SUR LA SUEUR DE SANG DE JESUIS+CHRIST.pdf


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DISSERTATION

I/J/^

liumahie, sans attircr apres

cllcs aucmic imperfection de
grace ou cic science j la dillerence seulc des passions de Jesus-Christ d'avec les notres etant , selon le meme pere , qu'en
nous elles previennent uotre volonle, au lieu qu'en JesusChiust elles n'otoient pas Toperation de sa volontc ; et comme

dit saint Auguslin
Hos motus certissimce dispensationis
gratia, ita ciim a^oluit suscepit animo humano , sicut ciun
'voluiL fact us est homo \ Si le Sauveur a eu ces passions
pendant sa vie, personne ne peut nier qu il n'en ait eu plusieurs diflerentes dans le jardin des Oliviers , et surtout
celle de la crainte de la mort puisqu'il dit
Moji cirne est
iriste jusqua la mort \ Dans ce moment , Jesus-Christ sentit toute riiorreur de la mort ignominieuse qu'ii alloit souffrir. Sa prescience divine lui fit voir la mort par toutes ses
faces dillerentes ^ il en vit la certitude il senlit tous les outrages et les opprobres qu'il alloit essuyer il s'abandonna
a toutes les reflexions les plus terribles 5 la misere de
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,

•,

:

I'homme,

la grandeur du peche, I'ingralitude la cruaute,
I'aveuglement des Juifs, la foiblesse de saint Pierre, la lachete de ses apotres, tous ces objets se representerent a la
fois a son esprit enfin ayant comme suspendu et arrete la
force de sa divinite , il fut pour ainsi dire abandonne de
Dieu son Pere, puisqu'il dit Deiis weus, Dens ineus, ut
quid dereliquisti me •*? Et il se livra volontairement a la
plus grande tristesse et a la plus cruelle doulcur dont Tliu,

et

:

,

,

:

manite

soit capable.

Alors toutes ces passions jointes ensemble , arreterent
d'abord le cours des espriis et ralentirent le mouvement
du sang, et par consequent toutes les secretions mais ensuite Jesus-Christ ayant ele fortifie par Tange, s'etant soumis a la volonte de Dieu , son amour pour les hommes
Fayant enflamme, et rcsolu a soufirir la mort, les esprits
rcprirent leur cours naturel , les pores de la peau se rouvrirent , et le sang coula avec la sucur
de meme qu'une
digue arretant le cours impetueux des caux d'un ileuve , il
s'enfle , jusqu'a ce qu'ayant rompu I'obstacle
il se repand
avec impetuosite
de meme encore que dans I'acces des
fievixs ardentes, dans rcrelhisme de tous les solides , la
peau devient seche et aride mais des que I'acces est fini
que les contractions forcees sunt dirainuees la crise survient par une sueur abondante.
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5

:

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\

\

,

'

Aug.

I.

IV dc

Cii'.

Dei.



'

Marc, xiv, 34, >—



Alarc, xv, 34t