Déclaration liminaire CER du 270717 .pdf


Nom original: Déclaration liminaire CER du 270717.pdf
Auteur: UNSA Hellemmes

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Déclaration liminaire au CER du 27 Juillet 2017

En attendant la rentrée…
Monsieur le Président,
La période de congés protocolaires est déjà bien entamée, et d’ici quelques jours, le grand chassécroisé des vacanciers va s’opérer en nous rappelant que les mobilités sont au cœur des besoins
primaires des populations. SNCF est acteur essentiel des mobilités dans cette période mais aussi tout
au long de l’année quand elle intervient dans le quotidien de millions d’usagers.
Si le modèle du transport ferroviaire doit être robuste, un rapport récent conduit par un comité
d’experts internes et externes nous remémore que le modèle actuel découpé par activités, branches et
filiales peut rendre le service défaillant quand les intérêts des uns percutent ceux des autres, au sein
même du GPF. L’usager-client en étant alors la principale victime collatérale.
Nul doute que la concurrence ne résoudra pas plus cette problématique.
Ce rapport pointe simplement ce que dénoncent les partenaires sociaux depuis déjà quelques années.
Les « dysfonctionnements » d’une organisation saucissonnée dont le rapport tente d’apporter des
pistes de solution pour y remédier d’ici 2022. Soit dans plus de 4 ans.
Alors faut-il reporter à plus tard les maux d’aujourd’hui ? A l’aube de l’ouverture à la concurrence
tant attendue par les libéraux, le temps est-il à la procrastination ?
Ce rapport mets en avant un florilège de diagnostics posés, tels que : « cloisonnement de
l’organisation du groupe », « un nombre de trains prévus inadapté sur certains axes par rapport à ce
que le réseau peut supporter », « disposer d’une fine connaissance des besoins de transport », « une
perte progressive de compétences », « faire progresser encore la culture managériale » , « la
multiplicité des objectifs » « mettre l’accent sur le dialogue avec les autorités organisatrices », « la
robustesse est une notion confuse et peu partagée au sein du groupe ».
Ce rapport commandité par SNCF au regard d’une meilleure compréhension des retards et d’une
qualité de service à retrouver, laisse alors la porte ouverte à une prise de conscience d’un système qui
se veut plus global.
Pourtant, l’inquiétude apparait déjà après les premières réactions de SNCF qui espère à terme que la
« robustesse » pourra bénéficier des évolutions technologiques afin de mieux répondre aux
problèmes du système. Pour l’UNSA Ferroviaire, c’est bien au travers la robustesse des organisations
humaines et de l’apport, à son service, des évolutions technologiques que passera la robustesse du
système.
Selon l’Autorité de la qualité de services dans les transports (AQST), chaque année, le retard cumulé
par l’ensemble des voyageurs se monte à… 3 805 années. D’après les calculs de cette autorité, placée
au sein du conseil général de l’environnement et du développement durable, le taux de régularité des
trains en France n’est que de 80 %, contre près de 90 % selon la SNCF. Donc tout reste à faire !

Alors que l’édition 2017 de la grande boucle du Tour de France vient de toucher à sa fin, l’utilisation
des mobilités douces en est encore à ses balbutiements en France.
Pourtant la bicyclette, associée à d’autres modes comme le train, c’est bon pour la santé et pour la
planète. Mais la pratique est au plus bas et il faudrait que l’Etat donne un bon coup de pédale.
L’intermodalité reste à construire, à fluidifier et à favoriser.
En France, la bicyclette ne représenterait qu’un petit 3 % des déplacements, tous motifs confondus.
Malgré les progrès enregistrés ici ou là, les derniers chiffres nationaux disponibles, publiés en janvier
par l’Insee, sont têtus : en 2015, 2 % des actifs en emploi enfourchaient leur bicyclette pour se rendre à
leur travail, 71 % prenant l’auto. Dans le rayon où le vélo est pertinent (une distance inférieure à 5 km),
la « part modale » de la voiture dans les déplacements domicile-travail reste écrasante. Sur un trajet
compris entre 4 et 5 km, elle est de 74 %, contre 3 % pour le vélo. Sur une distance inférieure à 2 km,
les Français continuent dans 60 % des cas de prendre leur voiture, la part du vélo ne passant qu’à 4 %.
Si c’est au niveau local que les mesures sont concrètement mises en place, il est indispensable qu’une
impulsion forte soit donnée au niveau national, tant sur le plan réglementaire que budgétaire. Dans un
avis publié le 5 mai dernier, le Conseil national de la transition énergétique (CNTE) a ainsi demandé au
gouvernement d’adopter une stratégie pour développer les « mobilités actives » (vélo et marche à pied),
avec pour objectif de porter la part modale de la bicyclette à 12,5 % en 2030. Ce chiffre est inscrit dans
la « stratégie de développement de la mobilité propre », un document d’orientation prévu par l’article
40 de la loi de 2015 sur la transition énergétique, mais il est aujourd’hui purement indicatif.
L’indemnité kilométrique vélo pour laquelle se bat l’UNSA (25 centimes/km), une avancée due au
précédent gouvernement, est facultative dans les entreprises. Quant à son obligation dans le public, elle
dépend d’un décret d’application qui est prêt, mais qui attend la signature du Premier ministre. Pire, le
montant déductible du revenu imposable est plafonné à 200 euros.
Alors que les avantages du vélo en matière économique, écologique et bien plus encore de santé
individuelle et collective sont rappelés à longueur de rapports, le rééquilibrage des aides fiscales entre
la petite reine et l’auto, entre autres mesures pour mettre « en marche » la mobilité active, sera-t-il un
sujet pour le nouveau gouvernement ? Le 10 juin, Emmanuel Macron se faisait photographier à
bicyclette dans les rues du Touquet. Peut-être un signe.
Dorénavant, dans le contexte d’une vignette CRITAIR qui va s’imposer sur la métropole Lilloise et
d’une Indemnité Kilométrique Vélo dont SNCF Mobilités devrait pouvoir la mettre en place pour ses
salariés et donner l’exemple demain dans son Plan de Déplacement Entreprise, tous les signaux faibles
sont au vert.
Enfin pendant la période de travaux que l’on connaît, à partir du 1er Septembre l’exploitation de la
ligne St Pol-Etaples par une compagnie de bus externe à SNCF laisse planer des relations « atypiques »
avec le Conseil Régional. En effet dans un contexte économique, celui-ci a retenu le choix d’une offre
de substitution routière au travers la Régie régionale Transports 62, appartenant par le passé au conseil
général du Pas de Calais. La tarification de cette offre par bus oscillerait alors entre 1 et 10€ en
fonction de la clientèle occasionnelle ou abonnée.
Pourtant de nombreuses questions restent en suspens, malgré la mise en œuvre de cette nouvelle offre
dès la rentrée. De l’information des agents SNCF de la vente et de l’escale, en passant par les titres
scolaires et boursiers, sans oublier le stationnement des cars « en sécurité » et la prise en charge des
Personnes à Mobilté Réduite, l’UNSA Ferroviaire déplore de trop nombreuses inconnues pourtant
cruciales pour l’efficacité de l’offre. L’interrogation demeure sur la bonne prise en compte de ces
éléments dans la période estivale en cours.
Nous vous remercions pour votre attention.

La délégation UNSA Ferroviaire


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