ETUDE DES CARACTERISTIQUES DES PARTIS 2013.pdf


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Depuis le retour au multipartisme en 1990, le pays a connu
une floraison de formations politiques qui est une expression
de la liberté d'association recouvrée. Le pays a également
connu de nombreuses élections qui ont malheureusement été
des occasions manquées pour l'affirmation d'une bonne
organisation de la vie politique nationale. L'émulation
politique retrouvée n'a pas donné lieu à l'avènement d'une
culture de l'alternance aux postes de responsabilités
politiques comme l'on aurait attendu. De nombreuses
élections organisées se sont transformées en mécanisme de
légitimation du statu quo hérité de l'époque du parti unique.
D'élection en élection, le RDPC consolide la position
dominante qu'il occupait déjà à l'avènement du
multipartisme, un paradoxe qui devrait nous interpeler
d'autant plus qu'au départ, la multitude de formations
politiques adversaires du RDPC était considérée comme une
richesse en hommes, idées et moyens en tous genres pour
affaiblir et vaincre le régime. Nous constatons à regret que la
multitude des partis politiques d'opposition se forme en
même temps que se consolide le régime.
Si l'on peut comprendre le phénomène d'usure qui travaille
contre les partis politiques de l'opposition qui refusent
d'implémenter en leur sein la culture du renouvellement des
personnes comme catalyseur de leur dtynamisme propre, on
doit chercher à comprendre la relation dynamique qui se
manifeste entre la prolifération des adversaires du régime et
la santé recouvrée du RDPC.
Pourqoui au fur et à mésure que l'opposition prend de l'âge, le
RDPC consolide sa domination dans la scène politique et
s'ancre au pouvoir?
Pourquoi les partis politiques de l'opposition, tout en
accédant à une supposée maturité se montrent de moins en
moins aptes à opposer au régime une vigueur qui convainc sur
les possibilités d'éviction du RDPC?
L'évolution des aptitudes des partis de l'opposition à vaincre
le RDPC, qui vont en s'affaiblissant alors que celles du régime
à se maintenir se consolident, devrait imposer aux acteurs
politiques qui rêvent du renversement du régime Biya-RDPC et
Alliés une intense reflexion à l'effet de comprendre les
mécanismes de fonctionnement de ce paradoxe mais surtout
d'élaborer une stratégie efficiente pour atteindre l'éviction du

régime et son remplacement éfficace et durable.

Ces préoccupations m'ont inspirer de regarder un peu ce qui
caractérise les partis de l'opposition d'une manière générale
et surtout ceux qui ont jusqu'ici refusé de collaborer
publiquement avec le système à combattre. Dans cette
optique j'ai choisi d'analyser tout ce que font les partis de
l'opposition dans le cadre du combat contre le régime et qui
ne soit suscceptible d'aliénation, altération ou déformation
par le système électoral ( institution et personnes en charge
de l'expression des suffrages).
Il s'est agi de recueillir toutes les informations sur les partis de
l'opposition qui ont participé aux dernières élections
législatives( 2013) et qui sont des données que ELECAM, la
justice et les malversations électorales ne peuvent influencer:
ces données publiées par ELECAM et l' Assemblée Nationale,
puis mises en forme chiffrée sont donc expressives des
caractéristiques intrinsèques de chaque parti politique. Ces
données renseignent sur les aptitudes des partis de
l'opposition à combattre le régime Biya -Rdpc et à mon avis
doivent fonder l'élaboration objective d'une strategie de
combat contre ce régime dont nous appelons tous le
renversement démocratique.
Les données ont été mises dans des tableaux rendant compte :
1- du déploiement de chaque parti politique ayant
pris
part aux élections législatives de 2013,
2- de la dispersion spatiale des partis de l'opposition
dans l'epexssion de leurs efforts à vaincre le régime
3- de la disponibilité de la ressource humaine nécéssaire pour
opposer au RDPC un combat vigoureux partout où cela est
indispensable
4- de l'utilisation optimale ou non de cette ressource humaine.
Le SDF emporte un intérêt marqué en raison de sa position
dominante parmi tous les parti de l'opposition
non gouvernementale (NG) qui fait que les revelations que les
données laissent transparaître concernant cette formmation
sont encore plus vrai pour tous les autres partis de
l'opposition non gouvernementale.
Rappelons que le Cameroun dispose :
* de 180 sièges de députés: ainsi on attend de chaque parti
qu'il présente aux élections législatives 180 candidats. On se
serait attendu que les 27 partis de

l'opposition globalement présentent
au total 180 x 27= 4860 candidats
contre les 180 candidats du RDPC. Les
22 partis de l'opposition non
gouvernementale auraient dû
présenter 3960 candidats et les 5
partis de l'opposition progouvernementale auraientt dû
présenter 900 candidats.
* 85 circonscriptions électorales qui
constituent le territoire électorale aux
élections législatives. Chaque
circonscription électorale dispose d'un
certtain nombre de sièges à
l'Assemblée nationale: Par exemple la
région du SUD est divisée en 4
circonscriptions électorales dans
lesquelles sont reparties les 11 sièges
de députés de cette région
1- Dja et lobo----------- 5 sièges
2 - Mvila------------------3 sièges
3- Océan-----------------2 sièges
4 - Vallée du Ntem---- 1 siège.
La capacité des partis de l'opposition à
combattre le RDPC sur chaque siège
est donc une caractéristique
importante à analyser, il en est de
même du nombre de circonscriptions
électorales couvertes par chaque parti
qui combat contre le RDPC. Le profil
objectif de chacun des partis de
l'opposition se dégage de ces données
et nous pouvons alors comprendre la
pertinence des certaines
recriminations des partis politiques
notamment l'impact de la fraude
électorale et envisager une reflexion
sur les stratégies à developper pour
vaincre le RDPC.