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31e année

n°01 - Février 2017
GRATUIT

www.info-eco.fr
INFORMATIONS ÉCONOMIQUES DU POITOU ET DES CHARENTES • 1ER MENSUEL RÉGIONAL INDÉPENDANT

DÉVELOPPEMENT

L’attractivité, le leitmotiv
des collectivités
TOURISME

ENTREPRISES

L’abbaye royale de
La Réau reprend vie

L’international comme
horizon

Le semencier Jouffray-Drillaud, la société numérique Ubidreams, l’application
Proballers ou encore la plate-forme Brickin’up ont tous en commun de regarder
vers l’international pour se développer. Ils veulent saisir l’opportunité de l’export
grâce à leurs savoir-faire et leurs produits innovants. PAGES 5 À 7


mars
1
3
4 fév
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VIEN
L
A
I
SPÉC
€*

25

Un couple de passionnés de patrimoine, Michel
Guyot et Noémi Brunet, a décidé de redonner vie à
l’abbaye de La Réau. Les curieux et fondus de vieilles
pierres pourront la visiter dès le 1er avril. PAGE 11



Vie des Territoires
I 2 I Info-éco Février 2017
TRANSPORT FERROVIAIRE — NOUVELLE-AQUITAINE

Que nous réserve 2017 ?
La Rédaction d’Info-éco a voulu se pencher sur
quelques grands dossiers qui vont occuper cette
nouvelle année. Que nous réserve 2017 ? Ah si
seulement nous avions une boule de cristal. Non,
rien de tout cela, mais seulement des sujets qui
vont nous donner une ligne directrice pour les
prochains mois, voire les prochaines années.
Tout d’abord, l’arrivée de la ligne à grande vitesse
Sud Europe Atlantique, reliant Tours à Bordeaux va
bouleverser tout le Sud-Ouest. La promesse de
voyager plus vite rapproche les territoires, les
villes, les gens.
La mobilité, chacun l’entend ici ou là, est un enjeu
essentiel dans l’attractivité d’un territoire. Les
agglomérations de Poitiers et de Niort ne s’y sont
pas trompées. L’attractivité, un mot que tout le
monde emploie, mais qui cache la simple question
de savoir quels sont nos atouts et comment les
mettre en avant et les développer ? Voilà l’enjeu
de demain.
Se préparer, anticiper, c’est tout le challenge qu’a
décidé de relever La Poste en créant de nouveaux
services, de nouvelles activités.
Demain, c’est aussi le numérique, les nouvelles
technologies et l’innovation. La société rochelaise
Ubidreams s’emploie ainsi à imaginer ce que sera la
ville connectée de demain. De son côté, Brickin’up
répond aux usages d’aujourd’hui et de demain en
proposant une plate-forme pour gérer de façon
optimisée ses photos, vidéos et textes.
Un des leviers de développement de l’entreprise
reste l’international. Le semencier Jouffray-Drillaud
l’a bien compris et après un premier pas à
l’étranger, l’export représente désormais 12 % de
son chiffre d’affaires. L’application Proballers
permet de suivre les performances de ses joueurs
préférés. Si aujourd’hui, elle n’est disponible que
sur le marché français, les trois associés vont
également la lancer en version allemande,
espagnole, italienne et même chinoise.
Du côté des loisirs, le Futuroscope a décidé de
frapper fort pour ses 30 ans avec sa nouvelle
attraction : l’Extraordinaire Voyage. Un tour du
monde comme nous le vivrons peut-être dans une
centaine d’années. Si nous voulons nous projeter
dans le futur, il faut aussi prendre soin de notre
passé. Michel Guyot et Noémi Brunet redonnent
vie à l’Abbaye de La Réau pour mieux lui offrir un
nouvel avenir.
Bonne lecture,
Mathilde Wojylac

Accélération enclenchée
avec la LGV
Le 2 juillet prochain, les premiers voyageurs emprunteront la ligne
à grande vitesse Sud Europe Atlantique. Avant ce grand changement,
retour sur les derniers préparatifs.

A

près dix ans de
travail, dont quatre ans de travaux, le 2 juillet prochain
la ligne à grande vitesse
Sud Europe Atlantique
entrera officiellement en
service. Si les travaux sont
effectivement terminés
depuis septembre dernier
avec la fin de l'électrification de la ligne, il reste
quelques ajustements.
Depuis, la ligne subit de
nombreux tests, des essais
ferroviaires de montée en
puissance. Un train circule
sur l'ensemble de la ligne,
à différentes vitesses, pour
ainsi mieux détecter les
éventuels problèmes. Il
s'assure notamment qu'à
la vitesse commerciale de
320 km/h, aucun couac ne
survienne. Le même exercice s'applique bien sûr à
tous les raccordements qui
desservent les gares existantes. Cette phase devrait
se terminer début février.
« Ainsi, nous nous assurons
que ce qui a été construit fonctionne, explique Matthieu
Lafaurie, directeur de la
communication pour
Lisea, le concessionnaire
de la LGV SEA. La ligne est
scrutée dans les deux sens,
ainsi que tous les raccordements. Nous passons vraiment partout. C'est le gage
qu'aucun mouvement de train
en condition réelle n'ait été
négligé ou non testé. »

Derniers préparatifs
Viendra ensuite le
temps des marches à
blanc. A partir du

son fonctionnement optimal d'ici avril prochain. Les
salariés interviendront à
partir de trois bases :
Noûatre-Maillé (Indre-etLoire), Villognon (Charente)
et Clérac (Charente-Maritime) et d'une base secondaire à Poitiers. Mesea
devrait ainsi compter
170 collaborateurs à terme.
De nombreuses personnes
sont en cours de formation
sur trois métiers de la
maintenance (technicien
système,
technicien
aiguilles et mainteneur
voie et caténaire).

Un grand
bouleversement

Quelques temps de parcours
La Rochelle-Paris : 2 h 27, soit un gain de 40 minutes
Angoulême-Paris : 1 h 42, soit un gain de 33 minutes
Poitiers-Paris : 1 h 18, soit un gain de 18 minutes
Poitiers-Bordeaux : 1 h 03
Poitiers-Angoulême : 37 minutes
Angoulême-Bordeaux : 35 minutes
20 février, les conducteurs
de la SNCF emprunteront
la nouvelle ligne avec des
TGV. Après une période
d'apprentissage théorique
et de simulation, il est
temps pour eux de passer
à la réalité. « Ils étudient la
ligne, la pratique, la repère
pour mieux anticiper un
virage, un ralentissement,
pour avoir une connaissance
fine du parcours. »
Les contacts entre Lisea

La LGV en quelques chiffres
INFO-ÉCO
Siège social : Public Media
5 impasse du Moulin, 86700 Payré
Informations économiques et échos du Poitou-Charentes
Fondateur : Michel Geniteau
Directeur de publication / Rédacteur en chef : Roger Anglument
Rédactrice en chef adjointe / Responsable de la rédaction :
Lydia De Abreu
Rédaction : Mathilde Wojylac
Contact :
Adresse : 48 rue Jean-Jaurès, 86 000 Poitiers
Tél. : 05 49 42 74 30
Mail : info@publicmedia.fr
Site : www.info-eco.fr
Facebook : Info-eco.fr et Twitter : @infoecofr
Publicité : ComWest 2 au 06 81 14 22 06
Abonnement : 99 euros pour un an
Tél. : 05 45 31 06 05
Imprimerie : L'Éveil - 43 000 Le Puy-en-Velay

320 km/h en vitesse commerciale

20 millions de voyageurs attendus sur l'axe Paris-

et SNCF Réseau, le gestionnaire du réseau ferroviaire
de France sont réguliers.
« Nous apprenons à nous
connaître, nous densifions nos
relations pour organiser et
prévoir ensemble le bon fonctionnement de cette ligne. »
Sur la stricte partie LGV
SEA, Mesea prend le relais
pour la maintenance et
l'exploitation de la ligne. Le
personnel assurera la surveillance et l'entretien
régulier des ouvrages,
voies, caténaires et de la
signalisation. Depuis un
an, la structure monte en
puissance pour arriver à

Le 2 juillet prochain, les
premiers
voyageurs
emprunteront la ligne à
grande vitesse Sud Europe
Atlantique. En vitesse de
croisière, sur un an, entre
Paris
et
Bordeaux,
20 millions de voyageurs
sont attendus. La promesse est de voyager plus
vite. Les villes se rapprochent. C'est aussi et surtout pour cela que par
exemple Toulouse ou Pau
ont accepté de financer ce
projet pharaonique. Elles
ont une meilleure desserte
pour Bordeaux et Paris.
Hendaye, par exemple,
sera à 4 h 30 de Paris au
lieu de 5 h 42 aujourd'hui.
Paris et Bordeaux sont à
2 h 04, contre 3 h 14. Cette
ligne permet ainsi de
rayonner dans tout le SudOuest, les correspondances étant optimisées. Poitiers et la Vienne devront
s'habituer à regarder un
peu plus vers le Sud ... ◆
MATHILDE WOJYLAC

Plus sur : lisea.fr.

Bordeaux

1 360 km de rails

2

6

Evénements

113 communes tra-

régions, départements,
versés
500 ouvrages d'art construits

340 km de ligne nouvelle, dont 38 km de raccordements

7,8 milliards d'euros de budget
50 ans de contrat de concession, soit jusqu'en 2061

La Région Nouvelle-Aquitaine a tenu à accompagner l'arrivée de la LGV par plusieurs événements.
Plusieurs débats se tiendront : le 2 mars à Agen, le
20 mars à Dax et le 21 mars à Poitiers.
Courant juin, la Région souhaitant valoriser l'attractivité économique de son territoire, elle lancera
une offre d'accélérateur régional à destination des
jeunes pousses, des entreprises innovantes, des
start-ups, des jeunes diplômés, des doctorants …
Les 1er et 2 juillet, un temps fort d'inauguration avec
un programme d'animations est également prévu.

Plus de détails sur : lgv-nouvelleaquitaine.fr

Vie des Territoires
I 3 I Info-éco Février 2017
ATTRACTIVITÉ — POITIERS / 86

Alain Claeys : « Notre rôle est
celui d’un assemblier »
Le maire de Poitiers et président du nouveau Grand Poitiers, Alain Claeys revient sur les enjeux
du développement de l'attractivité de ce territoire.
Info-éco / Quel est votre
définition de l'attractivité ?
Alain Claeys / Début janvier, la nouvelle communauté d'agglomération a vu
le jour. D'ici six mois, elle
deviendra une communauté urbaine. Nous avons
deux objectifs partagés avec
les 40 maires du territoire :
accroître l'attractivité et
faire en sorte de développer
la solidarité entre espaces
urbains, péri-urbains et
ruraux. L'attractivité est une
réunion d'éléments concrets qui sont rassemblés
quand une entreprise, un
cadre, un ingénieur, une
start-up ou bien simplement un nouveau travailleur décide de s'implanter sur notre territoire.
Info-éco / Quels sont les
atouts de Poitiers en Nouvelle-Aquitaine ?
A. C. / Poitiers et son territoire ont de nombreux
atouts. Grand Poitiers est au
cœur des flux. Sur le sujet

des mobilités, l'ouverture
de la ligne à grande vitesse
permet à Poitiers de bénéficier de 10 trains pour Bordeaux et 15 pour Paris. Avec
les TER et le réseau urbain
de cars, nous avons une
agglomération bien desservie. Le fait également que la
gare soit un espace multimodal en centre-ville permet à l'ensemble du territoire d'en profiter. La gare a
un rôle de rabattement. Les
habitants de Lusignan par
exemple peuvent prendre
le TER pour Poitiers, puis
simplement changer de
quai pour rejoindre Paris ou
Bordeaux. Sur le très haut
débit, le territoire est bien
irrigué. Parmi les autres
atouts, il y a le prix des logements bien plus bas que
dans les métropoles, tant
pour les particuliers que les
entreprises. Nous sommes
une ville universitaire avec
25 000 étudiants, dont
4 000 étrangers. L'université
de Poitiers est la deuxième

Alain Claeys

“ Nous devrons
être audacieux,
sans pour autant
être seuls ”
de Nouvelle-Aquitaine et
cela nous permet de mettre
en avnat la recherche, l'innovation et le développement des formations,
notamment de masters. Il
faut aussi souligner la présence du CHU et son excellence dans certains domaines : l'imagerie, les
laboratoires Inserm et
CNRS. Il faut aussi parler du

cadre de vie : le système
éducatif, l'offre culturelle
importante ainsi que l'offre
sportive. Le tourisme est un
élément central de notre
territoire, avec le Futuroscope, mais aussi Chauvigny ou Lusignan et leur
patrimoine. Citons aussi le
Cned, Canopée … Nous
devons utiliser nos politiques pour renforcer notre
attractivité. Et l'élaboration
de ces politiques se fera en
partenariat avec le Département et la Région.
Info-éco / Quels sont les
leviers à actionner ?
A. C. / Pour renforcer
notre attractivité, notre rôle
principal doit être celui d'un
assemblier. Les équipements, nous les avons.
Nous devons faire en sorte
que le développement économique, comme l'innovation, puissent avoir lieu à
Poitiers. C'est une nouvelle
étape que nous entamons
et nous devons le faire avec

audace et rassemblement.
Nous avons l'université et
ses laboratoires, le centre
d'entreprises et d'innovation et Cobalt … pour cet
ensemble, nous avons
obtenu le label Technopole.
Nous avons un challenge à
relever. Nous devons être
capables de détecter dans
nos laboratoires des innovations qui se transformeront demain en produits.
Nous avons un travail de
sensibilisation, de détection, d'évaluation et d'accélération à mener. Nous
devons accompagner ce
mouvement. L'incubateur
doit permettre de faire
mûrir le projet. L'accélérateur doit le renforcer pour
demain arriver à un statut
de PME et donc de création
de richesse. Cette valeur
pourra ainsi être réinvestie
dans la solidarité. Il s'agit
bien d'une nouvelle étape
qui est basée sur l'innovation et la création d'activités
à haute valeur ajoutée. Le

comité directeur de la Technopole sera composé de
représentants de l’université, l'Ensma, la Région, le
Département, les chambres
consulaires … de tous les
acteurs du développement
économique. Nous avons
de belles entreprises
(Sagem, Bbraun, Itron …)
qui nous apportent des cadres sur le territoire, il faut
renforcer ce mouvement,
muscler le territoire, prendre le virage des nouvelles
technologies. L’aéronautique, la chimie verte, la
transition énergétique, la
santé peuvent engendrer de
l'activité. Nous connaissons
nos forces, nous sommes
conscient de nos faiblesses.
Voilà le défi. Nous devrons
être audacieux, sans pour
autant être seuls. Il faut partager ce projet, offrir un guichet unique rassemblant
toutes les compétences de
notre territoire. ◆
PROPOS RECUEILLIS PAR
MATHILDE WOJYLAC

ATTRACTIVITÉ — NIORT / 79

Jérôme Baloge : « Mon cap c’est l’Atlantique »
Dans cette nouvelle région, les territoires et les villes s’organisent. Objectif  : être attractive
pour les entreprises et leurs salariés. L’heure est à la coopération. Entretien avec Jérôme Baloge,
maire de Niort et président de la communauté d’agglomération niortaise.
Info-éco / Niort a choisi la coopération métropolitaine avec des
intercommunalités du sud DeuxSèvres, de Charente-Maritime et
même de Vendée. Quel est le sens
de cette stratégie ?
Jérôme Baloge / La CAN avait
déjà opéré son élargissement au
1er janvier 2014. Nous étions alors
passés de 29 à 45 communes.
Aujourd’hui, Niort et La Rochelle
forment une même aire urbaine.
C’est une donnée INSEE récente
et cela nous semblait évident de
devoir établir une coopération.
Ensuite, sur cet axe NiortLa Rochelle, il nous semblait cohérent que Rochefort en fasse partie
tout comme Sain- Maixent-l’Ecole
et La Crèche et même FontenayLe-Comte. Au 1er janvier dernier,
la coopération métropolitaine
s’est encore élargie du fait de la
fusion de communautés de communes.
Info-éco / Avec la Vendée, vous

affirmez que la coopération
métropolitaine dépasse les frontières de La Nouvelle-Aquitaine ?
J. B. / Nous avions une stratégie
d’ouverture importante. Mon cap
c’est l’Atlantique et Niort est à la
même distance de l’océan que
Bordeaux et Nantes le sont. Fontenay-Le-Comte regardait déjà
beaucoup vers Niort. Nous sommes unis par la Sèvre Niortaise, le
Marais Poitevin et nous affirmons
surtout une réalité de bassin
humain, avec des flux domiciletravail réels par nos voies routières et autoroutières. La coopération métropolitaine correspond
en fait à la réalité citoyenne. La
coopération métropolitaine est le
deuxème bassin humain après
Bordeaux*. Niort se rapproche de
la mer et La Rochelle saisit la
dynamique tertiaire. Le territoire
centre-ouest atlantique doit s’affirmer et participer ainsi au renforcement de l’identité de La Nouvelle-Aquitaine.

Jérôme Baloge

“ Le but de
nos agglomérations
de taille moyenne
est de valoriser
notre territoire
ensemble ”

Info-éco / Quels sont les axes
d’action ?
J. B. / Le 7 février prochain se
tiendra la première conférence de
la coopération métropolitaine.
Nous travaillerons aussi sur la
gouvernance. Sur les dossiers, il y
a la LGV qui place Niort à moins
de 2 heures de Paris. Nous serons
évidemment vigilants sur la question des arrêts. La logique TER est
aussi importante. Il y a la question
des nouveaux schémas de territoire, rebattus avec la nouvelle
région. Mais Niort a aussi besoin

de travailler avec La Rochelle et
Poitiers sur l’enseignement supérieur et la formation. Niort a plus
d’emplois que d’actifs, c’est une
donnée important en terme d’attractivité.
Info-éco / Et le tourisme et le
numérique ?
J. B. / Des questions essentielles. Niort a une densité importante de prestataires qui travaillent dans la filière numérique.
Du 9 au 10 mars prochain, Niort
Numéric sera un vrai rendez-vous

d’affaires dans le domaine. Et le
tourisme bien sûr. Nous avons la
chance d’être proche du premier
département touristique de
France. Il y a deux logiques, celle
du nautisme et de l’arrière-pays.
Info-éco / L’attractivité d’un territoire passe aussi par sa capacité
à attirer les entreprises. Comment
faire sans entrer dans une logique
de compétition ?
J. B. / Le but de nos agglomérations de taille moyenne est de
valoriser notre territoire ensemble. Evidemment au final, les
entreprises doivent choisir, mais
nous restons dans une logique de
coopération avec une dominante
tertiaire sur Niort et plutôt industrielle et aéroportuaire à La
Rochelle. Le principal est de reconnaître nos complémentarités. ◆
PROPOS RECUEILLIS PAR M. N.

*La coopération métropolitaine comprend
9 intercommunalités, 212 communes pour
environ 512 000 habitants.

Vie des Entreprises
I 4 I Info-éco Février 2017
SERVICES — POITOU-CHARENTES

Quand La Poste part
à la conquête …
Face à un marché historique en baisse, moins 6 % par an dans le traitement du courrier depuis 2008,
La Poste doit se réinventer et trouver d'autres axes de développement. Pour créer de nouveaux services,
l'entreprise s'appuie sur son atout n°1  : ses facteurs.

D

epuis près de
10 ans maintenant,
La Poste doit faire
face à une baisse constante
du nombre de courriers.
Pour autant, elle continue
d'assurer ce service 6 jours
sur 7, par tous les temps et
dans toutes les communes
et hameaux de France. Pour
faire face à cette diminution
de son marché historique,
l'entreprise a fait le pari de
développer de nouvelles
activités. « Et c'est un pari qui
marche, relève Sandrine
Krief, directrice de la branche Services-Courrier-Colis
en Poitou-Charentes. Au
niveau national, le groupe est
sur une progression constante
de son chiffre d'affaires lié à ces
nouvelles activités : 6 millions
d'euros en 2014, 20 M€ en
2015 et 43 M€ pour 2016.
Nous visons les 200 M€ à l'horizon 2020. » Dans sa palette
de services, La Poste propose déjà la veille de personnes isolées, la remise de
commandes … « Aujourd'hui, nous renforçons cette offre
de services. Par exemple, pour
Artéé, l'agence régionale pour
les travaux d'économies d'éner-

de plus de 1 000 situations.
« Nous avons formé 80 postiers
pour le passage de cet examen
et déjà 6 000 candidats sont
passés dans nos locaux. »

gie, nos facteurs ont mené une
opération d'identification des
foyers susceptibles d'être intéressés par un diagnostic énergétique. 1 000 foyers ont été
interrogés en Charente. 40 % se
sont dit intéressés et 34 diagnostics ont été déclenchés, qui
mèneront ensuite à des travaux. Le facteur joue ici pleinement son rôle de tiers de
confiance. » Une opération
similaire devrait être menée
sur Châtellerault.

Le postier,
tiers de confiance
Autre exemple, La Poste
a accompagné la chambre
de commerce et d'industrie
des Deux-Sèvres pour les
élections consulaires. Il y a
eu une remise en main propre des enveloppes pour
63 % et retour des votes
pour 16 %. « Cela renforce
notre présence auprès des
entreprises. » Le taux de participation aux élections
consulaires de la CCI des
Deux-Sèvres est ainsi le
meilleur de France.
Dernier exemple, avec la
chambre d'agriculture de la
Vienne, une étude sur le

Développer les colis

Julien Couradeau est facteur à Poitiers. Il est allé au Consumer
Electronics Show de Las Vegas pour présenter le Domino.

recensement des attentes
de la population sur la commercialisation de produits
locaux en boucle courte a
été menée. 2 500 personnes
ont reçu le questionnaire,
600 ont répondu. « Notre
action a eu un réel impact sur
le taux de réponses et la représentativité de l'étude. »
Autre activité que La
Poste développe : l'épreuve
théorique générale du permis de conduire. L'entreprise a obtenu l'agrément
pour faire passer le code
aux candidats. Depuis juillet
2016, 12 sites ont été ouverts
(9 collectifs et 3 individuels)

sur les quatre départements de l’ex-Poitou-Charentes. Neuf autres
devraient venir compléter
la carte. « Nous avons mis
l'accent sur la localisation, l'accessibilité et les horaires. Les
délais sont vraiment raccourcis.
Celui à proximité de la gare de
Poitiers, dans le centre de tri est
l'un des centres du Sud Ouest
qui accueille le plus de candidats. » Des personnes assermentées vérifient l'identité
des candidats. Chacun
dispose ensuite d'une
tablette où s'affichent les
questions tirées au sort
aléatoirement sur un panel

Autre piste travaillée par
La Poste pour se développer,
le marché des colis. « Avec
l'apparition du e-commerce,
c'est un secteur en progression
et mutation, qui se réinvente
constamment, qui est aussi
très concurrencé. Pour nous
démarquer, nous avons choisi
de travailler sur la régularité
de notre service et la qualité. »
Depuis octobre 2015, il est
ainsi possible d'expédier
son colis directement
depuis sa boîte-aux-lettres.
Il suffit d'imprimer le reçu,
de le coller et de déposer le
paquet. « C'est une formule
qui marche très bien. Nous
avons eu plus de 21 000 prestations en 2016. Ça facilite la
vie des clients et du e-commerçant. C'est aussi le moyen de
développer le marché du
retour. » Et du côté du retrait
du colis, chacun pourra désormais aussi utiliser la Pickup Station. Des consignes

ont été installées en gare de
Poitiers et de Niort et une
prochaine à proximité de
l'agence postale des Couronneries, à Poitiers. « Elles
se situent dans des lieux de
passage. Avec la livraison à
domicile, le retrait en relais
commerçants, c'est un point de
plus pour retirer son colis. Cela
simplifie encore la réception. »
Courant 2017, deux nouveautés devraient s'ajouter.
Avec le système Predict, un
sms sera envoyé au destinataire avant la livraison.
Ainsi, s'il le souhaite il
pourra modifier le lieu ou le
créneau horaire. Et avec le
bouton connecté Domino,
plus besoin d'imprimer un
reçu pour signifier le dépôt
d'un colis, il suffira d'appuyer dessus. Un objet qui
pourra se gérer avec le Hub
numérique, une application
mobile permettant à l'utilisateur de centraliser tous
ses objets et ses services
connectés. « C'est aussi pour
cela que nous aidons les startups, pour mieux valoriser leurs
innovations et nous préparer à
demain. » ◆
MATHILDE WOJYLAC

PERFORMANCE – TECHNOPOLE DU FUTUROSCOPE / 86

Le Groupe Y mise sur le bien-être
de ses salariés
Plus de bien-être au travail, c’est moins de stress, moins d’absentéisme et plus de productivité.
Le Groupe Y initie challenges sportifs, ateliers de yoga ou de méditation.

C

’est l’Organisation mondiale de la santé qui le
dit : 10 000 pas par jour
ou environ 30 minutes d’activité
sportive dans la journée et c’est
la santé assurée ! Une bonne partie de celle-ci se passant au travail, le bien-être des salariés
serait un facteur clé de succès
pour les entreprises. Dans le
domaine de l’expertise comptable, avec ses 275 salariés répartis
sur neuf sites du Grand Ouest, le
Groupe Y a bien conscience d’opérer dans un secteur générateur
de stress et de sédentarité. « La
période fiscale avec ses déclarations
et bilans comptables est une moment
important pour les collaborateurs »,
confirme Sammy Khedimi,
chargé de communication.
En 2015, à l’appel de son parte-

Les ateliers de fitzen remportent un beau succès auprès des salariés.

naire mutualiste SMIP, le Groupe
Y participe à un challenge.
« 50 salariés volontaires étaient munis
d’un bracelet connecté qui calculait
notre nombre de pas par jour et notre
taux d’oxygène dans le corps. L’objectif était de faire le plus de pas possible.

Nous avons parcouru 109 000 km en
7 semaines ! », explique Sammy
Khedimi qui confie : « Avec ce challenge, j’ai pris conscience d’être loin
des préconisations de l’OMS. » C’est
le point de départ d’une démarche « Santé/bien-être » au sein du

Groupe Y. Avec la collaboration
d’une stagiaire en master management du sport à l’université de
Poitiers, un questionnaire valide
que 75 % des salariés ont la
volonté de prolonger l’expérience.
« Nous avons proposé un atelier fitzen
(un mélange de yoga et pilates), une
activité autour des troubles musculosquelettiques (TMS) avec les bons gestes à adopter au bureau, un concours
sur le thème de la santé ou encore une
séance de méditation. L’idée est d’organiser un évènement par mois. »

Sport Bien-être Futuroscope
« J’ai été embauchée dans le
Groupe Y un lundi et le lendemain,
c’était l’atelier fitzen. Un bon moyen
de m’intégrer auprès de mes collègues et la sensation que je serais forcément bien dans une entreprise qui

se souciait de ma santé », se souvient Mélanie Rigaud, assistante
commerciale qui voit dans cette
démarche un moyen de fidéliser
les collaborateurs et d’augmenter
leur productivité. « Des salariés
heureux proposent un service optimal à leurs clients », poursuit Mélanie Rigaud, aujourd’hui partie
prenante de l’association Sport
Bien-être Futuroscope née en
septembre dernier. « Nous voulons
fédérer les entreprises et les salariés
de la Technopôle autour de challenges
inter-entreprises et d’ateliers communs », explique Sammy Khedimi. L’association travaille
actuellement à l’organisation
d’une zumba géante, en plein air,
sur le site de la Technopôle, en
juin prochain. ◆
M. N.

Vie des Entreprises
I 5 I Info-éco Février 2017
EXPORT — CISSÉ / 86

Jouffray-Drillaud, les semences
locales visent le marché mondial
Face aux industriels mondiaux, le semencier Jouffray-Drillaud multiplie les homologations internationales
pour la vente de sa luzerne. Sans perdre de vue la recherche et le développement de nouveaux produits.

J

ouffray-Drillaud
réalise 12 % de son
chiffre d’affaires à
l’international et vise les
50 % d’ici cinq ans notamment avec la luzerne, reine
de l’élevage et 4e culture
mondiale.
« C’est un segment de marché sur lequel les gros industriels ne se sont pas positionnés. Elle était délaissée en
Europe et aujourd’hui la
luzerne est le pivot des exploitations d’élevage », confirme
Denis David, directeur
général de JouffrayDrillaud. Des 300 000 hectares de terres agricoles
françaises, le nouveau terrain de jeu de JouffrayDrillaud est désormais le
monde et ses 33 millions
d’hectares. D’autant que la
luzerne, qui rivalise en tonnage avec le soja, repré-

En 2017, Denis David, directeur général et Jean-Marie Girard, directeur commercial miseront toujours
plus sur l’export pour Jouffray-Drillaud.

sente un véritable enjeu de
sécurité et de traçabilité
alimentaire. Un atout
séduction à l’étranger.

Premiers pas
à l’international
Les premières ventes
ont déjà eu lieu en Chine,
mais aussi sur le continent
africain, au Maroc, en Algérie et au Moyen-Orient.

Partenaire du semencier
Maïsadour, basé en Aquitaine, le marché européen
de la Communauté des
états indépendants s’est
alors ouvert à JouffrayDrillaud avec l’obtention
de nouvelles homologations de fourragères pour
la Russie et l’Ukraine. « Je
crois que nous avons pris goût
à l’international », sourit

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Denis David. Pour 2017, le
développement sur l’Amérique latine est en cours
avec l’installation d’un
salarié au Chili. D’ici deux
ou trois ans, c’est le Brésil
qui est visé par la stratégie
export du semencier.

L’export comme pilier
de développement
Pour mieux regarder au-

delà des frontières, l’entreprise a dû s’adapter en
interne. « L’international est
désormais au cœur de tous
nos comités directeurs alors
qu’avant c’était un point
éventuellement abordé en fin
de réunion », reconnaît
Denis David. « Il faut que
chaque salarié ait conscience
de la démarche à l’international et des exigences fortes sur
la qualité des produits »,
confirme Jean-Marie
Girard, directeur commercial. 150 commerciaux de
Maïsadour ont été formés
aux produits JouffrayDrillaud, sept emplois ont
été créés et les 1 500 agriculteurs multiplicateurs
(dont 20 % dans la Vienne)
ont permis de doubler les
surfaces de production.
Un développement qui
va de paire avec la recher-

che et l’innovation. Jouffray-Drillaud signe en
outre la sortie du Messager, premier produit de
biocontrôle, anti-mildiou
et anti-oïdium de la vigne
sans résidu sur les cultures. Une première qui
annonce une gamme spécifique de solutions de biocontrôle avec deux autres
projets disponibles d’ici
deux ou trois ans. ◆
M. N.

Fiche d’identité
Siège : Cissé
Deux stations de
recherche : SaintSauvant (86) et Vienneen-Val (45)
Effectif : 165 salariés
CA : 60 M¤ en 2016
Production : 150 variétés
pour 12 000 t/an de
semences produites

Vie des Entreprises
I 6 I Info-éco Février 2017
NUMÉRIQUE — LA ROCHELLE / 17

Ubidreams imagine les objets
connectés de demain
La société Ubidreams n'en finit pas d'innover pour inventer la réalité d'aujourd'hui et de demain.
Pour cela, la PME rochelaise, créée en 2008, se diversifie.

L

a créativité d'Ubidreams démontre
bien que le changement d'actionnaires opéré
voilà 20 mois n'a eu
aucune conséquence
fâcheuse. L'entreprise est
désormais dirigée par Max
Tessier, qui est entré au
capital et dans la société
en avril 2015 avant d'en
prendre rapidement la
direction générale, après
quelques mois comme
directeur des opérations.
« Un second actionnaire, majoritaire, est également arrivé
avec moi », rappelle-t-il sans
vouloir livrer le nom de cet
investisseur. Celui-ci possède une autre entreprise
dans l'agglomération
rochelaise. Il est surtout
une figure reconnue en
France comme à l'étranger
dans les services et les
télécommunications. Des
secteurs dans lesquels
intervient également Ubidreams, mais au niveau de

Max Tessier, directeur général d'Ubidreams était au CES de Las Vegas.

Ubidreams construit ce que sera la ville connectée de demain.

la conception d'applications hybrides, capables de
fonctionner sous différents systèmes d'exploitation, et de la création d'interfaces pour que du
matériel électronique, un
logiciel et un utilisateur
puissent communiquer et
collecter des données.

existe déjà. L'un des clients
français d'Ubidreams (20 à
25 % de sa clientèle est
étrangère) a justement
remporté le prix de l'innovation nautique 2016 au
METS (Marine equipment
trade show, aux Pays-bas)
pour son Sea-tag, qui
signale une personne tombée à l'eau et la localise.

Technologie beacon
Outre les smartphones et
les tablettes, Ubidreams
crée également des appli-

cations pour connecter des
objets. « En s'appuyant sur le
beacon, c'est-à-dire une balise
électronique qui n'est autre
qu'un émetteur radio bluetooth
que notre smartphone détecte,
on peut rendre n'importe quel
objet connecté et ajouter des
services, explique le quinquagénaire. Imaginez un beacon fixé sur une affiche de
cinéma. Quand vous vous en
approchez, comme par magie,
la bande annonce se lance sur
votre téléphone. » Ce système

Imaginer demain
Ubidreams aussi commence à fabriquer ces pro-

pres objets. Elle a d'ailleurs
remporté le prix Moovin'
2016 de l'Agglomération
rochelaise pour son projet
de système de détection
immédiate de vol de casier
de pêche, avec beacon et
application mobile accessible par abonnement. « Ça
a fait rire tout le monde au
début », se souvient le dirigeant. Mais plus maintenant, tant le dispositif est
transposable. Si le casier
est sorti de l'eau par quel-

qu'un d'autre que son propriétaire, le signal est capté
et l'alerte donnée. Il n'y a
plus qu'à suivre la piste du
voleur. Mais Ubidreams
ayant décidément la tête à
demain, elle réfléchit déjà
aux technologies futures,
comme le Lifi, le wifi passant par la lumière led, ou
encore l'utilisation des
ultrasons. Ce n'est pas
pour rien que Max Tessier
siège au Commissariat
général à la stratégie et à
la prospective « France
Stratégie », qui est rattachée au Premier ministre
pour imaginer ce que sera
la ville connectée de
demain. ◆
O. G.

Fiche d’identité
Création : 2008
Siège : La Rochelle
Dirigeant : Max Tessier
Effectif : 10 personnes
CA : 500 000 euros

NUMÉRIQUE – POITIERS / 86

Proballers, le basket sur smartphone
Avec Proballers, Benoît Dujardin et ses trois associés, tous fans de basket, répondent aux attentes des
fans : suivre les performances de leurs joueurs préférés. L’application vise les 10  000 abonnés.

A

vec 57 000 joueurs de
basket
et
200 000 matchs, Proballers est la plus grosse base statistique de basket au monde. La
seule application sur le marché
qui vous permet, de votre
canapé, de suivre les performances de vos joueurs de basket préférés.
« Proballers c’est d’abord pour
répondre à nos propres attentes de
fans de basket, explique l’un des
concepteurs de l’application
Benoît Dujardin. Avant, pour suivre
nos joueurs en NBA, Espagne, Russie
ou France, il fallait aller sur vingt
sites internet différents, en prenant
le risque de passer à côté d’une information. Tout est réuni dans Proballers. La seule application au monde
à avoir des données aussi complètes,
plus fiable que la NBA qui ne donne
que les stat’ de ces joueurs quand ils
jouent pour la NBA, mais pas quand
ils jouent pour d’autres ligues. »
En pratique, à vous de créer
votre liste de joueurs. Jusqu’à
5 joueurs, l’application est gratuite et au-delà, il faut prendre

néa et réalisé le documentaire
“La course de ma vie”.

Aller vers l’international

Benoît Dujardin lance avec trois associés, l’application Proballers.

un abonnement. Proballers vous
alerte quand l’un de vos joueurs
préféré joue. Impossible alors de
manquer ses performances.

Mêler passion et profession
Avec l’application Proballers,
Benoît Dujardin pose une pierre
de plus dans un parcours de
17 ans où vie professionnelle et
passion pour le basket ont fait la
paire. En 2000, il crée « Basket
zone », premier site internet d’information de basket en France,

comprenant déjà une base de
données bien fournie dont il ne
se séparera jamais. Sa passion
pour son club local le porte
ensuite vers la communication
du PB86. Il réalise les séries “Vis
mon Match” et “On the road to
London” ou encore le film sur
Evan Fournier “Le rêve américain”. Il travaille alors pour la
fédération française de basket,
ainsi que la fédération internationale, en suivant notamment
l’équipe de France, de la Lituanie

à New-York, en passant par Caracas et Londres jusqu’au Vénézuéla lors d’un tournoi de qualifications olympiques. Gonflé à
bloc, il fait le choix de quitter son
poste de communiquant pour
devenir producteur à part entière
en octobre 2012. Il s’occupe plus
largement de communication
(vidéos, sites internet, réseaux
sociaux ...) pour les collectivités,
les institutions et les entreprises.
Dernièrement, il a accompagné
Vincent Hulin dans la Transpyré-

Aujourd’hui, 2 000 fans utilisent l’application Proballers dont
200 joueurs (90 % de français) et
même quatre clubs pro. « Bourgen-Bresse, Gravelines, Chalons et
Cholet utilisent notre système de programmation pour mettre à jour leurs
statistiques sur leurs sites internet.
C’est une sorte de marché parallèle
qui démontre surtout notre savoirfaire », souligne Benoît Dujardin.
Alors que Proballers a été lancée il y a deux mois, les associés
savent bien que le marché français ne suffira pas. Une version
allemande est prête à sortir. Suivront une version espagnole, italienne et chinoise. Du contenu
vidéo avec l’indexation de contenus Youtube pourrait aussi arriver très vite et vous seriez alors
les témoins privilégiés d’une
belle action de vos joueurs préférés. ◆
M. N.

Site : www.proballers.com.

Vie des Entreprises
I 7 I Info-éco Février 2017
INTERNATIONAL — MIGNÉ-AUXANCES / 86

Votre vie numérique
sur Brickin’up
Une gestion optimisée de vos photos, vidéos et autres fichiers : c’est ce que propose Brickin’up.
Principalement conçue pour le grand public, la plate-forme web a su séduire les entreprises
au dernier Consumer Electronics Show à Las Vegas.

E

nvahi par vos
photos, vidéos et
fichiers de toutes
sortes ? Les mois et les
années passent et vous
rangez ces archives dans
un « placard » informatique que vous n’ouvrirez
plus ?
« Il faut nommer les fichiers
pour les retrouver et les archiver. Peu de gens le font car
c’est très chronophage et cela
demande beaucoup de
rigueur. Partant de ce constat
il fallait trouver des solutions
adaptées à la gestion des données personnelles », explique
Gildas Aïhonnou, fondateur de Brickin’up.
L’innovation se situe
dans l’automatisation de la
gestion des données de la
plateforme web. La techno-

Gildas Aïhonnou a fait partie de la délégation d’entreprises de la Nouvelle-Aquiatine et a participé en
tant qu’exposant au CES de Las Vegas.

logique Brickin’up détecte
en effet automatiquement
le type de données, la date
à laquelle vous les avez
obtenues ou modifiées. La
plateforme est capable
d’en extraire des mots-clés
pour les caractériser. La

recherche intuitive est
alors plus facile. D’autant
que vous pouvez aussi partager vos musiques, vos
photos et vidéos en un clic.

Visibilité mondiale
Le mois dernier, Gildas

Aïhonnou exposait à l’Eureka park du fameux
Consumer Electronics
Show de Las Vegas. Dans
l’antre des nouvelles technologies et des innovations, il a pu ainsi tester
l’engouement de Bricki-

n’up. « Nous avons rencontré
des partenaires et des investisseurs potentiels. La bonne
surprise c’est que des professionnels se sont intéressés à
notre outil alors qu’au départ
c’est plutôt une plateforme
grand public », reconnaît
Gildas Aïhonnou, fier de
proposer aux entreprises
un outil de gestion optimisée de leurs données. « Et
une exploitation efficace de
ses données c’est forcément
des gains de productivité »,
complète le dirigeant. La
plate-forme Brinkin’up
permet en outre d’être
alerté sur un sujet que
vous avez enregistré ou
partagé par d’autres utilisateurs qui auront accepté
de les partager.
« La question de la sécurité

est évidemment majeure. Par
défaut, vos contenus sont privés mais vous pouvez aussi
autoriser l’accès à une communauté d’utilisateurs que
vous aurez créée ou les rendre
complètement publics », note
Gildas Aïhonnou.
Depuis son retour de Las
Vegas, la création d’un
compte Brickin’up est possible et 500 utilisateurs
sont actuellement enregistrés. Avant la sortie officielle d’une solution stable,
sans doute d’ici l’été, il
reste quelques briques à
ajouter, notamment sur
l’analyse des contenus
pour générer des tags et
renforcer la recherche
intuitive. ◆
M. N.

Site : brickinup.com.

REJOIGNEZ LE PÔLE ÉCO-INDUSTRIES

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Vie pratique
I 8 I Info-éco Février 2017

Avis d’expert

Zoom sur le temps
partiel thérapeutique
En pratique
Votre salarié(e) est
en arrêt de travail pour
maladie ou accident de
travail. Sous réserve de
respecter certaines formalités et de remplir
les conditions requises, il (elle) peut bénéficier d’une reprise de
travail à Temps Partiel
Thérapeutique en maladie, et reprise de Travail Léger en accident de Florence Grelier, conseillère
travail. Le but est de employeurs à la CPAM
faciliter un retour à une activité professionnelle à
temps complet.
La prescription médicale en maladie doit être établie par le médecin traitant.
Pour la prescription en accident de travail ou maladie professionnelle, votre salarié(e) peut s’adresser
à un médecin de son choix (traitant, autre généraliste
ou spécialiste).
Important, aucune disposition réglementaire ne
prévoit les modalités pratiques de cette situation,
notamment la durée de travail, les horaires de travail
et l’aménagement du poste.
Celles-ci doivent donc être déterminées conjointement entre votre salarié(e), vous-même et le médecin
du travail.

L’indemnisation
Lorsque votre salarié(e), reprend son travail à temps
partiel thérapeutique vous devez penser à établir une
nouvelle attestation de salaire à mi-temps thérapeutique via Net-entreprises à la fin de la période à mitemps, ou en tout début du mois suivant, si la période
à mi-temps concerne tout un mois entier.
Le paiement intervient à terme échu.

ECOSCOPE / BENOÎT THOMAZO Délégué régional EDF Nouvelle-Aquitaine

Participer au
développement local
1954 Né à Bayonne
1996 Devient directeur
Ingénierie Réseaux
Méditerranée pour RTE à
Marseille
2000 Passe directeur du
centre EDF-GDF Services
Béarn-Bigorre à Pau
2004 Est directeur régional
EDF Réseau Distribution Sud
Ouest à Bordeaux
2008 Monte à Paris comme
directeur Régulation d’ERDF
2011 Devient directeur
Mission Interconnexions du
Groupe EDF
2013 Revient en Aquitaine
pour occuper le poste de
délégué régional EDF
2016 Occupe le poste de
délégué régional du groupe
EDF Nouvelle-Aquitaine

Carrière. Quelle est votre plus
belle réussite professionnelle ?
Benoît Thomazo / J'ai mené une
carrière entre management et expertise sur les sujets de l'énergie. Je suis
fier que mes collaborateurs soient
heureux de travailler avec moi. Sur
des projets communs, j'aime voir
leurs yeux briller quand nous arrivons au but. J'apprécie de travailler
dans une bonne ambiance.

En maladie
(Etape 5 sur net-entreprises), veuillez noter le salaire
brut qu’il (elle) a réellement perçu pour la période
effectuée à temps partiel (colonne 3 sur l’attestation
de salaire) et le salaire brut qu’il (elle) aurait perçu si
votre salarié(e) avait réalisé un temps plein durant
cette même période (colonne 9).

En accident du travail / maladie professionnelle
(Etape 5 sur net-entreprises), dans un premier
temps, notez le salaire brut perçu pour la période travaillée ainsi que le montant des cotisations correspondant à 21% du montant de ce salaire brut. Dans un
second temps, indiquez le salaire brut perdu en raison
de son absence ainsi que le taux de cotisations correspondant (toujours 21 % du montant du salaire brut
perdu).

Rappel
Si une période de congés payés chevauche la
période à temps partiel thérapeutique, votre salarié(e)
n’a pas de perte de salaire, vous devez donc les inclure
dans le salaire brut perçu.
Contact : Si vous avez des questions supplémentaires,
n'hésitez pas à contacter votre conseillère employeurs :
Florence Grelier à contact-employeur@cpampoitiers.cnamts.fr et le site www.dsn-info.fr.

Benoît Thomazo

BIO EXPRESS

Conseil. Quel conseil donneriezvous à un jeune entrepreneur ?
B. T. / Il doit être curieux dans ce
qu'il voit. Il doit aussi s'intéresser
aux gens. Avant de les classer, de les
faire rentrer dans un tableau, il faut
aussi s'intéresser à leur motivation,
à leurs objectifs. Il doit aussi s'asseoir
sur un travail solide pour aller plus
loin. Il faut savoir s'entourer et déléguer.

Motivation. Qu'est-ce qui vous
motive dans votre travail ?
B. T. / J'appartiens à un groupe qui,
du haut de ses 70 ans, est presque
une start-up. L'entreprise rassemble
énormément de capacités techniques et scientifiques, en France et

“ L’entreprise
est ancrée sur
un territoire,
elle apporte
sa pierre
au développement
local et global.
Tout l'enjeu est
d'adapter
ce groupe à
la région,
à un territoire
particulier.
Nous devons
chaque jour penser
à notre futur, tout
en tenant compte
de notre objectif
d'être au service
des habitants
sur le long terme ”

à l'international. Et en même temps,
elle est ancrée sur un territoire, elle
apporte sa pierre au développement
local et global. Tout l'enjeu est d'adapter ce groupe à la région, à un territoire particulier. Nous devons
chaque jour penser à notre futur,
tout en tenant compte de notre
objectif d'être au service des habitants sur le long terme.

Avenir. Quels sont les dossiers en
cours ?
B. T. / EDF Nouvelle-Aquitaine
totalise plus de 9 000 agents sur le
territoire et regroupe ainsi plusieurs
métiers de la production à la vente,
en passant par les juristes, que ce
soit pour l'énergie hydro-électrique,
nucléaire ou les nouvelles énergies.
Nous élaborons un plan d'actions
régional pour savoir comment travailler sur ce territoire, quels sont les
espaces les plus pertinents, quels
métiers devons-nous favoriser ou
développer, comment travailler
ensemble avec les partenaires. C'est
aussi donner à toutes ces personnes
la culture régionale. Le deuxième
sujet est l'innovation. Comment les
PME et les start-ups peuvent nous

aider à mieux travailler, à imaginer
de nouveaux services. Leur façon de
travailler nous inspire. C'est aussi
prendre en compte l'ensemble des
systèmes de production et voir comment nous pouvons intégrer au
mieux les énergies renouvelables et
l'auto-consommation. Comment différentes sources d'énergie peuvent
cohabiter, entre organisation centralisée et décentralisée. Cela nous
conduira au système de demain,
plus intelligent. A nous de voir comment les marier au mieux sur la
région. Enfin, une entreprise est
implantée sur un territoire et par
rapport à notre responsabilité sociétale, nous insistons sur notre place
au service de tous les citoyens, nous
accompagnons les chômeurs
comme les personnes âgées. Nous
abordons aussi des sujets comme la
biodiversité autant que le travail
handicapé.

Mots croisés. Pouvez-vous nous
donner trois mots pour vous définir ?
B. T. / Curieux, perspicace et zappeur. ◆
PROPOS RECUEILLIS PAR MATHILDE WOJYLAC

QUESTIONNAIRE DE PROUST
La qualité que j’apprécie chez les autres
La bonne éducation
Ce que j'apprécie le plus chez mes amis
C'est la fidélité. Un véritable ami est celui qui viendra vous aider
dans un moment difficile sur un simple coup de fil
Ce que je déteste par-dessus tout
L'hypocrisie, le mensonge et la mauvaise éducation
Mon principal défaut
Zappeur
Mon occupation préférée
Le sport. J'aime les sports de glisse comme le surf. Je pratique
aussi le golf, le tennis et la pelote basque
Mon rêve de bonheur
Etre entouré de ceux que j'aime
La couleur que je préfère
Le vert
Mon plat favori
Le couscous

Mes auteurs favoris
Les auteurs russes en ce moment comme Dostoïevski ou Tolstoï,
mais aussi Victor Hugo et Charles Péguy pour leurs alexandrins et
l’auteur contemporain Gabriel Garcia Marquez.
Mon film préféré
“The Tree of life” de Terrence Malick, Gran Torino et plus
largement les films de Clint Eastwood. Sinon, les grandes fresques
historiques, les péplum du type de Braveheart. J'aime aussi le
grand spectacle comme la trilogie du Seigneur des Anneaux
Mes peintres favoris
Les œuvres figuratives, notamment avec les peintres italien de la
Renaissance comme par exemple Fra Angelico
Mes héros dans la vie réelle
Les navigateurs du Vendée Globe. Ils sont pour moi, au top de
l'héroïsme moderne
Ma devise
Force et honneur

Vie pratique
I 9 I Info-éco Février 2017
COACHING AVEC ... Olivier Barbin

Et si vous racontiez
des histoires à vos clients ?
Considéré par les spécialistes comme l’avenir de la communication,
le content marketing ou marketing de contenu permet
aux entreprises d’accroître leur notoriété et de fidéliser leurs clients
en enrichissant la relation qu’elles entretiennent avec eux.

1

895 : John Deere
lance « The Furrow »,
un magazine destiné
à aider les agriculteurs à
améliorer leur productivité. Sans le savoir, le fabricant de matériels agricoles
vient d’inventer le
« content marketing »,
aussi appelé « marketing
de contenu », « brand marketing » ou « brand
content ».

Olivier Barbin

“ La bonne
nouvelle, c’est que
le web permet
aujourd’hui
à n’importe quelle
entreprise de se
lancer dans une
stratégie de content
marketing à coût
maîtrisé,
en s’appuyant
notamment sur
les techniques de
storytelling et les
médias sociaux ”

Enrichir la relation
Vous l’avez compris, le
content marketing est un
levier de communication
qui implique la création et
la diffusion par une entreprise de contenus média
destinés à enrichir la relation entre une marque et
ses cibles. En clair, un
annonceur quel qu’il soit
ne peut plus se contenter
de mettre en avant ses
produits, il doit aussi valoriser l’expérience proposée
en apportant de la valeur
ajoutée. En éditant Air
France Magazine, un support lifestyle chic et cool, la
compagnie aérienne française ne caresse ainsi pas
tant l’ambition de promouvoir ses nouvelles offres que de valoriser l’univers de référence dans
lequel elle se positionne.
Une belle façon de créer de
l’affinité avec ses cibles.
A bien y réfléchir, le
« content marketing » n’est
pas une stratégie nouvelle
et « The Furrow » ne fait
pas office d’exception. En
1900, Michelin lance son
guide pour informer les

automobilistes sur l’entretien de leur voiture. Pas
mal pour un vendeur de
pneus ! Quatre ans plus
tard, le vendeur de gélatine
à desserts américain Jell-o
lui emboîte le pas en
offrant un livre de cuisine
à ses clients. Une belle idée
pour faire découvrir au
foyer américain le potentiel de ce nouvel ingrédient
et lui expliquer comment
le cuisiner.

Storytelling et médias
sociaux
La bonne nouvelle, c’est
que le web permet aujourd’hui à n’importe quelle
entreprise de se lancer
dans une stratégie de
content marketing à coût
maîtrisé, en s’appuyant
notamment sur les techniques de storytelling (l’art
de mettre en récit) et les
moyens offerts par les
médias sociaux. C’est dans
ce contexte que la marque

Babymoov a par exemple
lancé une application
mobile et un blog rassemblant des dizaines de recettes gourmandes pour
accompagner le lancement du Nutribaby, son
robot de cuisine dédié aux
repas des tout-petits.
Comme Babymoov, Une
entreprise doit se poser la
question de sa zone d’écoute, c’est-à-dire du point
de convergence entre ses
objectifs et les attentes de
sa cible pour dégager des
idées d’actions qui rendront un réel service à ses
clients tout en valorisant
son ADN. Objectif : accroître sa notoriété, créer une
relation de confiance et
fidéliser.

L’avenir de la
communication sur le
web

désireuses d’améliorer leur
référencement naturel sur
les moteurs de recherche.
Après tout, les places sont
chères pour figurer en tête
des résultats et Google n’a
jamais caché sa volonté de
mettre prioritairement en
avant les contenus de qualité. Face à la prolifération
des adblockers (logiciel antipublicité sur le web) qui
réduisent les efforts des
annonceurs à néant et
remettent en cause le
modèle de diffusion publicitaire sur internet, le
content marketing est
d’ailleurs aujourd’hui considéré par les spécialistes
comme l’avenir de la communication sur le web. ◆

de l’Homme
Une conférence-débat organisée par le CJD Sud Deux-Sèvres
et animée par Philippe Risotto
aura lieu au Dôme de Noron à
Niort, à 18 h. Trois intervenants
rythmeront la soirée : Gilles
Babinet, Laurence Parisot et
Alexis Normand.

Le content marketing
offre enfin de belles opportunités aux entreprises

Philippe Croizon viendra donner une conférence à l’amphi
du groupe Sup de Co à
La Rochelle, à 18 h 30, sur
“Sommes-nous maître de notre
destin ?”. Sportif, chroniqueur,
le polyamputé intervient pour
témoigner de la réalité du
concept de résilience et répéter que chacun est capable de
déplacer des montagnes.

8 mars
Trophées des femmes de
l’artisanat

8 mars
Le numérique au service

La Chambre de métiers et de
l’artisanat de la Vienne remettra ses Trophées des femmes

de l'artisanat (création, reprise
et coup de cœur) et le Prix
Soroptimist.

9 et 10 mars
Niort Numéric
C’est le rendez-vous des professionnels du digital. Ces deux
jours dédiés aux entreprises
(ateliers, conférences, showroom, job dating…) sur le
thème de « La transformation
numérique des entreprises », à
la salle de l’Acclameur à Niort.
Le jeudi aura lieu les Rendezvous d’affaires du numérique.

Contrats : le code
de bonne conduite des
négociations en B to B
La conclusion des
contrats B to B est souvent précédée d’une
période de négociation,
qui sera d’autant plus
longue que les enjeux
du contrat projeté sont
importants. Durant
cette période, les parties devront respecter
au moins trois obligations, désormais inscrites dans le sacro-saint
Code civil (articles 1112, Me Fatiha Nouri
1112-1 et 1112-2 nouveaux du Code civil).
A noter : la violation de ces obligations peut donner
lieu à des sanctions pécuniaires et même à l’annulation du contrat conclu à l’issue des négociations.

1 - Obligation de bonne foi
Chacun est libre d’entrer en négociation et surtout
d’en sortir à tout moment. Mais cette liberté n’est pas
sans limite. L’initiative, le déroulement et la rupture
des négociations doivent satisfaire aux exigences de
la bonne foi. Ainsi, par exemple, peut engager sa
responsabilité celui qui rompt des négociations de
manière brutale après plusieurs mois de négociations
durant lesquels il aurait entretenu son interlocuteur
dans la croyance que le contrat se signerait.

2 – Obligation d’information
La partie qui connaît une information dont l’importance est déterminante pour le consentement de
l’autre partie doit lui communiquer, du moins si cette
dernière ignore légitimement cette information ou
fait confiance à son interlocuteur. En revanche, cette
obligation d’information ne porte pas sur l’estimation
de la valeur du bien ou du service objet du contrat
projeté.

3 – Obligation de confidentialité
En phase de négociations, il est parfois nécessaire
de divulguer certaines données sensibles de son
entreprise (données technologiques, commerciales,
financières…). Dans le souci de sécuriser cette divulgation, le nouvel article 1112-2 du Code civil prévoit
désormais que celui qui utilise ou divulgue sans autorisation une information confidentielle obtenue à l’occasion des négociations engage sa responsabilité.

OLIVIER BARBIN,

Gérant de l’agence Superfull,
président de RéseauCom 86

Agenda
7 mars
Conférence

Avis d’expert

30 et 31 mars
Forum Futurallia
Pour sa 21e édition, le forum
d’affaires Futurallia revient en
Vienne, sur la Technopole du
Futuroscope, au palais des
congrès. 600 participants,
27 pays représentés, 16 rendezvous qualifiés en BtoB sur deux
jours, 7 000 contacts générés,
4 villages thématiques, un
accent mis sur l’innovation,
voilà en quelques chiffres ce
rendez-vous d’affaires dédié à
l’international.

Précisions
Ce nouveau texte ne rend pas inutile la conclusion,
en phase de négociation, d’un accord de confidentialité. Un tel accord permet notamment de définir ce
que les parties considèrent être des informations
confidentielles ainsi que les modalités pratiques de
préservation de la confidentialité. Et au-delà de la
question de la confidentialité, encadrer ses négociations par un écrit peut avoir un intérêt, en particulier
pour fixer un calendrier de négociations, les modalités
de communication entre les parties, organiser une
data room ...
Contact : Ordre des Avocats de Poitiers
Adresse : 12 rue Gambetta, BP 373, 86009 Poitiers Cedex
Téléphone : 05 40 88 05 35
Site : www.avocats-poitiers.com.

Le coin des Lardons
I 10 I Info-éco Février 2017
TOURISME — VIENNE

Pour ses 30 ans, le Futuroscope
s’offre un Extraordinaire Voyage
Ceux qui l'ont vécue n'en reviennent toujours pas, la nouvelle attraction du Futuroscope offre une
expérience immersive renversante grâce à une technologie unique en Europe. Voler comme un oiseau et
faire le tour du monde au XXIe siècle tel que l'aurait rêvé Phileas, le héros de Jules Verne est la promesse
tenue de l'Extraordinaire Voyage. Le cadeau de la maturité pour ses 30 printemps.

E

lle porte merveilleusement
bien son nom, l'attraction l'Extraordinaire
Voyage du Futuroscope va
sans aucun doute devenir
la plus belle expérience du
parc, un beau cadeau de
technologie pour ses
30 ans.
Les voyages s'enchaînent et l'enthousiasme
effervescent est papable
dès la sortie. Le public est
conquis, il en redemande
encore ! Salomé est sous le
charme, elle n'en revient
pas. « J'ai vraiment volé
comme un oiseau. Nous ne
regardons pas l'image, nous
sommes dedans, avec les
odeurs qui viennent nous chatouiller le nez. C'est
magique ! » Son amie Almodis partage ce sentiment.
« J'ai un avis très positif pour
cette première. Je n’ai pas eu
mal aux yeux, pas besoin de
lunettes encombrantes et je
me suis laissée porter par l'image, le son et les odeurs, c'était génial ! Ce tour du monde
est vraiment unique et sensationnel ! » Jean-Michel Brunet, gérant du parc Défi
Planet’ à Dienné, a des
étoiles plein les yeux.
« C'est un voyage extraordinaire pour les trente ans du

Des tours de Dubaï au parc de Yellowstone, le voyageur, les pieds dans le vide, savoure son périple autour du monde.

parc, c'est aussi ma plus belle
expérience. Ma seule frustration est de devoir atterrir. »

N°2 ou 1 ?
Le président du directoire, Dominique Hummel
veille au grain à la sortie de
l'attraction. Face à ces premières réactions exaltantes,
il ne cache pas sa satisfaction ! « La dernière attraction
étant la meilleure, nous avons
mis beaucoup d'ambitions
pour la réussir et le résultat est
là ! Elle a toutes ses chances
pour être la n°2 de nos attrac-

tions. » Pour rappel, c’est un
investissement
de
12,5 millions d'euros pour
le parc dont 3,5 M€ du
conseil départemental de la
Vienne. « C'est le plus important investissement de mon
règne au Futuroscope », ironise Dominique Hummel.
La plate-forme de voyage,
venue de Vancouver et
commandée selon un
prototype, propose une
inclinaison à 90° pour
84 spectateurs et un écran

torique de 600 m2 disposant
d'une qualité d'image révolutionnaire à 6 K. « Nous
sommes dans l'ultime de ce que
peut proposer l'image immersive. Le Voyage Extraordinaire
marque un cap, la fin d'une
aventure pour le début d'une
nouvelle sous d'autres formes. »
Et oui, car après avoir réussi
le pari de nous faire voler,
Dominique Hummel souhaite nous faire téléporter
d'ici 2020 ! Pour ses 30 ans,
le parc s'offre le cadeau de
la maturité. « Nous avons
atteint la maturité technique,
informatique et financière pour
réaliser ce voyage. Il y a cinq
ans, nous n'aurions pas pu. Du
désert égyptien à Yellowstone,
en passant par Dubaï et sa
tour, l'image de synthèse procure un réalisme magique, le
tout agrémenté d'odeurs et de
sensations. »

Phileas, le héros de Jules
Verne ? La compagnie
aérienne SkyWorld du
Futuroscope est prête pour
le départ. Le public est d'abord accueilli dans un hall
de départ où l'absurde se
confronte au merveilleux.
Le commandant Franck
Garrisson et son hôtesse
Irène Delaunay dévoilent
le programme du vol. Un
transfert en aéro-navette et

place à l'embarquement. Le
public s'installe sur la plateforme et c'est parti pour 4
minutes de voyage irréel
dans le réel. Au départ du
Futuroscope, l'engin vous
propulse en Egypte, vous
effleurez le sable chaud de
Gizeh et les pyramides, puis
soudainement vous vous
retrouvez en haut d’une
tour à Dubaï et vous rejoignez un groupe de basejumpers qui plonge entre
les gratte-ciel. Le vaisseau
ralentit et vous vous retrouvez en Inde à côté d'éléphants et juste devant le Taj
Mahal d’où se dégage des
effluves orientales, puis
dans l'Himalaya où le vent
frais vient vous chatouiller
le nez et bouquet final, vous
finissez par le grandiose
parc de Yellowstone où
vous vous faufilez entre les
montgolfières avant de
plonger dans la source
d'eau chaude. L'Extraordinaire Voyage touche à sa
fin, retour au Futuroscope,
retour à la réalité. Oh que
non, nous avons tous envie
d'y retourner ! ◆
LYDIA DE ABREU

Le Tapis Magique,
un pavillon qui incarne le rêve de voler
1992
Le pavillon baptisé « Tapis magique » ouvre ses portes avec un
double dispositif étonnant : 2 écrans géants, l’un de face, l’autre
sous les pieds, sous un plancher de verre. Les visiteurs ont l’impression de flotter dans les airs aux côtés des papillons
monarques.

2004
Jacques Perrin et Jacques Cluzaud réalisent, en exclusivité pour
cette salle unique, le film Voyageurs du Ciel et de la Mer. L’expérience est saisissante.

2016
Prêt pour
le décollage !
Phileas Foog et Passpartout étaient présents pour l’inauguration.

Dans la file d’attente, des
animations sont prévues.

Prêt à vivre un voyage
unique tel que l'aurait rêvé

Un cap est franchi. Le pavillon est entièrement repensé pour que
les visiteurs, suspendus dans les airs, s’envolent au cœur des images.
Le nom Tapis Magique prend tout son sens … Il devient le tapis
volant qui permet d’emmener les visiteurs autour du monde.

Jusqu’au 31 mars, les habitants de la Vienne bénéficient
d’un tarif préférentiel à 25 euros
Pour un tarif unique du billet 1 jour daté, adulte ou enfant, pour
une visite 1 jour jusqu’au 31/03/2017 inclus, sur présentation aux
caisses du parc d'un justificatif de domicile dans la Vienne, pour
les habitants de la Vienne et leurs accompagnants (vos amis
peuvent en profiter même s'ils n'habitent pas la Vienne), dans la
limite de 6 personnes par justificatif. Offre valable exclusivement
aux caisses du parc. Offre non valable sur tous les autres types
de billets, les séjours, les programmes groupes et la réservation
en ligne ou par téléphone. Non cumulable, non rétroactive et
non remboursable. Gratuit pour les moins de 5 ans.
Pour accéder au pas de tir, il faut d’abord emprunter l’aéro-navette.

Attention, le décollage est imminent ! La plateforme s’incline
ensuite à 90° en moins de 12 secondes, une vraie prouesse technique
pour une structure unique en Europe.

Tourisme
I 11 I Info-éco Février 2017
PATRIMOINE — SAINT-MARTIN-L’ARS / 86

L’Abbaye royale de La Réau
reprend vie
A deux pas de Saint-Martin-l'Ars, l'abbaye royale de La Réau sort de sa torpeur. Après seulement deux
mois de travail, les nouveaux propriétaires, Michel Guyot et Noémi Brunet ont redonné vie au lieu. En
avant-première, ils ont proposé une première visite avant d'ouvrir leurs portes au public le 1er avril.

A

quelques pas de
Saint-Martinl'Ars, au bout
d'une allée bordée d'arbres, le site de l'Abbaye
royale de La Réau se
découvre. Fermé depuis
plusieurs décennies, le
premier avril, ce lieu fantastique va rouvrir au
public grâce à un couple
de passionnés, un amoureux des vieilles pierres.

m'a plu ! Et comme je suis
plutôt d'un tempérament : « il
vaut mieux agir que gémir »,
24 heures plus tard, nous faisions une proposition d'achat.
Je n'avais pas d'économies, je
ne suis pas un milliardaire,
mais une banque a bien voulu
nous suivre. » Les voici donc
heureux propriétaires du
site.

Des propriétaires
passionnés de vieilles
pierres

Après deux mois et demi
de travail au cours desquels ils ont dompté la
végétation et réalisé un
grand ménage, le couple
s'est employé à habiller
plusieurs salles de l'abbaye.
Elles ont été meublées,
décorées, reconstituées
comme si elles avaient été
laissées en l'état au XVIIIe
siècle. Il y a ainsi le réfectoire, le salon, les chambres, la pharmacie, le scriptorium, la lingerie … Au
total, une vingtaine de pièces sont ouvertes. « Nous
voulons simplement redonner
vie au lieu, faire transparaître
la vie quotidienne, comme si
les moines étaient partis se

Michel Guyot est « un fou
de patrimoine. C'est ma raison d'être, ma vie, ma passion ». Dès son plus jeune
âge, ce Bourgignon arpente
les chantiers de reconstruction. En 1979, à 30 ans,
avec son frère Jacques, ils
se lancent le pari un peu
fou de réhabiliter le château de Saint-Fargeau
(près d'Auxerre, dans
l'Yonne). « C'était un coup de
bluff, mais nous avons fait 50
000 entrées dès la première
année ! » Il mène les travaux, les visites, la communication et imagine

Dans l'intimité
d'un moine

L’abbaye royale de la Réau date du XIIe siècle et a abrité des moines de l’ordre des Augustins.

même pour l'été un grand
spectacle. C'est un succès.
En 1995, il découvre que
sous Saint-Fargeau existe
un château médiéval. Le
projet Guédelon voit ainsi
le jour. Avec la devise
« Construire pour apprendre », une équipe de passionnés bâtit chaque jour
un château fort du XIIIe siècle avec les mêmes maté-

riaux et techniques qu'au
Moyen-Age et le tout sous
les yeux des touristes. Les
droits d'entrée financent
d'ailleurs les travaux.
« Je ne m'arrête jamais et
je fais partie d'une association
qui s'occupe de châteaux et
plus largement de monuments en péril. Nous essayons
de trouver le bon acquéreur
pour reprendre ces demeures.

En parcourant les sites internet de vente, je tombe alors
par hasard sur une photo de
l'Abbaye de La Réau. C'est le
coup de foudre immédiat. »
Avec son épouse Noémi,
ils prennent alors la route
à 5 h du matin et viennent
découvrir l'Abbaye. « Elle
est d'une beauté transcendante. L'abbatiale, la salle
capitulaire, le cloître … tout

promener et que nous en profitions pour visiter leur
demeure. L'idée est que
chaque visiteur puisse se
balader, déambuler assez
librement dans les pièces,
découvrir la vie monastique
en lisant les petites notes. » Et
l'idée est d'intéresser aussi
bien les parents que les
enfants avec une grande
énigme à résoudre pour
ces derniers. « Nous ne voulions pas faire une visite
ennuyante, mais bien un lieu
que les familles s'approprient,
où elles peuvent venir piqueniquer et passer une aprèsmidi à découvrir ce lieu, comment on vivait autrefois. »
Des activités seront aussi
proposées : faire du pain,
tailler une pierre, écrire à
la plume … L'extérieur
aussi offre de nombreuses
possibilités : les ruines de
l'abbatiale, les maçonneries extérieures qui permettent de voir les fondations du XIIe siècle, un
grand parc arboré, un petit
ruisseau … Pour découvrir
ce nouveau lieu, tout commencera le 1er avril ... ◆
MATHILDE WOJYLAC

Un projet d'envergure
Pour redonner vie au lieu et faire face aux charges, l'abbaye devra
accueillir 10 000 visiteurs. « Nous avons eu un très bon accueil de
la commune de Saint-Martin-L'Ars, ainsi que du Département de
la Vienne par le biais de l'Agence touristique, souligne Michel
Guyot. Nous espérons bien pouvoir développer d'autres projets.
Notre volonté est d'aller plus loin. Dans un deuxième temps, mon
rêve serait de reconstruire l'abbatiale pour nous retrouver dans
les pas des bâtisseurs. Le site est classé, nous ne pourrons pas
refaire comme à l'époque, mais ce serait une belle aventure. Il
nous faudra trouver des partenaires, c'est un projet ambitieux,
mais une fois le chantier lancé, la dynamique serait enclenchée. »

Chaque pièce a été meublée avec attention, en respectant les codes
de l’époque. Une atmosphère authentique s’en dégage.
Les ruines de l’abbatiale se visitent pour l’instant en l’état.

L'histoire de l'Abbaye de La Réau
L'Abbaye Notre-Dame de la Réau a été construite au XIIe siècle,
sous la protection d'Aliénor d'Aquitaine, pour une communauté
religieuse de l'ordre des Augustins. Elle est fortifiée pendant la
Guerre de 100 ans (XIVe siècle). « A l'époque médiévale, elle était
occupée par une soixantaine de moines, note Michel Guyot, au
XVe siècle, leur nombre a diminué pour atteindre au XVIIIe, cinq
moines et leurs domestiques.  » Au XVIIIe siècle, le site connaît
une période de réorganisation. Les pièces perdent leur usage
originel. En 1791, avec la dissolution des ordres monastiques, les
moines quittent l'abbaye. En 1798, les bâtiment sont vendus
comme biens nationaux et l'abbaye devient un pensionnat. « Avec
les guerres de religion, la Révolution, les bâtiments sont écorchés.
Il ne reste aujourd'hui qu'un tiers de la construction originelle. »
En 1824, un particulier rachète l'ensemble pour le transformer en
demeure privée. L'abbaye est classée monument historique en
1941. Les anciens propriétaires n'ayant plus les moyens de l'entretenir, elle est mise à vendre en 2015.

Noémi Brunet et Michel Guyot sont les nouveaux propriétaires.

En cuisine, les casseroles sont bien alignées.

Patrimoine
I 12 I Info-éco Février 2017
RESTAURATION — LA ROCHELLE / 17

Le Belem se refait une beauté
à La Rochelle
Le trois-mâts français, le Belem a passé quelques semaines dans le grand port de commerce de
La Rochelle pour subir des réparations. Un chantier naval rochelais, Lecamus, avait décroché le marché.

L

e Belem est un
bateau à part, un
vieux
gréement
emblématique. Mais les réparations que nous y faisons
sont les mêmes que pour les
autres bateaux », confie
Maxime Legendre, le
patron de la société Lecamus, installée dans le
grand port de commerce
de La Rochelle et spécialisée dans la réparation
navale, la maintenance
portuaire et la chaudronnerie industrielle. Pour le
compte de la Fondation
Belem, qui recherchait « un
chantier naval capable de
conduire les travaux et d'être
aussi le mieux-disant financièrement », comme l'a
reconnu la déléguée générale de l'organisation
Christelle Hug de Larauze
lors de sa visite à
La Rochelle le 17 janvier
dernier, l'entreprise effectue une peinture complète, révise l'électricité, la
tuyauterie et inspecte la
ligne d'arbre, qui relie le
moteur à l'hélice. Arrivé
au matin du 9 j anvier, le
trois-mâts restera en cale
sèche pendant trois
semaines, puis passera
quatre jours à flot dans le
grand port de commerce
avant de repartir.

Spécialiste de
l’entretien des bâteaux
Si les travaux sont habituels, la notoriété du
Belem apporte un surplus
de notoriété à la société
Lecamus, qui jouit déjà
d'une belle réputation.

Le Belem est le dernier trois-mâts barque français à coque acier, un des plus anciens en Europe. Il fait
l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 27 février 1984.

Le Belem est en cale sèche pour être rénové.

Créée en 1980, elle emploie
29 personnes et assure
régulièrement l'entretien
des bateaux des Croisières
inter-îles, qui relient
La Rochelle aux îles d'Oléron et Aix notamment
ainsi que celui de « La
Gironde », qui croise entre
Royan et le Verdon
(Gironde). D'ailleurs 60 %
de son chiffre d'affaires
provient de la réparation
et la maintenance navale
et 40 % de l'usinage d'éléments métalliques pour
l'industrie.
Bref, l'intervention n'a

rien de problématique pour
Lecamus et encore moins
son jeune patron, qui a
racheté l'entreprise à son
fondateur Bernard Lecamus en novembre 2014.
D'autant qu'à 41 ans, le
Nordiste présente déjà une
belle expérience. En 11 ans
d'activité au sein de Sea
France, Maxime Legendre
a gravi bien des échelons,
officier de marine marchande, ingénieur puis
directeur technique, avant
de voler de ses propres
ailes, à La Rochelle, en 2014.

Maxime Legendre est le gérant de l’entreprise Lecamus, qui réalise les travaux.

O. G.

Le Belem, le «  bateau des Français  »
Il est « le bateau des Français » selon Christelle Hug de Larauze, la déléguée générale de la Fondation
Belem. Le dernier des trois-mâts à coque en acier de France, construit en 1896, l'un des plus anciens
d'Europe, est entré dans l'une des cales sèches du port de La Pallice le 9 janvier dernier pour une
escale technique de trois semaines à La Rochelle. Le temps que la société Lecamus lui refasse une
peinture complète, révise l'électricité et inspecte la ligne d'arbre, qui relie le moteur à l'hélice.
Le vieux gréement sera ainsi fin prêt pour une nouvelle campagne de navigation. Celle-ci commencera en avril depuis son port d'attache de Bordeaux et ne comptera pas moins de 25 étapes à travers
l'Europe : Espagne, Canaries, Irlande, Ecosse, Norvège ... « Le bateau est exploité au maximum possible,
environ sept mois par an, explique Christelle Hug de Larauze, venue à La Rochelle le 17 janvier pour
suivre le déroulement du chantier. Chaque année, nous organisons des stages de voile de trois à
huit jours pour que ceux qui le souhaitent puissent découvrir le monde de la voile. Nous embarquons
jusqu'à 48 stagiaires (moyennant 170 euros par jour) en plus des 16 marins professionnels. Ensuite, à
chaque escale, des visites sont organisées ainsi que des événements privés pour des entreprises ou
des collectivités. »

Le bâteau est notamment poncé.


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