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CHAQUE MOIS
UN DOSSIER
THÉMATIQUE
POUR
LES DÉCIDEURS
-

LE CAHIER DE LA DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE DU POITOU ET DES CHARENTES

Le PB86 entre
sport et business

AU SOMMAIRE
Les forces du club
Le PB86, premier spectacle
en Vienne. PAGE II
Le club se projette dans
l’avenir avec Cap 2020. PAGE II

Les acteurs du PB86
Le Club Affaires avec ses
165 partenaires ambitionne
de grandir. PAGE III
Le PB86, le Stade Rochelais
et les Chamois Niortais
tissent des liens. PAGE III
Sébastien Guérin,
un partenaire
qui s’implique. PAGE IV
Les bénévoles
ou la force orange et
blanche du club. PAGE V
Le sport, une politique
d’avenir pour Grand
Poitiers. PAGE VI
L’Arena, la salle de spectacle
tant attendue dans
la Vienne. PAGE VI

Portrait
Sylvain Maynier, parcours
d’un joueur professionnel
à entrepreneur. PAGE VII

INFO-ÉCO 2 Sport et business
I II I Info-éco 2

Mai 2017

CLUB

Le Poitiers Basket :
premier spectacle en Vienne
Tant au niveau sportif que financier, le club de basket se stabilise. Son mot d’ordre reste toujours
le partage, que ce soit avec les bénévoles, les partenaires ou les collectivités.
Le club prépare un tournoi Nouvelle-Aquitaine et l’arrivée de l’Arena.

D

epuis sa création
en 2004, le Poitiers
Basket 86 a évolué. Il affiche à son compteur deux titres de Champion de France et quatre
saisons en pro A. Actuellement en pro B, le club travaille à sa relance. « Côté
sportif, l'équipe peut produire
un très bon match comme
avoir plus de difficultés,
admet Louis Bordonneau,
président du club. C'est une
compétition compliquée car
cette année toutes les équipes
sont sensiblement au même
niveau, cela dépend beaucoup
du moment. Il y a très peu d'écart entre chaque club. C'est
une saison encourageante.
Nous avons une équipe stable
et les entraîneurs progressent
également. »
Du côté financier, l'exercice 2016-2017 est correct.
« Nous enregistrons un résultat positif pour la deuxième
année consécutive. Cela permet d'améliorer un peu plus
la situation économique du

club. La difficulté que nous
avons est d'arriver à faire progresser notre budget. Dans un
environnement contraint, les
collectivités maintiennent leur
participation, les partenariats
privés sont stables également.
Nous sommes dans une
phase de redémarrage. Nous
avons stabilisé la structure
tant au niveau sportif que
financier. »

Faire partager
l'aventure
Le basket est le premier
spectacle vivant du département de la Vienne. « Nous
réunissons sur l'année au
moins 50 000 spectateurs.
Nous avons un taux de remplissage de la salle de 80 à
90 %. Régulièrement, nous
dépassons les 2 000 spectateurs. C'est gratifiant pour
l'entreprise, ses collaborateurs, pour la vie locale. Etre
partenaire, c'est participer à
un projet du territoire. C'est
soutenir les joueurs, mais
aussi les bénévoles, la forma-

une des particularités du club.
Le joueur doit s'engager à partager son aventure. C'est
notre socle. Quelque soit la
performance sportive, le partage est au centre du club. »

Des projets

Louis Bordonneau et Adrien Tallec.

tion. Nous essayons de proposer des actions personnalisées
aux entreprises, pour leur
offrir de la visibilité, mais pas
seulement … »
« Nous sommes un support
médiatique pour les autres,
pour les collectivités comme
les partenaires, note Adrien
Tallec, en charge des partenariats au PB86. Le Club
des Clubs a bien fonctionné.
Lse Halles of Fame doivent
servir de vitrine. En plus de
cette dynamique, après
match, nous faisons tout pour
que le spectacle continue
d'une autre manière, que le

lien perdure. Nous voulons
aller plus loin que le temps du
match. »
Le club est un acteur de
la vie locale et citoyenne.
« Nous avons une cinquantaine d'actions par an. Nous
allons dans les écoles, dans les
associations, à la rencontre
des autres clubs pour échanger. Notre souhait est de donner du plaisir aux jeunes, c'est
très important. C'est aussi un
moyen d'ancrer le club dans
son territoire. » Louis Bordonneau insiste sur cet
engagement des joueurs
dans la vie locale. « C'est

En septembre, le PB86
organisera le premier tournoi de basket professionnel en Nouvelle-Aquitaine.
« La Région évolue, nous nous
adaptons. La piste de l'interclubs est à développer, pour
toucher un public plus large.
C'est aussi un moyen d'expliquer et de défendre le rôle du
sport professionnel. Avec un
plateau incroyable pour débuter la saison. »
Le PB86 attend aussi d'en
savoir plus sur l'arrivée de
la nouvelle salle l'Arena.
« Nous avons émis le souhait
que le club devienne résident
à l'Arena, souligne Louis
Bordonneau. Nous nous préparons pour ce cas de figure,
comme pour une réponse
négative. Nous exprimons un

souhait, mais nous n'avons
pas tous les éléments. Nous
réfléchissons en interne pour
pouvoir le moment voulu faire
des propositions en termes de
praticité, d'accueil du public,
de l'impact sur notre chiffre
d'affaires. Nous ne sommes
qu'au début de cette réflexion.
L'Arena nous permettrait d'avoir une caisse de résonance
plus grande pour tout ce que
l'on fait aujourd'hui. » ◆
MATHILDE WOJYLAC

Le club en quelques
chiffres  :
2,25 millions d'euros de
budget
22 salariés
12 membres au conseil
d'administration
26 jeunes en formation
165 partenaires
170 Fidèles (particuliers ayant
une part au capital du club)
30 actionnaires privés (dont
l'association des Fidèles)
205 000 euros de capital
porté par l'Union Poitiers
Basket
50 000 spectateurs par an

PROJET

Le PB86 se projette
dans l’avenir avec Cap 2020

U

n projet d’entreprise est un document qui énonce
la philosophie d’une organisation, les valeurs et les
principes qu’elle souhaite
promouvoir, son éthique
et ses ambitions. Cette
définition colle bien au
projet Cap 2020 que le
PB86 a décidé d'élaborer
pour donner un sens à son
développement. « Il y a eu
la descente du club en Pro B,
un moment de flottement,
après plus de 10 ans de mobilisation, c'était le moment
pour lancer une réflexion, un
état des lieux de construire un
plan pour la suite, explique
David Fillon, partenaire en
charge du projet Cap 2020
au sein du club. Et nous
avons voulu que son élaboration soit la plus collective possible. » Des groupes de travail ont ainsi été mis en
place, pour arriver à la présentation du projet Cap
2020, l'année dernière.

« C'est une feuille de route
pour les années à venir, qui
fait état de nos forces et de nos
faiblesses. Ce plan définit
notre stratégie pour les
années à venir, jusqu'à la
nouvelle salle si elle se réalise
pour basculer ensuite sans
doute sur un nouveau projet. »

Des actions
Cap 2020 réaffirme l'identité du club : les valeurs
humaines, la formation et
l'innovation. Après l'élaboration et le lancement,
aujourd'hui, le club est
dans une phase d'action.
« Cette feuille de route doit
nous permettre d'être plus
réactifs, pour donner un sens
à l'ensemble. Nous nous sommes fixé des objectifs pour les
cinq ans à venir et cela ne
concerne pas que les aspects
sportifs. Après la descente,
nous voulions aussi maintenir
une qualité, nos valeurs,
même étant dans une catégo-

David Fillon.

rie moins prestigieuse, avec
moins de finances et moins de
salariés. Une de nos forces est
de pouvoir compter sur nos
bénévoles. Ils assurent l'animation des matches, mais ils
sont aussi une cinquantaine
impliqués dans des cellules
support (le Club Affaires, le
mécénat, la gestion des
matchs ...) pour aider le club
dans le passage aux actions.

Le plus dur est de coordonner
toutes ces bonnes volontés
pour aller dans le même sens.
Ce projet nous sert à rendre
cette direction concrète. »
Le projet prévoit notamment la création de deux
Académies : celle du bénévolat et celle de la communication sportive. « Nous
sommes le club avec le plus
grand nombre de bénévoles. »
Il y a eu la refonte de la
buvette, des soirées rassemblant bénévoles et partenaires, une mascotte est
en réflexion. « Il nous faut
des animation à côté du basket. Nous avons le meilleur
public de France. » Du côté
de la communication, le
club s'est doté d'un dossier
de presse, la refonte du site
internet, l'accent mis sur
les vidéos, la présence sur
les réseaux sociaux ... Une
réflexion est aussi engagée
sur la retransmission d'un
match accompagné de
commentaires. Au niveau

sportif, le principal atout
est la performance du centre de formation. « 15 % de
notre budget lui est consacré. »

Un lieu d’échanges
Le PB86 veut devenir
incontournable dans les
relations business. L'accueil VIP a été revu. Les
Halles of Fame ont vu le
jour en partenariat avec le
Conseil départemental de
la Vienne pour mettre en
avant la marque Poitou et
les entreprises agroalimentaires. « Sur les partenariats, nous sommes dans
un contexte de baisse des subventions, mais nous devons
garder cette inscription dans
la vie locale, garder le lien
avec la nouvelle région, avec
les collectivités. Nous souhaitons développer le nombre de
partenaires et faire du club,
un endroit où il faut être pour
créer des rencontres. »
« Nous voulons toucher

plus loin dans le territoire. »
Un des objectifs du club est
de faire rayonner Poitiers
dans le Poitou et en Nouvelle-Aquitaine. Un tournoi régional est sur les rails
et verra s'affronter les
grands clubs régionaux de
basket. « C'est un moyen de
s'inscrire dans ce nouveau territoire, de mettre les collectivités partenaires. Il se déroulera du 8 au 10 septembre à
Poitiers. » Côté femmes, il y
aura l'équipe Basket Landes, de Mont-de-Marsan
avec notamment Céline
Dumerc. Côté hommes,
les équipes de Boulazac,
Limoges, Pau et Poitiers.
« Ce sera un grand événement
qui lancera la saison. Nous
sommes dans l'action aujourd'hui et cela va encore s'accélérer. L'enjeu est de garder
notre ADN, tout en continuant
d'évoluer. Nous devons être
prêts à tous les niveaux pour
la remontée en Pro A. » ◆
M. W.

INFO-ÉCO 2 Sport et business
I III I Info-éco 2

Mai 2017

CLUB AFFAIRES

Un réseau de partenaires économiques
autour du PB86
Avec ses 160 entreprises, le Club Affaires du PB86 vise le développement.
Objectif  : 220 partenaires d’ici 2020.

L

eur point commun :
l’engouement pour
leur équipe locale
de basket. De Poitiers et ses
alentours, les entreprises
du Club Affaires du PB86
emploient de 1 à 300 salariés et investissent chacune en moyenne près de
4 000 € par an. Au-delà des
rencontres d’avant ou d’après match, le Club Affaires se veut un véritable
club d’entreprises. « Par l’amour du sport ils créent des
liens et des contacts qui vont
parfois plus loin que la salle
de Saint-Eloi », explique
Fabien Castel, chargé des
partenaires au PB86. Il
anime le réseau et engage
aussi les connexions avec
d’autres clubs d’entreprises dans lesquels peuvent
être présents certains par-

partenaires s’avère aussi
un moment convivial, en
soirée, très prisée avec une
douzaine d’équipes inscrites. « Il faut toujours sortir du
lot par nos propositions et
notre catalogue de prestations. C’est un moyen de rendre crédible notre réseau d’entreprises et, pour nos
partenaires, d’y trouver leur
compte sportivement et économiquement. »
Cette année, le café des entrepreneurs a été l’occasion d’une rencontre des partenaires du PB86 et du
Medef de la Vienne.

tenaires du Club Affaires
du PB86.
Visites d’entreprises,
afterworks, petits-déjeuners d’affaires ou tournoi
des partenaires … l’offre
d’évènementiels complète
les 20 matches par an et la
communication sur de

nombreux supports. « Dans
les visites d’entreprises (2 à
4 par an), c’est l’occasion de
découvrir des métiers ou des
nouveaux partenaires comme
le centre de tri ou la centrale
de Civaux. Les afterworks
sont des moments conviviaux
pour que nos partenaires se

connaissent mieux. Et depuis
deux ans nous lançons la saison par des speed-meeting
d’affaires (lire ci-dessous) »,
précise Fabien Castel qui
promet de clore cette saison de manière ludique,
autour du théâtre d’improvisation. Et le tournoi des

Objectif 220
partenaires
« Nos partenaires fonctionnent comme des supporters.
Quand l’équipe gagne c’est
mieux. Si elle perd, il faut
continuer à entretenir la
flamme. On ne met pas un
masque sur les résultats,
mais on invente des évènements pour valoriser l’enga-

gement des partenaires. »
Dans son projet Cap 2020,
le club ambitionne de
« booster le Club Affaires » et
atteindre 220 partenaires.
« L’enjeu tient certainement
dans nos capacités à sortir de
nos limites géographiques
autour de Poitiers »,
confirme Fabien Castel.
Avec le projet de l’Arena,
sur le site du Futuroscope,
le Châtelleraudais est dans
la ligne de mire avec des
entreprises qui souhaitent
soutenir le développement
d’un projet sportif ambitieux. Récemment, le Club
Affaires du PB86 invitait
ainsi une trentaine de
chefs d’entreprise de Châtellerault pour leur faire
découvrir le club et ses
objectifs. ◆
M. N.

ÉCHANGES

Le ballon relie Poitiers, Niort et La Rochelle
Avec l’alliance des clubs affaires du PB 86, du Stade Rochelais et des Chamois Niortais,
le sport est un prétexte aux rencontres d’’affaires.

S

ur l’axe PoitiersNiort-La Rochelle,
les partenaires
économiques se retrouvent autour d’une passion
commune : le sport, à travers leur équipe respective. Une fois par an, les
partenaires de chaque
club se rencontrent au
sein d’un speed-meeting
business. En mars dernier,
ils étaient ainsi une centaine, réunis au Futuroscope. « Six entreprises de
taille différente étaient présentes autour de tables rondes,
propices à la discussion pour

mieux se connaître et à l’échange de cartes de visites.
C’était un vrai succès »,
revient Benjamin Roumegoux, responsable commercial du Chamois Business Club qui accueillera
le speed-meeting business
en 2018. Pour ces trois
clubs sportifs le partenariat passe aussi par la
mutualisation de matériel
et des commandes groupées.

Le Chamois business
club
Pour les 250 partenaires,

Le club des clubs : allier sport et business
Pour la 2e année s’est tenu le rendez-vous d’affaires des entreprises partenaires des clubs de Poitiers Basket 86, de l’Atlantique
Stade Rochelais et des Chamois Niortais , le 13 mars au Futuroscope. Le premier club des clubs s’était déroulé l’an passé à
La Rochelle. L’évènement a réuni 130 entreprises. Sous forme d’un
speed-meeting, les participants disposaient exactement de
2 minutes pour présenter à tour de rôle leur société face à un
groupe de 5 installé autour de la table. Au final, chaque dirigeant
a rencontré une quinzaine d’entreprises.
« Nous avons tenu à organiser cette rencontre pour vous remercier, explique Louis Bordonneau président du PB 86. Vous nous
accompagnez depuis le début dans notre aventure, d’autres nous
rejoignent chaque année, vous être présents lors de nos grandes
rencontres sportives. Grâce à vous, à votre énergie, à vos investis-

Les clubs affaires des trois clubs de Poitiers, Niort et La Rochelle
s’associent pour mieux échanger.

adhérents du club, l’économie locale doit aller de

paire avec la passion du
foot. « Nous avons la voca-

sements financiers, nous pouvons proposer des spectacles sportifs de qualité. Ce speed-meeting, c’est une opportunité de rencontres, une occasion de bien faire vivre nos réseaux en tissant
entre nous, qui sommes des personnes qui partageons la même
passion pour le sport, des liens forts et aussi pour permettre au
PB86 et aux autres clubs professionnels d'être un outil d'attractivité et de rayonnement régional et national. »
Les entreprises participantes intervenaient dans les secteurs d’activité les plus variés : le numérique, la sécurité, les assurances, l’automobile et transport, l’économie d’énergie, la communication, la
formation continue … « Nous sommes venus pour nous créer des
contacts et pour trouver des compétences dont nous aurions
besoin. Ce type de rencontre fait gagner du temps, expliquent
des participants. Vis-à-vis des clubs sportifs que nous soutenons,
c’est un bon retour sur investissement ! »

tion d’être un club d’entreprises à part entière et d’être
attractif auprès de toutes les
entreprises locales avec la
plus-value des valeurs sportives », complète Benjamin
Roumegoux. Au sein du
club niortais, il admet
d’ailleurs volontiers que le
sport est devenu un prétexte aux affaires entre les
partenaires. « Quand les
joueurs gagnent, c’est évidemment mieux pour le moral des
partenaires, mais il faut aussi
penser au coup d’après et,
avec ou sans résultats sportifs, il faut que les partenaires
y trouvent leur compte. » Une
douzaine d’évènements
sont ainsi organisés
chaque année par le Chamois Business Club, qu’ils
soient ludiques (bowling,
foot en salle) ou d’affaires,
orientés véritablement sur
le réseautage entre les partenaires.

Le nouveau stade en
ligne de mire
« L’attractivité du club tiendra forcément de notre infrastructure », reconnaît toutefois Benjamin Roumegoux

qui y voit pour l’instant un
frein à l’essor du club. Ses
projets à l’horizon 2020
sont en tout cas tournés
vers cette échéance. « Une
étude de faisabilité est en
cours et les résultats attendus
pour juin devrait fixer les
délais. C’est un peu l’arlésienne, il faut statuer maintenant », précise Benjamin
Roumegoux. D’autant que
la Ligue de Football impose
des minimas requis pour
jouer en ligue professionnelle et beaucoup de critères portent sur l’infrastructure. « Nous ne sommes pas
dans les clous, il faut un projet
pour rassurer la ligue, le
public et nos partenaires. »
En attendant, cela n’empêche par le Chamois Business Club de continuer de
croire au réseau des clubs
sportifs et développe le
même type d’entente
qu’avec le PB86 et le Stade
Rochelais avec le club de
hand-ball féminin de Celles-sur-Belles présent en
D1 et le Stade Niortais
Rugby. ◆
M. N.

INFO-ÉCO 2 Sport et business
I IV I Info-éco 2

Mai 2017

PARTENARIAT

Sébastien Guérin, un sponsor
qui s’implique
Sébastien Guérin est le dirigeant de cinq sociétés de motos et accessoires sur 3 500 m² situées
sur la zone des Montgorges (face à l’aéroport) à Poitiers. Sponsor maillot, engagé dans le conseil
d’administration, il fait partie des partenaires historiques du PB86.
Info-éco / Pouvez-vous
vous
présenter
en
quelques mots ?
Sébastien Guérin / Je
suis PDG de cinq sociétés
de vente de motos et
accessoires (Espace moto,
Ma86, Vi86, Yam86 et la
SAS Sébastien G) avec
entre autre la marque
BMW qui apparaît sur les
maillots car historiquement la marque est assez
présente dans tous les
sports. On sponsorise aussi
une écurie de course moto
et là c’est Yamaha, toujours pour des raisons un
peu historiques.
Info-éco / Quand et comment rencontrez-vous le
PB86 ?
S. G. / Il y a une dizaine
d’années. Ma fille a commencé le basket à Vouneuil-Sous-Biard et j’allais
la voir autant que possible.
Un ami m’a invité à un
match dans la nouvelle
salle de Saint-Eloi. L’ambiance m’a plu. J’ai com-

Sébastien Guérin

“ Je ne suis pas de
ceux qui pleurent,
que l’on gagne
ou que l’on perde.
Encore moins celui
qui va insulter
les entraîneurs
ou les joueurs
quand ils jouent
mal ”

mencé par une loge quatre
places et nous suivions
tous les matches en
famille. Je dirigeais alors
plusieurs magasins Leader
Price et j’ai obtenu un budget national pour être
sponsor maillots. La passion est née.
Info-éco / Que gagnez-

vous dans ce réseau de
partenaires ?
S. G. / Je ne suis pas spécialement un homme de
réseau. Avec le Club Affaires du PB86, dans un climat sympa et dans un
cadre plus informel, on
parle de basket et de fil en
aiguille on discute affaires.
Ça n’est pas un réseau

politisé et je trouve que
c’est important pour un
commerçant de ne pas se
ranger dans un cadre figé
politiquement. Ici on est en
terrain neutre ! Si je parle
uniquement d’argent, ça
me coûte plus que ce que
je gagne. Mais je pense que
c’est le rôle d’un chef d’entreprise de s’engager et de

participer à la collectivité.
Il ne doit pas uniquement
avoir des objectifs financiers. Il y a évidemment un
gain de visibilité et de
notoriété important. Les
rencontres sont l’occasion
de croiser d’autres chefs
d’entreprise, mais aussi
des élus et parfois de faire
passer des messages.
Info-éco / Comment vivezvous les matchs en général et la saison en particulier du PB86 ?
S. G. / Je ne suis pas de
ceux qui pleurent, que l’on
gagne ou que l’on perde.
Encore moins celui qui va
insulter les entraîneurs ou
les joueurs quand ils
jouent mal. Je leur dirais
peut-être mon avis, mais
j’estime que chacun
connaît son travail. Je relativise. Ça n’est finalement
que du sport même si bien
sûr je suis heureux quand
ils gagnent. Je dis toujours
que dans chaque saison il
y a un match où je m’en-

nuie et me demande ce
que je fais là. Ça n’est pas
arrivé cette année !
Info-éco / Vous siégez au
conseil d’administration.
C’est un engagement supplémentaire. Qu’est ce que
vous souhaitez apporter
au club ?
S. G. / Mon expertise et
mon soutien. Promouvoir
le club aussi en amenant
d’autres partenaires potentiels. Des nouvelles idées
aussi. J’ai participé à la
mise en place du loto. Je
veux aussi apporter mon
regard sur l’alliance entre
un projet associatif et sportif et les affaires. J’ai 47 ans
et je suis passé de la grande
distribution à la moto et
ses équipements. Comme
commerçant, je pense que
le client doit être une obsession, dans l’accueil, l’approche et le service qu’on
lui rend. C’est pareil avec
les partenaires. Il faut les
suivre et les entendre. ◆
PROPOS RECUEILLIS PAR M. N.

Paroles de partenaires

Eric Pinaud — Axa Assurances
Cela fait plus de dix ans que je suis partenaire du PB86. C'est au départ avant tout
pour le plaisir sportif. C'est un des seuls
sports de haut niveau sur le territoire.
J'échangeais déjà avec plusieurs entrepreneurs, le PB86 était un endroit supplémentaire où les côtoyer et passer un
moment convivial. Il y a un esprit familial
qui me plaît, des valeurs et un fort
ancrage territorial. J'ai été séduit par le
projet Cap 2020. C'est agréable de voir un
club se projeter C'est une démarche courageuse. L'objectif est de donner une nouvelle impulsion au club tout en préservant
son âme. Le fait de mettre toutes les parties prenantes autour d'une table est très
intéressant. L'audit a permis de pointer
des pistes d'amélioration. C'est une

démarche que l'on peut retrouver dans
une entreprises et que j'apprécie. Le basket est un spectacle. Au niveau des partenaires, nous attendons qu'il se passe
ensuite autre chose. Quand on appartient
à un club, l'échange ne se fait pas juste le
temps du match, mais il il faut créer d'autres moments où se rencontrer. Le speedmeeting en début de saison est un
moment important par exemple, pour
mieux se connaître, découvrir les nouvelles têtes, approfondir ses connaissances
de l'autre, échanger les cartes de visite. Je
crois beaucoup en mon territoire. Il est
important de créer des synergies avec nos
voisins, avec les Chamois Niortais et le
Stade Rochelais par exemple, mais aussi
avec le Châtelleraudais. Le club est un
réseau de rencontres, d'échanges et
potentiellement de business. Faire partie
des partenaires est un moyen de mettre
son entreprise en avant. Lors des vœux,
nous sommes passés rencontrer chaque
partenaire pour lui souhaiter une belle
année. Les entreprises ont aussi besoin
de se montrer et de se mettre en avant.
Le basket leur offre cet espace. Le sport
est un moyen de mettre l'éclairage sur un
territoire. Cela participe à son attractivité.
Le sport contribue à l'image positive du
territoire, avec des valeurs. ◆

Jacques David — Crédit Mutuel

Jean-Michel Riguet — Médicoscop

Le Crédit Mutuel est un des partenaires historique du PB86. Nous défendons les
mêmes valeurs de solidarité, de combativité, de convivialité. Nous avons besoin
d'une image qui bouge, d'un groupe qui va
de l'avant. Le PB86 est une équipe connue
et reconnue en Vienne. Je me déplace à certains matchs, c'est aussi un moyen de
récompenser certains salariés, d'offrir des
places à des clients, de rencontrer des partenaires, des clients dans d'autres conditions, dans un cadre extérieur. Les petitsdéjeuners entre partenaires permettent de
discuter avec des chefs d'entreprise. Le club
est un lieu de réunion pour la vie économique du territoire. C'est un lieu d'échange
est de rencontres complémentaires à d'autres événements, d'autres réseaux. ◆

Je suis partenaire depuis de nombreuses
années, je les ai accompagné en Nationale
1, puis en pro B et A et jusqu'à la redescendante. L'entreprise se portait bien et j'ai
rejoint un groupe d'amis qui soutenait le
club. Je sponsorisais aussi en parallèle
Mahyar Monshipour, j'ai vécu avec eux de
grandes satisfactions sportives. Commercialement parlant, être sponsor du PB86 ne
m'a rien apporté car je travaille dans le
milieu médical, mais j'ai vécu de gros coups
de cœur. Auparavant, mon partenariat s'élevait à 60 000 €, aujourd'hui, je donne
10 fois moins. L'arrivée du président Louis
Bordonneau est bonne pour la comptabilité
du club, mais j'attends du changement sur
le plan sportif. Si l'équipe va aux playoffs,
je reverrais ma décision et mon budget. ◆

INFO-ÉCO 2 Sport et business
I V I Info-éco 2

Mai 2017

BÉNÉVOLAT

Les bénévoles ou la force orange
et blanche du club
Ils assurent la sécurité, la restauration ou encore la billetterie. L’engagement des 160 bénévoles
autour du PB86 sont une singularité dans le paysage du basket français. Avec Cap 2020,
la réflexion se porte sur une Académie des bénévoles.

I

ls sont orange et
blanc ! Aux portes
d’entrée pour assurer
la sécurité, à la préparation des sandwiches et du
pot VIP ou à la billetterie.
D’autres conduisent les
jeunes du centre de formation à leurs entraînements. D’autres encore
participent aux déménagements des joueurs et
donnent un coup de main
à l’intendant du club. Au
PB86, la culture bénévole
est vive.
« Au départ avec le CEP
puis à la montée en pro A, de
manière rapide et avec peu de
moyens financiers, les bénévoles prêtaient main forte. Le
groupe s’est constitué et amplifié et nous avons toujours
gardé l’esprit de club familial
avec ses bénévoles », explique
Eric Bergerot, responsable
des bénévoles du PB86. Il
n’hésite pas à parlé de

pour certains, dès 14 h. A
18 h, pour le briefing des
bénévoles, il fait le point
sur les postes de chacun.
Tous fans de basket, mais
aussi venus pour la convivialité et l’ambiance du
groupe, Eric Bergerot a à
cœur « qu’ils y trouvent leur
compte. Il faut que les bénévoles puissent voir un peu de
match tout en participant à
son organisation ».
Le club compte environ 160 bénévoles, au centre avec le t-shirt blans se trouve Eric Bergerot.

petite entreprise à faire
tourner, évaluant d’ailleurs
la manne financière des
bénévoles autour de
430 000 € par an. Une singularité d’ailleurs dans le
paysage du basket français
où les tâches sont plutôt
sous-traitées. « Dans d’autres villes on s’est aperçu en
effet que l’énergie des bénévoles et des supporters autour du

PB86 est particulière. Ailleurs
il n’y a pas de bénévoles »,
note le couple Vaudel, bénévoles depuis 12 ans.
« Aujourd’hui le club ne
pourrait pas se priver de ses
bénévoles », renchérit Eric
Bergerot. Fan de basket, il a
joué pendant 45 ans. Infirmier libéral de profession,
ses journées bien remplies
ne l’empêchent pas de

s’engager pleinement.
« Tous les profils sont présents, du chef d’entreprise au
retraité en passant par le salarié. De cinq à trente heures par
semaine, chacun nous aide
évidemment en fonction de ses
possibilités », ajoute Eric Bergerot. Les jours de match,
il doit mobiliser pas moins
de 70 bénévoles pour assurer la soirée qui débute,

Pour une académie
des bénévoles
Dans la réflexion engagée autour de l’avenir du
club, Cap 2020, les bénévoles ont leur chapitre dans
les chantiers ouverts. Une
Académie des bénévoles
serait ainsi créée. « Il nous
faut travailler sur cette culture
des bénévoles pour permettre
leur renouvellement et augmenter les effectifs, notamment auprès de jeunes, en

prévision d’une montée en
puissance du club », explique
Eric Bergerot qui y voit
aussi l’opportunité de partager l’expérience des
bénévoles du PB86 auprès
d’autres clubs de l’hexagone, tentés d’entamer la
même démarche qu’à Poitiers.

L’Arena attendue
« On est 1 000 fois pour
l’Arena, lance Eric Bergerot
qui sera tout aussi vigilant.
Les matchs aux Arènes
avaient plutôt tendance à
épuiser nos bénévoles dans
l’organisation. Il faudra que
cette nouvelle infrastructure
soit adaptée aux matches
sans avoir besoin de tout
déménager, conclut Eric Bergerot. Nous avons déjà eu
plusieurs réunions de concertation et l’Arena devrait être
un beau projet. » ◆
M. N.

Portraits de bénévoles

Brigitte et Jean Vaudel,
65 et 68 ans, pharmacienne et professeur à la retraite.
« Nos loisirs dépendent du calendrier
de la saison du PB86 »

Jean-Michel Pigeau,
60 ans, tourneur dans une
entreprise de Ligugé.

Jean-Pierre Daniau,
61 ans, dirigeant de la société Daniau
(charpente, couverture, zinguerie).

« Une affaire de famille »

Pour Jean : C’est la passion du sport qui nous amène au
PB86. Je jouais au foot au CEP et Brigitte au volley. On a
retrouvé au PB beaucoup de copains de cette époque et
nous aimons l’ambiance du club. D’ailleurs on se retrouve régulièrement en dehors des matches.
Pour Brigitte : Les soirs de match, avec une petite équipe,
nous prenons le service dès 14 h pour concocter les sandwiches et nous utilisons beaucoup de produits locaux.
300 petits pains et 150 barquettes de frites sont généralement vendus pendant la soirée. On a la chance d’être
à la retraite et nous pouvons organiser nos loisirs en
fonction du calendrier de la saison et nos enfants
connaissent aussi le calendrier. Ils savent que les soirs
de match, il ne faut pas nous demander de garder nos
petits-enfants. Le reste du temps on est présent pour
eux. ◆

Mes enfants faisait du basket. De fil
en aiguille je m’intéresse à ce milieu
et je m’y engage. Je m’occupe principalement des entrées et de la sécurité. La semaine, je m’arrange avec
mon travail car les soirs de match
tout commence vers 14 h avec l’installation des tivolis et de l’entrée VIP.
Je suis à l’entrée jusqu’à la mi-temps
et après je m’échappe un peu pour
regarder le match. Pour nous c’est
une affaire de famille avec mon
neveu, mon frère, ma femme et ma
belle-fille. Et puis les bénévoles sont
devenus des amis. Ce qui compte
c’est la convivialité. ◆

« Dans un emploi du temps
chargé, j’en trouve toujours
un peu pour le basket »
Mon fils jouait au basket et moi aussi
plutôt en loisir, mais j’ai toujours été
passionné. Je suis plutôt chargé de la
sécurité pendant les matchse. Je
donne un coup de main même si
c’est toujours compliqué avec mon
emploi du temps. Je crois beaucoup
au lien social du club qui fait un beau
travail avec les jeunes des quartiers
et permet aussi de réunir les adultes.
Le basket est un sport d’équipe avec
un bel état d’esprit qui se retrouve
dans notre groupe de bénévoles. Je
dirais que nous sommes le sel du
club. Il nous manque maintenant
une belle salle, mais ça va venir ! ◆

Mickaël Duqueyroix,
37 ans.
« J’aime l’adrénaline et le stress
pendant les matches »
Je suis l’un des statisticiens des matches. En fait, pour le compte de la
ligue nationale de Basket, j’enregistre
toutes les actions de chaque joueur
et aussi par équipe. Ces statistiques
sont importantes car elles sont étudiées par les coachs et les responsables de recrutement et constituent
un des critères de valeur des joueurs.
Bien sûr, je ne suis pas tout seul. Je
saisis les données pendant qu’une
autre personne, qu’on appelle un
aboyeur, ne lâche pas le parquet des
yeux pour me décrire les actions. Il
faut garder son sang-froid et être au
plus près de la réalité. C’est du stress
et de l’adrénaline, mais j’aime ça. ◆

INFO-ÉCO 2 Sport et business
I VI I Info-éco 2

Mai 2017

COLLECTIVITÉS — GRAND POITIERS

Le sport, une politique d’avenir
L’agglomération Grand Poitiers a en charge les infrastructures sportives. Elle soutient également des clubs
évoluant en haut niveau. Un moyen pour elle de garantir et favoriser les liens sociaux, d’encourager
la pratique du sport, de mettre en avant des valeurs et le territoire.

Q

uand le PB jouait
encore au Dolmen, la ville
s'employait déjà à l'amélioration des conditions d'accueil. Elle a accompagné le
club quand il jouait à Lawson Body, en alternance
avec le volley. Enfin, Poitiers
apporte son soutien financier et aussi bien par les
infrastructures que la logistique depuis l'intégration
dans la salle de Saint-Eloi.
« C'est notre vocation naturelle
de soutenir les clubs du territoire, souligne Aurélien tricot, vice-président en
charge du sport à Grand
Poitiers. Ces clubs sont des
acteurs du lien social, en rassemblant de nombreux pratiquants ou en faisant vivre un
quartier, un territoire. Pour le
basket, ce sont tous les weekends 2 000 à 2 500 personnes
qui partagent un moment de
joie ou de déception. Un chef
d'entreprise croise un retraité,
un jeune refait le match avec
un salarié … il y a tous les profils qui se rencontrent dans le

cadre du club et cela ne se produirait pas en temps normal. »
C'est aussi un élément d'attractivité pour le territoire.
« Les chaînes de sport, les
magazines spécialisés … parlent de Poitiers. C'est un vecteur d'image pour notre ville,
l'agglomération, le département. C'est aussi un spectacle
pour le territoire, un lieu de rassemblement. » Corine Sauvage, vice-présidente en
charge du sport à Grand
Poitiers acquiesce : « Le haut
niveau fait rêver les jeunes, les
fait jouer. » Aurélien Tricot
complète : « L'objectif des
joueurs est de transmettre
cette passion, de donner envie
de faire du sport. La pratique
d'un sport permet de lutter
contre les dérives sociales, l'isolement, elle participe au
développement personnel de la
personne. C'est un élément
fondamental dans l'éducation
d'un jeune. Il apprend le
respect des règles, des autres,
la création d'un collectif. »
Corine Sauvage renchérit :
« C'est aussi apprendre l'hu-

Corine Sauvage et Aurélien Tricot.

milité ou au contraire la fierté
d'avoir accompli quelque
chose, de se dépasser. Dans les
collèges, c'est un facteur de
cohésion d'équipe au sein
d'une classe. C'est un vrai
levier pour nos jeunes et la
société. C'est un investissement pour l'avenir des jeunes.
Le sport donne un cadre. »

Infrastructures et
investissements
L'objectif de Grand Poitiers est de diffuser le sport
sur tous les territoires, à
destination de tous les

publics. Plusieurs projets
se sont construits au fil de
temps. L'Urban PB, le tournoi de basket 3x3, permet
ainsi d'aller au devant des
gens, de placer cette pratique au cœur de la ville.
« Régulièrement des centres
de loisirs, des associations
caritatives, des clubs d'autres
communes … sont invités à
un match. L'objectif est bien
de diffuser le basket au-delà
de la salle, de rassembler et
d'intéresser le plus grand
nombre. Les bénévoles, les
partenaires et les équipes sont

des fabricants de lien social. »
La ville et l'agglomération soutiennent plusieurs
clubs qui évoluent en haut
niveau, ainsi que plusieurs
événement sportifs (le
marathon Poitiers-Futuroscope, les tournois de tennis, le tour cycliste PoitouCharentes). « Nous
accompagnons au niveau
financier, mais surtout par
l'aspect logistique. Derrière, il
y a toutes les petites mains
qui s'affairent à l'entretien de
la structure, à la sécurité des
installations, au fonctionnement du lieu. »
Grand Poitiers a en
charge une grande partie
des gymnases du territoire,
la patinoire, les piscines …
L'agglomération gère aussi
la répartition de tous ces
équipements entre les pratiques scolaires, des clubs,
mais aussi de la police, gendarmerie, pompiers ou d'un
IME. Un plan pluri-annuel
d'investissements a été
voté, soit 23 millions d'euros
pour la période 2014-2020.

« Nous répondons à une
logique d'utilisation. Nous planifions près de 400 000 heures.
En fin d'année, il a une réunion
dans chaque commune pour
mettre à plat ces usages. » Sur
le projet de l'Arena, Poitiers
et Grand Poitiers sont associés au comité de pilotage.
« C'est un très bonne chose. Il
y a un vrai besoin et c'est une
très bonne idée que le conseil
départemental ait déclenché ce
projet. »
Aurélien Tricot souligne : « Le sport n'est pas une
variable d'ajustements dans
nos politiques. Elle est porteuse de valeurs, fédératrice.
Les plus grands moments de
rassemblement, de lien social
passent par le sport. C'est un
lieu où la diversité est visible
entre les licenciés, mais aussi
avec le brassage du public
entre les chefs d'entreprise, les
éducateurs sportifs, les jeunes,
c'est une image de la société
poitevine dans son ensemble.
C'est un outil pour partager,
rassembler. » ◆
MATHILDE WOJYLAC

AMÉNAGEMENT — CONSEIL DÉPARTEMENTAL DE LA VIENNE

L’Arena, la nouvelle salle de spectacle
attendue en Vienne
Le PB86 fait parti des sept Grands Clubs soutenus par le département de la Vienne. La collectivité a lancé
une réflexion autour d’une grande salle sportive et culturelle, un projet qui intéresse le PB86.

P

armi les collectivités partenaires du
PB86, le conseil
départemental de la
Vienne est depuis la création du club à ses côtés. Il
a renouvelé son engagement pour 2017.
Le Département soutient
sept clubs en haut niveau :
l'équipe féminine du CEPSaint Benoît Volley Ball, le
Stade Poitevin Volley Beach,
le Moto-Ball Club Neuvillois, les féminines du
tennis de table au TTACC,
le Stade Poitevin Triathlon,
l'équipe féminine de
cyclisme FDJ-NouvelleAquitaine-Futuroscope et
le Poitiers Basket 86. Ils sont
labellisés "Grands Clubs" et
s'engagent à promouvoir le
sport dans la Vienne et à
développer l’esprit d’équipe
et de l’excellence. « Ils s'impliquent pour faire de la promotion auprès des jeunes,

les villages pour faire la
promotion du sport.

L'Arena

Pascale Guittet entourée de Louis Bordonneau, Michaël Var et
Fabien Castel.

souligne Pascale Guittet,
vice-présidente en charge
de la Jeunesse et des Sports.
Ils participent également à des
actions ponctuelles comme au
Vigeant. » Depuis 2016, le
Département a mis en
place des clubs citoyens.
Les joueurs vont à la rencontre des jeunes dans les
structures gérées par l'aide
sociale à l'enfance, que ce
soit en foyer avec des
enfants placés ou dans les
centres pour les mineurs

non-accompagnés. Ils se
déplacent aussi dans les
collèges. Les jeunes sont
également invités à voir un
match ou à suivre un
entraînement. « C'est l'occasion de les motiver, de les faire
rêver, d'échanger sur les parcours, de partager un bon
moment. Le sport est générateur de lien social. »
Le partenariat se traduit
aussi par des actions
comme la création des
Halles of Fame. Un produc-

L’escrime faisait une
démonstration à l’occasion d’un
match pour parler de la
Caravane des sports.

teur ou commerçant est
invité lors des matches.
Sweet Time & Compagny a
été la première, la Baie des
Champs est aussi venue
par exemple. Le Département est aussi partenaire
d'un match durant la saison, l'occasion d'être mis
en lumière et de mettre en
avant une de ses actions.
Lors du dernier, il s'agissait
de faire le focus sur la
Caravane des sports, qui se
déplace durant l'été dans

Voilà plusieurs mois que
le président du Département, Bruno Belin a
annoncé son souhait de
voir une salle de grande
capacité à vocation sportive et culturelle se construire sur la Technopole. Le
conseil départemental
serait le maître d'oeuvre,
pour un budget de
20 millions d'euros. « Je
pense que c’est un besoin, un
atout d’attractivité qui
n’existe qu’à Orléans sur l’axe
Bordeaux-Paris. Ce sera le 22e
pavillon du Futuroscope, face
au Palais des Congrès. » TGV,
aéroport, autoroute, nationale, parkings, hôtels … la
future Arena bénéficierait
d'un emplacement idéal.
« Nous sommes aujourd'hui dans une phase prélimi-

naire, assisté par le bureau
d'études pour envisager toutes
les possibilités », détaille Pascale Guittet. Le comité
technique est composé du
cabinet ISC (Ingénierie
Sportive et Culturelle) et
d'avocats. Ces derniers travaillent sur une proposition pour la gestion de la
salle. Le bureau d'études
doit rendre son rapport
pour le 23 juin. Il rencontre
actuellement les possibles
financeurs, les futurs utilisateurs et plus globalement tous les acteurs intéressés par l'utilisation de
cette salle. Un comité exécutif, composé de 7 à 8 personnes dont des élus, visite
d'autres salles en région.
Enfin un comité de pilotage
comprenant Grand Poitiers, les clubs, l'université,
les acteurs du monde culturel … sera réuni. ◆
M. W.

INFO-ÉCO 2 Sport et business
I VII I Info-éco 2

Mai 2017

ECOSCOPE / SYLVAIN MAYNIER Co-fondateur de 3zero5

« Les valeurs du sport sont similaires
à celles de l’entreprise »
Sylvain Maynier

BIO EXPRESS
1977 Né le 8 octobre à Poitiers
1998 Obtient un Deug de sciences économiques et sociales
1999 Devient joueur professionnel de basketball à Vichy et
accompagne le club jusqu'à la pro A
2003 Intègre le club de Saint-Etienne, puis Nanterre
2005 Retour aux sources, rejoint le club de Poitiers comme
amateur et reprend ses études en management du sport
2006 Diplômé, il redevient joueur professionnel avec Poitiers
2010 Atteint les quarts de finale pour les playoffs de pro A
et tire sa révérence
2010 Devient salarié du PB86 en charge des partenariats et
suit des études au CDES de Limoges, il sera dans la même
promo que Zinédine Zidane
2015 Créé son entreprise TeamMate Consulting qui
accompagne les sportifs dans leur parcours de reconversion
2016 S'associe avec David Malescourt et lance 3zero5 une
agence d'événementiels sportifs organisatrice de l'Urban PB,
un tournoi de basket de rue en 3x3

Carrière. Quelle est votre plus belle réussite professionnelle ?
Sylvain Maynier / Dans ma première carrière sportive,
c'est d'avoir participé à la montée du PB86 en pro A. J'ai
rejoint le club comme amateur en 2005, nous devenons
champion de France, en deux ans, nous nous retrouvons
en finale des playoffs de pro B, en 2009 nous sommes
les champions de pro B et en 2010 nous jouons les quarts
de finale des playoffs de pro A. Nous avons évolué à une
vitesse fulgurante, c'était l'effervescence. Aujourd'hui,
je suis jeune dans mon activité et je prends du plaisir à
faire adhérer les personnes autour de ma passion.
Conseil. Quel conseil donneriez-vous à un jeune
entrepreneur ?
S. M. / Je ne suis pas un donneur de leçon, mais je lui
demanderai de bien réfléchir à ce qui le ferait se lever tous
les matins. Nous, les sportifs, nous sommes habitués à
nous dépasser, nous ne supportons pas l'échec, même s'il
nous arrive d'être maladroits, nous sommes persévérants.

“ Nous,
les sportifs,
nous sommes
habitués à
nous dépasser,
nous
ne supportons pas
l'échec,
même
s'il nous arrive
d'être maladroits,
nous sommes
persévérants ”

Motivation. Qu'est-ce qui vous motive dans votre
travail ?
S. M. / C'est d'avancer ! Dans l'événementiel, il a un
part d'adrénaline qui me booste. Organiser l'Urban PB
ou l'European Qualifier à Poitiers c'est stimulant.
Avenir. Quels sont les projets en cours ?
S. M. / J'aimerais développer le sport plus largement
et profiter des valeurs du 3x3 pour imposer le basket là
où il n'est pas attendu et notamment dans le monde de
l'entreprise. Le travail en équipe, le dépassement de soi,
les valeurs du sport sont similaires à celles de l'entreprise.

Mots croisés. Pouvez-vous nous donner trois mots
pour vous définir ?
S. M. / Respectueux, honnête et passionné. ◆
PROPOS RECUEILLIS PAR LYDIA DE ABREU

QUESTIONNAIRE DE PROUST
La qualité que j’apprécie
Fred Vargas et Confucius
chez les autres
Mon film préféré
L'honnêteté
J'en ai trop et ils ne sont pas à
Ce que j'apprécie le plus
mon honneur, c'est “La Cité
chez mes amis
de la peur”, “Les Bronzés” ...
La fidélité
Mes peintres favoris
Ce que je déteste par
Ingres
dessus tout
Mes héros dans la fiction
L'injustice de la vie
James Bond
Mon principal défaut
Mes héros dans la vie
Tête en l'air
réelle
Mon occupation préférée
Les vrais héros ne sont pas
Mes enfants
connus
Mon rêve de bonheur
Le don de la nature que je
Faire avec ce que j'ai
voudrais avoir
La couleur que je préfère
« L'expérience est une
Vert
lanterne que l'on porte sur
Mon plat favori
le dos et qui n'éclaire jamais
Le jambon saulieu
que le chemin parcouru »
Mes auteurs favoris
de Confucius.

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2 entraineurs
enntraineurs 3 titres en 5 ans 10 bénévoles dédiés
25 jeunes 5 jeunnes de la formation dans l’équipe pro
92% de réussite aau bac 350.000 € de budget annuel
La Taxe
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d’apprent
nttissage, qu’est-ce
qu’est
stt-ce que c’est
st ?
• Taxe obligatoire payée par toutes les entreprises indexée sur la massse salariale
s =UL WHY[PL KL JL[[L [H_L LZ[ THP[YPZķL WHY ]V[YL LU[YLWYPZL L[ WL\[ ĸ[[YL ķJOķL ZLSVU ]VZ JOVP_

La formation,
format
ation, pilier du PB86
s -UNHNLTLU[ WYVMV
MVUK K\ JS\I " qMHPYL NYHUKPY SLZ OVTTLZ MH
MHPYL Yķ\ZZPPY SLZ JOHTWPVUZr
• Résultats probants
• Un budget conséquent pour un club de pro B (15%)

STRUCT
ST
STRUCTURE
CTURE PARTENAIRE
PART
RTTENAIRE
s 1ZHHJ KL Sp-[VPSL ķ[HISPZZLTLU[ ZJVSHPYL İ 8VP[PLYZ
acceuillant des jeunes du centre de formation
s 8V\Y HMM
MMLJ[LY ]V[YL <H_L Kp)WWYLU[PZZHNL İ 1ZHHJ KL Spķ[VPSL PUKPX\La SL JVTTL IķUķ JPHPYL


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