J.PELADAN LA PAQUE DE PARSIFAL .pdf



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.3



E$,QUI

T\ar
JJ

]J

PARS]FÂI

raques

Légend.e

r
Depuis le

jcur béni oir Parslfal rapporta Ia sainte lance, 1â

chevalerie d.u Graal prosPérait.
la protecti-cn céleste favorisalt les entreprises, mêrne lointarnes et hasard-euses : on ne comi:tait plus par chevauchées nais
par prouesses (r).
I,,e vieux Gurnemanz, en mourant, avait eni:orté jusqurau souvenir d.es tristes jours où. les garôiens d.e lrlnsigne rellQu€r lrlornes et cLécouragés, vécurent en anachorètes, chacun se nou-rrissant
rLtherbes et d-e-raéines qu?1l trcuvait. On ne prononça plus le nom
d-u terrible ad-versaire ed, dressant burg contre burg, avalt porqç

rJe o+
si srandd
SaCfée.
vJ4!,u
u9
^^rlnd eà lo miliCe vl*vrvva
ti!Qfruu
Des chevaliers, iraversant Ia campagne

vers l-a zone d.es
paTens, avaient Vr, d"e loin, les remparts d-u château tnagique d-émantelé, I1 leur était d-éfend.u d.rapprocher d-e ce roc maud-i-t o1l
tant ùe leurs préùécesseurs tornbèrent aux maléfices Ôes fillesfleurs.
(f ) On sait au moins par le chef-d-loeuvre d-e magner, qu-e Parsifal incarne le plus haut iùéal d-u chevalier chrétien. Si llneuvre
d-e Chrestien de Troyes avaiit été vulgarisée comitte celle Ôe Thésur Rolarrd. d-a;rs
rould.e, It Perceval le Galloj-s tl Itemporterait
rI
pur
ingénu
initié par la_
le
car
nationale^:
notre imagination
tr-est,un
qurun
ltor d.u nlmbe
et
héros
ternps
même
salnt
en
charité
à
du
heaune,
sur.sa tâte se mêle ltéclat
' tre saj-nt Graal est le calice ùe la Sainte Cène, où Joseph
d.rÀrirnathie recuei-llit le précieux sang d.es 1:laies du Sauveur.
Un ord-re d.e chevallerg moines fut fcnÔ6 pcur $ard.er et ad.orer
lllnsigne relierê. I(lingsor homme impurrienta, à la façon d.r0rigène, d.€ se rencr,Te d-igne d-lentrer d-ans l-a sainte tlilice ; repcuss0 i} se voua au d.1able, construisit un burg nçn loin d.e }iontsalvat, tend-it d-es embû.ches aux chevaliers, et grâce aux fillesfleurs
en séd.uisit beauccup. I,e grand- I.1aÎtre dlu Graal, Àmfortas,
I
s arma d-e la saj-n'r,e lance et attaqua Klingsor, 11 tomba aux bras
de Kwrùry, ( type d-e ltéternel f éminin aux multigles métarnorpho-

ses) qui fait le bien ou le rlal suivant qutelle subit Ltascend-ant
d.u graal ou celui d.e Klingsor.
, Seu], lê pBT, c1u-i résisterait à la séctuction d.e Kund-ry et
d.es filtcs-fleurs, pouvait reconquérir Ia sainte lance, guérir
la plaie d.ll,nrfo:rtàs et rarne.ner la bénéùiction céleste sur Llontsalvat. Parsifal, quoique chevalier et valeqreux, R€ frappe PâSn
coinirle

d.e

il purifie par Ie proÔigieux effet
sa charité ; il nty a xien d.e contraire à sa

un Roland-, iI sauve,

sa pureté et

d-e

iigo""'toute évangélique à. fui attribuer le voeu d.e sauver

Klinqsor

même

Iilingscr avai';-il rcn'-u so': â.le Llcrvcrse à scn r.laftre
passé, en païennie, ncntcu:r cle sa c}éfaite ?

ou étalt-it

PLlts rien ntattesta l.rexigence ilu

arlril,r+a: l'n-nénq

o] ^r"i ôrreâq
J*ueô!Jr!

â
-...r-

liC*VeO.ll

ina.ge

Satan

noir pcild.airt les cln-

fe3ne.

le fils o-tlierzeleicie, au bcut àe ce -+cnps, Tcsscmblait à
Tlturcl : quoiclrre fcrt et :.ctif , sâ longue barbc bla:r:hc en faisa.it un viei }lard.. Une irrc::plicable nrél-ancclie rnarquait son front
Cn 1e vcyait scuvent se iir'frncncr seu}, i).vec d.es gesi;es ci.écoura):vù.
trCelt,i qui vit c-ans la qr'âce c'l-u Selflnelrr pcut-il ôtre trls=
te ?Ir se ôisaient entre eirx l.t-.s chevalicrs.
Uir venclreili sr.inb,- Ic cincl;antièine rle son 1:cntificat, Parsif al scrti'c d-u b erg , clè s i ' aabc .
A ce.t ani:iversaire clc sa vccatif,n, il eltait à Itaventure,
parlant c'l-tune vcLr'. acuce e.o-[ -i'l r::rrs r.r''rv ai"hros " c,-1. fcvenajt ie
visage rccueilli'e'b scuriant, ccr^ine si la nature avalt répcnclu à
t

vu

ses paroles clrancur.

:

1l srattl.rd-a jusqrr-tau crépuscule ct lôrsqutil
reutra, sâ haute taille reôrcssée exprj-mait la résolutj-on. II fit
seller son cheval.
- rt Otr vas-tu, r-;raÎtre? tI leinanôa l-técuyer.
- rr
" Là où seul je C.ois aile:: rr.
- Pcri,iets que quelqr.res-uns tlac:oinpagnent pour te faire rrcnneu-r et colnpagnie, sinon secours. tt
Cet'ce fois,

rr

-

I

Il refusa ùtun i-tf ul'eiuent cles paul:ières, stéIeva en selle
avec une vlgue'ar surprenar:be ct partit à f.ranc étrier, au c3te
d.e la paiennie.
Tcute la nu-it iI cheva.ucha.

lraurore lui nrcntra burg ;,raucLit perché sur le rcc, Çonïne
une aire. Son cheval harassé rnqnta au pas Ia rampe cai-llputeuse, A mesure qutil approcitait, le château magique révélalt sa
ru-lne, llherbe verd"issait Ie créneau abanclcnné.
Le pont-levis était abaissé P, r.sri frl entra C1ans leL ccur
a:ax'd"alles bris6es ; iI chercira les vestlges d.u jard.ln enchanté où- les filles-fleurs ltavaicnt entrainé clans Leur rcnd-e,
A }a place du bcsquet oii tui aplta.rut KunC-ry"ltlnccnscientê , un énrrme bui sson pro J etai t ses branches é i;ineuees . tiuelques scrvrteurs accoltrus ccntcitplarcirt pelreuseiten'J ce chevalier a"u manteau rcuge qui semblaib un rQi. Â un signe d.e lfinconnlr-, il= vinrent lui tenir Itét::ier:
cltun p.âs fcrme, le
grand. martre d-'e Graal se clirige:. vers la i;our d"es lflaléfices i
Il en mcnta lcs marches et poussa d.u pied.,Ia lourd.e pqrte.
t-ln grogneurent ltaccucitlitn
11 cri âe lôte jaillit
d.e lrcmbre ct, strld.eirtc, une vcix cria :
fascinateur, stupid.e enneini, tu viens mtexas- rr Satan, i;;iicnd-e
pérêr sfus d.es -braits exécrés.

,5

rinpog{ççv, irapuissant, c1-,;i nta pas tenu tes prcr:resses, tu;:rrai:parais solls la forme.J-e Parsifal, ptur nrirritèT. Vraiilent on tiàppelle le l'ialin, bien à tort. J: croirais ptutôt a la visite ae
vierge-qutà la 1rrésence d.e 1rélu d.u Graal... rnfe::nal coinéd.len, ia
reprend.s ton vraj- yisage.." ntrlsurpe pas plus longtemps Ia resÉembl-ance d-u héros qui t'à vaincu, avèc riroi, pl'*s qu6 mcil tt
PaLrsifal corilnença à d_istingr_re:: d_ans la pénornbre, ?u_ riilieu
d-tun amoncellelnent c1é inanuscrità et rLtinst:ruilicnts. bizarres,
une
forrne jlurl]alne lourd.e et lente ct qu-i stagitajt, coulne ur1 trolr$trueux crapaud. steff crcû à sauter.rl passa le seuii : ses épercns cLraLr,gent rend.ircnt un gon
cl-air. LLr voix ii-teunuque gtar.pit :
-. rr satari, tu ntexaspères r pr:nd_s gard.e, ie pcssèc.e u' fouet maglqu-e et q.ui te fera hurlei... Quand. je Érànais la sainte }a-nce
contre le pur fcl, la ranière.J.e cuir se cLétacha d-e la hanpe
et
resta

la voici ei je
te fcrcerai à reprencLre ta
Roul-ant sllr ees ccurtes janbes, il vint frapper parsifal à
1r épaule, sur la coloilbc éployée broclée en )T ; èt la brccierie
étincela at chcc.
rl y eu ul s-i lence_, le sorcier cessa d-e resplrer
bien son enneili et non le d-iabie qui ie visitait. ff se; crétait
vers 1a pcrtc, el'i poussa ies lourd-s verrcui(, nalgré lcuri:récipita
rouille,
et éclata d-run r'ire stricient, iirun rire d- renf er àir tcs crépitements d-e }a ha^i-ne se confrnilaieni avec le siffl-eilen'c d.e ItaËtiue.
Le rci d-u Graal, très ras, srétait assis sur un escabeau.
promena un regard- d.e pitié et C-e d.égoût sur les valns cutlls d.e11la
!1rgre et le puéril a.Trlas d.'anti ques p;.rcirenins, sans souci rLe
Kiingscr_ gui se tenait cLe:r:riarô tui, ru pcignârô levé, caiculant
p3ur l-e bien frapper entr.e les épaules.
- tr Eccute : n d-it- lté1g, salls se retcurner A ce d.éd.ain d"u péril,
le scrcier se trcubla, hésitant. Une curiosité irrésistible, pfuj
que la rage, s'einparn d-e rui. pcur que le ro1 d.u Graal vint
fcrte
à tui, il farrait re prôaige .j.'u:l i"ià"êt'pr"u-g"àr,a*q""
la terre,
d'un intérêt engageant le ôief et ttenfer.
Coeur ulcéré et capable cle tcut le r,tai, Klingsor était un méd-iiatif et un_savan-b : il pesa..sa v€ngea.ncé'ei
i""lny.te"" ôe cetto
visite ; et il préféra la pdnétraticn ii.e ce nystère".
Entre la inorL
d.u pur et sa parcle, ir opt:r irour cclle-là" ei jetant son e.1i1e, il
regagna soll fauteuil d.e cuj-r. Alcrs, le sriccesseur cltAnfortas .lit
son ad"versaire en face. Il é-tait hiâeux : sa monstrueuse obésité
l taniioalisait ; ses pctits ygux, noyés d.ans
urle mauvaise greisse,
brillaient sei-rls d'un éclat fébrile.
fI cria :
t'.Fol,
to9-jcursi fol, ,,iôi.ie eri. vj-eirresse,
-.
icl ? rci
oii je tt:..ttirai lrar mcs eirchanternen,us ; iéi tuoir.reviens
j"-iâ rivi:ai
aux
fi-Iles-fleurs ;. ici où. j Icuvris d.evan'b tci les terribles bras
d.e
i9i où. je levai sur tci }rarme sacrée... Tu reviens ici,
{oy*"u^1
o ïol, cornlnetrt tren iras-tu ? n
répéla }e prï, pour la second.e fois. Ii{ais te magi:.:-n::"1:."::"
\,-Lçrr, rt\i 1.,uuva,rt Se taife,
i1 éCUmaii.
d"ans ina main...
f crme o.e singe.

.6

- tt Parsifat, tu coilriets, li ccb"Le henre, 1€ plus l-âche rLes ttôchés
d.lorg.aeil : tu ccnter:lples ba purc'r,é 'lans lc ::rj-rcir d.e :na d.étresse :. tu te r'epais d-cs ruines ,1c ncn cirâteau,'iiu rLésespoir d-e
tnon cceur : e-b tu sors alnsi d.e l,:L gr:âce... tu inrhurnilies nrais
tu te scuillcs..
Ir lcoute r d-it Ie pûr, i)rur Ia tycj sienre f cis.
u ie suis vieux ct je suis las, je tcuche au terme cle nra vie et
d.e ma nission. rl ne nie i:cstc qurunc chose à faire, une sei.ile i
et puls jc serai prôt à iii'cnclcinir cl-ans la paix ôu sa..uveur.
- It nst-ce une conficlence c1J.c tu vas me faire ? A-btend.s-tu un
ou u-n seccurs d-e Klingsor, ô r-..rsifal. Avoae quÇ tu as vou1vis,
lu tc Sonner I ^ qnô.itrn'l n d-e rla llis'jre pcur rcvi vrc les jcies d-u
trior::phe.

;;3.i':ï;I";,"13nË:",?'J"i; ',n31",1]"î"0;ââ_3,'orilî; , "irîià1"
rvv-r

u]l f emOrcLs .
tr
lin :remord.s ? îu as un reilord-s , tci le pur
Coiîine

.

Ë

3Ë,

î**

?

rer aux clisclples. tra rumière d.u G:raal, pJ_us pùssante qlle mon
rrnlrlryr 17 o +tit entrer la prtié. Je tc-plalns, Iilingsor, oo piu_
tcl, crest lc salnt Gra,.Ll, d.cnt je ne suls que Ic rnaàaatâire, qu_i

t!apporte

.uTi

messagc C.e coiii;lrséra-bacn.rt

Une respiraticn plu-s sirfian'ce sortj-t cres }èrrres d.u sorcicr.
. ?arsifal, ccntinua.
11 Tu es le;:lus grand.
ôcs ccupablcs, mais tu es si nall:eureux I

n nlr;trr*n
luu ni
vrrrguarrue
annéeS .i-e i:aiX et d.e Sainte glOire que j tai vécUeS
cclmle roi d.u Graal, tu les a passées aans Ies trafses.cie Ia hontc
clc. la r?.ge. Ltenfcr ttatteÀd., âu- scrtlr d.rune horrj-ble vlc : e.b
_e'rJ
T ns

rn nâ,,T Àrr r-u éternel seulc te rattache à la icrre. I_.,e suicid.e
teriiÉné- tes maux, si tu ne reôoutais ceuJ( plus épouyanta-a}rait
bles d-e la tombe :
tt c:],r,'to crois, Klingeo.r i tu as sor-rhaité ard.c;ruient
le sc::vice
d"u s:rint craal, tu voul-ais d.evcnir un sa.in-b ct cians ton ver-bige
tu ceinanùas à un actc affrcux
ll]J( O-'aoorl-r
nassi.rns q'uc :iu nc
d_ribolir lns
r-- ycrù'rrJ:rù
I'v4r

u4

rv

'

na--rr.o-i
.1
^.- '^+
yJ!rv*rù
r'vrlrpUGï.It

lc ndcrcmant vocifé:.a

:

Titu.rel me rejeta, i.r.lgrci r,rcn d.ésir cie la saintetô ...
- tr lit.::r*r.,o<'
lIn:rq
vvqu @GUrvù, les purs, vous ôtes implacables... le l.{aîti:c ne srest
9aF of f ert pcur }es saints i sa nort, il la d_éd.ia auz pôcireurs.
qui cf fa.ce re yéehé d.u ncnc]-c, irÂgneau, vcus e1 fai bes le
ccl,ri

.,. .'
^^: -^ ^ - sans
-^-:-.
t qul- pcussc auJ peincs
fin lcs fa1bles, l_eS égarés, lcs fragiles
* rrVous selrcz le d-éscspoir Si une iueur intavait été laissée,
la pt*s faibl-e, jainais jc ntauura-is cléclaré la g"à"r" à l,,ioutsalvat.
En mtôtant I'espôir, vcirs ne inteve?, plus laissé que la fclie d.es
y?ngeances. Jrai_cru que sateur_mc d.onncrait la vfcj:oire : Ei si
j larvais con,quis lc Graai, je lraurais servj_ fid.èlement. clr j tôn
sals pl-us lcng qlle vcus trus, mcs rliaÎtrcs : ritoi seul,-entenclà-tu,
tiioi sèul, cot1rrt-1s lc inystère d_u Graal :
n'Pcurquci lras-tu cor:ibattrr- ?
I-LUr.rv
nrr n â
é-irnro,r'l'
u-ç
vr-./r-drr u

tt

inriilpcrte une lu:nièr'e clui nc mc irl"::vicirt rlas, ul-I salut
suis banni ?
l:uccrnent P;rrsifal répciicii b :
n Si 'tu voulais abatt:re ce-b'ic for'ce niuraille, jcind_rais-tu les
inains en unc ard-crrtc prior-- ? iu s:,isirti s ll.l i:ic et tn frapperais. Tu as fait lc ccntreiire :}c ciel_ te repcrssait ; au lieu
d-e iui tcnd.re avcc consl,ancc ôcs inailis su.tplrarrtos, tu li-ri as
cléclaré 1a guerre, -br"r l.s c-Leittaitc_é sccr.urs 3-,:. cr_éi,tcil .
rr Je suis va'incu I ns--br.i- veitrl poau mc lt;ip1:rcnd.Te ?
- tr Je viens peye:r ma clctte :'ru i,trais o.cnné la sainte la;lce.
- rr Je ltai lancée sur ';oi, co;litic uri ji-."velct ri:crtcl ; jc 'ùe lr;ui
clonnée, ccin,rc le chasseu__r âonnc .Lt épicu au sa.nglicr,
- t J roriblic }rintenticn ci nc vci s cluc lc rnii. Jc iic pcuvais
tc rcplend-rc Llartnc autrcnent ; ta" cclèrc ct ncn tcn zèle inc ltoff rit, coiitllc l:" blessurc 11t[rnf crtas ne révéLa ma i:iissicn, cciil:rc Ie
baiser oe Kound.ry InrappriL lc secret d.e la clculc'-rr. Jtai guéri ArnÏCÏÏelS i J"l.r- purl-Ïl-e Éunc-ry.,.
Itgutrc ricanl.
tr
- f 1 ne tc rcetc plir-s ,,iuità sauvcr Klin.tsor.
- rr Oui : tt clit siini:lctlcnt lc chcf o.es pulrs.
- n FoI,^t:rntât d-tunc f:ec-.., t:.nt3t C-turre aabL:c, t,r nr::s ja:ais
ccssé ùrêtrc ur- fol : ct 11'-jourd_rn;i_, c,iivré rlrl:r,; idéc rnystiqrlc,
tu cffres ce-qr-r-l ntest lles cn ton pourroir 1... preircls gard-c I Amfcrta"s sc servit d-c lancc pcu-r sa d-éfense et iI c;lpra d.cu-louier-rsc;itcnt cct'ce l,ét::érité ; tu i:r.,,-oques Ic Gra:'.l, pcur 1tépancuissemcnt clc ton orguei i . . . Brend-s gard"c.It
I I ceil au héros subitcncnt s rad.ouclt .
- r Klingsor, tu r,tcns cL'obéir à u_n urou-vcnent ôc }:i g:râcc... tu
i;rs cru- q.ue je lnréga":rails c't, tu ntas atr'erti ... Lc S;int Graal te
Que
crcnb je

ticnd-rcL ccintrltc d-e ce noble l,lou-vciircnt.
Le goôte cssa"ya c1e ri rc.

tr Allons, point d.'enfantillage ; et ùis-noj- enfin ce qui trarnèNO
tt I'Ia souffrance :

- lt 'Ilr_ ilossèclcs le Graal ct tl scuffres .i
- It Je souffre pa:rce ctruc le Graa,l i,rrir,tpcsc un difficile
j: creins .lc nc i)as " trccc.lir)li r .
It Klingsor scrait-il- élu â guérir Persifrt- ?
- tr Ouil tt fit siinpicilen't 1e che''"'a.lier.'
- It Fcl t rl

inul':nl-r-ra.

lc pel:vùltS.

ilevoir ct

- tr Je te paras f c} autrefcj_s ct je ne I tét,:És pa.s.
1r T:;nt que tu iuttais contrc Dieu, tu étais un ennenri. vc-ilà
bien longtcrnps qric d.ésertné tu rencnccs à fair:e tre nral. Satan ttà
inenii -.e t tu le raéprisçs. Tu nc cror s plus au seccu.rs clren bas,
tu n'lspèrci trullc grficc ,J-rc,r h.:u-t : 'rJn .,.l::lhcur lnc pèsc
- tt rh' blen: Eh bien: Q,-rli c-onc peut c1u-clciue chosc p,;ur Klingscr!
It Ceiui-là seui L-ruqucl iilil-rgsor: fit ôu bi en : Parsifal.
!t Je fus iir pi-crrc d-tachcpl_)ciletl-b .

.8

rr Tu fus Ie clcgré o,ui
*tc1iillélcva à la pl-us hau.te frrtunc d.e cc ftorrItcmbûchc., tôi llac.vcrsai:re.
d-e : toi Itobs-baôtc,
il *. I
rr
L oeuvrc d-c

Dlcu, r(Iingscr, s t cpère m rlgré l. th,o.-aiie t i1 suit
ses passicns et le Tout-Pr-rissant ics uiillsc, lnôinc lcs L.lus ljasscs, pcr-rr C.cs d.esscins étcrncls t il tirc lc pur C.c lrii:tpur
et réqu-e ncus i;r'cr-rb1ons. Voi.s 'l r: ar'r n;
tablit si'"ns cesse Irharncirie
.ro .r-r-lr;.n<
l:-.q-:
li;:rlrot-.
Âi
oo-i nn 'lru;r
nhnnrr,:i
mq*i n
Il- tii:u:Lgc
Irr IfJ.
ciL'
u-Lùùry\J:-.]brcs .: nctcst
Ëi'e""-;ilf
montant ncs errcurs. l,près lc f orfart, .ccn.:tc ;r"pllès la nuit, ulie
vcriu, uilc âurorc sc lè.rc : ct jc suis, ô lilingsor, ltau:rcrc d-c
ta nldt. I.ia prLlcté succéi-a
à tcn péci:é ; un h-cn secret unlt Ie
n
-l

rli orrn r-J: I rin-'
*.^d.ignc

.r' r,-ccLl.It
r:ilrrrr
clrun r-1tirc
Lc Goëte nc répcnd"i'" plus. Ccs id.ées
Tt

crrr.c lc pur tirait
d.c son
cocur, il les ccnn:r-ssait, il-:L;reit pu citor les pagcs qui les
contcnai-orit : ci cela Iréicnnr q.Llc Ic roi ciu GraaLl les gr::cférât.
- fr Comnient suis-jc arrivé à ct:tte vi-sicn ? Jc Ita't,tribuc à Ia
tniséricord-c clivinc quj- prc jcttc quei-que rririr.cle éclatant oir ncus
-.ô.'rl
.i .itni
tr: tri
Ir.r".r1
:
uvr uarus,-'râlés
rlrvrvu
vvrrr"rv
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ur u!u!ù
uvJ
r uv4
ar-r{refriI
uv
, coiil:1e
,J "gt
réqu1];é,
par q'.rclquc éch:rngc. 0r,
il f aut. que _jc .tc. r"cnac., sclcn I
lc salut seul équivaut à la ccnciuôtc c1e la lance.
- rr Lc Graa"l trenvcie, ?irrsife.I ?
tr SaJrs d.oute. ?u es lc ôcrnicr d-es ho;niles pcur qui jf auriis scn-

ïl_

0_e

Io pl_ ïI g .
tt Tu vicns d-onc, malgré 'rci.
tr l":.lgi:é moi', cn cffct. J Yaccor,rplis un r1cvolr, p3ur leclrcl nul
autre ne vauclrait. Cc que tu ne rccevras pes d.e moi, nc lta.ttend.s

da
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f/v!

na,rc uvrrrlv.
^nn

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Sais-iu quc j'ai été l"cut à I'heurc si prêt
't
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1-16yf j t

tI Je puis enccre essaycr d-e 1,c blesscr ; ircs afines sont einpcisufflt orJ.c jtcnta.lc ta pcau, pclr-f' q'le tu rrc;rcs.rr
I-,e héros eri-t le mcuvcnent d.répaule d-e celui clni cntend. d-es
propcs oiseux ; et la colcnibc brod-ée brilla.
'ln
nz'r
jc nc puis mtattarrd.er à entenù::c
- n T{-1 inssnr" ., Le t,-,r:rnn y-Jssc,
Crcs paroles vaines.
pas: Tu intappo::tes lc satut, tû
Tu nc tlind-igncs
- rI Coiii.:ientl
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scn:récs ct iI

rrni .^,IIIU-LJIJ

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-,,:ni

UUJror

Tu as d-it, tcut â lrheurc, qûê tu cntend.als, inieux que:::oi,
le niystèrc d"u Graal ? Je suis ici, en son nom; ce scra-it une 1m-

piété rlc craind.rc

rr nn scn ncn... en scn norû
As-tu bien la conscience cntière
cLc cc quc tu iis... In son ncm... ùuc mc proposcs-tu clonc, efl son

-

rr.,rtil ?

tr'Ie sauter à ch.eval eb d.c te trcuver clenaln, pour la Pâquc, à
L[on-bsalvat. tt
le nigroliiant frappzL sur la table et d.cs pllcs d.e volunes
s técroulèrent. II jura, scud-ainement furieux, 'bégayant.,
rr Je coaprcnùs, jc conrpi:end-s... Ahl hylrocritc I Ahl scéIératl
:

.9

Tu as rôvé d-e d.onner à t.es frères l:-spcctacic d.c,.ta c.étrosse.
conme ces saints q.ut?n représcntc survj-s d-u-i:rcnstre quiils ont
d.oinpté, tu veux paraîtrcl Gi. tcnant Klingscr en laissc ; lc vainc1l OfnCfa {3n *r^i nt-'rn'hr: rn'i- ôu- .Graa.l ... S;_."1 nt GcOr.geS d-cli-iaind-e au

à;";;;i-aË
cr.aes rcc cérérncnics : r,
"r"i;i;"Ti;;'riir.'ot
fl suffoquait, pris d"tune toux convlr-lsivc.
- tt Pauv::e ânc] tt fit ic pur. rr i'iul nc sort sans cffor.t ôc ltenôurcisrcr:rcnt. Jc p:.rtirl"j- s:."ris tt:;r'oir ccnvaj_nc.u ? Quc,::rd. tu tc retrouveras sgul, brise ces instvuncnts d-u inal cclrlc jt:ai
brisé rlcn e,rc
c-û ilcs fl.èches, à la reiaontrince ôc Gurncilanz .
rr_Tu as aimé lc Gra;l, tcs cri-ines naquircnt rLe
ton d:épi-t. cela
éclaire et cbscurcit en i:rô,le tein,rs ta d-cstinée. Danmé certcs,
iri-Ilc
fols d.aniné par le pc1ôs effrayant d-e tes a.ctes, tu as alnré, éepend.a:rt , t.:. :.s d.é si ré Di cu .
nà,ins

le i.irître

C.e

la -sainte

r,ti

licc tint u:t iiioincnt ta tôtc

d.l,_rls ses

tt Tu as aimé... ct }c Gre.arr mrcnvoic... pèscr: rapproche ces cleu,x
id.écs... trti.mour cst la luriiièrc d.es funcs ct l::.'ru:alérc ne se pcr,ô
Pas: Ainsi, ic suis cirvoyé pcur r;Lviver la clart'é purc qui nritla
en ton coeur ; peux-tu 'ùc rcpentir ?
tt L:orr plcte avec lc d-é:i:cn ;trcrlg:.gc ,
'
- rr Lc clérnon a-t-il tenu ses j?Ioncsscs ?
n Ihl nhl tTe i:rc iivrc-t-il
p&s aii. j curd. thd

,

, tuon . cnnemi ?
scul cst ton cnncrni. Dcvant toi , sc trouvc un Crébiteu-r. . .
0d, j t.,i conquis 1r. lance, s'ùr toi. i.i:ui;rtcnant
jc. vcux rcconquérir ton â)mc, sur l'ri I
- tr i.,on ârncl Tu l:.'- connrls pcli pour la tant estinierl il nr.v e
vrrl.;:ent quc toi , Pars-i f:rl, por-r ll" titdttrc à si har'.t prix i
le héros contprit qutil fellr"it plrtscr 1a p}'aic d.to.rsucil trop
q:-ri sn-rtr:
Tt rJn

rI ltrcoute cncore, Klingsor.
rt Lo-rsque , pcgï IiL prcr.rièrc

fois, j télcvei lc S:iint Gr.aal cians titcs
,
tren:blantcs
mains, d.es voix célestcs firent entend.re oes nrots quc
ie pri s longtemps poilr un saiut ct d.ont jc conprcnas lujourrL'hji

i Chacun.àera jugé
selon.lcs grâccs qy-til rcçut. coi:lbré d-cl frvcurs d.trn-Haut, jc"
d-cvrai un compte rigourcu*. Toil Klingsor, ed inr.rs d.onné ia'l_ance ,
ic tc prie d.c;iic d.oàncr cncorc tir pénitcnce, ilcu{ L}ssurcr rn:,.. gloi-rc..
n Ehl nhl irTc suffit-il pas qu-û tu mraies v:rincu
?
tt Lc Christ tta. vaincu ; q11is la r,.ictoirc qutil agrée, 1râme
SeuIe h" fournit. lésarrné, tu t.tas p:ls rcccnnu ie justicc C"c la Créfaj_
tc.
n âhl tu ne compatis pas à n:e d-ouleur, tu rcfuscs le flnrrrnn ôuê
fermcrait rna ccuronnc I It
I.,c sorcicr, atouci malgré iui ct rôvcur, murmura :
It 3'o1, toujours fol I
rr Que le pur f ol sauvc rc f or pcrvcrs I
Àvouc le néant d"e tes
le

cotnnand.emcnt

:

rr 3éàempticn i,.u ltéciempicurl

:

oeuvrcs.

.10
-t
oo
Lrsse
sa +^i
^ , sur ces rayons qrle tu ne visites plus
toile
la poussière srépaissit.cotlïne un sable aroulti sur ton arsenal ma-;
gi que. Tlr ne regard.es inêtrie pius en bas .
rr En haut,
er€ verrai- je ? I-In juge imp1i..,cab1el
n LTne viôtime innocente qui stest offerte pour
Klingsor Iri_iapuryl
-'
Pl.r la f_enôtre en ogi ve, le soleil fiitrait
à travers les -,, ::.
Verres d-e oculeur ternis, Par.rsifal se levi:., il par:ut
d_runetaille
geste
rent
ir
dé-bar.cha son'mantèau et ]e posa sur
*?i::Hl:.,r.d'u-rr
!
uJrrd,u\td,L,l-.

T
onÂa *i
GrÇLr6rrvu
-rrler,.ri

le haçard- d-es ptis ciéccuvrit la colombe E;ûx ailes aléployées.
petits
yeux britlants ilu sorcier sr.rivaient les monuments cLu
lgu
héros:
rr TtL laisses ton nra.ntea.u ? tr inte:rrogea_t_ii.
tr Pour q.-le tu
$énètres à liontsar-r'at, librei:ien-b ,, .
IJn amer sourire pilssa la. face bouffie d.u réné.gat.
tt ir[êtne si ma.volontd pliait
i rlon vieux corps malad.e et i.ifforme
ne supporteralt paË ce iong trajet.
tr Qua&d- ol1 a d.eva.nt soi i t enf er éternel,
ofl trouve la" f orce d.e
le fuir : je ne refuserals pas te prenc.re en
croupe FÇ.rce que tu
gq lrypur,.flds le Graal veu* que tù viennes, d.e tôi àême
. Ëoo, i"
d.écid-er, tu as à peine urie ]rerire.
rt
je te le rêd.1s : tu oses engager
:d-ansPelrsifal,
du oraal
ton voeu : prend.s.gard.e! Tu obéi. puàt]êtrelaàver,r,u
rr"
rno""u,ià"î*
ge9néreux.
È n Senses-tu d.onc que,résus ait iloins cLe cocur pour sa créatur"e
que Étoi pour ul1 seul enneini.
: rr si les bons payent pour res irLéchants,
ti or: ? rr

il nty a plus te

le héros leva res yeux comne pour demarrder rravis
il hésita ct 1it :
n Je payeral ,.pour toi I
tr Orgueiiicuxl Tu nras àonc pas bcsoin

.môrne ?

d-e

d.u

d.anura-

ciel ;1

tes rnérites pcur toi-

n ch-: d.it Parsifal hrlmblement, 11 je suis inc,.igne d"e ila fortune :
. -Â venl_r pIJ_s 1,c11.
,^.
J'aurai_s 0u
t lih! -lhl Voilà quc tu ne me perais plus cr-isposé à pa,yelî rna ran-

çon.

tr Tu te trompes, Klingsor : ce que jc te c-onnerai ne lnrappauvrira pa.s. ltau:nône nieu mc Ia rend-ra or pour cuivre.
lr Jlaccepi,e 1,a visllje qui Li rcmpu 'Itennu_i d_e rna retralte. Ve
d-onc et sois siruf , Parsif al.
rr À d-emain, Kl'ingsorl tr di-b lcnternent le pur.
le mage'l noir
rogrrC.a" scrtir Ie hércs, il se penclla à une neur-i,y.i
.ra 'l
Irrttr:-r'norrni
y
or!v!vàr a

n^rlt.
}/uur

À dt/çruvywrJ

nl
yI.-tÈ

nr-i-nrrno
LrU-rtyù.
J_UtL}<

.

?rli q -i "l
t!r

r'-l

L!!À!v

I

.r VCyS

SOn

col-cirbc, brod-éc sur

lc

fautcuj_}

d_C

rnantcsu'd-u

trr"vijl

ct trcssaillit

11"

; le

rci, brillrj.t clruirc fc"çon ir-

récllc.
ft consid-éra cc morcceu d.tétoffc qui blasonnait Ic vocu, lc
.

scul vocu d-c son cccur.r
Qurar,-rit-il cicm-"nrLé l"u clcl, ct puis à Itcnfcr, slnon lc
d-roit d.c portcr cc rlentcau: ct il.lc vcyait à pcrtéc C-c scs
muns. fl nrose pas lc touchcr, d.cs convcitisos ncrvcupics lgiteicnt scs d-oigts. I,c rovôti-r, ctét*it si rùpcntir, fairc amcnd.c
honcrablc

I

fI slétonna drl"voir tant

ôr'lô Sr-lnn r.rra sC manifOstat

si stlncc

changé cn si pcu d-c rninut;s, se.ns
Sa féSOftC, pCUf aff;fmif

d-t'aUCrUtC

.'

11 appcla lc ilauvais ma"Îtrc, il lc conjura par lcs impéri-cucô< fnrrnl"i
nq t S:"nS .ff Ct. Il s r:,pCrçUt ;1ICrS quril tCnl"it CnCOfC
+vr.rt*!vu
cl9ns sa main l-c cuir d-c 1r" Ir"ncc sacréc.
LIimn,li qsancc d-u- d.érnon slevcuai-t tcllc, qur1l cut pitié d.c
Iu1-môinc ; 1r:lffirinr.tlon d-c Parsifal- d.crnlnait. Un momcnt 1I tcurna d-ens l-e tcur, co.rrrc uJlc'bôtc, mi'-rnottlnt clcs mois, frappant lcs
olrints '1rrôrr r e lalièrç. TOut à COup, pIiS d_tunC réSOlutiOn fOi"rguCU-

sc, il battit lc brlcluct, allutna une torchc ct sans hésitcr }a
il stcnvclopp:: au rnantc:.u ct sortit cn cricmt.
rr Un chcvel I un chcv:,l!

lenqe" sur ltrJrn"s d.robjcts. Puis

'

:

TT
I-L

'l n
Tlonq
l,:.uls
Ic
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-t+^:
^ -.:
^^
3gl_ïa"l_r

nl rre
r!qu

qoi nt v qvu
Ânc
uLrrr{

rno,rq-l-iur nro
vr u ,

l-cs cocurs.
Àu son joycux d.cs clochcs,

rl*l'Ic

rnxiété indcscri ptibic

chcvllicrs, écuycrs ct scrvants

avaicnt pris plecc d-ans Ilégllsc.
lcs pagcs sc tenrj-cnt arx quatrc côtgs d.c ltautol, ct lcs
cha:rts stélcvaicnt, sclon lc ritucl : ma-ls lrebscnce d.u grend.
Mitrc trouttait lcs coc.urs ? QucI autrc inôtif rctcnait lc roi
d.c Graal l loin d.c .lûcntsalva.t, aû gr"{nt j our clc Pâqucs ?
lrr1 scul .pouv:r-1t officiÇr. la srintc millcc, cn cc jcur
sol-cnncl scrcit privéc d.u réccnfort sacré |
Soud.ain Persifc.l parut sens inanteau, poussiércux, ct si les
^0,rÀ a. âém--chc on fc crut.blcssé. Péniblômcnt il mont& à Illluprièrc.
iôr-oil
lËË"àoirre , ir
"'"Ëî'i'â"";;;; il;'inrcnuinabtc
Itasslstancc attcnd-it, sllcncicusc ct recuc1llic, la fln d-c
ccttc oralscn I }cs rainutcs sc succéd-èrcnt sens quc 1c grand.
r',il,itrc sc rclcvât. Unc impaticncc ncrvcusc passe conunc ùn frisson ct unc nouvcllc angoissc inqu-iéta lcs çsprits, Pourquoi
Parsifal nlcrd.onnait-ll pas d-r.ouvrir la ch:issc
? Unc hcurc cnti èrc , ed pr.',rut lnsupportablc â chaiun, s I écou.la..
Tout à ccup lc srand. lidtrc sc lcva ct fit un signc :
lc voilc d.c pourprc qu:- cnvcloppeit la châsse dtor: tomba

ct lc S iint

Grael- apparut.

ô

'r.l
.L.-_

Pend.ant quc
Ic p:ntifel'. lrrurlrit Ia coupe incomi:arable et }a
'l i'i
^" ^-l ^'.
r,rfl éteit entré, SanS ôtre vu.
r..,
juurq\,1
portât le manteau d.cs chevalicrs, 1l sc tapit au coin lc Quoiqutil
plus somnnooi
*u \r\rvo..rru
À nrrnn+
y\Jùc-L

hr.r:
v+vt

nz-èq da
l:uv
!çu

nn7*nuva

lrvr

llombre envahit le saint h-eu, corrute iI arrlvait a chaque
êr.n^.ri *i an âa 'l r z,r:'l
nCtte
v!r i arrn
fOiS llOirtbfe festa 3 le Gfaal fev
I
Yurv
fusait d.c se rnnnj-fcstcr i d.cpuis un rleini-sièclc cc lîcfus ù1en haut
lIU

.{-t^-.1 -r-inu^Â,.i
^ r UtJ:JU
È
PL.Èj PI.ULTLI.IU.

rr-..
UIIU

y.r.1niô]].},r
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ri,,1_rrr.\jul_r U[

iL-.L
l \r qrrei

i

rln

o pl;.;lJitru,
n'l ^i n-]_r
l*èL

rcprochc, dc lranncur ct d-c le rébcllicn, stélcva conutc unc répcnsc, à la fcis suppliantc ct séd.lti-cusc.
cé"] i-.stc Prrsi frl
d é ià harnssé r1ry"
A ccttc nari*lf cstation
-;h;;;àï"";-i;;";;";.-

d-u

tc{fort

prrvsiquc;
;;-;;; ;;iir;""iïËË"iâ. u"u
sculc irréscncc offusquait Ic précicux stng. Il ntavai-t quIà clirc

l-

11nn
Girv

n1.1lr-),, ôr1ô
ul4v
yu4+

n:iy'ô'lô
ycsavlU

ln


i-nir-nln
llllILlU-l-\j

nir't'linr:
\il U -LJ\j(I

à'ln L.)
O,

cnin*a
ùcÂLlItJ\i

inin

Àn
tJUtlÈj;
LLU *arrc.

,
JU_LU
c.ttc parole cût été Itarrôt étcrnel d-c Kllngsor : ccttc p:irolc
précipitait Ic plus ncir d-cs pôchcurs à tr géhcnnc ct iI nc 1.r. d.it
pas. Il pleura, il plcura comnc un cnfant, coiruitc un fou : ct lcs
chcrralicrs,
cn cntcnd.ant d.c tcls sanglots ct nc sachant pas lcur-l
l6:rttr-nnnf
.r
u

arlttq/a
vsqu\,,

vrrrqr

fff"iSnnt'ifn
vrIpy""X+Jll

Ies vouïcs.

via u

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,

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rrllrLjllùU

nrr I nvn'l
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vlt.t U^y!_l-

l-tJ Ie.n

qrno-l
nrnntn
È-tf 16IU n*U lj.l\Jl1
Il. sty[rU,-L
UcL f-r"rirnnr

ô ivo
na rrn
Soud-a-in, un trait luinincii)i, mincc conine cclu-l Y*V
ur LJVV
Uf I
^rr
partit
intagicr,
d.u calicc ct tcucha }c coin sombrc où- une fcrne

épaissic était tapic.

lc

I,a formc so d.éroba, l.: rnincc rayon Ia suivit.
Pônd.ant un motrcnt, Ic trdt sc d.éplrça, comi;tc

bo-s d.c

1téglisc ct y pcursLlvait quclqutun.

-lnly
lric'l
r;t(:!brvaré, !vqr

niÉl-4
y'euvt

-l

!vuno

:ISSiStAntS
AucufIUO
-Lùùf

s

lil fouillnit

àr-.
ù
Sl-nn-r'..rr.nnt
ùyUf
V4f U-lf U UU Ir

1étflngC
vur-"rr6v

Cfvr-

fct ; ct lcurs rcgarûs, edtt:.nt lrautcl , su*ivlrcnt lc filct tumiricux.
Un chcvalicr quc nul nc ccnnaissaLlt, ou d-u rnoins un hol-nmc,
couvcrt d.u mantceu Ôc Itcrôrc, fuyait cn ve"in la flèchc d.c lurnièrc,
crib]é d-c scs coups, iI srl"ffalcit, tcurnant, tombant ct sc rclcvant, commc si chaquc con'btct d.c la oivinc lucur ltcût nrûte.
trrcbscur-i té cachc.it 1a lrid.cur d_u pcrsonnagc. 0n nc voyait
qurunc massc cn d.étrcàsc qui sc convulsaii s3us unc voléc d.c traits
ard.cnts . Un cri s I élcva", d. tunc angoissc ind.iciblc ct t t ombrc s raf fcissa
ct d-cmcura incrtc. Ârors lc ra'"yon stélargit, sù colora,
qré^]^orrfrq
l

,

q ÉrÀv
il
at
v u d-lun;
il br.ignl
lr-';rrntr-.rrr
lumièrc
!wr4vrv
vf uf,ùa_ilI
croiss3fitc
uu r!
veJ6rt!J
rrrLul uw.,4,
Iv
!tr

clarté
n Hosannahl It cntonne P-.rsifrl, :rvcc un rcccnt d-c joic q'aril flt
sc"utcr lcs coeurs d-ans }cs poitrincs, Tcllc était Itentièrc communion d.c ccs élus d.c Ia foi o.uri.ls frérnircnt à trallégrcssc d.c lcur
chcf salns cn savoir Ie causc.
- rI Hosa"nnah I rr , cri èrcnt chcv:licrs , écuyers , p3.gcs .
Du t:tlntclu, un ôtrc effrcux sortlt, cralpaud- monstrucrrx, Inrncntrhl ot 'u^t vvrrurrv
r-ôrrr;rc II lc:riinal(4Àrrrr(w!
r:uouc.l
nnt vuIU
âtrr: Ùç
i I rvÙpvlrtw!ùu,
rcsscmhl ri t uuu
se trrfnn.
r!
uIuÉllG,
'14çl4v!
d-ans }c r3.yon étinccl:i.nt, qui Itattirait
coltrlù unc puissantc ct
invislblc rn&in. Qucl tcrnps f:lllut-il
nu pôcheur pcur rrJnpcr d-c h
nav*n irran,, rÀ llautcl. Son affrcux visagc scuri&1t sous unc pluic
d.c'larmcs ct scs hoqucts montrlicnt d"ens lc sllcncc pl-cj-n ùe stupcrlr, d.échirrnt, à croirc quti-l all:lit mourir.
lnnond-a d.c

T/JI

UU

J4UYq

q

.13

loulourcusc 1imecc, qui ir.issej.t la bavc ôc son rcpcntir sur
la d-arlc, ir cttcignit It:.utcl. Là, ir cssr,yr clc sc lcvôr, brttit
lrair d.c scs bras ccurts, co clscau fou.
rt vculait perlcr. .ccttc vcix, eui avdt r.i:irclé tc d"iablc
si- scuvcnt, nc d.cveit pr.s résonncr d.ans c,:sl_icux;-:t lc s-,j_nt Gra:,I
Iréblouit d.tun tcl coup d_c lumièrc cluril tomba.
Ilc célestc rayonnclncnt stattard.a Su,r lc misérablc svçc unc
incffe,ble préd.ilccticn d.c ch:..r.ité ; puis, l-r. cre.rté d.ivine sc réprnùit sur tous, épanouissr.nt lcs nohlcs conscicnccs.
Après 1a cérérnonic, P-:rs1f:r.l- ci:d-onna oirn

îf-l'i rcrçrnr-

fût cntcrré au br.s c.e s3 proprc tombc, à scs-;i;Ar,"iiii-âË"iià"igncr
d_c rr"
niséricord.c d.c Dicu ct d.c I:- -.-crtu au saiÉt Graal.

JOSSPHIN PNLADAN.

(Extrait de AKA.nEilûS, revue mensuelLe d'Art
Libre et de critique, 15 awriL 1909).
Uf'lE LETTRI

(2)

inÉ:dite c]e J. fi" t-Al'lElillAlS à

LACUR:tA

à pronoc ces t-rAnt,t3llïEs. .

Le 4 mars 1845 (1)
ilonsieur,
l'lonsieur Wai]le ne m'a pas encore fait payer I'cuvrage que vous 1'avez chargé
cle m'envo:/er, et j tai voulu vous en informer afin rlp \/on!i lrvnlinggp te retard
que j'ai mis à vous répondre, cerul;;;ii;-rt=-iuiloàr""a""'llluitt"" de
votre
commisslon.(
I peut-être de ce qu'i1 fait et doit ellcr à paris dans
'ln
-*

mn'iq
.'.-*--

nnnnhar'n
trr verrurrrr

flon. jugement sur votre travail aura bien peu C'autorité, car
ne suis rlu,un
pauvre ignorant qui ne s'occupe guère de haute métachysique. Je
qu'iL en soit,
Quoi
l'ionsie.ur, j e répondrai de mon rniàux à la confiance que vous daignez me témoigner.

Je suis avec ma respectueuse consiclération, L.onsJeur, votre très homble et très
obéissant servlteur
LfAb. J.l{. de LAIIEN|"JAIS

(1) BLblnoiltèque d.e La ViLLe d-e LI1t/, Fonds æteien" ils. 1tro
SZg?.
(2) La prenrt èz,e édition d.es H,a,pJ.t0llrus DE LTETRE
date de 1844.


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