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ANALYSE : FRANCE-ESPAGNE
Match amical international
28 mars 2017
Stade de France
















Les bleus de Deschamps : il y a encore beaucoup à faire


Après un match contre le Luxembourg peu excitant mais qui rapporte 3 points dans la course
vers la Russie en 2018, les bleus devaient relever ce soir un véritable test de niveau international.

Malgré le contexte particulier (match amical, la rotation, joueurs parisiens et monégasques
concentrés sur la final de la Coupe de la Ligue, joueurs espagnols quasi-tous concernés par les
compétitions européennes), on peut supposer que Deschamps avait à coeur de s’imposer et de
prouver que son équipe pouvait regarder n’importe quelle autre sélection dans les yeux.


Deschamps profite du contexte pour tenter quelque chose de nouveau, en alignant un 4-3-3 sur le
papier, qui a été un 4-4-2 losange dans les faits, et en alignant des jeunes d’entrée.









































Milieu en losange inédit avec Rabiot-Tolisso en relayeur, un double choix qui a causé bien des
soucis :


La Roja dans son éternel 4-3-3 :





Première mi-temps : un problème dés le départ



Cette rencontre permet de mettre le doigt sur de multiples problèmes. On rappellera brièvement
que la dernière fois que les bleus ont joué avec un milieu en losange, c’était face au Portugal en
septembre 2015, avec Pogba en 10 derrière le duo Benzema et Fékir et cela est loin d’être un
souvenir impérissable. 

Ensuite, dans l’animation défensive, les bleus sont restés dans leur logique de l’Euro 2016, ne pas
presser, et déclencher un harcèlement du porteur qu’une fois que l’adversaire franchit la ligne
médiane, dans le but d’aspirer l’adversaire et se montrer dangereux sur attaques verticales.
















Les attaquants français s’orientent par rapport aux milieux et laissent les défenseurs
centraux libres. La Roja s’anime déjà en 2-4-3 avec une double occupation de la largeur,
latéraux hauts + ailiers extérieurs. 





Pressing haut espagnol. Les joueurs sont cadrés, Lloris est obligé d’allonger et le ballon
est perdu.


Avantages et (surtout) inconvénients de cette approche:


Densifier l’axe permet souvent d’éviter de s’exposer et réduire le nombre de situations
dangereuses, mais les bleus ont tellement manqué d’agressivité et laissé tellement de joueurs

espagnols libres dans les zones de construction qu’ils se faisaient balader de droite à gauche sans
récupérer la balle. (70% de possession en première MT pour l’Espagne)


Exemple symptomatique: les bleus sont en 3 vs 1 sur le porteur, mais personne ne va au
contact, et non seulement l’aile, mais aussi le half-space gauche à l’opposé est
complètement libre pour un changement de jeu rapide.




Un autre problème dans l’animation défensive a été la compacité de la ligne de 4 arrière, les
latéraux sont toujours restés en couverture au lieu de se montrer actifs (quitte à ce que les milieux
viennent couvrir dans leur dos si besoin). Les milieux étaient condamnés à travailler sur toute la
largeur, et il faut le dire, dans le vide. 



Il suffit d’un tout petit mouvement vers l’intérieur pour que Kurzawa se désaligne et Isco
peut tranquillement ouvrir le jeu à l’opposé.



Dans ces conditions: comment se montrer dangereux pour les
français ? 


Et bien, puisque les français ne récupèrent pas haut et lorsqu’il la récupère ils du mal à combiner
(déchets techniques, pression de l’adversaire), la solution sur les rares offensives a dû être
différente.




Les relances courtes sont bloquées, alors Lloris joue par dessus les joueurs hauts au pressing
pour mettre le ballon au milieu de la densité, là les français pouvaient gagner la bataille du second
ballon avant de passer par les ailes (course verticale d’un attaquant et course latérale d’un autre).


Les actions qui mènent au tir cadré de Mbappé et la tête de Koscielny sauvée in-extremis viennent
de ce modèle là. 






Lloris allonge dans le coeur du jeu. 














Les bleus ont pu combiner et amener le ballon sur l’aile grâce à la course excentrée de
Gameiro, au final la reprise de Mbappé est bien stoppée par De Gea. 


Cependant, les bleus n’ont pas vraiment pu répéter ce type de séquences, la faute à un
bloc-équipe qui n’occupe pas suffisamment la largeur (pas d’ailiers) pour se donner de
l’espace et du temps.

La fin de la mi-temps se déroule sur le même rythme, les espagnols jouent bien leur jeu sans
forcer, et les français restent sans réaction ou presque.



Bonus:



Rageant de voir qu’il faut attendre la 43ème minute de jeu pour que Griezmann déclenche
une course à haute intensité sur le gardien, bien suivi par ses partenaires. Le ballon est
immédiatement récupéré. 



Comme disait Guardiola « Tu veux courir 10 mètres vers l’avant ou 50 mètres vers l’arrière
pour récupérer la balle ? ». 







A méditer ..


Deuxième mi-temps : un nouveau match qui commence
L’équipe de France repart au combat avec Bakayoko qui remplace Rabiot poste pour poste (et
inaugure au passage sa première sélection). Les onze espagnols sont les mêmes qu’au coup
d’envoi. 


Les français entament cette deuxième mi-temps avec de bien meilleures intentions en terme de
pressing et d’agressivité, au bout de 50 secondes Bakayoko commet une faute au milieu de
terrain, ce qui tranche avec Rabiot qui restait à 3m du porteur de balle en toute situation. 


Le bloc équipe est plus haut et plus actif, les français se mettent enfin à presser, les milieux et les
latéraux offrent de meilleure solutions sur les côtés.


Mbappé courbe sa course pour couper le terrain en deux et assurer le « cover shadow », les
autres attaquants sont au contact, De Gea doit allonger et les bleus récupèrent dans la
moitié de terrain espagnole. Enfin une partie du problème résolue. 





À la 48ème, la récupération haute a permis à Griezmann d’écarter à droite sur Jallet qui centre,
Kurzawa dévie et Griezmann la met au fond. Le but n’a pas été accordé après examen de la vidéo

mais les résultats sont quand même immédiats. Lorsque qu’on force cette Espagne à jouer dans
ses 40m on se donne toutes les chances de créer des occasions (à l’image d’un Barca défaillant
lorsqu’il est mis sous pression par exemple). 

De plus, le positionnement plus haut du bloc permet au français d’assurer quelque bonnes phases
de possession, notamment sur l’occasion du centre de Griezmann pour Gameiro, qui part d’une
sortie du balle de Umtiti. 


Kanté décroche entre ses centraux et sert Umtiti qui a du champ pour fixer avant de servir
Mbappé.





Mbappé protège bien son ballon et peut lancer Griezmann qui a déjà attaqué l’espace crée. 

(3 vs 3)



Ce temps fort de l’Equipe de France a duré jusqu’à la 68ème minute et le pénalty concédé par
Koscielny, et transformé par David Silva. À partir de ce moment là, le rythme est retombé, les
changements se sont multipliés et le deuxième but espagnol dix minutes plus tard a mis fin au
suspense.


Comme tout bon match amical qui se respecte, la fin n’a pas été très intéressante malgré une
volonté des français de recoller au score avec les entrées de Lémar et Dembélé pour dynamiser
l’attaque notamment. 




CONCLUSION:


L’Espagne a largement dominé la France dans tous les secteurs du jeu, techniquement et
tactiquement leur équipe est au point et ils ont une belle profondeur de banc. C’est face à
ce genre d’équipes que l’on voit que Didier Deschamps ne prépare pas forcément très bien
ses matchs, et que son plan de jeu initial avec le 4-4-2 losange n’était pas adapté aux forces
et aux faiblesses de l’adversaire et de son effectif. 


Pourtant avec de l’envie et la volonté de jouer plus haut en deuxième mi-temps les français
ont pu les faire douter pendant une belle période de 20 minutes. 


Le sélectionneur français voulait peut-être mettre ses joueurs les plus techniques proche
les uns des autres pour combiner, mais les milieux n’ont pas pu sortir leur épingle du jeu,
dû à un manque criant d’automatismes. 


On peut louer le fait de vouloir faire jouer les jeunes (la moyenne d’âge du 11 de départ était
23 ans), mais rester aussi longtemps sans ailiers avec au choix: Mbappé, Gameiro,
Dembélé, Lémar, ou Payet dans l’effectif reste énigmatique.
Comment se comportera cette équipe pendant le reste de la campagne de qualification ?





























Il y a pourtant tant de belles choses à faire avec cette génération de joueurs, certainement
la plus talentueuse depuis la période Euro 2000-CDM 2006…


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