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UNE MENACE CACHEE ? CINQ FACTEURS CLES QUE TOUT VETERINAIRE DOIT CONNAITRE A PROPOS DES MALADIES VECTORIELLES
CHEZ LE CHAT
Edward B. Breitschwerdt
Institute for Comparative Medicine, Department of Clinical Sciences, College of
Veterinary Medicine, North Carolina State University, Raleigh, NC, USA
And
Galaxy Diagnostics Inc.
Research Triangle Park, NC 27709
Fait #1:A un degré non négligeable, l’importance potentielle de plusieurs maladies
infectieuses vectorielles chez le chat n’a pas été suffisamment étudiée par les
praticiens vétérinaires ou les chercheurs académiques. De par le monde, les puces, les
moustiques et les tiques sont considérés comme les vecteurs les plus importants pour la
transmission d’un large spectre d’agents infectieux qui peuvent provoquer des maladies
chez le chien. Cependant, à l’exception de Dirofilaria immitis (vers du cœur félin),
Cytauxzoon felis (cytauxzoonose féline) et Bartonella henselae (bartonellose féline), les
pathogènes du chien transmis par les puces ou les tiques n’ont pas été détectés ou en tout
cas ont été très peu étudiés chez le chat. Comme la dirofilarioses cardiaque et la
cytauxzoonose sont des infections vectorielles bien reconnues chez le chat, ces maladies
ne seront pas traitées en détail dans cette présentation. En revanche, de nouvelles
informations concernant la pathogénicité deBartonella spp chez le chat seront abordées.
Fait #2:Les vétérinaires associent les maladies transmises par des tiques aux chiens
et pas aux chats. C’est une erreur grossière. Le fait de ne pas inclure les infections
transmises par les tiques dans les diagnostics différentiels chez le chat conduit à ne pas
effectuer les tests pour détecter ces pathogènes vectoriels. Ceci mène à des erreurs de
diagnostic, à des échecs thérapeutiques et finalement à un manque criant de publications
quant au rôle des pathogènes transmis par les tiques dans les maladies infectieuses chez le
chat. Tout comme les chiens, les chats peuvent être affectés par plusieurs pathogènes
transmis par les tiques et notamment : Anaplasma platys, Anaplasma phagocytophilum,
Babesia spp,Borrelia burgdorferi, Cytauxzooon felis, et Ehrlichia spp. À ce jour,
l’infection par C.felis, une maladie des félins domestiques transmise par les tiques
souvent fatale n’a pas été rapportée chez le chien ou chez l’homme. Les pathogènes
transmis par les tiques ont des durées de transmission qui varient fortement, allant de 4
heures à 24-48 heures après la morsure et l’attachement de la tique sur son hôte pour le
passage réussi des organismes infectieux. Bien que les données de laboratoire fassent
défaut, les observations cliniques ont montré une transmission rapide de C. felis. En effet
des chats sont morts malgré les affirmations des propriétaires quant à l’usage régulier des
produits acaricides historiquement disponibles sur le marché. Dans une étude récente de
laboratoire, l’utilisation d’un collier dont la matrice polymère est imprégnée
d’imidaclopride 10% fluméthrine 4.5% (Seresto®, Bayer) a permis de prévenir la
transmission de C. felis par Amblyomma americanum à des chats.1 Donc, il existe des
produits disponibles dans le commerce qui peuvent prévenir la transmission par les tiques

du pathogène responsable de la maladie vectorielle la plus mortelle chez les chats en
Amérique du Nord.
Anaplasmose féline
Des preuves moléculaires récentes indiquent que les chats d’Amérique du Nord et
d’Europe peuvent être infectés par A. phagocytophilum. En plus des travaux du Dr.
Michael Lappin à la Colorado State University, notre laboratoire a amplifié et séquencé
l’ADN de A. phagocytophilum ADN à partir d’échantillons sanguins prélevés sur des
chats vivants dans des régions où Ixodes scapularis est endémique.2Nous avons aussi
amplifié l’ADN de A. phagoctyophilum sur le sang d’un petit nombre de chats du sud-est
des États-Unis qui présentaient des anomalies hématologiques consistantes avec une
infection par A. phagocytophilum (anémie non régénérative, thrombocytopénie ou
pancytopénie). L’infection par A. platys a récemment été décrite comme provoquant une
légère thrombocytopénie sur un chat du Brésil, observation basée sur la visualisation
d’inclusion dans les plaquettes (morulae). Plus récemment, notre groupe de recherches a
documenté une infection persistante à A. platys chez un chat présentant une plasmacytose
splénique et une gammapathie monoclonale ; ce chat était infecté par trois pathogènes
transmis par les puces : B. henselae, Bartonellakoehlerae et “Candidatus Mycoplasma
haemominutum”. En se basant sur les preuves sérologiques, on peut conclure qu’une
infection par Bartonella, probablement chronique par nature, peut induire une
hyperglobulinémie chez le chat.3 La co-infection par de multiples pathogènes vectoriels
est un scénario clinique bien reconnu chez le chien mais il a rarement été rapporté (ou
recherché) chez le chat.
Babésiose féline
Comme récemment revu par le groupe européen Advisory Board on Cat Diseases,
4
Babesia spp ont été décrites chez des chats domestiques du Brésil, de l’Inde, d’Israël, de
France, d’Allemagne, de Pologne, de Thaïlande, d’Afrique du Sud, du Soudan et du
Zimbabwe. À ce jour pourtant, des infections par Babesia spp n’ont pas été décrites chez
les chats domestiques en Amérique du Nord. Babesia felis est endémique en Afrique du
Sud, tandis que Babesia cati l’est en Inde. Babesia leo infecte les lions en Afrique du
Sud. Les Babesia qui infectent les chiens comme Babesia canis canis, une espèce voisine
de Babesia microtis ; B. canis presentii ; et B. canis vogeli, ont été décrites chez les chats
domestiques d’Espagne et du Portugal, d’Israël et de Thaïlande. Une grosse Babesia sp
infecte les panthères de Floride mais son caractère infectieux pour les chats domestiques
demeure inconnu à ce jour. Comme B. canis vogeli est transmis de manière endémique
par Rhipicephaleus sanguineus aux chiens sur quasi tout le territoire des États-Unis, il est
plausible d’envisager une infection des chats par ce protozoaire pathogène. Étant donné
que R. Sanguineus préfére infester les chiens, il est possible que la transmission de B.
canis vogeli aux chats soient moins fréquentes. Néanmoins, tant qu’on n’utilisera pas de
manière routinière des panels diagnostiques sérologiques et moléculaires pour tester les
chats malades (comme cela se fait couramment chez le chien), l’importance de la
babésiose chez le chat en Amérique du Nord demeurera inconnue.
Ehrlichiose féline

Des morulae, témoins de l’infection par Ehrlichia sp, ont été décrites sur des frottis
sanguins obtenus sur des chats au Brésil, en France, au Kenya et aux États-Unis. Notre
groupe de recherches a décrit une infection E. canis-like sur des jeunes chats du sud-est
des États-Unis et de l’est du Canada.5Basé sur des tests PCR - amplification et
séquençage d’ADN – l’ADN amplifié de Ehrlichia provenant du sang de ces chats était
100 % similaire aux séquences d’ADN d’E. canis obtenu sur des isolats canins d’E.
canis. Nous avons décrit ces infections félines comme ”E. canis-like”, essentiellement
parce que des anticorps ne pouvaient pas être détectés à partir de tests d’antigènes
immunofluorescents (IFA) en utilisant des antigènes d’E. canis. De manière intéressante,
le sérum de ces trois chats contenait des anticorps antinucléaires. Les manifestations
prédominantes de la maladie sur les trois chats nord-américains comprenaient : (1) une
polyarthrite accompagnée de fièvre ; (2) une hypoplasie ou une dysplasie médullaire
accompagnée d’une pancytopénie; et (3) une anémie et une thrombocytopénie. Des
études sérologiques vont également dans le sens d’une association entre
thrombocytopénie, hyperglobulinémie et polyarthrite chez les chats possédant des
anticorps E. canis. L’ADN de E. canis a été amplifié par PCR et confirmé par séquençage
chez les chats domestiques et les félins sauvages (11/72 animaux, 15%) au Brésil, ce qui
apporte des preuves supplémentaires que les chats domestiques peuvent être infectées par
E. canis.6 Plus récemment, nous avons confirmé l’infection par Ehrlichia chaffeensis,
Ehrlichia ewingii et E. Canis chez le chat.7Par conséquent, les chats peuvent être infectés
par les mêmes espèces d’Ehrlichia que celles qui provoquent morbidité et mortalité chez
les chiens et les êtres humains. Les travaux récents d’Italie 8 et d’Espagne9 ont également
documenté un spectre de pathogènes transmis par les tiques comme Ehrlichia et Babesia
spp. chez des chats domestiques et sauvages ainsi que dans les tiques trouvées sur ces
animaux.
Fait #3:Les puces pourraient fort bien contribuer davantage à de graves problèmes
de santé chez les chats, les chiens et les êtres humains que ce que nous considérons
actuellement en médecine humaine et vétérinaire.
La puce commune du chat (Ctenocephalides felis), qui infeste chats, chiens, renards,
ratons laveurs, opossums, coyotes et autres mammifères sauvages se retrouve dans toutes
les régions tropicales, subtropicales et tempérées du monde. Ctenocephalides felis est
connue pour porter et éventuellement transmettre B. henselae, Bartonella clarridgeiae, B.
koehlerae, Bartonella quintana, Mycoplasma hemo felis, Rickettsia felis,Wolbachia spp,
et Dipylidium caninum.10Les puces de chats sont la source majeure des infections
zoonotiques à Bartonella spp et transmettent également R. felis aux gens partout dans le
monde.
Bartonellose féline
L’étendue de l’aspect pathogène de Bartonella spp chez le chat reste à déterminer. Comme
on retrouve une bactériémie à B.henselae chez 25% à 41% des chats sains dans différentes
parties du monde, le bacterium était considéré comme non pathogène. Cependant, des
données récentes ont mis en évidence des variations dans la virulence de différentes souches
de B. henselae. Les lignées les plus pathogènes transmises par les puces sont capables de
provoquer endocardite, myocardite et mortalité chez le chat.11,12On a aussi pu montrer que la
bactériémie à B. Henselae mise en évidence par culture était corrélée avec la

gingivite/stomatite féline tandis que la sérologie ne permettait pas une corrélation
statistique.13Comme les tests sérologiques ne permettent pas de différencier les souches
virulentes de B. henselae des non-virulentes, les études séro-épidémiologiques ont fourni
des résultats contradictoires quant au rôle de B. henselae dans la fièvre, la
lymphadénopathie, la stomatite ou la gingivite observées chez ces chats. L’ADN de B.
henselae et la production intrathécale d’anticorps ont été mis en évidence chez les chats
présentant la forme neurologique de la maladie. L’immunosuppression associée aux virus
FeLV ou FIV semble augmenter la pathogénicité de l’infection par B. henselae chez le chat.
Dans la revue effectuée par Guptill,14 des chats infectés expérimentalement par B. henselae
ont développé de la fièvre, une lymphadénopathie, des symptômes neurologiques légers
et des troubles de la reproduction. Chez les chats infectés expérimentalement avec B.
henselae et B. clarridgeiae, l’examen post-mortem se révèle sans particularité ; en
revanche, on trouve des lésions histopathologiques comme une hyperplasie des ganglions
lymphatiques périphériques, une hyperplasie folliculaire splénique, une
cholangite/péricholangite lymphocytaire, une hépatite lymphocytaire, une myocardite
lymphoplasmocytaire et une néphrite interstitielle lymphocytaire.15Lorsqu’on les
regroupe, ces découvertes justifient un traitement antibiotique chez les chats séropositifs
ou bactériémiques présentant les manifestations de cette maladie.
Le diagnostic de l’infection à Bartonella doit être confirmé après culture de l’organisme à
partir du sang ou des tissus (ganglions lymphatiques ou valvules cardiaques en cas
d’endocardite) ou en amplifiant les séquences spécifiques de l’ADN de Bartonella à partir
de sang ou de tissus en utilisant la méthode PCR. L’introduction récente d’un milieu de
culture liquide, le BAPGM (Bartonella alpha Proteobacteria growth medium) a facilité la
mise en évidence de Bartonella spp sur des échantillons de sang provenant de chats, de
chiens, de chevaux, d’êtres humains et de mammifères marins. L’utilisation du BAPGM
nous a également permis d’isoler B. vinsonii subsp. berkhoffii sur un chat atteint
d’ostéomyélite.16 La plate-forme diagnostique BAPGM est disponible pour tester des
échantillons provenant d’animaux ou de patients humains auprès de Galaxy Diagnostics
(www.galaxydx.com).Expérimentalement et cliniquement, la doxycycline n’est pas un
antibiotique efficace pour l’élimination des infections à Bartonella chez le
chat.17Actuellement, nous soignons les chats malades avec une bactériémie prouvée en
combinant la doxycycline (5 mg/kg BID) et la pradofloxacine (5 mg/kg BID) pendant six
semaines. Dans deux études de laboratoire, l’utilisation d’un topique à base d’imidaclopride
et de moxidectine ou un collier dont la matrice polymère est imprégnée d’imidaclopride
10% fluméthrine 4.5% (Seresto®) ont permis de prévenir la transmission de B. henselae
par les puces de chats.18,19
Hémoplasmose féline
Au cours des dernières années, les informations cliniques concernant des infections à
hémoplasmes chez le chien, le chat et l’homme se sont rapidement répandues. Les
mycoplasmes hémotropiques (connus précédemment sous le nom de Haemobartonella ou
Eperythorozoon spp) peuvent provoquer une anémie hémolytique chez le chat, le chien et
d’autres espèces animales. L’arrivée des tests diagnostic PCR qui ciblent précisément des
séquences de gènes spécifiques à l’organisme a permis de démontrer que l’infection par
Mycoplasma spp est une découverte fréquente chez les chats sains comme chez ceux qui

présentent une anémie. Tout comme B. henselae, ces bactéries sont très probablement
transmises par les puces. Elles provoquent des infections intravasculaires chroniques et
fonctionnent probablement comme facteurs primaires ou cofacteurs dans l’expression de
la maladie, y compris dans l’anémie. Comme pour B. henselae, des preuves
expérimentales de la transmission salivaire directe de Mycoplasma spp entre chats sont de
plus en plus nombreuses. Comme c’est le cas pour les virus FeLV et FIV, les agressions
entre chats sont probablement un mode important de transmission des Mycoplasma
hémotropiques.
Fait #4:La prévention régulière et efficace des infestations par les puces et les tiques
est plus importante que jamais dans l’histoire de la médecine vétérinaire. Comme
décrit plus haut, il existe de plus en plus de preuves du rôle des pathogènes transmis par
les puces et les tiques dans l’étiologie de nombreuses maladies du chat. En outre, comme
la plupart de ces pathogènes sont considérés comme zoonotiques, il est d’une importance
critique de prévenir l’infestation par les puces et les tiques pour le chat mais aussi pour
les membres de la famille.
Fait # 5:Les vétérinaires ont une obligation morale et ont fait le serment de protéger
la santé animale et humaine. Bien que peu reconnus par le grand public, les vétérinaires
ont un rôle critique à jouer en santé publique. C’est à eux d’éduquer leurs clients pour la
prévention des infestations par les puces et les tiques. Ils doivent aussi collaborer et
interagir avec les médecins locaux pour la prévention des maladies infectieuses
vectorielles d’importance zoonotique. La prévention des piqûres de moustiques et
l’élimination des infestations par les puces et les tiques permettent de prévenir
l’apparition des maladies vectorielles chez les animaux de compagnie comme chez leurs
propriétaires.
Nous avons décrit précédemment une bactériémie à B. quintana chez une femme sur
laquelle on avait fait des prélèvements au niveau d’une plaie infectée consécutive à la
morsure à la main par un chat.20Deux mois plus tard, le chat errant qui avait provoqué la
morsure a été capturé et on a pu démontrer que lui aussi présentait une bactériémie à B.
quintana. L’étude d’une cohorte de 392 patients qui avaient des contacts professionnels
avec des animaux ou qui étaient massivement exposés aux arthropodes,21a mis en
évidence que 31.9% d’entre eux présentaient une bactériémie à une ou plusieurs
Bartonella spp lorsqu’on combinait les résultats de PCR et des cultures BAPGM réalisées
à partir de sang ou de sérum. Bien que cette prévalence élevée de bactériémie soit
probablement biaisée par le choix de la population (individus à risque ou malades), ce
travail démontre que les infections intravasculaires à Bartonella spp sont bien plus
fréquentes chez les patients immunocompétents que ce qui était précédemment suspecté.
Par tests IFA (immunofluorescence), seulement 75 des 128 patients (58.6%) PCR-positifs
étaient séropositifs sur un panel des 5 antigènes Bartonella spp.21Dans une autre étude,
l’ADN de Bartonella vinsonii subsp. berkhoffii, B. henselae, ou les deux organismes a été
amplifié et séquencé à partir de sang, de cultures BAPGM enrichies ou de tissus
d’autopsie prélevés sur 4 membres de la famille.22L’anamnèse et les résultats
microbiologiques issus de cette famille étayent la possibilité d’une transmission humaine
périnatale de Bartonella spp. Une bactériémie à B. koehlerae a été mise en évidence chez

8 patients immunocompétents (y compris 4 vétérinaires) par amplification PCR et
séquençage de l’ADN soit avant, soit après enrichissement BAPGM d’une culture de
sang.23Parmi les symptômes présentés par les patients bactériémiques à B. koehlerae, on
retrouve souvent fatigue, insomnie, douleurs articulaires, migraines, pertes de mémoire et
douleurs musculaires. Quatre de ces patients étaient également affectés par B. Vinsonii
subsp. Berkhoffii genotype II. Dans une autre étude, 296 patients examinés par un
rhumatologue, la prévalence des anticorps contre B. henselae, B. koehlerae, ou B.
vinsonii subsp. Berkhoffii était de 62% et une bactériémie à Bartonella spp a été mise en
évidence sur 41.1% de ces patients.24 Une co-infection par B. henselae, A. platys, et
“Candidatus Mycoplasma hematoparvum” a été récemment rapportée chez un vétérinaire
qui présentait depuis deux ans des épisodes de convulsions.25Des antécédents
d’exposition à des animaux ou à des vecteurs arthropodes semblent augmenter le risque
pour les professionnels de la santé animale de combiner une infection à B. henselae et
aux Mycoplasma spp.hémotropiques.26 Ces travaux de recherche et d’autres publications
mettent en avant le rôle de plus en plus important des organismes transmis par les puces
et les tiques qui infestent les chats domestiques et les animaux sauvages comme
pathogènes pour l’homme. Ceci souligne l’importance de l’approche “One Health”.
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