DANS L'ETERNITE DE NOS COEURS.pdf


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Pour que l’un ou l’une d’entre vous, peut-être, un jour, ait l’idée d’en tirer quelque
chose…ou pour que vous sachiez ce que nous avons été, ce que nous sommes, ce que nous
avons vécu, vu, ce que nous aurions voulu être et que nous avons raté.
Heureux ou malheureux, nous le sommes toutes et tous mais il reste le souvenir.
J’écrirai donc ici comme mon esprit se souviendra, sans ordre ni classement…
A vous de remettre en place ou de détruire…

Détruire tes œuvres, oh que non Mamie ce serait te tuer une seconde fois !
Si cela n’intéresse pas d’autres toute cette poésie que tu as laissé en héritage, eh bien moi
si je l’aime ! … depuis toujours elle m’enivre elle m’enchante elle m’attrait elle m’émeut elle
me touche au plus profond de mon âme elle vit en moi elle fait partie de mon existence
aussi.
Si douloureuse est ta perte, déjà une année et pourtant c’est comme si c’était hier que tu
nous laissais.
Et tous ces mots enfouis dans ce carton, je ne peux les laisser souffrir de solitude tout comme
toi dans les derniers instants de ta vie…
Alors je vais les sortir je vais les éparpiller je vais leur laisser la liberté, tous tes mots, je vais
les coucher sur le papier pour les graver les tatouer dans le confins de l’éternité.
Il faut cesser de les enfermer de les cacher, il faut les faire exister pour autrui…..

Ce fut je crois le 5 décembre 1923, une petite maison, La Fère.
On y entre par une petite porte presque au bout de la rue en descendant une marche (elle
existe encore).
Une petite pièce avec un poêle flamand, noir, je crois, il y a du feu.
A côté, par une petite située au milieu du mur opposé, on entre dans une grande pièce et
on aperçoit un grand lit métallique.
Une femme est appuyée sur le bout du lit de ses deux avant bras.
Autour, des gens…C’est flou…
La femme souffre, je le vois, les gens parlent, je ne bouge pas…
Cette femme, c’est ma mère.

8 Décembre 1925 :
Une grande maison aux murs de brique noircis par la fumée des usines.
Une immense pièce avec un grand lit, un petit lit de bois, un autre lit où je dors avec
Paulette…
Des gens, des gens, des gens…tante Louise…Oh ses yeux !
Et puis, le curé, des gamins, et on emmène une petite caisse…

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