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Les Femmes du Mâle .pdf



Nom original: Les Femmes du Mâle.pdf
Auteur: thierry

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La girafe qui danse (2011)
Que j'aime voir, chère insolente,
De ton buste si haut,
Comme une étoile vacillante,
Miroiter ta peau.
Avec ta chevelure restreinte
Et tes mains noircies,
Tu sembles serrée dans l'étreinte,
Extrêmement salie,
Telle une moto qui s'éveille
Dans le froid du matin,
Mon âme rêveuse t'appareille
Comme un fantasme lointain.
Tes yeux vifs qui se révèlent
Comme des marrons clairs,
Sont deux bijoux où se mêlent
Paradis et enfer.
A te voir marcher sans cadence,
Splendide d'abandon,
On dirait une girafe qui danse
Droite comme un bâton.
Sous le fardeau de ta paresse
Ta tête d'enfant
Se balance avec la mollesse
D’un jeune éléphant.
Ton corps se penche et s'allonge
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ses lèvres dans l'eau.
Comme un flot grossi dans la frénésie
De ton mâle rugissant,
Quand mon sperme dans ta bouche se durcit
Au bord de tes dents,
Tu crois boire une liqueur alsacienne
Entre deux accompagnements,
Tu t'es fait repeindre comme une chienne
Aimant déraisonnablement.

Un château en Espagne (2007)
Que j'aimais me rendre dans ton bel appartement
De la Motte Picquet Grenelle Environnement,
Pour une nuit charnelle sans relève,
A chevaucher ton corps de rêve.
Je venais seul à bicyclette du pont de Sèvres
Te voir sourire timidement du bout des lèvres,
Avec tes porte-jarretelles décolorés,
Contre une grosse liasse d'escudos portugais.
Me construisant des châteaux en Espagne,
Oubliant ma pauvre existence au bagne,
Je te gravissais comme une douce montagne,
Jusqu'à ce que tu ne me raccompagnes.
Avec ton nez pointu, ta tête rectangulaire,
Tes jambes de mannequin, tes belles fesses linéaires
Ta poitrine sensuelle, tes yeux magnétiques,
Je t'examinais, tel un fanatique.
Si j'avais été plus riche, je t'aurais acheté,
Toi, reine des ondes, ton royaume, ton immensité.
Malheureusement, je ne pouvais lutter
Contre le Paris huppé qui te convoitait.

La rêveuse de Trieste (2012)
Ô douce crinière blonde
Que je caresse onctueusement
Tu te dévergondes
Sans le moindre frémissement.
On te croirait italienne
Sous ton allure castillane,
Gravure marbrée dans l'éden,
Qui boit, danse et se pavane.
Tu me regardes avec tes yeux écarquillés
Qui en disent long sur tes prétentions,
Tu aimerais tellement t'abandonner
Dans la dolce camera de Louison.
Loin de Paname, de ton mari,
Au bout de l'Europe, face à l'Adriatique,
Tromper avec un amant aguerri
Ne serait absolument pas dramatique.
Mais ces prostituées que tu conspues
Avec leurs consommateurs tourmentés
Me rappelle que l'atmosphère pue
Comme tu n'es qu'une éventualité.
En effet, tes réflexions féministes
Dans les laines de mon maillot
Réveillent en moi le coureur cycliste,
Les Dolomites et leurs héros.
En pensant juste à ta petite chatte
En fleur comme un rhododendron,
En pleurnichant comme une indélicate
A qui l'on vient de voler son bonbon,
Tu viens de rater l'immense feu d'artifice,
Un modèle de lumière céleste
Reflétant dans la mer mystificatrice.
Demain il pleuvra sur Trieste.

La rousse en rose (2012)
Blanche fille aux cheveux roux,
Dont le jean par ses trous
Laisse entrevoir tes excès,
Je t'observe avec gaieté.
Pour moi, sportif chétif,
Découvrir ton corps massif,
Plein de taches de rousseur,
Est une forme de douceur.
Tu portes plus galamment
Qu'une princesse de roman
Ce chapeau rose bonbon
Qui m'ébranle de passion.
Comme tout pêcheur avare,
Je t'ai appâté au bar,
Et mordant crûment à l'hameçon,
Tu es devenue mon poisson.
Que de nœuds mal attachés
Dans tes cheveux ondulés,
Que de touchés reptiliens
Sur tes beaux seins vénitiens,
Que de frissons dans ta bouche
Lorsque tes canines me touchent,
Que de jouissance dans mes rêves
Lorsque tu avales ma sève.

La Basque bondissante (2016)
Chica del País Vasco, pleine de vie qui rayonne,
J'aime déambuler avec toi dans le vieux Bayonne,
Manger des tapas dans ton bar de Hondarribia,
Comme nager à minuit dans la baie de la Concha,
Le tout surplombé par cet imposant Jaizkibel,
C'est vrai qu'ici les collines de l'océan sont belles.
Chantant Tino Casal dans le Regio Exprés,
Échangeant avec toi divers articles de presse,
Moi traduisant en français ton espagnol,
Nos teints de voix s'accordent comme deux rossignols
A l'heure de nous rendre en week-end à Bilbao
Parler du Tour, de la Vuelta, de leurs héros.
Tu m'as permis de rencontrer les plus grands de mon sport,
D'Alejandro Valverde à Alberto Contador.
M'offrant leurs beaux maillots, m'inspirant de leurs efforts,
T'avoir à mes côtés m'a rendu encore plus fort.
Et lorsque je gravis les plus hauts cols du monde,
Je me raccroche à toi, à notre histoire profonde.
Tu pleures quand je pars, je souffre quand tu es loin,
Notre relation n'est faite que de va-et-vient,
Contemplant la Bidassoa à son estuaire,
Déchirant nos deux empires à leurs frontières,
De Hendaye à Irun, de Melun à Vitoria,
Nous nous tenons incessamment la main, Ainara..

La paysanne du Loiret (2015)
Jeune paysanne des bords de Loire
Ayant grandi au fond du Gâtinais,
Loin des grandes métropoles notoires,
Tu n'étais sûrement pas destinée
A cette existence de débauche
Dans le vacarme de la capitale,
De ces individus de gauche
Et de leurs idées diablement sales.
De Châtelet à St Michel,
Enjambant l'île de la Cité,
Hétéros comme homosexuels,
Tu as quasiment tout testé.
Ne comptant plus tes conquêtes
De toute origine, comme de vétusté,
Ta vulve au goût de noisette
Est devenue universalité.
Tombant tellement amoureuse
De tes prédateurs patentés,
Devenant toujours plus malheureuse
De te retrouver maltraitée,
Tu te lamentes désespérément
De ce destin de studio en studio,
A la recherche du prince charmant
Et de ses centaines de milliers d'euros.
Alors, en attendant, tu vends tes charmes,
Même s'il est pénible pour toi d'assumer
L'image de tes gentils parents en larmes
Et de ton puceau de frère désarmé.

La Catalane nationaliste (2017)
Ô souvenir d'un PSG - Barça,
Au fameux bar Sotavent de Sarrià,
Perché sur les hauteurs de BCN,
Tu te masturbais sur la MSN
Comparant Lionel Messi à Dieu,
Cristiano Ronaldo à un gueux.
Catalane ultra-nationaliste,
Tu disais détester les touristes,
Revendiquant la fin de l'euro,
De la Marcha Real des héros,
Crachant fièrement sur l'Espagne
Et ses valeurs qui l'accompagnent.
Mais lorsque arrivait minuit,
Tu oubliais tes théories,
Partant danser à l'Apolo
Sur du zouk ou du latino,
Et embrassant toute l'Europe
Comme la plus grosse des salopes.
Ce mardi, tu rêvais à Paris,
Discrète et anormalement jolie
Avec Leo gravé sur tes seins,
Pour la romantique Saint-Valentin,
Avant que le Parc n'entre en fusion
Et ne mette fin à tes illusions.

L’allumeuse qui fumait (2010)
La main droite en Alsace,
La jambe gauche en Lorraine,
Tu avais cette audace
De te prendre pour une reine.
A la recherche d'un monde meilleur,
De la puissance, de l'opulence,
D'une grosse Ford Mustang en chaleur,
Tu étais venue en Ile-de-France.
Petite brune à la coiffure loufoque,
Maquillée telle une ado gothique,
Tu disais écouter du hard rock
Pour te rendre cool et excentrique.
Afin de tuer l'ennui ravageur,
Tu passais ta vie à fumer au pub,
Me faisant penser à Marla Singer,
La grande touriste névrosée du Fight Club.
Allumant constamment tout le dépôt
Afin de vendre tes trains de fret,
Tu adorais me traiter de puceau
Dès lors que je tournais la tête.
Gamine aussi superficielle qu'idiote,
Me prenant pour un bouffon fini,
Sache que j'aurais fait un one-shot
Si je t'avais monté dans mon lit.

La fille de la Guinness (2008)
Brunette aux courbes avantageuses,
Tu incarnais en discrétion
Une forme d'élégance mystérieuse,
Entre froideur et tentation.
Ton regard marqué par la vie
Et ton âme à fleur de peau
Étaient autant d'analogies
A nos destins radicaux.
Je n'oublierai jamais ta stupéfaction
Lorsque tu découvris sur le Ventoux
Le coureur cycliste déchaîné en action
Mettant la montagne mythique à genoux.
Tu t'étais trompée pendant des années,
Dressant l'histoire avant l'heure,
Pensant que derrière l'enfant réservé
Ne se cachait qu'un loser.
Aux antipodes des autres personnes
M'ayant violemment sous-estimé,
Tu avais ce courage qui détonne
De m'avouer tendrement tes péchés.
Trop romanesque pour une française,
Trop entière pour une fille de Paris,
Tu étais une sorte d'antithèse
A celles que je haïssais ici.
Ravivant mes souvenirs de jeunesse,
J'aurais aimé t'embrasser
Un soir au Parc, une nuit à la Guinness,
Pour te confier mes secrets.

La Polonaise de Bastille (2013)
Jolie fille de Cracovie
Exilée à la Bastille,
Tu aimais croquer la vie
Comme une savoureuse myrtille.
Fréquentant un horrible Italien,
Mythomane de nature,
Tu avais fait ce choix cornélien
D'accepter l'imposture.
Détestant ton faible salaire
Pour une parisienne,
Tu sortais la nuit prendre l'air
Sur les bords de Seine.
De Boulogne à Pigalle,
De Belleville à Vincennes,
Tu traquais seule le mâle
Te balançant sans gêne :
« Ô Oui Estera, regarde-moi
Lorsque je te touche.
Ô Oui Estera, quel émoi
Dans ta petite bouche.
Ô Oui Estera, admire-toi
En fausse sainte-nitouche.
Ô Oui Estera, contemple-moi
Te prendre sous la douche. »

L’île de beauté (1999)
Jolie plante latine munie d'épines,
Tu es un rosier sauvage,
Sorte d'arbre à fruits goûteux qui m'échine,
Me bouleverse comme me ravage.
Jeune fille du lycée que j'ai tant aimée,
Ton souvenir est toujours si vivace
Que je n'arrive à écrire au passé
Repensant à ta lumière en surface.
Églantine, île de beauté
Au large des tourments de l'océan,
Je suis toujours envoûté
A découvrir tes cheveux au vent.
Aimant toujours autant glisser ma tête
Sur ta poitrine assurément parfaite,
J'apprécie calmement le temps qui s'arrête
En léchant tes petites lèvres secrètes.
Lorsque nos cœurs se passionnent
Sur cette plage déserte d'Arone,
Je sens nos corps qui frissonnent
Et, l'un contre l'autre, s'abandonnent.
Que j'aime te faire tendrement l'amour
Loin de la frénésie de Paris
Que j'adore t'engloutir de mamours
Sur la Revellata de Calvi.
Je semble redevenu ton poète,
Comme toi ma douce muse.
Je t'admire, te décris et m'entête
Comme toi tu t'en amuses.
Construis-moi un pont sur cette Méditerranée,
Je suis juste sur l'autre rive, en Italie.
Arrache-moi cet insupportable poids des années,
J'aimerais me rafraîchir à nouveau dans ton lit.

La Marocaine connectée (2014)
Jeune femme maghrébine pas vraiment jolie,
Tu as fui la rigueur de ton pays
Pour te réfugier dans le beau Paris
Et espérer y jouir à l'infini.
Obsédée uniquement par ton image,
N'acceptant aucunement la critique,
Tu souhaiterais que les hommes de ton âge
Apprécient autre chose que ta plastique.
Bien que te disant marocaine,
Tu oublies souvent ton parcours,
Telle une tempête qui se déchaîne,
Écartant tes jambes sans amour.
Grande jalouse des couples sincères,
Tu m'allumes telle une mégère
Pour que je cède à tes enchères,
Que ma vie devienne enfer.
Pur produit de consommation
Constamment connectée à ton smartphone,
Symbole d'une France en perdition
Te croyant aussi maline que mignonne,
Rêvant du prince charmant sur internet,
Adopte un mec ou un vieux chien en rut,
Géolocalise-toi à la Villette,
Tu pourras bien y tailler une turlutte.

La fausse championne (2013)
Petite fille d'Avrillé,
A la limite d'Angers,
Rien ne te prédestinait
A cette existence musclée
Aux quatre coins du monde,
A lutter chaque seconde
Contre l'orage qui gronde
Et tes douleurs profondes.
Raids, trails, Ironmen,
Comme tu te démènes,
Comme tu la ramènes,
Tel un phénomène
A la poursuite de la gloire,
Obsédée par le pouvoir,
Flattée par tes faire-valoir
Et leur ignorance notoire.
Te goinfrant de compléments
Alimentaires et dopants,
De cachets antioxydants,
Tu te détruis violemment
Pour être adulée d'autrui
Le jour, le soir, la nuit,
Pourvu qu'ils fassent du bruit,
Ô oui, Lucie, tu en jouis !
Ne supportant ni la critique,
Ni la belle sémantique,
Tu m'attaques avec ton flic
Aussi bête que pathétique.
Continue donc de parader
Auprès de tes fans demeurés,
Tu ne gagneras jamais
Des champions le respect.

La Péruvienne de mon enfance (2000)
Cuzco ou Arequipa,
Petite Péruvienne perdue
Dans un Paris au trépas,
Tu rêves d'un père disparu
Qui ne te ressemble pas.
Croyant m'impressionner
Dans cette déchéance,
Tu te fais cartoucher
Avec l’exubérance
D'une catin assumée.
C'est vrai que toi, à quinze ans,
Tu n'as plus de virginité,
Enfilant capotes et amants,
Tu adores me provoquer
En me traitant d'impuissant.
Comme ta fausse mère hystérique,
Tu oses me parler de valeurs,
Semant en moi la panique,
Me transformant en loser
Avec ton côté maléfique.
Aimant cracher sur mon existence
De coureur cycliste en devenir,
Sur mes projets d'indépendance,
Tu ignores ma force à rebondir
Seul dans l'enfer de l'adolescence.
Regarde-moi quinze ans plus tard
En Italie, France et Espagne,
Poursuivant Grands Tours et Histoire,
J'ai gravi toutes ces montagnes
Parce que vouloir c'est pouvoir.
Regarde-toi quinze ans plus tard
A Tournefeuille dans ton HLM,
Mendiant ton RSA sans espoir,
Tu n'es plus qu'un déchet extrême
Parce que ta vie c'est le trottoir.

La jolie Andalouse (2010)
Ô oui, jolie Andalouse,
Avec tes yeux envoûtants,
Tu es une grenade jalouse
Prête à exploser Satan.
Dans ta belle robe flamenco
Pour la Feria de Cordoue,
Tes seins en forme d'abricot
Sont deux magnifiques bijoux
Que je contemple violemment
De la Mezquita à l'Alcázar,
Que j'aimerais évidemment
Sucer avec l'appétit d'un tsar.
Mais ton regard surpuissant
Sur le Pont Vieux du Guadalquivir
Tend à me rendre impuissant
Face à ce désir à assouvir.
Alors tu t'approches de moi,
En gravure de mode castillane,
Pour m'embraser sans émoi
Avec ta folie pyromane.
Explorant ton corps de rêve
Tout au long de la nuit,
Je ne suis plus que l'élève
D'une reine qui s'épanouit.

La chanteuse de rock (2005)
Jolie fille seine-et-marnaise
Fan de rock éclectique,
Tu sembles au bord du malaise
Face à la fosse sceptique.
Chantant dans le vent,
Hurlant au micro,
Les seins en avant,
Au fond du bistrot,
Sidère-moi ces cils
Au bord libre de tes paupières !
Tu deviens si docile
Lorsque j'empoigne ta crinière
Digne d'une belle jument sauvage,
Percée, tatouée, gothique,
Je suis l'étalon qui te ravage
Dans la nuit orgasmique.

La reine du monde (2017)
Ô oui reine féconde
Fascinante et sensuelle,
Tu remplis mon monde
Solitaire et sexuel
De cette folle envie
De te faire l'amour
A la mort, à la vie,
Sans aucun détour.
Ô oui reine profonde,
Envoûtante et charnelle,
Tu fuis les ondes
Et l'exceptionnel
Campeón español,
Poète baudelairien,
Que tu as cru guignol
Au milieu des vauriens.
Ô oui reine qui sonde,
Passionnante et cruelle,
Tu sembles furibonde
Face à l'intellectuel
Qui défie ton histoire,
Tes croyances d'escort
Sous tes dessous noirs
Qui te réconfortent.
Ô oui reine du monde,
Oublie un peu ton passé,
Ces clients qui confondent
Amour et bestialité,
Ce matérialisme inutile
Qui t'interdit l'apaisement,
Et tous ces plaisirs volatils
Qui gênent ton épanouissement.

La fille du RER (2016)
Ô oui toi fille qui gravite
Avec ton dernier smartphone,
Tu suces tellement de bites
Que tu en deviens aphone.
Ô oui toi fille du RER
Avec ton long manteau,
Tu branles tellement sévère
Que tu en deviens marteau.
Ô oui toi fille du dernier ZACO
Avec ton jeune regard aguicheur,
Tu as tellement peur des prolos
Que tu en supplies le conducteur.
Ô oui toi fille qui monte en cabine
Avec tes insinuations sexuelles,
Tu te lèches tellement les babines
Que j'en arrache tes porte-jarretelles.

L’arrogante escort (2017)
Mère de deux enfants
Dans un manoir doré,
Tu chantes en riant
Que ta vulve est sacrée,
Que l'argent c'est la vie,
Loin devant le bonheur
Tellement inassouvi
Que tu le crois mineur.
Tu te plais dans la luxure
De ces hôtels à mille dollars,
A l'arrière des grosses voitures
De ces riches pervers en costard
Que t'épates,
Qui te baisent,
Que tu mates,
Qui s'apaisent
Dans ta chatte
A leur aise,
Névropathes
Sur la braise.
Rejetant le grand amour
Trop désuet, trop ringard,
Tu t'extasies sans détour
Sur ces bouffons hagards
Face à ton assurance
De patronne du CAC 40,
Devant ton arrogance
D'escort-girl indifférente.
Entre insinuations et addictions,
Tu voudrais que je me prenne à ton jeu.
Entre manipulations et passion,
Tu voudrais que je te dise dans les yeux :

« Ô oui ma belle Ana,
J'ai envie de te défoncer
Dans un immense fracas
Comme une prostituée divorcée,
Me branler entre tes seins,
Te lécher sous la douche,
Attraper ton arrière-train
Et venir dans ta bouche. »
Mais comme toutes ces aguicheuses,
Tu t'es beaucoup trop vantée
Et tu te retrouves fallacieuse
A ne pouvoir affronter
Ce garçon que tu aimes
À l'orgueil ravageur
Et ses violents poèmes
Qui bouleversent ton cœur.
Regarde-le s'en aller en Espagne,
Loin de ton lit béni.
Admire-le s'envoler en montagne,
Ton manège est fini.

La douce nuit (2014)
Sous une vieille lumière blafarde
Court, danse et se tord sans raison
La vie impudente et criarde
Qui se meurt après la floraison.
La douce nuit monte alors,
Apaisant tout, même la faim,
Effaçant tout, même l'effort,
Le cycliste se dit : « Enfin !
Mon corps à l'amende
Rêve d'un grand Giro,
D'une Botte de légende
Avec tous ces héros,
De cette fille que j'aime
Avec sa chevelure blonde,
De son charme suprême
A la croisée des deux mondes.
Ô oui belle gerbille,
Rongeur sauvage
Qui s'éparpille
Dans les alpages,
Ta jolie queue poilue
Réveille en moi ton absence,
Tel un manque absolu
Dans ma petite existence ! »


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