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Non, la France n'est pas un pays libéral .pdf



Nom original: Non, la France n'est pas un pays libéral.pdf

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Si les mots ont un sens, alors non,
la France n'est pas un pays libéral,
loin s'en faut.
L'affirmation pour définir le régime dans lequel soit-disant se trouverait la France, avancée chaque fois
qu'un politique ou un média utilise le mot libéral voire ultra-libéral, est toujours péjorative,
dégradante, mais surtout et avant tout elle est FAUSSE, car la "mondialisation" sur le plan
international n'implique pas le libéralisme sur le plan national, bien au contraire.
Les libéraux ne voient pas le monde comme une source de déclin et de menaces, contrairement à la
mouvance altermondialiste et à celle essentiellement située aujourd’hui à gauche de la gauche, même
s’ils ne nient pas les dangers qui nous menacent. Ils cherchent constamment à découvrir de nouveaux
territoires, à innover. Ils défendent le renforcement spontané des liens qui assurent la cohésion d’une
société ouverte, par les citoyens qui la composent, d’en bas plutôt que par l’arbitraire de ses dirigeants.
Ils ne cherchent pas à protéger les gens contre eux-mêmes en les déresponsabilisant, mais au
contraire à permettre à chacun de chercher son propre chemin, fût-ce au prix de quelques vices,
vicissitudes et travers. L’idée fondamentale du libéralisme, c’est de redonner de l’autonomie et du
pouvoir de décision aux individus sur une base de responsabilité. "Etre homme, c'est précisément être
responsable" Antoine de Saint-Exupéry en fit son mantra. Leur devise non antinomique pourrait
être "Liberté-Equité-Responsabilité."
Le transfert actuel du contrôle de la vie de l'individu à l’État, transforme profondément le rapport
au politique. L'Etat s'infiltre dans toutes les dimensions humaines du pays - nos concitoyens par
manque de confiance en eux et en l'avenir préfèrent abandonner leur liberté sur l'autel d'une
pseudo-sécurité étatiste - les attributions et garanties de l'Etat régalien passent pourtant
désormais au second plan. La priorité pour le pouvoir est dorénavant de configurer la société
selon son idéologie, en utilisant toutes les forces qui lui sont inféodées et ce, grâce à la
dispendieuse et corruptrice manne de l'argent public.

« L’humanité verra toujours s’opposer ceux qui pensent pouvoir calibrer un bonheur
collectif, menu unique pour tous, les étatistes, les collectivistes ; à ceux qui
protègent la liberté de chacun, menu à la carte pour construire son propre destin,
les libéraux. »
Si l'on connaît la définition du libéralisme, l'affirmation selon laquelle nous serions un pays à
régime libéral, voire ultra-libéral ne tient pas, et cela pour quatre raisons.
En effet cela supposerait la liberté économique et la liberté politique suprême des citoyens, avec
son corollaire de responsabilité personnelle, ainsi qu'une limitation du pouvoir de l'Etat à ses
tâches régaliennes de sécurité (défense, police), justice, diplomatie, levée de l'impôt et gestion des
finances publiques, avec les garanties institutionnelles et politiques qui les accompagnent normalement
dans un Etat de Droit.
1- Or, sur le plan de la liberté économique, il n'en est rien :
- Un pays comme la France voit 57% (record du monde) de sa richesse produite (PIB 2016: 2200 Mds €)
partir dans le budget de l'Etat, pour son fonctionnement, ses investissements, et la redistribution sociale.
Ce montant n'est que de 45% en Allemagne, pays développé et structuré socialement de manière
comparable, soit une différence de 12%, 264 milliards d'euros/an par rapport à l'Allemagne qui partent
dans les sables de la gestion publique. Cette perte de liberté veut dire qu'en moyenne chaque citoyen
français travaille pour l'étatisme collectif du 1er janvier au 27 juillet ;
- Le taux des prélèvements obligatoires qui financent une partie du budget de l'Etat était de 33% en 1965,
il est de 46% en France aujourd'hui (le deuxième du monde après le Danemark à 46.6%) quand il était de
32% en 1965 en Allemagne et de 37% aujourd'hui, la dérive fiscale confiscatoire française est évidente,
les deux pays étaient sur la même ligne en 1965, sauf qu'en Allemagne les réformes indispensables ont
été menées depuis par l'Etat ;

- L'Europe, l'Etat centralisé et les couches décentralisées territoriales (Le millefeuille administratif
français), déjà omniprésents et omnipotents dans la vie de nos concitoyens et de nos entreprises de par
la multiplicité de lois, règlements, obligations diverses et variées étouffent les citoyens et paralysent les
entreprises de ce pays. Il suffit de vouloir créer ou de diriger une entreprise, donc de générer des emplois
pour s'en apercevoir ; pour exemple le volume du code du travail entre 1980 et 2010 a été multiplié par
3. L’indice de Liberté Économique de la France est consternant : en 2015 parmi 178 pays elle est classée
72ème, l'Allemagne est 18ème. Ce qui manque à la France ? De l'air frais !! Davantage de confiance,
donc davantage de liberté de vivre pour l'individu, et bien plus de liberté pour entreprendre ;
- Nous avons un millefeuille administratif de huit couches (canton, arrondissement, ville, communauté
d'agglos, département, région, Etat, Europe) avec autant de petits potentats locaux ( plus de 600.000
élus en France, record du monde !) qui prélèvent tous l'impôt et la taxe, pratiquent le pantouflage, le
clientélisme, le népotisme, distribuent des prébendes à leurs amis, grippent les rouages
économiques par la lourdeur et le coût exorbitant de la structure administrative, générant d'énormes
pertes de productivité et un surcoût du travail significatif (+100 Mds €/an pour les entreprises françaises
par rapport aux entreprises allemandes par exemple) réduisant la compétitivité de nos entreprises
nationales et donc leur création d'emplois ;
- Nos syndicats, dont certains politisés, qui ne représentent que 7% de la population active - dont
une majorité de fonctionnaires à l'abri du licenciement quelle que soit la qualité du travail et l'étendue de
l'absentéisme (cf. dernier rapport cour des comptes) - sont financés par les deniers publics de tous les
contribuables et entreprises (les cotisations des syndiqués ne rapportent que 4% du financement),
mais paradoxalement ces forces délétères mettent dictatorialement les entreprises privées et les usagers
des services publics à genoux pour des revendications communautaristes et idéologiques au détriment de
l'ensemble de leurs concitoyens ;
- Notre Etat régalien, se pique aussi d'être économiste, industriel, financier et actionnaire. Il dirige notre
économie nationale par le biais d'interventions économiques et de plans toujours plus keynésiens qu'il
impose aux entreprises depuis plus de trente ans. Si cette politique fonctionnait, nos voisins et
concurrents l'appliqueraient, la France serait un modèle et la première puissance économique du
monde... Il en va de même dans les entreprises publiques avec les brillants résultats économiques et
sociaux que l'on connaît. Après entre autres la faillite du Crédit lyonnais qui coûta 20 Mds € au
contribuable en 1990, après France Telecom et ses 21 Mds de pertes en 2002, après Dexia et ses 7 Mds
en 2011, après Areva et ses 4Mds, après EDF et ses nouveaux 4 mds € à recapitaliser
d'urgence, après la SNCF en perpétuel déficit, ne peut-on pas se poser honnêtement la question de la
réelle nécessité et capacité d'un l'Etat gestionnaire ? Et c'est ce même Etat inconséquent qui entre autre,
finance, oriente et planifie via la BPI (Banque Publique d'Investissement) la politique industrielle privée
française...Oremus !
Alors, pressée par ces carcans, comment peut-on croire à une réelle liberté économique en
France ?
2- Or, sur le plan de la liberté politique, il n'en est rien non plus :
- Près de 50% des élus "représentants du peuple", nos députés, et sénateurs, sans parler des maires,
conseillers généraux et régionaux, sont issus de la fonction publique. Ceci du fait qu'ils ne prennent
aucun risque professionnel en se présentant aux élections. Ils retrouvent en effet automatiquement leur
emploi en cas de non élection, contrairement aux salariés du privé ou aux professions libérales. La
surreprésentation des fonctionnaires et l'endogamie politique sont donc la loi aux postes clés, cette
inégalité flagrante ne choque visiblement pas nos grands esprits "progressistes", bien au
contraire ils en profitent et votent dans le sens de leur idéologie étatiste. (Dans certains pays
comme le Royaume-Uni, Irlande, Canada, Etats-Unis... le fonctionnaire doit démissionner de son poste
avant de se présenter à une élection de façon à être à égalité avec ses concitoyens, et ainsi respecter la
pluralité de la composition des instances représentatives) ;
- L'oligarchie politique (président, ministres, conseillers, élus divers) qui nous gouverne n'a dans sa plus
grande proportion jamais travaillé dans le secteur privé concurrentiel (37 des ministres et secrétaires

d'Etat actuels sur 38), n'a donc directement jamais pris un seul risque personnel, ni soutenu, ni investi un
seul euro de ses revenus propres dans l'économie entrepreneuriale locale, régionale ou nationale (voir
leurs déclarations de patrimoine), ni bien sûr ce qui en découle, créé un seul emploi personnellement
dans toute sa vie politique, mais oriente unilatéralement la politique économique du pays ;
- Nous avons 82 fonctionnaires pour mille habitants (5.640.000 agents de la fonction publique: d'Etat,
territoriale et hospitalière) alors que dans le même temps l'Allemagne en a 59 et le royaume-uni 45,sans
que les services publics soient pour autant déficients dans ces pays. Le nombre de salariés de la
fonction publique territoriale française (régions, département, villes...) a augmenté de plus de 30%
en dix ans, sans compter les 1.800.000 salariés des associations, courroies de transmission de la doxa
étatiste car bien évidemment sous perfusion d'argent public (plus de 34 Mds €/an), sans parler des
commandes qui leur sont passées par l'Etat pour 21 Mds €/an, en concurrence déloyale avec les
entreprises ;
- L'Education nationale (E.N), malgré un budget annuel conséquent et en augmentation récurrente, fournit
depuis plus de trente ans une qualité d'enseignement bien en-deçà de la moyenne européenne, sans
parler de l'asiatique (France: 22ème rang mondial au classement Pisa). Pourtant l'enseignement depuis les
années 1920-30, puis l'administration centrale depuis l'après-guerre sont aux mains des "marxistesprogressistes", mais aussi des "prédagogues-gauchistes-droit-de-l'hommistes" depuis l'après mai 68,
ceux-là mêmes aux commandes du Ministère de l'E.N depuis plus de trente ans. Si leur système
pédagogique fonctionnait, ce serait le paradis depuis longtemps en terre éducative française.
En fait ils reproduisent et instillent de façon dogmatique leurs schémas politiques, historiques,
économiques, moraux et sociétaux, formatent ainsi le cerveau des apprentis enseignants, puis
des élèves avec « accessoirement » les brillants résultats scolaires que l'on connaît. Les parents
et les contribuables ne sont-ils pas en droit dans ces conditions de dénoncer leur échec cuisant.
L'Etat ne doit-il pas reprendre les commandes ou bien mettre l'E.N en réelle compétition avec le
privé qui a fait ses preuves ? De plus en plus d'établissements privés sont saturés de demandes et
refusent des élèves tous les ans, n'est-ce pas le signe de leur réussite ?
Le « pouvoir progressiste » continue cependant à arroser très généreusement ce service public, son
réservoir de votes depuis toujours. Toute tentative de réforme pourtant impérative compte tenu
des résultats se voit vouée à s'écraser sur cette muraille immuable d'un Etat dans l'Etat. (E.N =
écoles, collèges, lycées, supérieur/recherche: premier budget de l'Etat avec 93 Milliards € prévus en 2017
soit 4.22%/PIB contre 3.42% en 1970, hors retraites des enseignants, pour comparaison l'impôt sur le
revenu rapporte 72 Mds/an, et le budget de la défense coûte 31 Mds/an, trois fois moins... ) ;
- Les médias bien-pensants, dont les chaînes de radios et télévisions publiques financées par l'ensemble
des contribuables, se comportent comme les affidés propagandistes révérencieux du pouvoir actuel au
lieu de respecter les faits et la neutralité de pensée que suppose le service public. Militants jusque
dans les divertissements "bourrage de crâne " du type propagande sociétale télévisuelle "Plus belle la
vie", ils transmettent leur vision biaisée et manipulée de la Société, notamment leur "religion sublimée du
Vivre ensemble" à défaut de la réalité du "Vivre avec"... Manipulateurs, ils changent le sens des faits et
des mots ("Novlangue" de 1984), Confucius avait coutume de dire que "Quand les mots changent de
sens, les Royaumes deviennent ingouvernables ". Courageux, ils préfèrent chasser en meute pour
tuer toute velléité de résistance à leur vérité autoproclamée. (# Radio France ment, # France télévision
ment, Radio France ment, # France télévision ment, Radio France et France télévision sont la voix du
gouvernement #...sur l'air de "Radio Paris ment, Radio Paris est allemand").
Plus de 80% des journalistes français formés par l'Ecole post-soixante-huitarde se disent "de
gauche", phagocytent tous les grands médias presse et audiovisuels nationaux, régionaux, locaux,
orientent nos concitoyens dans le sens de la pensée unique, se comportent en bourreaux de la pensée
libre, en séides obéissants fonctionnarisés, et exécutants subventionnés des basses et sombres oeuvres
gouvernementales. (« Encore un siècle de journalisme et tous les mots pueront » F. Nietzsche écrivait
ceci fin du 19ème siècle...nous y sommes). N'ignorons pas non plus une grande partie du "milieu culturoartistique", ses postures pseudo humanistes et ses impostures , complice bienveillant et caisse de
résonance du pouvoir, marionnette fonctionnarisée et servile des ors de la république: "Une sébile dans la
main droite, un cocktail molotov dans la gauche" comme le disait avec justesse l'académicien et ancien
ministre de la culture de Pompidou, Maurice Druon ;

Alors, face à ce noyautage idéologique permanent, comment ne pas douter de la pluralité
des idées et de la liberté d'expression politique en France ?
3- Or, sur le plan de la responsabilité personnelle, corollaire de la liberté individuelle, pas
davantage:
- Une mise en concurrence nationale salutaire permettrait de mettre fin à des rentes d'Etat, à des
situations irresponsables, archaïques et malsaines mais elle est contingentée voire interdite par le
pouvoir sous couvert de "maintenir la paix sociale". Par là-même l'Etat tue toute liberté de
moderniser les structures et de responsabiliser de nouveau nos concitoyens. (Au 19ème siècle les
fabricants de bougies voulaient bien entendu faire interdire l'électricité pour maintenir leurs avantages, si
l'Etat les avait écoutés...). « Revendiquer ses droits, et refuser ses devoirs et ses responsabilités, est une
définition parfaite de l’immaturité. C’est une problématique irréductible, dont on ne peut sortir sans
culpabilité qu’en magnifiant la lâcheté ! »
* Le besoin de syndicats professionnels non politisés et obligatoires par branches (comme en Allemagne),
réellement partenaires responsables des entreprises et représentatifs des salariés, en remplacement de
certains de nos syndicats saboteurs politisés, archaïques et non représentatifs actuels, est une réalité.
* Une "instruction publique" nationale, réellement revalorisée socialement pour les enseignants et de
façon méritocratique pour les élèves ; responsable de la transmission d'un savoir non-militant, honnête
intellectuellement, efficace car dirigée par les chefs d'établissements autonomes sur le terrain, humaniste,
concurrentielle, à la place d'une "éducation publique" centralisée, dogmatique et pédagogiste à la dérive,
est une impérieuse nécessité pour redonner confiance, unité et ambition au pays.
* Refondation des services publics pour les rendre réellement performants, efficaces et responsables,
véritablement tournés vers le service aux clients-citoyens-entreprises-contribuables, contrairement à
la pléthore actuelle de services publics redondants, concurrents et/ou antagonistes, déresponsabilisés,
militants anti-entreprises, donc contre-productifs pour notre économie et nos emplois (gabegies
irresponsables dénoncées sans aucun effet tous les ans par la Cour des Comptes ...) ;
- L'Etat a abandonné depuis quarante ans, de façon volontaire et irresponsable aux apprentis sorciers
des syndicats enseignants la conduite de l'E.N et notamment les programmes scolaires. Ils
dévastent ainsi l'Ecole de l'instruction et de la transmission , celle qui faisait ses preuves depuis des
décennies, celle qui formait des citoyens responsables, celle de Condorcet, de Victor Duruy et de Jules
Ferry. L'Ecole du Savoir a laissé la place à l'école de l'amusement, et un élève qu’on amuse, c’est un futur
électeur potentiel : ignorant, mais heureux de sa scolarité, sans avis critique sur lui-même, ni sur le
système dont il est issu ("L'homo festivus" parfait dans sa régression anthropologique que dénonçait avec
force Philippe Muray). Comme le disait George Orwell dans son livre 1984, « L'ignorance du peuple
c'est la force du pouvoir». Et ce peuple a bel et bien été abandonné par "les forces de progrès"
depuis les années 80, tout comme la droite a également abandonné d'idée de Nation.
L'Etat en renonçant à réformer ce système utilement pour redonner sa chance à chacun par la
méritocratie, notamment aux plus mal lotis socialement et aux derniers arrivants, se fait complice
de ce crime. L'Etat au final n’a trouvé d’autre moyen pour maquiller son crime que d'instaurer un
semblant d’égalité à l'école publique en abaissant le niveau des uns pour déculpabiliser les
autres (Cf. installation du prédicat), car sous la coupe des idéologues en place au ministère de l'E.N.
Ces derniers, notamment pendant la formation des enseignants dans les IUFM/ESPE, renient notre
Histoire nationale, mémoire collective, fragile ciment de la Nation et son enseignement chronologique. Ils
encouragent ainsi notamment le multiculturalisme, l'abandon de l'assimilation des élèves d'origine
étrangère par leur pays d'accueil, la fin de la compétition-auto motivation des élèves (nivellement par le
haut). Leur obsession militante pour un égalitarisme social forcené conduit au résultat inverse, à savoir à
la déresponsabilisation individuelle, au communautarisme, voire à la ghettoïsation scolaire subie dont
sont victimes les élèves d'origine populaire ou étrangère eux-mêmes, faute de milieu social apte à les
aider culturellement, donc irrémédiablement au nivellement collectif par le bas. (Cf "La fabrique du crétin"
J. Paul Brighelli, l'enseignant emblématique en lutte contre ce système,
Cette conception de la transmission des savoirs à connotation idéologique militante pousse dans
le sens d’une déstructuration de l'enseignement, laissant les élèves/étudiants dans l'incapacité de
comprendre le sens du socle que forme une Nation, leur Nation, et les liens existants entre causes
politiques et effets historiques. La permissivité parentale, le relativisme ambiant (L'élève est l'égal

du Maître), la psychanalysation éducative et le "prédagogisme" outrancier achèvent de démotiver
enseignants de terrain, parents, élèves, et de tuer toute méritocratie.
L'E.N a glissé en quelques décennies de la transmission du « Savoir émancipateur » à celle de
« l'Ignorance festive et régressive ». Dès lors seuls "les héritiers" des catégories sociales
supérieures profitent encore de l'ascenseur social grâce aux réseaux de leurs parents, aux cours
particuliers, au choix des meilleurs établissements scolaires et à leur milieu d'origine (Qui lui, a
reçu une éducation anté-mai 68). Quel dramatique bilan contre-productif que le sien, qui a vu rayé
d'un trait de plume un siècle de progrès obtenu grâce aux "hussards noirs de la République" ! (En
1950 les grandes écoles accueillaient 29% d'enfants issus de classes populaires, seulement 9% dans les
années 2000) ;
- Le "principe de précaution" étatiste et déresponsabilisant limite les possibilités d'innovations,
met à mal la confiance des individus envers la science et le progrès technique , réduit la liberté d'action
dans notre pays, donc le bénéfice réel pour notre société en termes de recherche, de développement,
d'emplois, sans parler des progrès techniques qui ne verront pas le jour en France. (Si ce principe de
précaution avait existé dès le début de l'histoire de l'homme, nous vivrions notamment encore au fond de
cavernes, sans le feu car le feu est dangereux, ça brûle). Dans "La Grande Nurserie", Matthieu Laine
d'évoquer : "L'histoire de l'humanité a depuis toujours été guidée par cette logique de l'essai, de la
tentative et de l'erreur sans cesse corrigée pour parvenir à la vérité. Le principe de précaution annihile
cette dynamique et paralyse le progrès."
Pasteur avec ses vaccins aurait fini en prison pour tentative d'empoisonnement et/ou pédophilie au lieu
de sauver des millions de vies dans le monde. Dans l'industrie, la CGT aurait interdit à Gutemberg
l'invention de l'imprimerie car néfaste pour les travailleurs copistes, les inventeurs du moteur à vapeur, du
bateau, de l'automobile, du train, de l'avion auraient fini en hôpital psychiatrique ou en prison pour mise
en danger d'autrui et pollution. En agriculture, la recherche et le développement ont permis d'augmenter
la productivité de la terre et de nourrir tant bien que mal au cours des siècles une population toujours plus
nombreuse. La production agricole croît de façon arithmétique alors que la population croît de façon
géométrique, sans parler de la modification des modes alimentaires humains mondiaux, aujourd'hui
davantage portés sur les protéines animales que végétales (autrefois 1kg de protéines végétales par jour
suffisait à nourrir un homme; 10kg de protéines végétales sont nécessaires aujourd'hui pour produire 1 kg
de protéines animales), d'où un effet de ciseau perpétuel auquel il faut répondre avec des solutions
techniques concrètes immédiates, pas avec des prêchi-prêcha écologistes futuristes ;
Alors, comment parler de responsabilité individuelle quand l'Etat, certains de ses
"serviteurs militants" et quelques ayatollahs fanatiques de l'écologie font tout leur possible dans
ce pays pour limiter la liberté de penser "hors des clous" et déresponsabiliser l'individu ?
4- Enfin, sur le plan du bon usage des pouvoirs régaliens de l'Etat, encore moins :
- La répression cible en priorité les honnêtes citoyens, soit par l'incohérence des directives
données à la police et à la justice, antagonisme organisé et recherché par la hiérarchie politique,
soit par l'application aveugle de lois scélérates et de contraintes administratives de plus en plus
nombreuses et rigoristes. La France a besoin de moins d’inflation législative, de moins d’insécurité
juridique. Nos politiciens pensent pouvoir résoudre les problèmes de Société par des intrusions graves
dans la vie privée des citoyens ; or Alexis De Tocqueville prévenait déjà au 19ème siècle: "On oublie
que c'est surtout dans le détail qu'il est dangereux d'asservir les hommes" (répressions politiques
violentes et ciblées de manifestations pacifiques d'opposants, interdictions idéologiques de traditions...).
Dans le même temps des bandes de voyous, de casseurs d'extrême gauche-lyncheurs de flics, de
trafiquants en tous genres et autres malfaisants communautaristes œuvrent impunément au grand jour
dans les territoires perdus de la République. L'Etat n'assure plus le respect des valeurs de la
République, et "Perdre le sens des valeurs, c'est déjà consentir à l'esclavage" Raymond Aron ;
- La Justice équitable et sereine n'existe plus, car certains jugements sont rendus de façon sélective et
orientée, du fait d'une hiérarchie judiciaire liée au pouvoir exécutif (Les Procureurs dépendent du Ministre
de la Justice, ils saisissent les juges d'instruction de leur choix, dans le tempo et aux fins politiques qui
leur conviennent). Du fait que certains magistrats politisés jouent aux justiciers de classe,
intouchables (cf. mur des cons, fuites répétées et orchestrées de dossiers, fin de la présomption
d'innocence, multirécidivistes en liberté, cas de légitime défense niés...) L'exécution des jugements

courants quant à elle, relève de la patience et de l'aléatoire. Sa relation incestueuse avec la "justice
médiatique" gangrène la Justice rendue au nom du "Peuple français", livre à la vindicte publique tout
contrevenant à sa propre loi idéologique avant même le jugement, et flatte de façon bienveillante les
collabos qui trahissent leur propre pays. D'où une perte de confiance totale des citoyens en la justice
française, "Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous" rappelait Montesquieu ;
- Notre diplomatie qui se devrait réaliste, fondée sur les leçons de l'Histoire et des rapports de force, se
fourvoie de façon répétitive dans des postures guerrières et/ou moralistes erronées, tant par ignorance
que par idéologie. Quant à notre défense nationale elle roule dans des véhicules de plus de trente ans,
alors que notre unique porte-avions après avoir vu sa piste d'atterrissage trop courte rallongée...est
régulièrement en panne, "La déroute des idées laissait prévoir celle des armées" dénonçait
Georges Bernanos ;
- L'Etat en déficit chronique depuis 1974 du fait des gabegies d'argent public, et malgré
l'augmentation perpétuelle de la pression fiscale, continue d'emprunter chaque année pour boucler son
budget de fonctionnement, dont les salaires et retraites des fonctionnaires (187 Mds € d'emprunts en
2016, dette totale bilan + hors bilan = 5200 Mds €). En 2016, 45 milliards d'€ sont partis en fumée rien
que pour le remboursement des intérêts de la dette passée; quel avenir cet Etat inconséquent et
irresponsable réserve-t-il à ses enfants ?
- 64% de la dette de notre pays est détenue par des investisseurs étrangers (fonds de pensions,
banques, assurances...) quelle liberté reste-t-il à l'Etat français pour garantir sa solvabilité? Aucune,
car le jour où ces méchants financiers internationaux perdront confiance et nous refuseront les prêts, ou
que les taux d'intérêts actuels ridiculement bas pour la France (merci l'Allemagne de nous couvrir)
remonteront nous serons morts économiquement...l'état cessera définitivement de payer ses
fonctionnaires actifs ou retraités (dette hors bilan), ne pourra plus redistribuer ni investir ;
Alors, face à ces perversions du système, à ces déviances et faillites, comment parler de la
bonne et juste utilisation des pouvoirs régaliens de l'Etat ? Frédéric Bastiat le démontrait déjà :
"L'Etat, c'est la grande fiction par laquelle chacun s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde"
En conclusion:

Cette liste n'est malheureusement pas exhaustive. Vous comprenez donc qu'il est
impossible de croire à cette manipulation des faits qui veut nous convaincre que
nous sommes en régime libéral, néolibéral, voire ultralibéral en France, c'est tout le
contraire.
Aujourd'hui en France, dans "cette grande nurserie", la liberté économique et politique
individuelle réelle recule un peu plus chaque jour sous l'éteignoir étatiste, du fait que beaucoup de
nos contemporains se font les complices de ce liberticide par idéologie, faiblesse et conformisme, ou par
"peur de la mondialisation". Le taux mondial de pauvreté extrême a pourtant été divisé par deux en 20
ans: les Brésiliens, Chinois, Indiens, Russes, Thaïlandais, Vietnamiens... se félicitent de la
« mondialisation » qui rebat les cartes économiques mondiales, les Altermondialistes devraient s'en
réjouir aussi, mais non...leur altruisme n'est que de façade.
Beaucoup de nos concitoyens, au vu de leur vote, réclament et obtiennent toujours plus
l'intervention de l'Etat. En fait ils fuient la compétition, la sélection et la responsabilité individuelle
dans leur course à l'égalitarisme, au relativisme et donc à la facilité. Non, l'élève n'est pas l'égal du
Maître, tout ne se vaut pas dans notre société: la parole d'un footballeur, rappeur, acteur ou chanteuse
décérébrés, n'a pas la valeur de celle d'un Prix Nobel, d'un astrophysicien ou d'un neurochirurgien.
Comme le disait Nietzsche : "L'injustice ne se trouve jamais dans les droits inégaux, elle se trouve dans
la prétention à des droits égaux". Ils se déchargent ainsi sur d'autres de leurs propres obligations
morales personnelles, notamment l'éducation des enfants, base de notre futur commun, sous le diktat de
leur recherche de confort individualiste. En fait, nos concitoyens ont peur de la liberté, de leur propre
liberté qui les oblige en contrepartie à se comporter en adultes responsables, courageux et
impliqués ("La liberté, c'est l'esclavage" comme George Orwell le soulignait dans « 1984 »), et non
en enfants versatiles, égocentriques et capricieux, "tout, tout de suite, rien que pour moi, les autres

n'existent pas, tout m'est dû immédiatement"...Cette régression à l’enfance, qui signe cette
déchéance de la pensée, est l'inverse du libéralisme . Tocqueville voyait déjà l'Etat émerger avec
frayeur au-dessus des citoyens, « Ce pouvoir immense et tutélaire qui travaille volontiers à leur bonheur;
mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs
besoins, facilite leurs plaisirs, (…) que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine
de vivre ? "
En corollaire de sa mainmise sur la vie courante des Français, l'Etat est quasi absent dans ses
domaines réservés où pourtant il devrait agir avec exclusivité et détermination, faisant un usage
fort de ses pouvoirs régaliens pour garantir au citoyen sa liberté et sa sécurité sur tous les plans,
et tendre ainsi vers une cohésion de notre société par l'unité et le rayonnement du pays.
L’abandon de tout référentiel historique ou social en matière éducative, le reniement de toute donnée de
prescription (Non, la Famille, l'Ecole, l'Entreprise... ne sont pas des démocraties alternatives et/ou
participatives). - une Société humaine digne de ce nom n'est pas un self-service, un buffet ouvert où l'on
se sert sans jamais rien y apporter en retour - et la surenchère transgressive permise sinon
encouragée, ont donné naissance à cette soupe relativiste chère aux "Gourous de la French Theory"
déconstructrice des années 70. « Le relativisme est un des nombreux crimes perpétrés par les
intellectuels. Il est une trahison à l’endroit de la raison et de l’humanité.» dénonçait Karl Popper.
Par cette déconstruction sociétale programmée, faute de « Héros » structurants, notre Société
sacralise et donne en exemple à ses enfants, sous couvert de « tolérance » et d'ouverture
d'esprit, la médiocrité des comportements, des sentiments et des idéaux: l'ignorance, l'amnésie
historique, la lâcheté, l'égocentrisme, la cupidité, l'arrivisme, la marginalité, le tribalisme, le
communautarisme, le relativisme, l’irréalisme, le voyeurisme, le narcissisme, la "peoplelisation" et
in fine fracture tout lien social, se "Balkanise" avant explosion....

En fait nous sommes en régime socialo-étatiste, tendance "dictature sociale molle"
au sens où l'Etat est partout et surtout où il ne devrait pas être, il bloque ainsi
volontairement la liberté et l'initiative individuelle.
Tocqueville l’appelait le “despotisme démocratique”.
Au lieu de donner confiance, de fluidifier le fonctionnement de la Société, de libérer
et de responsabiliser le citoyen, de dynamiser l'économie et la politique c'est tout le
contraire qui se produit.
Les oligarques de ce pays l'ont abandonné et englué depuis plus de 40 ans dans un inextricable
marécage putride fait de haine de soi, d'assistanat dirigiste, économique, sociétal, moral et social.
L'étatisme a tué cette confiance individuelle qui pousse l'Homme à se dépasser, à donner le meilleur de
lui-même, et l'a fait chuter volontairement dans des schémas individualistes ou collectifs de lâchetédéfiance-médiocrité-culpabilisation-repentance perpétuelles, mais aussi de couardise-soumissionmensonge-déni-déresponsabilisation-égocentrisme quotidiens, en lieu et place d'un triptyque
citoyen libéral non-antinomique : liberté-équité-responsabilité. Celles et ceux, dissidents qui pensent
en dehors de ces schémas sont ostracisés et taxés au mieux de conservateurs, de
réactionnaires, de populistes, voire de "fachos", ou... pire du pire, de libéraux !
Dans la France d'aujourd'hui, l'Etat tout puissant ressemble donc à ce papier tue-mouches
sirupeux que l'on utilisait pour les attirer perfidement, autrefois dans nos campagnes (avant que la
LLSFPDMM* ne le fasse interdire). Les mouches ainsi engluées dans cette poix douceâtre et
mortelle gesticulaient des heures durant, dans un grand bruissement furieux de pattes et d'ailes,
mais sans aucun effet sur leur possibilité de fuir ce piège mortel. Privées de liberté, elles étaient
vouées à lentement dépérir mais n'en avaient pas conscience. Elles devaient croire que le « bruit
et la fureur », pis-aller de vie, suffiraient à leur rendre leur liberté perdue faute d'un jugement
adéquat et d'une résistance volontariste face aux délices promises, si sucrées mais si
vénéneuses. Elles se retrouvèrent ainsi dans la même posture que les Français d'aujourd'hui, en
route pour "1984", un monde étatiste à tendance totalitaire, un monde à la George Orwell, où « Big
Brother » contrôle tout...

Bossuet : « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets
dont ils chérissent les causes »
*LLSFPDMM: Ligue Laïque Sans Frontière de Protection des Droits des Mouches Migrantes
PSM 04/2017


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