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31e année

n°07 - Septembre 2017
GRATUIT

www.info-eco.fr
INFORMATIONS ÉCONOMIQUES DU POITOU ET DES CHARENTES • 1ER MENSUEL RÉGIONAL INDÉPENDANT

AGROALIMENTAIRE

Les saveurs de l’été
qui cartonnent
ALIMENTATION

ENTREPRISES

Crêpière ou glacière,
elles ont choisi
la vente ambulante

La viticulture
en Nouvelle-Aquitaine

Deuxième région viticole de France, la Nouvelle-Aquitaine est la première en
nombre de signes de qualité. Le Haut-Poitou est la plus au Nord des appellations
néo-aquitaines et sans doute le plus petit terroir, mais il résiste et s’affirme. Le
discret Domaine Gardrat en Charente-Maritime va passer en bio en 2019. PAGES 2 À 5



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Dans sa crêperie La Barite, Mathilde Jarry parcourt
la Vienne. Derrière la Pin Up Givrée, il y a Marine
Raiffé et ses glaces au lait de chèvre. Elles ont toutes
les deux à cœur de travailler avec le local. PAGES 8 & 10



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Vie des Territoires
I 2 I Info-éco Septembre 2017
VITICULTURE — NOUVELLE-AQUITAINE

Prêts ? Dégustez !
Si septembre est le mois de la rentrée, c’est aussi
celui des vendanges et des foires au vin. La
Nouvelle-Aquitaine est la deuxième région
viticole de France en surface, elle est la première
concernant les vins sous signes officiels de qualité.
L’appellation d’origine protégée Haut-Poitou est le
plus au Nord des terroirs néo-aquitains. Elle est
sans doute également l’un des plus petits, mais
résiste et s’affirme. Les appellations permettent
d’identifier un territoire et de valoriser le savoirfaire des producteurs. la Rédaction d’Info-éco en a
rencontré trois d’entre eux : le Domaine de la Tour
Beaumont qui s’inscrit dans une démarche de
développement durable, le Domaine de la
Rôtisserie qui attache beaucoup d’importance à la
vente directe et celui des Renardières, qu’Isabelle
Bureau vient de lancer. En Charente-maritime le
discret Domaine Gardrat passera en bio en 2019.
Les vacances sont finies et septembre fait place à
la rentrée. Pour faire durer encore un peu le plaisir,
le soleil s’invite dans vos assiettes.
En boissons, vous pouvez déguster, une limonade
artisanale ou un cola d’Oléron. Il y a aussi les Bières
de Montmorillon qui renaissent après 55 ans
d’arrêt. Ou alors un petit whisky, de la distillerie
Bercloux, le seul de Charente-Maritime.
Pour la glace, L’Angélys mise tout sur les goûts et
souhaite lancer une gamme bio pour 2018. Plus
atypique, la Pin Up Givrée parcourt le Marais
Poitevin et ses environs à bords de sa caravane
vintage pour faire découvrir ses glaces au lait de
chèvre aux papilles curieuses.
Elle aussi met en avant les produits locaux,
Mathilde Jarry, dans sa crêperie ambulante La
Barite propose des galettes salées ou sucrées.
Côté agriculture, le melon reste l’un des produits
préférés de l’été. Au nord de la Vienne, Val de
Sérigny est l’un des acteurs les plus importants du
secteur et fournit cette année Mc Donald’s.
David et Emilie Blot ont décidé pour valoriser leur
maïs de créer un pop-corn local et fun, idéal pour
l’apéro ou une séance de ciné. L’éleveur de
crevettes, Frédéric Madoux est l’un des seuls à
faire éclore ces crustacés.
En cette rentrée, n’oubliez pas de parcourir les
conseils de Patrice Lemonier, directeur de la
communication au Groupe la Poste pour
reprendre le contrôle de votre communication.
Enfin, pourquoi ne pas rejoindre le géocaching,
pour mettre un peu de piment dans vos balades
en famille. Avec Terra Aventura, collectionnez les
Poïz.
Bonne dégustation et bonne lecture,
Mathilde Wojylac

INFO-ÉCO
Siège social : Public Media
5 impasse du Moulin, 86700 Payré
Informations économiques et échos du Poitou-Charentes
Fondateur : Michel Geniteau
Directeur de publication / Rédacteur en chef : Roger Anglument
Rédactrice en chef adjointe / Responsable de la rédaction :
Lydia De Abreu
Rédaction : Mathilde Wojylac
Contact :
Adresse : 48 rue Jean-Jaurès, 86 000 Poitiers
Tél. : 05 49 42 74 30
Mail : info@publicmedia.fr
Site : www.info-eco.fr
Facebook : Info-eco.fr et Twitter : @infoecofr
Publicité : ComWest 2 au 06 81 14 22 06
Abonnement : 99 euros pour un an
Tél. : 05 45 31 06 05
Imprimerie : L'Éveil - 43 000 Le Puy-en-Velay

L’appellation Haut-Poitou
résiste et s’affirme
Depuis 2011, les viticulteurs du nord de la Vienne bénéficient
de la reconnaissance de l'appellation d'origine protégée Haut-Poitou.
Gilles Morgeau est le président de l'organisme
de gestion de l'appellation.
Info-éco / Aujourd'hui,
l'appellation concerne
combien de producteurs ?
Gilles Morgeau / Trentetrois viticulteurs sont
concernés par l'appellation, pour 130,5 hectares
de terrain. Mais plus de la
moitié de producteurs sont
des apporteurs de raisins
pour VitiPoitou et Ampelidae. Il y a une douzaine de
producteurs autonomes.
Info-éco / Quels sont les
cépages concernés ?
G. M. / En rouge, nous
avons le cabernet franc, en
blanc le sauvignon et le fié
gris et en rosé le gamaycabernet. Nous avons la
chance d'avoir les trois
couleurs sous notre appellation et d'ainsi constituer
une gamme qui peut
contenter différents palets.
Info-éco / Que représente
l'appellation pour le territoire ?
G. M. / C'est une force

considérable, un atout
indispensable pour la promotion de nos productions. L'AOP est certes une
contrainte, avec un cahier
des charges précis et des
contrôles, mais nous nous
sommes battus pour l'obtenir, pour avoir ce territoire de liberté. Le chemin
parcouru a été long depuis
son obtention en 2011.
L'AOP a l'avantage de n'appartenir à personne, elle
est liée au territoire. Des
parcelles ont été sélectionnées et la vigne implantée
permet d'obtenir un vin
sous appellation d'origine
contrôlée. Chaque viticulteur peut en toute liberté
choisir ou non, en respectant le cahier des charges,
de produire un vin du
Haut-Poitou. Contrairement à une marque, l'AOP
appartient au territoire et
aux hommes qui la mettent en œuvre. L'appellation est immatérielle, elle
permet la valorisation du

savoir-faire des producteurs.
Info-éco / Quel est pour
vous le défi le plus important ?
G. M. / Nous sommes
concernés par le vieillissement des opérateurs. Il y a
souvent absorption des
terres par un voisin, mais
cela est vrai pour toutes les
filières agricoles. Nous
avons quand même
quelques jeunes qui se
mettent à replanter. C'est
très positif. L'avenir est à

construire chaque jour. Il y
a un travail et un renouvellement constants. Nous
sommes sur une légère
augmentation des surfaces, pour une dizaine
d'hectares supplémentaires. Mais nous n'avons pas
encore assez de production pour répondre à toute
la demande. La difficulté
serait plutôt de gérer ce
manque tout en assurant
une continuité auprès de
nos clients. ◆
PROPOS RECUEILLIS PAR
MATHILDE WOJYLAC

FILIÈRE — RÉGION

La Nouvelle-Aquitaine,
2e région viticole de France

A

vec 216 000 hectares de
vignes en production en
2016, soit 30 % du potentiel
national, la viticulture en NouvelleAquitaine occupe la deuxième place
au niveau national en termes de surfaces viticoles, juste derrière l'Occitanie. Si le territoire est la deuxième
région viticole française en surface,
elle est la première région productrice de vins sous signe de qualité
(pour les deux-tiers) et à eaux-devie (majoritairement du Cognac).
Les surfaces conduites en modes
biologique regroupent 5 % du vignoble. Les deux tiers sont localisées en
Gironde. Les vins aptes à la production de Cognac peinent à s'orienter
vers le bio. Seul 1 % du vignoble
concerné y adhère.
En 2016, la production régionale
de vin s'établit à 16 millions d'hectolitres. Elle se répartit entre environ
40 % d'AOP, 2 % d'IGP, 2 % de vins
sans indication géographique et 56 %
de vins aptes à produire une eau-devie de vin. La Charente et la Gironde
concentrent 95 % de la production
régionale.

La valeur de production, tous vins
confondus, est estimée à près de 3,6
milliards d'euros, soit 6 % de la ferme
France et 30 % du potentiel viticole
métropolitain. Après avoir fortement
chuté entre 2000 et 2013, la viticulture d'appellation retrouve des couleurs entre 2014 et 2016 s’établissant
à 2,3 milliards d'euros. Les vins et
spiritueux sont les premiers contributeurs aux exportations régionales,
avec 4,5 milliards d’€ en 2016. La
NouvelleAquitaine conforte sa première place des régions françaises à
l'export, devant la région Grand-Est.
Au niveau régional, cette valeur
représente ainsi plus du double de
celle réalisée par la filière aéronautique. Un niveau porté principalement par les excellents résultats des
Cognac qui ne cessent de progresser
depuis trois ans.
Si la Nouvelle-Aquitaine est la première région en termes d’emplois
agricoles, c’est essentiellement grâce
au poids de sa filière viticole. Cette
dernière emploie près de 72 000 salariés, soit 24 000 équivalents temps
plein auxquels il convient d'adjoin-

dre près de 15 000 emplois familiaux,
chefs d'exploitation compris. Concernant son salariat, elle truste les premières places des régions françaises,
qu’il soit permanent saisonnier ou
externalisé. Le recours aux contrats
de travail à durée indéterminée (CDI)
est deux fois plus marqué que dans
le reste de la viticulture française. La
part des agents de maîtrise et d'encadrement est élevée. La viticulture
de Nouvelle-Aquitaine emploie à elle
seule 45 % des cadres viticoles nationaux.
D’ici dix ans, la moitié des exploitations vitivinicoles de NouvelleAquitaine devraient changer de chef.
Même constat pour le salariat permanent, où la moitié de l’effectif est
composé de quinquagénaires. L'outil
de formation, adossé à la filière, est
bien implanté et performant. Il fait
de la NouvelleAquitaine la première
région pour la formation viticole
devant Grand Est et Occitanie, en termes d’effectifs comme d’établissements. ◆

Source : Agreste Nouvelle-Aquitaine, juillet
2017

Vie des Entreprises
I 3 I Info-éco Septembre 2017
VITICULTURE — BEAUMONT-SAINT-CYR / 86

Le Domaine de la Tour Beaumont
mise sur le Haut-Poitou
Entre vente directe et export, les vins du Haut-Poitou ravissent les papilles des particuliers comme des
professionnels, décrochant souvent des distinctions. Le Domaine s’est engagé dans une démarche durable.

P

ierre Morgeau est
la 5e génération à
la
tête
du
Domaine de la Tour Beaumont. Tombé dedans
quand il était petit, la passion des vignes l'a toujours suivi. Après un BTS
viticole au lycée agricole
de Mâcon, il poursuit sa
formation à l'école Tecomah de Jouy-en-Josas. Il
fait un stage dans une
exploitation en Bourgogne
puis y est embauché. Il
revient en Vienne, sur le
domaine en 2009.
Aujourd'hui, l'exploitation compte 26 hectares
sur Beaumont et Saint-Cyr,
ainsi que 2,7 avec de jeunes plantations. Le
Domaine devrait ainsi s'étendre dans les prochaines
années sur 30 hectares. Six
cépages y sont cultivés
(sauvignon, fié gris, chardonnay, cabernet franc,
gamay et pinot noir), dont
la moitié en blanc et l'autre
en rouge. « J'ai bénéficié de

tout le travail de mon père. Au
début des années 1990, il a
fait cartographier les meilleures parcelles du vignoble.
Nous avons étudié les terroirs,
le sol, l'orientation pour savoir
quel cépage mettre au bon
endroit. Aujourd'hui, tout cela
porte ses fruits. »
Dans la continuité de ce
travail, Pierre Morgeau est
dans une démarche d'agriculture durable sur l'exploitation. Jachère apicole,
préservation des haies, travail du sol … l'objectif est
de prendre en compte
l'environnement de la
vigne. Par exemple, différentes espèces de fleurs et
plantes sont semées au
pied des vignes. « Cela permet de ne pas laisser le sol nu
en hiver et d'y apporter de la
vie au printemps, tout en évitant la prolifération des mauvaises herbes. » L'objectif est
d'arriver à une certification Haute valeur environnementale dans les prochaines années. « Tout ce

Des champs sont laissés en jachère ou plantés de fleurs à proximité
des vignes pour attirer les abeilles notamment. Pierre Morgeau
souhaite atteindre la certification Haute valeur environementale.

travail favorise un enracinement en profondeur des
vignes. » Cela apporterait
plus de minéraux, de force
à la vigne et aux raisins.

Dégustation locale et
exportation
La production est d'environ 150 000 bouteilles par
an sous AOP Haut-Poitou
et IGP Val de Loire. « Nous
valorisons au maximum en

Haut-Poitou. C'est ce que
nous souhaitons mettre en
avant. C'est un moyen d'identification forte pour nos vins,
notre territoire. Nous sommes
à la fois les plus méridionaux
du Val de Loire et les plus au
Nord des cépages néo-aquitains. Nous sommes sans
doute le plus petit vignoble de
Nouvelle-Aquitaine. C'est
aussi ce qui fait notre originalité, notre différence. Quant

à elle, l’IGP permet de nous
rapprocher de la logique des
châteaux de la Loire. Le nom
attire pour la gastronomie et
l'œnologie. La clientèle recherche la proximité, le local. Ils
aiment savoir d'où viennent
les produits, comment se fait
la production. Ce n'est pas
nouveau, mais le phénomène
prend de l'ampleur. »
Dès les années 1970,
l'exploitation familiale
s'est lancée dans la vente
directe sur le Domaine.
« Nous vendons près de 50 %
de notre production sur place,
explique Pierre Morgeau.
Les circuits courts nous
connaissons depuis longtemps ! » La boutique a été
refaite il y a 4 ans pour
accueillir au mieux les particuliers. Les vins de la Tour
Beaumont se retrouvent
aussi dans les restaurants,
les caves, les magasins de
producteurs et sur
quelques étals de certaines
enseignes de la grande distribution en local. Pierre

Morgeau exporte 5 à 12 %
de sa production vers l'Allemagne, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse ou encore
les Etats-Unis. Ses vins
sont souvent dans le guide
Hachette. Cette année le
sauvignon blanc a obtenu
une médaille d'or au
concours général agricole.
La Tour Beaumont est
aussi le vignoble sur lequel
DD du Pwatoo s'est appuyé
pour créer son rosé. « Le
point de départ a été une rencontre avec les créateurs de
DD. J'apporte mon savoir-faire
autour du vin, la qualité, ils
apportent le côté décalé, la
marque identitaire, l'humour
et l'univers de DD. »
3 000 bouteilles ont été
produites pour ce premier
Rosé de DD.
Les vendanges s'annoncent bonnes. « Nous avons
eu un très beau printemps et
un bel été, la qualité devrait
être au rendez-vous. » ◆
MATHILDE WOJYLAC

VITICULTURE — JAUNAY-MARIGNY / 86

Le Domaine de la Rôtisserie,
promoteur du Haut-Poitou
A travers son exploitation viticole familiale, Michaël Baudon est attaché à l'AOC Haut-Poitou et continue
de le défendre et d'en faire la promotion.

D

ans les hauteurs de Jaunay-Marigny, Michaël
Baudon prend soin du
Domaine familial de la Rôtisserie. Son grand-père a planté les
premières vignes de l'exploitation viticole dans les années
1960, son père a pris la suite en
2006 et lui-même a continué
l'activité en 2013. « Je passais toutes mes vacances ici et ça m'a tout
de suite plu », raconte Michaël
Baudon. Après son BTS à
Libourne, il rejoint le Domaine.
Aujourd'hui, l'exploitation
emploie 4 personnes, s'étend sur
22 hectares (dont 13 en HautPoitou) et compte sept cépages
(sauvignon, chenin, chardonay,
cabernet franc, cabernet sauvignon, pinot noir et gamay). Le
Domaine devrait d’ailleurs
gagner quelques terres dans les
prochaines années. Les particu-

Michaël Baudon a repris le Domaine en 2006. Le nom du Domaine de la Rôtisserie
vient du nom du lieu-dit qui possédait deux fours servant aux habitants à faire
cuire leurs aliments.

liers représentent 60 à 70 % des
clients. Michaël Baudon fait
aussi quelques salons (à Ligugé,
La Roche-Posay, Jaunay-Marigny
ou Tours). « Le salon VitiLoire permet de s'ouvrir un peu au-delà de la
Loire, de se faire connaître de certains

restaurants et caves. » 30 % des
ventes sont faites auprès des
restaurateurs, cavistes, boutiques et supérettes. Certaines
de ses bouteilles se retrouvent
également dans des box de
dégustation et partent ainsi aux

quatre coins de la France. « Les
gens sont de plus en plus intéressés
par les vins locaux. Ils sont curieux
de connaître les petits producteurs
de leur région. Les habitudes de
consommation évoluent. Le public
est aussi surpris parfois de la qualité, du goût de nos vins. » Plusieurs
de ses vins ont obtenu des
médailles d'or au concours
général ou au concours des
saveurs régionales. Le Domaine
est également cité dans le Guide
Hachette des vins 2017. « Dans
les rayonnages, les médailles ont un
impact. Il y a plus de ventes. »

Le Haut-Poitou pour se
différencier
Le Domaine propose trois vins
en AOP Haut-Poitou, la suite est
en IGP Val de Loire. « Les appellations permettent d'être identifié, de
se positionner par rapport à un ter-

roir. Avec l'IGP, nous sommes un peu
noyés dans la masse. L'AOP permet
de nous différencier. Il est recherché,
il ne faut pas le perdre. » Michaël
Baudon propose aussi quelques
mousseux en méthode traditionnelle, des vins blanc moelleux.,
des cuvées prestige … « Je me fais
plaisir et cela me permet aussi d'avoir une gamme très large et ainsi
de faire plaisir à tout le monde. » En
proposant trois blancs, il a ainsi
trois fois plus de chance de plaire
au client. De la vinification à l'étiquetage en passant par l'assemblage et la mise en bouteille,
tout est réalisé au Domaine.
1 000 hectolitres sortent en
moyenne chaque année du chai.
Les vendanges 2017 s'annoncent
bien. « Le climat a été favorable. Il
y a eu une belle floraison et une belle
sortie de grappe. » ◆
M. W.

Vie des Entreprises
I 4 I Info-éco Septembre 2017
LES BRÈVES

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ECOSCOPE / ISABELLE BUREAU Viticultrice, œnologue, propriétaire du Domaine des
Renardières

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1969 Née le 17 mai à PontAudemer en Normandie (27)
1992 Entre en fac de
biochimie et biologie
moléculaire à Bordeaux
1996 Obtient sa maîtrise et
continue par un diplôme
d'œnologie
1997 Entre en stage à la Cave
du Haut-Poitou, à Neuvilledu-Poitou
1998 Part cinq mois en
Australie. A son retour est
embauchée à la Cave
2013 Est licenciée de la
coopérative
2015 Rachète des vignes suite
au départ en retraite d'un
viticulteur. En septembre
procède à sa première
vendange en tant que
propriétaire du Domaine des
Renardières

Carrière. Quelle est votre plus
belle réussite professionnelle ?
Isabelle Bureau / J'ai réussi à me
lancer, à créer ce domaine en partant
de zéro. Je travaille maintenant pour
moi. Avant, il n'y avait rien, j'ai
racheté les vignes, construit un chai,
peu à peu je constitue ma clientèle.
Ça n'a pas été facile, il a fallu faire
vite à la reprise, entre mars et septembre pour les premières vendanges, faire les aménagements nécessaires, transformer une grange en
chai. Pour cette année, les vendanges
de septembre se présentent bien. En
AOP Haut-Poitou, je produis du sauvignon blanc, en IGP Val de Loire,
c’est sauvignon gris, chenin et chardonnay, gamay rouge et rosé. J'ai
actuellement 2,3 hectares. Je produis
à peu près 7 000 bouteilles par an.

Conseil. Quel conseil donneriezvous à un jeune œnologue ?
I. B. / Il faut bien choisir ses stages,
c'est là que j'ai appris les secrets de
la vinification. Il ne faut pas vouloir

“ Chaque année
est un nouveau
challenge
pour réussir
le meilleur vin
avec ce que
la nature
nous donne
conjugué au travail
de la vigne ”

se lancer tout de suite, mais apprendre, se faire son expérience dans différents domaines.

Motivation. Qu'est-ce qui vous
motive dans votre travail ?
I. B. / Chaque jour est différent. Je
peux passer le premier dans les
vignes, le suivant au chai et le troisième au marché. D'une saison à
l'autre, d'une année à l'autre, suivant
la météo, le travail n'est jamais le
même. Chaque année est un nouveau challenge pour réussir le
meilleur vin avec ce que la nature
nous donne conjugué au travail de la
vigne. Ce qui est passionnant c'est ce
travail pour arriver au meilleur raisin
une fois au chai, puis pendant le premier mois de vinification de prendre
les bonnes décisions pour obtenir le
meilleur vin possible. Mon objectif
est la qualité. Dès la première année,
j'ai obtenu une médaille d'argent au
concours général pour l’AOP HautPoitou Sauvignon blanc. Cela m'a
donné de la visibilité. Le Sauvignon

QUESTIONNAIRE DE PROUST
La qualité que j’apprécie chez les autres
La sincérité
Ce que je déteste par-dessus tout
Les faux-semblants, le mensonge
Mon principal défaut
Trop exigeante
Mon occupation préférée
Je n'ai plus vraiment le temps, mais avant c'était la peinture
Mon rêve de bonheur
Faire la fête avec ma famille et mes amis, prendre du temps avec
eux
La couleur que je préfère
Le vert
Mon plat favori
Un bon poulet rôti fermier
Mes auteurs favoris
Les romans et les biographies historiques, notamment sur le
Moyen-Age
Mon film préféré
“Jeanne d'Arc” de Luc Besson

gris a été remarqué également dans
le guide Hachette de septembre 2016.

Avenir. Quels sont vos projets ?
I. B. / J'ai planté des vignes supplémentaires pour atteindre, une fois
en production, 3 hectares. Ce sont
du cabernet franc et du merlot. Les
premiers plants ont bien pris,
j'espère récolter les premières grappes dès l'année prochaine. Avec le
cabernet franc, je pourrais produire
un AOC Haut-Poitou et ainsi élargir
ma gamme. J'aimerais me faire
connaître des restaurateurs, bars et
cavistes. Pour l'instant, je vend directement sur les marchés de Châtellerault, Neuville-de-Poitou et La
Roche-Posay. Je fais aussi des marchés nocturnes, des salons et foires
du vin.

Mots croisés. Pouvez-vous nous
donner trois mots pour vous définir ?
I. B. / Volontaire, conciliante et
maman poule. ◆
PROPOS RECUEILLIS PAR MATHILDE WOJYLAC

Mes héros dans la vie réelle
Mère Thérésa
Ma devise
Toujours aller de l'avant et garder le moral

Vie des Entreprises
I 5 I Info-éco Septembre 2017
VITICULTURE — COZES / 17

Gardrat, le fleuron discret du vin
charentais-maritime
Le Domaine Gardrat, à Cozes, a décroché une énième médaille au concours général agricole cette année.
En 2019, tout le domaine passera en bio.

A

vec plus de cinquante médailles
décrochées au
concours général agricole
du Salon de l'agriculture
de Paris depuis 1996, dont
la dernière cette année, en
argent pour son rosé, le
Domaine Gardrat est la
plus récompensée des
exploitations viticoles charentaises-maritimes. Lionel Gardrat, 43 ans, cinquième génération depuis
1894, pourrait s'en targuer.
A la tête du domaine
depuis 1995, c'est sa réussite. Mais non. Même s'il
est très heureux de ses
distinctions, il les relativise. « Un concours, c'est l'avis d'une personne à un
instant T. Ce n'est pas une
vérité indiscutable. D'ailleurs,
les récompenses ne sont pas
toutes mises en avant sur les

le dirigeant formé à la viticulture à Mortagne-SaintEmilion. Cela devrait
concourir à améliorer
encore l'image de l'IGP
(Indication géographique
protégée) Vin de pays charentais, qui n'a pas encore
une grande image. « Surtout
auprès des Charentais-maritimes, relève Lionel Gardrat.
Les touristes sont moins
durs. » Malgré cela, il écoule
toute sa production via la
grande distribution (40 %),
la vente directe en propriété (40 %), les grossistes
(15 %) et l'export (5 %). ◆

bouteilles. J'y participe surtout
pour me situer par rapport
aux autres et pour suivre l'évolution des goûts. Ca permet
de voir les tendances. Car par
exemple, on ne fait plus le rosé
comme il y a 20 ans. Aujourd'hui, il est plus clair. »

Du cognac au vin
A la tête des 45 hectares
de vignes autour de Cozes,
non loin de Royan, Lionel
Gardrat a achevé la reconversion du domaine, commencée par son père. Alors
que ses aïeux ne cultivaient
que l'Ugni-blanc pour produire du cognac, son père
a commencé à faire du
pineau en 1977, puis du vin
rouge à partir de 1986. A
son arrivée en 1995, Lionel
Gardrat a poursuivi le mouvement avec du vin blanc
et du rosé. Aujourd'hui il

Lionel Gardrat dans sa vigne. En 2019, toute la production sera certifiée bio.

O. G.

commercialise environ
300 000 bouteilles de vin
par an — sans doute la plus
importante production du
département —, soit 95 %
de la récolte. Seuls 5 % sont
encore consacrés au

cognac.

Tout en bio en 2019
Ce n'est pas fini. Le quadragénaire prépare une
nouvelle « révolution », le
basculement de tout le

domaine en bio. « Avec mes
cinq salariés, nous avons
entamé la conversion l'an dernier. En 2019, toute la récolte
sera certifiée bio. Quel bonheur
de ne plus balancer n'importe
quoi dans le sol », s'exclame

Fiche d’identité
Siège : Cozes
Création : 1894
Dirigeant : Lionel Gardrat
Effectif : 5 salariés
CA : 700 000 euros

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Vie des Entreprises
I 6 I Info-éco Septembre 2017
BOISSON — SAINT-DENIS-D'OLÉRON / 17

La Bullerie d’Oléron marche
plein gaz
La fabrique de limonade artisanale La bullerie d'Oléron surfe sur la vague du succès. Ce qui ne devait être
qu'une activité secondaire pourrait devenir principale.

L

a Bullerie d'Oléron, ce
n'est que ma femme
Elisabeth. Moi, je ne
fais que l'aider. Mais tout ça
nous dépasse. Ça se développe
plus que prévu », reconnaît
Stéphane Lemieux. A
41 ans, il seconde son
épouse qui porte l'autoentreprise à bout de bras.
Et tous les deux exercent
un autre métier, elle dans
l'immobilier et lui à
La Poste. Et l'entreprise va
bientôt devoir changer de
forme juridique, ce qui
pousserait
Elisabeth
Lemieux à démissionner
de son poste. Pourtant
c'est bien lui qui a tout
lancé.
« C'est une belle histoire en
fait, résume t-il. En 2011, je
n'avais plus d'activité professionnelle et j'ai découvert sur
internet une machine à faire
de la limonade à vendre, à
Lyon. Je l'ai acheté, sans avoir
jamais fait de limonade. Mais
j'ai un DUT de génie chimique.

Les petites dernières : Oléron Cola et Oléron Mojito !

Stéphane Lemieux présente ses limonades artisanales.

J'avais déjà l'habitude de
manipuler un mélangeur ou
une colonne à distiller. Ensuite

Elisabeth a créé l'entreprise.
C'était l'idée dès le début, d'en
vendre sur Oléron. Mais nous

avons dû mener des essais de
février à juin 2012, quasiment
tous les jours pour trouver la
bonne recette. Dès le départ,
nous nous sommes attachés
à la qualité des produits,
même s'ils ne sont pas forcément bio. Pas trop de sucre, ni
colorant ni conservateur, et
nous n’utilisons que des arômes naturels. Nous travaillons avec un aromatiseur
de Grasse. »

De nouvelles saveurs
Ce qu'ils n'avaient pas
prévu, c'est que le célèbre

gastronome Gilles Pudlowski passerait sur l'île et
goûterait sa limonade
avant de la faire figurer
dans la rubrique « La bouteille de la semaine » d'un
numéro du Point International, puis dans un horssérie du titre. « Je n’étais pas
au courant. Ça a boosté les
choses », s'amuse aujourd'hui le quadragénaire.
Depuis, il a élargi sa zone
de chalandise. En plus de
l'île d'Oléron, sa limonade
se trouve à Saintes, Royan,
La Rochelle, Niort, Lacanau,

au Center Parcs de Loudun,
dans des bars et des restaurants, dans les épiceries
fines. Le couple en écoule
« plusieurs milliers de bouteilles », nature ou parfumée
à la pêche blanche. Depuis
2015, il conçoit aussi le Oléron cola et depuis quelques
mois, le Oléron mojito.
« Dans le cola, nous sommes
obligés de mettre des colorants,
s'excuse presque Stéphane
Lemieux. Sinon, c'est comme
la limonade aux fruits rouges,
la boisson a une couleur blanche. » Et lui, il en veut le
moins possible, des colorants. Au point de se restreindre dans ses recettes. ◆
O. G.

Fiche d’identité
Siège : Saint-Denisd'Oléron
Création : 2012
Dirigeante : Élisabeth
Lemieux
Effectif : 1 salariée

BOISSON — MONTMORILLON / 86

La renaissance des Bières
de Montmorillon
François Guillon a relancé la production de bières sur Montmorillon. Après une blonde et une blanche, la
gamme devrait encore s’étoffer d’ici la fin de l’année.

D

epuis mars, le Montmorillonnais compte à
nouveau une brasserie
parmi ses entreprises. François
Guillon a relancé les Bières de
Montmorillon. Basée à Saulgé, la
marque remonte à 1843 et l'activité a bien fonctionné notamment durant la première partie
du 20e siècle. Le postillon à la
redingote rouge et les caractères
jaunes sur fond noir étaient
connus à Paris et dans tout le
grand Sud-Ouest. La brasserie
fermera ses portes en 1963 n'arrivant pas à faire face à l'industrialisation.
En 2015, le jeune entrepreneur
a donc repris le nom et un premier brassin a été produit en
juillet 2016 à la brasserie bordelaise du Mascaret. François
Guillon s'est formé aux différentes techniques auprès de Fabrice
Rivière, le propriétaire. Il a effec-

François Guillon dans ses locaux, zone de la Barre à Montmorillon.

tué tout un travail de recherche
des fournisseurs. Le malt, les
houblons sont français et issus
de l'agriculture biologique. « Ce
qui en fait la seule bière bio de la
Vienne. » Suivant le malt utilisé,
le houblon choisi, le moment
d'introduction du houblon, le

nombre de brassages, les levures
ajoutées ... la bière obtenue n'est
pas la même. Après son
« apprentissage » et l'achat de
matériel, il a pu installer sa
micro-brasserie zone de la Barre.
« Ma famille vient de La ChapelleViviers. Je travaillais comme

conseiller en stratégie et ressources
humaines à Paris, mais je voulais
faire autre chose. Je souhaitais commercialiser un produit en lien avec
la gastronomie. Je connaissais un peu
l'histoire de cette bière et je trouvais
dommage que le nom ne reprenne
pas vie. »
La recette de cette première
blonde a été élaborée en collaboration avec Fabrice Rivière. Une
blanche est venue se rajouter
ainsi qu'un collaborateur. Yohan
Dupeux, fondateur de l'association des Amis de la Brasserie de
Montmorillon et dont le grandpère travaillait à la brasserie, a
accepté de rejoindre l'aventure.
Deux nouvelles recettes (une
brune et une ambrée) et une
limonade devraient bientôt venir
compléter la gamme.
Dans son atelier, François
Guillon dispose de quatre fermentateurs et d'un embou-

teilleur. Il accueille le public pour
une visite, une dégustation et
quelques ventes. Aujourd'hui, les
Bières de Montmorillon sont vendues dans la grande distribution
locale, les boutiques Rannou
Métivier, les épiceries fines, les
magasins de producteurs, les
boutiques bio, les caves à vins et
à bières, les cafés, hôtels et restaurants , essentiellement dans
la Vienne et à Paris. L'équipe se
déplace également sur quelques
marchés, celui de Montmorillon,
de Lussac-les-Châteaux ou
encore la foire des Hérolles. En
août, il a également approvisionné la fête de la Terre, organisée par le Jeunes agriculteurs.
Pour cette année, il espère produire près de 600 hectolitres et
aimerait doubler ce chiffre pour
les années suivantes. ◆
M. W.

Vie des Entreprises
I 7 I Info-éco Septembre 2017
BOISSON — BERCLOUX / 17

De la brasserie à la distillerie
de Bercloux
La Brasserie de Bercloux a laissé place à la Distillerie de Bercloux. Philippe Laclie a levé 80 000 euros de
fonds pour investir dans un alambic et produire du whisky de Charente-Maritime.

L

a cinquième génération de l'exploitation de la famille
Laclie, à Bercloux, près de
Saintes, apporte une révolution. Si 30 hectares de
vignes sont toujours
consacrées au cognac, de
plus en plus d'orge va être
semé sur les 50 autres hectares pour produire du
whisky charentais-maritime.

« Tout faire ici »
Déjà en 2002, Philippe
Laclie, 43 ans aujourd'hui,
avait abandonné la gérance
de l'exploitation viticole
pour créer la Brasserie de
Bercloux et produire de la
bière. Depuis 2012, il a
transformé la Brasserie en
Distillerie. « Les deux activités sont jumelles, relève l'intéressé. L'idée a germé en

2006 et deux ans plus tard,
j'ai lancé le whisky, fabriqué
à partir d'un blend écossais
importé et vieilli en fût de
pineau. Ça a duré jusqu'en
2015, mais maintenant, je
veux tout faire ici. Pour ça, j'ai
acheté un alambic en 2014. »
Pour devenir whisky, l'eaude-vie doit passer trois
années dans une barrique
de moins de 700 litres. Les
premières bouteilles seront
produites en 2018. Il prévoit d'en écouler 5000 cette
année-là, puis 15 000 la
suivante, 30 000 en 2020 et,
à termes, 50 000 par an.

Passionné de
distillation
En attendant, il commercialise son spiritueux
sans l'appellation whisky.
Et comme il a la passion de
la distillation, il produit

avec mes trois employés, du
simple malt et du simple malt
tourbé. La bière, je continue
d'en faire, c'est un peu la base
de l'activité, mais c'est à la
marge financièrement. » Pour
assurer la transition entre
bière et whisky, il a eu
recours à la plate-forme de
financement participatif
Les entreprêteurs l'an dernier.
Il
a
obtenu
80 000 euros qu'il a engloutis dans un alambic Stupfler fabriqué à Bordeaux
pour produire ce qui sera
le premier whisky de Charente-Maritime. ◆

Philippe Laclie au chevet de sa production.

toutes sortes de liqueurs
(coings, pêches, pommes,
menthe, thym-citron),
mais aussi de la verveine,
de l'absinthe ou encore de
l'eau-de-vie de prune, de la
vodka et du pastis. Tout en

bio. Et toujours de la bière,
la Bercloise, désormais
livrée en fûts de 1 000 litres
pour les festivals. Cela permet à la SARL d'assurer un
chiffre d'affaires de
700 000 euros cette année,

O. G.

qu'il espère porter à un
million dans deux ans.
Mais « tous ces alcools sont
faits à la marge. L'objectif,
c'est le whisky. Ce sera le gros
de la production, avertit le
patron. Nous produirons,

Fiche d’identité
Siège : Bercloux
Création : 2012
Dirigeant : Philippe Laclie
Effectif : 3 salariés
CA : 700 000 euros

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Vie des Entreprises
I 8 I Info-éco Septembre 2017
AGROALIMENTAIRE — FONTCOUVERTE / 17

L’Angélys est aux anges
Le glacier artisanal charentais-maritime, L'Angélys, cumule les distinctions depuis l'an dernier. Son chiffre
d'affaires s'en ressent. Et en 2018, une gamme bio apparaîtra.

D

enis Lavaud a
reçu cette année
une double distinction, Saveur de l'année
du public et Saveur de l'année des chefs, pour quatre
de ses recettes de glaces à
la vanille, la framboise, la
mangue et caramel au
beurre salé. L'an passé, la
PME basée à Fontcouverte,
près de Saintes, s'est également vu décerner par la
Fédération des Entreprises
et des Entrepreneurs de
France le label Entrepreneurs plus engagés, parce
qu'elle travaille autant que
possible avec des producteurs français. 61 % des
matières premières sont
issues de l'Hexagone, et
parmi celles-ci, 78 % proviennent de NouvelleAquitaine. L'Angélys a
aussi décroché le label Glaces artisanales de France
en 2016, décerné par la

Denis Lavaud, à droite, lors d'une sélection de produits.

Confédération nationale
des glaciers de France. Des
honneurs qui couronnent
un engagement en faveur
de la qualité. « La valeur
produit est très importante
pour nous, explique Carole
Bouchot, adjointe de direction de L'Angélys. Nous
nous attachons à produire des
glaces sans conservateurs,

colorants ni gluten ou huile de
palme. Et bien sûr, aucun
arôme ajouté. »

Chiffre d'affaires
multiplié par deux
Denis Lavaud est intraitable sur la question,
assure la responsable. Né
en 1963 à Saint-Jean-D'Angéy, le futur patron n'était

pas un élève modèle. Ses
parents l'ont donc inscrit
au lycée de l'alimentation
de Surgères, l'Enilia. « Ça ne
le faisait pas rêver, rapporte
Carole Bouchot, mais il y a
appris la technologie laitière. »
Ce cursus lui a permis de
travailler pour Tetra Pack,
Mamie Nova, Picard ou
encore Nestlé. Mais en

1996, à 33 ans, il décide de
fabriquer ses propres glaces et de les vendre à
Saint-Jean-d'Angély à
l'aide d'un vélo-glacière.
« Très vite, cela a périclité »,
indique l'adjointe de direction. Mais cela ne démotive
pas Denis Lavaud, qui
réussit à placer des glaces
en bac en vrac chez
Leclerc. En 1999, la réussite
commence. Un magasin,
puis deux, puis la fourniture de la centrale régionale d'achat de Leclerc,
puis la nationale. « Aujourd'hui, nous travaillons avec
toutes les enseignes de la
grande distribution partout en
France, Intermarché, Carrefour, les magasins U, Monoprix ..., compte Carole Bouchot. Nous leur fournissons
nos crèmes glacées et nos sorbets plein fruits, qui sont commercialisés sous notre
marque. » Au nez et à la

barbe des géants du secteur comme Nestlé, pourrait-on ajouter. Sans compter son service aux
professionnels et ses partenariats avec des chefs
étoilés comme Thierry Verrat ou Rémi Martin. Ce succès pourrait inciter à viser
l'export mais il n'en est
rien. « Nous avons atteint un
volume important, 1,2 million
de litres de glace produit
chaque année. Notre chiffre
d'affaires a été multiplié par
deux en trois ans. » Il pourrait encore augmenter en
2018 avec le lancement
d'une nouvelle gamme
bio. ◆
O. G.

Fiche d’identité
Siège : Fontcouverte
Création : 1996
Dirigeant : Denis Lavaud
Effectif : 30 salariés
CA : 7 millions d'euros

ALIMENTATION – ARÇAIS / 79

La Pin Up Givrée ravit les papilles
avec ses glaces au lait de chèvre
Sur les spectacles, festivals ou mariages, dans sa caravane, Marine Raiffé propose des glaces au lait de
chèvre, des kakigoris et des sirops. Son objectif : acquérir son propre laboratoire pour la prochaine saison.

D

ans sa caravane vintage,
Marine Raiffé se rend
depuis deux mois d'évènements en spectacles, de mariages en festivals. Avec la Pin Up
Givrée, elle propose à tous de
goûter à ses glaces au lait de chèvre, un concept original qui intrigue et séduit. Pendant son master
en
économie
du
développement touristique
qu'elle effectue à la Sorbonne à
Paris, elle réalise un stage dans le
Marais Poitevin. A l'éco-camping
de la Frenaie, à La Grève-surMignon, en Charente-Maritime,
elle découvre un autre mode de
fonctionnement en coopérative,
des acteurs impliqués, une dynamique locale … « J'ai pu découvrir
tous les savoir-faire du territoire, rencontrer un maraîcher bio, une productrice de fromages de chèvres …
de nombreuses personnes qui étaient
également en pleine reconversion professionnelle. Cela me donnait encore
plus envie de faire un métier où je
pourrais interagir avec eux. » Après
ce stage, plus question pour elle
de repartir.
Passionnée de plantes et réalisant elle-même ses cosmétiques,

Avec sa caravane, Marine Raiffé se déplace sur les Deux-Sèvres et aux alentours.

l'idée de fabriquer des savons
prend forme. « Mais pendant mes
études, j'ai assez entendu qu'il fallait
se différencier pour intéresser ... »
Elle retourne alors voir ses amis
producteurs. En discutant, elle
décide de se tourner vers la fabrication de glaces au lait de chèvres. Elle peut compter sur son
père pâtissier-chocolatier-glacier
(Les Délices de Saint-Michel à
Lencloître) pour faire les premiers tests. Et ça marche. « Le produit m'a tout de suite plu et en
mêlant les plantes, les possibilités de
parfums sont immenses. Il y a aussi

le côté gourmand de la glace, l'envie
de faire plaisir aux gens. »
Le lait de chèvre est transformé en sorbet ou crème glacée.
« En utilisant du lait cru, j'obtiens
une texture onctueuse et qui n'a pas
le goût de fromage de chèvre ! »
Glace aux cookies, abricot-romarin, sarriette, poivre, faissellebasilic, prune, cassis, caramelreine des prés … elle s'essaye à
de nombreux parfums. Les fruits,
les plantes, le lait de chèvre …
tout provient bien sûr de producteurs locaux. « Je prends le temps
de découvrir. J'approfondis mes

Les glaces au lait de chèvre ... miam.

connaissances à leur contact. » A
côté, elle propose aussi des kakigoris (une glace pilée japonaise)
où elle rajoute ses plantes en
sirop. Et comme elle n'aime pas
le gaspillage, elle recycle ses zests
en orangettes.

De la fabrication
à l’événement
Pour monter son projet, elle a
bouclé une campagne de financement participatif sur la plateforme J'adopte un projet. Elle
bénéficie aussi de l'appui de trois
Cigales et bientôt d'une supplé-

mentaire. Elle est désormais
membre de la coopérative d'activités et d'emplois Acéascop.
« Nous avons tous un talent et je
voulais participer à cette dynamique
collective. Ils donnent la possibilité à
chacun de se lancer et de tester leur
activité. » Pour l'instant, elle utilise
le laboratoire de son père. « Je suis
en « apprentissage » chez lui. Je suis
autonome, mais j'ai encore besoin de
ses conseils. » Avec sa caravane
aménagée sur-mesure, elle se
déplace sur des événements
locaux. « J'ai de très bons retours, je
suis ravie. Je m'amuse tout en travaillant. Je peux ainsi aller à la rencontre des gens, comme n'importe
quel marchand de glaces. Je suis
contente de faire découvrir aux gens
quelque chose qu'ils n'auraient
jamais goûté. » Elle va ainsi continuer de parcourir les routes
deux-sèvriennes jusqu'en octobre, avant de se préparer pour
une deuxième saison en imaginant de nouvelles recettes, en
rencontrant de nouveaux producteurs et commerçants, en
préparant des glaces et en cherchant son laboratoire. ◆
MATHILDE WOJYLAC

Vie des Entreprises
I 9 I Info-éco Septembre 2017
AGRICULTURE — SÉRIGNY / 86

Les melons du Val de Sérigny
chez Mc Donald’s
L’entreprise est l’un des acteurs les plus importants dans la production de melons charentais. Elle travaille
pour Mc Donald’s, mais aussi les supermarchés, grossistes, restauration collective et export. Robert
Franchineau mise avant tout sur la qualité et s’implique dans le mouvement Demain la Terre.

A

u Nord de la
Vienne, Val de
Sérigny est l'un
des acteurs les plus importants dans la production
de melons charentais.
14 000 tonnes sont produites chaque années. La
structure totalise 600 hectares sur trois sites de production : un en France, un
en Espagne et un au
Maroc. « Nous exploitons
100 % de ce que nous produisons, explique Robert Franchineau, fondateur et président de Val de Sérigny.
L'important est d'avoir un
bon terroir. »
Sur les six mois de
vente, l'entreprise écoule
sa production pour moitié
dans les grandes et
moyennes surfaces, puis
chez les grossistes (30 %),
dans la restauration collective (10 %) et à l'export (6 %
en Espagne, Italie …). « Cet
équilibre des marchés, cette
diversité de clients nous permet d'avoir un équilibre global. »
Et pour la troisième

Robert Franchineau à droite avec les représentants de Mc Donald’s
et Florette Food Service.

année, Val de Sérigny a
fourni du melon à
Mc Donald's. Sur 550 tonnes, l'entreprise poitevine
va fournir 330 tonnes.
Ainsi, 60 % du melon distribué pendant l'été dans
les 1 419 restaurants français provient du Haut-Poitou. L'entreprise fournit en
réalité le melon à Florette
Food Service qui le prépare,
l'emballe et le distribue
dans les restaurants. « Nous
avons deux manières de travailler différentes, mais c'est
intéressant de prendre le
sillage de Mc Donald's. Ce
marché représente 5 à 10 %

de nos volumes, mais c'est un
partenariat important. L'exigence doit être au rendezvous. » « Tout le travail est
d'avoir un melon à maturité
parfaite, tout en conservant la
fermeté, précise Sébastien
Tripon, directeur achat et
amont chez Florette Food
Service. L'important pour
nous, c'est la qualité et elle est
présente au Val de Sérigny.
Nous estimons un volume
pour la saison, alors qu'habituellement la quantité et le
prix sont discutés chaque
semaine. Nous pouvons ainsi
nous concentrer sur la qualité.
Le fournisseur a par contre de

Conditionnés, les melons partent aux quatre coins de la France.

son côté l'obligation de nous
livrer. »

La qualité avant tout
« La qualité, aujourd'hui
cela signifie un produit bon,
sain et sûr. Aujourd'hui, le
principal enjeu est d'assurer
la traçabilité du produit »,
note Robert Franchineau.
Semis, plants, travail du
sol, plantation, cueillette,
expédition, tout est réalisé
par l'entreprise. Il faut
35 jours de la floraison à la
maturité du melon. 15 à
20 variétés de melon charentais sont produites.
« Nous bénéficions d'une terre

calcaire. L'irrigation n'y est
pas possible, mais l'humidité
remonte et cela suffit à approvisionner le melon. »
Val de Sérigny a fondé et
s'implique dans le mouvement Demain la Terre.
C'est un référentiel sur la
responsabilité sociale des
entreprises. « Nous avons
différentes mesures sur la
production, mais aussi sur le
fonctionnement de l'entreprise. Dans la charte, il y a par
exemple le fait de ne pas utiliser d'intrants chimiques, de
recruter localement, de recruter des personnes handicapées, de travailler en lien avec

des apiculteurs, de planter des
fleurs … » Pour ne pas épuiser les sols, la culture des
melons est une agriculture
nomade, chaque année, il
y a une rotation des terres,
la parcelle ne sera réutilisée que six ans plus tard.
Val de Sérigny fait des
essais en agriculture bio
sur une parcelle. « Nous
pourrions prétendre à 80 % de
notre production en bio, mais
aujourd'hui, cela est trop risqué pour nous. Notre objectif
est une croissance raisonnée,
de parfaire les équipements,
d'augmenter la formation des
collaborateurs, d'être moteur
dans une démarche de développement durable, de miser
sur la qualité et de rester un
fournisseur de référence. » ◆
MATHILDE WOJYLAC

Fiche d’identité
Siège : Sérigny
Dirigeant : Robert
Franchineau
Effectif : 200 salariés dont
22 permanents
CA : 11 M¤
Production : 140 000 t

AGRICULTURE – ASLONNES / 86

Croc Pop, le pop-corn local
Née en 2014, aujourd’hui la marque propose huit goûts, salés ou sucrés. Pour l’entreprise, l’heure est au
développement commercial pour arriver à transformer 300 tonnes de grains de maïs d’ici trois ans.

D

ans sa catégorie, Croc
Pop propose des
saveurs particulières :
fraise-coco-rhum, chocolat,
fraise ou caramel-framboise,
curry-poivre-oignon ou poulet
rôti. Il y a aussi les goûts classiques : salé ou sucré. En boîte
de trois sachets prêts en trois
minutes au micro-ondes ou en
sachets prêts à consommer, les
Croc Pop de la SARL Agri Oléa
sont fabriqués à Aslonnes dans
la Vienne et déjà commercialisés
dans 103 points de vente, magasins de producteurs, grandes,
moyennes surfaces et Gamm
Vert. Ils sont aussi disponibles au
cinéma, lieu par excellence de la
consommation du pop-corn,
devant un bon film du Loft
Cinéma à Châtellerault. Et si
vous ne pouvez pas vous déplacer, pas d’excuse, il y a une boutique en ligne.

En avril dernier, Croc Pop est
par ailleurs arrivé sur le podium
du concours innovation organisé
par Intermarché dans le cadre de
son salon des produits régionaux. Une porte ouverte à la centrale du distributeur pendant
quatre mois et surtout un bon
moyen de séduire les consommateurs.

Sans OGM, aditifs
et huile de palme
Car l’autre mérite des Croc Pop
c’est d’être sans gluten, sans
OGM, sans conservateur ni additifs et sans huile de palme. L’huile
de colza utilisée leur a pourtant
posé quelques soucis au départ.
« Il nous a fallu trouver un emballage
qui était étanche à l’huile de colza et
qui permettait une bonne conservation », explique David Blot. Agriculteurs de métier, depuis 2014,
avec son épouse Emilie, ils maî-

David et Emilie Blot sont agriculteurs et désormais transformateurs à Aslonnes.

trisent toute la chaîne de fabrication de leur pop-corn. Il faut
dire que la filière est bien loin
d’être structurée, mais qu’importe, David et Emilie Blot veulent valoriser leur production
agricole. Ils cultivent alors une
centaine d’hectares de maïs et
investissent dans des machines

de conditionnement. Ils mettent
au point eux-mêmes les recettes
en goûtant et en faisant goûter à
leur entourage. Les premiers popcorn arrivent sur le marché l’année suivante.
Ils débutent l’activité avec les
pop-corn au micro-ondes et, l’année dernière, ils lancent les pop-

corn déjà « poppés » dans leur
sachet, « une demande des consommateurs », confirme David Blot.
Dans le même temps, ils portent
aussi leur attention sur le packaging qu’ils veulent plus dynamique, pour attirer l’œil des
consommateurs, avec une mascotte et les slogans « C’est moi le
chef ! » ou « Craquez-moi à l’apéro ! ».
La gamme des huit goûts salés
et sucrés est désormais prête à
conquérir le territoire. C’est l’enjeu de Croc Pop aujourd’hui :
séduire un plus grand nombre de
distributeurs, au niveau régional
comme au niveau national pour
augmenter les volumes de production. Objectif : transformer
300 tonnes de maïs d’ici les trois
prochaines années. ◆
M. N.

Plus : boutique en ligne sur crocpop.fr.

Vie des Entreprises
I 10 I Info-éco Septembre 2017
CREVETTICULTURE — MORNAC-SUR-SEUDRE / 17

Eleveur de crevettes,
de la larve au crustacé
Frédéric Madroux, qui exploite la seule écloserie de crevettes impériales de Charente-Maritime,
à Mornac-sur-Seudre, a quitté le label bio, ce qui lui a fait économiser de l'énergie ...

L

a vente de gambas
n'avait commencé
que depuis la mijuillet que déjà, avant le
début du mois d'août, Frédéric Madroux savait qu'il
n'atteindrait pas son
objectif de six tonnes de
crevettes impériales vendues d'ici la mi-novembre.
« Les goélands sont arrivés
depuis le mois de juin,
explique t-il sans savoir
pourquoi. D'habitude ils ne
sont là qu'en août. » Or ils
adorent les crevettes. Et
dire que les cormorans
vont aussi arriver ... « J'introduis 4 000 crevettes dans
chacune des mes 15 hectares
de claires. Mais je n'en ressors
que 3 000. »

Impossible de fournir
L'enjeu est de taille pour
lui. 75 % de son chiffre d'affaires provient des crevet-

Frédéric Madroux subit l'appétit des goélands et des cormorans
dans le marais de Marennes-Oléron.

tes impériales. Le reste
émane de son activité de
producteur d'huîtres
pousse en claires, qu'il
relance entre la mi-novembre et le mois de février.
Heureusement pour le
quadragénaire, la vente de
crevettes commercialisa-

bles est minoritaire dans
son bilan par rapport à l'écloserie. « Je suis le seul à
avoir cette activité en Charente-Maritime. Je crois même
que nous ne sommes que
deux en France, l'autre étant
installé à Port Leucate (Aude).
D'année en année, je conserve

Des crevettes impériales charentaises-maritimes. A la ferme Huître
Impériale, l’élevage de crevettes représente l’activité principale
quand l’ostréiculture reste une activité d’appoint pour les mois
d’hiver.

les meilleurs reproducteurs.
De février à avril, je me consacre à l'écloserie, puis à la production de crevettes jusqu'en
novembre. Malheureusement
je ne peux pas fournir tout le
monde en larves. Beaucoup
d'ostréiculteurs utilisent les
gambas pour améliorer la
photosynthèse dans les clai-

res, ce qui améliore l'alimentation et donc la croissance
des huîtres. Il me faudrait des
installation deux à trois fois
plus grandes. Mais je n'ai que
400 m2. »

Moins de gaz,
moins d'eau
Son écloserie, l'ingé-

nieur aquacole, vient juste
de la retirer du label bio,
après 18 ans d'activité. « Le
bio est dur à contrôler et à
mettre en pratique, reconnaît-il. Aujourd'hui ce qui est
donné aux vers dont se nourrissent les crevettes à hauteur
de 10 % de leur bol alimentaire
n'est plus bio. Mais d'un autre
côté, sortir du bio m'a fait économiser une cuve et demi de
gaz pour chauffer l'eau, sur 6
que je consomme annuellement. Et j'ai moins consommé
d'eau. » Au final, cet écologiste pense s'y retrouver
vis-à-vis de la planète. ◆
O. G.

Fiche d’identité
Siège : Mornac-surSeudre
Création : 1999
Dirigeant : Frédéric
Madroux
Effectif : 2 salariés

ALIMENTATION – POITIERS / 86

La Barite, une crêperie qui valorise
les produits locaux
Mathilde Jarry teste la création d’activité avec sa crêperie ambulante La Barite. Elle arpente les marchés,
parkings d’entreprises, festivals ou évènements particuliers. Une façon aussi de valoriser
les produits locaux dans ses crêpes.

E

lle avait envie de produits simples et locaux
dans un environnement
convivial. A 26 ans, Mathilde
Jarry a créé en début d’année sa
crêperie ambulante La Barite.
Depuis, elle pose sa caravane sur
le marché des Couronneries de
Poitiers le mercredi matin ou en
semaine, sur le parking d’entreprises de la zone de la République et de Chasseneuil-du-Poitou entre midi et deux pour
mitonner ses crêpes aux salariés
des secteurs. Mathilde Jarry peut
tout autant vous rejoindre dans
votre jardin, le week-end, pour
fêter un anniversaire ou tout
autre évènement particulier. Ou
bien autour d’un évènement
professionnel pour gâter les
papilles de vos partenaires économiques. Enfin, cette année,
elle compte bien sillonner les
festivals régionaux.
C’est sur son idée simple de
faire des crêpes qu’elle a, tout

consommateurs », explique la
jeune femme, titulaire d’un BTS
en restauration, elle a ensuite
enchaîné plusieurs expériences
professionnelles, majoritairement en crêperie. « J’avais envie
de faire un produit simple de fabrication et surtout que j’aime. »

Valoriser les produits locaux
Mathilde Jarry officie dans sa crêperie
ambulante.

autant par simplicité, décidé d’en
faire un établissement ambulant.
« C’était moins cher et aussi plus
sympathique. Je peux aller vers les

L’utilisation de produits locaux
est d’emblée une volonté, affichée sur la carrosserie de la caravane. Une façon pour cette fille
d’éleveurs de chèvres dans les
Deux-Sèvres de faire connaître la
valeur des produits de notre ter-

roir et proposer un produit de
qualité à ses clients. Les fromages de chèvre viennent donc bien
évidemment de la ferme familiale. La farine de l’EARL Vent
d’Ouest à Chouppes, les œufs
sont uniquement de plein air et
bio dans la mesure du possible.
La viande de porc provient de La
Baie des Champs à SèvresAnxaumont sans oublier les
légumes de saison de producteurs proche de Poitiers et les
produits d’épicerie du réseau Biocoop. Vous avez tous les ingrédients des bonnes crêpes salées
et sucrées que ce soit l’Auxance,
La Montplaisir ou la galette du
moment. Sous le statut de microentreprise, Mathilde Jarry a reçu
le soutien de l’Adie par un
accompagnement et un prêt de
10 000 €. La plate-forme de
financement participative jadopteunprojet.com lui a permis de
réunir un peu plus de 2 200 €,
complétés de 5 000 € via la

bourse régionale Désir d’Entreprendre et un concours organisé
par le réseau Biocoop. « Tous ces
acteurs et principalement l’Adie
m’ont permis d’aller très vite dans
mon projet. Je le décide en octobre de
l’année dernière et démarre mon activité dès février », se satisfait
Mathilde Jarry.
Avant l’aventure de La Barite,
elle avait passé cinq mois au sein
du Réseau d'échanges et de pratiques alternatives et solidaires
(REPAS). L’occasion de réfléchir à
ses projets d’avenir et c’est là
qu’elle avait pris la décision d’obtenir son CAP en boulangerie.
Dans les prochains mois, elle va
tenter de concrétiser un projet
avec son groupe d’amis : animer
le monde rural et y vivre de leur
travail sur une exploitation
mêlant élevage de transformation laitière et porcin, apiculture
et fabrication de pain. ◆
M. N.

Plus sur : www.creperie-la-barite.fr.

Vie pratique
I 11 I Info-éco Septembre 2017
COACHING AVEC ... Patrice Lemonnier

(Re)prenez le contrôle
de votre communication
Alors que vous investissez dans l’innovation, que vous structurez votre
politique RH ou que vous veillez au respect de vos process industriels,
apportez-vous le même soin à la communication de votre entreprise ?

2

006 : le monde
s’apprête à vivre
un changement de
paradigme qui secoue la
planète
aujourd’hui
encore. La création puis
l’ouverture de Facebook à
tous les internautes bousculent les certitudes. Très
vite, l’avènement des
réseaux sociaux signe la
fin d’une époque en
matière de communication. Celle où l’entreprise
pouvait encore préparer,
contrôler, planifier, orchestrer ses actions de communication, en s’adressant à ses clients via des
médias de masse, quand
elle le décidait. Mais ce
temps est révolu.
Le monde est aujourd’hui entré dans l’ère de la
conversation permanente
et universelle. À n’importe
quel moment, tout le
monde peut s’exprimer sur
tout. Et vos clients ne s’en
privent pas ! Ils commentent la stratégie de votre
entreprise sur Linkedin,
donnent leur avis sur vos
produits et services sur Tripadvisor ou Pages Jaunes,
vous interpellent même
sur la manière dont vous
les fabriquez via Twitter,
pour ne citer que quelques
exemples. Les médias
sociaux sont érigés en
place publique virtuelle
mais leurs effets viraux
sont bien réels : crise
médiatique, atteinte de la
marque, baisse des ventes.
Un post maladroit, une
réponse inadéquate et
c’est le bad buzz.
Cette accélération des
interactions plonge les
entreprises dans un maelström complexe dont il est
parfois ardu de s’extraire.
Positivons ! Ce Nouveau
Monde recèle aussi de for-

Patrice Lemonnier

“ Les outils ne font
pas tout. Il faut
un cadre (votre
stratégie) et
un pilote (votre
communicant ou
votre agence de
communication)
afin d’assurer
la cohérence
des messages,
la pertinence
des canaux, et
le timing
de diffusion ”
midables opportunités
pour votre communication.
Mais pour en (re)prendre le
contrôle, encore faut-il le
faire avec la méthode, les
moyens et la continuité
appropriés.

Donnez du sens à votre
stratégie d’entreprise

l’histoire de votre entreprise, de votre stratégie et
de votre vision. Ambition :
donner du sens pour construire et protéger l’image
de votre entreprise, mais
aussi pour créer de la
valeur pour vos marques
de produits ou services.

Disons-le tout net : la
communication ne relève
pas de la magie et les communicants ne sont pas des
alchimistes. N’attendez pas
d’eux qu’ils transforment
le plomb en or. Leur objectif : vous aider à atteindre
les vôtres, en générant de
la motivation dans vos
équipes, en suscitant l’implication de vos parties
prenantes, en obtenant de
l’engagement et de la fidélisation de la part de vos
clients…
A leurs côtés, vous
apprendrez à mettre en
lumière les points forts de
votre stratégie d’entreprise
en les adaptant — sur la
forme comme sur le fond
— à vos différents publics,
et en développant un discours de marque authentique, percutant et différenciant, à la croisée de

Créez de la valeur avec
votre communication

l’espace régional, aire du Poitou-Charentes, de 16h à 19h30.

la Hune à Saint-Benoît.

Les champs d’intervention de la communication
sont aussi nombreux que
les enjeux cruciaux qu’ils
recouvrent pour la vitalité
de votre entreprise : communication de crise, communication interne et
managériale, communication de marque et institutionnelle, communication
commerciale, relations
presse, communication
d’influence et lobbying,
événementiel, communication digitale, relations
publics, communication
financière.
Autant de spécialistes
que de spécialités qui
créent la valeur ajoutée
créative et stratégique de
la communication pour
vous et votre entreprise.
Mais les outils ne font

pas tout. Il faut un cadre
(votre stratégie) et un
pilote (votre communicant
ou votre agence de communication) afin d’assurer
la cohérence des messages, la pertinence des
canaux, et le timing de diffusion. Sans oublier la
mesure des actions engagées afin d’en évaluer l’efficacité auprès des cibles et
le retour sur investissement.
Comme le rappelle ce
célèbre slogan publicitaire :
« Sans maîtrise, la puissance n’est rien ». Diffuser
le bon message au bon
public par le bon canal au
bon moment est donc un
objectif essentiel de la
communication et des
communicants. Vous êtes
un pro. Vous savez faire. Il
est désormais temps de le
faire savoir. ◆
PATRICE LEMONNIER

Directeur de la communication
au Groupe La Poste , administrateur de RéseauCom 86

Agenda
12 septembre
Journée de l’économie
Les chambres consulaires Nouvelle-Aquitaine et la Région
organise une Journée de l’économie. Le thème sera : “L’entreprise en transition à l’heure du
numérique. Comment se préparer, s’adapter voire se réinventer ?” En simultané, sur Bordeaux, Limoges et à Niort, à

12 septembre
Top Réseaux 86
Cette soirée sera la première
rencontre des 30 associations
économiques de la Vienne. Au
programme : pitchs de présentation des associations, speedmeetings et rencontres. A 18h, à

5 octobre
50 ans des DCF de Poitiers
L’association des Dirigeants
Commerciaux de France de
Poitiers organise pour ses
50 ans une soirée prestige, à
partir de 18 h, à l’Espace conférence du Crédit Agricole, 18 rue
Salvador Allende à Poitiers. La

soirée débutera par une introduction de Jean Muller, directeur général délégué de JC
Decaux France et président de
la fédération nationale des DCF
autour de l’intelligence commerciale. Elle se poursuivra par
une conférence sur “L’innovation sauvera le monde” de
Nicolas Bouzou, essayiste, économiste.

Avis d’expert

Des dispositifs pour
prévenir la désinsertion
professionnelle
Après un arrêt maladie, en raison d’un accident du
travail ou d’une maladie professionnelle, votre salarié
a parfois des difficultés à reprendre son activité habituelle. Dans ce cas, il peut bénéficier d’actions destinées à prévenir la désinsertion professionnelle.
De quels dispositifs de retour à l’emploi votre salarié
peut-il bénéficier ?
Dès qu'il identifie une difficulté éventuelle à la
reprise de son activité professionnelle, votre salarié en
arrêt maladie doit solliciter une visite de pré-reprise
auprès du médecin du travail. Ce dernier, avec l'accord
de votre salarié, prendra alors contact avec son médecin traitant et le médecin-conseil afin de trouver la
solution la plus adaptée à la situation. Il pourra également proposer une modification ou un aménagement de poste, une reprise à temps partiel ou un
reclassement professionnel.

Pendant l’arrêt de travail
Si la difficulté à reprendre son activité antérieure
est détectée, votre salarié peut accéder à différents
dispositifs d'aide au retour à l'emploi, sous réserve
d'un avis médical favorable :
- il peut bénéficier d'une action d'accompagnement,
d'une durée de 1 à 4 mois, destinée à élaborer un nouveau projet professionnel lui permettant d'envisager
un autre métier dans son entreprise actuelle ou dans
une autre ;
- il peut effectuer un bilan de compétences afin de
faire le point sur ses compétences, ses capacités et ses
motivations, avec pour objectif de définir un projet
professionnel ou de formation ;
- il peut également envisager une formation diplômante facilitant l'accès à un nouvel emploi.

Après l’arrêt de travail
Après la période d'arrêt de travail, votre salarié peut
bénéficier d'une reprise à temps partiel ou d'un aménagement de son activité (en termes de rythme, de
durée ou de charge). Prescrites par le médecin traitant,
ces mesures sont soumises à l'accord du médecinconseil, puis mises en place par l'entreprise et le médecin du travail.
S'il est reconnu travailleur handicapé et inapte à
exercer son emploi, votre salarié peut se voir proposer
un contrat de rééducation professionnelle lui permettant d'exercer une nouvelle fonction au sein de l'entreprise.
Autre option : l'accès à une formation qualifiante
en centre de rééducation professionnelle destinée à
apprendre un nouveau métier.

À quels services de l'Assurance Maladie votre
salarié peut-il s'adresser ?
Un salarié en arrêt de travail peut solliciter trois services au sein de l'Assurance Maladie :
- D'abord, le service administratif, chargé de verser
les indemnités journalières, de rembourser les soins
et appareillages, et de faciliter l'accès aux dispositifs
d'aide au retour à l'emploi.
- Ensuite, le service médical, afin de faire le point
sur son état de santé et sa capacité à reprendre une
activité professionnelle.
- Enfin, le service social qui l'accompagnera dans sa
recherche des solutions les plus adaptées.

Contact : Florence Grelier
Mail : contact-employeur@cpam-poitiers.cnamts.fr
et le site www.dsn-info.fr.

Tourisme
I 12 I Info-éco Septembre 2017
DÉCOUVERTE — NOUVELLE-AQUITAINE

Terra Aventura ou la version
moderne du jeu de piste
Les comités départementaux du tourisme de Charente et de Charente-Maritime lancent 21 nouveaux
parcours de géocaching Terra Aventura, un jeu de piste culturel et familial.

A

près les DeuxSèvres et la Charente, qui propose cette animation
depuis déjà deux ans, la
Charente-Maritime se
lance dans la version
moderne et numérique du
jeu de piste. Désormais il
faut s'équiper d'un téléphone connecté, télécharger l'application gratuite
sur le site www.terraaventura.fr et suivre les
indications pour trouver le
trésor, qui est un pin's
auquel on accède en
déchiffrant des énigmes
disposées sur le chemin :
en général une boucle de
trois kilomètres. Enfin, pas
un pin's, un poï'z, acronyme de Point of interest
(point d'intérêt), caché
dans un une bouteille en
plastique hermétique. Il
est également possible d'y
jouer à partir d'un GPS de

A vous de collectionner les Poïz !

randonnée.

Zart', Zisséo, Zabeth ...
Il existe deux façon de
jouer, ou bien en se
connectant là où l'on se

trouve et voir quel parcours est proposé à proximité ou bien, à l'inverse, en
cherchant un parcours sur
le site internet et se rendre
au point de départ. Car

Terra Aventura est un jeu
de piste culturel, qui comporte 27 thématiques différentes. Toutes ont reçu
un nom particulier commençant toujours par un
« z » : Zabeth pour l'histoire et les monuments,
Zart' pour les arts, Zisséo
pour le patrimoine maritime, Zegraff pour les arts
de la rue ... A chaque
thème son Poïz, le but
étant de les collectionner
tous. Mais le but est aussi
« de faire découvrir notre
patrimoine », a précisé Stéphane Villain, président de
Destination Les Charentes,
le comité né des deux Charentes depuis le 5 juillet.

« Cela scénarise
la ville »

Stéphane Villain et Jean-Hubert Lelièvre, présidents des comités départementaux du tourisme de
Charente-Maritime et de Charente.

La Charente comptait

L’activité est idéale en famille ou entre amis. Il y a plus de
200 parcours en Nouvelle-Aquitaine.

déjà 14 parcours, dont
Zalambic (vins et spiritueux) et en rajouté
10 cette année. La Charente-Maritime lui a
emboîté le pas depuis le
10 juin et propose 11 itinéraires, à L'Houmeau,
La Rochelle, ChâtelaillonPlage, Fouras, Rochefort,
Saint-Denis-d'Oléron —
11 km qu'il vaut mieux
parcourir à vélo —, Saintes,
Saint-Sornin-de-Conac,
Jonzac, Pons et Matha.
Dans chacune de ces villes,
l'office de tourisme a été

sollicité pour imaginer le
parcours et le pourvoir en
Poïz à l'arrivée. Cela devrait
séduire les touristes. Dans
la station balnéaire de
Châtelaillon-Plage, « le parcours emmène le visiteur à la
découverte de l'architecture
balnéaire, apprécie le directeur de la station, JeanChristophe Mercorelli. Ce
jeu correspond à une activité
familiale et cela scénarise la
ville. » ◆
O. G.

Pour tout savoir : www.terraaventura.fr.

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