Catalogue taureaux saosnois 2017.PDF


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RACE BOVINE SAOSNOISE / LES ORIGINES
Il semble que l’appellation « SAOSNOISE » ne soit apparue qu’au début des années trente pour qualifier alors un type d’animal présent
dans la région du Saosnois au nord-est du Mans.
En fait, tous les élevages de la race « Mancelle » n’ont pas dû être influencés par la « Durham » au XIXème siècle et un certain nombre de
troupeaux sont restés en partie indépendants de l’élevage Rouge de Prés (anciennement Maine-Anjou) notamment dans les trois cantons
de Sillé le Guillaume, Conlie et Loué, berceau de la race Mancelle.
Dans les régions du Saosnois, entre Mamers, Marolles-les-Braults, Beaumont-sur-Sarthe et Bonnétable, un type d’animal peut être vestige
de la variété « Percheronne » de l’ancienne population normande (qui comptait plusieurs variétés et sous-variétés telles que l’Augeronne,
la Cauchoise, la Cotentine, la Percheronne) et intégrant, pourquoi pas les gènes de l’ancienne Augeronne s’est lui aussi défendu de
l’intégration totale dans la nouvelle normande, puis dans la nouvelle Rouge des Prés.
Par ailleurs, ont subsisté des troupeaux de Durham purs jusqu’au tout début des années cinquante.
On peut dire que ces trois races (Durham, Mancelle et Percheronne) se sont interpénétrées au cours des siècles pour former l’actuelle
population Saosnoise, sans nier cependant qu’ il y ait eu des infusions plus récentes de sang Normand et Rouge des Prés.
En 1939, à la veille de la guerre, une « Société des éleveurs de la race bovine du Saosnois » était constituée et un standard de la race
établi. Malheureusement, la guerre devait détruire cette tentative d’organisation.
Pourtant, les élevages ont survécu et des concours et présentation d’animaux ont toujours eu lieu jusqu’à aujourd’hui.(Comices locaux,
Festivals d’Evron, Quatre Jours du Mans).