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traitement chirUrgical de la rUptUre
d’Un ligament croisé postérieUr chez
Un FUret (Mustela Putorius furo)

Charly PIGNON

Motif de consultation
Boitement dû à une chute.

Commémoratifs/anamnèse
Eylat, furet femelle stérilisé de quatre ans (Photo 1) est présentée en consultation pour une boiterie
du postérieur gauche apparue brutalement il y a environ trois semaines, et coïncidant avec une chute
de l’épaule de son propriétaire. Cette boiterie intermittente s’est aggravée depuis.

Examen clinique
Le furet est en très bon état général. Ses paramètres vitaux sont normaux. Son examen neurologique
est normal, aucune amyotrophie des membres postérieurs n’est notée. L’examen orthopédique révèle
une boiterie franche avec appui du postérieur gauche. Les reliefs anatomiques palpables sont normaux
et symétriques. Aucune douleur ni chaleur n’est à signaler sur le membre atteint lors de la manipulation. Une instabilité du grasset gauche est mise en évidence par un signe du tiroir postérieur positif.

Examens complémentaires
des clichés radiographiques du grasset gauche montrent sur la vue de profil un déplacement caudal
du tibia au niveau de l’articulation du grasset. (Photo 2)

Diagnostic
Ses images d’instabilité majeure du grasset sont compatibles avec une rupture du ligament croisé
postérieur.

Traitement
En accord avec le propriétaire, un traitement chirurgical est décidé. L’animal subit une diète préopératoire
de quatre heures. L’analgésie est réalisée par des injections sous-cutanées de méloxicam 0,2 mg/kg
et de buprénorphine 0,03 mg/kg. Une injection intramusculaire de Ara 3000 β® (laboratoires Sexmoor) 0,1 mL est réalisée afin de diminuer l’inflammation et d’augmenter la vitesse de récupération.
L’animal est prémédiqué avec une injection intramusculaire de midazolam 0,5 mg/kg. Un cathéter
est alors placé dans la veine céphalique. L’induction est réalisée avec une injection de propofol
1 mg/kg permettant d’obtenir une bonne myorelaxation et d’intuber l’animal à l’aide d’une sonde 2,5
sans ballonnet. L’animal est maintenu sous isoflurane 2 % avec un débit d’oxygène de 1 L/min.
Une attention toute particulière est portée pour combattre l’hypothermie. Le furet est posé sur un
tapis chauffant, entouré de bouillottes et sous soufflerie.
on réalise une voie d’abord latérale classique du grasset. L’incision cutanée débute au niveau de la
tubérosité tibiale, latéralement au ligament patellaire, et se poursuit proximalement jusqu’à la rotule
puis le long de la diaphyse fémorale. Le tissu sous-cutané est dilacéré jusqu’au fascia latéral. Une
incision du fascia lata est réalisée. Elle débute distalement et latéralement au ligament tibio-rotulien
pour se diriger proximalement jusqu’au muscle vaste latéral de façon à ce que l’incision soit parallèle
Carnivores

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trAitEMEnt ChirUrgiCAL dE LA rUptUrE d’Un LigAMEnt…

Photo 1 : Furet femelle de
4 ans présentée pour boiterie
du postérieur gauche.

Photo 2 : Cliché latéro-latéral de l’articulation patellaire gauche. Le tibia est anormalement
déplacé caudalement au fémur.

aux fibres musculaires de ce dernier. L’incision concerne à la fois le fascia lata, le fibrocartilage para
patellaire latéral et la capsule articulaire, ces 3 structures étant adhérentes les unes aux autres. Le
rétinacle latéral et la capsule articulaire sont réclinés de façon à aborder la rotule. La rotule est alors
luxée médialement afin de pouvoir visualiser la trochlée et l’interligne articulaire. Le coussinet adipeux
est récliné distalement afin d’exposer les ligaments croisés et les ménisques. (Photo 3) on observe
une rupture du ligament croisé postérieur, un ligament croisé antérieur et des ménisques sains. Une
prothèse (Ethilon® déc 2) est insérée sous la tête de la fibula après une réclinaison du nerf fibulaire,
et vient s’encrer de part et d’autre de la rotule en arrière du ligament patellaire. La prothèse est serrée
et permet la disparition du signe du tiroir postérieur. (Photo 4)
La reconstruction se fait par un surjet du fascia lata, un surjet sous-cutané, et des points simples
résorbables viennent refermer la peau. Aucun pansement collé n’est mis en place. L’animal se réveille
rapidement et pose immédiatement sa patte. L’analgésie est prolongée en postopératoire pendant
5 jours avec du méloxicam 0,2 mg/kg/j po. L’animal est mis au repos strict pendant un mois.

Recueil de cas cliniques : animaux exotiques et sauvages

Suivi
Eylat est revue dix jours après l’opération en visite de contrôle. La récupération a été rapide, la boiterie
est maintenant discrète. La plaie est propre et en voie de cicatrisation, elle n’y a pas touché, les fils
sont quasiment entièrement résorbés. on effectue une injection de 0,1 mL d’Ara 3 000 β® (laboratoires
Sexmoor) en intra musculaire après avoir anesthésié localement la zone avec 0,1 mL de xylocaïne.
Une radiographie du grasset est réalisée un mois après l’opération. Celle-ci montre une articulation
du grasset stabilisée. Le furet ne boite plus, la repousse des poils cache maintenant la cicatrice. Une
dernière injection d’Ara 3 000 β® est réalisée suivant le même protocole que lors de la dernière visite.

Discussion
La rupture isolée du ligament croisé postérieur est rare. Elle se retrouve principalement lors de lésions
aiguës traumatiques avec impact dirigé caudalement sur la crête tibiale, traumatisme en hyper-extension
ou traumatisme en hyper-rotation. La morphologie tout en longueur du corps du furet et ses courtes
pattes en font un animal particulièrement sensible à la moindre chute. il ne faut pas sous-estimer la
chute d’une étagère ou de l’épaule de son propriétaire, celles-ci peuvent avoir de graves conséquences.
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MAMMIFÈRES

trAitEMEnt ChirUrgiCAL dE LA rUptUrE d’Un LigAMEnt…

Photo 3 : Articulation patellaire visualisée en peropératoire.
La trochlée fémorale est exposée, révélant l’espace articulaire,
et le ligament croisé postérieur rompu. Le ligament croisé
antérieur et les ménisques sont quant à eux intacts.

Photo 4 : La prothèse extra-articulaire (Éthylon® déc 2) est serrée.
Celle-ci est insérée sous la tête de la fibula, et vient s’encrer de
part et d’autre de la rotule en arrière du ligament patellaire.

À l’examen orthopédique, le signe pathognomonique de la rupture du ligament croisé postérieur est
le signe du tiroir postérieur. il est malheureusement assez difficile à évaluer, et peut être confondu
avec un signe du tiroir antérieur. Cette confusion vient de la position de départ du tibia par rapport
au fémur lors du test du tiroir. Le tibia lors de la rupture du ligament croisé postérieur est subluxé
postérieurement. Ceci peut s’apprécier par l’effacement de la crête tibiale lorsque le grasset est fléchi
à 90°. Le test du tiroir pratiqué avec le tibia dans cette position donnera l’impression d’avoir affaire
à un signe du tiroir antérieur alors qu’en fait, c’est le retour du tibia dans sa position neutre qui se
produit. pour mettre en évidence un signe du tiroir positif, l’animal doit être calme ou tranquillisé.
Celui-ci est placé en décubitus dorsal symétrique, les grassets fléchis à 90°. Les crêtes tibiales des
deux membres sont comparées par un observateur placé de profil. L’effacement de la crête tibiale
est noté. il peut être accentué par une pression exercée de la main sur le tibia en direction caudale,
accentuant ainsi l’enfoncement de la tubérosité crâniale.
Le traitement décrit chez les carnivores domestiques peut être conservateur et peut donner de bons
résultats chez les espèces de petite taille. il consiste en l’application d’une contention rigide pendant
3 à 4 semaines ce qui n’est pas applicable chez le furet. de plus, à long terme, une arthrose fémoropatellaire peut apparaitre du fait que l’instabilité antéro-postérieur soit toujours présente. Concernant
le traitement chirurgical, la préférence des auteurs vétérinaires va aux prothèses extra-articulaires
et aux prothèses ligamentaires qui semblent donner de meilleurs résultats à long terme. du fait de
la trop petite taille du ligament collatéral médian chez le furet, nous avons opté ici pour l’utilisation
d’une prothèse extra-articulaire. Cette technique de réparation du ligament croisé postérieur simple
et rapide permet une récupération rapide. Cependant, le repos strict pendant un mois est nécessaire
pour éviter toute récidive chez ce patient joueur et au comportement exploratoire exacerbé.
Bibliographie
1 – JohnSon AL. et oLMStEAd ML., 1987, Caudal cruciate ligament
rupture : a retrospective analysis of 14 dogs. in : Vet. surg., 16 :
3, 202-206.

2 – MiLLiAt r., 1973, Pathologie du grasset impliquant le ligament
croisé postérieur chez les carnivores domestiques. thèse vétérinaire, Lyon.

POUR ALLER PLUS LOIN
Cet article montre que les bases médicales et chirurgicales acquises chez les carnivores domestiques
sont indispensables en médecine des « NAC ». La difficulté résidera surtout dans la gestion de l’animal
dans ses considérations spécifiques (contention, anesthésie, etc.). Mais la démarche diagnostic
et le process thérapeutiques restent très similaires.

Crédits photos
Charly pignon

Carnivores

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utiliSation d’une prothèSe
collagénique danS le traitement
d’une plaie cutanée étendue
chez un cacatoèS À huppe Jaune
FERREIRA Xavier

Motif de consultation
Un cacatoès à huppe jaune (Cacatua galerita) est présenté à la consultation pour une plaie pectorale
étendue et ancienne.

Commémoratifs/anamnèse
Le cacatoès à huppe jaune (Cacatua galerita) présenté à la consultation a une plaie pectorale perforante ancienne de plus de trois semaines, d’origine traumatique. La plaie, au départ de petite taille a
été aggravée par l’animal lui-même pour s’étendre sur l’ensemble de la région pectorale gauche. Les
soins locaux antiseptiques entrepris par le propriétaire se sont révélés insuffisants.
Les conditions de maintenance de l’animal sont revues avec le propriétaire et apparaissent excellentes.
L’aménagement de l’espace de vie et une alimentation variée répondent aux besoins de cette espèce.
(Photo 1)

Examen clinique
L’oiseau est un jeune adulte dont la taille et le poids sont normaux. L’examen clinique général est
satisfaisant. Il ne montre en particulier aucune anomalie respiratoire ou digestive. L’animal présente
d’autre part une plaie cutanée d’apparence ancienne avec une perte de substance cutanée importante
et une zone perforée et nécrotique des muscles pectoraux. Elle s’étend à gauche, latéralement au
bréchet, sous la zone de l’os coracoïde jusqu’à la face médiale de la cuisse, à mi-hauteur du fémur.
La plaie laisse apparaître les masses musculaires pectorales et fémorales.

Recueil de cas cliniques : animaux exotiques et sauvages

Diagnostique
Devant la dimension de cette lésion et compte tenu de la fragilité de la peau de l’oiseau, un traitement
par suture de la plaie bord à bord nous semble difficile à mettre en œuvre même en faisant appel à
des techniques d’avancement par lambeaux cutanés. notre choix thérapeutique s’oriente donc vers
une cicatrisation par seconde intention appuyée par l’utilisation d’une prothèse collagénique (Vet
bio SiSnD).

Traitement
Anesthésie :
L’animal reçoit une injection d’enrofloxacine (bAyTrILnD) à la dose de 10 mg/kg par voie intra-musculaire.
La douleur est également prise en charge par l’administration de méloxicam à la dose de 0,1 mg/kg
(METACAM nD).
L’induction et l’entretien de l’anesthésie sont réalisés au masque par inhalation d’isoflurane saturé à
2,5 % dans 100 % d’oxygène (0,5 L/min).

222 oiseaux

UTILISATIOn D’UnE PrOTHÈSE COLLAgénIQUE DAnS LE TrAITEMEnT D’UnE PLAIE CUTAnéE…

Un monitoring per-anesthésique permet la surveillance de la ventilation du rythme cardiaque et de
la température interne de l’animal. La température centrale des Oiseaux varie de 39 à 42 degrés.
Toute anesthésie peut provoquer rapidement une hypothermie fatale. Le suivi per-anesthésique de la
température est donc fondamental et des techniques de réchauffement doivent impérativement être
prévues. Dans ce cas, un tapis chauffant et des bouillottes ont permis de maintenir la température de
l’animal autour de 37° pendant toute la durée de l’anesthésie. Une sonde Doppler placée à la base
du bréchet a rendu possible le suivi cardiaque per-anesthésique.
Chirurgie :
L’animal est placé en décubitus dorsal. Le site opératoire est préparé classiquement. La périphérie de la
lésion est délicatement plumée. Le nettoyage est réalisé à l’aide d’eau tiédie et d’une solution savonneuse
de povidone iodée (béTADInE savonnD). Après rinçage, une solution de povidone iodée est déposée
(béTADInE solutionnD). Les zones nécrotiques sont totalement parées à l’aide de petits ciseaux de Metzenbaum. Les parties nécrotiques centrales de la plaie sont ravivées par raclage à l’aide d’une lame de
bistouri n° 23. La lésion étant ancienne, les bords de la plaie sont parés et ravivés. (Photo 2) La peau de
la cuisse est suturée bord à bord en face médiale à l’aide d’un fil VICryL déc 2 en points séparés. La perte
de substance reste, en effet, limitée dans cette zone et la tension cutanée reste acceptable après suture.
La prothèse de collagène est préparée. Elle nécessite pour cela une réhydratation préalable
de 10 minutes en solution saline stérile. Elle est ensuite suturée aux bords de la plaie par des points
simples à l’aide d’un fil VICryLnD déc 2. Des points d’ancrage musculaires à l’aide de ce même fil, au
centre de la plaie, permettent d’assurer un bon contact entre la prothèse et celle-ci. (Photos 3 et 4)

Photo 1 : Aspect initial de la plaie ventrale.

Photo 2 : Plaie ventrale après parage chirurgical.

Photo 3 : Mise en place de la prothèse de collagène.

Photo 4 : Fixation de la prothèse par des points simples cutanés
et des points d’ancrage musculaires.

Psittacidés

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UTILISATIOn D’UnE PrOTHÈSE COLLAgénIQUE DAnS LE TrAITEMEnT D’UnE PLAIE CUTAnéE…

Un pansement protecteur, ainsi qu’une minerve, sont mis en place avant le réveil qui se
fait rapidement après l’arrêt des fluides anesthésiques. L’animal est alors placé en couveuse
à 30e, ventilée et dont le taux d’humidité est
supérieur à 70 %. (Photo 5)

Suivie
Un traitement antibiotique postopératoire à
base d’enrofloxacine per os à la dose de 10 mg/
Photo 5 : Réveil de l’oiseau en couveuse.
kg matin et soir est prescrit. Une hydratation
deux à trois fois par jour de la prothèse à
l’aide d’une solution saline stérile est nécessaire pendant toute la durée de la cicatrisation. (Photo 6)
L’oiseau est régulièrement contrôlé et après trois semaines, une progression épithéliale de plus de
deux centimètres est constatée. La plaie est totalement cicatrisée après 4 semaines et une repousse
des plumes est déjà observée à ce stade. (Photo 7)

Discussion
La peau des Oiseaux est caractérisée par un derme très fin, quasi-inexistant, ce qui la rend très fragile.
Le derme constitué essentiellement de tissu conjonctif est relativement mince si on le compare à celui
des Mammifères. Les couches qui le constituent sont difficiles à différencier, car elles varient beaucoup
selon les espèces, les régions du corps et l’âge.
Le derme est formé d’une assise superficielle (stratum superficiale) et d’une assise profonde (stratum
profundum). Une tunique de fibres élastiques, la lamina elastica le sépare de l’hypoderme.

Recueil de cas cliniques : animaux exotiques et sauvages

Ces caractéristiques anatomiques font que la peau des Oiseaux et particulièrement fragile. Les plaies
cutanées sont, de ce fait, relativement fréquentes. Leur prise en charge peut constituer dans certains
cas un véritable défi pour le praticien. C’est le cas en particulier des lésions du bréchet. Certains
propriétaires, mal informés, coupent eux-mêmes les ailes de leur animal pour en empêcher le vol. Il
arrive alors fréquemment que l’oiseau chute et se réceptionne sur le bréchet provoquant des lésions
plus ou moins étendues et dont la cicatrisation est souvent décevante. Chez les cacatoès, nous pou-

Photo 6 : Photo de l’oiseau avec son carcan.

224 oiseaux

Photo 7 : Photo de l’oiseau après 4 semaines postopératoires.

UTILISATIOn D’UnE PrOTHÈSE COLLAgénIQUE DAnS LE TrAITEMEnT D’UnE PLAIE CUTAnéE…

vons en outre signaler une fâcheuse propension à pratiquer l’automutilation en réaction secondaire
à un traumatisme local et qui contrarie d’autant la cicatrisation des plaies. Pour traiter une effraction
cutanée, il est préférable dans la mesure du possible de s’orienter vers une cicatrisation par première
intention en suturant la plaie bord à bord. Différentes techniques peuvent améliorer le résultat définitif
et en particulier réduire les tensions sur les sutures comme la réalisation de lambeaux cutanés d’avancement mono ou bi-pédiculés, des lambeaux axiaux centrés sur l’artère thoracique externe caudale
accompagnée ou non d’ostectomie partielle du bréchet. Lorsque la perte de substance cutanée est
très importante, la mise en œuvre d’une cicatrisation par première intention peut se révéler difficile et
hasardeuse. Dans le cas de notre oiseau, l’étendue des lésions était telle que cette alternative nous
semblait peu adaptée. notre choix s’est alors orienté vers une cicatrisation par seconde intention
associée à l’utilisation d’une prothèse de collagène.
Les prothèses collagéniques sont indiquées pour la réparation ou le renforcement de tissus mous
lésés. Il s’agit d’un produit dérivé de la sous-muqueuse d’intestin grêle de porc essentiellement
constitué de collagène (de type I, III et V). On y trouve également des facteurs de croissance et d’autres
composés comme de l’acide hyaluronique, de la chondroïtine sulfate ou de la fibronectine.
Cette prothèse constitue une véritable trame favorisant la croissance tissulaire, en protégeant la plaie
des contaminations par le milieu extérieur. Elle doit être hydratée avant utilisation par un bain de
quelques minutes dans une solution saline. Elle est fixée à la plaie par des sutures, puis réhydratée
régulièrement pendant toute la durée de la cicatrisation.
Le montage doit impérativement être protégé des automutilations par la mise en place d’un pansement
ou d’une minerve.
La simplicité de la mise en place de cette prothèse et le faible niveau d’entretien qu’elle suppose en
fait une alternative intéressante pour le soin des plaies étendues chez l’oiseau.
Son coût important reste probablement le frein majeur à son utilisation courante.

Bibliographie
1 – rISI E, LAbrUT S. utilisation de lambeaux d’avancement monopédiculés dans le traitement des plaies chez les oiseaux Prat. méd.
chir. Anim. Cie., 2003, vol. 38, (4) : 343-349.
2 – FErrEL ST, De Cock HE, grahal JE, Kass PH, Tell LA. Assessment of
a caudal external thoracic artery axial pattern flap for treatment

of sternal cutaneous wounds in birds. Am J Vet res. 2004 Apr ;
65 (4) : 497-502.
3 – OUZIAUX J, particularité de la peau et de la cicatrisation chez les
oiseaux. Application aux plaies accidentelles. Thèse de doctorat
vétérinaire (Maison-Alfort) 2007, 189 p.

POUR ALLER PLUS LOIN
Peu de publications existent sur le recours aux prothèses collagéniques chez les oiseaux. Aujourd’hui, la
tendance est au développement de plus en plus important du recours aux imprimantes 3D qui permettent
des « réparations » sur mesure comme le montre l’article cité en exemple en bibliographie (Hespel, AdrienMaxence, Ray Wilhite, et Judith Hudson. Invited Review-Applications for 3d Printers in Veterinary Medicine. Veterinary Radiology & Ultrasound 55, no 4 (1 juillet 2014) : 347-58.)

Crédits photos
Xavier Ferreira

Psittacidés

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