Enterrer ses morts, des dépenses inéluctables .pdf


Nom original: Enterrer ses morts, des dépenses inéluctables.pdf

Ce document au format PDF 1.4 a été généré par Mozilla/5.0 (Windows NT 6.1; Win64; x64) AppleWebKit/537.36 (KHTML, like Gecko) Chrome/56.0.2924.87 Safari/537.36 OPR/43.0.2442.1144 / Skia/PDF m56, et a été envoyé sur fichier-pdf.fr le 07/03/2017 à 05:20, depuis l'adresse IP 202.171.x.x. La présente page de téléchargement du fichier a été vue 351 fois.
Taille du document: 138 Ko (2 pages).
Confidentialité: fichier public


Aperçu du document


Published on LNC.nc | Les Nouvelles Calédoniennes (http://www.lnc.nc)
Accueil > Grand Nouméa > Nouméa > Enterrer ses morts, des dépenses inéluctables > Enterrer ses morts, des dépenses inéluctables

Enterrer ses morts, des dépenses inéluctables
Société. De nombreuses familles se retrouvent souvent démunies lorsque survient un décès. Les démarches sont
méconnues. Et la prise en charge représente un certain coût financier. Le point sur ce qu’il faut faire.

Dans les mains de Béatrice Piétri­Sorin, prestataire dans les métiers du funéraire, notamment pour PFC
Transcorps, un bout de cercueil en carton, qui imite le bois. A droite, des urnes. Certaines deviennent des arbres
une fois mises en terre. Photo Cyril Terrien
Anne­Claire Pophillat
Crée le 03.03.2017 à 04h25
Mis à jour le 06.03.2017 à 12h36
Les obsèques. Un moment important de la vie qui n’est souvent pas anticipé, et face auquel on se sent désarmé.
Pour la première fois, la commune publie un guide des obsèques, et apporte des réponses. Démarches
administratives, documents nécessaires, choix d’une entreprise de pompes funèbres, etc. Première des choses à
savoir, la démarche à suivre selon le lieu du décès. « A l’hôpital, les familles sont informées, et une société de
pompes funèbres est toujours de permanence. Même si la famille peut choisir l’entreprise qu’elle veut », indique
Béatrice Piétri­Sorin, prestataire dans les métiers du funéraire. Si le décès survient à domicile, il faut appeler le
Samu. En cas d’accident, la police ou la gendarmerie. L’inhumation, elle, doit se faire dans les six jours. En
attendant, « le corps du défunt repose dans un caisson frigorifique au centre funéraire, situé au cimetière du 5e Km
».
300 000 francs pour une inhumation
D’une société à l’autre, les services proposés peuvent varier. Mais toutes prennent en charge le corps du début à la
fin. « Le transport de l’hôpital ou du domicile à la morgue, les soins du corps, la livraison du cercueil, la mise en
bière, l’inhumation ou la crémation », détaille Franck, vendeur à la Marbrerie nouméenne. Certains, comme PFC
Transcorps, incluent les formalités administratives. « Les gens n’ont pas envie d’aller à droite et à gauche »,

développe Richard Huryn, gérant de Transfunéraires. Une fois les obsèques organisées avec l’entreprise, c’est elle
qui se charge de tout. Pour un coût qui varie en fonction du choix de cercueil, de l’inhumation en terre ou en
caveau, etc. Par exemple, le premier prix pour une inhumation en terre chez PFC Transcorps revient à moins de
300 000 francs, 470 000 francs pour un enterrement dans un caveau, et près de 500 000 francs pour une
crémation. « Tout le monde dit que ça coûte cher de mourir. Mais non, ça répond juste au service réalisé. On ne
traite pas un mort comme un vivant. C’est un vrai travail », estime Béatrice Piétri­Sorin.
Chèques en bois et impayés
Sauf que les dépenses induites par un décès ne sont généralement pas prévues par la famille ou le défunt. A
moins que ce dernier ait souscrit un contrat obsèques. Dans ce cas­là, tout est préparé. Le montant peut
également être prélevé sur les biens de succession, soit directement sur le compte bancaire du défunt. Les
sociétés se retrouvent régulièrement avec des impayés. « Chez nous, on peut payer en plusieurs fois, précise
Franck. Mais des gens ont disparu. Du coup, maintenant, je demande 50 % de la facture et un chèque de garantie.
» La plupart acceptent le paiement en plusieurs fois sans frais. « Il y a beaucoup de chèques en bois », témoigne
Béatrice Pietri­Sorin. C’est que la question du règlement est délicate. « Il s’agit de s’adapter aux clients et de ne
pas les endetter pour plusieurs années. Souvent, les gens veulent ce qu’il y a de plus beau pour leurs morts, donc
il faut savoir maîtriser leurs envies en fonction de leurs moyens. »
Enfin, pour les personnes dépourvues de ressources suffisantes, les frais d’obsèques sont pris en charge par la
commune du décès.
Repères
Ce que coûtent les services municipaux
Chaque année, la commune revoit les droits du centre funéraire, qui se trouve au cimetière du 5e Km. Cela a été le
cas lors du conseil municipal du 13 décembre, pour les tarifs de 2017.
­ Concession en caveau : 280 000 ou 287 000 selon sa taille et s’il est aérien.
­ Concession en terre : de 2 500 F (carré commun), à 48 900 F pour trente ans.
­ Chambres funéraires :
1 100 F de l’heure pour une simple.
­ Caisson frigorifique : 16 100 F (premières 24 heures).
Tous les tarifs sur le site de la ville, www.noumea.nc [1] .
Fin des concessions perpétuelles
Les concessions perpétuelles en terre sont supprimées cette année, « dans une optique de bonne gestion des
emplacements dans les cimetières », indique le document municipal.
Et un droit d’entrée forfaitaire en caveau municipal de 7 500 est créé.
Trois nouveaux ossuaires
La ville va faire construire trois nouveaux murs du souvenir, à la mi­mars. Ce qu’il reste des concessions expirées y
sera entreposé pour libérer de l’espace au sol. Environ 180 exhumations de ce type sont réalisées sur la commune
chaque année.
Pratique
Centre funéraire, Tél. : 43 22 88. Crématorium, Tél. 44 50 21. 217, rue Jacques Iekawé.

Obtenir un caveau
C’est un des changements cette année. Les caveaux ne peuvent plus être réalisés par anticipation. « Il faut
attendre que la personne décède », précise un professionnel nouméen. L’idée est d’optimiser l’espace dans les
cimetières. Mais la mesure a eu un impact. « On a dû rembourser les gens qui avaient commencé à en payer un.
Mais bon, nous, ça va. Je pense à certains patentés qui ne font que des caveaux. Je ne sais pas trop comment ils
vont survivre. » 
Pour obtenir un caveau, il faut que le décès ait lieu sur Nouméa, puis déposer un dossier à la mairie. Coût d’un
terrain à caveau : 287 000 francs. Sans compter la construction. « Certains veulent des colonnes, des chapiteaux…
Et puis ça dépend de la qualité du granit. Ça peut donc coûter 900 000 francs comme un million cinq cent mille. »
Source URL: http://www.lnc.nc/article/grand­noumea/noumea/enterrer­ses­morts­des­depenses­ineluctables


Enterrer ses morts, des dépenses inéluctables.pdf - page 1/2


Enterrer ses morts, des dépenses inéluctables.pdf - page 2/2



Télécharger le fichier (PDF)


Enterrer ses morts, des dépenses inéluctables.pdf (PDF, 138 Ko)

Télécharger
Formats alternatifs: ZIP



Documents similaires


enterrer ses morts des depenses ineluctables
nova   plan foad cf 252h 2019
mort perinatale
1918 panneau 0
fichier pdf sans nom 5
ossuaire douaumont

Sur le même sujet..