Bulletin Alerte viol Juillet 2017 .pdf


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122 ALERTEVIOL

!

Bulletin d’information du Bureau du Représentant Personnel du Chef de l’Etat en charge de la lutte contre les violences sexuelles et le Recrutement des enfants

Editorial

Vernissage du Bulletin des arrêts
de la Haute Cour Militaire sur la lutte
contre les violences sexuelles

Mme J.
Mabunda
entourée du
Président
Ali Bongo
du Gabon
et de M.
Smail
Chergui.

L

e numéro spécial du Bulletin des
arrêts de la Haute Cour militaire
en matière lutte contre les violences sexuelles vient de paraître. Le
vernissage de cet ouvrage a eu lieu
le 3 juillet 2017, en marge du 29ème
Sommet des Chefs d’Etat et des Gouvernements de l’Union africaine, tenu
à Addis-Abeba, capitale éthiopienne,
en présence notamment du Président
Gabonais, M. Ali Bongo Ondimba et du
Commissaire Paix et Sécurité de l’Union
africaine, M. Smail Chergui. Ecrit par des
magistrats de la Haute Cour Militaire
de la RD Congo en partenariat avec le
Bureau du Représentant Personnel
du Chef de l’Etat en
charge de la lutte
contre les violences
sexuelles et le recrutement d’enfants,
cet ouvrage permettra d’accéder aux
informations
juridiques et judiciaires
susceptibles d’assurer la visibilité des
actions menées par
la justice militaire

congolaise dans sa quête permanente
de la lutte contre l’impunité.
Il met par ailleurs en exergue les efforts
inlassables et la détermination du gouvernement congolais à combattre cette
nouvelle forme de criminalité, dont la
politique vise la tolérance zéro.
Soutien de l’UA
«Je suis fière de lancer un livre qui met
en lumière les efforts menés par nos
magistrats pour protéger les femmes de
ce fléau», a déclaré le Représentant Personnel, Mme Jeanine Mabunda, lors de
la cérémonie du lancement officiel du
Bulletin à Addis-Abeba. (Suite en P2)

Crédits photos : BRP

L

e m o is d e ju ille t 2 0 17 a été m arqué par
un e in t e n s e a c t iv it é m en ée par l e Bu r e a u d u R e pr é s e n t a n t P e r s o n n el d u Ch ef
d e l’E t a t e n c h a r g e d e la lu tte c o n tre l es
v iole n c e s s e x u e lle s e t le r ec rutem en t d es
e n f a n t s , e t pa r la J us t ic e mi l i tai re c on go la is e , q ui a t r a it é d if f é r e n tes af f ai res d e
c r im e s d e g ue r r e , d e pill ages , d e vi o l s
e t v io le n c e s s e x ue lle s c om m i s par d es
h o m m e s e n u n if o r m e , po l i c i ers o u m i l i t a ir e s .
A Ad d is -Ab e b a ( E t h io pie ) , en m arge d u
2 9 è m e So m m e t d e s C h e f s d ’ Etats et d e
g o uv e r n e m e n t s d e l’U n io n af ri c ai n e, l e
R e pr é s e n t a n t P e r s o n n e l, Mm e Jean i n e
M a b u n d a a c o -o r g a n is é a v ec l e Co m m i s s a ir e P a ix e t Sé c ur it é d e l ’ UA , M. S m ai l
C h e r g ui, la c é r é m o n ie d e vern i s s age d u
B u lle t in d e s a r r ê t s d e la Haute Co ur m i l i t a ir e e n m a t iè r e lut t e c o n tre l es vi o l en c es
s e x ue lle s . C e t o u v r a g e met en exergue
le s e f f o r t s in la s s a b le s e t la d éterm i n ati on
d u g o uv e r n e m e n t c o n g olai s à c o m battre
c e t t e n o uv e lle f o r m e d e c r i m i n al i té.
Au pa y s , à M a ib a n o , v illa g e d u terri to i re
d e K a le h e , la C o ur m ilit a i re d u S ud - Ki vu
a c o n d a m n é le C o lo n e l J ul es Beker à 10
a n s d e pr is o n f e r m e po ur cri m e d e guerre
( v io ls , pilla g e s e t a ut r e s f ai ts graves )
c o m m is pa r s a t r ou pe e n 2015, l ors d ’ un e
o pé r a t io n d e r o ut in e . C e jugem en t es t un
a c t e f or t q ui d é m o n t r e q ue l a l utte c o n tre
l’im pun it é à l’é g a r d d e s a uteu rs rec o n n us
c o upa b le s d e c e g e n r e d e c ri m es n ’ es t pas
un v a in m ot , e t c e , q ue l q ue s o i t l eur ran g.
Ain s i à G o m a ( N or d -K iv u) , un pro c ès a
é t é o u v e r t c o n t r e s ix pr é v en us , m i l i tai res
e t po lic ie r s , po ur s u iv is po ur vi ol s m as s if s c o m m is e n 2 0 10 d a n s l e terri to i re d e
Wa lik a le , v illa g e d e L u v un gi . D e m êm e à
K a le m ie , la C o ur m ilit a ir e d e l ’ ex- Katan ga
a t e n u u n pr o c è s q ui a a b o uti à l a c on d am n a t io n d e d e ux a d jud a n t s d es FA RD C po ur
v iol d ’e n f a n t s e t v io ls r é pétés avec vi o le n c e .
Da n s le K a s a ï C e n t r e , c ’e s t po ur préven i r
c e s g r a v e s c r im e s q u e le Co m m an d an t d u
R é g im e n t , le C o lon e l Is a a c S af ari I ragu h a,
a s ig n é l’Ac t e d ’e n g a g e m e n t qui l ’ o bl i ge à
lut t e r c o n t r e le s v io le n c e s s exuel l es d an s
c e t t e pa r t ie d u pa y s . C e s ac ti vi tés s o n t l a
pr e uv e d e la d é t e r m in a t io n d e l a RD Co n go
d e m e t t r e f in à l’im pun it é d o n t j ou i s s en t
le s a u t e ur s d e s c r im e s d e vi ol s , vi o l en c es
s e x ue lle s e t a ut r e s a c t e s i n h u m ai n s , qui
t e r n is s e n t l’im a g e d u pa y s .

N° 02 - juillet 2017 - +243 84 119 2657 - info@stopdrcsexualviolence.com
Rédaction : InterCongo Media

Lutte contre l’impunité

Imprimé à Kinshasa

J ean i n e Mabun d a

Illustration et Infographie : Michaël M.

122

N°02 Alerte
2
Viol !

News

Lutte contre les violences sexuelles et le recrutement des enfants-soldats

Kasaï Central : les FARDC se mettent en ordre utile pour
atteindre les objectifs assignés par le Chef de l’Etat

L

es Forces Armées de la République Démocratique du Congo
«FARDC» sont résolument engagées dans la lutte contre les violences
sexuelles dans notre pays. Un signal
fort a une fois de plus été donné le 7
juillet 2017, avec la signature de l’Acte
d’engagement par le commandant du
régiment affecté dans la province du
Kasaï Central. Le Général MOYA venu
de Kinshasa, spécialement pour cela,
était accompagné de quatre autres
personnes, pour rassurer les civils sur
la sensibilité nouvelle de l’armée face
au respect des droits de l’Homme.
La ville de Kananga, chef-lieu de ladite
province et certaines localités environnantes du Kasaï central, ont vécu
des atrocités du fait des violences,
perpétrées par des miliciens de Kamwina Nsapu. Les vestiges des actes
de méchanceté, de destructions méchantes sont visibles, sans compter
les nombreuses victimes et autres
déplacés qui ont payé le prix fort de
cette guerre qui ne dit pas son nom.
Formation militaires
A Kananga, 283 hommes de troupes
qui ont, en même temps, bénéficié
d’une formation sur un nombre initialement prévu de 50 hommes. Cette
formation fait suite à la visite, au
mois de juin dernier, du Ministre de
la Défense et de Madame le Représentant Personnel à Kananga, dans
le Kasaï Central. Il y a eu matérialisation des engagements pris face à la
population, qui voulait être rassurée
sur les bons comportements des militaires. C’est le sens même de cette
formation. Au regard de la qualité de
la matière, les éléments de l’armée,
contrairement à leurs habitudes, ont
posé des questions au Général, manifestant ainsi leur intérêt à la formation.
La symbolique de l’acte d’engagement signé devant les troupes démontre à suffisance l’implication des
FARDC de participer à la lutte contre
les violences sexuelles. Aussi, les
hommes des troupes ont été mis devant leur responsabilité à l’occasion
de la parade militaire qui a eu lieu au
camp Bobozo.
Le Service d’Education Civique et
d’Actions Sociales «SECAS» a bénéficié de la collaboration du Bureau du
Représentant Personnel du Chef de
l’Etat en charge de la lutte contre les
violences sexuelles et le recrutement
des enfants, pour l’organisation de
cette activité qui s’est tenue en présence des autorités locales et des

Une vue
des participants à
la formation

représentants de l’UNICEF, CICR et
OCHA.
Il est important de signaler que le
Bureau du Représentant Personnel
du Chef de l’Etat en charge de la lutte
contre les violences sexuelles et le recrutement des enfants n’est pas à sa
première du genre. Plusieurs séances
de formation et d’information ont
déjà été organisées en faveur des
chefs religieux et coutumiers des différentes provinces de la RDC, réunis à

Kinshasa, des bourgmestres et bourgmestres adjoints de la ville de Kinshasa mais aussi des Commandants et
Commandants adjoints de la Police
Nationale Congolaise « PNC », sur la
lutte contre les violences sexuelles et
celles basées sur le genre.
Aujourd’hui, la RDC veut devenir un
modèle en termes de partage d’expérience sur la lutte contre les violences
faites aux femmes et la protection
des enfants lors des conflits.

Publication du Bulletin des arrêts
de la Haute Cour Militaire

(...) Le Commissaire Paix et Sécurité
de l’Union Africaine (UA), Smail
Chergui a salué les efforts menés
par Mme Mabunda pour parvenir
à ces résultats. «La Commission de
l’Union Africaine réitère son soutien
pour mettre fin à ce fléau, dans tout le
territoire de la RDC», a-t-il assuré.
Le lancement de cet ouvrage vient
peu de temps après la publication du
rapport 2016 des Nations Unies, qui a
rapporté une diminution de 85% des

cas enregistrés de violences sexuelles
liées aux conflits en RDC au cours des
trois dernières années.
Préfacé par Zainab Hawa Bangura,
Directrice pays d’ONU Femmes, cet
ouvrage paru aux éditions L’Harmattan, est une compilation des décisions rendues par la Justice militaire
en matière de lutte contre les violences sexuelles. Il s’agit donc d’un
ouvrage de jurisprudence de grande
importance dans ce domaine.

News

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N°02
Alerte
3
Viol !

Kalehe/Sud-Kivu

Le Colonel Jules Beker condamné à 10 ans de prison
ferme pour crimes de guerre commis par sa troupe

L

a Cour militaire du Sud-Kivu
statuant en matière de crimes
de guerre par viol et pillages, a
condamné à 10 ans de prison ferme,
le 29 juillet 2017, le Colonel Jules
Beker Ndenio, en sa qualité de chef
militaire, pour n’avoir pas dénoncé,
empêché ou réprimé les actes commis par les militaires sous son commandement. Les actes commis par
les militaires sous la responsabilité du
Colonel condamné s’étaient déroulés
dans la nuit entre le 20 et 22 septembre 2015, dans le village de Musenyi, qui se situe aux bords du haut plateau de Kalehe. Ce procès s’est tenu
du 14 au 29 juillet 2017 à Maibano. La
Cour s’est donc déplacée de Bukavu
à Maibano facilitant ainsi l’accès des
victimes à la justice.
Le Premier président de la Cour militaire, le Colonel Jean-Michel Kabeya,
a prononcé l’acte de condamnation
du Colonel Beker devant la population de Maibano, les représentants
des ONGs nationales et internationales œuvrant dans le domaine des
droits de l’Homme et les observateurs de la Monusco.

Une leçon aux autres officiers
L’Auditeur supérieur militaire du SudKivu, le Colonel Roger Wavara Kadoroti, a déclaré à l’issue de ce procès
que le jugement rendu allait servir de
leçon aux autres officiers des FARDC,
qui prennent à la légère leur métier.
"Nous sommes très satisfaits de l’arrêt
rendu par la Cour militaire du Sud-Kivu,
parce que les faits étaient très graves.
Il (Colonel Beker) mérite cette peine."
Il a rappelé que ce procès avait un
caractère pédagogique (éducatif), à
la fois pour les officiers ou militaires

qui tenteraient d’imiter ces comportements.
Les faits imputés remontent en septembre 2015. Lors d’une opération
de routine des FARDC, quelques militaires indisciplinés ont commis des
actes de viol, des actes de pillage et
autres faits graves. Faute d’avoir arrêté les éléments concernés, le parquet
militaire a appliqué le principe de la
responsabilité du supérieur hiérarchique, ainsi a été arrêté le Colonel
Jules Beker.
Des habitants de Maibano ont aussi manifesté leur satisfaction à la
condamnation de cet Officier de
haut rang des FARDC. "Ce jugement
va interpeller les militaires à la bonne
conscience vis-à-vis de la population",
a indiqué le Révérend Pasteur Sosthème Mapendano, qui a émis le vœu
de voir d’autres audiences foraines du
genre être organisées dans d’autres
parties du pays qui ont connu des
exactions et crimes similaires.
L’organisation de cette audience foraine a été facilitée par les partenaires
de la RD Congo : le PNUD, la Monusco
et Avocats Sans Frontières.

Nord-Kivu

Six prévenus, militaires et policiers, poursuivis pour
crimes contre l’humanité, pillages, viol, etc.

L

a Cour militaire opérationnelle
du Nord-Kivu siégeant à Goma
en matière de viols et violences
sexuelles, a ouvert ses audiences le
22 juillet 2017. Six prévenus étaient
devant la barre, tous poursuivis pour
crimes contre l’humanité, pillages,
viols et autres actes inhumaines. Il
s’agit du Colonel Mateso Tshenda
Jean de Dieu, prévenu de viol d’enfant, du Sous-commissaire principal
Assani Bin Radjabu prévenu de viol
d’enfant, du soldat de premier classe
Ubuyeme Augustin, prévenu de viol
avec menace, de l’Adjudant Bizimana Mayisa, prévenu de viol avec
violence, de Nzitonda Séraphin alias
Lionso, prévenu de crimes contre
l’humanité par viol, participation à
un mouvement insurrectionnel et de
Mayele et consorts.
Le premier dossier instruit, celui de
Nzitonda Séraphin alias Lionso, a permis de confirmer lors de l’audience
foraine du 22 juillet tenue à l’audito-

rat militaire garnison de Goma, l’identité du prévenu, après quatre jours de
report à la demande de la défense.
Le Colonel Paulin Ntshaykolo, Premier Président de la Cour militaire du
Nord-Kivu, a confirmé que Nzitonda
Séraphin était réellement la personne
recherchée. «C’est pour les mêmes
faits (crimes contre l’humanité par
viol, participation à un mouvement
insurrectionnel) que Nzitonda Séraphin alias Lionso est poursuivi dans
la même cause à charge de Mayele et
consort», a déclaré le Colonel JeanPierre Ntshaykolo. La Cour a ordonné
la jonction des deux causes.
Respect des droits de la défense
Nzitonda Séraphin est accusé d’être
parmi les présumés commanditaires
des viols massifs commis le 30 juillet
et 2 août 2010 dans le village de Luvungi, territoire de Walikale. Il avait
été arrêté en 2016 et transféré de la
prison d’Angenga à celle de Ndola à
Kinshasa en septembre 2016, puis

à la prison de Munzenze à Goma en
mars 2017. L’Auditorat supérieur opérationnel du Nord-Kivu l’a envoyé devant le juge le 18 juin 2017.
Après audition du prévenu Zitonda
qui a nié tous les faits portés à sa
charge, l’instruction de ce dossier a
été remise à un mois, à la demande
de sa défense, pour permettre à
celle-ci d’entrer en contact avec les
témoins des victimes. C’est à l’issue
des réunions de travail entre le BRP
et le ministère de la défense le 22 mai
et 18 juillet 2017 que le traitement de
ce dossier a été accéléré.
D’autres dossiers ont également été
instruits contre des militaires et policiers, poursuivis pour viols, meurtres,
viol avec menaces et autres crimes
contre l’humanité perpétrés dans le
territoire de Walikale. Ces dossiers
sont instruits «dans le respect des
droits de la défense des parties au
procès», a tenu à souligner le Colonel
Paulin Ntshaykolo.

122

N°02 Alerte
4
Viol !

Près de chez vous

RDC : un des leaders du monde en matière de défense
des droits de la femme, selon l’ONU

L

a secrétaire générale adjointe de
l’ONU en charge des violences
en période de conflit, Amina
Jane Mohammed, a déclaré le 25 juillet à Kinshasa, que la RDC constitue
un exemple, un des leaders du monde
par rapport aux prévisions constitutionnelles relatives aux droits de la
femme.
Elle fait cette déclaration à l’issue
d’une séance de travail que la délégation qu’elle a conduite en RDC,
a eue avec les présidents des deux
chambres du parlement , Aubin Minaku de l’Assemblée nationale , et
Léon Kengo wa Dondo du Sénat.
Pour les Nations Unies, la RDC, après
les Etats Unis, le Rwanda et d’autres,
est quatrième pays au monde, un des
Top 5 sur 193 pays en matière des
droits et de l’égalité de l’homme et
de la femme.
Mme Amina J. Mohammed a encouragé, à ce sujet, la RDC à aller de l’avant
dans la voie de la protection des victimes des violences sexuelles, en
dépit des défis « énormes auxquels le
pays fait face». Dans ce contexte, les
Nations Unies sont prêtes à apporter
leur appui concernant des réformes
dans ce domaine et pour combattre
les violences sexuelles.
Soutien de l’ONU
Dans ce cadre, les Nations Unies
trouvent le rôle très important du parlement pour aider le gouvernement à
initier de lois qu’il faudra mettre en
œuvre. L’Onu est très heureuse de
soutenir les aspirations et les priorités du peuple congolais.
A cette occasion, le président Aubin
Minaku a peint le tableau l du parlement de la RDC, un pays aux dimensions continentales avec ses neufs
voisins. Il a évoqué la transition électorale et des fondamentaux de l’Etat

en train d’être établis, avant de parler des prochaines élections pour
lesquelles 35 millions d’électeurs sur
les 45 millions attendus ont déjà été
enrôlés, avec le soutien logistique
de la Monusco. L’optimisme est permis, notamment avec la signature de
l’Accord du 31 décembre 2016 et l’installation du CNSA, qui va devenir définitive avec la loi organique qui sera
adoptée par le parlement au mois de
septembre.
Concernant, l’intégration de la
femme dans le processus électoral,
les dispositions légales sont contraignantes. Le représentant spécial du
secrétaire général des Nations Unies
en RDC, Maman Sidikou, et d’autres
responsables onusiens dont le directeur exécutif de l’Onu-Femme ont
pris part à cette rencontre. (Source :

La Libre Afrique, 20 juillet 2017.)

Kalemie

Des adjudants condamnés pour viol
d’enfants et viols répétés avec
violence

L

a Cour militaire de l’ex-province
du Katanga, siégeant en chambre
foraine en matière répressive, dans
la salle d’audience de l’Auditorat
militaire de Kalemie, a condamné le
7 juillet 2017, les adjudants Ngonga
wa Ngonga pour viol d’enfant, et
Monga Ngoyi (alias Rasta) pour viols
répétés à l’aide de violence. L’adjudant Monga avait déjà été condamné
par le Tribunal militaire de garnison
de Kalemie siégeant en chambre
foraine à Manono, le 17 janvier 2011,
à 15 ans de servitude pénale principale, et au paiement de un million de
Fc d’amande et l’équivalent en Fc de
3000 dollars Us.
Statuant par défaut, la Cour a par ail-

leurs déclaré irrecevable, l’appel du
Commissaire principal Katolo Kitamba, pour défaut de qualité.
Les arrêts ont été rendus à la grande
satisfaction des parties civiles. Elles
estiment que la Cour militaire du
Katanga a joué son rôle en décourageant tous les hommes qui seraient
tentés de commettre des actes de
viol sur les enfants ou les personnes
adultes.
Venu à Kalemie pour connaître
d’autres affaires, les membres de la
Cour militaire du Katanga conduits
par son président, le Lieutenant-Colonel Kabeya, ont tranché les affaires en
cause à la satisfaction du public qui a
assisté aux audiences.


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