Papa1943 a .pdf



Nom original: Papa1943_a.pdf
Auteur: Michel

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De l’évasion à la liberté!

Préface
Le 13 mai 1943, Gilbert Van De Velde, 22 ans, se trouve dans les bureaux
de l'ambassade de Lisbonne. Il vient comme tant d'autres de se constituer "évadé
de Belgique et déterminé à servir comme soldat"

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A cette fin, il doit rédiger un rapport sur sa situation depuis mai 1940
jusqu’à ce jour de 1943.

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L'histoire ci-dessous est rédigée en trois parties :

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La première est celle de mai 1940 au 8 avril 1943 dont les détails nous
seront révélés par son rapport mais aussi par des souvenirs de famille glanés ci
et là le long des années.

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La deuxième est sa fuite de l'occupation allemande et son désir de
rejoindre l'armée en Angleterre. Ce récit provient d'un tout petit carnet noir
emporté par notre père, lors de la traversée de la France occupée, en direction du
Portugal. Ce calepin, écrit au crayon, est rempli de notes furtives mais aussi
empreint de sentiments forts. Mon désir a été de reprendre ce texte afin de le
rendre un peu plus narratif. Des recherches d’archives, des accès privilégiés à
son dossier militaire, de longues lectures et prises de notes sur internet, des
contacts de comparses de l’époque m’ont permis de bien comprendre ce qu’a pu
subir notre père mais aussi de montrer un vrai courage pour aboutir à une
carrière merveilleuse de témérité.
L'imagination nous entraînera même à penser ce qu'il aurait pu arriver si
ce simple carnet était tombé dans les mains de l'occupant et de ses
collaborateurs…

La troisième sera son désir qui l’aura envahi depuis le début : être pilote !

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C'était il y a déjà plus de 70 ans !

Mai 1940...

Le 10 du mois, l'ordre insensé de Hitler est donné d'envahir la Belgique,
la Hollande et le Luxembourg!

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Sa stratégie est de se diriger en plusieurs fronts vers la manche afin de
réduire à néant les armées ennemies.

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J’habite avec mes parents dans la zone frontalière entre la France et la
Belgique, à Aulnois dans la région de Quévy-le-Petit. C’est la campagne qui
borde une longue route, ancienne et romaine : la chaussée de Brunehault.

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Mes parents ont une ferme, rue de l'industrie. La ferme est située dans
un lieu appelé « le Corron de l’Amour ». Cette zone est placée dans un axe
fatidique c’est-à-dire un de ceux décidé par Hitler pour se diriger vers la
France.

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Très vite, Belges et Français s'organisent. Bon nombre tentent de fuir
pour se diriger vers une route commune appelée "route de l'exode". Tous et
toutes fuient l'ennemi oppressant!

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Je décide, seul, à quitter Aulnois pour suivre comme les autres la longue
route de l'exode. Je suis jeune, assez sportif et plein d'ambitions. Le 16 mai, je
me mets en route.

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Exode sur la route de Haspres le 18 mai 1940.

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Ma route n'est pas des plus faciles: les allemands, irrités de la présence
et de la résistance de 4 fortins et 7 casemates autour de Maubeuge, décident ce
triste 16 mai d'incendier Maubeuge à coups de lance-flammes et de grenades
incendiaires.

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La ville est ainsi détruite laissant des témoignages comme cette dame
ayant aperçu un "scalp" blond de cheveux sur un banc public... La distance
entre Aulnois et Maubeuge n'est pourtant que de 12km. Nombre de fuyards me
déconseillent Maubeuge, mais Haspres reste une possibilité.

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Je continue donc ma route en direction de cette ville qui permettait de
rassembler les forces armées françaises mais aussi d'offrir une garantie de
protection pour la population civile. Même si la crainte d’une présence
d’espions parmi ces colonnes de réfugiés semble bien réelle.
Au milieu de cette cohue, des avions de terreur font leur apparition:
Stukas! Un pilote et à l’arrière un mitrailleur. Cet avion plonge dans un piqué
vertigineux accompagné d’un son strident puis mitraille les colonnes d'exode
qui se réfugient en grande partie dans les fossés des routes. L’avion remonte
ensuite vers le ciel ce qui permet au mitrailleur arrière d'abattre ceux qui se
seraient relevés trop tôt. Des rapides conseils de réfugiés m’apprendront
l’utilité de changer de côté avant la remontée de l’ennemi !

J’arrive enfin à Haspres le 20 mai. Malheureusement, la pression
allemande se fait intense. Des chars bombardent la ville. Continuer relève du
suicide. Je décide alors de faire demi-tour. Heureuse décision puisque la
bataille de Haspres fera rage!

Le 20 mai 1940 à Haspres, le régiment du 74ème a contenu plusieurs
heures, en mission antichars, une attaque ennemie menée par des chars lourds."

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Le 24 mai je retrouve les miens à Aulnois et reprend mes occupations
comme garçon-boucher. Je végète ensuite, allant d'un travail de ferme jusqu'à
accepter un travail de démolisseur de fortins à Mairieux dans le nord de la
France.

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Les allemands sont maintenant là, installés depuis Mons jusqu’à nous.
La guerre, bien présente, ferme lentement des estomacs et le besoin d'argent
pour se ravitailler est d'abord primordial!

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L'armée allemande recherche de plus en plus de la main d'œuvre, bon
marché, voire gratuite.

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Un général allemand, Von Falkenhausen, instaure un système de
recrutement de main d'œuvre alléchant mais diabolique.

Général Von Falkenhausen

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Le six mars, le commandant militaire, le général Von Falkenhausen, prit
une ordonnance en vue d'assurer la réquisition des ouvriers pour les travaux
d'une importance spéciale. Les habitants, précisait l'ordonnance qui visait tant
les chômeurs que les travailleurs déjà embauchés, pouvaient être appelés, à titre
de service de travail obligatoire, pour l'exécution de certains travaux dans le
territoire du commandant militaire.
Les hommes, célibataires ou non, de 18 à 50 ans, et les femmes célibataires, de
21 à 35 ans, pouvaient, en vue de certaines prestations, être envoyés dans les
territoires du Reich. C'était l'instauration de la déportation des travailleurs. Les
kommandantur déterminèrent ces travaux à exécuter et les personnes qui y
étaient astreintes. Déjà le samedi 27 juillet 1940, les Allemands avaient installé
un bureau d'embauche pour l'Allemagne à l'étage de l'Hôtel de Ville (Grand-Place)
de Mons mais, à cette date, personne ne s'était présenté. Le 28 juillet, ils
placardaient, des affiches de couleur rouge pour les ouvriers et jaune pour les
mineurs, par lesquelles l'Allemagne essayait d'embaucher des ouvriers
volontaires. Titre de l'affiche: « L’Allemagne a grand besoin de main-d’œuvre ». Le
1 août, le nombre des volontaires naturels et obligatoires atteignit 39 ouvriers.
C'était peu pour la région ! La menace restait encore imprécise.

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Pour le seul dernier trimestre de 1942, cinquante mille Belges furent
recrutés pour travailler au bénéfice du Reich. Leur nombre ne cessa de croître en
1943. Refuser de partir, c'était s'exposer à des représailles et la répression mise
en place par les Allemands devint de plus en plus sévère. Les membres de la
famille du réfractaire pouvaient être mis au travail en ses lieu et place. Etaient
également poursuivis, ceux qui apportaient leur aide aux réfractaires et il fut
conseillé à la Werbestelle de porter l'affaire devant les conseils de guerre, afin
d'intimider la population.

La possibilité de représailles, la nourriture, l’argent pour la famille me
laisse sans choix. Je me porte volontaire en signant à une agence de la
Werbestelle pour un travail de 6 mois. (Agence créée par l'Allemagne pour
sélectionner les travailleurs déportés).
Mon frère s’est battu comme soldat, dans le parc d’Alost. Ma sœur,
femme de caractère a rejoint un groupe de résistants. Elle-même intègrera en
1944, avec son mari, les groupes de FFI (Forces françaises de l’intérieur).

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Document de la Werbestelle. Ce formulaire est identique, seul le nom est différent.

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Je pars donc en direction de Berlin. Précisément dans une usine de
produits de la firme BOSCH la "Dreilinden Maschinenbau GmbH " pour la
fabrication de moteurs d'avions pour la Luftwaffe située à Kleinmachnow.

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Usine de Kleinmachnow

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Dès 3 jours après mon arrivée on m’intime de signer pour un contrat à
durée illimitée. Je suis donc pris au piège, tel un otage. Je prétexte un courrier
familial et un besoin pressant d’avoir un congé pour revoir ma famille. Je
« m’échappe » donc en juillet 1942 pour rentrer en Belgique après un mois de
voyage.

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En fait, cette usine est un camp, entouré de clôtures et de barbelés, où
l'on couche dans des baraquements à lits superposés. Ce camp, instaure des
"formations" courtes et disciplinaires pour les belges et hollandais mais il y a
également des "prisonniers" russes et juifs installés dans des baraquements
plus sévères... Ce camp sera repris dans la liste de ceux qui ont éliminés dès
1944 bon nombre de russes et juifs! Malheureusement de vaines tentatives
d'alliés n'ont pas réussi par leur bombardement à éliminer ce camp en début
1943.
Je pense donc y avoir échappé pour en être parti en 1942.

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La formation des travailleurs en 1943.

La plaque du site actuel mentionne: Ce fut pendant la seconde guerre
mondiale, le camp de travail forcé des dreillinde machinebauw GMBH. Plus de
2000 personnes vivaient ici, entassés dans 50 baraques en bois, des travailleurs
de différentes nationalités forcé, certains avec leurs enfants. Ils devaient monter
des moteurs d'avions pour la lutwaffe.760 femmes polonaises qui y travaillaient
furent transférés à Sachsenhausen pour y être éliminées

Décidant de rester au pays, je retrouve du travail dans une aciérie de
Feignies et n'y reste que 6 mois car je viens de recevoir l'ordre de retourner en
Allemagne.

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Ma décision est alors immédiate : je rejoindrai l'armée avec pour objectif:
l'Angleterre!



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