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infarctusPDF Complet edition de sarreguemines 20170305 .pdf


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Santé

Dimanche 5 Mars 2017

DÉPISTAGE

mars bleu

Prévenir le cancer
colorectal

1

PRÉVENTION

cœur

Les femmes aussi
font des infarctus
L

Le D r Raouchan Rymzhanova.

« Détecté précocement, le
cancer colorectal est un cancer
qui se soigne bien », rappelle le
Dr Raouchan Rymzhanova,
médecin coordonnateur de
l’Adeca (Association pour le
dépistage des cancers) FrancheComté. Or, aujourd’hui, il est
encore responsable de 18 000
décès par an en France. Mars
bleu est l’occasion pour les
autorités de santé de rappeler
l’importance du dépistage organisé proposé tous les deux ans à
toutes les personnes âgées de
50 à 74 ans. Aujourd’hui, le
taux de participation reste
beaucoup trop faible : 40 % au
niveau national. Avec des disparités régionales. La FrancheComté, par exemple, affiche un
taux de 47 %. Mais ces taux
doivent augmenter (65 % selon
les préconisations européennes) pour réduire taux de mortalité et nombre de nouveaux
cas annuels (43 000 en France).
Le nouveau test en vigueur
depuis un an (plus simple d’uti-

Photo archives ER

lisation, moins contraignant
avec un seul prélèvement) a
permis d’augmenter le taux de
participation, fait observer le
médecin franc-comtois. Les
efforts doivent se poursuivre.
Ce test permet « de détecter des
lésions précancéreuses qui
pourraient dégénérer en cancer », rappelle le Dr Raouchan
Rymzhanova. Quand ce test,
qu’il faut impérativement refaire
tous les deux ans, revient positif, une coloscopie est prescrite.
« Une fois sur deux, elle revient
normale. Une fois sur deux, elle
permet de détecter des polypes
et dans 8 % des cas des cancers. » Les personnes présentant
des signes cliniques (amaigrissement inexpliqué, fatigue,
troubles du transit, sang visible
dans les selles) doivent bien sûr
ne pas attendre et se rendre
chez leur médecin.
M. H. V.
www.adeca-fc.org

EN BREF
« Défendre la spécificité »
des centres hospitaliers locaux
A la veille de la présidentielle, l’association nationale des centres
hospitaliers locaux (ANCHL) rappelle la spécificité de ses établissements de proximité et soumet quelques propositions aux candidats : favoriser le maintien et le développement des CHL dans les
bassins de vie et hors groupements de territoire hospitaliers;
favoriser l’adossement des Maisons de santé pluridisciplinaires aux
CHL pour lutter contre la désertification médicale ou encore
développer les collaborations avec les Ehpad.

Il y a 22 ans les femmes
de moins de 60 ans
représentaient
12 % des personnes
victimes d’un infarctus.
En 2010, la proportion
est passée à 27 %.

dans 43 % des cas. « Les symptômes cliniques sont souvent
différents, note le professeur
Meneveau : essoufflement,
nausées, douleurs dorsales… »
Autant de manifestations « susceptibles d’égarer et de retarder
le pronostic » alors même qu’il
est crucial d’intervenir dans les
trois premières heures de la
douleur et qu’une prise en
charge plus tardive « se traduit
par un pronostic plus défavorable chez la femme ». Conséquence : selon la Fédération
française de cardiologie (FFC)
55 % des accidents cardiaques
sont fatals chez les femmes,
contre 43 % chez les hommes.

Un moins bon
dépistage
Autre écueil préjudiciable : un
moins bon dépistage. La FFC fait
état d’une étude menée auprès
de 4 000 personnes dans 32
pays : « Les femmes qui se
plaignent de douleurs thoraciques ont 20 % de chance en
moins que les hommes de se
voir proposer une consultation
médicale et 40 % de chance en
moins de se faire prescrire un
examen des artères coronaires.
»
Conclusion : les femmes ne
doivent plus méconnaître la
possibilité d’un infarctus. En
particulier si elles présentent
des facteurs de risque tel que
l’hypertension artérielle, le cholestérol, le diabète, le tabac ou
le surpoids. Sans oublier l’hérédité. « Ces femmes doivent être
informées du risque accru et
bénéficier du suivi approprié »,
souligne le professeur Meneveau. Qui encourage les intéressées à modifier ce qui peut
l’être, « c’est-à-dire arrêter de
fumer et perdre du poids ».
Céline MAZEAU

8

URGENCE
La résistance
aux antibiotiques
vue par l’OMS

De plus en plus de femmes de moins de 60 ans font un infarctus. Or, elles sont prises en charge plus
tardivement que les hommes, notamment parce que les symptômes annonciateurs sont souvent différents.
ongtemps on a cru l’infarctus quasiment réservé aux
hommes. Ce n’est plus le
cas. « La proportion de femmes
jeunes avec infarctus a augmenté de façon très significative entre 1995 et 2010 en
France », souligne le professeur
Nicolas Meneveau, chef du Pôle
cœur-poumon du centre hospitalier régional universitaire de
Besançon. Il y a 22 ans les
femmes de moins de 60 ans
représentaient 12 % des personnes victimes d’un infarctus. En
2010, la proportion est passée à
27 %.
C’est que le mode de vie des
femmes a évolué, se rapprochant de celui des hommes,
mauvaises habitudes incluses :
tabac, alcool, sédentarité, alim e n t a t i o n d é s é qu i l i b ré e ,
stress… « Entre 1995 et 2010 la
prévalence du tabagisme et de
l’obésité a doublé chez la
femme. C’est un phénomène
dont on doit tenir compte. »
Bref, les femmes, pourtant
relativement protégées par les
œstrogènes jusqu’à la ménopause, ne sont plus épargnées.
Problème : elles sont prises en
charge plus tardivement que les
hommes. La première explication est liée aux symptômes.
Chez l’homme, dans la
gr ande majorité des cas,
l’infarctus se signale par une
douleur thoracique intense qui
irradie dans le cou et le bras
gauche. Chez la femme ce
symptôme très net est absent

TTE

La résistance aux antibiotiques est préoccupante. L’Organisation mondiale de la santé
(OMS) a publié une liste de 12
familles de bactéries contre lesquelles elle juge « urgent » de
développer de nouveaux traitements, pour empêcher la résurgence de maladies infectieuses
incurables. Le risque est jugé
« critique » pour trois familles de
bactéries : les Acinetobacter, les
Pseudomonas et les entérobactéries (dont l’E. coli), résistantes y compris aux antibiotiques
les plus récents, dits de dernier
recours, et à l’origine de la plupart des infections graves en
milieu hospitalier. « La résistance aux antibiotiques augmente et nous épuisons rapidement nos options
thérapeutiques. Si on laisse faire
le marché, les nouveaux antibiotiques dont nous avons le
besoin le plus urgent ne seront
pas mis au point à temps », a
alerté Marie-Paule Kieny, sousdirectrice générale à l’OMS pour
les systèmes de santé et l’innovation.

12 500 décès annuels
en France

Les femmes doivent prendre soin de leur cœur.

Photo Ludovic LAUDE

Quelques chiffres
Maladies cardiovasculaires : 1re cause de
mortalité chez la femme. « Elles tuent huit fois
plus que le cancer du sein », souligne la Fédération française de cardiologie. L’infarctus du myocarde arrive en tête avec 18 % des décès féminins.
Tabac et contraception : risque d’infarctus
multiplié par 30. Selon la Fédération française
de cardiologie, plus de 60 % des infarctus chez
les femmes de moins de 60 ans sont attribuables
au tabac. Ce sur-risque est augmenté surtout
après 35 ans par l’association tabac et contracep-

tion.
Des infarctus « atypiques » dans 10 à 15 %
des cas. Dans la plupart des cas, l’infarctus est
dû à des plaques de graisses qui se détachent et
forment un caillot. Parfois, pourtant, une autre
cause intervient : spasme coronaire (les femmes
y sont plus sensibles), dissection spontanée de
l’artère coronaire (plus fréquent chez la femme)
ou encore syndrome de Tako Tsubo (littéralement « piège à poulpe »), appelé également syndrome des cœurs brisés et qui survient chez les
femmes âgées après un stress.

L’OMS classe ensuite en
« priorité élevée » six familles de
bactéries responsables d’infections généralement contractées
à l’extérieur de l’hôpital et résistantes à plusieurs types d’antibiotiques : staphylocoque doré,
salmonelles, Helicobacter pylori
(la bactérie responsable notamment des ulcères de l’estomac)
ou encore Neisseria gonorrhoeae (cause la gonorrhée,
infection sexuellement transmissible).
Trois autres familles de bactéries sont, elles, placées en
« priorité moyenne » : le pneumocoque, qui peut conduire à
des pneumonies et des méningites, l’Haemophilus influenzae, responsable d’infections
comme les otites, et les Shigella
spp., cause d’infections intestinales telles que la dysenterie.
En France, on estime que la
résistance antibiotique cause
12 500 décès par an, selon un
rapport remis en 2015 au ministère de la Santé.


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