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NOTE DE MISE EN SCENE
(rédigée par Vincent Marbeau)

« Une pièce de théâtre, c’est quelqu’un. C’est une voix qui parle, c’est un esprit qui éclaire, c’est
une conscience qui avertit. »
Cette phrase de Victor Hugo résume parfaitement la nécessité que j’ai de participer à la création de
"Condamnée" aujourd’hui. Dans une époque où la jeunesse se perd et peut être tentée par un retour
en arrière avec la montée des extrémismes, c’est notre mission d’éclairer et d’avertir.
Victor Hugo a 26 ans quand il écrit "Le dernier jour d’un condamné". Un texte d’une grande
modernité avec des pointes d'humour féroce. Victor Hugo nous offre un texte qui permet de nous
poser des questions essentielles sur nous et la société que nous voulons. Sans jamais prendre parti,
c’est là le génie de son écriture.
En adaptant "Le dernier jour d’un condamné" en "Condamnée", notre but est de transporter le
spectateur dans la peau et la tête de cette femme, lui faire ressentir l’angoisse, les sursauts d’espoirs
irraisonnés et la folie de cette condamnée, le transporter dans sa cellule.
Pour qu’à la fin, ce soit le spectateur qui décide de la grâce ou non de la condamnée.
Pour y parvenir, les décors seront conçus dans la même optique que les costumes : en préservant
leur originalité mais sans les rendre trop imposants. Le principe qui guide ma démarche est de ne
pas étouffer le spectacle par une surabondance de signes et d’artifices. Cela aurait pour
conséquence, me semble-t-il, de "sur-nourrir" le public, de le mettre à distance et de nous éloigner
de notre but principal : faire entendre la réalité de la pièce, les formidables tensions dramatiques qui
la traversent et son caractère à la fois singulier et universel.
Condamnée, c’est quelqu’un. C’est une voix qui parle, c’est un esprit qui éclaire, c’est une
conscience qui avertit.

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