Méthode d'Olympe Traité du Libre arbitre.pdf


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Introduction
En Lycie, à la fin du III° siècle vivait
l'évêque Méthodios. Etait-il d'Olympe1 –
ainsi qu'on le désigne communément en
Occident, ou de Patare2 comme on le
connaît en Orient ? Cela importe au final
assez p)eu pour lire ses oeuvres, ou du
moins ce qu'il en reste. Car de fait, si
plusieurs de ses oeuvres sont parvenues
jusqu'à nous, que ce soit en grec ou via la
traduction slave, ce ne sont pas des
autobiographies et les données le
concernant sont des plus maigres.
Même les informations sur sa mort, en
martyr, sont contradictoires3. Cela n'a rien
pour surprendre, et il est sans doute
possible de la situer durant la persécution
de Dioclétien. Méthode a ainsi
probablement subi le martyre entre 309 et
311.
De ses oeuvres, seul le "Banquet des dix
vierges" 4 a survécu intégralement en grec.
Pour les autres, il faut recourir, pour
compléter ce qui a été conservé en grec, aux anciennes traductions slavonnes ou arméniennes.
C'est le cas pour le "Traité du libre-arbitre" (Περὶ τοῦ αὐτεξουσίου) : près des trois quarts du
texte grec existe. Aussi, une question s'est posée : fallait-il traduire les parties existantes en
grec et compléter le manquant par le slavon ? Fallait-il traduire le texte slavon, quitte à
indiquer où il diffère du texte grec ? A. Vaillant, professeur à l'Ecole nationale des langues
orientales vivantes, a procédé d'une manière encore différente pour donner sa traduction
française : ayant comparé les parties conservées en grec avec les passages correspondants de
la traduction slavonne, il a pu constater que nombre d'obscurité du textes slave provenaient du
fait que cette traduction était un calque très littéral voire servile du modèle grec. Partant de ce
constat, il a procédé à une rétroversion de ce slavon bourré de constructions grecques vers le
grec de l'ensemble du Traité puis, sur ce texte restitué, a établi sa propre traduction française.
C'est donc la traduction de Vaillant que nous présentons ici5, débarrassée des innombrables
notes philologiques – indispensables dans son édition multilingue, inutiles ici – et des autres
indications liées à la traduction : on ne trouvera ici qu'une traduction simple, tout au plus
agrémentée de quelques notes.
Le traité se présente comme un dialogue entre un "orthodoxe" et un "hétérodoxe", que la
tradition considère comme un Valentinien. Un second "hétérodoxe" intervient aussi, comme
1

Comme le dit Jérôme, mais aussi l'historien Socrate (HE VI.13)
Affirmation qui provient d'un texte de Léonce de Byzance (De sectis, 3. PG, 86, 1213 A). De son côté Jérôme,
(De viri illustribus, 83) le fait évêque de Tyr.
3
Jérôme hésite entre la persécution de Dèce et celle de Dioclétien.
4
SC n° 95
5
Il en existe une autre, à peine antérieure, réalisée par l'abbé Farges "Méthode d’Olympe. Du libre arbitre.
Traduction précédée d’une Introduction sur les questions de l’origine du monde, du libre arbitre et du problème
du mal dans la pensée grecque, judaïque et chrétienne avant Méthode. Paris: Beauchesne (1929).
2