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Je ne vis désormais que d’eau et du miel que je récoltais en brûlant les ruches d’abeilles. J’étais
transformé, et vis dorénavant sans peur dans la prière et la lecture de ma Bible.
Mais un jour fatidique, le cours d’eau se mit en crue et faillit emporter ma frêle embarcation. Je
résolus de me jeter dans la pirogue confiant en l’Eternel. De roulis en roulis, se cognant aux
monticules de ronces et de branchages qui émergeaient de l’eau, ma pirogue échoua le second jour à
proximité du village appelé « AGONGUE » dans la sous-préfecture d’ADJOHON.
A ma descente, le premier homme que je rencontrai fut un compatriote nommé YESSOUFOU. Il prit
peur. En effet, le bruit avait couru que j’étais perdu depuis plus de trois mois et que certainement,
j’étais mort.
Au moment où je rentrai dans le village, un nommé KOULIHO, près de la maison où je logeai était
mourant, gravement malade et tout enflé. J’allai dans la maison, je priai avec force et confiance, en
lui imposant les mains au nom de Jésus-Christ. A ma grande satisfaction et au grand étonnement de
tout le monde, le mourant éternua, secoua ses membres et s’assit. Le nommé Kouliho, grâce à Dieu,
vit encore aujourd’hui.
Mon compatriote YESSOUFOU courut annoncer à Porto-Novo qu’il m’avait vu, semblable à un fou,
les cheveux ébouriffés, le menton embroussaillé, un fou qui, chose curieuse, ressuscite les morts.
Quand plus tard, j’arrivai à Porto-Novo, j’étais devenu une curiosité, et la foule me suivait partout où
je passais.
Un jour ma grande sœur, Madame GOUTON Elisabeth, née OSHOFFA, vint me voir. Elle pleurait :
Son fils Mawugnon Emmanuel était malade et tout espoir était perdu. Déjà, bon nombre de charlatans
avait essayé leur puissance et avaient
même élu domicile chez ma sœur. Cependant, rien ne promettait. Je me rendis dans la maison, fis
sortir les charlatans et passa une nuit de prière au chevet du malade. (Rappelons en passant que
celui-ci devint le premier visionnaire de l’Eglise du Christianisme Céleste).
Enfin, le 29 SEPTEMBRE 1947, je rendis visite à mon ami, Monsieur
ZEVOUNOU Frédéric, et sa femme. Lorsque le ménage m’escortait, sur le chemin de retour, nous
rencontrâmes les membres de l’Eglise des Chérubins et Séraphins qui fêtaient la Saint-Michel. Alors,
Frédéric me proposa une séance de prière pour remercier Dieu des grâces qu’il pu obtenir du
Seigneur par mon intermédiaire.
Nous rentrâmes chez moi et nous mîmes à genoux. J’étais né protestant et avais l’habitude de fermer
les yeux pour prier. Sur mon invitation, les autres en firent de même. Au cœur de la prière, je vis
devant moi une grande clarté pareille à un phare d’auto. Je fus ébloui mais continuai de regarder.
Derrière cette grande clarté qui diminuait d’intensité, je vis, semblable à un être humain, un être
resplendissant dont les yeux pointus scintillaient et dont les pieds ne se reposant pas sur le sol
brillaient d’un éclat particulier.
J’eus peur et tremblai de tout mon être. Mais l’homme me dit : « n’aie pas peur, le Seigneur de toute
la création veut te charger d’une mission. De tout temps, les hommes m’adoraient, mais tous
n’entraient pas dans mon royaume car dans les épreuves (maladie, inquiétudes, troubles, difficultés de
toutes sortes, etc.) ils recouraient aux œuvres sataniques (idoles, magie, gris-gris, charlatans, devins,
etc.…) et quand ils mouraient, je ne les recevais plus car ils avaient bu aussi bien dans la coupe de
Dieu Tout-Puissant que dans celle de Satan. Cela fait pitié, mais pour éviter dorénavant pareil sort à
mes adorateurs, je te charge, toi Samuel OSCHOFFA de fonder une religion dont les membres
n’adoreront que Dieu.
« Le monde ne croira pas que le Seigneur s’est révélé à toi mais je serai avec toi et mes anges aussi et
j’accompagnerai tes œuvres de prodiges, de signes, de miracles afin qu’il croit : Oh fils d’homme, sois