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Nom original: TPE partie II.pdfTitre: Microsoft Word - TPEAuteur: Vladi

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Maximilien ERSHAIDAT
PARTIE II : les acheteurs et les revendeurs,
Maintenant que nous avons étudié quelles étaient les principales routes du trafic d’œuvres d'art depuis
l'Irak et la Syrie, il est bon de s'intéresser à une question importante : ce trafic d'art existe car il est très
lucratif. Mais alors, qui sont les personnes qui achètent et vendent ces biens culturels provenant des
sites de pillage. Et pourquoi ces personnes jugent-elles cela intéressant d'un point de vue financier ?
I)

Qui achète, quel rôle jouent les acheteurs de biens culturels en provenance du trafic
illicite d’art dans la destruction du patrimoine Irakien et Syrien ?

Les personnes concernées par l’achat illégal de biens culturels depuis l’Irak et la Syrie sont nombreuses.
Pour ce qui est des acheteurs, leur identité est difficile à établir de façon claire étant donné qu’il s’agit
d’un trafic clandestin. Néanmoins, il est clair que la plupart des transactions entre l’État Islamique (qui
génèrent énormément d’argent, plus de 36 millions de dollars sur le seul site d’al-Nabuk [1]) sont
effectuées par des collectionneurs occidentaux. Ces derniers voient dans ce trafic illicite un bon moyen
d’acheter des œuvres d’art à des prix défiants toute concurrence. En faisant cela, ils incitent les pillards
et les contrebandiers à accentuer les pillages et à dévaster le patrimoine Irakien et Syrien. [2]
Il semble que de nombreux acheteurs ne soient pas conscients du préjudice causé par l’achat de biens
culturels sur le marché noir. Certains sont inattentifs à la préservation du patrimoine et voient dans ces
œuvres achetées à des prix dérisoires un bon moyen de faire un placement économique, d’autres en
revanche se justifient en prétendant sauver les objets de ces pays en guerre. Ces collectionneurs se
trompent puisqu’ils oublient de prendre en considération le fait que leur propre achat encourage les
terroristes de l’État Islamique à piller les œuvres d’art sur place. En plus de la destruction du patrimoine,
l’enjeux est aussi le financement du terrorisme de daesh qui tire une bonne partie de ses revenus du trafic
d’art et qui a même mis en place un bureau dédié aux ‘confiscations’ d’œuvres d’art ainsi qu’à la
production de pétrole [3].
1. https://gatesofnineveh.wordpress.com/2016/01/12/how-much-money-is-isis-making-fromantiquities-looting/
2. https://www.theguardian.com/artanddesign/2016/feb/26/western-art-funding-terrorism-isismiddle-east
3. Ibid
II)

Qui vend, pourquoi le trafic d’art est-il aussi important aux yeux des terroristes de
l’État Islamique ?

« Aujourd’hui, en Irak, en Syrie, le pillage atteint des sommets inégalés, indique Marc-André
Haldimann, chercheur associé à l’université de Berne en Suisse. C’est assez impressionnant quand on
regarde les images des sites archéologiques prises par satellites notamment les nécropoles en Syrie.
Partout, des trous béants témoignent de l’ampleur des bols ». Que ce soit des céramiques, des pièces
de monnaie, des manuscrits : la contrebande d’antiquités est devenue l’une des principales sources de
financement de daesh, le patrimoine du Moyen-Orient et d’Afrique est une victime collatérale des
conflits [4]. Les vendeurs sont assez simples à identifier : il s’agit de contrebandiers directement à la
solde de l’organisation État Islamique elle-même.
Le trafic d’œuvres d’art est la deuxième source de revenus de l’organisation État Islamique, juste après
la vente de pétrole. En 2015, cette seule activité aurait généré entre 6 et 8 milliards de dollars selon la
CIA soit une somme d’argent considérable [5] tout en sachant que depuis peu, cette organisation perd
de l’argent en raison de ses batailles [6]. Ainsi, le pillage de biens culturels revêt une importance capitale
pour la survie de cette organisation terroriste. Et justement, ce ne sont pas l’Irak et la Syrie qui manquent

de sites archéologiques où les djihadistes peuvent se permettre de piller allégrement, sur les 12 000 sites
archéologiques en Irak : 2 000 sont sous le contrôle de daesh [5].
4. L’OBS n°2650-20/08/2015
5. http://www.bfmtv.com/international/le-trafic-d-oeuvres-deuxieme-source-de-financement-dedaesh-889152.html
6. http://www.leparisien.fr/international/daech-le-groupe-terroriste-perd-de-l-argent-21-02-20176699597.php
III)

Les retours d’œuvres d’art

Les retours d’œuvres d’art issues du trafic d’art illicite nous permettent d’en savoir davantage sur
l’identité des acheteurs. Par exemple, fin 2015 une page d’un coran manuscrit en écriture coufique a été
intercepté avec des sceaux-cylindres mésopotamiens en France [7]. A Londres, une des villes les plus
importantes en termes de commerce d’antiquités, des biens culturels provenant d’Irak et de Syrie sont
trouvés à profusion dans certaines ventes privées ou chez des antiquaires divers [8]. New-York est aussi
une plaque tournante des antiquités vendues illégalement [9]. On apprend donc de ces multiples
restitutions d’œuvres d’art que les collectionneurs intéressés par l’achat patrimoine en provenance d’Irak
de Syrie se situe principalement en Europe et en Amérique du Nord.
Mais ces restitutions restent toutefois très limitées, les systèmes policiers et les dispositions législatives
ne sont pas du tout suffisantes pour enrayer totalement le trafic de biens culturels. Et même si cela
suffisait, les pillages directement faits au Moyen-Orient ne diminueraient pas franchement [10].
7. https://www.theguardian.com/world/2015/jul/03/antiquities-looted-by-isis-end-up-in-londonshops
8. https://www.challenges.fr/monde/moyen-orient/la-verite-sur-le-trafic-d-antiquites-de-l-etatislamique_35961
9. Ibid
10. http://www.huffingtonpost.fr/jeanjacques-neuer/trafic-objets-d-art_b_1810155.html

Maximilien ERSHAIDAT
PARTIE II : les acheteurs et les revendeurs,
Maintenant que nous avons étudié quelles étaient les principales routes du trafic d’œuvres d'art depuis
l'Irak et la Syrie, il est bon de s'intéresser à une question importante : ce trafic d'art existe car il est très
lucratif. Mais alors, qui sont les personnes qui achètent et vendent ces biens culturels provenant des
sites de pillage. Et pourquoi ces personnes jugent-elles cela intéressant d'un point de vue financier ?
I)

Qui achète, quel rôle jouent les acheteurs de biens culturels en provenance du trafic
illicite d’art dans la destruction du patrimoine Irakien et Syrien ?

Les personnes concernées par l’achat illégal de biens culturels depuis l’Irak et la Syrie sont nombreuses.
Pour ce qui est des acheteurs, leur identité est difficile à établir de façon claire étant donné qu’il s’agit
d’un trafic clandestin. Néanmoins, il est clair que la plupart des transactions entre l’État Islamique (qui
génèrent énormément d’argent, plus de 36 millions de dollars sur le seul site d’al-Nabuk [1]) sont
effectuées par des collectionneurs occidentaux. Ces derniers voient dans ce trafic illicite un bon moyen
d’acheter des œuvres d’art à des prix défiants toute concurrence. En faisant cela, ils incitent les pillards
et les contrebandiers à accentuer les pillages et à dévaster le patrimoine Irakien et Syrien. [2]
Il semble que de nombreux acheteurs ne soient pas conscients du préjudice causé par l’achat de biens
culturels sur le marché noir. Certains sont inattentifs à la préservation du patrimoine et voient dans ces
œuvres achetées à des prix dérisoires un bon moyen de faire un placement économique, d’autres en
revanche se justifient en prétendant sauver les objets de ces pays en guerre. Ces collectionneurs se
trompent puisqu’ils oublient de prendre en considération le fait que leur propre achat encourage les
terroristes de l’État Islamique à piller les œuvres d’art sur place. En plus de la destruction du patrimoine,
l’enjeux est aussi le financement du terrorisme de daesh qui tire une bonne partie de ses revenus du trafic
d’art et qui a même mis en place un bureau dédié aux ‘confiscations’ d’œuvres d’art ainsi qu’à la
production de pétrole [3].
1. https://gatesofnineveh.wordpress.com/2016/01/12/how-much-money-is-isis-making-fromantiquities-looting/
2. https://www.theguardian.com/artanddesign/2016/feb/26/western-art-funding-terrorism-isismiddle-east
3. Ibid
II)

Qui vend, pourquoi le trafic d’art est-il aussi important aux yeux des terroristes de
l’État Islamique ?

« Aujourd’hui, en Irak, en Syrie, le pillage atteint des sommets inégalés, indique Marc-André
Haldimann, chercheur associé à l’université de Berne en Suisse. C’est assez impressionnant quand on
regarde les images des sites archéologiques prises par satellites notamment les nécropoles en Syrie.
Partout, des trous béants témoignent de l’ampleur des bols ». Que ce soit des céramiques, des pièces
de monnaie, des manuscrits : la contrebande d’antiquités est devenue l’une des principales sources de
financement de daesh, le patrimoine du Moyen-Orient et d’Afrique est une victime collatérale des
conflits [4]. Les vendeurs sont assez simples à identifier : il s’agit de contrebandiers directement à la
solde de l’organisation État Islamique elle-même.
Le trafic d’œuvres d’art est la deuxième source de revenus de l’organisation État Islamique, juste après
la vente de pétrole. En 2015, cette seule activité aurait généré entre 6 et 8 milliards de dollars selon la
CIA soit une somme d’argent considérable [5] tout en sachant que depuis peu, cette organisation perd
de l’argent en raison de ses batailles [6]. Ainsi, le pillage de biens culturels revêt une importance capitale
pour la survie de cette organisation terroriste. Et justement, ce ne sont pas l’Irak et la Syrie qui manquent

de sites archéologiques où les djihadistes peuvent se permettre de piller allégrement, sur les 12 000 sites
archéologiques en Irak : 2 000 sont sous le contrôle de daesh [5].
4. L’OBS n°2650-20/08/2015
5. http://www.bfmtv.com/international/le-trafic-d-oeuvres-deuxieme-source-de-financement-dedaesh-889152.html
6. http://www.leparisien.fr/international/daech-le-groupe-terroriste-perd-de-l-argent-21-02-20176699597.php
III)

Les retours d’œuvres d’art

Les retours d’œuvres d’art issues du trafic d’art illicite nous permettent d’en savoir davantage sur
l’identité des acheteurs. Par exemple, fin 2015 une page d’un coran manuscrit en écriture coufique a été
intercepté avec des sceaux-cylindres mésopotamiens en France [7]. A Londres, une des villes les plus
importantes en termes de commerce d’antiquités, des biens culturels provenant d’Irak et de Syrie sont
trouvés à profusion dans certaines ventes privées ou chez des antiquaires divers [8]. New-York est aussi
une plaque tournante des antiquités vendues illégalement [9]. On apprend donc de ces multiples
restitutions d’œuvres d’art que les collectionneurs intéressés par l’achat patrimoine en provenance d’Irak
de Syrie se situe principalement en Europe et en Amérique du Nord.
Mais ces restitutions restent toutefois très limitées, les systèmes policiers et les dispositions législatives
ne sont pas du tout suffisantes pour enrayer totalement le trafic de biens culturels. Et même si cela
suffisait, les pillages directement faits au Moyen-Orient ne diminueraient pas franchement [10].
7. https://www.theguardian.com/world/2015/jul/03/antiquities-looted-by-isis-end-up-in-londonshops
8. https://www.challenges.fr/monde/moyen-orient/la-verite-sur-le-trafic-d-antiquites-de-l-etatislamique_35961
9. Ibid
10. http://www.huffingtonpost.fr/jeanjacques-neuer/trafic-objets-d-art_b_1810155.html


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