 -­‐ 4 9

France

Bretagne

Morbihan

>=50

SCOT

Page 31 sur 235

L’appel d’air de la dynamique vannetaise
Evolutions com parées de l'em ploi, du nom bre de chôm eurs
Evolutions com parées des taux de chôm age (BIT)

12,0%
11,0%
10,0%
9,0%
8,0%
7,0%
6,0%
1991

1993

1995

SCOT

1997

1999

Morbihan

2001

Bretagne

2003

2005

France

2007

Les effets sur la population active de l’entrée
progressive du territoire dans la mouvance socioéconomique de l’agglomération vannetaise sont
également détectables au travers de l’analyse de
l’évolution du chômage. A compter de 1997, la courbe
du taux de chômage du territoire se désolidarise de
celle du département du Morbihan, dont elle amplifie les
variations, à la baisse en période de reprise
conjoncturelle (1997–2001), et à la hausse en période
de contraction générale de l’emploi (2001-2006).
Simultanément, l’évolution de nombre de chômeurs suit
en l’amplifiant la courbe du taux de chômage, du fait de
la croissance concomitante de la population active.

et de la population active (Scot)

150,0
140,0
130,0
120,0
110,0
100,0
90,0
80,0
70,0
1991

1993

1995

1997

1999

2001

2003

em ploi total

population active

nom bre de chôm eurs

taux de chôm age

2005

Les différentes parties du territoire peuvent
présenter des physionomies spécifiques au regard
de ces phénomènes : les taux d’activité de
certaines des communes littorales peuvent être
inférieurs au reste du territoire, ceux de certaines
autres progresser plus vite, ou le taux de chômage
y être supérieur, en partie du fait de la composante
saisonnière de l’emploi touristique, il n’en reste pas
moins que le territoire s’inscrit globalement dans
les « ceintures d’activité » des périphéries rurales
des grandes agglomérations environnantes
(Vannes, Saint-Nazaire, Nantes), avec une prime à
la périphérie vannetaise en termes d’emploi,
compte tenu de sa forte dynamique de
développement. L’ensemble des communes du
Scot sont parties prenantes aux mêmes
phénomènes, qui soulèveront à terme les mêmes
questions.

Page 32 sur 235

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

2007

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

LES EMPLOIS DU TERRITOIRE
Un réveil tardif mais intense de la création d’emplois
Le tissu d’emplois du territoire s’est globalement enrichi sur les 15 dernières années, selon un profil d’évolution assez atypique. Au cours de la période de
ralentissement conjoncturel qui s’est achevée en 1994, l’emploi s’est davantage contracté sur le territoire qu’aux échelle départementale, régionale et nationale,
avant de progresser au même rythme qu’ailleurs, mais sans rattraper le retard accumulé antérieurement, jusqu’au nouveau retournement conjoncturel de 2002.
A compter de cette dernière date et jusqu’en 2007, au lieu de connaître le ralentissement éprouvé
partout ailleurs, la création d’emplois s’est poursuivie au même rythme qu’avant. Plusieurs facteurs
expliquent cette surperformance globale et ce profil particulier d’évolution en forme de rattrapage :

Evolutions com parées des em plois totaux (indice 100 en 1990)
125
120
115



le rythme de la diminution des emplois agricoles s’est infléchi à compter de 1996 ;



la forte croissance démographique du territoire a stimulé un ensemble d’activités présentielles :
la construction, en grande partie adossée à une offre d’entreprises locales,
le commerce, qui a toutefois longuement hésité à tirer parti de la progression de sa population et
à éviter une plus forte dépendance à l’égard de l’agglomération vannetaise,
les services non marchands à la population (santé, éducation) ;

110
105
100




95
90
1991

1993

1995
France

1997

1999

Bretagne

2001

2003

Morbihan

2005

2007

SCOT





le développement du tourisme a déterminé une sur-performance par rapport à d’autres
territoires, des services marchands productifs (hôtellerie-restauration) ;



les industries productives du territoire se sont développées (IAA, mécanique, bois, carton).

Evolution des em plois par secteurs (Scot) (indice 100 en 1990)
180
160
140
120

1990-1999

100
80
60
40
1991

1993

tous secteurs

1995
agriculture

1997

1999
industrie

2001

2003

btp

commerce

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

2005

2007
services

tous secteurs
agriculture
industrie
btp
commerce
services

-15
-494
64
19
29
367

Evolution des emplois du SCOT
2000-2007
1990-2007
en effectifs
1 386
1 372
-127
-621
202
266
427
446
184
213
701
1 068

en %
22,3%
-44,5%
20,9%
62,1%
34,6%
49,5%

Page 33 sur 235

Une économie en transition dont la base reste rurale
C omparaison  de  l'emploi  par  secteurs  d'activité  (N af  16)  

Si on neutralise les quelques 600 emplois de l’agriculture qui ont disparu entre 1990 et 2007,
l’ensemble des secteurs économiques a gagné des emplois sur la période, et plus de 50% de
cette croissance s’est faite dans les services.
En dépit de cette part importante prise par les services, la structure des emplois du territoire
demeure, en 2007, assez typique d’un territoire rural à base industrielle :

(U nedic  salariés  2007)

Indust rie  a ut omobile

A gric ult ure ,
sylvic ult ure ,  pê c he
S C OT

Ene rgie

B R ETA G NE



une représentation forte de l’emploi agricole



une sur-représentation de la production manufacturière,

A dminist ra t ion

A c t ivit é s  f ina nc iè re s

Indust rie  de s  bie ns  de
c onsomma t ion



une sur-représentation des activités de construction de logements ;



des positions moins fortes qu’ailleurs dans l’ensemble du tertiaire : commerce et
services, aussi bien dans le champ des services aux entreprises (y compris
manufacturières) que dans celui des services à la population.

A c t ivit é s  immobiliè re s

Tra nsport s

S e rvic e s  a ux  e nt re prise s

Indust rie s  a gric ole s  e t
a lime nt a ire s
Éduc a t ion,  sa nt é ,  a c t ion

Evolution de la structure des em plois du SCOT

Structures com parées des em plois par secteurs (2007)

par secteurs économ iques (en effectifs d'em plois)

soc ia le
Indust rie s  de s  bie ns

70%

8 000

d'é quipe me nt

60%

7 000

S e rvic e s  a ux  pa rt ic ulie rs

6 000

50%

5 000

40%

Indust rie s  de s  bie ns
int e rmé dia ire s

4 000

30%

3 000

C omme rc e

20%

2 000
10%

1 000

C onst ruc t ion

0%

0
1991

1993

1995

1997

1999

2001

2003

2005

2007

agriculture

industrie

btp

commerce

services
0,0%

agriculture

Page 34 sur 235

industrie

btp

commerce

services

France

Bretagne

Morbihan

5,0%

10,0%

15,0%

20,0%

SCOT

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

25,0%

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

Une agriculture qui demeure un acteur structurant du territoire
L’agriculture reste un marqueur important du territoire, dont elle occupe plus de 60% de la surface totale (les questions plus spécifiquement relatives à l’évolution
des surfaces agricoles, en relation notamment avec l’urbanisation sont traitées dans la partie aménagement du diagnostic). En 2000 (¹), le territoire comptait un
peu plus de 650 exploitations au total, dont 430 professionnelles. La plupart des communes avaient, à cette date, sur leur sol de 50 à 100 exploitations, seules
quatre communes se caractérisant par une présence plus faible de l’agriculture : deux communes littorales, Billiers, Damgan, et deux communes contraintes par
leur superficie et la configuration naturelle locale, Le Guerno et La Roche-Bernard, cette dernière ne comptant aucune exploitation agricole.
Globalement, la filière laitière domine sur le territoire, avec une forte présence de pâturages. De ce point de vue, les évolutions des 25 dernières années sont
conformes à ce qui se rencontre partout ailleurs dans ce type de contexte :



la réduction globale de la Surface agricole utile (SAU), qui a perdu environ 9% de
1979 à 2000, essentiellement entre 1979 et 1988. Ce recul a nécessairement
repris au cours de la période la plus récente, sous la pression de l’urbanisation ;

Evolution com parée des em plois de l'agriculture (Scot)
110
100



l’augmentation de la taille moyenne des exploitations, passée de 18 hectares en
1979 à 34 hectares en 2000 ;

90
80
70



la diminution du nombre des exploitations et des agriculteurs : 44 % des
exploitations professionnelles ont disparu entre 1979 et 2000 (et 63% des autres
exploitations). Les modes d’exploitations en collectif dominent largement, pour
les exploitations professionnelles, avec 60% des terres exploitées en fermage.



un important reclassement des terres : une réduction forte des surfaces toujours
en herbe et des surfaces fourragères au bénéfice des céréales



une diminution du cheptel de bovins (–11% sur la période 1979-2000), avec un
reclassement interne partiel du troupeau laitier vers la viande. Le territoire a
connu, sur cette même période, un développement de la volaille, dont la
production s’est ensuite résorbée. L’élevage porcin y est moyennement présent.

60
50
1991

1993

1995

1997

France

1999

Bretagne

2001

2003

Morbihan

2005

2007

1000

2000

SCOT

Evolution des principales productions 1979/2000
(unité : hectare)

m ais fourrage / ensilage
m ais grain / sem ence
orge
blé tendre
céréales
prairies tem poraires
STH
fourrages
terres labourables
-5000

-4000

-3000

-2000

-1000

0

(¹) Pour de nombreuses données, notamment physiques, relatives à l’agriculture, les chiffres publics les plus récents dont on dispose à l’échelle du territoire du Scot remontent à 2000, date du dernier
recensement général agricole. Les chiffres relatifs à l’emploi et aux flux économiques globaux ont été actualisés à 2007.

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

Page 35 sur 235

Au-delà de ces caractéristiques générales, l’agriculture du territoire présente quelques particularités qu’il convient de souligner dans un diagnostic de Scot :



l’existence de l’agriculture comme un acteur économique local non négligeable.
Ce secteur représente, en effet, en 2007, environ 10% de l’emploi total, pour près
de 6% de la valeur ajoutée (environ 21 M€). Cette dernière correspond toutefois
à une productivité unitaire moyennement élevée, stagnant depuis 1997, et en
baisse depuis 2001, contrepartie d’une moindre diminution des effectifs agricoles
depuis 1997, dans un contexte de marché laitier confronté à une contraction
tendancielle des volumes produits et à une évolution défavorable des prix. Deux
traits importants contribuent à caractériser la relative vitalité de l’économie
agricole locale : son adossement à un outil de transformation performant centré
sur le secteur, notamment à Herbignac ; le maintien, sur l’ensemble du secteur
de Questembert-Herbignac-Muzillac d’un flux d’installation constant, facteur de
renouvellement d’une profession à la structure d’âges assez vieillie.

Evolution com parée de la valeur ajoutée et de l'em ploi agricoles (1990-2007)

180
160
140
120
100
80
60
40
20
0
1991

1993

1995

1997

evolution em ploi agr

1999

evolution VA

2001

2003

2005

2007

évolution productivité

La question se pose de l’identification de leviers permettant d’augmenter la valeur ajoutée produite par l’agriculture du territoire.



la nécessité pour l’agriculture de gérer deux secteurs à enjeux particuliers constitués par la zone littorale et les secteurs d’urbanisation, notamment en
périphérie des bourgs (logement et espaces économiques). Outre la question de l’affectation de terres agricoles à l’urbanisation, se posent divers problèmes
qui ont une influence déterminante sur les conditions d’exploitation, et potentiellement, sur la pérennité à terme de l’agriculture en secteur littoral : l’évolution
du prix du foncier, avec l’existence de phénomènes de précarisation ou de rétention foncière pouvant prendre la forme d’agriculture de loisirs ; les conflits
d’usage, notamment liés mais pas seulement à la question des épandages, qui posent la question de la constructibilité autour des exploitations agricoles ;
l’organisation des flux et les risques d’enclavement dans des zones urbanisées, en pourtour d’agglomération ;



une dynamique marquée au moins dans le secteur de Questembert-Muzillac par une réflexion collective autour de l’évolution vers des modes de production
agricole plus autonomes, dans un contexte de gestion de surfaces de pâturages importantes et de voisinage de milieux naturels sensibles, notamment en
bordure du marais de Redon. Ce secteur est globalement marqué par une pression en matières azotées sur les sols plutôt plus faible qu’ailleurs. Un travail
est mené en commun avec les ostréiculteurs dans le cadre de l’association Cap 2000, afin de mettre en place une charte commune visant à une meilleure
gestion de la qualité des eaux marines (les cultures ostréicoles dans l’étier de Pénerf, sur la commune de Damgan). Cette dynamique s’inscrit dans une
culture de fonctionnement en réseau affirmée, qui prédispose à une gestion collective des interfaces entre l’agriculture et les questions environnementales et
urbaines. Sur plusieurs communes, des diagnostics agricoles ont été engagés, et, dans certains secteurs, des réflexions sont en cours avec les élus sur les
moyens de faciliter les installations, au regard notamment des conditions de transmission foncière. Cette caractéristique fait écho à l’élaboration en 2008, à
l’échelle départementale, d’une Charte de l’agriculture et de l’urbanisme, qui constitue un référentiel partagé entre la profession agricole et les élus locaux
autour de principes et d’objectifs communs dans la préservation de l’activité agricole et dans la gestion de l’espace.

Page 36 sur 235

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

Une sphère productive riche en entreprises manufacturières, mais …
Evolution com parée des em plois de l'industrie (Scot)

Le champ de l’industrie manufacturière est globalement bien présent dans l’économie du territoire, et,
depuis 2001, où l’industrie perd des emplois en Bretagne et dans le Morbihan (comme à peu près
partout ailleurs en France depuis plus longtemps encore), le territoire du Scot a continué à renforcer
ses positions dans ce champ, qui représente environ 20% du total des emplois (15% en France).

120
115
110
105
100
95
90
85
80
75
1991

1993

1995

1997

France

1999

Bretagne

2001

Morbihan

2003

2005

2007

Depuis 1990, les reculs de l’emploi industriel qui se sont produits sur le territoire (dans les secteurs
des biens de consommation et des équipements électriques) ont été plus que compensés par la
progression dans d’autres secteurs (équipements mécaniques, matériels de transport, IAA, produits
minéraux, bois, cartonnages, plasturgie, transformation des métaux).

SCOT

Les entreprises du territoire relèvent très majoritairement de la sphère productive, c’est-à-dire qu’elles sont tournées, pour l’essentiel, vers des marchés
extérieurs, non liés à la démographie du territoire et à l’économie présentielle.
Ce point est d’autant plus important à souligner que le développement de l’emploi industriel du territoire s’est fait de manière continue sur ces dernières années,
dans un contexte général plutôt peu porteur pour le développement d’activités manufacturières, y compris dans le cadre de création d’activités nouvelles.
Cela signifie que le territoire est identifié par des entreprises comme présentant des atouts globaux pour la localisation de leur activité, indépendants de la
présence d’un marché présentiel local : accessibilité et positionnement géographique, tissu industriel et urbain environnant, surfaces disponibles et services
associés, accueil des entreprises, présence et qualité de la main-d’œuvre, attractivité résidentielle (logement des personnels, services à la population) …
Emploi salarié Industrie
Industries agr. et alim. (hors boulangeries)
habillement, cuir
Edition, imprimerie, reproduction
Pharmacie, parfumerie et entretien
Ind. équipements du foyer
Industrie automobile
équipements mécaniques
équipements électriques et électron.
Fabrication d'autres matériels de transport
Industries des produits minéraux
Industrie textile
Industries du bois et du papier
Chimie, caoutchouc, plastiques
Métallurgie et transformation des métaux
Ind. des compos. électriques et électron.
Prod. de combustibles et de carburants
Eau, gaz, électricité
total industrie

Etablissements
19,4%
1,6%
3,2%
0,0%
14,5%
0,0%
14,5%
0,0%
16,1%
9,7%
1,6%
6,5%
8,1%
3,2%
0,0%
0,0%
1,6%
100,0%

Emplois
13,8%
0,1%
1,0%
0,0%
3,6%
0,0%
30,0%
0,0%
2,6%
4,6%
0,3%
27,8%
9,0%
5,4%
0,0%
0,0%
1,7%
100,0%

Les effectifs en cause sont trop limités pour mener une analyse qui aurait un sens en termes de
spécialisation sectorielle ou de spécificité par rapport à l’environnement régional ou
départemental. Tout au plus doit-on noter que si les IAA sont faiblement représentées sur le
territoire, celui-ci borde des secteurs ou ces industries sont très présentes, et concernent donc
l’emploi d’une part non négligeable de la population active du Scot. Il en va de même pour le
secteur automobile, présent sur le Pays de Redon et sur Vannes.
En termes de concentration, environ 38% de l’effectif salarié employé dans l’industrie relève de
deux entreprises du territoire, ce qui peut constituer un facteur de fragilité.

Source : données Unistatis 2007

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

Page 37 sur 235

… mais pauvre en services.
Poids com paré des services aux entreprises dans le total des em plois
(em plois salariés 2007)

Bien placé dans les activités manufacturières, le territoire est, en revanche, sous-représenté dans
le champ des services aux entreprises.

25%

20%



15%

10%

5%

0%
transpo rts

Po stes  et

C o nseils  et

S ervices

R echerche  et

to tal  services

téléco mmunicatio ns

assistance

o pératio nnels

dévelo ppement

entreprises

Bretagne

Morbihan

Scot

Poids com paré des diverses com posantes d'em plois
dans le secteur des transports (salariés uniquem ent) (2007)

Les activités logistiques sont peu développées sur le territoire :

 le territoire n’accueille pas d’activités liées à des infrastructures logistiques terrestres, et les
emplois attachés aux transports terrestres de marchandises relèvent presque exclusivement
de flux de proximité ;
 plus que par une faiblesse de l’appareil commercial de détail, le poids très moyen du
commerce dans l’emploi total et sa dynamique modérée au cours des dix dernières années,
s’explique en grande partie par l’absence d’activités logistiques ainsi que par la faible
présence du commerce de gros (plate-formes de conditionnement et d’expédition, entrepôts
de stockage, …) dont le nombre d’emplois est, du reste, resté stable entre 1990 et 2007 ;

60%
50%
40%



Les services opérationnels sont encore peu présents, mais ils ont fait leur apparition sur le
territoire entre 1990 et 2007 (intérim, gardiennage, nettoyage, assainissement) ;



Les activités de conseil, bien qu’en croissance très forte, restent d’ampleur limitée, d’autant
qu’une partie notable de leur progression des dernières années est à corréler avec l’essor de
la construction pour le logement, et donc à l’économie présentielle (activités d’architecture,
contrôle technique). L’informatique et la publicité sont presque totalement non représentés.

30%
20%
10%
0%
flux  terrestres

flux  terrestres

lo g istique  et

flux  maritimes  et

vo yag eurs

marchandises

infrastructures

fluviaux

flux  aériens

terrestres

Com posantes du com m erce de gros

C o m m e rc e   de   g ro s   e t   c o m m e rc e   de   déta il

(en % du nom bre d'em plois salariés) (2007)

(e n   %   du   no m bre   d' e m plo is   e t   d' éta blis s e m e nts )   (2006)
10 0 %

50%

40%

30%

50 %

20%

10%

0%
ét a b lis s e me nt s

t o t a l   e mp lo is

0%
a g ric o le

a ut o mo b ile

Page 38 sur 235

b ie ns

b ie ns

b ie ns   d e

int e rméd ia ire s

d ' éq uip e me nt

c o ns o mma t io n

a lime nt a ire

c o m m e rc e   de   G ro s   (dt   a uto . )

c o m m e rc e   de   déta il   (dt.   IA A   e t   a uto . )

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

Une sphère présentielle en croissance mais encore incomplète
Les activités de la sphère présentielle du territoire (commerce de détail ; activités financières et immobilières ; hôtellerie-restauration ; activités récréatives,
culturelles et sportives ; éducation ; santé ; administration ; construction de logements) ont constitué le moteur majeur de la croissance de l’emploi des quinze
dernières années.

Deux observations applicables à la quasi-totalité de ces champs méritent toutefois d’être apportées :
-

c’est un rattrapage que cette croissance a permis d’opérer, par rapport à un décalage important qui avait été subi en termes de création d’emplois sur le
territoire dans les années 80 et au début des années 90 ;

-

le tourisme constitue un moteur additionnel relevant d’une demande d’origine extérieure (celle des touristes), qui influence fortement les champs de
l’économie relevant des dynamique présentielles, qui sont, elles, liées aux besoins de la population résidente, et auxquelles cette demande touristique
(qui n’est donc pas présentielle) vient en quelque sorte « prêter main forte ».

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

Page 39 sur 235



L'offre commerciale

Environnement commercial à l'échelle départementale, en 2013
Sources : Inventaires commerciaux du Morbihan et de Loire-Atlantique ; Avis de CDAC entre 2010 et 2013.

L'environnement commercial large
Le territoire d'Arc Sud Bretagne compte un peu moins de 30 000
2
m de surface de vente (en 2013), dont un peu plus des deux
tiers sont consacrés à l'activité de bricolage et de jardinerie.
• L'agglomération de Nantes, qui comprend à la fois l'offre
de centre-ville et les zones commerciales de périphérie
(Zone Atout Sud, Centre Océane, Forum d'Orvault, …)
2
et qui représente plus de 480 000 m de surface de
vente. Son offre en grandes et moyennes surfaces
spécialisées est diversifiée et accueille de nombreuses
locomotives commerciales (Decathlon, Ikea, Alinea,
Fnac, Galeries Lafayette, Hypermarchés, H&M) à
laquelle vient s'ajouter l'offre en boutiques spécialisées
du centre-ville.
• La conurbation entre Le Croisic et Saint-Nazaire
représente quant à elle environ 150 000 m2 de surface
commerciale. Cette offre également diversifiée n'est pas
facilement accessible, bien que géographiquement
proche du territoire d'Arc Sud Bretagne, du fait de la
barrière psychologique naturelle que jour le Parc de
Brière (perception plus grande d'une distance routière
somme toute assez faible).
• À égale distance de cette précédente offre,
l'agglomération de Vannes exerce un rayonnement fort
sur le territoire du SCOT. En effet, sa principale polarité
commerciale se trouve à Theix et Vannes Est (Centre
commercial Carrefour, ZAC de Kerlann et zone
commerciale Athlantheix), dans laquelle se trouve les
principales locomotives de flux (Leroy Merlin, Decathlon,
Fnac), rapidement accessible via la N165. La zone
commerciale de Séné, située à l'Ouest de Vannes,
constitue une offre complémentaire à celle de Theix,
bien que moins bien structurée et plus difficile d'accès.

Page 40 sur 235

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

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L'offre commerciale en Arc Sud Bretagne
o La grande distribution
Peu de grandes surfaces spécialisées, dans deux domaines :
• L'alimentaire : 5 supermarchés sur une surface commerciale totale de 8 440 m2,
• Le bricolage et la jardinerie : 8 points de vente, pour 20 000 m2 de surface de vente.

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En termes de répartition géographique des points de vente, Muzillac est la principale polarité
commerciale du territoire du SCOT, avec un peu plus de 50 % de la totalité des surfaces, puis
Nivillac avec 30 % de l'offre.
Une offre locale de grand commerce peu structurant à large échelle, mais qui vise plutôt à
répondre aux besoins courants des populations locales. En outre, elle n'a pas vocation à
rayonner sur une large zone de chalandise. Au contraire, l'espace d'Arc Sud Bretagne est
largement polarisé par l'offre commerciale avoisinante (Nantes, Vannes notamment).
o Le commerce de proximité
Le commerce de proximité joue un rôle primordial dans l'animation des bourgs et des centresvilles.
Ce sont : les supérettes, les épiceries, les boulangerie, les boucheries-charcuteries, la librairiepapeterie-presse, la quincaillerie et le fleuriste.
Ici, dans le territoire d'Arc Sud Bretagne, toutes les communes disposent d'une offre
commerciale de proximité. Certaines communes jouent toutefois un rôle plus important dans le
développement de ce type d'offre :
• La Roche-Bernard : 14 commerces,
• Muzillac : 12 commerces,
• Damgan : 11 commerces.

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Sources : Inventaire commercial du Morbihan ; Avis de CDAC entre
2010 et 2013.

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Quatre communes sont toutefois concernées par la problématique du dernier commerce :
Billiers (une supérette) et Le Guerno (une boucherie charcuterie), ainsi que Marzon (une
épicerie et une boulangerie) et Arzal (une boulangerie).
Le maintien de ces derniers points de vente, souvent lieux de sociabilité et de rencontres,
notamment pour les personnes âgées, constitue un enjeu majeur pour le développement des
communes, dans un contexte de vieillissement de la population et renchérissement des
carburants.

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Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

Page 41 sur 235

Les pôles commerciaux du territoire se présentent comme plutôt autonomes, si on considère
les données datant de 2002, figurant dans le Schéma départemental du commerce.
Pour des ordres de grandeur, à l’époque, de 25 à 30 M€ de CA pour le canton de Muzillac et
de 20 à 25 M€ de CA pour celui de La Roche-Bernard, leurs taux de rétention respectifs
(capacité à retenir les clientèles de leurs zones de chalandise) étaient de 60% et 50%, avec
toutefois une attractivité relativement faible sur les produits anomaux. L’ensemble du Scot
est placé sous l’influence des pôles de Vannes, et c’est d’abord sur ceux-ci que se
concentre l’évasion commerciale hors du territoire. Redon et Saint-Nazaire disposent aussi
d’une certaine attractivité sur le canton de la Roche-Bernard, notamment pour l’alimentaire.

25

Canton de
Muzillac

Canton de La
Roche-Bernard

Taux de rétention :
tous produits
produits anomaux (*)
produits banals
banal alimentaire
part du chef-lieu
part des autres communes

60,6%
36,0%
76,5%
74,2%
62,6%
13,9%

50,5%
30,7%
62,5%
58,0%
33,6%
28,9%

Part des produits anomaux / CA total
Part d'apport extérieur au canton

28,6%
13,1%

37,4%
0,3%

S’agissant des chefs-lieux de canton eux-mêmes, Muzillac présente un caractère nettement
(*)   D 'achat   peu   fréquent,   un   produit   anomal   requiert   réflexion,   comparaison   et   assistance   éventuelle   du   vendeur   pour   connaître   et  
plus polarisant que la Roche-Bernard. Il en va de même pour l’attractivité vis-à-vis des
apprécier   l'ensemble   de   ses   caractéristiques.
clientèles venant de l’extérieur du territoire.
Quatre communes se détachent en taille et en diversité d’offre :
Contribution des communes en nombre de commerces de chaque segment (2007)
Muzillac, Damgan, La Roche-Bernard, Nivillac. Le rôle du tourisme est
flagrant, notamment pour Damgan et La Roche-Bernard, en dépit de la
saisonnalité, surtout sensible pour Damgan (45% de ses commerces).
C’est l’ensemble Muzillac-Ambon qui a essentiellement tiré parti de la
croissance d’emplois du commerce de détail sur les 15 dernières
années, ainsi, moindrement, que Nivillac. Péaule a perdu des emplois
en nombre relativement significatif et vu son poids relatif s’affaiblir.

20

15

10

5

0
S ervices  à  la  perso nne

Hyg iène  et  santé

Equipement  de  la

Equipement  de  la

C ulture,  lo isirs  et

B ar-­‐hô tel-­‐restaurant

<300m²

<300m²

perso nne  <300m²

maiso n  <300m²

divers  <300m²

<300m²

Ambon

Arzal

Page 42 sur 235

Billiers

Damgan

Le Guerno

Marzan

Muzillac

Péaule

Nivillac

A limentaire  <300m²

Noyal-Muzillac

S upermarchés  >300m²

G randes  surfaces
spécialisées  >300m²

La Roche-Bernard

La promotion de l’attractivité commerciale du territoire du Scot passe
par la maîtrise d’un certain nombre d’enjeux, d’ailleurs largement pris
en compte par les politiques spécifiques déjà mises en œuvre par les
acteurs locaux (voir notamment le Schéma de développement
commercial du Pays de Muzillac, élaboré en 2005) :
- organiser et équilibrer l’offre entre les différentes polarités du Scot ;
- affirmer l’attractivité de chacun des pôles, tout en ménageant leurs
équilibres internes respectifs ;
- assurer la bonne répartition sur le territoire du commerce de proximité.

Saint-Dolay

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

En fin de période, en 2007, la part des emplois du commerce dans le total des emplois se trouve juste au niveau de la moyenne du Morbihan, département dont
les pôles commerciaux de l’arrière-pays sont loin de bénéficier des dynamiques, notamment démographiques, ou de l’attractivité, notamment touristique, des
secteurs plus littoraux.
En revanche, la croissance de l’emploi du Scot, dans le secteur du commerce, a plus nettement qu’ailleurs surpassé la croissance de la population. Cette
tendance s’est affirmée au cours des dernières années, particulièrement à compter de 2004, et elle constitue sans aucun doute les premiers signes d’un résultat
visible des politiques spécifiques alors mises en œuvre sur le territoire en vue de conforter son attractivité commerciale et le rayonnement de ses principaux
pôles.

Evolution com parée des em plois du com m erce et de la population

Décom position com parée des em plois du com m erce par types d'activités
(en % du total des em plois salariés) (2007)

140
135
130

25%

125

20%

120
115

15%

110
105

10%

100

5%

95
90

0%
commerce de Gros
(dt auto.)

commerce de détail

total commerce

(dt. IAA et auto.)
B R ETA G NE

M O R B IHA N

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

S C OT

1991

1993

1995

1997

1999

2001

2003

2005

2007

C o mmerce  F rance

C o mmerce  B retag ne

C o mmerce  M o rbihan

C o mmerce  S C O T

po p  F rance

po p  B ret

po p  M o rb

po p  S co t

Page 43 sur 235



Les services à la population :

Les dynamiques potentielles du territoire paraissent ne se déployer
qu’incomplètement dans la presque totalité du champ des services à
la population.
Quelques repères convergents se dégagent aisément de l’examen
de la structure des emplois de services à la population du territoire,
soit en se basant sur le nombre d’emplois salariés et non salariés
confondus pour 1 000 habitants en 1999 (seules les données du
recensement général de la population permettant de disposer d’une
analyse détaillée de l’ensemble des emplois), soit à partir des seuls
emplois salariés de services à la population, mais pour 2007 (les
données de l’Unedic étant disponibles en continu).
Le segment des hôtels restaurants est le seul sur lequel la densité
d’emplois du territoire soit supérieure aux références externes
(département et région), quel que soit le périmètre d’analyse choisi
(emplois salariés seulement ou tous emplois confondus). La
dynamique touristique est là essentielle (comme sur une partie du
commerce), d’autant plus intéressante que si le périmètre du Scot
n’apparaît pas comme une destination touristique en tant que telle, il
est environné par deux pôles à visibilité très forte : le Golfe du
Morbihan et son vis-à-vis de la presqu’île de Rhuys (avec lequel le
territoire coopère dans le cadre du pays touristique de la baie
Rhuys-Vilaine), d’une part, et le binôme de la presqu’île
guérandaise/PNR de Brière, d’autre part. Mais il faut ici noter que
71% des emplois de l’hôtellerie-restauration sont répartis sur les
communes littorales, là où s’est faite la totalité de la forte croissance
des 15 dernières années sur ce segment, La Roche-Bernard
constituant un autre pôle du périmètre du Scot où l’emploi dans
l’hôtellerie–restauration est significatif.

P o ids   c o m pa ré   de s   e m plo is   de   s e rv ic e s   à   la   po pula tio n  
da ns   le   to ta l   de s   e m plo is   s a la riés   (2007)
30%

B R E TA G N E
25%

M O R B IH A N
S C OT

20%

15%

10%

5%

Le bon positionnement du territoire dans le champ de l’emploi
hôtelier conduit à souligner le fait que le territoire a opté pour un
développement mixte de son économie touristique. Ce mode de

Page 44 sur 235

0%
transpo rts

act.  fin.

act.

hô tels  et

act.  récréat.  et

serv.

immo bilières

restaurants

cult.

perso /do mest.

éducatio n

santé  et

adm.  pub.  et

to tal  services

act.so c.

act.  asso c.

po pulatio n

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

développement n’est pas exclusivement basé sur l’hébergement non
marchand, c’est-à-dire sur les résidences secondaires (sphère dite
présentielle), mais il détermine également une certaine intensité de
création d’emplois, à partir de l’hébergement marchand, dont
l’hôtellerie-restauration haut de gamme (sphère dite productive).

Ces observations posent la question de la diffusion de
l’économie
touristique
dans
l’arrière-pays
et
de
l’identification des leviers, notamment des coopérations
externes, qui permettraient au territoire de se positionner
comme complémentaire de celui des pôles voisins pour
lequel la recherche d’un arrière-pays touristique de qualité
présenterait un intérêt.

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

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Sur les champs de l’éducation et de l’immobilier, même si ces secteurs ont connu
une forte croissance au cours des 15 dernières années, la prise en compte de la
totalité du champ des emplois (les emplois publics pour l’éducation et les non
salariés pour l’immobilier) positionne le territoire comme plutôt en retrait sur les
références externes. La forte densité d’emplois salariés de l’éducation est liée à un
gros établissement de formation professionnelle privé présent sur Nivillac. De
façon générale, les habitants du territoire ne bénéficient pas d’une très grande
proximité des sites de formation, soit initiale soit professionnelle continue.

Com paraison du nom bre d'em plois de services à la population pour 1 000 habitants
(hors transports) (em plois salariés et non salariés) (1999)
180
160

Dans le champ de la santé et de l’action sociale, en dépit d’une progression très
forte du nombre d’emplois sur les 15 dernières années, le décalage avec les
références extérieures reste très prononcé, même s’il l’est moins lorsque sont pris
en compte les emplois publics et de non salariés. La croissance des emplois a été
assez répartie (Muzillac , La Roche-Bernard, Nivillac, Billiers, Arzal, NoyalMuzillac), avec une part déterminante pour Muzillac.

140
120
100
80

France
Bretagne
Morbihan
SCOT

60
40
20
0
t ra ns p o rt s

La densité des emplois dans le segment des transports de personnes est moins
forte que dans les territoires de référence. Bien plus, le nombre d’emplois salariés
s’y est contracté au cours des 15 dernières années.

a c t iv it és

a c t iv it és

hôt e ls   e t

f ina nc ière s

immo b ilière s

re s t a ura nt s

a c t iv it és

s e rv ic e s

s a nt é   e t

a d m.

réc réa t iv e s

p e rs o nne ls

a c t iv it és

p ub liq ue   e t

s e rv ic e s

e t   c ult ure lle s

et

s o c ia le s

a c t iv it és

p o p ula t io n

d o me s t iq ue s

éd uc a t io n

t o t al

as s o c .

Le champ des activités récréatives et culturelles se situe favorablement par rapport
aux références externes, dès lors qu’on prend en compte les emplois de non
salariés dans l’analyse. Ce positionnement se comprend, compte tenu de la
présence d’une composante touristique notable sur le territoire, en observant
toutefois que ces emplois (en tout petit nombre) font l’objet d’une certaine
répartition sur le territoire, bien-au-delà des seules communes littorales.
Décom position des em plois salariés de la construction (2007)



divers

Compte tenu de l’évolution démographique du territoire, ce secteur se
présente logiquement comme le moteur le plus intense de la croissance des
emplois des 15 dernières années. La proportion d’emplois dans ce secteur est
plus de deux fois supérieure aux moyennes régionale et nationale. La structure
des métiers confirme l’orientation vers la construction de logements (faible part
des travaux publics et forte part du gros-œuvre).

peint/vitr
chauff/plo mb
revêt/carrelag e
plâtrerie
électricité
ent  g ale
tp
co uvert/charp
menuiserie

Cette spécificité du territoire constitue un facteur de risque.

maço nnerie

0,0%

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La construction

5,0%

10,0%

15,0%

20,0%

25,0%

SCHÉMA DE COHERENCE TERRITORIALE

Communauté de communes Arc Sud Bretagne

Un territoire qui devient plus résidentiel
Sur la période 1990-2007, la population totale, la population active et les emplois du territoire
ont progressé ensemble, mais pas au même rythme. Les emplois et la population totale ont
progressé de manière pratiquement identique, et la population active a progressé moitié plus
vite. La proportion de chômeurs n’ayant que peu varié dans la période (+ 4%),
l’augmentation de la population active a donc été absorbé approximativement pour une
moitié par une augmentation du nombre d’emplois du territoire, et pour l’autre moitié, par
l’occupation d’emplois hors du territoire, et par voie de conséquence l’augmentation à due
concurrence des navettes quotidiennes domicile-travail.

Contreparties à l'évolution de la population active du Scot
(1990-2007)

Chôm age
4%
Em plois hors du
territoire
48%

Mécaniquement, le rapport entre la population active occupée du territoire et le nombre
d’emplois offerts localement s’est dégradé sur la période (indicateur d’attractivité
économique ou IAE), passant de 0,86 à 0,76. Les actifs du Scot sont ainsi, de manière
croissante, allés chercher à l’extérieur le solde d’emplois que le territoire ne fournissait pas.

Em plois du territoire
48%

Evolution de l'activité, des em plois, des navettes dom icile-travail et de l'IAE (1991-2007)
(en effectifs pour les em plois, la population active et les navettes) (en % pour l'lAE)
86%
9 000

Le périmètre des Pays de Muzillac et de La Roche-Bernard est ainsi devenu un peu plus
résidentiel (un territoire est, par convention, qualifié de résidentiel, dès lors que son IAE est
inférieur à 1). Son évolution dans ce sens lui est propre, et elle est distincte des trajectoires
suivies à des échelles plus larges, départementale ou régionale.
Le territoire du Scot a donc tendu, au cours des 15 dernières années, à devenir
économiquement plus dépendant de son environnement proche, notamment de
l’agglomération vannetaise.

84%
82%

7 000

80%

5 000

78%

3 000

76%

1 000

74%

-1 000

72%
1991

1993

1995

1997

1999

2001

2003

2005

2007

-3 000

70%
68%

Pop. act. occ.

Em plois

Solde navettes dom . travail

IAE (en %)

Evolution de l'emploi total et de la population totale entre 1990 et 2007
25%

Rég.

20%

Scot
Morbih

15%

France

10%

5%

0%
0%

5%

10%

15%

20%

25%

Taux  de  v ariatio n  c umulée  de  la  po pulatio n  to tale  s ur  la  pério de

Diagnostic – Réalisation : PROSCOT

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Une valeur ajoutée de plus en plus tertiaire
La valeur ajoutée (VA) (¹) dégagée sur le territoire a connu une progression très
significative puisqu’elle a plus que doublé (en € courants) entre 1990 et 2007. A
l’exception de l’agriculture, dont la VA a diminué en valeur absolue à compter de 2003,
tous les secteurs ont, dans des proportions variables, connu une progression. La
construction et le tertiaire marchand sont ceux où l’augmentation a été la plus forte et
dont la part dans la VA totale du territoire s’est le plus renforcée, l’industrie, de son côté,
perdant de son poids relatif dans l’ensemble.

Evolution de la valeur ajoutée totale (en m illions d'euro) (1990-2007)

400
350
300
250
200
150
100
50
0
1991

1993

1995

1997

1999

2001

2003

2005

2007

Evolution des com posantes de la valeur ajoutée (1990-2007)
60%
50%
40%

(¹) Extériorisation, en termes de flux financiers, de l’activité déployée sur le territoire, la VA constitue une
référence essentielle de compréhension de son économie, parce qu’au carrefour de deux approches
complémentaires :
- elle exprime la capacité du système économique local à créer de la valeur, en mettant en œuvre une
certaine quantité de travail (niveau de l’emploi) dans certaines conditions d’efficacité (niveau de
productivité) ;
- elle constitue l’une des contreparties essentielles des revenus (revenus salariaux, non salariaux, de la
propriété) dégagés sur le territoire par la population qui l’habite, et qui y sont finalement, en partie,
consommés.
La notion de productivité apparente du travail utilisée ici se définit comme le rapport de la valeur ajoutée à
l’emploi (global ou par secteurs). Son évolution peut résulter d’une meilleure mise en œuvre de la force de
travail (qualification, organisation, intensité, …), mais aussi d’une plus grande utilisation de capital, et le
qualificatif « apparente » prévient qu’il Evolution
faut sedegarder
d’en attribuer la cause à la seule influence du facteur
la productivité par secteurs économ iques (1991-2007) (indice 100 en 1990)
travail.

30%
20%
10%
0%
a g ric ulture

indus trie

btp

1990

1999

te rtia ire

te rtia ire   no n

m a rc ha nd

m a rc ha nd

Cette progression résulte de la croissance générale de l’emploi, mais aussi de la
productivité par emploi, cette dernière se situant à un niveau modeste mais pas anormal
(48 900 €) pour un territoire rural. Son augmentation a été considérable dans la
construction, mais modérée dans l’industrie. C’est le tertiaire marchand qui, en 2007, est
le principal contributeur du territoire en valeur ajoutée (38% du total), suivi par la
construction (24%) puis par le tertiaire non marchand (20%), qui devancent désormais
l’un et l’autre, l’industrie. En d’autres termes, les grands équilibres internes du territoire se
déplacent en faveur de l’économie présentielle et du tourisme.

te rtia ire

2007

Evolution de l'em ploi, de la valeur ajoutée et de la productivité (1991-2007)
(tous secteurs) (indice 100 en 1990)
220
200

200

180

180

160

160

140

140

120
120

100

100

80
1991

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1993

1995

1997

1999

Em plois

VA

2001
Productivité

2003

2005

2007

80
1991

1993

a g ric ulture

indus trie

1995

1997
btp

1999

te rtia ire   m a rc ha nd

2001

2003

te rtia ire   no n   m a rc ha nd

2005

2007

to us   s e c te urs

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